« Je suis en colère : Bayrou préfère encore faire payer les plus modestes. »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
de négocier un pact de non censure avec François Bairou, un pact qui a été rompuis. Avant d'entrer dans le détail de plusieurs de ces mesures mises sur la table par le Premier ministre, quelle est votre réaction déjà générale après cette prise de parole de François Bairou ? Bon, d'abord commencer par dire que je ne minimise pas le sujet de la dette qui existe et qui est un sujet qu'il faut bien envisager.
Maintenant, la question est comment cette dette est-elle venue et quelles en sont les causes ? Est-ce que on n pas là quelqu'un qui se prévoit de ses propres turpitudes ou celle de ses amis ? puisque la réalité c'est que si vous regardez bien la trajectoire quand nous avons nous laissé les commandes du pays à Emmanuel Macron et ses amis en 2017, on avait un déficit qui n'était pas à ce niveau-là, on avait une dette qui n'était pas à ce niveau-là, on avait même un excédent sur les finances sociales.
Donc on est dans une situation qui s'est dégradée continuement pendant ces h dernières années et qui est en partie lié au fait que les cadeaux fiscaux et bien ils ont été en réalité répercutés et donc nous sommes aujourd'hui dans une situation où nous avons 62 milliards en gros chaque année qui ne sont pas reçus qui sont pas perçus par l'État du fait des cadeaux fiscaux qui ont été réalisés par Emmanuel Macron. Et donc nous avons là une source d'économie qui aurait pu être mobilisée mais évidemment ce n'est pas ce qui a été fait. Et le drame de cette histoire c'est que on nous raconte une histoire qu'on dramatise à souhait avec excès.
Vous trouvez ? Avec excès ? Oui, sans aucun doute.
Si vous reprenez les chiffres les dernières années, y compris sur les États-Unis, sur l'Allemagne, vous pouvez regarder en fait les États-Unis depuis les années 80, il y a quatre petites années pendant lesquelles les États-Unis ont été un excédent budgétaire. L'Allemagne, c'est 6 années. Et vous nous dites quoi ?
Que le déficit, c'est pas un problème. On peut très bien vivre avec. Dis ce que je vous dis, c'est quand il y a la croissance, on peut vivre aussi avec des déficits.
Ça dépend à quoi ils servent et ça dépend sur qui on prélève les économies. Et c'est là que j'en viens parce que évidemment c'est la grande défon. Alors justement, rentrons dans les économies proposées euh par le premier ministre ou en tout cas les pistes dit-il notamment pour produire plus pour ramener de l'argent dans les caisses de l'État.
Il propose la suppression de 2 jours fériers. Il dit pourquoi pas le lundi de pack et le 8 mai. Est-ce que ça vous le voterez ?
Non. Non mais plus largement parce que je ne veux pas rentrer dans un projet de budget dont on va nous dire est-ce que si on enlève ça, est-ce qu'on enlève ça ? Je suis pas un maquignon.
Je ne veux pas commencer à négocier parce que je vois bien ce qui peut se passer. On peut nous dire les jours férier effectivement. Bon ok, on les enlève 40 milliards des on passera de 44 à 40 milliards.
Très bien. Et là tout le monde rentre à la maison. Non, la réalité c'est que ce soir je suis en colère.
En colère pourquoi ? Parce que en réalité plutôt que de chercher l'argent là où il se trouve, ceux qui vont payer cette dette qui a été en l'œuvre de François Berou et ses prédécesseurs, et bien ceux qui vont payer, ce sont qui ? Ce sont d'abord les contribuables français parce que on nous dit il y aura pas plus d'impôts.
C'est faux. Tout le monde va payer davantage d'impôts. Pourquoi ?
Parce G du Barem de l'impô gel du bar. Et contrairement à l'intuition qui on pour dire gel du barem. Donc tout va bien.
Non, le gel du barem va faire entrer. Les chiffres ne sont pas de moi, ils sont de Michel Barnier. Rappelez-vous à l'époque où il disait si on devait avoir une année blanche, ça aurait comme conséquence l'entrée dans l'impôt sur le revenu de 400000 foyers et ce serait une augmentation générale des impôts.
Ça c'est inacceptable pour vous. Ben que ceux qui vont rentrer dans l'impôt sur le revenu vont le sentir. Il y a des gens qui n'étaient pas dans la peau sur le revenu et qui vont désormais le payer 400000 et ensuite vous aurez tous les Français qui verront leurs impôts augmentés.
Je suis pas sûr que s'accepte l'année blanche c'est prestations sociales qui sont gelées Oui, ça veut dire que vous êtes handicapé et bien vous aurez vous toucherez moins. Vous êtes chômeur, vous toucherez moins. Il y a toute une série de gens qui vont autant mais ça vaudra moins.
Ça vaudra moins en eur constant. Oui, c'est tout le principe de l'année blanche. C'est qu'autrement si on touchait pareil et si on était réévalué, réindexé sur l'inflation, forcément il y a aucune économie qui serait réalisée.
Et donc oui, ceux qui vont payer demain, ce sont les malades, toutes les mesures qui ont été proposées, franchise médicale, franchise doublé de 50 à 100. Oui. Affection longue durée, c'est la question des retraités qui sont doublement touchés.
On désindexe leur pension et on en supprime donc la franche, enfin la les 10 % d'allègement. d'abattement d'abattement de cotisation de pardon d'abattement de frais professionnel pour frais professionnels qui étaient jusqu'ici euh la règle qui prévalait pour eux remplacé remplacé par un forfait de 2000 € parfait. Oui, d'accord.
Mais enfin ça va ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le forfait il va toucher indifféremment les petits, les gros et beaucoup plus profitable au petit retraités qu'au grands en fait. C'est surtout ça, c'est que moi ce que ce que j'entends c'est que malgré tout euh ces retraités vont voir en fait leur pension diminuer en eu égard à l'inflation et c'est quand même ça la mesure principale.
Et on peut continuer. Mais c'est donc les malades, les retraités, les salariés, ceux qui travaillent. Je parle de la France du travail, je parle pas de gens qui seraient en train de parisser quelque part.
Non, on parle bien des gens qui sont aujourd'hui ceux qui sont la force de ce pays et à qui on a proposé une punition. C'est une purge. C'est difoirusse aujourd'hui François Beou.
Ah oui ben oui, la purge, la purge, la purge c'est Molière. Mais vous et quand on regarde juste quand on regarde dans le le détail, il y a par exemple des propositions qui pourraient aller dans votre sens. On disait la la contribution demandée au revenu qui devait être juste sur une année, elle sera prolongée.
Ça vous dites on est d'accord, on la soutient ou pas ? Mais vous savez quel est son rendement ? Oui, on en a parlé il y a quelques instants avec votre collègue Éric Crel.
Euh moins d'un milliard plutôt 700 millions. Et ce que nous nous avons proposé et qui a déjà été voté par l'Assemblée, la fameuse taxe Zucman, elle rapporte entre 20 et 25 milliards. Vous faites le rapport entre un petit milliard sur 44 et 20 à 25 milliards que pouvait rapporter à la taxe Zucman.
Je rappelle cette taxe, elle est prélevée exclusivement sur des gens qui ont un patrimoine supérieur à 100 millions d'euros et qu'on leur prélève 2 % de ces 100 millions sur euh enfin sur et la base taxable et avec euh derrière des gens qui ont en réalité un rendement sur cet argent, sur ce patrimoine qui est lors de 7 % c'estàd qu'on leur prend quasiment rien et donc ils vont continuer à s'enrichir. Vous connaissez ces chiffres par cœur. Depuis 8 ans, les 500 familles les plus riches de France ont vu leur patrimoine doubler passer de 600 milliards d'euros à 1200 milliards d'euros.
Et là, vous nous dites on va leur prendre 1 milliard, pardon mais enfin excusez du peu, c'est rien. Dans ces conditions, dans ces conditions Olivier Fortis Bairou restait en l'État, est-ce que demain les députés socialistes voteraient une motion de censure contre le gouvernement de François Baou ? D'abord, nous ferons nos propres propositions à la rentrée et sur les bases actuelles, je vous le dis, la seule perspective possible est la censure.
Vos proposition censure de votre propre chef, c'est-à-dire vous arrivez début fin septembre, début octobre, vous déposez une motion de censure ou bien vous attendez une discussion budgétaire et si ce budget passait par 493, vous ripostez par une censure. Je viens de vous dire que nous ferons nos propres propositions et nous verrons comment réagira le gouvernement. Encore un temps, il y a il y a un sujet et je vous l'ai dit en introduction, moi je ne nie pas la situation budgétaire actuelle.
Simplement ce que je dis c'est qu'il y a d'autres façons d'entrer dans le sujet et que la façon dont il est rentré le gouvernement est une mesure et profondément injuste et donc que nous chercherons à corriger et d'abord y compris à nous interroger sur la trajectoire. Pourquoi 44 milliards ? Je me souviens mais je me souviens que Michel Bernier avait été devant la Commission européenne avait proposé dans un premier temps 25 milliards et que ça avait été jugé parfaitement acceptable par la Commission européenne.
Pourquoi on est passé de 25 à 44 ? Parce que les déficits se sont aggravés. Les déficits se sont aggravés Olivier Fort honnêtement entre regardez 2024 on a la charge de la milliard cause de quelle politique ?
Non mais vous savez très bien que chaque année nous avons une perte de 60 milliards qui est liée aux cadeaux fiscaux faits par le les gouvernements successifs de d'Emmanuel. dire c'est que la situation s'est dégradé c'estàd que ce que avait proposé Michel Barnier il y a il y a plus d' ané que on passe de 25 à 44 pardon mais on n pas multiplié par de ce qui en fait était la situation vousême dit c'était ça avait été jugé acceptable c'était vraiment la limit moi je veux bien une trajectoire à 30 pas à 44 qu'est-ce qui est acceptable justement comme le disait Gan qu'est-ce qui serait acceptable pour le parti socialiste, excusez-vous dites on va mettre des propositions sur la table, ça veut dire que vous êtes quand même ouvert à des discussions et des négociations avec François Bairou. Mais sur nos bases, effectivement, nous sommes prêts à discuter.
Nous sommes prêts à dire que il y a un autre chemin possible. Je viens de parler de la taxe Zucman par exemple, mais on pourrait si la taxe Zucman ne leur va pas, il y a plein d'autres sujets sur lesquels on peut avancer pour retrouver en fait de la ressource. On nous dit que c'est une crise de la dépense publique, mais la réalité c'est que les dépenses publiques, elles ont assez peu augmenté par rapport à l'inflation et même elles ont même augmenté moins vite que l'inflation.
Ça veut dire qu'aujourd'hui on a une crise des recettes et cette crise des recettes, elle peut être corrigée par veut dire que si vous trouviez un accord avec le premier ministre, ça pourrait être comme en janvier dernier, vous pourriez passer un une forme d'accord de non censure avec François Baou s'il satisfait certaines de vos questions et de vos propositions. Mais moi, je suis toujours ouvert au compromis. Nous n'avons pas de majorité, nous la gauche, il y a pas de majorité absolue.
Mais euh je vois aussi que en face, il n'y a pas d'avantage de majorité absolu. Et donc la bonne logique, si on était en fait respectueux de ce que les Français ont voulu en juillet dernier, qu'est-ce qu'on ferait ? On se retour d'une table et on dirait "Je ne peux pas obtenir tout mon programme rien que mon programme, mais tu ne peux pas non plus obtenir tout ton programme rien que ton programme." Or, ce qu'il se passe avec François Beou, Emmanuel Macron, c'est qu'il se comportent comme s'ils avaient une majorité absolue en faisant un chantage permanent à l'instabilité, au chaos et cetera qui conduirait forcément à accepter des notif de la discussion pas rompu avec le gouvernement sur cette question budgétaire.
Et jamais, moi je suis un parlementariste, je considère que le parlement doit devrait avoir le dernier mot. C'est votre budget d'ailleurs c'est l'affaire du parlement le budget et l'affaire du parlement c'est le budget effectivement l'affaire du parlement et ce serait donc logique que la discussion ait lieu. Mais une vraie discussion une discussion où on ne nous oppose pas d'entrée de jeu soit un 493 soit des arguments d'autorité qui font qu'on ne peut plus rien faire.
Je vois bien que pour l'instant il y a une seule règle d'or avec ce gouvernement, c'est que on ne touche pas aux ultra riches. C'est le principe continu. Contribution au revenu elle est prolongée.
Non mais attendez Guillaume Darry, on vient d'en parler, c'est moins d'un milliard. Non mais on parle là de 44 milliards. Donc vous allez en fait sacrifier des gens qui ont 1500 €.
Vous avez vous avez entendu les chiffres de lc cette semaine. Nous avons dépassé le record historique de gens qui vivent sous le salut de pauvreté et c'est ces gens-là en priorité. que l'on va aller toucher sur le non remplacement d'une partie des fonctionnaires.
Là, vous dites qu'il y a une discussion possible. Certains élus locaux d'ailleurs socialistes euh diminue leur masse salariale dans leur commune. Mais ça peut arriver.
Moi, je je ne veux rien exclure. A priori ce que je dis, c'est que je vois aussi que les mêmes nous disent qu'on a des problèmes avec les policiers. Pas qu'il soit un problème les policiers, mais qu'on a besoin les fonctionnaires de terrain, on ne touche pas au fonctionnair de terra.
On a besoin de davantage de policiers. Je viens de rencontrer tous syndicats du monde judiciaire qui disent tous que la justice est trop lente, qui le reconnaissent mais qui se disent aussi tous qu'ils ont besoin de davantage de magistrataire de justice. Je vois bien que on a aussi un énorme problème qui est lié au fait que aujourd'hui nous avons une dette qui va s'amplifier qui est la dette climatique et cette dette là elle ne se rembourse pas, elle est irréversible.
Et donc qu'est-ce qu'on fait sur ces sujets-là ? Comment est-ce qu'on prend ces sujets à bras le corps ? Comment est-ce qu'on fait aussi pour lutter contre les inégalités ?
Je ce que je vois c'est que on a aussi un hôpital qui est exue et que tous les médecins que nous rencontrons à l'hôpital public nous disent exactement la même chose, c'est qu'ils ne peuvent plus soigner dans de bonnes conditions. Et pourquoi on a besoin de davantage d'argent ? Parce que nous vieillissons, parce que nous avons davantage de gens qui sont aujourd'hui qui vieillissent et c'est tant mieux dans des sit et qui vivront plus longtemps qu'autrefois.
Donc et bien tout ça se paye et que tout ça mérite aussi. Merci beaucoup Olivier Fort d'avoir été notre invité ce soir sur BFM TV. Purge che Molière, c'est le docteur Purgon.
Voilà, Diafoirus, c'est celui qui ni la circuit. Vous venez de nous annoncer effectivement comme son nom l'indique, Purgon, Diaparus, même combat et François Beou, malheureusement c'est lié à eux. Je préférerais qu'il réfléchissent autrement et ce que c'est ce que nous lui proposerons dès la rentration.
Merci beaucoup Olivier Fort d'avoir été notre invité. Vous rappelez que vous êtes toujours prêt à discuter effectivement avec le premier ministre mais que sur les bases actuelles la seule perspective possible est la censure de François Bairou. Merci beaucoup d'avoir été notre invité.
Je vous propose d'ailleurs de réécouter ce que nous disait le premier ministre en fin d'après-midi. Premier ministre François Berou qui a mis beaucoup de gravité dans sa prise de parole. On l'écoute. 3300 milliards, c'est 3300 fois 1000 millions d'euros. et
François Bayrou