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interviewThinkerview· 10 mars 2017 61 min

Nicolas Dupont-Aignan : Présidentielle 2017 sans filtre ?

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:20
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, bonjour.

0:22
Nicolas Dupont-Aignan

Bonjour.

0:22
Présentateur

Nous vous recevons aujourd'hui pour une chaîne YouTube qui s'appelle Sinkerview. On vous reçoit dans votre démarche de présidentiable. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire là-dessus ?

0:34
Nicolas Dupont-Aignan

C'est un immense défi, vouloir sauver son pays.

0:38
Présentateur

Sauver contre quoi ?

0:40
Nicolas Dupont-Aignan

Contre la décadence, le déclin, la perte de son essence même, de ce qu'on est. Sa liberté. C'est mon idéal, mon combat.

0:56
Présentateur

Qu'est-ce qui a fait perdre ça à la France ?

0:59
Nicolas Dupont-Aignan

En partie ses dirigeants, ses trahisons et puis un assoupissement aussi collectif. Donc mon boulot c'est de réveiller les Français, de leur dire attention, l'histoire ne repasse pas les plats éternellement. 40 ans de légèreté, de désinvolture, ça se paye cher. Et je n'ai pas envie que mes enfants soient les habitants d'un pays de seconde zone. Ça se paye comment ? C'est quoi un pays de seconde zone ? C'est un pays qui est plus libre, c'est un pays qui n'est pas fort, c'est un pays qui n'est pas juste. La France pour moi elle doit être libre, forte et juste. C'est ça la France, c'est la France que j'aime en tout cas.

Moi mon ambition, si on peut dire, c'est une belle ambition, c'est de rendre aux Français la France qu'ils aiment. Mais c'est une ambition démesurée, tellement la tâche est immense. Mais ce n'est pas un homme seul qui peut le faire d'ailleurs. Je ne suis que le catalyseur.

1:58
Présentateur

Et vous comptez faire quoi pour tout ça ?

2:00
Nicolas Dupont-Aignan

D'abord il faut convaincre les Français de vous faire confiance.

2:03
Présentateur

Vous êtes mal barré ? Non. Vous avez fait combien au dernier score des présidentielles ?

2:08
Nicolas Dupont-Aignan

Ah, en 2012, ce n'était pas si mauvais, 2%, un peu moins de 2%. J'étais à 0% dans les sondages, personne ne me connaissait. Il y a quand même eu plus de 600 000 personnes qui ont été mettre le bulletin dans l'urne d'un type qui était inconnu et à qui on prédisait l'échec absolu. Ça ne m'a pas découragé. On a construit un mouvement politique. Aux Européennes on a fait 4%. Aux Régionales j'ai fait 6,5% en Ile-de-France. Là, les sondages nous donnent entre 2 et 8. Les sondages, ils valent rien. Et la seule question que je me pose, c'est est-ce que tu fais, toi, tout ce que tu dois faire pour ton pays ?

J'ai le privilège, parce que je considère que c'est un privilège, d'être député de la nation depuis un certain temps. C'est quoi un certain temps ? Depuis 97. J'ai le privilège d'être maire d'une ville réélue à 80%, dans une ville de banlieue, à trois reprises. Ça veut dire que les gens me font confiance localement. À partir du moment où je suis dépositaire d'une petite part de confiance, très modeste mais réelle, et que j'ai une certaine idée de mon pays, mon devoir, c'est de faire tout ce que je peux pour faire triompher mes convictions, mon idéal, et l'idéal de ceux qui m'accompagnent aussi, parce que je me sens poussé par ceux qui m'accompagnent.

3:34
Présentateur

Qu'est-ce qui va vous obliger à tenir vos promesses ? Rien. On ne peut pas faire quelque chose pour vous obliger à tenir vos promesses ?

3:44
Nicolas Dupont-Aignan

Vous savez, souvent je dis aux gens... Qu'est-ce que vous risquez ? Ça me fait penser à ce que souvent les gens disent, est-ce que vous êtes honnête ? Je veux dire, on est honnête ou on ne l'est pas. On respecte ses promesses ou on ne les respecte pas. La seule chose que je dis aux gens, je ne peux pas vous promettre parce que, d'abord, vous ne croiriez pas. Ce que je vous demande, c'est de regarder mon passé pour comprendre mon futur.

4:09
Présentateur

Vous avez un casier judiciaire ?

4:10
Nicolas Dupont-Aignan

C'est-à-dire, vierge, c'est-à-dire, regarder comment j'ai gouverné au moins dans ma ville, et regarder comment j'ai agi dans ma vie politique. J'ai plein de défauts, sans doute, mais quand je n'ai pas été d'accord, j'ai dit bye-bye. J'ai quitté l'UMP quand Sarkozy gagnait, parce qu'il m'a dit qu'il allait violer la parole du peuple. Il vous l'a dit comment ? Très simplement, il m'a dit, ton Europe, ne m'emmerde pas avec ton Europe, je vais faire un traité, on dira que c'est différent de la Constitution, puis ça sera pareil, et je lui ai dit, ce n'est pas référendum, tu le feras adopter. C'était en 2007. Il m'a dit, non, par le Parlement, on ne va pas reconsulter les Français.

Et j'ai dit, bon, bye-bye, je m'en vais. Il m'a dit, tu te suscites politiquement. Je lui ai dit, oui, peut-être, mais je ne peux pas accepter de participer à un gouvernement qui va faire voter ce que le peuple a rejeté. Et je pense que la crise de confiance qui traverse toute la société française politique... Et peut-être mondiale même. Oui, aussi, il y a beaucoup d'autres choses. Mais est liée à ce mépris du peuple, à cette fausse démocratie qui s'apparente de plus en plus à une dictature. Et donc, je reviens aux promesses. Je ne peux pas dire aux gens, je vais faire tout ce que je vous promets de faire. Vous n'êtes pas obligés de me croire, je ferai tout ce que je peux.

Mais regardez ce que j'ai fait dans mon passé. J'ai toujours dit stop quand j'estimais que trop, c'était trop. Et je n'ai jamais été à la soupe. J'ai redressé une ville de banlieue. J'ai fait ce que j'avais dit que je ferais. Je ne suis pas parfait, mais j'essaye de l'être. Et puis voilà. Et puis après, j'ai envie de dire aux Français, arrêtez de dire tous pourris, tous les mêmes. Parce que ce faisant, vous laissez le champ libre aux vrais pourris.

5:59
Présentateur

Bon, si vous ne passez pas le premier tour, vous allez appeler à voter quoi pour le deuxième tour ?

6:03
Nicolas Dupont-Aignan

Je fais tout pour être au second tour.

6:05
Présentateur

D'accord. Je serai au second tour.

6:08
Nicolas Dupont-Aignan

D'accord. Je ne refuse de me mettre dans cette possibilité. Parce que si je me mets dans cette possibilité... Vous avez lu Sun Tzu, vous ? C'est une certitude. C'est fini.

6:17
Présentateur

Vous avez lu Sun Tzu ?

6:19
Nicolas Dupont-Aignan

Je n'ai pas lu Sun Tzu, j'en ai entendu parler. Oui, heureusement. C'est évident. Mais je ne l'ai pas lu. Au moins, je l'ai lu. J'avais lu des trucs il y a bien longtemps.

6:28
Présentateur

Arthur Schopenhauer, vous l'avez lu ?

6:29
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai lu des choses de Schopenhauer, mais il y a bien longtemps, quand on était étudiant et qu'on lisait beaucoup. Vous étiez étudiant où ? Oh, j'étais étudiant quand j'ai fait Sciences Po. Oui. Hélas ? Hélas. Oh, mais non, ce n'était pas une école. Il y a beaucoup de cons et il y a beaucoup une pensée unique, surtout maintenant. Mais moi, j'ai beaucoup appris. J'ai beaucoup lu. Et puis, on n'est pas obligé de faire des écoles pour lire. Ce n'est pas faux.

6:57
Présentateur

Je vais vous passer un petit extrait de deux minutes d'une de vos interviews de 2015 qui parle d'une blague. et ça, c'est une blague, en fait, qui n'est connue que par des gens qui font du renseignement économique ou de l'analyse. Et je vais vous demander la première question. Où est-ce que vous avez entendu cette blague-là pour la première fois ? Est-ce que vous ne l'avez pas un petit peu mélangée avec votre propre passé ou votre propre interprétation ? Et ensuite, je vous donnerai la vraie blague. C'est une blague qui se passe dans la jungle. Vous la connaissez peut-être. Ah oui. Vous pouvez nous la redire alors ?

7:28
Nicolas Dupont-Aignan

C'est l'histoire du japonais, du chinois. Oui, oui. Alors, je vous écoute. Oh, je ne m'en souviens plus des détails. Mais enfin, c'est l'esprit. Non, mais c'est l'esprit qui est marrant.

7:35
Présentateur

Non, mais c'est l'esprit qui est marrant.

7:37
Nicolas Dupont-Aignan

Si, parce qu'elle est très simple. Alors, je vous écoute. Ce qui compte, ce n'est pas de courir plus vite que le lion. C'est de courir plus vite que ceux qui vont bouffer.

7:45
Présentateur

Allez, on va se la repasser.

7:48
Nicolas Dupont-Aignan

Je ne crois pas que je l'avais très bien dite, d'ailleurs.

7:49
Présentateur

Si, si, si. Bon, à la base, ce n'est pas du tout avec un lion, mais c'est avec un ours.

7:54
Nicolas Dupont-Aignan

Ah, oui, je ne savais pas.

7:55
Présentateur

Et alors, où est-ce que vous avez entendu cette blague-là ? Oh, ça, je ne sais plus. Allez, je vous la repasse pour le fun.

7:59
Nicolas Dupont-Aignan

C'est-à-dire l'avenir. Et je vous rappelle l'histoire dans la jungle, qui est tout con, mais qui est marrante. C'était quoi comme émission ? C'est qu'il y a un Japonais, un Américain, un Chinois, un Français. C'est quelle émission ? La Barge. Toutes les nationalités. Et ils sont perdus dans la jungle et ils voient un lion loin. Et ils voient l'un, une nationalité, parce qu'après, on va dire qu'il fait du racisme, qui met des tennis, qui met ses baskets. Attention, je crois. Qui met ses baskets. Et il y a les trois autres qui le regardent et qui disent, pourquoi tu mets des baskets ? Parce que de toute façon, on va être mangé. Il dit non.

La vraie question, c'est celui qui va courir le plus vite. Voilà. Parce qu'il va vous manger, vous. C'est ça l'économie. Pourquoi elle n'est pas bien, malheureusement l'histoire ?

8:36
Présentateur

Alors, on la refait, alors ? Elle est bien ou elle n'est pas bien ? Elle est bien, elle est simple. Elle est claire. C'est la mondialisation. Où est-ce que vous avez entendu cette blague-là ?

8:44
Nicolas Dupont-Aignan

Oh, je n'en sais rien.

8:47
Présentateur

Vous ne vous rappelez pas la personne qui vous l'a racontée ?

8:49
Nicolas Dupont-Aignan

Vous savez, un homme politique voit tellement de monde, entend tellement de choses, que parfois, ça se perd dans le cerveau. C'est pour ça que d'ailleurs, je ne l'ai peut-être pas redite parfaitement.

8:58
Présentateur

Alors, à la base, c'est un ours. On est tous autour du feu. On est bien, on est chaud. Et puis, il y a un ours qui arrive. Et il y en a un qui commence à se préparer. Et il y a son copain qui lui dit, mais pourquoi tu te prépares ? Elle lui dit, l'important, ce n'est pas de courir vite. C'est de courir plus vite que l'ours, mais surtout plus vite que le dernier. Est-ce que vous pensez que la France est le dernier ? Et est-ce que nos petits copains autour du feu nous font des croche-pattes ?

9:23
Nicolas Dupont-Aignan

Je pense que la France est bien sûr l'un des derniers grands pays, entre guillemets, inconscients de la guerre économique mondiale, de la guerre scientifique, de la hiérarchie qui est en train de se mettre en œuvre des nations. Et si on ne veut pas que notre pays soit un pays de serveurs de parcs d'attractions, une sorte de grand zoo touristique, une sorte de Venise, de parcs d'attractions, au XXIe siècle, de riches chinois, aux coréens, aux américains, je pense qu'on a intérêt à mettre vite les baskets et à courir vite. Ce qui me stupéfie, si vous voulez, je suis très surpris de cette espèce de naïveté.

Pourtant, je ne suis pas un complotiste, je ne suis pas un parano, encore que pour être homme politique, il faut être un peu parano. Mais je ne pense pas vivre dans le délire complotiste, mais je suis stupéfait de la crédulité de nos dirigeants, ou alors de leur corruption. Ou de leur forfait tuant. Ce serait la conséquence de leur corruption. Tout à fait. Souvent, on croit qu'ils sont corrompus, mais on sous-estime leur bêtise, ou leur légèreté. Et en vérité, quand on connaît un peu l'histoire de France, c'est fréquent.

10:43
Présentateur

Pourquoi on n'a pas expulsé la délégation américaine quand on a appris que nos dirigeants, nos trois derniers présidents, étaient écoutés par la NSA ?

10:50
Nicolas Dupont-Aignan

Par faiblesse. Parce qu'ils sont faibles. Vous auriez expulsé la délégation américaine ? J'aurais pris des mesures immédiates. J'aurais donné l'asile peut-être à Assange ou à Snowden. Pourquoi peut-être ? Peut-être par rapport à la situation. D'accord.

11:03
Présentateur

Est-ce que maintenant...

11:04
Nicolas Dupont-Aignan

Ah, je le donnerai. Très clairement. Parce que la France, c'est la France. Et la France, c'est une idée. Si la France n'est pas une idée, ça devient un corps mort. Et ça ne veut pas dire que c'est qu'une idée. Attention. Il faut un mélange. Pourquoi je suis gaullien, plus que gaulliste ? C'est parce que je crois que c'est cet alliage exceptionnel de la culture et des valeurs, mais aussi de l'esprit de réalité. Comment cette culture et ces valeurs...

11:38
Présentateur

Vous inquiétez pas.

11:40
Nicolas Dupont-Aignan

Comment vous voyez... Non, parce que je n'ai pas l'habitude d'avoir des... Non, je plaisante.

11:45
Présentateur

Ça me change.

11:45
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai certaines interviews.

11:46
Présentateur

Comment vous voyez cette culture, ces réalités, ces valeurs face à la réalité de terrain, d'une géopolitique et d'une ceinture méditerranéenne complètement déboussolée, secouée, avec des millions de migrants en marche ? Est-ce que vous pensez que les valeurs de France Terre d'Accueil vont pouvoir résister à un afflux massif ?

12:09
Nicolas Dupont-Aignan

Ah non, mais attendez, quand je parle de valeurs, je ne parlais pas de ça précisément. On parle de ça, là. Mais là, oui, mais je sais de quoi vous parlez. Je vais vous dire, je dis toujours, je l'ai dit à plusieurs interviews, si j'étais président de la République, là, la première chose que j'installerais dans mon bureau, c'est une carte d'Afrique et la carte du Maghreb. Et là aussi, je suis stupéfait de la myopie ou de l'inconscience. Le premier défi géopolitique, c'est le doublement de la population africaine dans les 30 ans qui viennent. Il n'y a jamais eu un choc démographique dans l'histoire des hommes aussi fort en aussi peu de temps, si vous regardez.

Et quand on connaît la situation de l'Afrique, de la Méditerranée, le problème de l'Europe, il n'y a pas besoin de s'appeler Einstein pour comprendre qu'une zone de haute pression, une zone de basse pression, ça fait un orage. Et là, c'est la brasse coulée. On se demande d'ailleurs ce qu'ils se disent dans les sommets européens à la con. C'est incroyable. Incroyable. Donc oui, si j'étais en tout cas président de la République, je ferai immédiatement des réunions d'urgence avec obligatoirement aussi les autres chefs d'État. Je verrai ceux sur qui on peut compter. Je mettrai en place immédiatement des dispositifs pour prévenir, si tant est que ce soit encore possible, une invasion migratoire.

Je pèse le terme. Et je ne porte pas de jugement de valeur. Mais qui sèmerait le chaos à la fois dans les pays de départ et dans les pays d'arrivée. Et dans les pays de transit. Et dans les pays de transit, en parlons pas. Mais ce qui me... Ce qui est impressionnant, mais en fait, quand on regarde... Vous savez, quand j'étais étudiant, je ne comprenais pas, quand je disais les livres sur l'entre-deux-guerres, le réarmement allemand, l'arène à Nîmes, etc. Je ne comprenais pas comment la classe politique de l'époque avait pu se laisser bluffer. Et je ne comprenais même pas l'aventure gaullienne. Ce pauvre général qui disait des vérités sur les divisions mécaniques, personne n'écoutait.

Il y avait quelque chose que je ne comprenais pas. Et après dix ans dans les cercles du pouvoir à la frange, puisque je ne suis pas dedans, mais je les vois quand même fonctionner, j'ai tout compris. J'ai tout compris. Il y a tout, aujourd'hui, toute personne censée qui sait lire des livres, lire des journaux, regarder la télévision, regarde les choses, voir la tragédie grecque qui est en train de se mettre en place. On a tout. Et pour autant, c'est comme une tragédie grecque, on a l'impression d'un enchaînement d'événements avec des dirigeants ballotés, spectateurs. Et moi, mon engagement politique m'a raison d'être. C'est ça, c'est de dire, mais il faut faire quelque chose.

Vous allez faire quoi, alors ? Eh bien, je bâtis un projet politique pour réveiller les Français et leur dire il est temps de changer de politique, il est temps de reprendre en main le navire. Mais sur les flux migratoires, vous avez le cas. Ah, sur les flux migratoires, il y a plusieurs politiques à mettre. Il n'y a pas une politique. Sur le flux migratoire, pour moi, il y a quatre grands axes majeurs. Le premier, c'est de remettre un contrôle national à nos frontières. Ça ne fermera pas tout, mais ça filtrera. Le deuxième, c'est de n'accepter les traitements de demande d'asile que si les gens restent dans des centres de rétention aux frontières.

15:35
Présentateur

Vous avez déjà visité un centre de rétention administratif ?

15:37
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, j'ai vu. Il y a eu à Roissy. À Roissy. Troisièmement... Vous avez fait Mayotte ? Non, je n'ai pas été. Je dois y aller bientôt. Quand j'étais à La Réunion, je n'ai pas pu y aller. Troisièmement, il faut utiliser les forces militaires qu'on a. À quoi servent les crédits qu'on a pour détruire les barques de passeurs ? On ne va pas me dire qu'on n'a pas 30 milliards de budget militaire par an. et on n'a pas l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la France pour être incapables de voir les 200 passeurs qui exploitent la misère humaine et qui assassinent les gens au milieu de la Méditerranée. Et la Turquie là-dedans ? On va parler de la Turquie.

Et quatrième point, un plan de co-développement africain qui est vital, qui n'est pas facile parce qu'une fois qu'on a dit ça, il faut le mettre en œuvre. Mais quand même, quand la Banque Centrale Européenne donne 1000 milliards d'euros aux banques, 80 milliards d'euros par mois, en refinancement, on ne va pas me dire qu'on n'est pas foutu de prendre une partie pour faire des prêts à long terme, pour développer ce continent, pour éviter la désertification du Sahel, règles du libre-échange, recréer un marché africain, des denrées alimentaires, enfin bon, il y a plein de choses à faire.

16:48
Présentateur

Ce serait la Banque Centrale Européenne qui prêterait directement aux Africains

16:50
Nicolas Dupont-Aignan

ou à des entrepreneurs français ? On verra. Je préférerais que ça passe par la France. Mais ce que je veux dire, moi je n'ai pas de la réponse à tout, je ne suis pas Merlin l'Enchanteur. Mais ce que je sais, c'est qu'il y a des choses élémentaires qui peuvent être faites. C'est-à-dire, on prend la barre du navire et on pivote. Ça ne veut pas dire qu'on va y arriver, qu'on va tout faire bien, mais il y a à faire. Et puis vis-à-vis de la Turquie, arrêter la soumission. On me dit, on ne peut rien faire vis-à-vis de la Turquie, si. On a des accords de libre-échange. Et là, je peux vous dire qu'on a une arme. Eux, ils ont l'arme des migrants, mais nous, on a l'arme du libre-échange.

On surtaxe de 200% les produits turcs, ça ne va pas durer 15 jours.

17:31
Présentateur

En attendant, pour résister...

17:34
Nicolas Dupont-Aignan

Le problème, ce n'est pas ça. Pardonnez-moi, le problème, ce n'est pas de savoir ce qu'on doit faire. Pour résister à cette inertie. C'est cet énorme navire. Attendez, le problème, ce n'est pas de savoir... Parce que souvent, on me pose des questions, est-ce que vous feriez bien, etc. Le problème, ce n'est pas de savoir ce qu'on doit faire, on sait. Bien sûr, on n'a pas les détails parfaits, mais on n'est pas au pouvoir. Le problème, c'est comment on prend le pouvoir à une classe d'incapables et de corrompus. Vous pesez vos mots ? Oui, je le pense. Je vous dis ce que je pense. Vous m'invitez, je dis ce que je pense. J'espère. C'est tout. Je vais me gêner.

18:06
Présentateur

Macron, il est corrompu. Valls, il est corrompu.

18:10
Nicolas Dupont-Aignan

Je leur laisse le choix.

18:11
Présentateur

Benoît Hamon, il est corrompu. Je vous laisse le choix. D'accord. Le bénéfice du doute, c'est ça ?

18:16
Nicolas Dupont-Aignan

Écoutez, soit ils sont incapables, soit ils sont corrompus.

18:19
Présentateur

D'accord.

18:20
Nicolas Dupont-Aignan

Non, mais j'y perds. C'est tellement évident. D'ailleurs, je crois qu'on les surestime souvent. Il suffit d'aller leur serrer la main. On les surestime. Donc, pendant... Attendez, je veux finir un point là-dessus. Non, mais vous me dites qu'on a du temps. Non, mais c'est vous, il n'y a pas de problème. Non, mais c'est important. Parce que si on ne comprend pas les personnes, si on ne comprend pas les personnes et le jeu, la manière dont ça se passe, je pense qu'on n'a pas la bonne thérapie. En fait, souvent, je pense que on voit des complots de la corruption partout. Non, il y en a certains qui tirent leurs épingles du jeu. Mais eux sont pris dans un espèce de tourbillon d'événements.

Avec le problème de la dictature médiatique, avec le problème des intérêts tout basiques, avec le problème de la course au suffrage, avec le problème du manque de culture historique. C'est-à-dire qu'il n'y a pas un responsable, il n'y a pas un... Vous voyez, il y a une espèce d'enchaînement néfaste. Et c'est ça qui est terrible. Et moi, ma plus grave interrogation, quand j'ai des moments de doute, parce que je suis un être humain comme les autres, c'est de me dire comment dans un système médiatique, de l'événementiel, du zapping, du spectacle, et ce n'est pas que la faute des journalistes. Il y a des journalistes très bien, contrairement à ce qu'on dit. Comment dans cette espèce de...

Non mais il y en a. Il y a des gens, je peux vous dire, j'en connais, qui sont... Comment vous faites pour vous informer ? Comment je fais pour m'informer ? Je m'informe... Je suis très curieux. Je crois que c'est ma force. En tout cas, ça explique ma révolte. C'est que je suis très curieux de tout. Je m'informe beaucoup. J'étais longtemps très papivore, c'est-à-dire que j'aimais beaucoup lire de tout. Dans les journaux, partout, parfois des petites nouvelles. Internet est une mine. Et surtout, j'ai un réseau d'informateur très particulier. Je crois que je suis un des seuls hommes politiques à ce point à avoir sur mes mails des trucs très bizarres de partout.

Quand je dis très bizarre, ça peut être une madame Michu qui est au fin... Des policiers qui m'envoient des trucs marrants, des gens très différents, des chefs d'entreprise, des responsables associatifs. J'aime bien l'information éclectique. Même mes collaborateurs se plaignent en disant que je perds du temps à m'informer trop différemment. mais moi, je pense que c'est une richesse. De ne pas être prisonnier... C'est ma terreur. De ne pas être prisonnier d'une seule source d'information, de son propre milieu social, de son propre... Ça a été le secret de ma réussite dans ma ville, je crois.

Dans ma ville, ça surprend toujours, c'est que je suis extrêmement bien informé de tout par des gens différents. ça peut être le concierge du coin d'une résidence qui a un rapport direct avec moi, ça peut être le gardien d'un stade, ça peut être... Et c'est des liens humains, sympa. Et ils m'ont sauvé des dizaines de fois. La petite information qui vous dit attention monsieur le maire là, vous déconnez, vos services déconnent ou j'ai entendu ça. Vous voyez, cette espèce d'ouverture. Ça je pense c'est très important. Et les milieux sociaux français sont trop canalisés, cloisonnés. Le problème de la France c'est cette absence de...

C'est marrant, ils parlent tout le temps de diversité et d'identité, de respect des identités, machin et tout. Il n'y a pas plus homogène, centralisé, fermé à l'évolution du monde.

21:48
Présentateur

On va continuer sur la géopolitique. L'Arabie saoudite, la Turquie, la Syrie, l'Egypte, la Russie, les Etats-Unis. Je vous écoute. Précisez votre question. La schizophrénie diplomatique française avec l'Arabie saoudite, le Qatar, on commence par ça ou vous voulez plus simple ? Non, allez-y, je réponds aux questions. Comment vous expliquez qu'on vend des armes à l'Arabie saoudite ? On doit gagner de l'argent. Y compris des laboratoires P4 ? On a vendu un laboratoire P4 à l'Arabie saoudite ? Bah oui, je ne savais pas. Il faut demander à votre gardien.

22:31
Nicolas Dupont-Aignan

Non, mais ce qui est clair, c'est que notre diplomatie a perdu son... a perdu le Nord. C'est-à-dire... C'est elle a perdu le Nord

22:40
Présentateur

parce qu'elle est opportuniste pour sauver de l'emploi en France et faire revenir des devises ou elle a perdu le Nord parce qu'elle est dirigée

22:47
Nicolas Dupont-Aignan

par des gens aveugles ? Les deux. Elle a perdu le Nord aussi parce que je pense qu'on est dans le court-termisme. Il n'y a pas d'analyse. Qu'est-ce qu'une politique étrangère ? Vous savez, j'ai beaucoup discuté avec l'ancien conseiller du général de Gaulle, Pierre Maillard. Pierre Maillard est venu me soutenir pendant la campagne présidentielle de 2012, très émouvant. Il a été le conseiller diplomatique du général de Gaulle. Très âgé, mais conseiller diplomatique. Et il me disait toujours, mon petit Nicolas, une politique étrangère est d'abord au service de l'intérêt national. Et une politique étrangère n'est qu'un bras d'une pensée stratégique.

Quelle est la pensée stratégique de la France ? Quel rôle elle veut avoir ? Qu'est-ce qu'elle défend ? Comment hiérarchie ça ? Après, c'est la conséquence. Mais là, on a tout inversé. On a des politiques par pays en fonction des clientèles, des ventes, des chefs d'entreprise, des corruptions peut-être, des copinages, des sympathies. Ce n'est pas ça une politique étrangère. Ce qui fait que la politique étrangère, elle navigue comme un bouchon sur l'eau et avec des contradictions absolument prodigieuses, majeures. Et qu'est-ce qu'elle ? Les contradictions entre des liens trop étroits et nos intérêts évidents. Voilà. La Russie ? Sur la Russie, c'est très simple.

Moi, on m'accuse d'être pro-russe, c'est absurde. Je suis ami de la Russie parce que je pense que c'est un grand peuple. Comme on pourrait être ami des Américains parce que c'est aussi un grand peuple. Mais on doit à tout moment se dire, j'ai la politique de mes intérêts. Point. J'estime qu'aujourd'hui, il y a plus de dangers venant d'un fanatisme islamiste au Moyen-Orient que de la Russie. Comme je dis toujours à certains journalistes qui me posent des questions indignées sur la Syrie, je leur dis, jusqu'à présent, c'est pas Assad ni Poutine qui ont tué les gens au Bataclan et à Nice. Bon. Donc, revenez me voir plus tard quand ce sera le cas. fort de provocation.

Mais à un moment, ça suffit, quoi. Donc, moi, ce que je vois, c'est les intérêts du pays. Aujourd'hui, on a des intérêts convergents et pas divergents. Comment on fait pour arrêter le terrorisme ? Oh là là ! Il y a tellement de strates de causes différentes.

25:10
Présentateur

Allez, on s'en fait trois.

25:13
Nicolas Dupont-Aignan

C'est déjà réducteur. Premièrement, d'abord, on améliore notre information. Si on n'avait pas fermé notre ambassade en Syrie, on n'en serait peut-être pas là aussi. Donc, être mieux informé. Mais je ne suis pas assez bon et je ne suis pas au pouvoir pour vous dire les secrets des renseignements. Deuxième point, on a une politique étrangère plus cohérente. Et ce qu'on a fait en Syrie est un exemple même de tout ce qu'il ne faut pas faire. Je pense que ça restera dans les écoles d'histoire comme le ratage diplomatique et militaire le plus intégral.

Et puis, troisièmement, on luttera pas contre le terrorisme si on ne reconsidère pas la mondialisation inhumaine, mercantile, inégalitaire qui est en train d'emporter le monde. Parce que le terrorisme est une forme aussi de désespoir, de violence qui a des causes. Ça ne veut pas dire que j'excuse le terrorisme, qu'on soit clair. Mais on peut essayer de comprendre les causes, les terreaux. c'est-à-dire une société, c'est souvent, Dieu sait si je combats le fondamentalisme islamique, mais ce n'est pas avec le consumérisme occidental suffisant et la pauvreté de masse qu'on arrivera à éradiquer le... Voilà. Il faut quand même réfléchir un peu plus loin.

26:37
Présentateur

Une troisième, non ?

26:38
Nicolas Dupont-Aignan

Ça fait trois déjà.

26:39
Présentateur

D'accord.

26:40
Nicolas Dupont-Aignan

Après, on peut en avoir plein d'autres militaires. Ce qui est extraordinaire, c'est là où la vie politique est incroyable. C'est rien de mémoire courte, mais ça, c'est un problème médiatique. Les médias ne mettent plus en perspective les choses. Quand vous pensez que c'est quand même Nicolas Sarkozy, François Fillon qui ont supprimé 45 000 postes de militaires et qui maintenant nous font des grands discours sur le réarmement de la France et que Hollande avait continué 70 000 postes de militaires supprimés en 7 ans. Je me souviens d'une séance surréaliste en commission de la défense nationale dans les années sous Sarkozy.

Début, il y avait l'inénarrable Morin, ministre de la Défense et qui venait nous expliquer qu'il ne fallait plus de base en Afrique et qu'il faisait Abu Dhabi et l'Afghanistan, etc. Djibouti, non ? Comment ? Djibouti, il avait dit... Non, c'était le Sénégal qui voulait fermer puis Jaménau, je ne sais plus où.

Bref, et j'étais intervenu en disant, enfin attendez, quand on connaît le développement de l'Afrique qui va arriver, quand on voit les richesses qu'il y a en Afrique, quand on voit l'affaire de la Chine en Afrique, quand on voit tout ça dire qu'il ne faut plus de base en Afrique et qu'il faut tout mettre au Abu Dhabi et en Afghanistan, il n'y a pas besoin d'être un grand géopoliticien pour dire que c'est débile. Et tout le monde était enthousiaste et applaudissait le père Morin. Deux ans après, on a dit, ah bah c'est une connerie. Court terme, court terme, absence de vision, absence de recul.

Mais je ne dis pas que j'ai raison sur tout, je ne suis pas parfait, mais il y a un minimum quand même. La dette ? La dette, il faut emprunter directement auprès de la Banque de France à 0%, comme l'avait fait le général de Gaulle, par le principe des avances remboursables et nous aurions un tiers de dette. C'est-à-dire qu'au lieu d'être à 2 000 milliards, nous serions à 600.

28:26
Présentateur

Voilà. Alors, la dette qu'on a contractée, les 2 200 milliards qu'on a contractées ?

28:30
Nicolas Dupont-Aignan

Eh bien, je propose une mesure très simple. Je propose de rembourser parce que je ne veux pas rentrer dans un système de défauts organisés, mais je suis plus subtil, je vais prendre les mêmes armes, je réemprunterai à 0% auprès de la Banque Centrale pour rembourser la dette à intérêt. Et je le ferai, je l'avais déjà proposé en 2012, j'étais l'un des seuls à l'avoir conceptualisé avec un programme de 100 milliards par an et on divisait, on réduisait les intérêts, les charges d'intérêt du budget de 17 milliards au bout de 5 ans.

J'ai refait le calcul, si là, parce que j'actualise mon programme, c'est normal, il faut être précis, j'ai calculé comme les taux d'intérêt ont baissé, comme les taux d'intérêt ont baissé, si on gérait, si on empruntait le déficit budgétaire français à 0% auprès de la Banque Centrale, on économise à peu près 2 milliards d'intérêts par an cumulés, c'est-à-dire qu'en 5 ans, on économise 8 à 10 milliards. C'est curieux, tous ces gens qui veulent économiser sur les policiers, sur les militaires, sur les infirmières, pensent jamais économiser sur les intérêts d'emprunt. A votre avis, pourquoi ? Vous le savez, c'est moi qui devrais vous renvoyer la question.

C'est un des points majeurs, majeurs, l'escroquerie de la dette. Mais j'étais un des premiers à le soulever et je continuerai à l'assablement. Donc on ne la répudie pas ? Je ne la répudie pas, je l'absorbe en faisant du judo.

29:59
Présentateur

L'Europe, on reste dedans, on sort, on en fait quoi ?

30:02
Nicolas Dupont-Aignan

On la transforme de fond en comble ou on s'en va ? Tout seul avec vos petits bras. Oui, parce que la France ce n'est pas des petits bras. La France, c'est la France. C'est un pays qui a mille ans d'histoire, plus même. C'est un pays qui est la France et c'est un pays qui, en tout cas moi à l'Elysée, ne se laissera plus marcher dessus.

30:18
Présentateur

Et donc si ça, si vous n'arrivez pas à réformer... France, ce n'est pas une merde. J'espère bien quand même.

30:23
Nicolas Dupont-Aignan

Donc la France, elle se fait respecter. Et donc si vous arrivez... Et quand la France se lèvera et dira stop, cette construction dictatoriale qui a défiguré l'idée européenne s'effondrera comme un château de cartes. Parce que le jour où la France fera ça, vous n'en faites pas, l'Italie et les autres le feront. Je n'ai aucun souci là-dessus. C'est toujours ce défaitisme français, cet espèce de manque de confiance en soi, d'une nation qui est une grande nation qui va céder face... Mais vous faites ça, ça tombe. C'est un château de cartes qui ne tient que par la collaboration. Et j'emploie ce mot à dessein. Des élites des différents pays.

Est-ce que vous avez envisagé une dislocation de l'Europe ? J'ai envisagé mieux parce que je ne me réjouis pas. L'enjeu, ce n'est pas de détruire. L'enjeu, c'est de reconstruire. Et je suis le seul à avoir publié un traité alternatif que vous trouvez sur mon site internet pour une Europe des projets et des nations libres. Plus exactement, des nations libres et des projets de coopération variable. C'est-à-dire, c'est très simple, nous récupérons nos lois, nos frontières, nos budgets, et notre monnaie. Nous vivons, nous assumons nos responsabilités, nous avons un seul ordre juridique national, une démocratie.

Et cette démocratie coopère avec les autres démocraties sur la base de coopération à la carte sur des enjeux où nous ne sommes pas assez forts pour travailler seuls. et on le fait à trois ou quatre pays. Ce qu'on a fait avec Airbus, on était largué par les Américains, on avait reconstitué une industrie aéronautique, eh bien, on a pu rattraper le retard, ça a mis 30 ans, 40 ans, on l'a fait. On avait le nucléaire, le général de Gaulle a reconstruit une industrie nucléaire, au début, il ne l'avait pas. Ça s'est fait à la force du poignet et qu'on ne me dise pas que la France, à la fin de la guerre, était la cinquième puissance mondiale. On est un pays en ruine et on l'a fait.

32:22
Présentateur

Il n'y aura pas de fuite de capitaux ou d'évasion fiscale avec ce projet-là ?

32:26
Nicolas Dupont-Aignan

Il n'y aura pas de fuite de capitaux et de mesures fiscales parce qu'il y aura si ce sont des gens déraisonnables qui font ça. C'est quoi des gens déraisonnables ? Ce sont des gens qui pensent qu'en sortant de l'Europe, on va raser gratis et qu'on pourra dire aux Français votre SMIC est à 3000 euros, la retraite est à 60 et bonnes gens dormaient et tout va bien. Non. Moi, je n'ai jamais dit ça. Moi, ce que je dis, ces Français voulaient être un peuple libre ? Vous voulez que vos enfants vivent bien ? Il va falloir faire des efforts collectifs mais ils seront partagés et on va s'en sortir ensemble.

Donc moi, je propose une sortie de crise qui passe par une libération de l'Europe mais qui passe aussi par des efforts nationaux et si les anti-européens ou les eurosceptiques et ce n'est pas anti-européens parce que je tombe dans le piège de l'adversaire, les anti-Union européenne...

33:16
Présentateur

Vous êtes proche de Nigel Farage.

33:18
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, j'aime beaucoup de Nigel Farage mais Nigel Farage est anglais, moi je suis français. Le Brexit correspondait parfaitement à l'âme anglaise. Je ne pense pas que les Français élisent un président qui veuille le Frexit aujourd'hui. Je pense en revanche que les Français ont très bien compris le piège européen et moi ce que je propose c'est un contrat aux Français et je leur dis c'est très simple. J'ai un projet comme le général de Gaulle vis-à-vis de l'OTAN. Il avait un projet alternatif, il a été voir les Américains, les autres, ils ont refusé ce projet. Il est sorti du comédement militaire intégré. Moi, j'ai un projet alternatif, je vais voir les autres.

Soit ils l'acceptent et je pense qu'ils l'accepteront beaucoup plus parce que le système sinon est mort et on le met en place. Soit ils ne l'acceptent pas et on s'en va. Mais ce n'est pas le Frexit pour le Frexit. c'est reconstruire reconstruire une Europe des nations et des projets.

34:12
Présentateur

Pose ta question, c'était quoi ta question ? Non, c'était pas le contrat. Le contrat, quel pouvoir au peuple ?

34:20
Nicolas Dupont-Aignan

Le pouvoir de maîtriser son destin. Alors une fois qu'on a dit ça, ça veut dire quoi ?

34:25
Présentateur

Tout dire et rien dire.

34:26
Nicolas Dupont-Aignan

Exactement. Merci. Oui, enfin c'est déjà pas mal.

34:29
Présentateur

De quoi ? De rien dire ?

34:30
Nicolas Dupont-Aignan

Non, de tout dire. C'est-à-dire que le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, il serait peut-être temps qu'on s'en souvienne aussi. Bon, il est valable pour tous les peuples de la Terre sauf pour le peuple français. Bon, donc ça veut quand même dire quelque chose. Après, la question que vous posez à travers votre remarque des obligeantes, c'est comment ? C'est le remarque des fabriques. Comment ? Mais ça ne me branle pas. Comment ? C'est par un ensemble de règles ? C'est le référendum ? C'est le référendum d'initiative populaire ? C'est la reconnaissance du vote blanc ? C'est un peu de proportionnel à l'Assemblée ? Pour aérer tout ça ?

C'est la refonte du système médiatique avec la création de fondations où les Français seraient propriétaires de leurs médias et certaines règles pour limiter le conflit d'intérêts. Bref, c'est un ensemble de choses. C'est bien évidemment à cause de tout de reprendre le pouvoir à l'Union Européenne parce que ça ne sert à rien de parler de démocratie en France s'il n'y a plus de démocratie et que tout est à Bruxelles.

35:26
Présentateur

Dans votre programme vous évoquez le salaire universel ou pas ?

35:30
Nicolas Dupont-Aignan

Non, je travaille en ce moment et je le sortirai bientôt donc vous avez un scoop mais je ne veux pas trop vous en dire parce que je n'ai pas compris de mon idée sur l'emploi universel ce qui n'est pas la même chose. L'emploi universel comme en action non soviétique ? Oui, c'est beaucoup mieux que le salaire universel.

35:45
Présentateur

Ok, alors ça va se matérialiser en quoi ?

35:49
Nicolas Dupont-Aignan

Ben c'est qu'il y a un travail.

35:51
Présentateur

Vous allez faire travailler les gens ?

35:52
Nicolas Dupont-Aignan

Ben moi je préfère faire travailler les gens que de leur donner un revenu sans travailler. Excusez-moi. Je trouve le débat sur le revenu universel ahurissant. Pourquoi ? Parce que l'enjeu ce n'est pas de donner de l'argent c'est d'apprendre à pêcher. Ouh... Oui, ben oui ce n'est pas si idiot il avait tout inventé. Il avait tout inventé, oui. Avant nous. Donc, ils n'étaient que 12. Non, on ne parle pas du même alors. Donc...

36:16
Présentateur

Si vous voulez apprendre à quelqu'un à manger vous ne lui donnez pas un poisson vous lui apprenez à pêcher.

36:24
Nicolas Dupont-Aignan

Ben c'est une avangile. Bon, donc... L'écologie... Non, non, attendez, deux secondes.

36:30
Présentateur

Voilà, je vous en prie. Moi c'est vous qui êtes arrivé avec une heure de retard donc moi il n'y a pas de problème. Je vous ai prévenu. Donc vous voulez.

36:35
Nicolas Dupont-Aignan

Je reviens, je vous ai prévenu. Juste, je reviens à la question... Revenez à la question précédente. On est passé à l'écologie mais avant...

36:44
Présentateur

Le salaire universel.

36:45
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, non mais c'est très important.

36:47
Présentateur

Ben oui, c'est pour ça que vous l'avez oublié. Parce que...

36:49
Nicolas Dupont-Aignan

Dans notre société l'homme se réalise par le travail. Ce travail ne veut pas dire obligatoirement marchand. Il ne veut pas dire obligatoirement sous la même forme. Mais en revanche se donner bonne conscience en donnant de l'argent toujours insuffisant sauf à être injuste envers ceux qui travaillent. je ne pense pas que ce soit la solution. Donc le revenu universel, le salaire universel, si c'est simplement un moyen pour les grandes entreprises de ne plus payer leurs salariés pour que l'État le fasse à leur place, je ne vois pas l'intérêt. En plus, c'est déresponsabilisant.

En revanche, l'idée que dans une période de forte automatisation, de grand gain de productivité, parce qu'on n'a encore rien vu et c'est normal, il faut se projeter dans la science, le monde va évoluer, on n'est pas en temps zéro. Moi je dis toujours, la vie ce n'est pas des photographies, c'est un film. Il y a une dynamique qui se crée. Quand on voit ce qui va nous tomber dessus avec la robotisation, avec le numérique, avec la médecine préventive, on a absolument besoin d'une réflexion qui ne se limite pas à dire il y a tant de millions de gens qui n'auront rien donc on leur donne une allocation.

Mais en revanche, est-ce qu'il n'y a pas des moyens de remettre au travail toutes ces gens qui ne sont plus dans un travail marchand immédiat ? En tout cas, ce qui est clair, c'est que moi je veux qu'à chaque allocation, il y ait une contrepartie d'intérêt général et de travail.

38:13
Présentateur

Comment vous allez le mesurer ? C'est vous qui allez formuler le...

38:17
Nicolas Dupont-Aignan

Mais c'est déjà le cas. C'est lequel ? Ne vous trompez pas, c'est déjà le cas. C'est déjà le cas d'une certaine mesure. La fonction publique dans certains cas, c'est le cas. Sans critiquer du tout les fonctionnaires qui travaillent bien. Non mais, je ne le dis pas méchamment.

38:30
Présentateur

Non, non.

38:31
Nicolas Dupont-Aignan

Sans critiquer du tout la grande majorité des fonctionnaires qui travaillent bien. Mais on sait très bien qu'il y a une forme d'ajustement. Les emplois aidés, c'est quoi ? Simplement, on a une vieille mentalité... C'est curieux d'ailleurs, on a une vieille mentalité judéo-chrétienne qui interdit de se poser la question de l'emploi universel et qui en même temps se permet de poser la question, d'apporter la réponse du revenu universel sans travailler. Moi, je pense que j'ai trouvé la solution et en tout cas, on y réfléchit. On présentera pour la présidentielle dans quelques semaines un projet très original. L'écologie ? C'est pour moi un vrai défi.

J'ai toujours été stupéfait que l'écologie soit capturée par des libertaires parce que la protection de la planète, la défense de la nature, le respect des cycles ne devraient pas être une valeur par des cultivateurs de cannabis. Quoi ? C'est quoi ? Ils ne devraient pas être monopolisés par eux. Non, ce que je veux dire c'est que les verres... Les verres sont des cultivateurs de cannabis. Les verres dans l'ensemble... C'est quoi ce raccourci ?

39:39
Présentateur

Vous avez déjà fumé du cannabis ? Non. Vous l'ouvriez, il faut s'en déconner.

39:45
Nicolas Dupont-Aignan

Vous l'ouvriez.

39:46
Présentateur

Ça va vous ouvrir les chakras.

39:47
Nicolas Dupont-Aignan

Mais en tout cas, moi je vous dis que l'écologie politique à la française, ces verres gauchisants et libertaires ont fait beaucoup de tort ont fait beaucoup de tort à l'environnement.

40:02
Présentateur

Vous gardez le nucléaire, vous ne gardez pas le nucléaire.

40:04
Nicolas Dupont-Aignan

Alors, plusieurs choses. D'abord, je pense que sur l'environnement, il faut sortir du gadget et passer à la masse. Le coût marginal de certaines opérations est délirant. Je vais vous prendre un exemple. On invente des normes absolument délirantes pour les bâtiments publics, très coûteuses, pour les nouveaux bâtiments. Et en même temps, on n'est pas foutu de mettre en place des incitations financières qui seraient très peu coûteuses, mais avec un gain marginal colossal pour isoler les millions de logements des Français moyens qui, s'ils pouvaient avoir un prêt à T0 sur 3 000 euros, un microfinancement... Ça fait économiser

40:41
Présentateur

trois centrales nucléaires.

40:42
Nicolas Dupont-Aignan

OK. Exact. Oui, mais attendez, vous rigolez et vous moquez. Non, mais je ne rigole pas. C'est fondamental. Fondamental. Je veux qu'on change de braquet et qu'on arrête le gadget, la gadgetisation bobo de l'écologie pour venir sur une grande échelle.

40:56
Présentateur

Donc, vous proposez quoi ?

40:58
Nicolas Dupont-Aignan

Deux mesures. Un bonus-malus pour les 20 millions de véhicules à foutre à la ferraille et qui polluent trop et une incitation à prêt au zéro et de microfinancement participatif facilité pour tout ce qui permettrait de réduire la facture énergétique des Français. C'est colossal. Et ça, ça vaut mieux que de mettre de l'herbe sur les abribus parisiens.

41:19
Présentateur

De l'herbe sur les abribus parisiens.

41:20
Nicolas Dupont-Aignan

Vous n'avez pas vu la dernière innovation de Madame Hidalgo ? Mais de l'herbe qui se fume ? Les deux peut-être, d'ailleurs. Je ne connais pas, je ne fume pas. Mais il faut peut-être grimper à l'abribus pour couper l'herbe. Vous n'avez pas vu ça ?

41:30
Locuteur non identifié

Non.

41:31
Nicolas Dupont-Aignan

Vous verrez, les nouveaux abribus, il y a de l'herbe qui pousse sur le haut, c'est écologique. C'est l'écologie... D'accord. Le nucléaire ? Sur le nucléaire. Je pense qu'on ne peut pas se passer du nucléaire aujourd'hui mais je voudrais qu'on passe à la génération thorium. On est en train...

41:45
Présentateur

Alors, si vous me permettez de vous ouvrir une parenthèse parce que c'est un sujet relativement complexe qu'on maîtrise. Oui. Donc, le thorium, vous avez vu le documentaire de la famille Robert qui est passé sur Arte, non ? Non, je ne l'ai pas vu. On vous le conseille fortement. Revenons un petit peu sur notre cinquantaine de réacteurs nucléaires. Vous en faites quoi ? Mais je les garde, mes cinquantaines... Pour l'instant, je les garde. Mais combien de temps ?

42:05
Nicolas Dupont-Aignan

Et je prépare la suite.

42:06
Présentateur

Non, mais vous les gardez combien de temps ?

42:08
Nicolas Dupont-Aignan

Vous savez qu'ils étaient prévus pour une certaine durée, qu'ils ont été allongés, que certains parlent de 20 ans en plus. Je ne suis pas un expert là-dessus. Il faudra voir en temps utile.

42:19
Présentateur

Il faut prévoir le renouvellement. D'accord. Et moi, je vous demande, est-ce que vous avez anticipé et modélisé la déconstruction des réacteurs nucléaires ?

42:27
Nicolas Dupont-Aignan

Oh, je sais que c'est un rude défi. À combien ça coûte par réacteur ? Oh, vous le savez sans doute plus que moi.

42:34
Présentateur

Il faudra demander à Bernard Aizambert.

42:35
Locuteur

Ouais.

42:37
Présentateur

Donc, nucléaire, vous n'avez pas plus creusé que ça ? Mais si, on a creusé.

42:40
Nicolas Dupont-Aignan

Enfin, ne me demandez pas de faire ce que personne ne peut faire.

42:44
Présentateur

C'est-à-dire que personne ne peut faire.

42:45
Nicolas Dupont-Aignan

C'est-à-dire que...

42:45
Présentateur

On se retrouve avec 54 réacteurs nucléaires indécommissionnables, c'est ça ?

42:49
Nicolas Dupont-Aignan

Mais, il faut l'anticiper et il faut surtout prévoir la nouvelle génération. Il faut peut-être possible provisionner. Mais bien évidemment.

42:57
Présentateur

On en est où avec ça ?

42:58
Nicolas Dupont-Aignan

C'est un vrai défi. Qui se chiffre à combien de milliards ? Je ne peux pas vous le dire. Vous le savez. Donc, dites-moi la réponse au lieu de me poser la question.

43:05
Présentateur

Je ne vais pas vous dire la réponse. Je ne suis pas la réponse.

43:07
Nicolas Dupont-Aignan

Vous le savez alors.

43:08
Présentateur

C'est environ 1000 milliards par réacteur. Au minimum.

43:14
Nicolas Dupont-Aignan

Je n'avais pas ces chiffres.

43:16
Présentateur

Il faut vous renseigner. Donc, l'autorium. Expliquez un petit peu à nos auditeurs l'autorium.

43:22
Nicolas Dupont-Aignan

En tout cas, je pense que c'est par la recherche qu'on arrivera à s'en sortir. Et qu'il ne faut pas une écologie, comment dire, immobile et castratrice. Mais il faut inventer les énergies de demain. Quel sera le panneau solaire de demain à haut rendement énergétique ? C'est là le point clé. Et d'investir massivement là-dessus. Deuxième point, nous sommes en train de travailler, je vous en dirai plus dans quelques semaines, sur l'affaire du thorium qui me paraît intéressante. Mais on m'explique qu'il faut en même temps 30 ans pour passer à une phase expérimentale. C'est l'Inde ou la Chine qui d'ailleurs a commencé à travailler dessus. La Chine.

Donc bref, en tout cas, ce que je sais, c'est qu'il faut que notre pays retrouve une vision stratégique et des investissements à long terme.

44:11
Présentateur

Qu'est-ce qui pollue le plus selon vous ? Est-ce que c'est les gaz d'échappement, l'activité industrielle ou l'élevage ?

44:21
Nicolas Dupont-Aignan

On nous dit que c'est l'élevage d'après ce que j'ai entendu.

44:23
Présentateur

Ça peut être le reste, j'en sais rien. Qu'est-ce que vous pensez des conditions d'élevage, des fermes aux mille vaches ?

44:29
Nicolas Dupont-Aignan

Je suis hostile à la ferme aux mille vaches mais il ne suffit pas de dire que je suis hostile. J'ai été la visiter pour me rendre compte.

44:35
Présentateur

Vous êtes végétarien ?

44:36
Nicolas Dupont-Aignan

Non.

44:37
Présentateur

Vous comptez l'être ? Non. Est-ce que vous comptez donner l'exemple ?

44:40
Nicolas Dupont-Aignan

Mais je n'ai pas donné l'exemple. Je ne veux pas qu'on passe un excès à l'autre. Donc on n'emmerde pas les gens. S'ils ont envie de manger de la viande, on a encore le droit de manger de la viande. En revanche, on peut manger équilibré et chacun mange ce qu'il lui veut. On n'est pas en dictature. Voilà. Non mais on ne va pas tomber dans le... En revanche, je suis hostile aux fermes aux mille vaches. Pourquoi ? Parce que ça déstabilise totalement notre élevage. Nous avons un pays d'élevage. Nous avons des territoires. Je suis pour une politique agricole renationalisée si nous n'avons pas d'accord à Bruxelles. Ou alors on recrée une politique agricole commune réelle.

Et je suis pour des quotas. Je suis pour des quotas laitiers. Je suis pour des prix garantis. Je suis pour qu'on défende une agriculture humaine qui participe à l'écosystème. Je suis aussi pour qu'on réduise fortement les intrants de toutes sortes qu'on met dans la terre et qui sont un des principaux problèmes aujourd'hui écologiques. qui est un vrai défi. Le lien entre la santé et l'environnement. Et d'ailleurs dans mon programme l'écologie est principalement liée à la santé publique. Et à l'alimentation donc ? Mais bien sûr. C'est le problème clé. Mais si j'avais toutes les solutions je serais un surhomme.

45:52
Présentateur

Donc vous avez formé une équipe béton autour de vous pour vous conseiller ? Mais il faut. Il faut qu'il y ait l'équipe. Vous êtes combien dans votre équipe ?

46:00
Nicolas Dupont-Aignan

Ça dépend de ce que vous appelez mon équipe. À Debout la France il y a 15 000 adhérents. Ce qui est déjà pas mal. 15 000 réels adhérents.

46:07
Présentateur

Il paye combien pour être adhérent chez vous ?

46:09
Nicolas Dupont-Aignan

10 euros.

46:10
Présentateur

D'accord. Combien vous gagnez ?

46:12
Nicolas Dupont-Aignan

Qui ? Vous. Moi ? À titre personnel ? Oui. Le prix d'un député est 5 000 euros.

46:17
Présentateur

5 100 euros net.

46:19
Nicolas Dupont-Aignan

Voilà. Plus ma fonction de maire qui est plafonnée en fonction de la fonction de député. Donc je dois être à... Je suis un peu moins de 5 000 parce que je vois sur ma fiche c'est 4 600. Alors je ne sais pas pourquoi ce qu'il garde. Et je dois avoir un petit emprunt je ne sais pas ce qu'il y a ou une petite cotisation je crois que j'ai pris le maximum en assurance vie enfin pas vie d'essai vous voyez si je me fais écraser et je dois toucher 1 700 ou 1 800 en tant que maire écrété.

46:50
Présentateur

Donc c'est un cumul des mandats ça ?

46:51
Nicolas Dupont-Aignan

Oui c'est un cumul des mandats mais vous savez contrairement à ce que les gens croient il n'y a pas de cumul total des rémunérations.

46:56
Présentateur

D'accord.

46:57
Nicolas Dupont-Aignan

Je n'ai aucune autre revenu. Vous êtes à jour

46:59
Présentateur

dans votre déclaration fiscale de patrimoine ?

47:00
Nicolas Dupont-Aignan

Moi j'espère. Je suis un monsieur.

47:02
Présentateur

Oh je vais vous dire

47:05
Nicolas Dupont-Aignan

la chance que j'ai c'est que depuis que j'ai quitté l'UMP et que j'ai pris un parcours indépendant j'ai été très surveillé.

47:15
Présentateur

Vous avez eu combien de redressements fiscaux ?

47:17
Nicolas Dupont-Aignan

Je n'ai pas eu de redressements fiscaux Contrôle ? Mais j'ai eu beaucoup de contrôles.

47:20
Présentateur

Combien ?

47:21
Nicolas Dupont-Aignan

Plusieurs lettres mais qui n'ont toujours été nickel et ma ville est sans doute la mieux gérée de France parce que je crois que le contrôle de l'égalité dans ma ville en Essonne par les différents préfets a toujours été fait de manière avec un zèle. Qu'est-ce que vous pensez du partenariat public-privé ? J'y suis totalement resté. Pourquoi ? Parce que je n'aime pas l'économie mixte. Je déteste l'économie mixte. Parce qu'il y a un mélange des gens et ce n'est pas clair. Et je vais vous dire c'est beaucoup plus rentable d'investir et de gérer soi-même. Je crois que la fonction publique peut être très performante. Moi j'ai plusieurs... Je pense... En tout cas il n'y a pas d'idéologie chez moi.

Je vais vous dire par exemple dans mon agglomération que je gère j'ai trois piscines j'en ai une en régie et deux en concession.

48:09
Présentateur

Dans l'Essonne il y a des... Excusez-moi pardon. Continuez sur la piscine ?

48:13
Nicolas Dupont-Aignan

Oui non mais parce que je vais vous dire pourquoi je dis ça. C'est qu'il y a une époque où mes piscines étaient en régie et les maîtres-nageurs se mettaient en grève tous les mois de mai avant l'été. Ça commençait à suffire et on n'était pas à 35 heures de travail plutôt beaucoup moins. Donc à un moment j'ai dit maintenant il faut arrêter de se foutre de la gueule du monde je vous aime beaucoup mais il faut se remettre au travail et on va mettre une nouvelle piscine en concession. Et puis on a négocié le bout de gras et on a compris et les gens sont intelligents.

Et on s'est aperçu qu'une piscine bien gérée en régie de fonctionnaires de bons fonctionnaires de la ville fonctionnaient aussi bien qu'une piscine en concession. Mais c'est parce qu'il y a eu la concession qu'il y a eu un électrochoc dans la piscine en régie. Et je pense que j'aimerais qu'à terme les piscines reviennent en régie peut-être ou en équilibre. Je pense qu'en vérité ce sont des faux débats. Ce qui est important c'est de jamais perdre de vue le service public. Le service public. Et l'idéal pour moi c'est parfois du statut privé mais avec un contrôle public. ce qu'ont fait les Suédois très bien d'ailleurs. Il n'y a pas de religion là-dedans.

49:20
Présentateur

Il n'y a pas de religion là-dedans ? Vous n'avez aucun dogme rien du tout ? Non je n'aime pas les dogmes là-dedans. Alors revenons un peu sur le cannabis alors. Pourquoi vous modélisez les écologistes comme des fumeurs de cannabis ?

49:30
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que vous voyez très bien ce que je veux dire.

49:32
Présentateur

Si j'extrapole votre raisonnement ils ont tous des dreadlocks ils ont des chiens et puis ils se traballent tous nus dans la rue.

49:37
Nicolas Dupont-Aignan

Oui un peu c'est un peu ça. C'est ça votre vision de l'écologie ? Non la vision de certains écolos qui ont décrédibilisé l'écologie. Attendez regardez les verts c'est pathétique. Yannick Jadot une primaire ? Oui lui pas mal d'ailleurs dans un sens ils ont redressé le tir. Vous pensez que c'est le cannabis qui a détruit les écologistes ? C'est leur culture. Ils sont plus libertaires qu'écologistes. L'écologie elle est partagée dans tous les partis politiques et tous les français peuvent être écologistes sans pour autant être dans un parti vert avec ses défauts et ses qualités.

50:10
Présentateur

Quand vous voyez le Colorado

50:12
Nicolas Dupont-Aignan

Ils ne sont pas tous comme ça bien sûr.

50:14
Présentateur

Quand vous voyez le Colorado Il faut bien rire un peu sinon. Forcément avec le cannabis c'est plus facile d'ailleurs. Quand vous voyez le Colorado légaliser le cannabis avoir des millions de recettes fiscales en plus avoir une prévention des risques liés à la drogue beaucoup plus effectifs avoir une baisse de la criminalité des cartels mexicains qu'est-ce que vous en pensez ?

50:34
Nicolas Dupont-Aignan

C'est ce qu'on se dit aujourd'hui moi j'attends de voir. Ça fait deux ans.

50:38
Présentateur

Ouais deux ans.

50:39
Nicolas Dupont-Aignan

Attendez de voir. Quand l'Espagne est partie là-dedans on a vu le résultat.

50:42
Présentateur

L'Espagne le Portugal qui vient d'ailleurs d'enlever toute criminalisation de consommation

50:47
Nicolas Dupont-Aignan

moi je suis très sceptique je ne veux pas avoir d'a priori.

50:51
Présentateur

Vous savez qu'on est le plus gros consommateur de cannabis

50:53
Nicolas Dupont-Aignan

Mais je le sais je le sais Je ne veux pas

50:56
Présentateur

En Essonne d'ailleurs ça fume beaucoup C'est une bonne plaque tournante d'ailleurs

50:59
Nicolas Dupont-Aignan

J'attends de voir

51:02
Présentateur

Vous attendez de voir ?

51:04
Nicolas Dupont-Aignan

Oui

51:04
Présentateur

C'est une affaire trop grave

51:05
Nicolas Dupont-Aignan

Trop grave ?

51:06
Présentateur

Pourquoi ?

51:06
Nicolas Dupont-Aignan

Le cannabis c'est grave ? Oui c'est une affaire trop grave ce que je veux dire c'est la santé de nos enfants c'est une affaire trop grave

51:12
Présentateur

Vous préférez que vos enfants ils s'approvisionnent dans les cités dans l'Essonne avec du matériel un peu trop puissant ?

51:17
Nicolas Dupont-Aignan

Non ça c'est une démission C'est une démission d'avance

51:21
Présentateur

Non mais c'est pas une démission

51:22
Nicolas Dupont-Aignan

C'est du sophisme C'est-à-dire c'est

51:24
Présentateur

Est-ce que vous avez vu les qualités de cannabis qui débarquent en France maintenant ?

51:27
Nicolas Dupont-Aignan

Non mais attendez C'est lamentable Je dis C'est pas l'herbe de mai 68 quand vous étiez étudiant Mais je n'étais pas étudiant en 68 j'étais enfant Donc Ne me vieillissez pas trop Donc Deuxièmement Je refuse cette espèce de démission Comme on n'a pas réussi à maîtriser un phénomène C'est une démission ou c'est une hypocrisie ? Et bien il y a les deux Entre l'hypocrisie La situation actuelle est hypocrite Vous avez raison Mais est-ce pour autant qu'il faut démissionner ? Est-ce qu'il ne faut pas plutôt taper les réseaux s'attaquer aux vrais trafiquants aux gros bonnets à ceux qui vivent de ça ?

52:01
Présentateur

Comment on le dit en anglais ça ? C'est le war on drugs Oui C'est ça ?

52:05
Nicolas Dupont-Aignan

Ben oui Ça n'a jamais marché Ben écoutez le président philippin il a l'air de s'y mettre là

52:09
Présentateur

Ben vous voulez faire ça en France ?

52:11
Nicolas Dupont-Aignan

J'aurais du mal

52:12
Présentateur

Vous aurez du mal pourquoi les français vous empêcheront ?

52:15
Nicolas Dupont-Aignan

Vous verrez ?

52:17
Présentateur

Ben moi je demande à voir

52:18
Nicolas Dupont-Aignan

En tout cas le laxisme judiciaire la mensualité des autorités publiques à l'égard des trafiquants de drogue est insupportable et quand je vois les dégâts de la drogue sur nos enfants sur la vie des gens j'ai pas envie de rire avec ça et j'ai pas envie de céder à... Quel dégât ça crée la drogue chez les gens ? Écoutez la drogue on sait très bien ce que ça crée ça crée des gens qui perdent leur capacité cognitive ça crée des gens qui vont pas bien et on pourrait dire si l'alcoolisme d'ailleurs c'est quand même pas la panacée Le tabac peut-être ? Moi je...

C'est le tabac c'est pas la panacée moi je me réjouis pas de ça voilà et j'estime que quand on est un chef d'état quand on est un homme politique on cultive pas on cultive pas le déclin et la décadence voilà Pour vous le cannabis

53:06
Présentateur

c'est le déclin et la décadence ?

53:08
Nicolas Dupont-Aignan

Mais comme l'alcoolisme les ravages de l'alcoolisme les ravages du tabac c'est quand même débile d'accepter cette décomposition

53:15
Présentateur

Est-ce qu'il y a déjà eu une overdose ?

53:17
Nicolas Dupont-Aignan

C'est quand même mieux de vivre d'essayer d'élever le niveau plutôt que d'être une nation de fumeurs de cannabis

53:25
Présentateur

Vous trouvez que les fumeurs de cannabis n'élevent pas le niveau ?

53:29
Nicolas Dupont-Aignan

J'estime qu'on met en danger notre jeunesse et je pense qu'il y a d'autres choses à faire Voilà

53:33
Présentateur

je suis désolé de vous le dire ça paraît peut-être ringard mais je le pense C'est pas un ringard c'est... Pour moi c'est une inopérance c'est une inopérance flagrante

53:41
Nicolas Dupont-Aignan

Vous avez le droit de penser ce que vous voulez

53:43
Présentateur

Vous me posez la question J'ai le droit

53:45
Nicolas Dupont-Aignan

de penser ce que je veux et j'estime qu'un responsable public n'a pas à accompagner à favoriser ce type de pratique

53:51
Présentateur

C'est-à-dire que les pouvoirs publics accompagnent avec l'alcool et le tabac et c'est normal

53:54
Nicolas Dupont-Aignan

Mais je ne suis pas favorable non plus et je pense que il faut beaucoup plus... Vous allez supprimer l'alcool et le tabac quand vous seriez président ? Ça ne sera pas la prohibition rassurez-vous Qu'est-ce qu'on va faire alors ? Non mais il y a des moyens

54:08
Présentateur

de drogue On n'arrive pas à l'endiguer en France Mais on n'arrive pas à l'endiguer

54:11
Nicolas Dupont-Aignan

parce qu'on a une justice laxiste On se laisse complètement On laisse des étrangers d'ailleurs en situation qui devraient être expulsés de France immédiatement On a une faiblesse C'est une faiblesse vis-à-vis des trafiquants mais qui est incroyable Vous connaissez la Suisse ? Vous connaissez la Suisse ? Et qui s'explique si je peux finir Je vous en prie Qui s'explique parce que certains gros bonnets doivent avoir des bonnes complicités Politiques ? Politiques, financières, etc. Quand on voit ce que rapportent les mafias de la drogue dans le monde on peut s'interroger

54:41
Présentateur

Bon, je n'arriverai pas à vous faire lâcher un seul mot correct sur le cannabis Non

54:45
Nicolas Dupont-Aignan

Non ? Mais en revanche je reconnais une chose c'est que le système actuel est hypocrite Donc je ne suis pas dans un espèce de déni de réalité du tout

54:54
Présentateur

La guerre contre la drogue est effective selon vous ?

54:56
Nicolas Dupont-Aignan

Non Il faut la faire mais il faut la faire vraiment A la Philippine ? Il faudrait éviter d'aller à cet excès mais s'il faut le faire il faut le faire

55:05
Présentateur

Comment la France peut retrouver sa souveraineté numérique ?

55:11
Nicolas Dupont-Aignan

C'est très simple et très compliqué à la fois D'abord, il faudrait qu'elle prenne conscience du danger

55:16
Présentateur

Quand vous voyez Palentir venir au secours des services de renseignement français Ça m'en fout Pourquoi ?

55:25
Nicolas Dupont-Aignan

Parce qu'il n'y a plus d'indépendance nationale Microsoft dans la défense Tout, pareil C'est insupportable

55:34
Présentateur

Jean-Marie Bockel qui fait un rapport sur les serveurs chinois et qui ne critique pas les serveurs américains

55:40
Nicolas Dupont-Aignan

C'est très intéressant C'est dramatique mais ça fait des années que je le dis des années dans la différence totale totale Mais vous savez la liberté c'est la fable du chien et du loup On vous écoute ? La Fontaine Vous connaissez ? Non mais les auditeurs ils ne connaissent pas La Fontaine Qu'ils aillent regarder la fable du chien et du loup

56:06
Présentateur

Un conseil pour les jeunes générations ?

56:11
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai plutôt confiance dans les jeunes générations si elles ne sont pas trop embrigadées par la pensée unique Parce que je vais vous dire Vous savez que ma code de popularité C'est quoi la pensée unique ? La pensée unique Vous la connaissez C'est bien pensant C'est tout ce que je critique Vous savez ma code de popularité la plus forte ?

56:29
Présentateur

Votre code de popularité la plus forte ? Oui 6,25% ?

56:33
Nicolas Dupont-Aignan

Non, ça ce n'est pas la code de popularité ça c'est des votes

56:35
Présentateur

D'accord Votre vote c'est 1,65% ?

56:38
Nicolas Dupont-Aignan

Non, ça c'est en 2012 Désolé Ça n'a rien à voir Bon alors en 2017 Non mais attendez Prenez les résultats des élections Vous savez qu'on a fait autant de voix que les verts ou que le front de gauche au régional

56:47
Présentateur

Mon père m'a toujours dit de ne jamais me comparer aux derniers de la classe

56:49
Nicolas Dupont-Aignan

Mais ce n'est pas la question C'est que vous me comparez à quelque chose qui n'existe plus Votre code de popularité la plus forte Les popularités la plus forte c'est les 18-24 ans Les 18-24 ans ? Vous voyez ? Mais dans quelle région ? Dans toute la France ? Toute la France ? Regardez le Paris Match IFOP qui me suit depuis des années et vous verrez Tous les sondages les codes de popularité vous savez alors moi je ne me fixe pas là-dessus ça monte, ça descend mais enfin c'est toujours à peu près pareil c'est dans les 30% bien au-dessus de la plupart des hommes politiques

57:18
Présentateur

Alors en ce moment Mélenchon il va fort

57:20
Nicolas Dupont-Aignan

Mélenchon il va fort peut-être Ce que je vous dis c'est pas ça Vous s'appellerez que les jeunes Ça veut dire attendez que les jeunes il y a les jeunes bobos parisiens enfermés dans leur certitude et qui dans la propagande et qui ne vivent pas d'ailleurs les difficultés des français et puis il y a la vraie jeunesse qui je peux vous dire épouse de plus en plus mes idées Si vous ne passez pas

57:47
Présentateur

le deuxième tour et qu'il y a Mélenchon Mais pourquoi ? Attendez je me bats pour être élu Je suis d'accord avec vous c'est tout à votre honneur

57:54
Nicolas Dupont-Aignan

d'ailleurs de vous sentir gagnant Mais ça ne m'intéresse pas la question du second tour et du premier Je me bats pour être élu point et je fais appel aux français en leur disant je suis le plus crédible pour réussir la rupture Voilà Maintenant allez-y

58:07
Présentateur

Un conseil pour les jeunes générations Être libre Libre ? Dans leur tête Comment on prend cette liberté ?

58:13
Nicolas Dupont-Aignan

On la gère c'est justement ça qui est dur C'est pas facile d'être libre Mais c'est toujours mieux que d'être un esclave ou une carpette ou une limace

58:23
Présentateur

Vous êtes sur une chaîne de hacker ne vous inquiétez pas on connait ça

58:25
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce que vous avez des questions à nous poser ? J'aimerais vous demander qui vous êtes mais je le découvrirai petit à petit

58:33
Présentateur

On n'est personne On n'est personne on a des comme vous des réseaux partout

58:40
Nicolas Dupont-Aignan

Sûrement beaucoup plus que moi

58:42
Présentateur

Je ne sais pas si c'est

58:44
Nicolas Dupont-Aignan

Moi j'ai des soutiens des soutiens humbles de français qui aiment leur pays

58:48
Présentateur

Mais nous on a ça à peu près partout

58:50
Nicolas Dupont-Aignan

Et bien alors c'est bien Faisons affaire C'est pas gagné C'est pas gagné Je ne suis pas pour légaliser le cannabis

58:57
Présentateur

Non mais on ne milite pas pour la légalisation du cannabis On se pose simplement la question à qui ça sert ? C'est-à-dire que la guerre contre la drogue On a jamais marché

59:06
Nicolas Dupont-Aignan

Je comprends votre On voit des milliards

59:10
Présentateur

passer sous notre nez Je comprends votre Et on voit surtout une politique de prévention qui n'est pas là On voit surtout des drogues débarquées en France de plus en plus fortes C'est-à-dire que pour avoir moins de risques avec les douanes ils préfèrent avoir une substance très concentrée Et on expose des jeunes mômes à du cannabis génétiquement modifié Pas l'herbe de vos parents en mai 68 Ni l'herbe des écologistes à Woodstock Donc nous on se pose la question Est-ce que ça va continuer ?

59:45
Nicolas Dupont-Aignan

Mais c'est un vrai débat Je vais vous dire ce qui est drôle c'est que dans cette affaire enfin drôle c'est que c'est le plus ancien de mon équipe Je suis entouré plutôt de très jeunes

59:54
Présentateur

On a fait le pédigré de votre équipe

59:56
Nicolas Dupont-Aignan

Et le plus ancien c'est Dominique Jamais Et c'est lui qui nous a abordé cette question en bureau politique en disant Nicolas tu dois prendre une position différente sur cette affaire C'est un problème

1:00:11
Présentateur

Surtout si vous êtes élu par les 19-24 ans Vous savez

1:00:17
Nicolas Dupont-Aignan

les gens votent heureusement pas sur des questions catégorielles mais pour leur vision du pays Qu'est-ce qu'on veut de notre pays ?

1:00:24
Présentateur

Il n'y a pas de subornation de vote en France ?

1:00:26
Nicolas Dupont-Aignan

Qu'est-ce qu'on veut pour notre pays ?

1:00:29
Présentateur

Je vous repose la question Il n'y a pas de subornation

1:00:31
Nicolas Dupont-Aignan

de vote en France ? Est-ce qu'on peut élever le débat ? Est-ce qu'on peut se dire est-ce qu'on en prend pour 5 ans avec les mêmes ? Est-ce qu'on a le masochisme de voter pour des gens qui nous font souffrir depuis 20 ans où est-ce qu'on essaye autre chose ? Et si on veut essayer autre chose qu'on essaye de ce qu'il y a de plus solide sérieux Voilà l'enjeu

1:00:52
Présentateur

Donc vous vous êtes solide et sérieux

1:00:53
Nicolas Dupont-Aignan

Exactement En tout cas beaucoup plus que les autres

1:00:56
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan Merci

1:00:58
Nicolas Dupont-Aignan

Merci Merci Sous-titres par Jérémy Diaz