AUDITION IA : REPRÉSENTANTS DE LA DIRECTION DU NUMÉRIQUE POUR L’ÉDUCATION (DNE)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les compétences transversales de la direction du numérique et comment s'articule son action avec les autres directions ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Quel bilan tirez-vous de l'introduction du numérique à l'école ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Le parallèle avec l'IA vous semble-t-il pertinent ou s'agit-il d'une révolution technologique d'un autre ordre ?
- 7:00OuverteRéponse directe
L'IA remet-elle en cause les fondements de l'école ?
- 9:00RelanceRéponse partielle
Quels reproches justifiés ou non sur les hésitations du ministère à coopérer avec l'écosystème EdTech ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Quel bilan sur le partenariat d'innovation IA (PIA) et l'appropriation par les enseignants ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Voilà. Bien, ben c'est parfait. Bien madame la rapporteur, mesdames, messieurs, chers collègues, nous poursuivons les auditions conduites dans le cadre de la mission d'information intitulée création, diffusion et acquisition des connaissances. comment l'IA transforme notre éducation, notre culture.
Et après [raclement de gorge] avoir accueilli la direction générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle et avant de recevoir très prochainement la DGESCO, nous auditionnons cet après-midi les spécialistes au sein de l'administration du ministère de l'éducation nationale des nouvelles technologies. Nous remercions pour leur présence monsieur Audran Lebaron, directeur du numérique pour l'éducation. Bonjour monsieur le directeur, monsieur Axel Jean, chef du bureau du soutien à l'innovation numérique et à la recherche appliquée au sein de la sous-direction de la transformation numérique et monsieur Illie Alouche, chef de projet recherche appliquée IA et éducation.
Bien, merci beaucoup messieurs d'avoir pris sur votre temps pour nous rejoindre. En préambule, il pourrait être utile que vous nous exposiez les compétences transversales, excusez-moi, qui sont [raclement de gorge] celles de la direction du numérique. La création de celle-ci en 2014 dit combien le numérique et demain l'IA bien sûr affecte l'école et l'enseignement supérieur dans toutes leurs dimensions.
Comment votre action s'articule-t-elle avec celle des autres directions des organismes compétents ? Vous disposez probablement d'éléments sur les effets qu'a eu l'introduction du numérique à l'école. Quel bilan quel bilan en tirez-vous ?
Le parallèle avec Lia vous semble-t-il pertinent ou a-t-on euh affaire à une révolution technologique d'un autre ordre ? N'est-il pas risqué de s'engager dans une utilisation massive de l'IA à l'école sans disposer du recul nécessaire notamment sur ses conséquences en terme cognitif ? Au au-delà de ces effets qui tiennent à l'usage par les élèves eux-mêmes, l'IA semble également vouer à bousculer les méthodes pédagogiques mises en œuvre au sein de l'institution scolaire.
Que l'on pense au rôle de l'enseignant ou à la façon d'apprendre et d'évaluer. Il ne fait pas de doute que l'IA remette en cause les fondements mêmes de l'école. La personnalisation des apprentissages inédite et rendue possible par ces nouveaux outils pourrait constituer à cet égard euh et à condition d'être encadré une opportunité.
Quel regard portez-vous sur les sur ces transformations et quel accompagnement jugez-vous nécessaire pour les équipes pédagogiques mais aussi pour les élèves et leurs familles ? Je voudrais ajouter à ces questions liminaires le fait que euh madame Calvez et moi avons auditionner cette semaine euh différents acteurs notamment hein, le la galaxie et puis ce matin même l'école 42 et que ces ces personnes ont tout exprimé une forme de de de regret ou de frustration. C'était le mot qui a été prononcé sur ce qu'ils ont appelé les hésitations euh du ministère et de la DNE à contracter avec elle ou à accepter une coopération avec le la l'écosystème de de l'EDtech.
Alors, vous me direz si ces reproches sont justifiés ou si au contraire vous êtes engagé dans la voie de d'une coopération avec les tous les acteurs de l'IA éducative. Alors, je vais vous céder la parole pour un propeliminaire, monsieur le directeur, de 5 à 10 minutes. Après quoi, madame Calvez, rapporteur de la mission, vous posera les questions qu'elle a préparé à votre intention.
Vous avez la parole, monsieur le directeur, je vous en prie. Merci monsieur le président. Merci madame la rapporteur.
Euh donc la je suis le directeur du numérique pour l'éducation et cette direction réunit à la fois euh ce qui est le lot de toute direction du numérique ministériel, à savoir une direction des systèmes d'information. Nous nous occupons, nous gérons l'ensemble du système d'information d'un du grand ministère de l'éducation nationale. Euh mais nous sommes également euh la direction qui euh s'occupe de la transformation numérique du système éducatif et notamment de ce que l'on appelle le numérique éducatif, c'est-à-dire le numérique au service de la pédagogie des apprentissages, comment le numérique peut être utilisé en classe par les enseignants et les élèves.
Et et cette question du numérique éducatif est un sujet de débat depuis bien longtemps avec un débat parfois très binaire et très tranché entre les prumériques et les antinum et c'est et avec un un amalgame souvent fait entre des usages qui sont très différents, qui vont des usages les plus intelligents et les plus émancipateurs aux usages les plus addictifs et et asservissant. Et tout cela étant synthétisé derrière un terme qui est les écrans sans distinguer les usages qui en sont faits. Donc c'est c'est une des raisons pour lesquelles nous avons travaillé pendant toute l'année 2022 à bâtir collectivement, donc j'insiste sur le le le collectivement, c'estàdire avec l'ensemble des acteurs du ministère, que ce soit des enseignants, les académies, les opérateurs du ministère, l'ensemble de la communauté éducative avec les les élèves, les parents d'élèves, les collectivités territoriales qui sont un acteur essentiel dans le la mise en place du numérique pour éducation, les entreprises représentantes de LEDtech en France euh ainsi que voilà l'ensemble des des acteurs.
Euh on a travaillé sur une stratégie du numérique pour l'éducation. J'ai je crois que vous l'avez bien identifié au vu de du questionnaire que vous nous avez fait parvenir. Donc c'est une stratégie qui se se s'appuie sur une période 2023-2027 euh qui a été publié donc en 2023 et donc une version nouvelle a été publiée en fin d'année dernière pour actualiser notamment au vu de ce qui se passe en matière d'intelligence artificielle et notamment générative.
Euh et donc cette stratégie, elle axe sur deux euh grands aspects, si je devais la synthétiser très rapidement, à la fois sur les compétences numériques et sur le numérique comme outil au service des des apprentissages et de la pédagogie. sur les compétences numériques. Euh je crois qu'il n'y a plus de débat, c'est-à-dire que il y a un constat fait que euh le numérique et désormais l'intelligence artificielle euh qui en ça est est d'abord un sous-ensemble finalement du du numérique.
Le numérique est omniprésent euh dans tous les métiers, dans nos vies sociales de citoyens et cetera. Et donc l'école a un rôle essentiel à préparer nos enfants pour en faire demain des citoyens éclairés euh qui soient à l'aise dans leur métier, dans leur vie citoyenne, dans leur vie sociale, dans le monde dans lequel nous vivons. Donc ça a il y a plus de débat là-dessus et ça veut dire qu'il faut que l'école prépare enseigne la pensée informatique donc vraiment dans la résolution de problèm l'algorithmique comment fonctionnent les outils numériques et également dans la littératie numérique.
Et donc c'est là où on va retrouver la maîtrise des outils, comprendre la logique de ces outils, savoir en faire un usage réfléchi et sécuriser. Et c'est là aussi où on va trouver en tirant le fil tout ce qui est éducation au médiia à l'information, le MI avec donc comment faire une recherche d'information, distinguer les sources fiables ou non, les informations fiables ou les infox. Et donc c'est là qu'on retrouve la la la question de l'esprit critique, hein.
Euh et puis il y a tout le volet de la citoyenneté numérique euh pour inculquer les droits et devoirs dans la vie en ligne. Euh la protection de la vie privée, des données personnelles, euh la lutte contre le harcèlement, la sécurité en ligne. Voilà, toutes ces questionsloupe dans la la littératie numérique.
Donc ça c'est sur le volet compétence numérique. A toute une stratégie du ministère en la matière. Et puis il y a la question du numérique et de l'IA euh au service de l'éducation, de la pédagogie, des apprentissages.
Alors là, il y a plus euh de débat, c'est là où on retrouve euh des questions un peu tranchées, hein, sur les les pour et les contres. Et c'est là aussi que l'on essaie de dépasser ce débat un peu binaire et et à mon avis stérile. Euh pour nous, nous nous ne sommes pas des technos solutionnistes BA d'admiration et cetera.
Nous ne sommes pas non plus euh des euh ça ne serait pas évidemment notre rôle euh des euh des antillériques. On a et on l'a écrit clairement dans cette stratégie une position pragmatique qui est de dire que le numérique et les outils d'IA sont avant tout des outils, des outils parmi d'autres qui peuvent être utiles et avoir une plus-value dans certaines séquences de pédagogie de et et certains cas de de d'apprentissage. Euh je soupèise mes mots, hein.
J'ai bien dit qu'ils peuvent et quand je dis qu'ils peuvent, c'est sous conditions, sous un certain nombre de conditions qui sont des conditions de bien quels outils on utilise, quel logiciel on utilise, comment on les utilise, selon quelle modalité, avec quelle formation de ceux qui les manipulent, avec quel équipement, toutes ces questions-là qui rentrent en ligne de compte pour savoir si à la fin l'usage de cet outil va avoir une plusvalue ou pas dans telle ou telle séquence pédagogique. Et et donc l'outil peut sur certaines conditions avoir des des plus-values en matière, vous l'avez dit, de différenciation pédagogique, d'adaptation aux besoins particuliers de certains élèves, notamment en matière de handicap et des comclusives également et on pourra en reparler en matière de de facilitation de certains gestes professionnels de nos enseignants et ça c'est particulièrement li génératif qui peut en cela aider hein dans tout ce qui est préparation de de cours, d'évaluation, correction de copie et cetera. Euh l'outil peut également améliorer la communication entre école et famille, mais il faut pas non plus euh qu'elle la dégrade par une surconnexion et et une trop forte intensité en la matière.
Donc voilà, tout est affaire de mesure euh en la matière. Euh donc ce qui doit guider et c'est ce que répète à l'envie la stratégie du numérique pour l'éducation, c'est vraiment la plusvalue apportée. plusvalue qui doit être jugé d'abord par l'enseignant par son sa propre expérience, sa propre pratique pédagogique et sa liberté pédagogique mais éclairé aussi jugement éclairé par les corps d'inspection de l'éducation nationale les partages de pratique entre paires et évidemment les résultats de la recherche puisque d'un certain nombre de de travaux y compris pilotés par la direction numérique pour l'éducation font travailler des laboratoires de recherche avec des équipes académiques pour se pencher sur ces questions de certaines pratiques utilisant le le numérique.
Euh mais voilà, encore une fois, pour me résumer sur ce sur ce point-là, euh le numérique n'est pas magique. Euh il peut apporter des une plus-value mais euh il ne ça n'est jamais systématique. Si vous trouvez des études scientifiques qui disent que le numérique est bon pour l'éducation, je je vous pouvez la jeter à la poubelle.
Si vous trouvez une étude scientifique qui dit l'exact inverse, vous pouvez également la jeter à la poubelle. Tout est à faire à chaque fois de conditions et de manière dont l'outil est utilisé. Euh et donc tout ce que j'ai dit là, c'est pour le numérique de façon générale euh mais en réalité peut être euh et peut être redit voire renforcé par l'intelligence artificielle et notamment l'IA générative.
Euh ça fait maintenant 3 ans qu'on a une adoption massive de ces outils dans le grand public et c'est la raison pour laquelle nous avons travaillé, c'était il y a un an maintenant, c'était début 2025 sur un cadre d'usage de l'IA en éducation. J'ai vu également que vous aviez largement pris connaissance. J'insiste sur la la manière dont nous don nous y avons travaillé.
C'est le fruit de 5 mois d'échange intense avec l'ensemble de la communauté éducative. Euh et euh donc avec des débats vifs, hein, on était pas toujours tous d'accord hein, donc ça a été mais très enrichissant. plus de 500 contributions à la fin pour former un document publié en juin 2025 euh qui est un un un un document donc validé à un moment donné mais qui à vocation c'est même inscrit dessus a évolué parce que la technologie évolue parce que les pratiques évoluent et donc on doit se maintenir à à flot dessus.
Euh globalement ce que l'on indique en la matière c'est d'abord partir du constat que là aussi les usages sont largement installés. Donc qu'on le veuille ou non, les élèves ont un usage déjà très généralisé de ces outils, les enseignants de plus en plus également. [grognement] Et donc il est ilir de vouloir interdire ou de vouloir se se cacher [grognement] et se mettre la tête dans le sable face à cette situation là.
Donc que faisons-nous ? Et donc le cadre d'usage, il vient dire que d'abord il faut éduquer et donc on revient sur ce que j'ai dit tout à l'heure dès la primaire, il faut que les élèves se voient enseigner un certain nombre de de de de bases concernant et d'enjeux concernant l'intelligence artificielle. Qu'il sache de de quoi il de quoi il retourne et et et sans pour autant la manipuler de directement.
Euh on indique que la manipulation directe par les élèves en classe, ça n'est pas avant la 4e. Euh c'est en quoi nous sommes euh euh nous avons euh repris les recommandations de l'UNESCO qui euh préconise un âge de 13 ans qui correspond [raclement de gorge] à la classe de 4e. Donc éduquer euh mais également fixer un cadre donc pour l'usage de ces IA.
On dit on ne dit pas que les IAS sont interdites, elles sont autorisées mais euh avec un certain nombre de de de précautions euh pour le dire très rapidement euh vigilance sur les données personnelles. On ne donne pas on ne on ne saisit aucune donnée personnelle ou sensible dans les IA grand public qui ne sont pas conformes au RGPD. Euh on veille à l'impact environnemental quand il y a d'autres solutions technologiques moins gourmandes énergétiquement ou environnementalement.
Euh on on les préfère. Transparence quand on utilise, on le dit. et euh esprit critique toujours euh pour euh on ne prend pas pour argent compant ce qu' ce qu'indique une a toujours une relecture humaine avant et puis il y a la question de la triche de de l'utilisation de l'IA dans les devoirs dans les devoirs à la maison ou sur table qui fait également l'objet d'un d'un cadre où on interdit notamment l'utilisation de logiciel de détection automatique parce pourquoi parce qu'ils sont ils ne sont pas fiables et ils le seront de moins en moins euh et il est impensable de sanctionner à tort des élèves parce qu'il y a une suspicion d'utilisation du donc le flagrant délit, oui, évidemment, mais pas sur la base d'une suspicion qui est plusée par un logiciel de détection inexacte.
Euh donc voilà un peu ce que ce que dit le cadre d'usage de l'IA. Maintenant que j'ai dit ça, l'IA interroge évidemment plus profondément encore le rôle de l'éducation. Euh je crois que enfin votre questionnaire nous invitait à à à nous pencher hein sur cette question.
Est-ce que nous avons affaire à une rupture anthropologique ou une simple évolution ? Euh pour nous la la réponse est clairement euh qu'il s'agit d'une rupture anthropologique. Euh on sera pas les premiers à le dire mais euh la pensée humaine, elle est euh d'abord fondée sur le langage naturel et c'est le matériau premier des illas générative.
On peut euh schématiquement distinguer une première rupture, une révolution cognitive qui est apparue avec le langage évoluer qui nous distingue euh des autres espèces animales. Première rupture, il y a 100000 ans. Deuxième rupture, l'apparition de l'écriture.
Euh il y a environ 5000 ans qui euh permet de nouvelles structures cognitives que la la simple oralité ne permet pas et qui surtout permet et bien de de cumuler les savoirs de génération en génération. 3è rupture, l'imprimerie euh qui vient quelque part généraliser, accélérer euh démocratiser les savoirs et et les rendre plus horizontaux. Et puis euh on peut considérer à mon sens que l'IA génératif constitue une dernière rupture à date euh puisque pour la première fois euh c'est un outil, une machine qui produit du langage.
Pour la première fois dans l'histoire, la faculté qui pourtant définit définissait jusque là l'humanité qui est de produire du langage symbolique, récursif, créatif et bien n'est plus l'exclusivité de l'espèce humaine puisque la machine en est capable. Euh et donc en cela, c'est évidemment euh quelque chose d'assez vertigineux euh euh dans notamment les impacts que cela peut induire et les questions que cela pose euh à l'éducation et au système éducatif qui sont euh euh j'en suis désolé par avance des des questions qui ne trouvent pas euh des réponses à ce jour ferme définitive. on est on sera là pour en discuter euh j'en suis sûr.
Euh mais évidemment, ce sont des questions que l'on se pose au quotidien à la direction du numérique pour l'éducation en lien avec deux grandes institutions au sein du ministère que sont l'inspection générale et la direction générale de l'enseignement scolaire que vous auditionnerez, je crois la semaine prochaine. Euh peut-être dernier point euh c'est une conviction en tout cas personnelle mais à laquelle on est nombreux à à croire aux seins du ministère. sur euh le le caractère indispensable du facteur humain dans la transmission des savoirs.
Euh en cela, on a pose beaucoup de questions sur la l'avenir des métiers. Quels sont les métiers qui vont disparaître, être transformés, secret et cetera. Ma conviction est que le métier d'enseignant, de professeur euh va nécessairement évoluer dans ses pratiques, dans un certain dans dans les les savoirs et la manière de les les les enseigner.
Euh mais l'enseignant restera, l'enseignant humain, homme, femme restera parce que la la transmission des savoirs passe d'abord par le lien, la relation humaine que la machine ne remplacera jamais. Et et voilà. Je je on pourra éventuellement en dire plus mais à ce stade je je propose de m'en tenir là.
Merci. Merci beaucoup monsieur le directeur. Je vais passer la parole à madame Kazette mais juste comment dirais-je une petite anecdote à propos de la triche.
Un professeur m'a dit récemment vous savez ça n'est pas la peine de développer des logiciels en citrich. Une une copie entièrement rédigée par l'IA a une caractéristique il n'y a pas de faute d'orthographe. Donc on repère facilement.
Bon, [grognement] c'était une boutade. Je passe la parole à madameur pour les questions qu'elle votre attention. Je vous en prie.
Pour prolonger votre boutade, monsieur le président, j'ajouterai que ayant discuté avec quelques élèves, ils savent qu'il faut rajouter des fautes d'orthographe quand ils utilisent l'IA. Donc en fait, c'est un exercice d'orthographe inversé aussi pour eux. Merci beaucoup à vous, monsieur le directeur, d'avoir rappelé quel était le rôle de la direction du numérique.
Effectivement, système d'information, mais aussi la transformation et le numérique éducatif. Euh, on a euh pu euh se concentrer et c'était l'objet aussi d'une question du enfin dans l'introduction du du président, on a investi dans le développement d'outils. Je voulais revenir sur le PIA.
Alors, je vais le dire en en vrai français, c'est le partenariat d'innovation en intelligence artificielle. On l'a présenté comme une démarche l'une des plus structurantes engagé par le ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse pour faire de l'IA à un levier d'amélioration des apprentissages fondamentaux. s'est lancé euh ça ça a été lancé par le ministère de l'éducation nationale mais aussi le SGPI et [grognement] la Banque des territoires.
Euh c'est un marché public et innovant qui visait à soutenir l'émergence de solutionte qui utilise l'IA qui promut ainsi la souveraineté numérique et la sécurisation des données. Vous avez rappelé votre attachement aussi à la sécurisation des données. Quel bilan peut-on en tirer ?
Et puis on sait que ce programme a débouché sur euh des services d'assistance expérimentés euh en classe depuis peu de temps. On a peu de recul mais depuis euh janvier 2026 en français, en mathématiques ou en langue vivante. Est-ce que vous avez un premier retour sur l'intégration et l'utilisation de ces services d'assistance et surtout quels sont quelle est l'appropriation par les enseignants et les élèves de ces outils qui ont été mis en place dont l'éducation nationale a pu se saisir suite à un investissement celui de tout l'état finalement au service de l'IA pour les apprentissages.
Est-ce que vous pouvez nous faire un un bilan plus détaillé ? Euh bien sûr, madame le reporteur, et ça contribuera également à répondre à monsieur le président pour la question issue de votre audition avec les tech. Euh ça fait maintenant une plus d'une décennie que l'État consent effectivement un investissement assez conséquent dans la filière tech française, ce qui a d'ailleurs contribué à à euh comment dire faire naître des solutions numériques françaises souveraines euh d'un très haut niveau de qualité quand on se compare à l'international en matière de de de service numérique pédagogique Euh ça a pris la forme de différentes de différents marchés publics dont je pense le plus effectivement structurant et emblématique et celui que vous avez cité, le partenariat d'innovation en intelligence artificielle où nous en avons deux. un premier qui a porté sur le cycle 2, donc c'est PCE1, CE2 euh sur le l'apprentissage des fondamentaux de mathématiques et de français qui s'est terminé l'été dernier et un second P2IA qui est a démarré à la rentrée dernière qui est en phase de recherche et développement.
Donc c'est la première phase du partenariat d'innovation qui part sur le cycle 3, donc CM1, CM2 6e, sur de nouveau les fondamentaux de français et de mathématiques, mais également les langues vivantes. Euh donc alors sur le le ce deuxème P2IA, nous sommes vraiment en début de phase de recherche et et développement. Donc il est évidemment beaucoup trop tôt pour vous faire un retour sur les usages qui commencent à peine en en test.
Euh en revanche, nousons un certain recul sur le P2IA sur le cycle 2 qui embarquait euh des technologies d'intelligence artificielle euh classique euh non générative puisque nous étions bien avant euh le le euh le chat GPT et l'ensemble des LM que l'on connaît aujourd'hui. globalement donc des investissements substantiels qui ont abouti à des outils qui permettent de de rendre possible un certain nombre de d'éléments comme la différenciation pédagogique, la ce qu'on appelle techniquement la clustérisation, c'est-à-dire le regroupement en sous-groupe euh d'élèves selon leurs difficultés communes pour permettre euh à l'enseignant euh de distinguer les sous-groupes euh ayant des difficultés communes et pouvoir apporter une remédiation. adapté à à chaque sous-groupe.
Voilà ce genre de de de plusvalues qui qui sont apportées. L'honnêteté oblige à dire que le niveau d'utilisation de ces outils, en tout cas pour le P2IA cycle 2 est resté non pas confidentiel mais relativement modéré. Il y a un outil sur l'ensemble des cinq qui ont été généralisés qui est sorti un peu du lot, c'estàd qui a fait preuve d'une d'un euh comment dire d'une utilisation assez euh relativement massive.
Euh les autres étant restés beaucoup moins euh massifs. Alors pour quelle raison ? Euh c'est évidemment multifactoriel.
Euh mais je pense pouvoir dire ici et c'est en lien avec toute la question du contreource notamment que la tech enfin les représentants desc ont pu soulever. Une des raisons c'est que le ministère n'a pas pu garantir une pérénisation des usages de ces outils une fois le marché terminé. Pourquoi ? parce que le P2IA c'est un marché public comme un autre au sens où il est sur une durée déterminée.
Donc il permet de d'utiliser des outils pendant un la durée du marché. Une fois que le marché est terminé, euh la solution n'appartient pas au ministère, elle reste la propriété de l'tech qui en est l'éditrice. Et euh le pour euh avoir des usages au-delà du marché, il s'agit c'est en tout cas le modèle d'affaires qui a été qui est celui des éditeurs de solutions de de de des solutions numériques pédagogiques. un système d'abonnement annuel et le le le d'où le la proposition he qui est née très rapidement de nos discussions avec les tech d'un projet de contreource qui aurait permis de enfin dont la philosophie était de proposer une sorte de portefeuille virtuel à l'ensemble des enseignants ou équipes pédagogiques du ministère pour que chacun et chacune puissent décider dans sa liberté pédagogique et bien d'acquérir telle ou telle solution numérique pédagogique pour l'utilisation avec ses élèves dans un contexte particulier et cetera.
Euh mais cette notion de contresource euh euh enfin comment dire euh nécessita pour cela un un surcroix de crédit euh budgétaire pour le ministère qui est je crois que vous en avez discuté de l'ordre de plusieurs centaines de millions d'euros par an. Euh et il voilà le ce ce modèle là n'a pas été jugé compatible avec la situation actuelle des finance publiques. Euh même si évidemment il appartient à la représentation nationale si le juge nécessaire de d'accorder de tels crédits au ministère en en votant la loi de finance.
Mais voilà, aujourd'hui ce ne sont pas des des choses qui ont été décidées. Et donc on on a effectivement cette difficulté que l'on essaie de de résoudre en lien avec la les entreprises de l'EPTEC mais qui supposent un changement de modèle d'affaires assez conséquent pour ell qui suppose que l'État puisse investir des sommes pour créer de nouvelles solutions, faire de l'innovation, ce qui a été fait avec les Crédits France 2030 et l'USGPI. Donc ça ça a été extrêmement profitable pour voilà faire sortir de terre de telles solutions qui n'existait pas auparavant.
Mais une fois que les investissements ont été fait en matière de de d'innovation d' de de d'investissement et bien que les outils soient utilisables sans frais supplémentaires par l'administration. ce qui ce qui est en réalité euh le le le cas général quand on parle de système d'information classique. Euh c'est-à-dire que moi en tant que DSI euh je reviens à mon autre casquette.
Euh quand euh j'achète euh quand je passe commande du développement d'une application euh c'est auprès de société de services qui vont m'assister dans le développement d'une application et à la fin l'application elle m'appartient. Euh et je peux soit recourir de nouveau à des sociétés de services pour la maintenir, soit internaliser complètement sa maintenance. Euh voilà, c'est c'est la propriété du ministère.
Là, c'est un un autre modèle, modèle éditeur euh et qui se heurte euh en terme de pérénité des usages euh à euh une inadéquation avec euh les les crédits budgétaires disponibles auprès du ministère. Donc c'est pour ça que on entre en discussion avec depuis maintenant 2 ans avec l'tech pour voir dans quelle mesure on peut trouver un chemin qui tende vers des ce qu'on appelle des communs numériques. c'est dire comment on peut l'État peut contribuer en matière d'investissement en phase d'investissement à créer des nouvelles ressources innovantes qui vont pouvoir être vendu par ailleurs en dehors de la France ou dans le secteur privé mais qui pour le secteur public qui en a pas ses commandes qu' qu'elle puisse être utilisée sans limite de temps pour en péréniser les usages et être maintenu en tant que commun numérique au sein du ministère.
Euh donc c'est cette voix qu'on que l'on essaie de de de voir de de de tracer avec le le monde des tech qui n'est pas simple. Certaines tech il ont trouvé en tout cas une voie mais qui dépend aussi de leur propre modèle d'affaires. Donc c'est vraiment en en headtech partech que qu'on peut voir les les modalités possibles.
Mais ça reste un un un sujet effectivement de de de travail devant nous. C'est d'autant plus impant que si on investit, si l'État investit pour faire émerger et qu'on arrive pas à trouver de moyen de se développer, bon, c'est un peu comme si on on finançait quelque chose presque à perte en fait. Ça pose aussi une question éventuellement d'inégalité aussi.
Si je ne trouve pas euh à l'école ce qui va me permettre d'apprendre, ça se passe ailleurs. On sait déjà qu'il existe tout un marché pour le soutien scolaire, pour le soutien à l'orientation, on le sait. Euh est-ce que c'est pas le rôle de l'éducation nationale de pouvoir le justement le faire ?
Je voulais vous faire un parallèle aussi avec l'édition des manuels scolaires. Aujourd'hui, on a des programmes et puis on a des manuels scolaires. On a des manuels qui se sont numérisés.
Euh on nous a dit euh les représentants des tech notamment, mais que euh s'il était euh maintenant indispensable dans un établissement de pensé à l'achat de livres pour suivre le programme, on avait pas encore complètement intégré le fait qu'il fallait aussi penser à l'acquisition de d'outils numériques. Alors, ça pose la question de qu'est-ce qui dépend de l'État ? Qu'est-ce qui dépense du financement des collectivités locales ?
Ma question c'est comment considérez-vous que la place et le marché fait pour l'édition de manuel scolaire et pas non plus un obstacle à ce que l'on puisse développer un marché celui de l'éducation nationale et un marché j'entends le fait de pouvoir développer et mettre à disposition des solutions diverses à l'ensemble des élèves et des et des professeurs. Comment on arrive à combiner l'unicité de d'un programme ? tout le monde l'a éventuellement ce qu'il existe déjà chez les éditeurs, c'est une manière de faire vivre le programme différent et puis d'aller encore plus loin dans la personnalisation, l'individuis que nous permet des outils numériques et des outils d'IA.
Comment vous voyez cette cohabitation parfois vécue comme un prolongement, parfois vécu également comme une concurrence ? Alors, beaucoup de choses dans votre question. Euh d'abord la question des manuels scolaires euh papier et ou numérique.
Première chose que l'on ce que l'on a noté dans la stratégie du numérique pour l'éducation, euh c'est que euh les manuels scolaires euh doivent être papiers uniquement papier en école primaire euh notamment pour ne pas euh habituer trop précocément euh les élèves à devoir utiliser des outils numériques notamment à la maison dont ils pourraient faire autre chose que leur simple devoir. Donc voilà, il y a il y a une question de de de cohérence à avoir en la matière. Donc voilà, à l'école primaire euh les manuels sont papiers et uniquement papier.
Euh au collège, le la stratégie indique que le manuel doit être papier mais peut être complété par son équivalent numérique, que ce soit pour apporter une solution au poids des cartables scolaires, que ce soit également une manière d'enrichir les contenus accessibles à partir de ces manuels pour permettre des des exercices interactifs, de l'accès à des vidéos, à voilà tout un ensemble de de contenus que l'on ne peut pas auquel on ne peut pas accéder directement avec un manuel papier ou que ce soit également, vous l'avez dit, pour pouvoir adapter au au besoins de chacun, adapter au handicap ou aux besoins particuliers de de de chacun et chacune. Donc au collège, manuel papier qui peut être complété mais qui ne peut pas se substituer au au avec un un un complément donc numérique. Et ça n'est au lycée que il est autorisé le tout numérique versus le tout papier.
Donc ça c'est l'état actuel de la doctrine entre guillemets du ministère en la matière. Euh nous avons demandé collectivement euh à l'inspection générale de euh travailler sur cette question euh des manuels scolairire euh papier et numérique puisque nous bénéficions aujourd'hui euh d'un certain recul de dans certains territoires euh sur le tout numérique. Vous avez la région Grand Est qui depuis euh je avant le Covid plus de plus de 5 ans euh à généralisé le le comment dire l'équipement des élèves de d'ordinateur portable et les manuels numériques qui vont avec donc pour les lycéens.
Euh et donc on a là un recul qui permet de de voir ben quels sont euh les usages effectifs des manuels numérique, euh quels sont les avantages inconvénients qui en sont tirés et cetera et cetera. Euh et puis on a également là plus proche de nous euh ici euh en Île-de-France euh la région qui a également équipé alors pour le coup à peu près depuis le Covid euh les lycéens et d'ailleurs les enseignants euh de d'ordinateur euh et qui euh plus récemment a proposé des alternatives euh entre le manuel manuel numérique et le manuel papier et au sein des manuels numériques la version des éditeurs scolaires traditionnels et des versions créées directement par les enseignants d'Île-de-France. Donc je ne suis pas en capacité de puisque la mission d'inspection générale est en cours, elle devrait rendre ses conclusions dans quelques semaines, mais ce sera intéressant de voir les leçons tirées de ces expériences qui sont maintenant sur une durée suffisamment longue pour éventuellement faire évoluer, je ne sais pas dans quel sens, la doctrine du ministère sur ces questions-là.
Euh maintenant, vous l'avez dit, le on sait bien que au-delà peut-être des enseignants qui débutent dans la carrière euh qui intuitivement en tout cas et ce sera probablement confirmé par l'inspection générale, utilise plus euh de façon intégrale et complète les contenus de offerts par les manuels scolaires que leurs aînés. Euh mais euh les enseignants euh euh qui euh ont une certaine expérience euh on on ont on ont ont ont tendance à à à euh recréer finalement leur propre matériaux euh pédagogique euh qui est à piocher euh dans certains matériaux euh existants ou à en créer d'autres en s'inspirant de de certains. Et donc c'est là où un un de nos communs numériques que l'on porte au sein du ministère entre en œuvre, c'est que on met à disposition de l'ensemble des enseignants du territoire une plateforme qui s'appuie sur le logiciel libre Moodle qui est bien connu dans notamment dans l'enseignement supérieur à l'international he qui c'est un un learning management system comme on dit en bon français qui a été qui qui permet donc à un enseignant de créer un cours un scénario pédagogique euh incluant donc des éléments de de de cours, des éléments d'évaluation et cetera et que l'enseignant peut ensuite distribuer à à ses élèves pour les mettre en activité dessus, que ce soit en classe pendant des temps bien déterminés ou à la maison.
Euh et donc cette plateforme qui s'appelle ELA permet à un enseignant et bien de créer des contenus, de les partager entre pains donc de contenu existants pour former leur propre matériaux pédagogique interactif qui permet un tableau de bord à l'enseignant permettant de suivre le le parcours de chacun de de ses élèves. Bref, qui voilà qui qui offre un certain nombre de de possibilités numériques. Donc pour nous, c'est vraiment un un le type de plateforme qui doit permettre avec les les les nouvelles possibilités permises par l'intelligence artificielle, notamment d'adaptation de contenu au aux besoins de chacun, permettant également la correction semi-automatisée d'un certain nombre de productions, la remédiation, le le feedback, enfin le le le retour élève beaucoup plus précis. et cetera.
Voilà, on notre nos travaux se concentrent en la matière sur la manière dont l'intelligence artificielle peut venir euh euh améliorer finalement ces outils offerts au niveau national aux enseignants. Je sais pas si vous voulez compléter parce que je monopolise la parole. Alors juste un point, vous l'avez évoqué sur le revenir sur le partenaire d'innovation, il y avait un point qui était de scène gestion des fonds nationaux qui était que nous commandions des licences après les usages de chaque année.
C'estàd que nous n'étions pas à délivrer un service dont il n'y aurait pas eu d'usage mais fort des usages réels, des demandes des professeurs, le ministère commander un nombre de licences qui correspondait au besoins exprimés pour la raison simple que des professeurs ne voulaient pas de service de tel outil. Et donc comme monsieur le directeur l'indiquait, on a on constatait la réalité des usages en fait. Donc c'était quand même assez nouveau que d'avoir cette démarche là de commander au fil des ans et non pas une commande aveugle euh qui peut par exemple se produire parfois pour les manuels avec très peu d'usages et évidemment nous sommes complètement aveugles sur les usages réels des manuels.
Donc peut-être pour faire un écho des manuels papier bien sûr. Et donc pour revenir en éco à ce que vous mentionnez madame le budget est quand même colossal. Ce budget déduit au manuel scolaire et les budgets dont nous parlons pour le partenariat d'innovation qui était une première en Europe.
C'est une modalité de marché européenne. C'est la première fois que c'était réalisé par un état membre de de cette modalité. On était sur un budget de 17,3 millions si je me rappelle bien.
Et vous avez sans doute en tête le budget qu'on consacre au manuel de la part des fonds de l'État. on est sur un ratio presque 1 à 10 pour des services qui nous ont duré 5 à 7 ans et dans une période extrêmement difficile qui était celle du Covid et quand tous les services ne fonctionnaient plus ou dire autrement les choses étaient très grandes en très grande difficulté nous avions la chance d'avoir un des services du PDA qui fonctionnait autour de la lecture et qui a atteint pour que vous ayez un ordre de grandeur 30 % des professeurs de France de CP CE1 CE2 utilisent ce service. Peut-être je puis le nommer ici, c'est le service la lilo qui est assez bien connu et vous avez peut-être repéré que des communes ont déclenché des acquisition assez massives depuis l'arrêt cet été à leur initiative pour le périmètre des écoles.
Donc voilà, c'est ce qu'on a observé aussi en se disant que alors vous vous l'avez mentionné, il y a une inégalité territoriale claire puisqu'elle relève dans ce cas l'initiative de la de la municipalité mais de notre côté avec les fonds dont on disposé on constate que ces services semblaient suffisamment pertinents pour que d'autres décident de les prolonger. Merci beaucoup. La question de la souveraineté a déjà été évoquée, mais j'aimerais savoir quelles sont les exigences que vous apportez euh quand vous appréciez la mise en place d'outils IA.
Alors quand c'est soutenu par le le pays, bon on se dit que c'est assez souverain, mais il y en existe d'autres utilisés par les enseignants et par les élèves eux-mêmes. On regrette souvent la le sous-équipement en matériel informatique des enseignants. Est-ce que vous pouvez me dire où est-ce qu'on en est aujourd'hui ?
Il y a eu des facilitations, en tout cas l'aménagement de de de possiblement s'équiper puisque on a encore des établissements où les enseignants n'ont pas forcément ne serait-ce que l'écran, le téléphone ou la connexion où on en est où et aujourd'hui et quelles sont à votre avis les utilisations de modèles DIIA tel que se présenter par quelques gars femmes grâ gratuit et donc quel est le risque éventuellement aussi qui pèse sur la sécurisation des données utilisées par les professeur ? Je sais que dans le domaine de l'entreprise, on parle de la du shadow IA. Alors, est-ce que c'est difficile de voir quelque chose qui qui est qui est plutôt sous les radars ?
Mais est-ce que vous pouvez nous dire la façon dont se sont amélioré ces dernières années ? non seulement l'équipement des enseignants, les pratiques des enseignants concernant l'utilisation d'outils plus souverains que d'autres et comment aller plus loin. Alors euh en matière d'équipement, il faut distinguer les équipements des établissements et les équipements des enseignants, les équipements individuels des enseignants. les équipements euh des établissements euh euh que ce soit les écoles, les collèges, les lycées euh relèvent comme vous l'avez dit tout à l'heure des collectivités territoriales, donc les communes pour les écoles primaires, euh les départements pour les collèges et les régions pour les lycées. cette compétence qui a été réaffirmée dans le cadre de la loi dite payon de 2013 et largement bien comprise des collectivités territoriales désormais parce qu'il y a peut y avoir il y a un certain débat il y a quelques années mais c'est une compétence qui est bien établie désormais [grognement] euh qui a été largement aidé pour les primaux équipements par l'État notamment par à la fois les crévestissement d'avenir mais également les crédits de du plan de relance euh puisque euh notamment au niveau des communes euh il y a eu des euh des enveloppes substantiel qui ont permis les primaux équipements euh des communes que ce soit en tableau numérique interactif, en ordinateur, tablette et cetera.
Et donc on on alors on essaie de suivre euh les taux d'équipement de l'ensemble des établissements scolaires. Euh mais ça n'est pas une donnée immédiatement accessible puisque relevant des collectivités territoriales et donc relevant de remonté de collecte de données parfois un peu compliqué mais qu'on essaie d'organiser intelligemment avec les représentants des élus. Mais euh voilà, aujourd'hui, on a un un on a un d'abord euh un j'ai oublié le nom de notre document à la matière euh mais un document qui vient qui donne une référence de ce que doit être l'équipement numérique euh d'une école petite, moyenne, grande, d'un collège, d'un lycée.
Voilà, qui permet aux collectivités bien de de de s'appuyer dessus pour savoir quel niveau d'équipement mettre en place. Euh et donc on essaie de voir euh le le taux de de d'établissement qui respecte ce minimum d'équipement euh qui a été cadré euh par le ministère en lien avec les associations d'élus. Euh et globalement je donc je ne peux pas donner de chiffres scientifiques aujourd'hui mais le voilà le aujourd'hui on arrive à à un équipement qui est relativement bon en moyenne euh de l'ensemble des établissements scolaires.
Il n'est pas parfait partout et cetera, mais globalement on a beaucoup progressé en la matière, ce qui fait que le le sujet des équipements, il reste il peut rester localement à cet endroit mais il est moins un enjeu que il y a 10 ans par exemple. Euh ça c'est sur les équipements des établissements, sur les équipements des enseignants eux-mêmes. Alors là, c'est ça relève vraiment de de l'équipement personnel.
Ils ont cette prime qui a été accordée il y a maintenant près d'une dizaine d'années de 150 € chaque année qui est spécifiquement prévu pour les équipements personnels. On peut débattre du montant mais en tout cas c'est c'est la la situation. Euh et alors certaines collectivités euh accordent euh par ailleurs, mais ça c'est un choix de leur part, euh le un un équipement euh aux enseignants de de son territoire.
Euh donc ça c'est pour les les équipements. Ensuite sur les les ressources et services numériques pédagogiques ou services numériques tout court qui sont utilisés notamment intelligence artificielle qui sont utilisés par ces enseignants. Euh euh là encore le ministère apporte un certain nombre de de cadres et et notamment toute ressources numérique pédagogique tierce qui vient d'un éditeur privé souverain ou pas souverain. euh doit euh pour être utilisé via un environnement numérique de travail, un ENT, qui sont les portails d'accès à ces ressources numériques pédagogiques et qui sont des portails qui sont là encore opérés par les collectivités territoriales.
Pour qu'une ressource numérique donc puisse se trouver dans un ENT, elle doit être accrochée techniquement à une brique du système d'information du ministère qui s'appelle le gare, le gestionnaire d'accès aux ressources. Et toute accrochage technique au garédé par une analyse de du respect du RGPD par la dite ressource. Donc les éditeurs, les ressources en question doivent nous voilà procéder à une une un rapport completées, la manière dont sont utilisées les données, quelles sont les données qui sont utilisées pour qu'on ait cette analyse d'un point de vue RGPD.
Donc toute ressource, tout service numérique pédagogique accroché au gare est garanti en cela euh d'un plein respect du RGPD. Quand donc des LLM sont en jeu, et bien ça nécessite soit que une garantie absolue que aucune donnée personnelle euh ne n'y soit euh intégré, mais la garantie en la matière est est quand même difficile à porter parce que à la fin c'est quand même l'usager lui-même qui décide des données à qui qui y sais, soit euh euh recours à des euh des LLM euh qui respectent le RGPD, donc des LLM euh qui sont soit des euh comment dire des des des moteurs open source hébergés souverainement, soit un moteur de type mistral ou en tout cas européen qui respecte le RGPD. Mais voilà, il y a cette grille d'analyse qui est obligatoire.
Donc ça c'est pour le le le comment dire le non shadow le les les usages comment dire assumés officiel de de l'IA. Maintenant, il y a effectivement les usages euh en dehors euh des euh des ENT euh de de de ces logi de ces euh de ces dispositifs. Donc là, je j'en reviens à mon cadre d'usage de Lien en éducation.
Euh là, on s'en remet nécessairement à à l'intelligence [raclement de gorge] et à à à la bonne utilisation par les utilisateurs finaux, que sont les enseignants euh des outils. Et donc, ils peuvent encore une fois utiliser des outils d'intelligence artificielle générative grand public à condition qu'aucune donnée personnelle, sensible, confidentielle ou quoi que ce soit n'y soit intégrée. Donc ça ça pose un cadre mais ça pose immédiatement une autre question qui est très bien mais comment l'état moutille moi enseignant quand j'ai des besoins en matière d'IA qui nécessitent en tout cas qui intègre un temps soit peu quelques données personnelles et donc c'est c'est ce quoi nous nous nous nous nous nous nous nous essayons de de travailler avec un toujours un un la question de la comment dire de la soutenabilité budget des terres derrière hein.
Euh donc il y a il y a il y a deux aspects. D'une part, il y a tous les usages de LIA pour l'administratif, on va dire. Et donc en ça, on s'appuie sur les travaux interministériels pilotés par la DINUM et auxquels nous sommes partis prenantes autour de l'assistant IA euh qui est motorisé derrière par un moteur euh un LLM mistral hébergé souverainement chez un clouder français.
Euh donc ces usages qui a un pardon et une plateforme qui est labellisée clum cloud he donc au plus haut niveau de sécurité et de souveraineté. Donc nous nous appuyons sur cette ces travaux interministériels pour proposer, je l'espère, au plus grand nombre demain, ces outils souverain pour permettre, mais c'est plutôt pour les usages administratifs et puis pour les usages plus pédagogiques, notamment des enseignants pour la préparation de cours, la correction de copies, pour ce ce genre de de de cas d'usage et bien nous souhaitons avancer là encore et en lien avec des des crédits d'investissement de France 2030 pour concevoir des solutions là encore souveraine relié à notre écosystème. Je parlais de DLA tout à l'heure, la plateforme Moodle que nous vous proposons à l'ensemble de nos enseignants.
L'idée donc c'est de d'intégrer des services d'IA souverain dans cette plateforme pour permettre euh et pour libérer quelque part des usages d'IA sécurisés respectueux des données personnelles pour les les un certain nombre de gestes pédagogiques de nos enseignants. Je sais pas si vous voulez tu veux compléter un point qu'on constate donc en étudiant donc avec aussi sur la recherche appliquée dans les pratique. On est dans une période qui reste une très forte période d'accélération et donc ce qu'on constate c'est qu'évidemment les élèves se sont appropriés les shadow pratiques que vous mentionniez il y a bien longtemps très très très rapidement euh ce qui était pas le cas des enseignants au départ c'estàd qu'il y a eu une sorte d'effet de sidération tout le monde a constaté euh voilà quelque chose de vertigéneux en terme d'efficacité ou de de de réalisation mais pas dans l'appro des usages professionnels de la part des enseignant ce qu'on a constaté dans les premières premières années, mais c'est moins le cas maintenant.
C'estàd que l'accélération se produit avec un peu un léger décalage euh également du point de vue des usages. Et après nous aussi en transparence aussi avec vous, il se trouve que les les élèves s'en partent, les enseignants s'en emparent et l'administration aussi a ce temps de réflexion qu'il lui faut pour se dire qu' quelque chose se produit de systémique, de massif et qui nécessite des besoins de formation comme jamais sans doute le ministère n'en a croisé par le passé puisquon monsieur le directeur l'indiqué, il y a déjà eu des transformations précédentes mais les précédentes transformations internet par exemple prenez 20 ans. Ça laisse beaucoup de temps pour s'adapter.
Là, on on vit une période d'accélération comme on en a rarement connu et donc les élèves s parent rapidement, massivement, sans avoir un esprit très très critique et une distanciation nécessaire par rapport aux production. Les professeurs étaient très très critiques sans les utiliser suffisamment pour percevoir les potentialités des services. Et nous-même, quand je dis nous-même, c'est donc le ministère, avons mis un temps important à se dire que quelque chose de systémique nécessitait des formations comme des besoins dans la durée mais comme nous en avions jamais accompagné.
Bien sûr. Très bien. Oui, monsieur Alouche, allez-y.
Oui, oui. J'apporte quelques compléments sur la la consultation qui a eu lieu sur le cadre d'usage que dont je été chargé à la demande de monsieur le baron. Donc c'est une consultation effectivement qui a permis d'identifier chez les personnes consultées, c'estàdire les chefs d'établissement, les professeurs, les parents, les élèves, à la fois des points d'inquiétude et des points de confiance.
Et ce qui est positif, c'est que sur les points de confiance, il y avait une forte attente auprès de l'institution. C'estàd qu'une forte attente auprès du ministère de l'éducation nationale pour fournir un cadre justement. le cadre apparaissait comme vraiment attendu et ça c'est un point positif et parmi les points de on va dire de d'inquiétude ou les facteur de risque il y avait la perte du lien humain c'est le fait qu'avec l'IA il y avait un risque qu'effectivement de plus en plus de services numériques on va dire venaient en remplacement ou en substitution de l'acte [raclement de gorge] humain d'enseigner et puis il y avait aussi le fait que il y avait une mise en en en fragilité on va dire des données.
C'est dire justement et c'est là qu'on est intervenu justement pour instaurer pour rappeler le cadre légal et instaurer un cadre à la fois éthique et déontologique pour accompagner les enseignants. Donc on est vraiment là sur un accompagnement. Le cadre d'usage était attendu.
Actuellement, nous le mettons en discussion dans le cadre de notre communauté de pratique qui s'appelle la Créa. Donc c'est une communauté de réflexion sur le LIA en éducation et nous avons recueilli une, on va dire plusieurs dizaines de contributions he pour voir un petit peu comment le cadre pouvait évoluer. Et il y avait donc dans les contributions actuelles, il y a une forte attente évidemment pour la formation pour inclure aussi des thématiques qui sont peut-être moins présentes qui sont les thématiques d'inclusion, d'équité, d'accessibilité et puis surtout être dans l'explicitation des principes de transparence et d'esprit critique.
C'est-à-dire qu'en fait, comme l'a dit monsieur le Baron tout à l'heure, on est sur des potentialités et il faut jamais perdre de vue que les outils d'IA, les services d'IA ne remplissent tel ou tel service qu'à condition qu'il y ait des choix, des choix humains. Donc faut bien rappeler que l'IA est d'abord une émanation de l'intelligence humaine et ça on le rappelle aussi dans les les interventions et dans les formations que l'on organise et que face à cela, il y a un effet miroir sur ce que peut ou ne peut pas l'intelligence humaine. Et surtout on rappelle et on vient de le faire dans notre brochure éducation qu'on vient de publier il y a quelques jours hein qui est accessible en ligne et on pourra vous fournir le lien.
Voilà. Et on rappelle en introduction de la brochure ce qui est du domaine du calculable ce qui peut effectivement être rempli par des services d'IA. a tout ce qui est imitation, simulation, optimisation et tout ce qui ne peut pas être remplacé par des services d'IA et qui tout ce qui ne peut pas c'est l'acte d'apprentissage, l'acte d'enseignement et c'est aussi la production de savoir.
Et c'est pour ça qu'on travaille avec la recherche. Donc on anime des groupes de travail qu'on appelle les groupes thématiques numériques qui nous aident aussi à faire des états réguliers de la recherche avec cette réserve prê mais vous la connaissez comme moi, c'est qu'on est dans une phase de très très forte accélération. Tiens, ce que dit la recherche, tel jour ou telle année ou tel mois peut-être remis en cause [raclement de gorge] très peu de temps après.
Donc on est très vigilant aussi sur donc on vous fournira évidemment si vous le souhaitez un état global de la recherche sur l'IA en éducation qui est très volatile. On a très peu encore de certitude mais ce que l'on sait c'est que on est dans une période de très forte accélération et on est dans une période qu'un chercheur récemment a qualifié d'incertitude normative. C'estàd qu'il y a une accélération technologique qui bouscule évidemment les cadres normatifs notamment les cadres on va dire de ce qui peut relever de l'accompagnement des apprentissages des textes officiels.
Et donc là effectivement le cadre d'usage tel qu'il a été conçu, c'était aussi pour rassurer et pour dire que l'utilisation de l'IA n'est possible qu'au regard des exigences de l'école républicaine, des objectifs de l'école républicaine et de l'acte humain d'enseignement mais aussi de pilotage aussi évidemment par rapport aux tâches administratives. Voilà donc ce mot aussi pour dire qu'on travaille de façon très rapprochée avec la recherche. Donc on est sur ce qu'on appelle la recherche appliquée, c'estàdire qu'on est dans une recherche qui tout le temps est orientée vers les politiques publiques et vers l'application dans le cadre des politiques publiques.
Et c'est comme ça aussi qu'on a travaillé sur le cadre d'usage où on a aussi consulté la la recherche et on a consulté bien sûr le conseil scientifique de l'éducation nationale qui il y a quelques jours vient de publier ses recommandations justement sur l'utilisation de lien en éducation. Donc ces recommandations viennent éclairer le cadre d'usage, viennent en complément sur les aspects proprement et directement pédagogiques. Et là aussi évidemment, on pourra vous renvoyer vers ces publications et vers la récente conférence que vient organiser le le CZN.
Très bien. Merci beaucoup monsieur Alouche. Madame le rapporteur, me semble-t-il du terme de la tradition ex je ne me trompe pas.
Donc euh messieurs, écoutez, monsieur le directeur, messieurs, merci infiniment pour euh votre contribution euh au travail de cette mission d'information. Nous sommes évidemment très preneur de tous les euh documents, information qu'évoquait euh euh monsieur Alouche dans son propos final. Euh nos administrateurs en feront leur miel et madame le rapporteur évidemment aussi.
En tout cas, merci infiniment. Je moi ce que je retiens c'est que manifestement le ministère est très mobilisé euh et que euh il est très conscient des des enjeux d'une part de cette révolution anthropologique h et qu'il et nous interrogeons la DGESCO notamment sur le plan de formation des professeurs qui doivent accompagner ce ce bouleversement. Merci beaucoup monsieur le directeur et messieurs.
Bonne fin de journée. La séance est levée provisoirement pour quelques minutes avant de d'accueillir la BNF. Merci.
Merci à vous. Bien, je pense Yeah.