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Discours / meetingConférence nationale des Doyen·ne·s de médecine· 19 décembre 2025 12 minAutoproduitFond programmatiqueSantéTravail & emploiÉconomie & entreprisesNumérique

Allocution de Stéphanie Rist, Ministre de la santé, 19es assises nationales hospitalo-universitaires

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:29Invité politiqueFait
    « Il y a encore peu, nous connaissions la crise d'un modèle fragilisé et souffrant d'un manque d'attractivité. »
  • 2:14Invité politiqueChiffre
    « L'échu, c'est 40 % de l'activité hospitalière publique. »
  • 2:59Invité politiqueChiffre
    « Ce sont 100000 nouveaux étudiants qui entrent chaque année dans les formations en santé. »
  • 5:10Invité politiqueChiffre
    « Le ministère de la santé s'engage en versant chaque année 2 milliards d'euros aux établissements pour soutenir les activités de recherche et d'enseignement. »
  • 6:39Invité politiquePromesse
    « Nous allons regrouper l'ensemble des forces dédiées à la recherche clinique, à l'innovation et au numérique en santé au sein d'une direction unique du ministère de la santé. »
  • 8:51Invité politiqueFait
    « Ce sera par ailleurs une accélération des usages de l'intelligence artificielle qui devient absolument déterminante pour améliorer la qualité des soins. »

Temps de parole

  • Stéphanie Rist99 %

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Stéphanie Rist

Madame la secrétaire générale de la préfecture, madame la ministre chère Élisabeth, madame la sénatrice, mesdames et messieurs les élus, monsieur le directeur général de l'ARS, monsieur le directeur général, cher Philippe Elsir, mesdames et messieurs les présidents de conférence, mesdames et messieurs les directeurs généraux, présidents d'université, président de CME et doyen. Mesdames et messieurs les représentants des étudiants et jeunes en santé. Mesdames et messieurs, je suis très heureuse d'être parmi vous à l'occasion de cette 19e édition des assises hospitalau-universitaire.

Assis qui sont, comme à chaque édition, un moment fort, l'occasion d'établir un bilan et de se projeter vers l'avenir. Je veux commencer en saluant la qualité du travail entre les conférences des directeurs généraux de chu, les présidents de CME et les doyens. Cette entente rare et exigeante est la force de notre système. Elle montre qu'ensemble nous savons avancer, transformer et protéger ce qui fait l'excellence française dans le soin, la formation et la recherche. La réforme de 1958 a structuré un modèle unique qui a issé la médecine française au plus haut niveau. Le chu en est l'incarnation la plus forte. J'en viens et j'y suis comme vous profondément attaché.

Il y a encore peu, nous connaissions la crise d'un modèle fragilisé et souffrant d'un manque d'attractivité. Je ne reviens pas sur les raisons de cet essoufflement pointé dans plusieurs rapports, mais il est indéniable qu'une prise de conscience était indispensable. Quelques années après, le modèle a fait preuve de résilience. Il a tenu pendant les crises et surtout, il a continué à évoluer. Cette transformation n'est pas un hasard. Elle est le fruit d'un collectif, d'une identité et de réflexion constructive entre votre communauté et les ministères. Sur tous vos champs d'activité, je souhaite prendre le temps de mesurer le chemin parcouru.

D'abord sur les soins, l'échu, c'est 40 % de l'activité hospitalière publique. C'est aussi la structuration de l'excellence dans les filières de recours génomique, maladie rares, cancer, maladie neurodégénérative ou encore soins palliatifs. Nos voisins européens regardent d'ailleurs avec envie la singularité de ce système vertueux. Mais l'excellence appelle aussi la synergie. Ces dernières années, beaucoup de réseaux régionaux se sont constitués. Je veux saluer ici celui qui nous accueille aujourd'hui, les hôpitaux universitaires du Grand Ouest, Hugo.

Je veux aussi saluer la création de plusieurs consorti pour répondre à l'appel à projet européen des centres de lutte contre le cancer intégré d'excellence dont une vingtaine pour la France. Grâce à vous et en synergie avec les centres de lutte contre le cancer, ce sera demain une garantie pour tous, pour tous nos concitoyens d'un accès à un centre de référence et d'excellence d'oncologie en métropole et en outreem. Mais les chus ont aussi été conçus pour mieux répondre aux enjeux de qualité de la formation. Ce sont 100000 nouveaux étudiants qui entrent chaque année dans les formations en santé. Les chus sont bien sûr en première ligne pour les accueillir.

Nous avons collectivement franchi une première marche du défi de l'augmentation des capacité de formation dans plusieurs filières essentielles et celui du renforcement du maillage territorial. En terme de nombre, nous devons nous devons de façon déterminée confirmer les efforts qui doivent être poursuivis. En terme de répartition, on ne peut que déplorer les inégalités territoriales persistantes et le manque d'attractivité de certaines filière. Je pense à la santé scolaire, à la prévention, au grand âge ou aux soins palliatifs, mais aussi à la santé mentale grande cause nationale 2025.

Le rôle d'chu est décisif dans l'orientation des étudiants puisque c'est souvent le premier lieu de contact avec les patients et les spécialités. Et pour donner plus de diversité aux exercices professionnels, nous avons instauré des stages obligatoires en dehors des chus dans les maisons de santé professionnelles universitaire, en hospitalisation à domicile, dans les PMI et cetera et les métropoles pour tous les étudiants de 2e et 3e cycle. Former plus nécessite d'adapter nos capacités de formation mais aussi de disposer d'enseignants. C'est tout le sujet de l'attractivité.

Depuis 5 ans, 400 postes hospitalau universitaires ont été créés dont plus de 200 titulaires pour répondre aux besoins croissants. Ce sont des rémunérations revalorisées, la mobilité et des parcours de recherche facilités et un régime de retraite complémentaire instauré. Cela a été dit. D'autres mesures étaient attendues, je le sais. Elles n'ont pas pu être travaillées aussi vite que souhaité. [grognement] C'est pourquoi je souhaite vous annoncer qu'avec Philippe Baptiste, nous allons lancer des échanges avec vous sur deux chantiers très attendus. Le le temps de travail des hospitalau universitaires et le statut des plus jeunes en transition vers un poste de titulaire.

Par ailleurs, j'ai bien été saisi de la question du régime d'astreinte des praticiens hospitalau universitaires. Nous voulons y apporter une réponse concrète. Les propositions que vous avez formulé seront examinées attentivement et on va aboutir le plus rapidement possible. Le CHU, c'est aussi le cœur battant de la recherche française. L'excellence de la recherche, c'est ce qui peut attirer les meilleurs profils dans les fus. Le ministère de la santé s'engage en versant chaque année 2 milliards d'euros aux établissements pour soutenir les activités de recherche et d'enseignement. si ajoute bien sûr les programmes nationaux et ceux de France 2030.

J'entends toutefois une petite musique sur le déclin de la recherche clinique française. Si on se place du strict point de vue des classements, la place de la France dans le monde reste stable. Elle est troisème en Europe et première en oncologie. Nous ne sommes donc pas à la traîne, mais face à d'autres pays, nous devons accélérer nos efforts de restructuration pour les amplifier. Un travail collectif est en cours pour renforcer la recherche clinique. Des pistes assez évidentes émergent. Un dispositif de procédure réglementaire accéléré pour certains essais cliniques a été annoncé la semaine dernière. Je prends l'engagement que d'autres mesures soient rapidement étudiées et appliquées.

Mais nous avons aussi besoin d'une stratégie plus affirmée pour la recherche clinique, le numérique en santé et l'innovation au sein même du ministère de la santé. C'est pourquoi je veux vous annoncer aujourd'hui que nous allons restructurer le pilotage de la recherche au sein du ministère de la santé. Dans le cadre de la mission État efficace lancé et porté par le Premier ministre, nous allons regrouper l'ensemble des forces dédiées à la recherche clinique, à l'innovation et au numérique en santé au sein d'une direction unique du ministère de la santé.

la délégation du numérique en santé, l'Agence de l'innovation en santé, la mission article 51 et les équipes en charge de la recherche et de l'innovation au sein des directions du ministère de la santé. Face au défis que rencontre notre système de santé, il devient indispensable de doter ce ministère d'un véritable levier d'anticipation et d'accélération des innovations. Une direction dédiée doit permettre au ministère de contribuer pleinement à la transformation du système de santé par la donnée en structurant l'action publique et en donnant de la cohérence aux initiatives existantes.

La mise en place de cette nouvelle direction recherche innovation et numérique en santé et du transfert des compétences de haut niveau de l'IS au ministère de la santé permettront ainsi de simplifier le paysage des agences sanitaires et de faire de la recherche et de l'innovation en santé une brique essentielle de la stratégie d'amélioration des soins, d'accès aux soins, de meilleure maîtrise de la pertinence et des coûts. Cette structuration donnera plus de cohérence et de lisibilité à nos stratégies de la recherche jusqu'aux soins en intégrant le numérique, l'intelligence artificielle et l'appui au développement industriel des solutions innovantes.

C'est une étape clé pour passer à l'échelle et soutenir nos équipes, nos chercheurs et nos patients. Avec cette nouvelle direction, nous allons enfin disposer d'un levier de transformation profonde de notre système de santé. Un outil capable de valoriser pleinement notre recherche, de renforcer l'attractivité de la France et d'accélérer l'arrivée des innovation jusqu'au patient. Ce sera par ailleurs une accélération des usages de l'intelligence artificielle qui devient absolument déterminante pour améliorer la qualité des soins. Quand on parle recherche et innovation, on parle aussi de souveraineté. La souveraineté sanitaire, ce ne sont pas juste le médicament ou les dispositifs médicaux.

La souveraineté sanitaire, c'est aussi notre capacité à innover et à transférer cette innovation. Partout en France, des partenariats se nouent avec les start-up, les industriels pour donner naissance à des projets ambitieux et porteurs d'avenir. Déjà un/art d'chus ont pris des participations dans les start-ups. Je pense ici par exemple à Nant ici même où un écosystème innovant s'est créé entre université, Chu et entreprise. À Lyon où vous avez réussi à développer tout un up santé autour de la recherche biomédicale à Montpellier. La M vallée se structure comme un pôle d'excellence d'innovation.

pour tirer le développement économique de toute une métropole à Brest où des projets en imagerie médicale et I santé renforcent notre position. La souveraineté, elle se construit aussi face au contexte international instable et aux situations sanitaires exceptionnelles. Mesdames et messieurs, avant d'être ministre, je n'oublie pas que je viens du terrain en particulier du dernier chut créé, celui d'Orléan. Venant de ce terrain-là, je suis convaincu du rôle déchu comme moteur d'un territoire, de son attractivité et de la réduction des inégalités d'accès aux soins, première priorité des Français.

Mesdames et messieurs, nous pouvons être fiers d'un modèle hospitalo universitaire qui a su depuis plus de 60 ans, se réinventer pour rester au meilleur niveau. Mais nous le savons, nous avançons aujourd'hui dans un monde plus instable, plus exigeant, plus imprévisible. Tous les mouvements au cœur de notre système de santé ont lieu dans un contexte de crise successive qui mettent notre résilience à l'épreuve. Face à cette accumulation de défis, certains pourraient douter. Moi, je crois au contraire que nous avons toutes les raisons d'être confiant parce que nous pouvons compter sur la force du modèle hospitalo-universitaire française, sur sa capacité à unir, à innover, à entraîner.

Je compte sur vous pour porter, renforcer et faire rayonner ce modèle et vous pouvez compter sur mon engagement total à vos côtés. Je vous souhaite d'excellentes assises. Merci

11:22
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]