Bertrand Piccard face aux auditeurs
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:58OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est la technologie qui nous sauvera ou faut-il en partie y renoncer ?
- 5:13RelanceRéponse directe
L'écologie sacrificielle effraie et repousse les décideurs. Est-ce que c'est un mot que vous entendez ?
- 7:58OuverteRéponse directe
Quelle est l'idée que vous avez choisie parmi les 50 ?
- 10:58OuverteRéponse directe
Comment êtes-vous reçu par les députés avec vos 50 projets ?
- 13:13OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous que l'écologie n'a pas accroché lors de la campagne électorale ?
- 14:30OuverteRéponse directe
Votre position sur la raréfaction des ressources naturelles et des métaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31PrésentateurFait
« C'est un éternel optimiste, je ne sais pas, capable quand même de dire que le réchauffement climatique n'est pas inéluctable. »
- 1:49AuditeurFait
« Les solutions que vous proposez sont très intéressantes, mais sont très technologie de pointe. »
- 3:37AuditeurFait
« Ce n'est pas de la haute technologie. C'est des systèmes qui permettent de réabsorber la chaleur perdue dans les cheminées d'usines ou dans la douche des bâtiments. »
- 3:51AuditeurChiffre
« C'est des systèmes qui permettent, avec un petit module à 600 euros sur un moteur de voiture, de diviser par deux la production de particules toxiques, de baisser la consommation. »
- 4:39AuditeurFait
« Il en faut pour les panneaux solaires, il en faut pour les moteurs d'éoliennes, etc. Et c'est vrai que sans recyclage, ça ne fonctionnera pas. »
- 11:33AuditeurFait
« Le GIEC est très cru. Dans le rapport du GIEC, on parle de manque de gouvernance, de mauvais leadership et d'inertie administrative. »
- 22:13AuditeurChiffre
« Le record du monde de l'électricité la moins chère, c'est au Portugal, pas très loin d'ici, avec des panneaux solaires qui produisent à 1,5 centimes le kilowattheure, 4 fois moins que le nucléaire. »
- 29:32AuditeurFait
« La moitié des centrales nucléaires actuellement sont en panne et on envisage tristement de redémarrer la centrale à charbon de Saint-Avold. »
- 30:02AuditeurChiffre
« On en a trouvé 1400, mais ce qu'on propose sous forme d'une modernisation législative, c'est d'abord 50. »
Temps de parole
- Auditeur61 %
- Présentateur20 %
- Auditeur 24 %
- Auditeur 34 %
- Auditeur 43 %
- Auditeur 53 %
- Auditeur 63 %
- Auditeur 72 %
≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il vient régulièrement nous voir avec ses projets. C'est ici, notamment, bien sûr, qu'il a lancé des appels à projets, des initiatives labellisées par sa fondation pour favoriser l'environnement. C'est un éternel optimiste, je ne sais pas, capable quand même de dire que le réchauffement climatique n'est pas inéluctable. Insatiable défenseur de l'environnement, en tout cas, qui revient à la charge régulièrement avec des idées, avec des initiatives. Cette fois, 50 idées prêtes à voter, 50 idées simples qu'on peut mettre en place vite et que sa fondation va envoyer à partir d'aujourd'hui aux 577 députés. Ça tombe bien, ils sont là toute la journée. Ils seront là pour un bout de temps.
C'est Bertrand Piccard qui est avec nous, qu'on est heureux de recevoir. Bonsoir, M. Piccard. Bonsoir. Ce que ça veut dire, Bertrand Piccard, c'est que la bouteille à moitié pleine, c'est que notre pays regorge de projets, regorge d'idées. Peut-être, et c'est la bouteille à moitié vide, que ce qu'il manque, c'est la volonté, la volonté politique. En tout cas, nous verrons comment chacun des politiques réagit à ce que vous leur proposez. Vous allez nous parler de ces projets, nous dire en quoi ils sont simples, réalistes et réalisables.
Et peut-être, d'ailleurs, paradoxalement, que cette assemblée très dépareillée par rapport à l'ordinaire est une bonne nouvelle quand on a des projets à vendre. C'est vrai. Vous nous direz également, voilà. On va parler électricité, on va parler hydrogène, on va parler économie d'énergie, énergie fossile avec les auditeurs. On parle de ce que vous voulez. C'est le téléphone sonne, soyez les bienfaits. Le téléphone sonne. 01 45 24 7000. Le premier, c'est vous, Julien. Bonsoir et bienvenue. Bonsoir. On vous écoute, Julien.
Bonsoir. Merci beaucoup de prendre mon appel. Alors, bonsoir, Monsieur Ducard. Bonsoir. Je suis ce que vous proposez depuis de nombreuses années et même bien d'autres choses sur ces questions-là. Et les solutions que vous proposez sont très intéressantes, mais sont très technologie de pointe. Et moi, ma question, c'est, j'aimerais connaître votre position sur la raréfaction des ressources naturelles, des métaux, de tous les métaux, du lithium, des terres rares, en tout cas de nombreuses choses dont on a besoin justement pour ces technologies de pointe.
Moi, je pense qu'on n'en aura jamais assez pour produire suffisamment de nouvelles technologies, aussi innovantes et performantes soient-elles. On ne pourra pas en faire suffisamment. Alors, bien sûr, on peut recycler. Mais là encore, ça demande de l'énergie. Donc, on peut, bien sûr, et il faut recycler d'ailleurs, c'est extrêmement important, mais ça demande de l'énergie et l'énergie propre, ça n'existe pas. Il y a toujours un coût, quoi qu'il arrive. Et donc, moi, je pense que l'on doit inévitablement passer par de la sobriété, par faire évoluer nos modes de vie, par des low-tech et pas ou peu, à mon sens, par des technologies complexes et de pointe.
Et je trouve, je terminerai juste mon propos, je trouve que c'est un peu dangereux et un peu risqué de faire passer les messages que la technologie va nous sauver et que l'on peut continuer comme avant. Je crois que malheureusement, ce n'est pas possible et qu'il faut faire évoluer nos modes de vie et que c'est une bonne chose.
Merci, Julien, pour cette entrée en matière à un très joli sujet, Bertrand Piccard, sur est-ce que c'est la technologie qui nous sauvera ou faut-il en partie y renoncer ? Qu'est-ce qu'on dit ?
Mais moi, je suis en bonne partie d'accord avec cet auditeur, c'est que ce n'est pas la technologie qui va nous sauver, c'est ce que nous allons faire de la technologie. Et il ne faut surtout pas parler de technologie de pointe qui va être inventée plus tard et qui résoudra plus tard les problèmes d'aujourd'hui comme un alibi de ne rien faire maintenant. Ça, moi, je suis totalement contre la technophilie solutionniste, tout à fait. Maintenant, dans les solutions que nous avons identifiées et labellisées à la Fondation Solar Impulse, il y a beaucoup de bon sens. Ce n'est pas de la haute technologie.
C'est des systèmes qui permettent de réabsorber la chaleur perdue dans les cheminées d'usines ou dans la douche des bâtiments. C'est des systèmes qui permettent d'échauffage beaucoup, beaucoup plus efficient, donc beaucoup moins besoin d'énergie pour pouvoir chauffer. C'est des systèmes qui permettent, avec un petit module à 600 euros sur un moteur de voiture, de diviser par deux la production de particules toxiques, de baisser la consommation. Donc, ça permet une efficience. Alors, certains l'appellent sobriété. Pour moi, la sobriété, c'est quand on diminue la consommation en faisant un sacrifice.
Alors que l'efficience, c'est quand on diminue la consommation en faisant un bénéfice parce que la réduction de consommation d'énergie ou de matières premières, c'est un bénéfice. On y gagne. Ça permet d'augmenter le pouvoir d'achat des gens les plus démunis qui vont payer moins de factures de chauffage. Alors maintenant, ce qui est juste, c'est que dans certains cas, il faut des matières premières. Il en faut pour les panneaux solaires, il en faut pour les moteurs d'éoliennes, etc. Et c'est vrai que sans recyclage, ça ne fonctionnera pas. Et sans mesure, ça ne fonctionnera pas. Parce qu'on est dans un monde de démesure, on est dans un monde de gaspillage.
Et Julien, les métaux rares, à un moment, seront comme énergie fossile, arriveront à leur fin, peut-être même très très vite d'ailleurs.
Oui, donc on ne peut pas croire qu'on va pouvoir continuer à faire autant de gaspillage qu'aujourd'hui et s'en sortir sous prétexte qu'on a des énergies renouvelables.
Mais qu'est-ce qu'on dit de la sobriété dont parle Julien ? Parce qu'en vous relisant pour préparer cette émission, je me souviens que vous avez dit l'écologie sacrificielle effraie et repousse les décideurs. Et c'est vrai qu'on entend ça aussi, notamment de la part des décideurs dans les parties écoles. On entend dire qu'il faudra bien faire des sacrifices. Est-ce que c'est un mot que vous entendez, ça, ou pas du tout ?
Alors, je l'entends, mais je me dis que ce n'est pas attrayant. Et vous parliez tout à l'heure, justement, des législateurs, des politiques qui ne sont pas entrés dans la défense de l'environnement comme ils auraient dû le faire. Mais pourquoi ? Parce qu'ils ne peuvent pas promouvoir une écologie qui va ralentir la création d'emplois, qui va ralentir le pouvoir d'achat, qui va ralentir le développement économique. Ils ne peuvent pas le faire parce qu'ils ne seront juste pas réélus. Ce qui fait que moi, j'essaye de faire autrement. Je ne dis pas qu'il ne faut pas être sobre. Je dis qu'en disant qu'on doit être sobre, on ne va pas faire beaucoup d'adeptes.
Et moi, je préfère arriver vers le monde politique en disant écoutez, je vous propose 50 solutions qui existent aujourd'hui, qui n'est pas technophilie du futur, qui existent aujourd'hui. Elles sont rentables, elles créent des emplois, elles permettent de protéger l'environnement tout en soutenant le pouvoir d'achat. Je vous propose 50 prêtes à voter et vous pouvez les adopter en stimulant l'économie et en protégeant l'environnement. Moi, c'est mon approche parce que je pense que c'est plus rassembleur, c'est plus fédérateur, on ira en fait plus vite.
Et puis une fois qu'on aura au moins déjà fait ça, si en plus il faut de la sobriété plus tard, oui, faisons-le, mais commençons déjà par dire aux gens vous pouvez avoir des chauffages plus efficients plutôt que dire aux gens arrêtez de vous chauffer.
Justement, là la situation est un peu particulière parce qu'il y a cette guerre en Ukraine, parce qu'il y a un certain nombre de choses qui deviennent évidemment beaucoup plus compliquées. On entend parler, il y a une petite musique qui parle de restrictions, qui parle même de rationnement. Est-ce que c'est des mots qu'il faut qu'on soit capable d'entendre là aussi, qu'on soit capable de se restreindre, y compris en énergie, capable d'avoir froid aussi quand on a les moyens ?
Mais peut-être qu'on va être obligés d'y arriver parce qu'on a fait tellement d'erreurs ces dix dernières années en n'entrant pas dans l'efficience énergétique, en ne modernisant pas nos infrastructures, en continuant à gaspiller, qu'aujourd'hui c'est vrai qu'on a six mois avant l'hiver prochain et on ne sait pas très bien quoi faire. Mais si on avait fonctionné de manière intelligente autrefois, on ne serait pas dans cette situation-là.
Donc peut-être qu'il y aura des restrictions nécessaires à cause de la guerre en Ukraine, mais ça doit nous pousser à voir le futur maintenant sous un angle de modernisation de toutes les infrastructures qui gaspillent et qui vont reposer ce problème plus tard.
Alors vous en avez cité un certain nombre. J'aimerais qu'on s'arrête par exemple sur une des idées que vous transportez. D'abord pour en avoir choisi 50 parmi les centaines, les milliers que vous avez reçus. L'idée c'est quoi ? C'est voilà quelque chose qui est facile, qui est faisable immédiatement.
C'est ça qui a été votre choix ? Oui, et qui a un gros bras de levier. C'est-à-dire que ce que nous disons aux législateurs, aux 577 députés, à travers les textes que nous leur envoyons, c'est puisque les solutions existent pour faire tel et tel résultat, que ça protège l'environnement et que c'est économiquement rentable, il faut adapter la loi pour le favoriser. Alors exemple, les déchets. Les déchets non recyclables qui aujourd'hui inondent les océans et inondent les décharges publiques et produisent du méthane et produisent de la pollution partout, eh bien on peut les transformer avec une solution qui existe aujourd'hui en pierres de construction ou en gravier.
Eh bien ça, ça devrait être favorisé partout. Tant que ces choses sont déposées dans les décharges publiques librement, eh bien on ne va pas les utiliser pour en faire quelque chose d'utile. Et on va continuer à fabriquer des pierres de construction à base de ressources naturelles plutôt que d'utiliser le recyclage des déchets ménagers. Donc ça, c'est une chose clairement qu'on demande aux législateurs.
On va revenir à certaines de ces propositions. Je voudrais qu'on écoute Laurie d'abord. Bonsoir Laurie. Bonsoir. On vous écoute.
Voilà, je voulais féliciter M. Bertrand Piccard pour notamment son expérience sur Solar Impulse qui je crois n'est que la troisième au monde à avoir fait voler un avion de manière solaire. Et voilà, je me demandais, vivant au moins même sans électricité avec seulement des petits panneaux de randonnée, je suis seule sans enfant, ça explique aussi, je ne vais pas vous avoir trop de confort, je m'inquiète du peu de choix qu'il y a sur le marché, ils ont un marché accessible comme ça dans les magasins, du petit solaire. Donc tout ce que, par exemple, charger, avoir un petit panneau sur un vélo, enfin tout ce qui est petit solaire, cuiseur solaire, etc.
Et deuxièmement, je voulais vous demander aussi, vous parliez, ça m'a donné l'idée, à l'instant des déchets solides, mais les déchets organiques sont très peu recyclés, puisque c'est de l'eau en général, ne pourrait-on pas dans les villes, etc. beaucoup plus les recycler. Alors, tout à fait, ce sont des opportunités industrielles de recycler des déchets et d'en faire quelque chose. Et puis, c'est magnifique ce que vous dites, les panneaux solaires que vous utilisez. Exactement. Il y a de plus en plus de grands magasins qui commencent à offrir ça pour le public.
Je pense que si vous allez chez Leroy Merlin, vous devez trouver de ces panneaux solaires, parce qu'ils mettent en vente, notamment des produits qui sont labellisés par la Fondation Solar Impulse, qui ont notre label dessus. Et ça, ce sont des choses qui sont très valables. C'est au moment où les magasins mettent ça en vente, au moment où l'industrie le commercialise.
Quand vous allez vers les députés Bertrand Picard, et que vous leur dites, voilà, moi j'ai ça entre les mains, regardez ce que vous en dites, comment vous êtes reçus en règle générale ? Parce qu'ils ne vont pas les découvrir, ces 50 projets que vous avez là. Vous avez lancé des appels à projets depuis longtemps, vous êtes en contact avec ces gens-là. Donc, qu'est-ce qui ne fonctionne pas, selon vous ? Est-ce que ce que vous dites en creuse, c'est ce qu'on disait en introduction, c'est que les idées, on les a, mais il n'y a pas de volonté politique du tout en France ?
Mais moi, je n'accuserais pas le monde politique. Je dirais, bon, le GIEC est très cru. Dans le rapport du GIEC, on parle de manque de gouvernance, de mauvais leadership et d'inertie administrative. Ça, c'est ce qui est décrit par le rapport du GIEC. Moi, je n'ai pas envie d'aborder le monde politique sous cet angle-là, parce que je comprends que jusqu'à maintenant, ils aient eu des scrupules à prendre des mesures qui n'étaient pas rentables pour les citoyens, qui allaient faire payer plus cher aux citoyens. Donc, moi, je viens maintenant avec un totalement autre angle, parce qu'il y a eu une évolution dans la modernisation des technologies.
Et ce que je dis, c'est qu'il faut moderniser la législation au même rythme qu'on modernise les technologies. Donc, il faut rattraper le retard législatif. On a un anachronisme législatif. Alors, comment je vais être reçu ? Je ne sais pas. J'espère bien, parce que j'arrive hors parti...
Vous serez reçu probablement avec beaucoup de bienveillance. La question est de savoir ce qui va se passer derrière, en fait. Pourquoi vous disiez d'ailleurs qu'une assemblée un peu dissolue comme celle d'aujourd'hui, c'est mieux pour vous ?
Mais parce qu'il y a plusieurs minorités et ce que j'amène est bon pour chaque minorité. Il y a de quoi protéger l'environnement. Il y a de quoi renforcer la solidarité. Il y a de quoi augmenter le pouvoir d'achat. Il y a de quoi créer des opportunités industrielles et économiques. Il y a de quoi augmenter la sécurité d'approvisionnement. Donc, finalement, pour tous les partis représentés à l'Assemblée nationale, il y a quelque chose de bon. Alors, j'espère qu'ils s'accorderont sur justement tout ce qui est valeur commune à tous les partis. J'espère qu'ils ne vont pas s'accrocher sur tout ce qui les différencie. Parce que ça, ce serait dommage. On n'arriverait à rien.
C'est même tout l'enjeu maintenant. Et en même temps, vous avez vu comme nous, Bertrand Piccard, que l'écologie n'a pas accroché cette campagne. C'est fou quand même. On sort d'une très grande séquence électorale en France et l'écologie n'a pas accroché. Comment vous expliquez ça ?
Mais c'est assez simple. Avant le premier tour de la présidentielle, si Emmanuel Macron parle de sécurité, il renforce Marine Le Pen. S'il parle d'écologie, il renforce Yannick Jadot. Et si vous avez remarqué, dans le deuxième tour, il s'est retrouvé face à Marine Le Pen et pas à Jadot. Donc, il a pu parler d'écologie. Il se serait retrouvé face à Jadot. Il aurait parlé de sécurité. C'est simplement parce que le paysage politique est tellement clivé en France qu'on ne veut pas renforcer ses adversaires plutôt que de trouver des terrains communs.
Alors là, évidemment, je vous parle en tant que Suisse parce que nous, on vit en permanence en Suisse une assemblée nationale comme vous avez en France depuis deux semaines. C'est-à-dire un ensemble de minorités qui sont obligées de composer ensemble et de trouver des compromis. Et le compromis en Suisse, c'est une force, alors qu'en France, il est encore trop compris comme une faiblesse.
Alors ça, vous arrivez dans un terrain totalement miné. On verra bien d'ailleurs si peut-être qu'autour de vos projets, allez savoir, il peut y avoir quelques réconciliations. Voici un message de Jean-Philippe sur Franceinter.fr et qui nous dit ceci. Quand va-t-on en finir, dit-il, avec l'hystérie actuelle en particulier sur la voiture électrique du seul point de vue de l'utilisation sans parler du problème de la fabrication et du recyclage des batteries. La voiture électrique ne se conçoit que pour un usage urbain, quotidien, style trajet, domicile, travail. Pour tous les autres déplacements, le véhicule électrique actuel est inopérant.
Alors, ce qui est intéressant, c'est qu'on a justement une des propositions législatives qui concerne le véhicule électrique. Aujourd'hui, je pense que le véhicule électrique est intéressant pas seulement pour les 5% du temps où on l'utilise par jour, mais pour les 95% du temps où le véhicule est arrêté et où c'est une batterie sur des roues arrêtées. Et ce véhicule électrique avec sa batterie peut être chargé avec de l'énergie renouvelable intermittente quand il y a du soleil ou quand il y a du vent.
Et puis, dans le pic de consommation du soir, là où tout le monde allume tous ses instruments à la maison, là où il faut rallumer des centrales à charbon comme à Saint-Avold dans Moselle pour pouvoir compenser la demande, eh bien là, qu'est-ce qu'on fait ? On vide la batterie de la voiture électrique sur sa maison, sur le quartier ou sur le réseau national. Eh bien ça, c'est interdit. C'est-à-dire que la loi ne le permet pas. Et ça montre un truc très très intéressant, c'est que quand on demande des législations adéquates et modernes, c'est pas pour avoir des interdictions, c'est pas pour être pénalisant, c'est pour autoriser des choses qui n'existent pas aujourd'hui.
Et si on pouvait utiliser la voiture électrique comme ça, eh bien ça ferait moins de consommation de charbon, moins de consommation de gaz et ça donnerait vraiment une force à la voiture électrique.
Sauf que ça ne permettrait pas
de faire des distances plus longues. Bon, les distances plus longues, aujourd'hui, vous les faites tout à fait parce que vous chargez avec des chargeurs rapides 100 km en 5 minutes et c'est la nouvelle tendance maintenant. Les constructeurs automobiles font des véhicules avec moins de batterie justement parce que c'est un problème écologique les batteries et avec moins de batteries qui se rechargent en 5 minutes très rapidement. Il faut des bornes mais c'est intéressant de voir que maintenant il y a même des pétroliers qui prennent des marchés publics sur les bornes de recharge. Donc ça veut bien dire qu'il est possible de se diversifier et de se reconvertir.
Vous avez parlé de central à charbon, Bertrand Picard, on y viendra forcément à un moment mais je voudrais donner la parole à Stéphanie. Bonsoir Stéphanie. Oui, bonsoir. Allez-y.
Bonsoir. Moi, je voulais parler de la finance verte. Voilà. Savoir ce que vous en pensiez parce que alors je vous pose cette question parce qu'il y a un reportage très intéressant sur Arte sur la finance verte dans lequel d'ailleurs vous apparaissez M. Picard. C'est juste. Pas très favorablement d'ailleurs. Mais simplement on se rend compte en regardant ce reportage que les placements verts, la finance verte par aux entreprises les plus polluantes qui arrivent parce que par exemple elles replantent des arbres ou des choses comme ça avoir une bonne note on va dire et donc à attirer vers elles les finances vertes. Et je me permets juste de réagir à ce que vous disiez.
Je trouve dommage qu'on associe sobriété à sacrificiel. Je pense que vous devriez aller interroger des gens qui vivent de façon décroissante et vous verrez qu'ils ne sont vraiment pas moins heureux que les autres voire plus heureux parce qu'ils tissent du lien localement.
Merci beaucoup Stéphanie.
Vous savez si c'est un choix d'être sobre c'est magnifique il n'y a pas de problème parce que vous pouvez être sobre quand vous avez déjà suffisamment et que vous pouvez décroître vos revenus ou vos dépenses.
Maintenant le problème c'est pour je ne sais pas 90% de la population mondiale et peut-être 50% de la population française qui est déjà sobre sans le vouloir parce qu'elle est au SMIC parce qu'elle vit avec des assurances sociales parce qu'elle vit sur le RSA et puis qu'il n'y a rien à diminuer si ce n'est les factures énergétiques qui sont trop hautes parce qu'on gaspille la nourriture qui coûte trop cher parce qu'il y a 50% de pertes de nourriture entre le moment où on la produit et le moment où on la consomme donc toutes ces choses-là moi je parle plutôt d'efficience que de sobriété par respect pour tous ces gens-là qui sont déjà sobres et qui aimeraient beaucoup arriver à vivre et à boucler leur fin de mois y compris les pays en voie de développement qui sont dans une situation où n'ayant quasiment rien leur seul rêve c'est d'avoir ce que nous avons ici dans les pays développés donc il faut faire très attention avec cette notion de sobriété et c'est pour ça que je pense que c'est plus attirant pour le monde politique pour les citoyens en général de parler d'efficience parce que moi je dis toujours que la sobriété c'est la réduction avec sacrifice alors que l'efficience c'est la réduction avec bénéfice et c'est plus intéressant pour les gens si on leur parle de tout ce qu'ils peuvent gagner plutôt que tout ce qu'ils peuvent perdre
sur le début sur le début de question de Stéphanie la finance verte
qui cacherait le greenwashing en fait mais il y a du greenwashing partout mais pas que du greenwashing et ce reportage était intéressant sur Arte parce que il avait pris l'angle clair de débusquer du greenwashing dans certains investissements mais ce n'est pas comme ça partout et je suis tout à fait d'accord qu'il faut beaucoup plus surveiller les fonds d'investissement pour être sûr et démasquer les tricheries tout à fait donc ce documentaire a fait un bon boulot mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain
Gérard est avec nous bonsoir Gérard
oui bonsoir
allez-y Gérard
bonsoir monsieur Picard je suis admiratif de tout ce que vous proposez mais moi je parle du court terme et j'ai le sentiment que l'énergie je parle de l'énergie électrique va être de plus en plus rare et donc de plus en plus chère donc déjà elle ne va pas être accessible à tout le monde de la même façon et la question est même de savoir s'il y aura assez d'énergie électrique pour faire face à tous les besoins qui se bousculent à son portillon je parle j'oublie la voiture elle est crée mais il y a surtout tout ce qui concerne internet puisque je pense qu'on n'arrive même pas à savoir à maîtriser quels sont les besoins en électricité d'internet puisque maintenant en dehors du portable dont je vais parler tout à l'heure mais les robots arrivent à parler entre eux donc est-ce qu'on est capable de faire des j'ai vu qu'on ne l'était pas enfin j'ai lu des articles on disait qu'on ne l'était pas
quand on parle des fermes etc pour faire fonctionner les ordinateurs les bitcoins etc
je terminerai en disant alors là bien sûr ça ne va peut-être pas plaire à tout le monde mais je dirais que les jeunes qui manifestent pour le climat c'est normal mais est-ce qu'on ne peut pas leur demander quand même d'utiliser un peu moins leur portable
merci beaucoup
vous relevez un excellent paradoxe et je suis content que ce soit vous qui le disiez plutôt que moi maintenant c'est vrai alors disons c'est vrai qu'il n'y aura jamais assez d'électricité mais même jamais assez d'énergie pour continuer la débauche et le gaspillage d'énergie et d'électricité que nous vivons aujourd'hui par contre il y en aura bien assez si on entre dans la modernisation de nos infrastructures et qu'on arrête d'en gaspiller si vous mettez une pompe à chaleur dans un immeuble vous allez consommer deux à trois fois moins d'énergie que si vous utilisez du gaz ou du pétrole et c'est comme ça partout les ampoules LED vous avez de la chance en France d'avoir une loi qui oblige les ampoules LED mais si en Suisse les ampoules LED devenaient majoritaires ou devenaient utilisées par tout le monde au lieu des ampoules à incandescence on pourrait fermer un réacteur nucléaire si on utilisait des pompes à chaleur en Suisse je ne connais pas le chiffre pour la France mais je vous le dis pour la Suisse parce que c'est déjà éloquent vous utilisez des pompes à chaleur au lieu des radiateurs électriques vous pouvez fermer un deuxième réacteur nucléaire donc en fait vous voyez qu'une grande partie de la production n'est là que pour compenser les pertes l'inefficience le côté archaïque de nos systèmes donc si on rend nos systèmes efficients il y aura bien assez d'énergie pour tout le monde et à des prix très bas parce qu'aujourd'hui le record du monde de l'électricité la moins chère c'est au Portugal pas très loin d'ici avec des panneaux solaires qui produisent à 1,5 centimes le kilowattheure 4 fois moins que le nucléaire alors je suis d'accord qu'il faut rajouter du stockage mais si vous utilisez en direct pendant la journée et bien vous avez déjà 4 fois moins de factures qu'avec du nucléaire et encore plus par rapport au gaz
Bertrand Picard vous n'êtes pas vraiment un adversaire du nucléaire même si vous n'êtes pas fan vous êtes dans cette espèce d'entre-deux qui dit que pour l'instant on n'est pas tout à fait prêt à s'en débarrasser pleinement est-ce qu'il faut quand même continuer à construire des centrales par exemple ?
Si vous construisez une centrale il faudra combien de temps pour qu'elle soit prête ?
Il faudra 15 ans et on n'a pas 15 ans le rapport du GIEC dit qu'on a 3 ans et même sans être aussi alarmiste on voit qu'il faut changer beaucoup plus vite donc n'attendons pas 15 ans pour faire quelque chose alors ne démantelons pas les centrales nucléaires qui sont encore en bon état aujourd'hui même si on voit qu'il y a la moitié du parc nucléaire français qui est à l'arrêt pour corrosion on voit bien qu'il y a un problème mais investissons massivement dans toutes les énergies propres pas seulement le solaire et l'éolien qui sont parfois un peu combattus par certains mais aussi dans la biomasse c'est-à-dire l'utilisation pour la production d'énergie de tous les déchets agricoles utilisons la géothermie utilisons l'hydroélectrique beaucoup plus et on verra que la plupart de ces énergies propres sont moins chères que le nucléaire donc en fait moi je n'ai pas besoin de prendre parti pour au compte je vais laisser le marché décider ce qui est le moins cher et le plus attrayant
vous disiez tout à l'heure que vous étiez content que ce soit l'auditeur qui pointe sur l'utilisation des portables par les jeunes gens vos propositions vous les emmenez jusqu'aux députés il vous a pas échappé que les jeunes chez nous votaient finalement assez peu tout en étant très écolo d'ailleurs mais en ayant des points d'entrée qui sont associatifs qui sont activistes et qui ne passent pas par la case politique est-ce que vous en creux ce que vous dites aussi en amenant vos propositions aux députés c'est de toute façon seule la politique et la politique dans son plein sens du terme avec les élus nous permettra de nous sortir de cette situation-là
j'ai un profond respect pour les élus parce que c'est eux qui peuvent changer les choses aujourd'hui en créant vraiment des lois modernes des incitations pour autoriser des nouvelles choses qui arrivent au profit de tout le monde un des exemples puisqu'on est dans le digital c'est la possibilité de chauffer des quartiers entiers d'une ville avec des data centers et autrefois on mettait de l'air conditionné dans les data centers ce qui est une aberration parce qu'on perdait de l'énergie maintenant on les met dans des pays froids pour pas devoir les refroidir mais c'est de la chaleur qui est perdue si on met des data centers près des villes on peut chauffer des villes et par conséquent on va utiliser l'énergie d'internet et de tous ces trucs-là au lieu d'utiliser du gaz et du charbon pour chauffer des maisons et faire de l'électricité donc on voit qu'il y a des solutions à condition d'avoir une vision systémique systémique ça veut dire qu'on met tous les systèmes ensemble pour se renforcer plutôt que des silos verticaux où rien n'est en contact avec rien
écoutez ce mail de Marie est-ce qu'il nous dit vous parlez beaucoup des problèmes d'énergie concernant le chauffage comme à l'instant dans certaines régions on commence surtout à souffrir de la chaleur et ça va empirer on ne parle pas assez des solutions de rafraîchissement des logements sans climatisation et du rafraîchissement des villes et on a l'impression c'est tout à fait juste exactement que le chaud est un impensé de la protection de nos habitations
alors c'est vrai qu'on parle plutôt de chauffage aujourd'hui parce qu'on a peur de l'hiver prochain en manquant de gaz et de pétrole russe mais dans beaucoup de pays du monde c'est la climatisation l'air conditionné qui est le plus gros problème alors il y a maintenant dans les solutions labellisées que nous avons trouvées je crois qu'on est sur une chaîne publique donc je n'ai pas le droit de vous dire qui c'est qui le fait mais il y a du district cooling c'est-à-dire une production de froid qui est distribuée dans les logements ça se fait à Dubaï plutôt que d'avoir des centaines ou des milliers de petites unités d'air conditionnés séparées et puis il y a effectivement des moyens de faire circuler de l'air des moyens architecturaux d'autrefois permettaient de faire ça sans air conditionné et il y a des nouveaux gaz qui sont utilisés qui permettent d'être beaucoup plus efficients dans la climatisation et vous avez absolument raison la clim est quelque chose qui gaspille énormément d'énergie et ça ne sert aussi à rien de mettre la clim à 15 degrés quand il fait 40 degrés dehors ça fait des chocs thermiques et c'est encore plus malsain
Bertrand Picard on ne peut pas plaire à tout le monde regardez d'abord ce mail de Thomas qui dit qu'il est atterré par vos propos comment peut-on ne pas appeler à la sobriété tout en prônant le recyclage du plastique comme une filière d'avenir l'avenir c'est qu'il n'y ait plus de plastique du tout ce qu'on n'arrivera pas à atteindre sans sobriété
nous dit-il mais je comprends que d'une certaine façon il peut s'être choqué par ce que je dis parce qu'on n'a pas la même cible si lui prône la sobriété donc Thomas qui prône la sobriété si il peut la faire appliquer autour de lui mais c'est magnifique parce qu'il va convaincre des gens qui seront d'accord de le faire moi je vise pas juste des gens qui sont d'accord de le faire
vous visez l'échelle du dessus
je vise l'échelle du dessus sans notion de valeur je vise le pays je vise le pays je vise l'industrie je vise ceux qui polluent le plus ceux qui polluent le plus c'est pas les citoyens modestes ceux qui polluent le plus c'est les industries c'est le monde économique c'est tous ceux qui ont les moyens de faire des tas de choses et si vous leur dites vous devez être sobre vous devez réduire et bien ils vont me claquer la porte au nez donc moi je préfère aller vers une entreprise en disant essayons de trouver les solutions qui permettent d'être plus efficients d'économiser de polluer moins et pour vous de garder de l'emploi et de gagner plus parce que là ils vont m'écouter et ils vont arriver à un résultat alors peut-être que le résultat ce sera que la moitié mais au moins j'aurais réussi la moitié alors que si on essaye que tout le monde soit sobre on vise 100% et on n'arrivera à rien du tout
alors Thomas t'es pas content sur ce sujet là Jean-Philippe également sur un autre bonsoir Jean-Philippe
bonsoir on vous écoute moi j'ai vu votre proposition sur l'hydroélectricité qui est la source d'énergie renouvelable la moins polluante et je l'ai étudié alors vous partez vous partez d'un exemple qui est déjà réalisé et votre proposition c'est de transférer à un organisme technique de l'état le pouvoir de décision pour autoriser ces implantations donc organisme de l'état qui est spécialisé uniquement dans la préservation de la biodiversité or le sujet c'est qu'on a besoin d'énergie et pour produire de l'énergie c'est un équilibre entre l'économie et l'écologie et donc pour ça il y a un préfet qui est là pour trancher les choses pourquoi voulez-vous déshabiller le préfet de ses compétences d'une part donc de permettre aux représentants de l'intérêt général dans le département de prendre la décision et par ailleurs vous voulez faire un transfert pour une solution que vous trouvez géniale hors cette solution elle existe déjà dans plein d'endroits sans changer les choses au final votre projet il aboutira à bloquer la mise en place de structures hydroélectriques de centrales de production par l'hydroélectricité avec la force de l'eau et pas du tout de permettre au contraire de produire plus d'énergie renouvelable énergie renouvelable dont on a besoin puisque comme vous le savez la moitié des centrales nucléaires actuellement sont en panne et on envisage tristement de redémarrer la centrale à charbon de Saint-Avold en quoi vous voulez en quoi vous justifiez en quoi cette proposition est pertinente d'ailleurs proposition on n'en a que 10 alors que vous en promettez 1000 merci alors je reviens je promets en fait c'est même 1400 parce qu'on en a trouvé 1400 mais ce qu'on propose sous forme d'une modernisation législative c'est d'abord 50 on en a 10 maintenant qu'on envoie cette semaine aux législateurs et on en amènera un peu comme le feuilleton de l'été jusqu'en septembre où ils auront comme ça les 50
et je ne veux pas qu'on défile vis-à-vis de Jean-Philippe mais je ne veux pas qu'on soit trop spécifique sur quelque chose que les gens n'ont pas lu
surtout que c'est intéressant parce qu'en fait Jean-Philippe m'accuse un peu de l'inverse de Thomas c'est-à-dire de ne pas aller assez loin dans le côté énergie renouvelable mais vous avez raison sur une chose c'est que le préfet peut accepter une installation hydroélectrique mais qu'est-ce qui se passe après ?
Il se passe qu'il y a des recours des associations environnementales il se passe que les pêcheurs font des recours et ça bloque des projets pendant des années donc nous ce qu'on demande c'est de pouvoir faire de l'hydroélectrique de petites rivières c'est-à-dire des vis hélicoïdales qui tournent avec l'eau et qui produisent de l'énergie sans faire de barrage et que pour accélérer le mécanisme et bien on demande des études d'impact spontanément aux organisations environnementales ou aux côtés du ministère d'écologie pour être sûr qu'il n'y a pas de problème qu'il n'y aura pas de recours et on pourra aller beaucoup plus vite parce que si l'étude d'impact a montré qu'on peut poser ce système à un endroit et bien il n'y aura plus de recours possible après par des gens qui voudront simplement bloquer le processus donc je pense contrairement à ce que vous dites je pense que ça permet d'aller plus vite alors maintenant on verra si vous avez raison si vous avez raison au prochain téléphone sonne vous me direz vous voyez vous aviez tort et puis je me dirais zut on n'a pas fait comme il faut
je m'en souviendrai Jean-Philippe parce que vous reviendrez justement pour voir ce qu'elles deviennent ces propositions nous avons Anne-Laure qui nous demande par exemple si vous les avez déjà appliquées quelque part ailleurs ou peut-être en Suisse et du coup moi j'ai une question au-dessus de celle d'Anne-Laure pourquoi c'est en France que vous allez les proposer après tout pourquoi vous ne les testez pas
chez vous ? alors parce qu'en France parce que ça ne marche pas non non mais ça marche mais ce qui se passe c'est qu'en France il y a deux sociétés d'affichage public plus une société de communication qui m'ont offert cette campagne qui ont dit on aime ce que vous faites on vous offre cette campagne il y aura des affiches dans toute la France ce sera marqué pour que ce livre soit un succès 577 lecteurs suffisent il y aura d'autres affiches non ce n'est pas affiche ce sera sur les réseaux sociaux quand le climat change les lois doivent changer donc toute cette campagne nous est offerte ce qui est extraordinaire si on m'avait offert ça en Suisse j'aurais peut-être commencé par la Suisse
d'ailleurs vous avez Frédéric qui est à Genève qui vous dit mais où est-ce qu'on peut les lire ces 50 propositions prêtes à voter parce que sur le site Solar Impulse il n'y en a qu'une dizaine pour l'instant
voilà alors il y a les 10 premières parce qu'on a dû tourner toutes les solutions en texte législatif et on travaille avec un cabinet d'avocats français pour faire ça et vous verrez il y aura une ou deux solutions de plus toutes les semaines et début septembre on aura les 50 sur solarimpulse.com
Françoise est là bonsoir Françoise on vous écoute Françoise
oui j'appelais alors je voulais juste d'abord faire une petite aparté sur le témoignage de Gérard qui a répondu juste avant sur le fait de demander aux jeunes de moins utiliser leur portable je suis une maman de 49 ans donc j'ai des enfants en âge d'utiliser des portables et je ne défends pas l'utilisation massive mais on me demande à ces jeunes d'assumer la responsabilité de générations qui ont bien profité avant eux et notamment des des rares qui doivent avoir pris l'avion voilà facilement bon c'était pas l'objet de mon appel l'objet de mon appel c'était pour dire je travaille chez GRDF et je suis surprise de ne jamais entendre parler de méthanisation c'est à dire que la méthanisation c'est faire du gaz vert à partir de déchets organiques et on n'en parle jamais les pouvoirs publics n'en parlent jamais sachant qu'en France il y a déjà plus de 400 méthaniseurs qui injectent du gaz vert dans nos réseaux là on traite à la fois du déchet on amène des financements locaux et durables et on produit l'énergie alors j'espère que vous avez entendu que j'en ai parlé tout à l'heure quand je parlais de biomasse c'est justement la transformation de déchets notamment végétaux en gaz qui peut être utilisé et puis il y a une déproposition que nous amenons à l'Assemblée nationale qui est justement la récupération du méthane qui est émise par les décharges publiques les décharges publiques émettent du méthane jour et nuit et c'est 28 fois plus grave en termes de changement climatique que le CO2 et on demande justement aux législateurs de favoriser la récupération de méthane dans les décharges et puis alors maintenant pour l'utilisation des téléphones portables je vous dirais juste c'est vrai qu'on ne peut pas demander aux jeunes de ne pas l'utiliser
mais on peut faire autrement
vous savez que si vous êtes en wifi plutôt qu'en 5G vous utilisez 15 fois moins d'énergie pour downloader un film donc il y a de l'hygiène digitale à mettre en place
et c'est vrai et c'est vrai en même temps et là-dessus Françoise a raison que les jeunes en général sont bien plus écolos que les générations d'après mais derrière on leur tape dessus en leur disant oui mais toi tu as un portable qui pollue c'est pas très juste vis-à-vis de cette génération
c'est pas le portable qui pollue plus ce qui va polluer le plus c'est effectivement les monnaies digitales et puis une autre chose dont on ne parle pas assez c'est toutes les voitures autonomes les voitures totalement autonomes vont demander une force de calcul telle qu'on devra décupler toutes les installations les data centers les fibres optiques etc. pour que ça puisse fonctionner et ça c'est quand même un danger écologique
pardon de vous demander de répondre de manière très très courte à cette question d'André qui dit vous excluez un changement de société ou est-ce que vous l'envisagez ?
j'aimerais énormément un changement de société mais comme je suis psychiatre j'ai vu beaucoup beaucoup de gens qui refusent de changer qui tiennent à ce qu'ils ont et je me dis que ça prendra plus de temps de changer la nature humaine et de changer la société que de permettre à la société d'être efficiente et d'arrêter de gaspiller
Hélène nous dit ceci ce sera la dernière question je suis ancienne végane et j'ai fini par amètre que l'omnivorisme et le mode alimentaire qui respectent le plus la biodiversité quelles solutions prenez-vous pour votre alimentation ? Vous êtes végétarien ou végane ou pas Bertrand Picard ?
Non moi je suis raisonnable c'est-à-dire que j'essaye de consommer local j'essaye de ne pas prendre trop d'une chose c'est-à-dire pas que de la viande pas que des légumes essayer d'être raisonnable d'être mesuré
et bien voilà une bonne conclusion
ce que je prône pour tout ce qui est protection de l'environnement également
Et bien voilà l'heure de se mettre à table c'est parfait Bertrand Picard merci beaucoup et vous viendrez nous dire comment vous avez été reçu par les 577 lecteurs de vos propositions
Volontiers
Merci à tous