Monica Bellucci, Vincent Lacoste, Agnès Jaoui, Simon Abkarian - C à Vous l’Intégrale - 21/05/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Faites confiance à Le Chat. - "C à vous" spécial Cannes, la 8e, c'est parti! - A.-E.Lemoine: C'est parti.
On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec Pierre, Bertrand et Louise, l'envoyée spéciale au pied des marches. Priorité au tapis. - L.Ekland: Christophe, bonsoir.
Ca va? Comment vous vous sentez? - C.Honoré: On est ravis.
On est très nombreux. On est venus avec tout le casting, toute la grande famille. On a travaillé avec plein de jeunes du cinéma français.
Je me sens un vieux cinéaste. Je retrouve de l'énergie grâce à eux. - L.Ekland: Un mot sur le travail avec Christophe? - N.Tereszkiewicz: Il crée quelque chose, comme au théâtre.
On a l'impression d'être en troupe. - L.Ekland: Tout le monde s'arrête.
Comment ça va? - V.Lacoste: Très bien, et vous? - L.Ekland: C'est la 4e fois que vous travaillez avec C.Honoré.
Vous revenez à chaque fois les yeux fermés? - V.Lacoste: Oui.
C'est un grand cinéaste. Il adore travailler avec les mêmes acteurs et actrices. On se sent comme dans une famille.
J'espère qu'on va en faire encore 10 de plus. - L.Ekland: Il y a Adèle derrière vous. - A.Exarchopoulos: C'était que collectif.
On était heureux de se retrouver dans le train au départ de Paris. Il y avait une joie. - L.Ekland: Vous survivez?
Ca va? Vous avez beaucoup à faire. - A.Exarchopoulos: C'est trop joyeux.
Je suis trop heureuse. - L.Ekland: Bonne chance pour la projo. - A.-E.Lemoine: V.Lacoste et N.Tereszkiewicz seront tout à l'heure nos invités.
D'abord, c'est une grande joie de recevoir une actrice, scénariste, réalisatrice qui, depuis plus de 30 ans, raconte avec justesse et humour la société française sans jamais hésiter à parler des sujets qui fâchent. C'est le cas dans son 6e film, qu'elle réalise et présente demain soir à Cannes, le premier depuis 8 ans. Le premier sans qu'elle y mêle sa voix si singulière avec celle de J.-P.Bacri.
Dans "L'Objet du délit", A.Jaoui s'empare d'un sujet explosif: le mouvement MeToo. Le choc des générations entre 2 féminismes qui semblent irréconciliables.
Dans les coulisses de la création d'un opéra, une accusation d'agression sexuelle force chacun à prendre position. - C'est "Les Noces", c'est joyeux. Ca doit être léger.
Ca doit chuchoter, ça...
Et puis après, ça explose! ...
Tu avais fait tes premières "Noces", avec moi il y a 30 ans. - 30 ans, déjà! Mon Dieu... - Vraiment toute nouvelle aventure pour moi parce que c'est ma 1re mise en scène. - Vous assurerez le poste de 1re assistante. - Je sais pas si... - Il faut bien une 1re fois.
En tout cas, c'est ce que je me suis dit à moi-même. Hein, Samir? Elle est capable? - Ah bah moi... - Beh, oui, c'est la première fois pour tout le monde.
C'est au parfait. C'est parfait. C'est la preuve que ça va bien se passer. - Stop, stop... - Arrête de hurler, Cora! - C'est toi qui hurles! - C'est juste pour qu'on voie la sororité de la scène. - On va passer une heure ici. - Elle n'y connaît rien. - C'est leur principe.
Ils prennent des gens connus qui n'y connaissent rien. - Il me stresse. J'aime pas comment il me touche. - C'est-à-dire? - Non, rien. - Si, vas-y, dis. - C'est la situation, aussi. - Agressée? - Ca m'étonne pas de lui. - Mirabelle veut inscrire dans la mise en scène une image forte du patriarcat. - Donc, il en faut 2 en plus. -2 quoi? - 2 bites!
Elle veut plus de bites! - Si vous voulez bien vous adosser à la colonne de gauche, par exemple... - Vous voulez que je caresse la colonne? - On peut pas continuer comme ça.
Il faut qu'il soit remplacé, c'est tout! - On est à quelques jours de la première! - Moi, j'ai les yeux fixés sur mon conducteur, donc j'ai rien vu. - De toute façon, il ne s'agit pas de toi, Igor. - Je vais te ramener, d'accord? - C'est à cause de MeToo que les mecs n'osent plus conclure? - A cause de qui? - C'est incroyable, ce qu'ils font, les chanteurs!
Ces voix qui sortent de leur corps... - Le vieux monde est mort.
Il faut s'y faire. ... - A.-E.Lemoine: Dans ce film, A.Jaoui assume le choc des générations, les soixante-huitardes attardées face à la jeunesse de 2026, représentée entre autres par la formidable C.Chust.
Elles sont nos premières invitées. Bonsoir. Ravis de vous accueillir.
Soyez les bienvenus. Bonsoir à toutes les 2. Ravie de parler de ce film, passionnant à tous points de vue.
Il nous embarque dans les coulisses de la production d'un opéra. J'ai adoré ça. C'est un monde qu'on connaît peu.
Passionnant aussi, parce que ce film, aussi nuancé qu'enlevé, s'attaque à un thème brûlant: le MeToo, y compris dans le monde de l'opéra. Sur le papier, on se dit qu'il n'y a que des coups à prendre, à s'emparer de ce sujet. - A.Jaoui: Peut-être.
C'est possible, mais...
Peut-être aussi qu'on va pouvoir parler et dialoguer un peu, et pas seulement être les uns contre les autres de façon haineuse et hystérique. - A.-E.Lemoine: C'est un pari réussi. - P.Lescure: Ce qui est réjouissant, c'est qu'on n'est pas dans un microcosme, mais dans une vaste troupe et un film choral comme vous les aimez.
Quelques hommes doivent écouter le débat ardent entre les femmes révoltées les plus radicales et celles qui cherchent une focale plus nuancée dans le débat MeToo. C'est culotté, honnête, intelligent et souvent souriant. La 2e audace, c'est que vous prenez le rôle qui peut le plus faire débat aujourd'hui, en attendant de nous qu'on sache écouter et réfléchir en reculant de 2 pas, en essayant d'avoir le plus possible une vue d'ensemble et nuancée.
C'est de la belle ouvrage. - A.Jaoui: Merci beaucoup. - A.-E.Lemoine: "L'Objet du délit", c'est un geste qui choque, celui d'un ténor à l'égard de sa partenaire.
Un geste sur lequel on ne porte pas le même jugement en fonction de la génération à laquelle on appartient. Vous assumez d'être cette femme qui fait la différence entre un geste déplacé et une agression sexuelle. C'est la position de votre personnage et la vôtre dans la vie? - A.Jaoui: Oui, mais peut-être plus nuancée aussi.
J'ai un peu durci le ton, mais en m'inspirant de femmes de ma génération et de la génération d'au-dessus. Mais...
Je sais pas exactement, moi. Je pose les questions de savoir ce qu'il faut faire. Effectivement, il y a certaines positions, un certain radicalisme qui peut me heurter.
D'un autre côté, quand on voit l'impunité des hommes, de certains hommes, depuis des siècles et parfois encore aujourd'hui, je comprends aussi qu'on ait envie, que ça énerve beaucoup et qu'on ait envie d'être sauvage. Je laisse à chaque fois la parole aux arguments différents. Dans le film, c'était un peu mon intention. - A.-E.Lemoine: C'est très clair, réussi, très enlevé, très drôle.
On rit beaucoup. Claire, vous partagez la position de votre personnage? C'est une influenceuse star qui va mettre en scène pour la 1re fois un opéra.
Elle ressent qu'il faut faire très attention à tous les gestes. Il y a eu trop de gestes impunis jusque-là. - C.Chust: C'est Mirabelle, mon personnage, une jeune femme qui a compris que pour accéder à certains endroits de pouvoir et être metteuse en scène, il fallait être gentille, sage.
Je pense que j'ai décroché le rôle parce que je m'excusais beaucoup et que j'avais une toute petite voix. - A.Jaoui: Pas seulement.
Tu es formidable, Claire. - A.-E.Lemoine: A un moment donné, vous changez de voix et de ton, hein.
Vous devenez une patronne. Vous montrez à quel point le féminin est méprisé, et pas seulement par les hommes. On pense à la façon dont votre personnage, une chanteuse lyrique, dédaigne un peu la jeune Mirabelle, qu'elle appelle "Prunelle".
Elle n'aime pas la façon dont elle parle. Elle ne la prend jamais au sérieux. - Il est jeune et appétissant.
Elle le déshabille. Beaumarchais inverse les rôles, on est d'accord? - C'est pour ça que je veux lui mettre un corset.
C'est pour montrer l'oppression masculine. - C'est complètement contradictoire. En plus, je me tords le cou. - Si c'était un homme qui dirigeait, vous auriez plus de respect pour ses indications? - Pardon? - Je disais que vous auriez peut-être un peu plus de respect... - C'est mal me connaître.
Si un homme me donnait des indications aussi nulles...
Enfin, aussi...
Je réagirais pareil. - Il y a aucun problème. L'important, c'est que vous vous sentiez à l'aise. - Merci, Prunelle. - Elle s'appelle Mirabelle. - Merci, Mirabelle. - C'est pas grave du tout. - Si, c'est grave. - Ca arrive tout le temps, avec les prénoms de fruit. - A.-E.Lemoine: Celle qui interprète Chérubin est assez radicale. - A.Jaoui: Je comprends sa rage.
J'ai fait attention de donner des arguments que je partage souvent. - A.-E.Lemoine: La question de savoir si on serait plus respectueux avec les indications d'un homme, c'est une question qu'on se pose. - A.Jaoui: On parle de sororité.
Tant mieux. Peut-être que ça va exister. Mais pour l'instant, on se coopte encore beaucoup moins que les hommes.
On est souvent encore dans la concurrence. Je note qu'il y a autant d'hommes que de femmes dans les votes des César, mais qu'il y a toujours aussi peu de femmes nommées en tant que réalisatrices. On a beaucoup intériorisé l'infériorité dans laquelle on nous a mises.
J'en parle aussi. - B.Chameroy: Ce film vous permet de chanter de l'opéra sur scène.
Vous avez une formation de chanteuse lyrique. On vous écoute. Chant lyrique. ...
Vous adorez l'opéra, Agnès. Vous en avez mis 3 en scène. C'est un milieu que vous connaissez très bien.
Vous vous êtes inspirée de votre vécu pour le film. Est-ce que tout est vrai, y compris l'histoire de phallus géant? - A.Jaoui: Oui.
Tout est vrai dans ce film. En ce moment, il y a une nouvelle troupe qui chante "Don Giovanni" à Montpellier, que je viens de quitter. Les phallus...
Il y avait une mise en scène avec Julia Fuchs et Léa Desandre où il y avait des phallus en mousse avec des gens dedans. Ca m'est resté. Il y avait même un utérus qui était un peu moins réussi.
C'est moins facile. Ca m'est revenu au moment de l'écriture. Il y avait cette métaphore sur le masculin.
Les vieilles bites, on en a marre, mais les nouvelles sont un peu branlantes... - A.-E.Lemoine: Ces phallus, on en parle pendant tout le film. - C.Chust: On en a parlé pendant tout le tournage.
On s'est habitués aux phallus. C'était très rigolo. - A.-E.Lemoine: Ce film conjugue vos 2 passions, le cinéma et l'art lyrique, Agnès.
C'est une passion que J.-P.Bacri ne partageait pas vraiment? - A.Jaoui: Pas vraiment. - A.-E.Lemoine: Vous n'auriez pas fait ce film avec lui? - A.Jaoui: J'avais envie.
On avait commencé à écrire sur une troupe de théâtre qui montait "Don Juan". Il ne voulait pas le faire dans l'opéra. Il m'a dit qu'on l'avait déjà fait pour "Comme une image". - P.Lescure: Et s'il vous avait proposé un film sur le rap US, vous auriez dit oui? - A.Jaoui: Oui, bien que je ne connaisse pas du tout. - A.-E.Lemoine: C'était sa passion.
Ce film lui est dédié. Vous dites que le dialogue se poursuit avec lui. La genèse de votre duo a inspiré à Pierre son clin d'oeil du jour. - P.Lescure: Mon clin d'oeil rebondit sur le dialogue éternel avec Jean-Pierre.
Ca vous ramène au théâtre, où vous vous êtes rencontrés en 1987, sous la direction de J.-M.Ribes pour l'anniversaire de H.Pinter.
Il vous avait repérée au Cours Florent... - A.Jaoui: Non, chez Chéreau. - P.Lescure: Sur scène, il interroge et fait passer un sacré mauvais quart d'heure à Roland Blanche. - J'avais mal à la tête. - Tu as pris quelque chose pour ça? - Des sels de fruits. - Est-ce qu'ils ont pétillé?
Qu'est-ce qui est arrivé à ta mémoire? - Quand as-tu pris un bain pour la dernière fois? - P.Lescure: On a des images de la séance photo pour la promo de la pièce.
Vous êtes à droite. D'entrée, vous aviez été frappée par la liberté de Jean-Pierre. - A.Jaoui: Oh oui!
Sa liberté et sa peur de rien. Son courage... - P.Lescure: C'est bien de le dire comme ça. - A.Jaoui: Il était impressionné ni par un ministre ni par...
Il traitait tout le monde également. - P.Lescure: Vous allez écrire pour le théâtre dans la foulée, "Cuisine et dépendance" et "Un air de famille".
Des pièces chorale parce que vous aimez ça. - A.Jaoui: Et parce qu'on est acteur et actrice nous-mêmes.
Attendre 2 heures dans les coulisses pour avoir une scène, c'est assez cauchemardesque. On avait décidé de donner des rôles égaux et c'est resté. - P.Lescure: Après, il y aura les écritures et les réalisations du cinéma.
En 2016, J.-R.Charrier propose à C.Hiegel de remonter "Les Femmes savantes". - Il n'est pas nécessaire que je réponde de ma femme... - J'entends là-dessus un million de mots...
Ce monsieur Trissotin qui n'a pas l'honneur d'être dans votre estime et celui que je prends pour l'époux qu'il lui faut... - P.Lescure: On a adoré votre manière de naturaliser les alexandrins. - A.Jaoui: Lui, c'était incroyable.
On comprenait tout. Il avait une façon de dire les alexandrins absolument exceptionnelle. - P.Lescure: J.-P.Rouve dit qu'il s'est inspiré de ce qu'avait fait Jean-Pierre quand il a repris son Molière. - A.-E.Lemoine: "L'Objet du délit" est un film de troupe.
J'imagine que vous avez adoré être dirigée par Agnès. - A.Jaoui: "Non!" - A.-E.Lemoine: Elle allait dire ça. - C.Chust: Agnès, tu es une femme mais je t'ai beaucoup respectée.
C'était impressionnant pour moi. Agnès représente beaucoup pour moi. Il y avait une envie de bien faire et d'être à la hauteur de tes attentes.
Pour moi, jeune comédienne, c'est un rêve absolu. - A.-E.Lemoine: Vous êtes pour la 1re fois à Cannes pour défendre ce film.
Votre tout premier Cannes, Agnès, c'était quand vous étiez en vacances, étudiante, avec des potes. - A.Jaoui: J'étais descendue avec plein de copains. - A.-E.Lemoine: Vous avez reçu des prix et vous en avez donné.
Vous avez été membre du jury, sous la présidence de P.Almodovar, avec un collègue très énergique assez connu, W.Smith.
Ca s'est passé comment? - A.Jaoui: Très bien. - A.-E.Lemoine: On vous voit danser Tous les deux en haut des marches. - A.Jaoui: C'était un jury vraiment chouette.
C'était passionnant d'entendre les débats, les cultures différentes s'exprimer... - A.-E.Lemoine: W.Smith était choqué par des trucs? - A.Jaoui: Oui.
On n'avait pas du tout la même conception. Notamment des scènes de sexe dans le film de R.Campillo, "120 battements par minute"...
Il était effaré de voir du sperme à l'écran. Je lui ai dit que c'était comme le sang, que c'était pas du vrai. - A.-E.Lemoine: Merci à toutes les trois. "L'Objet du délit", ce sera en salle le 27 mai.
Allez le voir. C'est formidable, intelligent, subtil, drôle, piquant. Il y a de l'humour et tout ce qu'on aime.
Et il y a ce phallus sur l'affiche! Bonne montée des marches avec tout le casting: D.Auteuil dans le rôle du chef d'orchestre, Jacques Weber qui joue votre père, et E.Haïdara qui sera la maîtresse de cérémonie de la clôture...
Dans un instant, de Gaulle à votre place. D'abord, priorité au tapis. - L.Ekland: Bonsoir. - T.Swinton: Cannes, c'est une grande fête.
C'est comme un mariage avec 100 000 demoiselles d'honneur. - L.Ekland: Vous pouvez dire bonjour à "C à vous"? - T.Swinton: Bonjour à toutes les équipes. - A.-E.Lemoine: Superstars, la team de "C à vous"!
V.Lacoste et A.Exarchopoulos sont frères et soeurs et leur complicité faisait plaisir à voir hier au pied des marches. - A.-E.Lemoine: A.Exarchopoulos et V.Lacoste sont les frère et soeur de N.Tereszkiewicz et P.Kircher, le benjamin qui les invite tous à sa noce. - La traîne, la traîne... - On se dépêche!
Vous êtes en retard. - Jacques, allez, allez. Tu n'es pas censé voir la mariée.
Allez, viens, viens. C'est moi qui l'accompagne! - Non, c'est moi qui amène ma fille à l'autel. - C'est pas très chrétien.
Allez, dépêchez-vous! ... - A.-E.Lemoine: "Mariage au goût d'orange" s'inspire de l'histoire familiale de C.Honoré.
C'est son 17e film, présenté hier dans la sélection Cannes Première. On accueille V.Lacoste, N.Tereszkiewicz et S.Abkarian, qui a fait l'événement hier à Cannes avec la montée des marches de "La Bataille de Gaulle".
C'est le premier volet de cette superproduction consacrée au héros de la France libre. ...
Bonsoir à tous les trois. - V.Lacoste: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Simon, on va parler de la façon extraordinaire dont vous incarnez de Gaulle.
Vous n'en avez plus ni les oreilles ni la moustache. - S.Abkarian: Reste que le nez. - A.-E.Lemoine: D'abord, Vincent, Nadia, quel plaisir de vous voir à nouveau devant la caméra de C.Honoré.
Nadia, c'est la 1re fois pour vous. Ce film nous embarque dans un mariage. Théoriquement, c'est heureux et festif.
Là, ça va devenir le théâtre de tensions avec des blessures d'enfance qui se réveillent et explosent? - V.Lacoste: C'est une famille un peu dysfonctionnelle.
C'est un bon moment pour eux. C'est une famille qui danse sur des braises. Ensuite, ça devient une tragédie.
C'est un film à la fois très joyeux et qui a une grosse part de violence, comme un peu dans toutes les familles. - A.-E.Lemoine: Il y a une personne qui n'est pas invitée: le père de famille.
Vincent, vous êtes pas au top. Vous êtes malheureux en ménage. Vous venez de perdre votre job. - V.Lacoste: J'ai cru physiquement! - A.-E.Lemoine: On peut en parler. - V.Lacoste: "Vincent, pas ouf." - A.-E.Lemoine: Vous contenez autant que possible cette violence et cette colère qui ressemblent un peu à celles de votre père. - V.Lacoste: Oui.
Ils ont un père très violent. Je suis un ancien enfant qui a subi des violences et qui les reproduit sur ses propres enfants et sur sa femme. Après, il n'y a pas que ça.
C'est un vrai film choral. - A.-E.Lemoine: Il y a 7 enfants, déjà. - V.Lacoste: Avec les compagnes et compagnons, ça fait un joyeux mélange.
Le mélange est magnifique. C'est du grand C.Honoré. - A.-E.Lemoine: Vous êtes la mère du réalisateur, Nadia.
Ca doit être quelque chose, d'incarner la mère de l'homme qui vous dirige derrière la caméra. - N.Tereszkiewicz: Il faut rendre hommage aux souvenirs de cette époque.
Il y a une responsabilité émotionnelle, disons. J'étais très touchée symboliquement. - A.-E.Lemoine: C'est une histoire très intime et aussi très universelle. - N.Tereszkiewicz: Je pense qu'on retrouve tous quelque chose de notre propre famille, que ce soit les liens indéfectibles d'une famille...
J'ai vu hier un grand amour. J'y ai cru. Et la violence...
J'étais plus choquée par la violence de l'époque. Elle s'est presque normalisée. Hier soir, il y a quelque chose qui m'a frappée.
En même temps, j'ai ressenti une forme de nostalgie. Je sais pas si c'est la nostalgie du tournage, la nostalgie d'une époque qu'on n'a pas connue, la nostalgie des gens qui sont...
La mère de Christophe est vivante, mais les autres personnages ne sont plus là. Il y a quelque chose qui m'a rendue un peu triste, hier, même si j'ai trouvé le film magnifique. - P.Lescure: Dans la nostalgie, il y a plein de souvenirs.
C'est une plongée dans les années 70. On retrouve les téléphones à fil, les papiers peints cirés, les clopes tout le temps...
C.François est électrocuté et on apprend sa fin en plein scénario. Et il y a la fameuse boisson obtenue en mélangeant de la poudre et de l'eau pour obtenir une boisson au goût d'orange, d'où le titre. - Je vais vous le faire, votre...
Comme si j'avais pas assez de travail! Essayez de pas me déranger, les enfants. Et dire qu'en plus, à la télé, ils ont été dire que...
Ils nous prennent vraiment pour des ânes! - P.Lescure: On a retrouvé la pub de l'époque! - B.Chameroy: On en a tous de très bons souvenirs. - V.Lacoste: Je connaissais pas.
On peut expliquer. C'est une poudre qui fait du jus d'orange. Pourquoi ne pas prendre un jus d'orange? - A.-E.Lemoine: Parce qu'à l'époque, le chimique faisait pas peur.
J'en ai bu, du Tang. Simon aussi. C'était pas dégueu. - P.Lescure: Et vous êtes imitateur, vous chantez du J.Dassin. - V.Lacoste: L'équipe à Jojo... - A.-E.Lemoine: On en veut un peu plus, Vincent. - V.Lacoste: Il faut aller voir le film. - A.-E.Lemoine: Oh, l'autre!
Vincent, vous êtes un peu cleptomane. - V.Lacoste: Ah bon?
Dans le film! - A.-E.Lemoine: Non, dans la vraie vie.
Quand quelque chose vous plaît dans un décor, il est possible qu'on le retrouve chez vous. C'était le cas d'un canapé... - V.Lacoste: Sur le tournage de "Victoria". - A.-E.Lemoine: Là, vous avez piqué quoi? - V.Lacoste: Du Tang! - A.-E.Lemoine: On doit citer d'autres marques. - B.Chameroy: Mais non, ça n'existe plus. - A.-E.Lemoine: Si.
Sprite, Oasis...
Vous êtes d'une fidélité incroyable à C.Honoré. C'est le 4e film que vous tournez sous sa direction.
Il vous a offert votre premier rôle d'adulte. Il vous a offert votre rôle de la maturité. Vous étiez très associé au succès des "Beaux gosses" dans le rôle de l'ado obsédé sexuel et boutonneux.
On vous en parle encore. Cet ado a une dimension universelle. - V.Lacoste: On m'en parle encore parce que c'est mon 1er film.
J'ai remarqué qu'il passait très souvent à la télévision, encore. J'adore le film, donc ça me dérange pas. On a fait la BD avec R.Sattouf. - N.Tereszkiewicz: C'est générationnel.
C'était un gros truc, quand c'est sorti. - A.-E.Lemoine: Vous aviez un crush pour Vincent, à l'époque? - V.Lacoste: Bien sûr!
Ca se voit! Comment résister? - A.-E.Lemoine: Oui, on se jette dessus...
Ce rôle vous a valu un crush de Nadia et une 1re nomination aux César. Un premier Cannes. Vous étiez pas connu mais vous vous faisiez passer pour une star. - V.Lacoste: Non, c'est juste que les gens nous demandaient tous...
Il y avait moins de gens qui se filmaient. Maintenant, dans Cannes, tout le monde se filme. A l'époque, c'était plus surprenant.
On faisait des interviews en déambulant. On nous disait: "Mais vous êtes qui?" "On a fait un film..." J'avais dit à personne dans ma classe que j'avais fait un film.
Ils m'ont vu débarquer sur le plateau du "Grand Journal"... - A.-E.Lemoine: De M.Denisot... - B.Chameroy: L'un de vos meilleurs souvenirs de Cannes, c'est votre rencontre avec K.Stewart.
Qui était l'invitée de "C à vous" vendredi dernier? K.Stewart, pour défendre le film de Q.Dupieux. - B.Chameroy: Elle était déchaînée.
A l'époque, vous étiez tombé des nues parce qu'elle vous avait reconnu. Elle ne savait pas que vous étiez l'A.Pacino français? - V.Lacoste: Elle m'a dit "I know who you are".
Mais je sais pas si c'était pour être sympa. Si on lui pose la question maintenant, je sais pas... - P.Lescure: C.Honoré aime travailler en bande, en troupe.
C'est aussi votre cas, Simon, qui jouez souvent au théâtre, acteur, metteur en scène...
On a retrouvé une archive de 2004. - Je t'avais vue ainsi, ne serait-ce qu'en peinture, je serais devenu fou. Si je t'avais vu.
Qu'en sera-t-il de moi à te voir comme cela... - P.Lescure: Vous avez débuté dans la troupe du Théâtre du Soleil.
C'est vachement formateur. - S.Abkarian: Oui, c'est formateur. - P.Lescure: Et ça donne le goût de la troupe et du travail collectif. - S.Abkarian: C'est ce qui me plaît, dans ma vie, c'est d'être avec des gens et de faire avancer le travail qu'on fait ensemble en buvant des coups et en allant sur le plateau. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'incarner un personnage de l'envergure du général de Gaulle était quelque chose que vous imaginiez dans votre parcours de comédien, d'acteur?
Il y a quand même eu un signe. On vous appelait de Gaulle à l'école? - S.Abkarian: Parce que, quand mon père a décidé de me ramener au Liban, je suis arrivé à l'école, et les gamins ont décidé de m'appeler de Gaulle, parce que c'est la figure emblématique de la France, tout simplement.
J'avais pas un grand nez, à l'époque. - A.-E.Lemoine: C'est un personnage sacré, la statue du commandeur.
Mais c'est aussi un homme dont l'histoire fait écho à la vôtre. Lorsque, sur le plateau, vous prononciez le mot "France", ça raisonnait? - S.Abkarian: Oui, parce que je sais ce que c'est que le perdu, l'exil.
Je le sais dans ma chair et dans mon histoire, celle de ma famille. C'est pas forcément...
Ce qui résonne en moi, c'est le fait que la France, grâce aux gens qui se sont sacrifiés, est devenu un pays prospère. C'est ce qui m'émeut. - A.-E.Lemoine: Vous avez accepté ce rôle sans hésitation, même si vous avez été surpris qu'on vous le propose.
Le réalisateur explique pourquoi il a pensé à vous. - L.Ekland: S.Abkarian dans le rôle-titre.
Qu'est-ce qui vous a donné envie de travailler avec lui? - A.Baudry: Son talent, son intelligence, sa folie.
Il avait tout ce qu'il fallait pour incarner ce personnage un peu fou du général de Gaulle en 40. - A.-E.Lemoine: Il est un peu fou, le général de Gaulle, en 40?
C'est vrai qu'il arrive à Londres, il n'a rien. Il est inconnu au bataillon, sans armée, juste l'amour de la patrie. - S.Abkarian: C'est déjà pas mal. - A.-E.Lemoine: C'est vrai. - S.Abkarian: Il est pas un peu fou mais très fou.
Il arrive devant Churchill, qui lui dit "la France a capitulé". Il répond "la France n'a pas capitulé" en se désignant lui-même. "La France, c'est moi." On sait tous que la France, à cette époque, avait capitulé. - A.-E.Lemoine: Avec le maréchal Pétain.
Et on le voit batailler à Londres. A l'ambassade de France, il n'y avait que des soutiens du maréchal Pétain. Il est seul, le général de Gaulle.
C'est un homme seul et c'est ce qui fait dire au réalisateur que le premier volet représente l'épisode de l'humidité...
De l'humilité, pardon. C'est un 1er volet qui a le souffle des superproductions hollywoodiennes. Ca nous embarque sur le théâtre des opérations comme la bataille de Bir Hakeim. ... - Le gouvernement français vous a déchu de votre nationalité et la cour martiale vous a condamné à mort. - Autre chose? - Partout, des réseaux sont en train de se former.
Ils ont la rage au coeur. de l'année: 6 ans de travail, un casting XXL...
B.Magimel, M.Kassovitz, N.Schneider dans la peau du général Leclerc, qui va le devenir... 70 millions d'euros pour ce film.
Un budget qui fait que c'est un film français ambitieux. Ca fait du bien? - S.Abkarian: C'est 2 films. - A.-E.Lemoine: Oui, un diptyque.
Ca fait du bien, cette ambition, ce souffle pour le cinéma français? On n'a rien à envier au cinéma américain? - S.Abkarian: Je pense que, si on veut s'emparer de notre histoire et la raconter, il faut mettre les moyens pour le faire, et faire que l'image soit pleine de cette époque.
Ca demande des moyens. On les a eus, et le film est ce qu'il est aujourd'hui. Mais si on laisse les autres raconter l'histoire qui est la nôtre, personne ne le fera comme on sait le faire.
C'est bien que ce soit un film français qui raconte l'histoire de France. Quelle histoire! - A.-E.Lemoine: Quel personnage historique!
Quel héros! - P.Lescure: Au-delà des rendez-vous de l'histoire, il y a quelque chose qu'on adore dans ce film: il y a les dialogues, bien sûr, avec Churchill, qui sont monumentaux avec vous et l'acteur qui l'interprète...
Il y a la façon dont A.Baudry et vous-même avez montré un de Gaulle trop raide, trop excessif, presque à 2 doigts du ridicule. On sait jamais s'il est totalement au 1er ou au 2e degré.
Il y a un exemple dans le film qui pousse loin et qui est magnifique, quand il dit "les moustiques ne piquent pas le général de Gaulle"avant d'attraper le palu. - Si j'étais vous... - De Gaulle n'obéit qu'à la France. - Evitez au moins les moustiques. - Les moustiques ne piquent pas le général de Gaulle. - Mon général...
Avec le palu, vous devez rester au lit. - Hors de question. Honte à Spears.
Le perfide britannique est venu me menacer avec les moustiques... - Je suis navré d'apprendre que les moustiques ne vous obéissent pas, général de Gaulle. - P.Lescure: On n'oublie pas qu'A.Baudry est un as de la BD. - S.Abkarian: Si on veut élargir la palette de chaque personnage, notamment celui de De Gaulle...
De Gaulle pourrait peser sur les épaules de l'acteur qui essaie de l'incarner...
Il fallait donner une palette entière, humaine, l'humour, les doutes, les peurs, les colères... - P.Lescure: A quel moment vous vous êtes dit que vous teniez de Gaulle?
Dans la voix? - S.Abkarian: J'aime travailler le corps, le dessiner, lui donner...
Donner une démarche et une physicalité au personnage. Ce qui posait problème, c'était de s'approcher de sa voix sans la caricaturer, et en même temps, ne pas céder au fait de s'en approcher dans le rayon. Du rien ne sortira que le rien.
Ma voix est largement insuffisante pour ce personnage. Il fallait arriver à s'approcher de sa scansion... - A.-E.Lemoine: Qui est assez particulière. - S.Abkarian: Ou complètement particulière.
On comprend pas pourquoi. Il dit par exemple "avec le concours des armées de la France"...
Il dit "avec..." - A.-E.Lemoine: On y est tout de suite! - S.Abkarian: C'est par la voix.
Il fallait que je la trouve, la voix, même les sourires et tout ça. On a essayé d'être dans le précis. Le précis, pour moi, est une forme de poésie en soi.
Comme l'autre dingue qu'est A.Baudry, obsédé par le précis, on s'est beaucoup entendus là-dessus. - B.Chameroy: Beaucoup ont découvert une facette plus intime du général de Gaulle.
Il y a beaucoup de scènes très touchantes avec sa fille Anne, atteinte de trisomie 21, décédée à l'âge de 20 ans seulement. Il l'a couverte d'amour toute sa vie. Aurait-il été le même sans? - S.Abkarian: Je pense pas...
Quand on a des enfants, on n'est jamais le même. Ce sont les enfants qui nous éduquent. Souvent, On me demande comment j'ai éduqué mon fils.
C'est lui qui m'a éduqué. C'est lui qui m'a rendu noble. C'est elle qui lui a enseigné, de par sa naissance et sa nature...
Je le suppose, je le souhaite et je l'espère. - A.-E.Lemoine: "La Bataille de Gaulle: l'âge de fer", le premier volet, en salle le 3 juin.
C'est spectaculaire, ça a du souffle, du coeur, avec S.Abkarian dans la peau du général de Gaulle. "Mariage au goût d'orange", c'est en salle le 18 novembre prochain.
Vous restez avec nous? Il me semble que P.Cruz a quelques mots à nous dire.
Priorité au tapis. - L.Ekland: Bonsoir.
Comment allez-vous? - P.Cruz: Je me sens bien.
Je suis ravie d'être de retour ici. - L.Ekland: On est ravis de vous avoir ici.
On a beaucoup de cinéma espagnol. - P.Cruz: Je suis très fière de cet héritage.
Je suis fière de Pedro, de Javier, de Rodrigo. Leurs films sont spéciaux. C'est très émouvant. - L.Ekland: Vous avez un message pour vos fans français? - P.Cruz: Je dois travailler plus ici.
J'aime beaucoup les réalisateurs. Je suis très contente d'être ici avec vous. - L.Ekland: Je suis très heureuse que vous parliez français comme ça. - P.Cruz: Je parle un peu. - L.Ekland: C'est magnifique.
Merci beaucoup. - A.-E.Lemoine: La classe, Nadia!
P.Cruz... - N.Tereszkiewicz: Incroyable! - A.-E.Lemoine: En 2003, c'est elle qui déclarait ouverte la 56e cérémonie du Festival de Cannes.
Cette année-là, M.Bellucci en était la maîtresse de cérémonie. Un rôle qu'elle a tenu une 2e fois, en 2017, l'occasion d'échanger un baiser hollywoodien avec A.Lutz.
Ca avait marqué l'histoire du Festival à tel point que quand on demande à V.Cassel quelle actrice symbolise à elle seule l'esprit du festival, sa réponse est sans appel. - V.Cassel: M.Bellucci, sans aucun doute.
Bah, bien sûr. "Irréversible" ou toutes les fois où elle est apparue ici. De notre époque, je pense que c'est celle qui, pour moi...
C'est facile pour moi de le dire, mais je pense que c'est elle qui a le mieux incarné le cinéma. On pense au cinéma italien, à toute la grande epoque, mais elle est...
Pour moi, je pense Festival de Cannes, je vois Monica. Ca ne m'étonnerait pas qu'ils fassent en festival avec Monica sur l'affiche. - A.-E.Lemoine: M.Bellucci, une nouvelle fois à Cannes avec "Histoires de la nuit".
Elle est notre invitée avec B.Bouillon. ...
Acclamations. Bonsoir à tous les 2. Bienvenue aux côtés de Simon, de Nadia et de Vincent.
Oh là là! C'est la classe! Je vous en prie, asseyez-vous.
Sinon, on reste debout jusqu'à la fin de l'émission. Un mot sur les mots qu'on vient d'entendre de la part de V.Cassel.
Vous seriez flattée d'inspirer un jour l'affiche d'une édition de ce Festival? Cette année, c'est Susan Sarandon. - M.Bellucci: Je ne peux rien dire.
Déjà, je suis très flattée d'être ici. C'est toujours...
C'est toujours plein d'émotions d'être ici, à Cannes et aussi un grand honneur de participer. - A.-E.Lemoine: J'ai une idée pour l'affiche, c'est la photo de vous, Nadia, à 11 ans, qui posez en tutu blanc sur les marches du palais.
Elle existe, cette photo. Ca ferait une belle affiche, non? Non, on l'a pas! - N.Tereszkiewicz: J'ai eu peur! - A.-E.Lemoine: Il faut prendre votre micro, Nadia. - N.Tereszkiewicz: J'ai eu peur, mais tout va bien. - A.-E.Lemoine: Mais elle existe, cette photo. - N.Tereszkiewicz: Dans les archives. - A.-E.Lemoine: Vous ne voulez pas la filer à T.Frémaux? - N.Tereszkiewicz: Cadeau. - A.-E.Lemoine: C'est toujours un honneur d'être là, vous le disiez.
Vous êtes fidèle à ce festival qui vous le rend bien, avec ce 9e film en compétition. 2 heures d'une tension extrême qui nous font vivre une nuit dans un hameau isolé là où vit une famille, la vôtre, et une voisine, Monica, artiste peintre italienne. Ils s'apprêtent à fêter un anniversaire quand 3 frères font irruption et prennent un otage. ...
Aboiements au loin. Musique de tension. - Je peux vous aider? - C'est magnifique, ici. ... - Qu'est-ce qui se passe, ma chérie? - Si vous faites ce qu'on dit, il n'arrivera rien à personne. - Qu'est-ce que vous voulez? - Voilà... - Bonsoir, Thomas? - Vous êtes qui? - Joyeux anniversaire. - C'est quoi, ces histoires?
Il n'y a pas de Leïla. - Vous vous êtes rencontrés comment? - Qu'est-ce que ça peut te foutre? - C'est quoi, cette violence? - On dirait que tu as vu un fantôme. - Ramasse tout ça sur la table et met ça dans le sac.
Moi aussi, je serais en colère, à ta place. - Elle vous dit que c'est pas elle! - Tu sais ce qu'elle a fait, ta voisine? - On va chercher ton frère et lui dire d'arrêter.
Cris. - Je veux juste la vérité, Leïla. - A.-E.Lemoine: Vous disiez, Bastien? - B.Bouillon: Je disais que j'avais pas vu la bande-annonce et que ça donne envie, franchement! - A.-E.Lemoine: Ca donne hyper envie.
On a vu le film. On a aimé. On va parler de votre prestation dans un instant.
J'ai été impressionnée par votre noirceur, votre gravité, votre froideur dans ce film à mille lieues de votre tempérament. Vous avez aimé, ce contraste, cette métamorphose. - M.Bellucci: En effet, L.Mysius a adapté avec une extrême finesse le roman de L.Mauvignier.
C'est une femme qui a l'impression d'avoir raté sa vie de femme et d'artiste. Le seul attachement qu'elle a vraiment, c'est pour la fille de ses voisins, et pour toi aussi, un peu. Et voilà...
Le rôle de Ida est joué par une jeune actrice formidable. Et c'est vrai que pour moi, ce film...
Cette femme, pour moi, c'est un peu un défi. C'est très loin de mon tempérament italien. Elle a un côté dur, presque refermée sur elle-même.
Pour la représenter, c'était important de raconter son aspect physique avec vérité. C'est une femme qui a pris de l'âge. C'est une femme mûre.
Et aussi, pour croire à la sincérité des sentiments d'une personne qui a décidé de vivre isolée...
A un certain moment, elle dit: "Nous les femmes, à partir d'un certain âge, on devient transparentes." - A.-E.Lemoine: "On est isolées, invisibles." - M.Bellucci: C'est ce qu'elle dit.
En tant que comédienne, c'est intéressant de prendre de l'âge. - A.-E.Lemoine: C'est vrai. - M.Bellucci: Avec une...
Je sais que c'est important, ce qui se passe à l'intérieur. On a la capacité de raconter d'autres sentiments, d'autres états d'âme, et aussi de raconter d'autres aspects de la vie. Je dois dire que ce rôle-là, je n'aurais pas pu le jouer à 30 ans ou 40 ans, même avec l'aide du maquillage. - A.-E.Lemoine: Même si on vous avait vieillie artificiellement.
C'est formidable que vous ayez ce parti pris sur l'isolement des femmes, leur invisibilisation à partir de 50 ans. - P.Lescure: Dans ce film si fort, on retrouve aussi H.Herzi qui joue votre épouse, Bastien, et il y a B.Magimel qui joue un sacré méchant qui effraie.
Vous vous retrouvez démunis à l'arrivée violente de B.Magimel, qui fait ressurgir le passé de votre femme. Je trouve que votre côté démuni...
Vous m'avez vachement impressionné. - B.Bouillon: Merci. - P.Lescure: Ca devait être intéressant à jouer. - B.Bouillon: Evidemment.
Je sais pas s'il y a des choses moins intéressantes que d'autres...
Là, il y avait quelque chose de l'ordre de la masculinité. C'est un personnage ambivalent. Il va...
Dans les caravanes, au début du film. Les relations avec sa femme sont compliquées...
Il y a des gros bras...
A la fin, il fait le gros bras...
Il y a un chemin... - P.Lescure: En parlant de gros bras, vous avez pris du poids pour faire le rôle. - B.Bouillon: Dans le scénario, il y avait écrit "un ventre replet".
Le mot est très beau. - A.-E.Lemoine: Ca marche aussi au féminin. - B.Bouillon: Je m'étais un peu...
Voilà. Mais comme le dit Monica, c'était une grande chance d'être dirigé et casté par Léa. Elle nous a accompagnés tellement bien sur ce projet que...
On lui doit beaucoup. - A.-E.Lemoine: C'est un huis clos, un film d'action aussi.
Votre personnage, Monica, fait preuve d'un sang-froid assez remarquable. Manipulatrice aussi, avec son preneur d'otage, qu'elle tente de séduire pour mieux tromper sa vigilance. Ca nous a fait penser au fait que vous avez été une géniale James Bond girl dans "Spectre" aux côtés de D.Craig.
Rires. - A.-E.Lemoine: Oui, voilà...
C'est de l'humour de James Bond. Notre James Bond nous a rejoints, L.Ekland.
Vous étiez très fière d'avoir été une James Bond woman et non pas "girl". J'aime bien cette nuance. - M.Bellucci: Parce que j'étais la James Bond girl la plus âgée de toute l'histoire. - A.-E.Lemoine: Quelle James Bond girl!
Et on a aussi, avec Simon, un méchant de la saga James Bond, dans "Casino royale". Quel souvenir vous en gardez? - S.Abkarian: Euh...
Un bon souvenir, j'ai jamais été aussi bien payé de ma vie. - L.Ekland: La vérité! - A.-E.Lemoine: Et je vois Monica qui acquie.sce Ca permet de financer des films d'auteur. - M.Bellucci: C'est ce qui est beau, aussi, à Cannes.
Cannes, c'est célébrer les grands metteurs en scène et, en même temps, faire en sorte que les films d'auteur, les jeunes metteurs en scène et les films indépendants aient la possibilité d'être connus, de faire un chemin international. - A.-E.Lemoine: On est très heureux d'avoir mis de la lumière sur votre film.
Vous vouliez dire un mot, Bastien? - B.Bouillon: Pas du tout. - L.Ekland: J'ai un mot pour vous, Bastien.
Vous êtes issu d'une famille d'artistes. Maman artiste, papa directeur d'un centre artistique à Tours. Mais ce que je ne savais pas du tout, c'est que vous avez un lien de parenté avec J.Baker.
Vous êtes l'arrière-petit-neveu du 4e mari de J.Baker. - B.Bouillon: Il n'y en a pas eu qu'un. - L.Ekland: Petite archive.
On ne l'a pas? C'est pas grave. Votre grand-père a travaillé avec J.Baker. - B.Bouillon: C'était son assistant.
Alors qu'il a pas fait ça comme carrière, mais quand elle a su qu'il voulait devenir peintre, elle lui a dit de s'en aller. C'était une vie compliquée, 20 ans, 2 enfants...
Il a choisi un métier plus rassurant, dira-t-on. Mais Joséphine était là à la naissance de mon père, à la clinique, à la naissance de ma tante. Moi, je ne l'ai jamais rencontrée, évidemment, mais on en parlait beaucoup.
Mais pas juste de manière formidable, avec tous ses côtés terribles aussi, tyrannique...
Des choses qui peuvent s'apparenter à un...
Je sais pas bien donner une notion de folie, mais quelque chose de cet ordre là, dû à son histoire compliquée. - A.-E.Lemoine: "Histoires de la nuit", c'est en salle le 16 septembre.
Il y a également "Mariage au goût d'orange" le 18 novembre et, dès le 6 juin, le 1er volet de "La Bataille de Gaulle". Merci à tous les 5. Nadia, vous reviendrez nous parler de "The White Lotus".
Vous êtes au casting de la 4e saison. Merci. Dans un instant, sur France 5, encore du cinéma, encore Cannes puisqu'il y aura "C ce soir" avec K.Rissouli.
Mais tout de suite, B.Chameroy. - C'est sans doute l'année de trop pour le guignol B.Chameroy qui se moque des tenues des autres sur la Croisette.
Il est difficile de réaliser de bonnes chroniques quand on passe sa vie en soirée. Hier, son ABC a été ovationné pendant près de 7 secondes. L'édition de ce soir remportera-t-elle le même succès?
Nous le lui souhaitons. - B.Chameroy: Je m'offre des petits plaisirs.
Il n'en reste qu'une, demain. Comme chaque soir, je suis allé en goguette sur la Croisette pour cancaner un peu. Spoiler, j'ai croisé Nicole, qui connaît Yvette, qui est ma nouvelle BFF.
C'est dingue. - Hier, je vais vous faire rire...
Ma copine Yvette de Cannes. - B.Chameroy: Bonjour! - A toutes les vieilles de Cannes, j'ai dit que ça pourrait être mon petit-fils.
Vous avez la ref? Vous êtes en concurrence avec Luc? ... - B.Chameroy: Je bosse pas avec Caroline, mais avec... - A.-E.Lemoine: On m'appelle Bernadette. - B.Chameroy: Depuis le début de la quinzaine, tout le monde l'appelle Bernadette.
Un maximum de bruit pour Bernadette! Cannes, c'est aussi des critiques de films parfois violentes, mais pas seulement. Certaines personnes choient le monde du cinéma.
Rencontre avec l'un d'entre eux. - Moi, c'est vraiment "Les Petits Mouchoirs" qui ont fait décoller ma carrière. Des langoustines pour monsieur Cluzet... - A.-E.Lemoine: Oh! - B.Chameroy: Si vous aimez les jeux de mots pourris, il y en aura encore demain.
Et si on prenait le temps de regarder ailleurs? Il n'y a pas que Cannes dans la vie. Je peux vous dire qu'il n'y a pas qu'à Cannes qu'il se passe des choses. ... ...
Rires en plateau. C'était en direct. Une belle quinzaine également pour les ragondins.
Cette fois-ci, priorité au tapis. ...
Raté, je ne parlais pas de celui du poker. Rendez-vous sur le vrai tapis rouge. Voici la montée des marches d'hier, version ASMR.
Imitation d'une portière qui s'ouvre. Imitation de quelqu'un qui fume. Imitation d'un cri.
Imitation de quelqu'un qui mâche un chewing-gum. Imitation d'un DJ. Imitation de chants.
Imitation d'une bise. Imitation de crépitements d'appareils photo. Imitation du public qui crie le nom de R.Malek. - A.-E.Lemoine: Ca fait du bien! - B.Chameroy: Et je vais continuer à chuchoter car, depuis quelques jours...
Celui dont on ne doit pas prononcer le nom fait beaucoup parler. Nous voulions parler d'un journal quotidien avec les Cannois, mais ils étaient tous obsédés par un autre sujet. Qu'est-ce que vous en avez pensé? ... - Oh!
Pas du tout! Je parle du journal. - Ah, OK.
Non, je n'ai pas vu ça. - Vous avez lu la tribune? - Avec les... - Oh, oh!
Je parle pas du tout de ça! Vous avez lu "La Tribune" aujourd'hui? - Vous avez lu la tribune et qu'est-ce que vous en avez pensé? - Oh! - Non, je ne l'ai pas vue.
Je sais qu'elle est sur... - Non, je parle pas du tout de celle-là!
Je parle du journal. - Ah non, pas du tout! - Vous avez lu "La Tribune" et qu'est-ce que vous en avez pensé? ... - Bon, fin de micro-trottoir. - B.Chameroy: C'est maintenant l'heure de vous donner la parole, dans le public, totalement au hasard.
Sinon, ça n'aurait pas d'intérêt, cette séquence. Ce soir, je donne la parole à...
Monsieur qui ressemble au microbe dans "Il était une fois". Vous êtes? - Interrogatif.
Vous êtes le frère de B.Montiel? - B.Chameroy: Pourquoi? - Je suis votre évolution depuis le début de la quinzaine et je trouve ça impressionnant. - B.Chameroy: Je vois pas ce que vous voulez dire.
Magnéto. ...
C'est vrai que je bosse à l'extérieur, monsieur. Vous inquiétez pas. Demain, c'est fini.
Promis. Si vous aimez les stars, the place to be, c'est les sorties d'hôtel. Aujourd'hui, c'était la folie! - B.Chameroy: J'allais vous poser la question.
Vous attendez qui? - B.Chameroy: Vous savez qui est là? - B.Chameroy: On est sur une fin de festival, si je suis la seule star devant le Martinez.
Sympa...
Alors que si, il y avait des stars sur la Croisette. On a croisé une avalanche de presque stars. - Je suis très heureux de vous croiser.
Vous espérez qu'on vous pose quoi, comme question? - Euh...
J'ai... - Sur votre film, "Mariage au goût d'orange". - Vous êtes pas V.Lacoste? - Non, malheureusement. - Je voulais savoir ce que vous faites sur la Croisette. - Vous êtes en simplicité, Thomas. - Totalement. - Vous êtes bien T.Dutronc? - Je connais votre émission.
Vous allez me faire passer pour un con. - B.Chameroy: Promis, demain, on arrête.
Le Festival continue demain. Ciao! - A.-E.Lemoine: Bravo.
Merci beaucoup, Monica, Bastien, Simon, Nadia, Vincent. Merci. C'était un plaisir de vous recevoir.
Si vous voulez bien vous tourner vers Pierre pour saluer nos spectateurs. Merci. Demain, c'est la dernière de "C à vous" à Cannes, c'est à partir de 20h.
Charles de Gaulle