"La dernière" - L'intégrale du 25 janvier avec Cécile Duflot (Oxfam)
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Radio Nova, la [acclamation] dernière. [applaudissements] Bonsoir. Bonsoir à toutes et à tous.
Bonsoir Radio Nova. Bienvenue dans la dernière en direct en public du théâtre l'Européen à Paris. Nous sommes le dimanche 25 janvier 2026.
Et si vous nous écoutez dans un futur lointain, sachez que le président des États-Unis se croit dansie, que celui de la Russie se croit dans moi moche et méchant et que le nôtre se croit dans Top Gun. Tout va bien. Nous, on se croit toujours dans les bisounours mais des bisounours des terres, des bisous nours vénères, des bisounours en colère.
Vous êtes là [acclamation] bisouns. 25 janvier, c'est la journée mondiale contre le sexisme figurez-vous. Et ce n'est pas ce qui explique l'absence de Juliette Arnaud.
Elle n'est pas partie faire des colliers de Scrotom en Iran. Elle a quelques soucis de santé. Elle nous reviendra en forme tout bientôt.
Ta gueule. [rires] Elle est quand même avec nous via Malo qui envoie sa qui va envoyer à mon avis sa voix régulièrement dans l'émission. Enfin sa seule réplique.
Voilà, c'est la seule réplique qu'on garde de Juliet. On a l'impression qu'elle est morte d'un coup sur France comme ça. Celle qui sera avec nous pendant toute l'émission, c'est notre linguiste stylisticienne le cauchemar réveillé d'Alain Finkelcot, la crise d'angoisse de l'Académie française, Laelia Verron est avec nous. [applaudissements] Bienvenue Laelia.
Merci Guillaume. Ça va ? Tu es prête pour ce nouveau rôle ?
Ça va. Ça va, je suis tellement détendu. Mais oui, ça va être excellent.
Euh, je t'ai rapporté des bouchons d'oreilles parce qu'à tout moment, il peut sortir un lance-roquette et tirer en l'air le plus américain d'entre nous, Pierre Emmanuel Barret. Bonsoir. Bonsoir. [acclamation] [applaudissements] Tout va bien ?
Mais je suis en pleine forme. J'ai l'impression que tu es en forme. C'est l'émission dont je rêvais.
Emeric et Juliette sont pas là. On va vraiment être heureux. Et oui, parce que tu viens de le dire également absent Emri Lompray car il est oui [rires] parce qu'il est en tournée avec son spectacle.
Oh le travailleur, il est entourné à Tahiti. Oh le filou ! Mais il nous a laissé un petit message que qu'on écoutera tout à l'heure.
Et nous rejoindrons [rires] pendant l'émission Jean-Benoît Dialo, Thomas VDB et Albert Moukbert. [applaudissements] Allez, c'est parti. Alors là, Laelia, Laéelia, tiens-toi prête.
Alors, c'est le moment où on répond aux questions des auditrices et les auditeurs. Les questions qu'il nous envoient sur notre adresse, je la rappelle d'ailleurs, la dernière@radiionova.com.
Ah, c'est c'est quoi ? Oh non ! Merde, tu aurais pu bosser.
Ouais, là ilia Non, c'est c'est la séquence du début d'émission. Donc on répond aux questions des gens euh en faisant des blagues, quoi. Enfin, c'est un peu le principe.
Par exemple, question de Daniel. Peut-on dire que votre émission est un phare dans la nuit ? Mais ça c'est intéressant parce que un phare dans la nuit, c'est une périphrase et une périphrase, c'est un procédé de reformulation syntagmatique qui repose sur une expression paraphrastique du signifiant.
Mais heureusement qu'Amic est pas là parce que là, il aurait fait un AVC dès le début de la mission. Je peux faire des blagues. Attendez, regardez.
C'est une anonomase et une litode qui rentre dans un bar. Ouais. Alors alors attends attends attends parce que tu voisir là c'est un peu parti pointu.
C'est pas tant que ça. Ouais. Juste avant qu'on commence, j'ai une question pour Laelia.
C'est en fait vu que Juliette elle est pas là et que tu la remplaces, est-ce que ça t'emmète si je t'appelle Juliette ? C'est plus c'est plus simple. Non non mais c'est c'est bon, pas de problème.
Mais du coup vu qu'Embrrick est pas là, est-ce que je peux t'appeler gros cons ? C'est c'est plus simple aussi. Non c'est fort.
Ah oui, c'est fort parce que c'est méchant et pour Emeric et [rires] pour moi. Tu sais quoi ? Ça te va très bien Juliette comme prénom.
Allez, on commence avec une question de Laura. Bonjour à toute l'équipe. Je suis juive et les génocides, ça a tendance à me titiller un peu.
Du coup, j'aime pas trop trop le gouvernement d'Israël. D'après Caroline Yadan, je suis donc antisémite. Que faire ?
Euh bah, je vais répondre. Je [rires] suis pas sûr. Bah, j'ai un forfait illimité avec mon avocat.
Donc j'en profite, mettez ça sur ma note. Alors sachez Laura que de toute façon juive ou pas juive, vous êtes antisémite. Tout ce qui contredit Caroline Yadan est antisémite.
Caroline Yadan, elle ne change pas d'avis parce que sinon elle porterait plainte contre elle-même pour antisémitisme. Si elle se fait goer à 170 sur l'autoroute, c'est que le radar c'est un radar nazi. Voilà, c'est la vie de Caroline.
Et pendant ce temps-là, Caro, elle fricote avec les députés RN dont le parti a été fondé par les SS. Je rappelle parce qu'il est comme ça Caro. Elle voit des antisémites partout sauf quand ils ont un aigle tatoué sur le front.
Voilà. Allez, rendez-vous devant la 17e chambre du tribunal correctionnel ou à la maison comme tu dis. Voilà.
Euh, passons à la question de Thomas. Pourquoi entend-on toujours les mêmes pubs ? Et bien Thomas, il faut augmenter Pierre Manuel.
C'est le principe marketing. Il faut augmenter Pierre Manuel de la répétition. Si on répète plusieurs fois quelque chose, il faut augmenter Pierre Manuel.
Ça finit par rentrer dans la tête des gens. Il faut augmenter Pierre Manuel même s'ils ne le souhaitent pas. Il faut augmenter Pierre Emmanuel.
Pierre Manuel ? Oui. Tiens.
Allez. Hop. Merci.
Merci. Quitte la ville. Attends.
On enchaîne [rires] avec la question de Yanis. Salut les gens de la dernière. J'écoute toutes vos émissions.
Je suis globalement d'accord avec toutes vos idées et soutiens votre approche. Mais j'habite à Dubaï et je travaille dans le département marketing d'une grosse entreprise dans les produits laitiers. À la lumière de ces éléments, considérez-vous que je suis plus proche de l'humain ou de la cuvapis.
Alors Yanis. Yanis, c'est compliqué là. C'est une figure artistique que tu nous proposes.
Très grand écart avec vrille testiculaire inversé. Euh c'est très dur hein. C'est très dur comme position.
C'est quasiment aussi chaud qu' Morice de gauche à France interre. Tu as vraiment l'espérance de vie d'un fan d' preto à Tran. Donc le mieux pour [rires] ta santé ben oui, on est là pour donner des conseils, c'est que tu fasses un vrai choix et ne nous fais pas le coup de je change le système de l'intérieur hein.
Parce que tout ce que tu as changé dernièrement, c'est ton canapé en cuir et ton SUV. D'accord, Yanis, on te voit. Et arrête de voter.
PS, Yanis. Oui. Merde.
On passe à la question de Virginie. Quand j'entends Dominique de Villepin parler de politique internationale, j'ai envie de caresser sa chevelure argenté. Est-ce normal ?
Que faire ? Virginie ? Virginie, Virginie, comme je te comprends. [rires] Moi aussi, j'ai un faible pour Dominique de Villepin.
Il est élégant, raffiné, charmant mais concernant ses prises de position, je tiens à te rappeler qu'il ne fait que respecter le droit international hein. On va pas s'extasier non plus. Je te rappelle qu'il a à son actif le CPE, la vente des autoroutes et l'état d'urgence pendant les révoltes après la mort de Zed Debuna.
Alors, si tu veux absolument caresser une chevelure argentée, Guillaume se tient à ta disposition. Il n'est ni élégant, ni raffiné, ni charmant, mais il est de gauche. Allez, on enchaîne. [applaudissements] Je sais pas ce que vous applaudissez là.
Vous êtes en train d'encourager Pierre Emmanuel dans sa méchanceté. On enchaîne avec la question de Laura. Encore une Laura.
Bonjour l'équipe de la dernière. Vos vidéos cartonnent sur YouTube. Certaines dépassent les 350000 vues.
Radio Nova touche-t-elle la totalité des gains engendrés où chaque chroniqueur récupère une partie ? Excellente question Laura. Sache que j'utilise moi-même l'intégralité de ce que je gagne avec toutes ces vues sur YouTube pour m'acheter des habits.
Je pense donc que tu as la réponse à ta question. On touche zéro. Wilou.
En revanche, le vélo cargo en or massif garé devant l'Européen appartient à Frédéric Anthelm, directeur de Radio Nova. Il s'en sert pour aller à la Biocope acheter son match à thé. Voilà, d'ailleurs l'émission d'aujourd'hui sera consacrée à la répartition des richesses.
J'espère qu'il va l'écouter l'émission. Une question de Félix à présent. Oui, bonjour à toute l'équipe.
Quand est-ce que les smartphones seront interdits au parlement ? Lorsqu'on regarde les débats du parlement, les députés scroll ou sont rivés sur leur smartphone en permanence et c'est insupportable. Pierre H Pierre et c'est insupportable.
C'est la question. Pardon, excuse-moi, j'ai pas écouté la question. Je discutais sur WhatsApp.
Désolé pour tes dents Emeric, mais je te l'ai déjà dit trois fois. Oui, il faut retirer la peau des noix de coco. Une question de Loï pour terminer.
Bonjour. Si Guillaume tombe malade, qui le remplacera pour animer l'émission ? Et bien Loï, c'est une question que je et merci pour cette excellente question.
Question d'actualité s'il en est puisqueaujourd'hui ni Emeric ni Juliette ne sont présents. Comme tu peux le constater, personne ne remplace Emeric. Dois-toi en déduire qu'il est irremplaçable ?
Bien sûr, il est tout à fait remplaçable. Si on ne le remplace pas, c'est simplement parce qu'il est inutile. En revanche, Juliette est irremplaçable mais essentiel.
Et c'est pourquoi Laéelia est venue prêter main forte. Guillaume lui, est à mi-chemin entre les deux, irremplaçable et inutile. C'est pourquoi s'il tombait malade, l'émission continuerait tout à fait normalement et personne ne s'apercevrait de son absence.
La preuve, aujourd'hui il n'est pas là et tout se passe comme sur des roulettes. Allez, on se retrouve après une page de pub. La dernière ?
Nova. La dernière euh Nova, vous êtes toujours sur Radio Nova la dernière avec Laeléia Veryron et oui et Pierre Emmanuel Barret. Il est 18h14, l'heure d'accueillir notre invité du jour.
C'est notre première ancienne ministre dans cette émission. Elle a partagé des mercredis matins avec Manuel Vals et Bernard Casneuve. La chance.
Elle a été secrétaire national des verts. Elle est aujourd'hui directrice de l'ONG Oxfemme qui lutte contre les inégalités. Cécile DFOT est avec nous.
Bonsoir. [applaudissements] Bonsoir. Salut Cécile.
Merci merci d'avoir accepté notre invitation. Tu as souvent des accueils comme ça. Ça te rappelle les conseils des ministres genre de [rires] Ça fait plaisir.
Mais j'ai surtout l'habitude d'être de l'autre côté de la radio. Donc ça fait très bizarre en fait. Là là tu es tu es dedans.
Comment on doit t'appeler ? Est-ce qu'on doit encore t'appeler madame la ministre ? C'est pas le genre de truc qu'on garde à vie.
C'est un titre qu'on garde à vie. Flemme non ? Alors tes enfants et tout ils disent madame la ministre mes enfants ils disent quand je les saoule.
Ah [rires] ouais que je leur qu'est-ce qu'ils disent souvent ? Ah euh non quand ils veulent vraiment m'énerver ma fille elle m'appelle Cécile ces derniers temps ou mon frère ou frère frère ça me t ça me t on est là pour [rires] on est là pour régler des comptes avec ta famille aujourd'hui ? Non pas du tout.
Tu [rires] tu tu m'as envoyé cette semaine un message qui disait "Être la meuf de droite d'une émission". C'est quand même très rare pour moi. [rires] Alors t'inquiète pas, il y a Pierre Emmanuel qui est là aussi.
Mais je j'ai entendu c'est la semaine dernière ou avant parce que j'écoute en replay souent qui limitait la gauche à NPA révolution permanente et tout le reste. C'est tout fait. Mais tu vas adorer ma chronique du jour. [rires] Tu vas adorer ma chronique du jour.
Alors attends, on va reparler de ton expérience politique aussi un petit peu. Mais comment tu en es venu à la politique ? Tu as une jeunesse engagée.
Tu étais au joc. Qu'est-ce que c'est les jocs ? Ça s'appelle enfin c'est l'acronyme de jeunesse ouvrière chrétienne, ce qui est un peu bizarre parce que j'étais adolescente donc j'étais pas ouvrière mais c'était ce qui existait comme mouvement on va dire à la fois catholique et hyper ouvert parce que je pense j'étais la seule baptisée de mon groupe de la joc mais c'était de l'éducation populaire dans à Surville qui est la cité de la ville où j'habitais alors et on on se réunissait pour discuter de notre place dans la société de tout ça.
Tu as quel âge du coup ? C'est ados. C'est 14 15 ans ?
Ouais. Donc tu étais déjà politisé. Tu t'intéressais à la société quoi ?
D'abord, je suis né dans une famille très engagée. Mes parents [raclement de gorge] sont des militants pas du tout politiqu, ils étaient très très méfiants. Ils sont toujours d'ailleurs de la politique.
Est-ce que tu veux dire qu'ils sont apolitiques ? Pas du tout. Ah non non voilà.
D'accord. Pas du tout mais très méfiant de la dimension partisane. Ni de droite ni de gauche.
Ouais ouais ouais. Très [rires] de gauche. Est-ce qu'on pourrait ne pas fâcher mes parents ?
C'est vrai qu'en 5 minutes toute ta famille passant [rires] c'était pas le plan de cette soirée. Oh le trac non très vraiment à gauche et mais des de des années 70-80 donc très engagé localement y compris avec en donnant une grosse partie de leur salaire à différentes actions en accueillant des gens à la maison enfin des gens des vrais militants comme on imagine mais très distants de la politique partisane. Et je pense qu'ils ont jamais été fan enfin ils sont toujours pas fans d'ailleurs d'être les parents d'une ancienne ministre je crois.
Mais oui c'est ils ont eu un peu honte ou quoi ? Bah ma mère, [rires] elle a fait deux choses inouies. La première chose, quand j'ai été nommée ministre, le lendemain, il y avait une page dans le Parisien Sa et Marne, parce que mes parents viennent de Sa et Marne où ma mère avait été interviewée parce que c'est une militante écolo connue et il y a un gros intertitre "Je serai fière de ma fille une fois qu'elle aura fait quelque chose." Ah ouais ?
C'est plutôt bien en vrai de pas juste aimer le titre mais parce qu'elle considérait qu'être nommé ça n'avait absolument être nommé ministre ça ne représentait rien. Est-ce que depuis elle t'appelle frère ? [rires] Et à l'époque on parlait pas encore énormément d'écologie.
Comment tu es tu en es venu à Ah parce que pour le coup moi j'ai grandi dans une famille très intéressante parce que ma mère très écolo. Mon père pas du tout. Mon père il construisait des lignes de TGV. il est très très sur le progrès.
Il dit maintenant c'est ta mère qui avait raison mais et ma mère très très écolo mais à une époque où ça foutait la honte en fait de vivre avec une écolo. Il y avait quoi ? Il y avait Antoine Wechter à l'époque.
C'était même avant non ? Alors quand j'étais Bah moi je suis né en 1975 donc j'avais 9 ans quand Dumont était candidat à la présidentielle mais oui c'était les vers de l'époque pionnière on va dire c'était pas sexy quoi. C'était pas en tout cas c'est même pas un il y a eu le sommet de Rio aussi je sais pas quand tu étais à dos. plus tard.
Enfin là, on est au début des années 90. Les années 80, c'est pas l'année de l'écologie, hein, c'est vraiment c'est vraiment les années de l'argent de de du voilà, c'est pas donc c'était très original d'être limité dans son nombre de vêtements, de toujours prendre le train, de recycler les bouteilles en plastique, tout ça. Les gens pensaient que ma mère était un peu zinzin [rires] pour dire les choses.
Voilà. Mais elle avait 100 % raison. Et d'ailleurs c'était une approche très scientifique.
Ma mère elle était prof de physique et elle avait lu et en lisant comme ce que je crois tout le monde pourrait faire en fait quand on lit on devient forcément écolo si on a un peu un cerveau et qu'on réfléchit. Ça dépense qu'on lit. Si on lit l'hémoricide de Philippe Devilier, on peut le mettre dans la poubelle jaune et on devient quand on lit. [rires] Pardon.
C'est vrai. On peut d'ailleurs parce qu'on peut on peut mettre pendant très longtemps, c'est compliqué de mettre des livres dans la poubelle jaune mais maintenant il y en a plein qu'on peut mettre dans la [rires] poubelle jaune. Est-ce que c'était un objectif pour toi d'occuper des fonctions ?
à responsabilité comme on dit. Enfin, est-ce que tu as eu ce pas du tout et en plus ça n'avait aucune espèce de représentation. C'est-à-dire que moi je je dis souvent cette histoire parce que en plus mon histoire personnelle a fait que j'ai encore eu des épisodes mais la première fois que j'ai vu un défilé du 14 juillet, j'étais derrière le président de la République sur la tribune.
Chez moi, jamais de la vie ça traversait l'esprit de qui que ce soit de regarder le défilé du 14 juillet. Donc euh je toute cette dimension de représentation, elle était euh vraiment j'avais aucune culture de ça. Ce qui m'a amené à faire à la fois des gaffes, mais aussi à des moments plutôt marrants quand j'étais ministre parce que je découvrais euh bah les codes quoi.
Et j'ai à la fois regardé Pretty Woman et et lu euh Nadine Deorochil pour savoir comment on se tenait à table. [rires] Mais avant de devenir ministre, tu as quand même dû faire des étapes. Tu as pas découvert la politique au moment où tu es devenu ministre.
Non mais moi j'étais secrétaire national d'un parti qui s'appelle Les Verts qui est pas les champions du monde. Enf ils ont progressé dans l'institutionnalisation mais à l'époque en tout il y avait eu deux ministres avant donc il y avait pas les codes. C'était pas un parti dans lequel quand tuadères au vert à Ville9u Saint-Georges tu penses pas que tu vas devenir ministre. techniquement, c'est pas prévu pour [rires] tu dis pas c'est prévu pour faire waouh, on a fait 5,2 % à la au cantonal et on a remboursé notre compte de campagne.
C'était un peu ça le moo quand même. Donc non, j'avais absolument pas prévu de faire ça et et pourtant j'en ai été euh très heureuse et et ça m'a réconforté bizarrement dans la politique parce que je pense que ça peut vraiment changer des choses et en profondeur si ceux qui sont au manettes décident de d'utiliser leur pouvoir. Mais là, tu as une loi quand même qui porte ton nom.
Est-ce que c'est une sorte de fierté quand même ou tu aurais de la frustration parce que tu aurais aimé aller plus loin ? Alors, j'en ai deux. Il y en a celle qui OK.
Des eOS. Non, des eos frères. Celle qui porte vrai. [rires] Pardon.
Trop de familiarité. D'accord. Le protocole Gu protocole.
Madame la ministre. Madame [rires] la ministre. En général, c'est plutôt si si je vais l'étendre frère.
Détends-toi. C'est [rires] en parlant du linge. Euh [raclement de gorge] oui.
Alors, les lois, c'était quoi la question ? Les lois. [rires] Voilà.
Donc, il y en a une qui s'appelle la loi du flot. dont plein de gens parlent, c'est celle de la défiscalisation de certains investissements immobiliers qui en fait n'est pas une loi du flot, c'est une disposition de la loi de finance mais souvent on parle de ça et sinon il y a la loi allure. Je lui ai donné un nom justement pour que et celle-là j'en suis extrêmement fier mais vraiment je pense que plafonnement des des loyers pour le plafonnement des loyers pour la lutte contre les marchands de sommeil pour les changements des règles de vote en copropriété pour pouvoir faire des rénovations thermiques. plein de trucs hyper techniques mais qui avaient été travaillé par des gens des collect le logement coopératif et qui avait jamais trouvé un ou une ministre du logement qui voulait prendre tous ces sujets.
Et donc on parle beaucoup de l'encadrement des loyers ce qui pour moi est une source de fierté parce que ça montre que quand on fait des choses, ça peut même continuer à marcher parce que ça a été remis en place même avec la majorité macroniste, ils ont été obligés voilà, ça tient toujours. Alors là c'est un peu sur le fil du rasoir parce que la loi se termine cette année. Il faut absolument revoter une loi qui maintient la suite du de l'encadrement des loyers.
Et aujourd'hui, tu es directrice, je l'ai dit, de l'ONG Oxfam. Est-ce que tu peux nous présenter Oxfam pour ceux qui connaîtrai pas encore ? Oxam, c'est une ONG qui lutte contre la pauvreté, les inégalités et qui est très engagé aussi dans la lutte pour la justice climatique.
Évidemment, avec une dimension au travers des inégalités qui est celle des des inégalités femmes-hommes qui irrigue malheureusement absolument toutes les inégalités et dont but c'est à la fois d'agir sur le terrain puisqu'on est encore une très grosse ONG humanitaire en situation de catastrophe naturelle ou de conflit mais aussi de s'attaquer aux causes. C'est pour ça qu'on fait du plaidoyer, qu'on publie des rapports et cette semaine, enfin il y a 10 jours celui sur les inégalités mondiales qu'on publie au moment du forum de Davos pour essayer d'expliquer pourquoi les ultra riches nous posent un gros gros problème. Et justement à j'ai l'impression que vous documentez beaucoup les inégalités, leur cause.
Est-ce que vous avez aussi une mission de proposer des moyens pour agir sur ces inégalités ou non ? C'est de la documentation et c'est aux autres justement à ceux qui font encore de la politique politicienne comme tu dis de proposer des moyens. Alors, deux choses.
D'abord, documenter les choses et puis aussi le faire dans la durée. Ça permet et c'est ce que nous on appelle le pouvoir citoyen, que euh l'ensemble des personnes puisse être conscient de la situation et avoir les éléments, notamment les chiffres, pour pouvoir entrer dans le débat parce qu'on fait de la politique à tous les niveaux, pas seulement quand on a des responsabilités d'élus. Et euh aussi on travaille sur un certain nombre de solutions euh notamment en matière fiscale.
On a préparé un manifeste fiscal depuis plusieurs années qui dit voilà ce qu'on pourrait récupérer en mobilisant tout un tas de dispositifs et voilà ce qu'on pourrait faire avec cet argent. Donc non, on travaille sur des solutions. Le but justement c'est de dire qu'il y a pas de fatalité, que la situation dans laquelle on se trouve c'est le résultat de choix ou de non choix politique, mais c'est absolument pas une fatalité.
Et ben, on va parler de ça, figure-toi, jusqu'à 20h. Donc, reste avec nous. Merci beaucoup Cécile.
On va écouter un petit peu de musique, toujours en rapport avec le thème de l'émission donc la richesse, les milliardaires et cetera. Je vous propose d'écouter la reprise de Donnez-moi de la moulaga par Rodolphe Saadé qui est un titre que j'ai Non frère. Non.
Ah non frère. Malo s'il te plaît. Julia, tu es pas là, je peux passer les 10 que je veux.
Non. Bon, tu vas m'obliger à parler anglais. Lorin [acclamation] [applaudissements] vous êtes toujours sur Radio Nova.
La dernière laia Verron est avec nous Pierre Emmanuel Bar et notre invité la directrice d'Oxfam Cécile Duflot. Et il est de retour parmi nous le petit dernier de la famille qui s'agrandit de plus en plus c'est le réarmement humoristique de la France. C'est Jean-Benoît Dialo qui est là. [applaudissements] Du flow [rires] XV Europe ecology the green [rires] arrived by bicycle.
Ouais, j'ai fait anglais LV1 bien sûr. Ouais. Un petit bisou à ma prof d'ailleurs qui a été très patiente.
Mrs. If you see me, I'm still a big shit. [rires] Voilà.
For sure. For yes. One moment please.
It's Donald. Yes. No.
No. Donald, don't do that. No, no, no.
Greenland [rires] for touch the green if you touch the green will send you chasseur alpin. [rires] No no no like five ok [rires] sorrying kiss kiss Donald. Allez.
Ah là là là, qu'est-ce qui m'a régalé Manus cette semaine là ? 15 soldats, on a envoyé [rires] 15 soldats contre une armée. 15 Qu'est-ce qui sont ces 15 déjà ? [rires] On a envoyé les Avengers, c'est ça hein ?
Non, c'est Expond Dable. Non mais qu'est-ce que tu fais à 15 ? Tu défends un iglou, pas plus he.
Je suis désolé. Après, selon un expert BFM hein, donc c'est Cali, on y est pas allé pour la bagarre mais pour planter le drapeau européen. Voilà.
Donc visiblement, nous on fait pas la guerre, on fait Pékin Express. Voilà. [rires] Non les gars, ils vont arriver sur le tarmac la grosse tête de Stéphane Rotenberg.
Pékin Express fait son grand retour. Qui sera le gagnant entre Poutine, Trump, Sing Ping et 15 Français ? [rires] Vous le saurez en regardant la prochaine saison de Pékin Express, la route des fils d'up.
Ah mais Macron, il est partout là en ce moment là. Il a pris une décision d'ailleurs qui a mis tout le monde d'accord. C'est possible [rires] interdire les réseaux sociaux aux enfants.
Voilà, contrairement à la SNCF qui eux veulent interdire les enfants tout courts. [rires] La SNCF lance un wagon no kids. Voilà un wagon où tu es sûr de pas croiser Morandini [rires] [applaudissements][acclamation] Morini.
Non mais je pense que le seul moyen de lui faire quitter l'antenne de sa news, c'est de mettre un panneau No Kids devant le bâtiment de la chaîne. Voilà. [rires] Alors la haute commissaire à l'enfance a estimé choquant qu'on donne le sentiment que le confort des adultes passe par l'absence d'enfant.
Moi je suis voilà. Et quand j'ai vu la nouvelle, je me suis dit c'est tantant quand même. Non non mais faut être honnête même nous parfois on préférait voyager sans nos gosses.
On peut leur reprocher beaucoup de choses à la SNCF he les retards, les prix, la collabe avec les nazis. [rires] Faut mais là non mais après je comprends les gens qui se sont énervés parce que c'est pas la faute des gosses évidemment ils ont besoin de bouger de gueuler mais quand tu tapes un paris poitier avec des enfants qui hurlent déjà la vie elle est pas dingue [rires] parce que je te rappelle que tu vas à Poitier hein. Alors je dis tout de suite j'ai rien contre les habitants de Poitier.
Non, je préfère le préciser pour ceux qui n'ont même pas attendu la fin de ma phrase pour m'insulter dans les commentaires. Euh, mais disons que mon seuil de tolérance est plus élevé si je vais en Guadeloupe. Voilà.
Là, le gamin, il peut sauter, hurler, me frapper pendant 8h avec sa trousse, pas de patrouille. Je sais qu'à l'arrivée, j'ai un tiponche. Voilà. [rires] Et 30° Voilà hein.
Ce qui est rare rarement le cas à Poitier. [rires] Et puis pour nous les parents, ça sera mieux aussi. Tu vois, si ton gamin il hurle dans le train, on aura plus le droit à ce petit regard hein.
Tu sais ce petit regard de mange merde, accusateur, méprisant. Tu sais ce regard qui te fait comprendre instantanément que tu es à chier en tant que parent. [rires] Ça moi tu me regardes comme ça, je peux finir en prison hein.
Il y a ça et les gens qui expirent par le nez en machant là he ceux qui font [rires] ça, je finis à fleurer mes registres, je te dis direct. Ah tant pis si je me fais tartiner la rondelle par un moldave sans prépus. Voilà. [rires] Non mais le mouvement No Kids, il prend un peu trop d'ampleur là quand même dans les hôtels, les trains, les restos.
Faut pas oublier qu'à la base, on est tous des gamins. So listen to me. [rires] SNCF people.
We are the world. We are the children. [rires] Everybody for the kid. [applaudissements][acclamation] Yeah, fauch.
Faur. Allez, merci de m'avoir écouté. Merci à tous.
Jean-Benoît Dialo, merci JB. On retrouve en spectacle début avril à Lille Montpellier [acclamation] Toulouse [applaudissements] et à Paris au petit palais des glaces toutes les semaines. Merci.
Vous pouvez aller voir JB en train bien sûr. [rires] On est toujours avec notre invité la directrice d'Oxfam Cécile DFLot. J'ai envie juste te demander ton avis sur les wagons. [rires] No kids, toi qui a des enfants et qui voyage beaucoup par le train.
Has#ag mon ami le TGV sur les réseaux sociaux. Ouais. Alors en fait maintenant tu t'attendais pas à cette question ?
Non et mais j'ai un nouveau rôle que j'adore. Je fais la vieille daron. Ouais.
Et donc quand tu fais comme ça, non, je fais pas du tout ça. Je vais voir les enfants et je leur propose de leur raconter une histoire. Et donc la mère me regarde de Traviole, mais moi j'ai été cette mère qui a le 2 ans et demi qui veut que tu t'intéresses à lui, le 6 mois qui arrive pas à dormir, le 4 ans qui veut aussi que tu t'intéresses à lui parce que c'est ça la carte de mes enfants.
Et en fait, tu essayes de faire tout ce que tu peux mais tu arrives pas et tu as le regard qui tue. Et donc maintenant que je suis vieille, je viens et je dis j'aurais aimé qu'une vieille daron comme moi vienne et propose. Du coup je propose et du coup j'ai raconté plein d'histoires et je pense que mais Emer fait ça aussi et il a beaucoup de problèmes. blag à part ce que je trouve intéressant quand même dans cette affaire, c'est le le rapport qu'on a avec les enfants parce que oui, on a tous été enfants et cette espèce d'idée où les enfants deviennent pénibles, où on veut en fait, il faudrait plutôt qu'on accepte de d'interagir avec eux parce que des fois quand tu les parents oui, les enfants, ils sont chiants pendant les voyages en train.
Oui. Vivent les vieilles daronnes, encore faut-il le rappeler. On va revenir au on peut les applaudir bien sûr. [applaudissements] On va revenir aux grands enfants qu'on appelle des milliardaires qui aiment bien faire des collections de d'argent essentiellement.
On parlait donc du rapport d'oxfam qui vient de sortir. Quelle est la tendance Cécile du Flot ? Est-ce que les milliardaires vont bien sur cette planète ?
Ça craint frère. [rires] Alors déjà, est-ce qu'on peut faire un petit point sur ce que c'est un milliardaire ? Parce que on narrive pas bien Et ben je pense que c'est un de nos plus gros problèmes, c'est qu'on arrive pas à bien comprendre ce que c'est un milliardaire parce queur [raclement de gorge] il est fou.
Parce que si je regarde vous là, vous savez à peu près ce que c'est 1 million d'euros. Vous arrivez à imaginer, je sais qu'il y a dans cette salle des gens qui dernière Ouais. Ouais.
C'est il y a des gens qui arrivent à calculer euh 20 millions, le plus gros truc de l'Euromillion 300 millions. Ils répartissent tout ça. Mais en fait c'est que dalle par rapport à un milliard.
Parce que si je prends par exemple vous, monsieur et que je vous donne 1 € par seconde comme ça, je 1 € ting 1 € vous serez millionnaire dans 12 jours. Pour que vous deviez pour que vous deveniez milliardaire, il faut que je continue à vous donner 1 € comme ça pendant 32 ans. Les gens sont choc, ils sont choc bar.
Mais non, mais c'est vrai que c'est fou, on parce qu'en fait on mesure pas du tout. Et évidemment, vous imaginez les multimilliardaires et les 1000 milliardaires, c'est-à-dire ceux qui sont vraiment des authentiquement dinguement milliardaires. En fait, ils ont tellement d'argent que l'outil à quoi cet argent sert, c'est l'achat du pouvoir.
Et c'est ça le problème. Pourqu le reprend pas tout. Alors, d'abord, il faut se dire que même si on leur prenait que 99 %, ce qui est pas beaucoup, par exemple quelqu'un comme Bernard Arnaud, il reste milliardaire pour pour essayer de visualiser.
Je ça ou enfin [rires] [applaudissements][acclamation] [applaudissements] alors nous on propose de le reprendre une petite partie déjà et on a vu c'est le principe de la taxe zuukman c'estàdire qu'il paye pas moins en proportion que d'impôts que les infirmières ce qui est la réalité en France des milliardaires. Et ben ça ça fait déjà beaucoup de bruit et je pense que oui, il faut absolument à la fois permettre la redistribution de cet argent et puis arrêter de les laisser manger la démocratie parce qu'on voit ce qui se passe aux États-Unis mais on voit ce qui se passe ici aussi en France avec l'achat de très très gros groupes de presse qui finalement sont une façon d'exercer le pouvoir en faisant pression sur la démocratie et une fois qu'on aura fracturé notre démocratie, ça deviendra beaucoup plus compliqué. Donc oui, c'est pas seulement une question financière, c'est vraiment maintenant une question démocratique de lutter contre cette envol parce que si on cite un peu les chiffres du rapport d'Oxfam, donc en 2025, la fortune des milliardaires a augmenté trois fois plus vite que pendant les 5 années précédentes.
Les 53 milliardaires français sont désormais plus riches que 32 millions de personnes réunies, soit près de la moitié de la population. Et depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron en 2017, la fortune des milliardaires a doublé. Donc euh on n'y arrive pas Pierre Emmanuel.
Mais moi je vais y arriver. Attends [rires] mais on on est super bon en milliardaire. Faut aussi euh Oui.
Alors c'est ça que je veux dire parce que souvent pour le coup vous entendez un un un D'abord il y a deux arguments. Vous êtes jaloux, vous aimez pas les riches et puis c'est quand les gens sont riches que après du coup tout le monde s'enrichit. Le coup du ruissellement c'est bien on a testé depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron.
Je dirais pas que c'est un échec ça ne marche pas du tout. Non, si ça fait le contraire parce que c'est pas les milliardaires qui ont doublé leur fortune, mais on a pris ceux qui étaient milliardaires au moment de l'élection d'Emmanuel Macron et qu'ils sont toujours aujourd'hui. Ils sont 32.
Entre-temps, il y en a qui est mort et cetera. Donc, on a pris que les 32 qui étaient déjà milliardaires. Et ben leur fortune a doublé.
Et donc le quinquena enfin le quinquena plus demi + 3/4 de quinquena d'Emmanuel Macron, ça a multiplié par de la fortune des milliardaires. Et ça c'est vraiment des décisions de politique publique réelle hein. C'est la flat taxe, c'est tout un tas de décisions qui ont permis que cette fortune augmente.
Et ce chiffre là, il nous a surpris nous-même quand on l'a calculé. On pensait pas que c'était cette ampleur de cette ampleur là. Mais ce qui est certain, c'est que ça nous pose à tous collectivement un problème et et ça n'est pas ne pas aimer les riches que être conscient du fait que c'est un danger pour la démocratie.
Et juste un petit point là-dessus parce que on se dit mais il y a toujours eu des riches. Benah je voudrais rendre hommage à quelqu'un qui s'appelle Guillaume Manzo qui a écrit un article qui est paru dans le numéro sur les 500 plus grandes fortunes françaises de Challenge. Pendant le confinement il s'ennuyait un peu mais il était dans une maison où il avait l'intégrale de l'œuf de Balzac.
Donc il a pris tout Balzac, il a noté tous les chiffres et il a converti tous les chiffres de Balzac en valeur d'aujourd'hui. Et ce qui est intéressant, c'est que le plus riche des plus riches des plus riches dans Balzac, il ne rentre pas dans le classement des 500 plus grandes fortunes de France. Il y avait pas de milliardaire à l'époque.
C'est un phénomène assez nouveau. On est en train d'atteindre des niveaux d'inégalité que la France a pas connu. Et en plus, ça on l'a pas dit, mais alors là, pompon du pompon du pompon, évidemment.
Qu'est-ce qui s'est passé ? En plus de tout ça, la pauvreté a augmenté. On bat aujourd'hui les records de pauvreté en France depuis 30 ans.
Donc c'est insupportable démocratiquement, insupportable financièrement. Donc évidemment, c'est évidemment ça qu'il faut faire, c'est faire contribuer ces milliardaires de toute urgence. Là, tu as fait plaisir à à Laéia en parlant de de Balzac.
On va on va y revenir. Merci beaucoup Cécile. On a encore beaucoup de questions à te poser mais pour conserver ton métier qui consiste à observer les riches, il faut en créer des riches.
Et ben c'est maintenant, c'est la publicité. La dernière Noba, vous êtes toujours sur Radio Nova la dernière. Laia Veron, Pierre Emmanuel Barré, Jean-Benoît Dialo est resté avec nous et notre invité la directrice d'Oxfam Cécile DFOT.
On va revenir sur les inégalités, les gens qui n'ont pas de quoi s'acheter à manger ou se loger. Mais je suis désolé Cécile, il y a quand même en ce moment beaucoup plus grave. [cri] La France a peur.
Arrêtezvous. Personne t'a craqué. Encore une grosse semaine bien flippante les amis.
Semaine qui a commencé par la victoire du Sénégal à la Coupe d'Afrique des nation après un scénario qui n'est pas sans nous rappeler les élections pardon à l'UMP entre François Fillon et Jean-François Copé. Comme je sais que les auditeurs se barrent du service public, j'essaie de les attirer avec des références qu'ils connaissent. Ça va les profs à la retraite ?
Ah, ils sont pas encore arrivés jusqu'au studio. [rires] Bref, victoire du Sénédal donc fêtée par Omarci. Scandale.
Je suis désolé. Le fait que Omarci qui est quand même dans le classement du JDD, la trisème personnalité préférée des Français euh soit présent au stade du Maroc et fasse la fête avec les joueurs du Sénégal. Mais ça pose une question.
Ça pose une question. Comment on peut être raciste 24 heures sur 24 ? [ __ ] ça doit être épuisant même dans le foot.
Où trouve-t-il toute cette énergie [rires] ? Moi, je suis épadé. Moi des fois, j'ai la flemme d'aller me coucher.
Te coucher devant l'Islam, calmez-vous. [rires] Non, mais c'est du boulot. par exemple pour trouver les arguments.
Vous croyez que nous on n'est pas victime de faèesse lorsque moi lorsque nous bah les blancs puisque vous communautariser les gens allons-y. Les blancs sont pas victimes sur qui s'impose par exemple davantage les contrôles viscaux ? Oui.
Eh oui. Les blancs sont beaucoup plus victimes de contrôles fiscaux. Alors, on n pas les stats parce que la réalité ça fait mal à la tête mais moi j'ai des amis arabes oui qui n'ont jamais été contrôlé alors que Bernard Arnaud mauvais exemple bon mauvais exemple alors je veux pas parler uniquement de ce qui va mal Jean-Benoît en a parlé je veux aussi parler de ce qui va bien.
Il y aura bientôt donc des wagons sans enfants dans les trains et il était temps parce que les auditrices de RMC elles craquent complètement. On les a partout vos momes. On va manger au restant.
On se connait vos momes. On va à la plage, on se connait les momes à la piscine, c'est les momes. Dans le train, c'est les momes.
Et des moments en fait et J à Paris à 15 jours, il y a une gonzesse, elle avait son fils, elle l'a réveillé peu cher, il dormait, il faisait rien. Tout ça pour lui faire manger un yaourt. Ce qu'il a renversé, tu as renversé le yaourt. [rires] Renversé le yaourt.
Tu [ __ ] [ __ ] Il y a pas vrai que je fais les accents aujourd'hui. [rires] Non mais désolé, désolé de vous faire entendre comme ça des paroles difficiles. Non, nous on nous demande tout le temps en tant qu'humoriste est-ce qu'on peut rire de tout ?
Pas d'un yaourt renversé, pas des chroniques de Merwan Benazar sur France inter. Moi je trouve ça extraordinaire le comique l'a déguisé en Bard avec sa salafis qui explique que il faut barrer la route. En train de réfléchir si je dois modérer ou pas.
Alors bon alors on va on va modérer. Il a le droit d'avoir la barbe qu'il veut. Voilà vous avez reconnu Pascal.
Pascal est le modérator. J'aimerais bien j'aimerais bien un jour voir le plateau de leur des pros mais sans Pascal. C'est le Mississippi Comedy Club en fait le truc.
Alors, ceci dit, ne croyez pas que Pascal est modère parce qu'il ne cautionne pas les propos hein. Vous dites il a le droit d'avoir la barbe qu'il veut. Oui, mais il y a pas une personne au monde qui l'a vu affiché à l'écran qui s'est pas dit tiens barbe originale, je suis d'accord avec vous.
Je je partage tout à fait votre avis. Tout le monde dit ça mais moi je pense à l'arrcom. Voilà.
Mais oui, quand il est pas raciste, c'est essentiellement pour des raisons financières. Bref, soutien à Merwan peut-être bientôt un jour sur Radio Nova parce que les humoristes de France Inter, ils sont où aujourd'hui ? Je leur reproche pas d'ailleurs, ils sont sur Radio Nova et monsieur Meuris, il est sur Radio Nova.
Il m'a envoyé d'ailleurs ses vœux l'autre jour, il m'a souhaité bonne année donc parce que j'aime des petits contactes avec lui. Bon et j'ai rien contre lui. Ne révèle pas tout Pascal, je crois que ça va un [acclamation] tout petit peu trop vite.
Oui Bra. Voilà, c'est pas de king shaming, hein, on l'a dit. Voilà.
Bon, c'est vrai, c'est vrai que Pascal, il fait beaucoup pour le succès de notre émission. D'ailleurs, l'audience a encore grimpé. On a pété les records, c'est grâce à vous.
Merci les gens. [acclamation] Et si Omaris nous écoute, [applaudissements] qui viennent fêter ça avec nous. Merci beaucoup.
Merci Guillaume. Ah bah, puisqu'on parle de médias, Cécile, depuis septembre, tu interviens tous les mardis dans l'émission Apoline matin sur RMC. C'est le média de Rodolphe Saadé, un milliardaire et tu es la voix de gauche, la voix de droite étant Louis Sarkozy.
Donc notre question c'est bah pourquoi pourquoi ce choix là ? Pourquoi ? Parce que ça fait plusieurs années, peut-être 4 ans maintenant 5 ans que Apoline de Malheir me propose de faire ça.
J'ai toujours dit non. Et d'abord faut se lever très tôt le matin, beaucoup de jours par semaine et voir Apolline de Maler Ouais, franchement elle est très sympa. Ça m'étonne pas.
Mon avis Louis Sarkozi aussi et parce qu'elle pr un amour. Je ne vois pas Louis Sarkozy qui fait ses chroniques en direct depuis Menton et je ne vis pas à Menton. Et je me suis dit que c'était intéressant parce que ça nous permet de parler à des gens qui sont alors pas les auditeurs de Nova, pas ceux de France Interre où j'ai fait une chronique pendant un an.
Et c'est ça qui est intéressant, c'est d'essayer de parler à tout le monde en ayant jusqu'à maintenant une absolue, totale et intégrale liberté parce qu'en plus je suis en direct. Mais est-ce que tu as des liges rouges pour tes apparitions médiatiques par exemple bah C News ? Est-ce que si tu as des propositions tu irais ?
Quels sont en fait tes critères de En vrai, j'ai refusé d'aller à Ité à partir du moment où ils étaient en grève si vous vous souvenez bien et j'y ai jamais remis les pieds depuis. Donc fort pas assez news, je vais plus sur rep. Mais ce qui est vrai quand on est une organisation comme la nôtre, c'est pas une question simple simple parce que nous on est censé essayer d'aller parler de ces sujets un peu partout.
Euh donc c'est c'est je dis c'est ça notre pratique parce que la pratique d'oxom c'est qu'on ne travaille pas et on n'échange pas avec l'extrême droite et je pense qu'un certain nombre de ces médias maintenant ils sont totalement avec cette cet agenda là donc ça rentre un peu dans cette catégorie ce qui n'est pas du tout le cas des RMC qui se concentre beaucoup sur le foot et pour le coup sur un certain nombre de sujets et plein et je suis pas du tout une spécialiste du foot et assez ouvert et je trouve ça intéressant et je vais vous dire la petite claque que j'ai prise c'est que quand je faisais des chroniques sur France Inter. Bah pour le coup ma famille, mes amis, tout le monde m'en parlait. A RMC absolument aucun.
En revanche, plein de gens qui m'en parlaient pas du tout et que je croise ailleurs m'en parle. C'est pas du tout les mêmes personnes. Chauffeurs de taxi, les chauffeurs de taxi, les gens à la pompe à essence, mon couvreur.
Enfin voilà et du coup je me dis on est quand même dans un monde où on peut vite se retrouver dans ces petits cercles à soi où on est bien et c'est important parce qu'il faut se réconforter. Et donc je fais un bisou à Sandy qui vous écoute toutes les semaines et qui m'a dit que vous étiez sa bouffée d'oxygène hebdomadaire. Donc voilà.
Bisous Sandy. Bisous Sandy. Bisous.
Et mais je pense qu'il faut aussi essayer d'aller en tout cas c'est comme ça que je conçois mon rôle d'aller parler dans d'autres endroits et ce que j'essaie de faire. Je le redis avec une totale liberté de la part de l'équipe et Oui. Ben ça c'est minimum.
Oui. Oui. Bah oui mais parce que Ah non moi je trouve ça pas anormal quand pour le coup tu fais partie d'une sorte d'équipe.
Est-ce que vous pensez que je pourrais y aller moi par exemple ? [rires] Alors, peut-être pas longtemps. Est-ce que c'est pas une question de discours la liberté ?
Ah, pardon. Est-ce que c'est pas une question de discours la liberté que vous avez ? Est-ce que vous pourriz avoir un discours plus radical ?
Oui. Est-ce qu'en gros vous avez la liberté ? Est-ce que je me suis censuré parce que j'étais ou l'inverse.
Est-ce que vous avez de droite ? Ils disent que tu es de droite ou j'allais dire est-ce que tu as un discours de gauche qui dire c'est pour ça qu'ils m'ont pris moi. Ils sont dit qu'ils étaient sans risque.
Non, non. Bah, je fais très d'abord, j'ai plusieurs lignes. Un, quand je m'exprime aujourd'hui, je fais très attention au fait que je suis aussi la directrice générale d'Oxfam.
Donc, je m'exprime à titre individuel mais en étant la directrice générale d'Oxfam. Donc, je suis pas schizophrène, je dis rien, qui offenserait les positions d'Oxfam et notamment de nos collègues à l'étranger, ce qui rajoute une couche de complexité. Mais mais oui, je pense qu'ils sont dit qu'ils étaient sans danger avec moi.
En revanche, non, j'ai eu craqué un peu un moment quand Louis SarkoZi a fait sa chronique sur les KFC àal et l'islamisation de la France. l'adore. Voilà.
Est-ce que tu restes son 06 ? Et je pense que ça participe à créer de la matière comme Pascal prouère fécale. On va Mais je le redis, je je suis très attentive au fait qu'on soit pas chacun dans nos petits endroits et qu'on essaie d'aller se parler avec des gens qui pensent pas forcément pareil.
Et je pense que la chronique qui a fait le plus qui a eu le plus de retentissement, c'est celle dans laquelle j'ai expliqué le coût qu'avaient les voitures de fonction et le fait que une grosse partie des berlines de luxe vendu en France le sont sous le régime des voitures de fonction. Et alors là, j'ai découvert des nouvelles personnes qui elles sont très très attachées aux Ferrari, au Bentley et cetera et cetera. Donc Ah ouais, tu as des hater ?
J'ai des hainter Ferrari Boys. Wou, c'est pas mal. Comme quoi tout peut arriver dans la vie.
Et ben justement puisque tu parlais d'Oxfamme, on va quand même revenir au rapport et il y a une question qui est en quoi l'accroissement des inégalités et le changement climatique c'est lié ? Oui, parce que tu disais que ça faisait partie des deux missions officielles. Mais en alors d'abord, il y a une une chose, c'est comment Oxfam s'est mis à l'échelle internationale à travailler sur le changement climatique.
Euh pour une raison assez simple, c'est que on a commencé à voir les conséquences très directes du changement climatique, en particulier en Afrique euh sub-saharienne sur les conséquences réelles sur les gens par exemple qui cultivaient sur des projets qu'on soutenait et qui étaient fracassés soit par la sécheresse soit par des pluies diluviennes qui ravinent les terrains cultivables. Et donc on s'est rendu compte de l'impact du changement climatique sur les personnes et et les populations les plus fragiles. Mais quand on regarde qui sont les responsables, bah les responsables, ce sont les plus riches.
Alors les pays les plus riches historiquement, mais au sein des pays les plus riches, les plus riches des plus riches. Et donc ces inégalités en matière d'émission, les 1 % les plus riches émettent de l'ordre de 50 52 % des émissions de gaz à effet de serre, bah se retrouve aussi dans les conséquences de façon inversée parce que c'est les personnes les plus pauvres et les pays les plus pauvres qui sont d'ors et déjà victimes du changement climatique. Laia une question.
Oui, puisque la question c'est toujours comment changer ça ? Est-ce que tu crois toi qu'on peut changer le système de l'intérieur ? Tu faisais partie du gouvernement Hollande.
Est-ce qu'on peut faire ça ou est-ce qu'on finit toujours par bah se faire bouffer finalement par le système ? Quelle est ta position là-dessus ? C'est c'est en fait c'est une question où je suis pas sûr qu'il y ait une vraie bonne réponse parce que forcément tu changes de façon limitée ou en partie insatisfaisante parce que tu il y a des il y a des sujets qui dépendent de toi notamment quand tu es dans un gouvernement. c'est dans le gouvernement d'un pays hein, donc pas de l'Europe ni du monde et que même si on était surex exemplaire en matière de lutte contre le changement climatique en France, bah on narriverait pas à palier les insuffisances qui peuvent exister dans d'autres pays.
Mais en tout cas, la leçon que j'ai prise en étant ministre, c'est qu'on peut aller bien plus loin que ce qu'on croit qu'on peut faire quand on est au gouvernement. Il y a un vrai sujet de volonté politique et de courage. Alors, la conséquence, c'est qu'il faut être prêt quand on est dans ses responsabilités à se prendre des paquets de merde, hein.
Parce que quand on nrive pas à mettre en cause les politiques menées, on attaque les individus. Mais je crois oui que il y a une marge de manœuvre très importante et que notamment en matière fiscale, bah si on regarde dans notre histoire, il y a eu des moments où c'était très différent d'aujourd'hui hein. Je le dis parce que pour le coup ça c'est une personne pas du tout adhérendo d'oxfamme qui a dit cette phrase qui a dit bon ça va sousarco qui en disant qu'il était il faisait partie des riches qui étaient plutôt prêt à payer en disant ça va sousarco la flat taxe c'est-à-dire la taxe sur les sur les dividendes c'était 45 % on était pas martyrisé martyrisé non plus et donc en fait c'est ça c'est c'est ça semble 15 points de plus c'est pas anecdotique à l'échelle du budget si on multiplie les exemples, on peut faire beaucoup de choses après je suis très sensible [grognement] parce que je suis une écologiste. au fait que le système en lui-même produit à la fois des inégalités et produit la crise climatique.
Notre capitalisme mondialisé et financiarisé, c'est une espèce de de d'ogre qui ne sait pas s'arrêter. Est-ce que tu dirais que tu es anticapitaliste ? C'est ma question préférée.
Je la pose à tous les invités. Et quand ils répondent mal, bah il dégage. Non non, je plaisante. [rires] Je vais je vais dire comment je suis devenue écologiste politique.
J'étais dans une école de commerce en je suis diplômée de la promotion 2000. Donc c'était vraiment la nouvelle économie, la folie. Et c'est le moment où moi j'ai lu André Gorce et ça m'a changé ma vie et ma vision du monde.
Et André Gorce, il explique très bien en quoi la logique du capitalisme est antithétique avec le simple fait de vivre sur une planète aux ressources limitées. C'est-à-dire que à partir du moment où pour faire de la croissance du PIB, ils font consommer des ressources naturelles qu'il ne peuvent qui ne peuvent pas se refabriquer, par exemple le pétrole, bah à un moment cette accumulation de richesse, elle est contradictoire avec le fait même de vivre sur une planète limitée. Donc ça c'est ce qui me me en tant que personne convaincue, c'està-dire je sais que ce système là c'est un système prédateur et c'est un système qui ne fonctionne pas.
La question c'est comment on fait pour en sortir ? Et moi je pense que bah comme pour les maladies en fait hein, il faut guérir mais si on peut traiter les symptômes très vite tout de suite c'està dire faire baisser la fièvre donc ça s'appelle la régulation c'est à utiliser toute urgence. OK.
Donc oui d' handticapitalist. Donc oui, la réponse est oui. La réponse est oui.
Bientôt Cécile Ducllot au MPA. Merci Cécile. On va on reste ensemble jusqu'à Élysé André Gorce parce que vraiment c'est un penseur qui a tout écrit et qui ensuite a dit qu'il arrêtait d'écrire.
D'ailleurs, il a écrit aussi un texte sur la civilisation de la voiture. En fait, il avait tout compris dans les années 70 et je pense que plus personne n' écrit de choses aussi lumineuses sur le sujet aussi simple et lumineuse. Et je défie quiconque de lire ces textes et de pas être à minima ébranlé même en étant milliardaire.
Défi accepté. Merci Cécile. Milardire.
On va les deux. C'est bientôt les prudomes. [rires] Ah oui, c'est vrai.
Ah oui, j'aurais peut-être pas le même discours dans 3 semaines là. Attends doucement sur les riches parce qu'il y en a des biens quand même. On est pris à la gorge.
Alors on va [rires] continuer à parler tout ça après une petite pause musicale. Je profite de l'absence de Juliette pour placer un petit peu. Attends, j'ai rien dit Malo.
Je peux placer une petite tribu de Dana qui comme ça non. [rires] Bon the power Curtis Harding, [applaudissements] vous êtes toujours sur Radio Nova. La dernière laia Veron, Pierre Emmanuel Barré, notre invité, l'ancienne ministre, la directrice de l'ONG Oxf, Cécile Duflot est avec nous toujours et il vient de nous rejoindre notre spécialiste du cerveau qui nous explique pourquoi des fois et ben on fait des conneries du style oublier ses clés ou vouloir envahir le Groenland. notre neuroscientifique Albert Moubert. [applaudissements] Bonsoir.
Bonsoir. Bonsoir Albert, bonsoir à tous. Bonsoir Guillaume.
Merci de m'accueillir. Ça fait du bien de revenir. Je sors de 4 mois de congé paternité.
Je sais pas pourquoi on appelle ça congé euh [rires] mais bon c'est pas de sujet. Par contre quand vous êtes parent euh vous devez prendre plein de décisions. Choisir quelle couche acheté, quel shampoing ne pique vraiment pas les yeux, quel mode de garde voulez. une nounou, une crèche parentale, une crèche, une assistante maternelle, tout ça.
Alors que vous avez pas beaucoup dormi, vous êtes en déprivation de sommeil assez important et prendre des décisions quand on n pas dormi, c'est pas top. Et donc, je me suis dit, je vais faire ce que je sais faire de mieux déléguer, [rires] d'aller poser la question à d'autres. Donc, je suis allé sur des forums, des réseaux sociaux, des sites et je disais bah quelle couche est-ce que vous utilisez pour pas avoir de l'héritrème fessier ?
Je connais maintenant les mots techniques aussi. Euh et souvent, j'avais pas beaucoup de réponses. Genre les réponses étaient pas très convaincantes.
On balançait un nom d'une marque, machin, des trucs pas très étayés, on va dire. Et c'est là où je me suis souvenu d'une loi très importante qui s'appelle la loi de Cunningham. Avant de vous dire c'est quoi la loi de Cunningham, je vais vous expliquer qu'est-ce que j'ai fait.
Je suis allé sur un site je de Magic Maman, je sais plus comment ça s'appelle [rires] et j'ai mis c'est ça et j'ai mis Pampers c'est les meilleures couches. Et là c'était la guerre civile dans la [rires] section de commentaires. Les gens étaient déchaînés, j'avais des liens surtout Pampers c'est une marque mondiale, c'est nul, c'est de la merde.
J'avais la composition moléculaire voir même atomique des couches du linim oléocalcaire bio d'huile d'olive pressé je sais pas où. Et ça c'est la loi de Conningam qui est en action. La loi de Kningham, c'est une loi qui dit que si vous voulez savoir quelque chose sur internet, au lieu de poser la question, dites une merde. [rires] Et quand vous faites ça, quand vous les gens scrollent et vous voyez une question, vous dites "Bon, je m'en fous." Mais quand vous voyez quelque chose qui est faux et auquel vous tenez, là vous êtes déchaîné [rires] pour corriger.
Et cette loi, elle est utile pour plusieurs choses. La première, c'est que ça vous aide ça vous aide à avoir la bonne recette de je sais pas quel plat vous voulez faire. Il faut juste mettre une mauvaise recette.
Mais surtout, elle nous montre que trop [raclement de gorge] souvent, je pense qu'on qu'on critique à tort la section de commentaires sur les réseaux sociaux. Euh je pense que on ne manque pas de post nul, faux [rires] et falacieux sur internet. Et souvent, on parle de la polarisation.
On se disent "Ah la polarisation c'est pas bien machin et c'est vrai." Mais parfois dans le conflit de l'ajoute verbale sur les réseaux sociaux et bien du vrai émerge et ce vrai vient souvent dans les commentaires parce qu'on a envie de se corriger parce que d'un coup la charge de la preuve n'est plus sur la personne qui a posté et qui souvent délaisse la section de commentaires. Je mets un poste et je fais genre débat débattez entre vous.
Mais souvent les personnes qui viennent commenter viennent avec des sources, viennent avec des arguments étayés. Évidemment, je parle pas des trolls qui viennent insulter ces sues du flow ou aux fans qui viennent mettre des cœurs à Guillaume [rires] mais entre les deux, il y a souvent des gens qui viennent étayer. Et donc c'est important de garder en tête qu'on est des animaux sociaux et que c'est important qu'on soit les gardes fous les uns des autres.
C'est important qu'on puisse débattre que dans le conflit, il y a parfois une sorte de vertu qui émerge. D'ailleurs, c'est le toit de Cunningham. J'ai trouvé qu'il y a une sorte de proverbe qui existe depuis le 17e siècle qui dit "Prêcher le faux pour savoir le vrai".
Et et je me dis que plein de fois parfois il y a des gens qui font la loi de Cingham sans le vouloir. Ils posent des merdes et en fait ils sont en train de demander conseil. Eux ils veulent pas dire des choses qui sont pas vraies mais ils sont ils sont sont timides.
Ils veulent pas dire "Ah qu'est-ce qu'on doit faire pour ça ? Ils postent n'importe quoi et c'est notre boulot de venir quelque part les corriger." En tout cas moi je passe beaucoup de temps dans les section des commentaires.
Pas juste sur mes postes, même sur les posts de gens que je connais pas. Je traque partout où ça se [rires] passe et je viens et hop, je fais coucou et j'apparais et et je mets mes trucs. Et donc euh tout ça pour vous dire que je pense que je veux réhabiliter la section de commentaires qui estant déchaîné.
Vive la section des commentaires et j'espère vous y retrouvez bientôt. Merci beaucoup. Merci [rires] Albert.
Albert Mouever, merci beaucoup. [applaudissements] On te retrouve en librairie. Albert, je conseille tes livres Neuromania et votre cerveau vous joue des tours et aller mettre des commentaires sous la vidéo sur YouTube, sous la vidéo d'Albert.
C'est hyper contreintuitif ce que tu racontes parce qu'on a toujours l'impression que les commentaires c'est le l'enfer tout simplement. Cécile, toi est-ce que tu vas voir les les commentaires sous tes chroniques ? Mais je suis en train de me rendre compte que j'ai je suis j'ai fait exactement ce qu'il vient de dire cette semaine.
Tu réponds c'estàd au commentaires. Bah ouais, je suis tombé sur une vidéo d'une nana qui pleurait avec son bébé dans les bras en expliquant que son bébé avait 4 mois, que c'était un arrachement, qu'elle pensait à toutes ses femmes qui devait mettre ses bébés à la crèche à cet âge-là. Et je me suis dit "Ah non, c'est pas normal de dire ça quoi." Parce que d'abord, il y a des nanas qui ont pas du tout envie de rester en tête à tête avec un nouveau nez pendant très longtemps.
Deux yeux, il y en a qui peuvent pas parce qu'elles ont pas le choix parce que le congé maternité, c'est 3 mois. Et donc tu vas pas les culpabiliser en disant que c'est la mort du bébé si tu le mets à la crèche à 3 mois et demi. Et donc j'ai fait tout un long poste pour expliquer que c'était n'importe quoi de dire ça et que c'était pas sympa.
Merci. Je je suis exactement tombé. On n'augmenterait pas le congé maternité.
Alors si je je dis ça, je dis il y a des femmes, il faut augmenter le congé maternité mais il ne faut pas culpabiliser les femmes. Genre moi ou si tu me laisses et j'ai eu quatre enfants, tu me laisses en tête à tête avec un nourrisson plus de 3 semaines sans interagir avec des adultes, je vais devenir zinzin. Et c'est pas grave en fait parce que maintenant ils sont adultes et ils vont globalement bien frère.
Oui. Ouais. Laia tu avais une question.
Non mais j'avais une question parce que on dit quand même souvent que par exemple quand il y a une intoxe, il peut y avoir des désintoxes en commentaire mais que ça va jamais autant tourner que l'intox. des inox, tu vois. Donc ça irait un peu Ouais, mais pour les gens qui lisent en fait, il faut se rappeler que la majorité des utilisateurs des réseaux sociaux ne poste rien.
H il lisent, il y a il peut pas les zapper. Moi souvent, on me dit "Mais pourquoi tu es en train de débattre pendant 100 commentaires dans les films ?" Je dis "Je sais que je vais pas persuader la personne avec qui je débat".
Qui c ma question, est-ce que tu as un but quand même de dire c'est pour les gens qui lisent et qui passent par là pour qu'ils aient des ressources. Souvent encore une fois quand on est dans cette disposition, d'ailleurs c'est même pas Cingham qui a dit la loi de Cham pour corriger le truc. Bon non, il a dit c'est pas moi.
Pourquoi vous dites ? [rires] Il s'est auto corrigé. Toi tu répètes venir commenter ça sous ta chronique même pas que les mien pas [rires] que c'est nul.
Euh c'est pour des gens qui peut-être sont en train de passer et c'est des ressources encore une fois quand on vient corriger, on se met une barre plus haute de donner des arguments meilleurs parce qu'on veut pas être repris par la personne qu'on vient à corriger. Il y a un truc un peu comme ça de de rigueur où la barre monte à chaque fois. Je pense qu'il y a quand même deux sujets.
Il y a les [raclement de gorge] commentaires et les débats sur la marque des couches et il y a euh va te faire [ __ ] grosse [ __ ] Oui. Ououi. On est dans l'insulte.
Ouais. [raclement de gorge] Mais mais je veux le dire, moi j'ai répondu à quelqu'un qui avait écrit ça sous le poste de une femme et je lui ai écrit. Je lui ai dit, je voudrais comprendre comment un mec qui a été sur les genoux de quelqu'un à qui on racontait petit oursebrin qui était tellement mignon à 4 ans, il se transforme en mec de je sais pas quel âge qui écrit "Va te faire [ __ ] grosse pute".
Ça, je veux comprendre comment ça arrive. C'est-à-dire que c'est c'est toujours aujourd'hui un mystère he parce que Et il a répondu Guillaume. [rires] J'ai pas été élevé à petit to oursverin parce que c'est sexiste petit to oursverin.
Il y a la maman qui fait des tartes et le papa il va au travail, il a une cravate. [rires] Je viens de cancel petit ours brunin dans le plus grand. En plus il y a pas de mor.
Mais il y en a qui ont cancell Petit Ours brin. Ma belle sœur ban petit Petit ours brun et moi j'ai une vieille tendresse pour petit ours brin mais je suis plus mais c'est ton côté de Est-ce qu'on reviendrait pas sur tuer les milliardaires ? [rires] On va y revenir.
En tout cas, merci à vous truc. À la fin, il a fini par s'arrêter et ensuite, on a échangé en DM pendant longtemps. C'était à l'époque de Twitter et très longtemps après, il a posté un message parce qu'il avait mis mon nom en disant qu'il avait arrêté d'insulter les gens grâce à cette discussion et pendant longtemps, ça m'a consolé en me disant "Non, mais tous ces gens sont pas forcément irrécupérables." Moi des fois, j'ai j'ai testé, j'ai juste eu va te faire [ __ ] grosse [ __ ] une deuxième fois quoi.
Enfin, donc ça marche pas à tous les coups. Il faut quand même avoir de la patience et du temps devant soi. Mais sain Cécile a réussi.
Non non mais c'est tout à ton honneur. Merci beaucoup en tout cas. Merci Cécile et merci Albert Moubert qu'on peut applaudir.
Merci [applaudissements] merci pour cette chronique. Vous savez cette émission est en perpétuel équilibre entre le passionnant et l'indigeant. Voici lundi argent c'est la publicité.
La dernière Nova. [applaudissements] Vous êtes toujours sur Radio Nova. La dernière laia Veron Pierre Emmanuel Bar notre invité Cécile DF directrice d'Oxf.
Il est 19h16 et il est de retour l'enfant terrible du rock. Celui qui peut se dissoudre à la vue d'une compile de Jean-Louis Aubert. Celui qui ne supporte pas la chaleur, sauf celle que vous allez lui transmettre maintenant, faisant un triomphe à Thomas VDB. [acclamation] [applaudissements] Bonjour à tous.
Bonjour. Alors écoutez moi je sais pas vous, mais moi l'actualité en ce moment me donne envie de dégueuler absolument partout et vraiment partout où je vais, je suis vraiment c'est ça c'est top et ça c'est top. Donc pour se détendre, ben je suis venu avec une charade.
Mon premier est une note de musique, mon deuxième se prononce nal Trump [rires] et mon tout il fait un peu chier la [ __ ] en ce moment. Non, c'est pas du caca qui sort par le truc du pipi. Mais vous brûlez, vous brûlez.
C'était Donald Trump. Allez. Bah qui clairement fait un peu chier la [ __ ] en ce moment [rires] parce que j'ai remarqué que Donald Trump c'est impossible de dire une phrase sur lui à quelqu'un sans que la réaction que ça suscite ce soit Non mais laisse tomber [rires] c'est mort c'est toujours la seule réponse qu'on a à donner sur les trucs sur Donald Trump et ce qui est fou dans cette histoire alors d'abord bien évidemment c'est lui hein mais c'est a [rires] c'est aussi que comme il est là ben on est obligé de faire avec ça c'est un truc j'ai remarqué [rires] c'est OK pour tout le monde ça d'accord alors parce que faut reconnaître fait que c'est vrai que Donald Trump, il a quand même une capacité à stupéfier son audience tellement il dit n'importe quoi à chaque fois.
C'est vrai qu'on on dit qu'il est dans l'outrance mais à chaque fois il arrive à aller outre l'outrance et du coup il est quasiment impossible à surblaguer. [rires] C'est vra que c'était plus facile pour nous quand on devait faire des blagues sur Bruno Lomer ou Sarco en prison ou Nadine Morano Bbêcho chaud quoi. Gr. [rires] Ça c'était rigolo.
Voilà. Non puis en plus Trump il nous fait faire des trucs dans la vie qu'on a pas envie de faire. Tiens, par exemple, imagine dans la vie par imagine que tu es pas fana fana de Macron.
Alors, je sais pas si c'est un gros effort d'imagination que je m'en affaire. [rires] Et ben, on voit que face à Trump, on voit que Macron, il prend la confiance qu' se dit "Non mais attends, qui t'a laissé une photo de moi dans un livre d'histoire ? Bon, attendant que ce soit avec des lunettes de soleil hyper stylé." [rires] Je dis "Mais que tu crois hyper stylé Emmanuel que tu crois ?" On sent bien que son offalement, il lui a dit "Non mais c'était qu'une poussière dans l'œil Emmanuel, elle est partie, vous êtes guéri." Macron direct a fait, il s'est remis le doig [rires] dans l' avec du Tabasco et tout.
Il voulait vraiment garder les lunettes. Et ben maintenant il pense qu'il est devenu le chef de tous ceux qui aiment pas Trump et ben du coup il croit qu'on est dans son camp alors que nous on n pas bougé. [rires] Et lui là [ __ ] elle marche trop bien ces lunettes.
Elle est dégoûté. Dans cette semaine Trump il a laissé une consigne qu'il se s'il se faisait assassiner il fallait raser l'Iran. [rires] Et c'est vrai que comme assurance vie bah c'est autre chose que la maï clairement.
Non mais imag c'est vrai. Imagine imagine le notaire le notaire qui doit faire la [rires] lecture des dernières volontés. Le gars il dit alors on arrive à l'alinéa 4 qui est un peu particulier hein [rires] puisqu'il demande l'annihilation d'une nation toute entière hein.
Alors moi je ne fais que transmettre hein. Libre à chacun de prendre ses dispositions. C'est vrai que pour le gars qui rêve de raser l'Iran mais qui a plus qu'une seule balle dans son chargeur c'est facile hein.
Faut le faire en de bandes. Il assassine Trump et hop c'est réglé. Voilà, c'est il y a plus d'Iran.
En plus Trump, vu son âge, il risque de mourir dans pas hyper longtemps. Al quand tu vois le bordel qu'il fait au Venezuela, au Groenland et en Europe, ça fait quand même beaucoup de changement que lui seul veut et il pourra pas tellement en profiter. Je dis, je me dis à la rigueur, on fait tout comme il dit, puis quand il meurt, on remet tout comme avant, hein. [rires] Voilà.
Non, mais c'est vrai, même pour les fans de Trump aujourd'hui, ça être hyper dur de garder confiance en eux parce que déjà les gars, ils sont obligés de dire du mal de tout. par exle artist mythiques qui sont contre Trump et donc les gars ils sont là e Bruce Priningstein, tu es un gros nul e [rires] Robert Deiro gros ringar. Ah et après parce que les seuls qui ont donné leur autorisation d'utiliser en musique dans les meetings, c'est Village People et les gars après ils sont tous là.
Ça c'est de la musique. [rires] Ça c'est de la musique avec Trump qui fait son pas de danse là. comme ça, [rires] on dirait qu'il est en train de traire deux vaches à l'horizontal et vraiment et pour te dire c'est même pas le vrai truc auquel je pense [rires] par qu'en réalité on dirait plutôt une pub pour Grinder, hein.
C'est vrai clairement. Et récemment le représentant des soutiens de Trump en France, alors je dis pas son nom pour pas y faire de pub, on va dire appelons-le Douglas, euh le gars, il s'est insurgé parce qu'il a vu un message soi-disant écrit par Trump au Premier ministre norvégien disant que comme il avait pas reçu le prix Nobel de la paix, maintenant il était prêt à faire la guerre. Et c'est bon ça c'est vrai que Trump quand même il le méritait ce Nobel de la paix.
Je crois qu'il y a un truc qu'on a pas su pas su assez voir chez Trump, c'est côté de John Lennon. [rires] Côté John Lennon qu'on a pas vu et donc Douglas mais quand il a vu cette lettre, il a tout de suite dit non mais ça saute aux yeux que c'est de l'IA, c'est un fake. Non mais franchement le niveau des journalistes en France, il est habissal et sidérant.
Sauf que juste après la maison Blanche, elle a confirmé que le message de Trump, [rires] il était vrai. Et donc le gars, il a dit "Ah ouais bah finalement après relecture, ben je trouve ça pas idiot. Franchement, c'est une bonne idée.
Et on parle bien du même homme dans la même journée, hein. Voilà, parce que tu dis, les fans de Trump, ils doivent encaisser la stupéfaction des nouvelles sur Trump et en même temps qu'ils doivent la cautionner. Les gars, ils sont là quoi attends [ __ ] mais c'est une bonne nouvelle quand même.
Voilà. [rires] Donald Donald [rires] [rires] Venezuela enem Douglas de rond de flanc. [rires] [applaudissements] [acclamation] Merci Thomas.
Une chronique géopolitique de dieu, [applaudissements] ça fait plaisir. On peut te retrouver tous les mardis matins dans Nova le matin avec ASDAM chaou chez et Sor fait mercredi matin. Mercredi matin tous les mercredis matins pour chat vdb et on te retrouve même en librairie dans Fiasco Rama.
On te retrouve partout everywhere. Merci Thomas. Forchour.
Merci. On est toujours avec Cécile Duflo. [applaudissements] Cécile du Flot.
On parlait des milliardaires et on parlait de bah un peu de l'état du monde, on va dire pour être large. Et comme Thomas a parlait de Trump et comme toi tu as été dans les cercles de pouvoir, est-ce que ils s'en foutent complètement ? Par exemple, je sais pas les ministres qui parlent entre eux, est-ce que c'est un sujet les inégalités et la crise climatique ou pas du tout ?
Bah, ça dépend lesquels, vraiment. Euh je pense qu'on a traversé un un moment, d'ailleurs ça a abouti à l'accord de Paris où il y a eu quand même une prise de conscience assez mondiale que on pourrait leur reprocher un jour de ne pas avoir euh agi bah on a quand même l'impression qu'ils en ont rien à [ __ ] mais ça peut-être le problème est que c'était il y a 11 ans maintenant et il y a quand même là eu une vague qui est beaucoup nourrie à la fois d'intérêt économique y compris individuel parce que ce qui se passe notamment avec le Grenland on sait que c'est un des milliardaires soutiens historiques de Trump qui lui a soufflé cette idée. et qui par ailleurs investit au Groenland.
Donc on a un vrai sujet de d'intérêt individuel particulier économique et de décision politique. Et on voit bien que les intérêts à court terme de toutes ces personnes et notamment des milliardaires sont pas du tout des intérêts qui vont dans le sens de l'intérêt général ou même de la lutte contre le changement climatique. Ce qui est très lié avec ce qu'on disait tout à l'heure sur le fait que ce sont eux les principaux émetteurs à la fois. constat on l' mais on se sent un peu démuni en tant que bah le sujet c'est de savoir que globalement on est quand même plus nombreux que les milliardaires et donc est-ce qu'on se saisit de ce pouvoir pour mettre aux manettes des gens qui vont être capables de leur tenir tête en sachant que plus ils deviennent super puissant plus ça va être difficile et on n'est pas dans la même situation aujourd'hui et il y a 10 ans.
D'accord. Est-ce que tu crois encore la démocratie représentative ? Est-ce que ça peut encore fonctionner ?
Bah le problème c'est qu'on a pas trop d'autres systèmes la révolution [rires] la rue. La rue. Ouais.
Non mais oui et je vais dire que ça faisait partie des grands sujets d'interrogation mais il y a eu quand même quelques expériences récentes qui font un peu mal au cœur et je pense au Chili parce que le Chili il y a eu quand même un moment d'espoir considérable avec l'élection d'un président avec une assemblée constituante et quand on voit où on en est aujourd'hui l'espèce de de backlash a été très puissant. Donc c'est vrai que euh peut-être qu'on peut dire que c'est de la timidité ou que je suis de droite, j'en sais rien. Mais euh l'histoire de de de ce que j'ai pu constater d'un certain nombre de moments où l'ébullition populaire pouvait te laisser à penser que les choses allaient profondément changer, ça a abouti à un moment de repli conservateur assez fort.
Ça c'est clairement désespérant. Tu es en train de nous expliquer que les petites avancées Oui. parce que la démocratie parlementaire aussi à des moments on a eu des déceptions aussi.
Je je dis pas que c'est super, je dis juste et par ailleurs, je dis que c'est l'état de ma conviction à cet instant. Je dis en revanche que Oxfam pense qu'on peut transformer les choses par les institutions et on n'est pas une organisation révolutionnaire, on est une organisation qui pense que par le pouvoir citoyen et la mobilisation à la fois dans les choix électoraux mais aussi au fil du temps, c'est-à-dire qu'on peut continuer à faire pression. On l'a fait avec l'affaire du siècle en faisant condamner l'État pour une action climatique.
On l'a fait euh avec d'autres moments de mobilisation collective qui ont fait aboutir par exemple la taxe sur les transactions financières. Historiquement, il y a il y a des combats qu'on a pu mener en dehors des institutions qui ont été suffisamment puissants pour qu'ils pèsent sur les décisions euh de politique publique. Mais en revanche, ce qui est sûr, c'est qu'on peut faire des virages sur l'aile de politique publique bien plus révolutionnaire si on veut que ce qu'on fait aujourd'hui.
Donc c'est pas forcément les petits pas. Et je ce qui nous permet de dire ça de façon très claire, c'est ce qui s'est passé pendant la pandémie de Covid. On a pris des décisions de politique publique d'une ampleur qu'on aurait jamais imaginé avant en très peu de jours parce parce qu'on y était contraint choix.
Et donc la question c'est comment on crée une contrainte si peut-être pas le laisser le choix. Ben oui justement il faut créer une contrainte si pose plus des questions en fait [rires] mais c'est là qu'on veut c'est là qu'on veut aller il y a un objectif quand même. C'était quand même la conclusion.
Après moi je je serais très contente si une autre méthode marchait. Je considère qu'en revanche attendre que euh ça pète d'une manière ou d'une autre, c'est peut-être aussi parce que j'ai 50 ans maintenant et que j'ai commencé à faire des manifes avec des cortèges qui disaient que il fallait si ou ça ou alors ça va péter. ça fait 30 ans.
Du coup, peut-être que je me suis pas du tout adoucie, mais en tout cas au contraire, je pense qu'il faut agir plus vite et que on peut avoir des décisions de politique publique dans un cadre démocratique, même parlementaire, beaucoup plus radical que ce qu'on fait aujourd'hui avec une avec un engagement des responsables politiques plus puissant que ce qu'on a connu. Je pense qu'il y a pas du tout de fatalité à quelque chose d'un peu déceptif tout le temps. tout le monde va parce qu'il faut trouver des terrains de compromis si on veut toute la société mais je pense qu'on peut transformer en profondeur et notamment sur la question des inégalités on peut réparer ce qui nous arrive c'est certain.
Forture merci [rires] Cécile. Merci beaucoup reste avec nous bien sûr [applaudissements] jusqu'à 20h. Il est 19h27 sur Radio Nova.
Et je vois des gens qui font très nom avec la tête. Je veux le préciser hein. Je vous vois d'ici.
Ah il y a il y a une petite ré. Oui parce que tu as dit compromis. Ah oui c'est là.
Ouais ouais ou moi aussi j'ai fait nonom. [rires] Il y en a qui font nom avec le cœur. Oh, c'est beau.
Euh, on est toujours sur Radio Nova, ça je l'ai dit 19h27, je l'ai dit aussi. Et c'est le moment tout du moins aujourd'hui d'écouter celle qui vient de publier un livre sur l'ironie qui s'appelle "Tu es sérieuse ?" L'-elle sérieuse ?
On va voir ça maintenant. Laelia Verron est avec nous. [applaudissements] Merci Guillaume.
Alors aujourd'hui, je voudrais vous parler d'autoérision ou d'autoironie. Je ne vais pas m'étendre ici sur la différence. Bref, le fait de retourner la moquerie contre soi et je vous donne tout de suite ma problématique.
Est-ce que c'est une qualité ou bien une attitude de connard ? Tu vois Pierre Emmanuel, quelquefois j'utilise des mots simples, je fais toujours comme si tu étais, d'accord ? [rires] Parce que nous a priori, bon même en général on aime bien l'autodérision.
C'est agréable, c'est séduisant quelqu'un qui sait rire de soi. D'ailleurs, dans le domaine de l'humour politique professionnel, savoir faire preuve d'autodérision, c'est particulièrement bienvenu. Justement parce que l'humour politique fonctionne très souvent sur l'inverse, sur le fait de souder un groupe contre une cible extérieure dont on se moque.
On en a bien la preuve ici he Pierre Emmanuel va dire Nun Cuvapis, on rigole, ça soude bien le groupe contre quelqu'un de bien extérieur au groupe. Tout le monde est content. Mais cet humour-là, votre humour, notre humour est aussi critiqué parce qu'il favoriserait l'entre soi.
Il serait intolérant, dogmatique vis-à-vis de ceux qui ne pensent pas pareil. Et là justement l'autodérision paraître l'ingrédient magique pour ne pas sombrer dans le dogmatisme ou dans l'intolérance, il faut montrer de temps en temps qu'on sait aussi faire des vannes contre soi. Ça montre qu'on ne prend pas trop la grosse tête, qu'on ne fait pas que critiquer les autres, qu'on a conscience de ses propres limites.
Pierre Emmanuel nous rappelle régulièrement que les autres sont des gros comptes droite mais qu'on est des gros comptes gauche hein, je le cite. Emeric qui s'est acheté des cheveux en Grèce et cetera. C'est c'est vrai.
Donc a priori l'UT, [rires] je ne suis que cité. L'autodérision c'est sympa, mais est-ce que c'est vraiment un moyen de reconnaître ses limites, ses contradictions ou est-ce que ce n'est pas surtout un moyen d'esquiver ? Je m'autovane, je devance la critique de l'autre ou même je renchéris sur cette critique.
Donc finalement je suis perché. Ça me permet de me dispenser, de répondre à la critique et surtout de changer de comportement. Mais ceci dit, comme d'habitude, l'effet de l'autodérision va aussi dépendre du contexte des interactions collectives et des rapports de pouvoir.
C'est ambigu quelquefois les vannes dans un groupe et le rire de celui qui se prend la vanne. Quelque fois, on peut vraiment bien prendre la vanne. Quelque fois derrière le rire, il y a des hiérarchies.
Il y en a un qui est en position de souffre douleur et qui n'a pas d'autre choix que l'autodérision pour essayer de garder sa place, même dominer dans le groupe. Et dans ce cas-là, l'autodérrison est subie par la personne dominée. Mais l'autodérision peut être aussi un privilège de dominant, le privilège de ceux qui n'ont rien à craindre du rire.
Je pense à tu sais Guillaume quand tu faisais des chroniques face aux politiques dans la matinale d'Inter avec Charline, il y avait certains politiques qui montraient leur mécontentement, d'autres qui le prenaient bien, qui jouaient le jeu, qui rigolaient avec autodérision. Mais quand il rigolait trop, je pense notamment à Cbet qui sait ce qu' a fait, ça provoquait un peu une gêne du côté de la réception. Je je vous lis un commentaire sur la vidéo YouTube.
Les commentaires, on en a parlé. Le rire de madame a quelque chose de très déplaisant. Au fond, il signifie vous avez beau me dire mes vérités, me critiquer, m'apostrophier, je m'en moque et perdument.
Autrement dit, nous fervons Macronist, nous sommes bien au-dessus de vous installer au pouvoir et nous y resterons. Pour finir, pour conclure, je cite un autre commentaire toujours à propos de C Betend et elle rigole. Totalement idiote ou totalement cynique, les deux sans doute. [rires] Merci beaucoup Laelia. [applaudissements] Laelia Verron.
Et donc ton nouveau livre, tu es sérieuse, problème politique de l'ironie avec Guillaume Fondu aux éditions La découverte. livre que tu présenteras à la librairie La virvolte à Lyon ce mercredi à 19h30 en compagnie de quelqu'un qu'on connaît bien qui s'appelle Ramzi Assadi qui est notre rédacteur en chef qu'on peut applaudir parce qu'il fait un travail formidable toutes les semaines. Merci Ramzi et merci Laelia.
En ce qui concerne l'émission, sachez que la phrase qu'on entend le plus dans notre vie juste après Nicolas Sarkozy a été mise en examen, c'est "Mais comment on fait pour avoir des places pour venir vous voir ?" Et ben sachez que la billetterie de l'émission pour mars et avril ouvrira ce mardi à 18h toutes les infos sur radionova.fr.
Ceci étant dit, Cécile Dufloot est toujours avec nous. Cécile, qu'est-ce que tu aurais envie d'écouter comme musique là maintenant ? Là maintenant ?
Oui, là maintenant. C'est c'est ton choix. C'est dur comme question et ça serait bien que ça tombe pile sur ce qui a marqué sur ma feuille.
Du [rires] coup, je dois dire quoi ? Ben non, vas-y, vas-y. Tu aurais envie d'écouter quoi ?
Ah c'est pas c'est les questions les plus dures ça. Ah les questions de musique faut toujours avoir l'air différ Michel Sardou bien sûr. Et bien c'est pas ça.
Tu sais en fait ce qui est horrible c'est que j'ai écouté en arrivant ici c'est le métroplaise de Clichi. J'ai pensé à une chanson et en fait cette chanson est totalement cancelle. C'est parce que ça s'appelle le film de Polanski.
Du coup, c'est ça que j'ai en tête et je ne peux pas le dire alors qu'en vrai, j'adorais cette chanson quand même et tu l'as quand même dit. [rires] C'est pas du tout ce qu'on va écouter. On va écouter les articles manquist bien sûr sur Radio Nova.
Vous êtes toujours sur Radio Nova. La dernière la Verron, Pierre Emmanuel Bar sont avec nous. Notre invité, la directrice d'Oxfam Cécile Duflot est toujours là et il est 19h35, l'heure de notre séquence.
L'invité de l'invité, c'est aujourd'hui Cécile qui a choisi de nous présenter Julia Fort. [applaudissements] Salut Julia. Salut Julia.
Alors je vais dire je vais dire exactement Cécile, elle m'a dit est-ce que je peux vraiment inviter qui je veux ? Alors j'ai dit bon j'avoue que si tu choisis pas Dieu donné ou Bruno Golniche, ça nous arrange quand même. Et elle m'a dit mais si c'est une chef d'entreprise, on a dit c'est pire.
On a dit Pierre Emmanuel a dit c'est pire. Moi j'ai dit banco. Julia, tu es donc une patronne, tu es la première patronne je crois dans dans cette émission mais tu es une patronne éthique déontologique.
Est-ce qu'on est-ce qu'on peut dire ça ? Est-ce que ça te va comme dénomination ? Ouais.
En tout cas, pour moi, je pense que l'économie doit être au service de l'intérêt général et du coup, ça doit se traduire dans comment les entreprise fonctionne, ça veut dire qu'elles doivent prendre soin ça. Enfin, ça pose la question de comment elles traitent les gens qui travaillent pour eux. Ça pose la question de leur impact environnemental, mais ça pose aussi la question de quels sont les produits et services qu'elles fabriquent.
Est-ce que c'est des trucs qui sont utiles à la société ou est-ce que elles font juste des choses pour nous faire consommer des choses dont on a pas besoin quoi ? Alors, parlons de la tienne d'entreprise. Qu'est-ce que qu'est-ce que tu fabriques de beau ?
Euh, j'ai une marque de vêtements qui a deux particularités. La première, c'est qu'on enfin les vêtements sont fabriqués essentiellement au Portugal et un peu en France, ce qui est de plus en plus rare hein. Aujourd'hui, la l'immense majorité des vêtements qui sont vendus et achetés en France sont produits au Bangladesh, en Tunisie, bref, dans des pays où les gens ont des salaires de misère.
Et notre deuxième particularité, c'est qu'on essaie de faire des vêtements que les gens garderont longtemps. Donc pour ça, ben on fait des vêtements de qualité, on accompagne les gens sur comment bien les entretenir, comment les réparer, comment les faire durer et surtout on n'incite pas les gens à consommer des choses dont ils n'ont pas besoin. Donc ça veut dire qu'on fait pas de collection, on fait pas de sol promo et on fait pas de pub.
Alors est-ce que c'est pas un peu antinomique avec Oui. Est-ce qu'on a besoin de vêtements en plus ? Euh bah non, mais ça c'est une question intéressante.
Est-ce que vous vous avez déjà acheté des vêtements cette année ou euh alors moi ça fait quand même bien 10 ans que j'en ai pas acheté. Je crois que ça c'est [rires] pas la bonne personne. Moi je suis toujours habillé pareil vraiment.
Ouais. Non là pour le Non mais c'est trop bien. Bah du coup vous êtes très différent des Français parce que eux ils achètent en moyenne 50 pièces textiles neuves par an. 50 ouais c'est deux fois plus que dans les années 80.
Donc vous avez peut-être l'impression que on a pas besoin de vêt mais en tout cas il y a une accélération de la consommation de vêtements qui est extrêmement forte et qui n'est pas le fait des marques qui produisent au Portugal ou en France, c'est le fait de la Fashion et c'est la conséquence en fait à la fois de la baisse des prix des vêtements qui a été permis par les délocalisations et des incitations à consommer qui sont le fait du renouvellement permanent des collections des marques de mode. Alors ben tu prouves que c'est un modèle économique qui qui fonctionne en tout cas pour l'instant depuis combien de temps elle existe ton entreprise ? Puis attends, non mais c'est le modèle économique de faire des choses de qualité et de pas arnaquer les gens, c'est un modèle économique qui fonctionne.
C'est juste que par-dessus, il y a des modèles économiques qui se sont mis et qui sont là pour nous faire acheter des choses dont on n pas besoin en nous incitant, en nous faisant de la pub, en nous faisant des trop achetés à offert. Mais il y a pas si longtemps que ça les quand on acheté un frigo parce qu'on savait qu'il allait durer longtemps et c'était la même chose pour les vêtements. C'est assez récent dans l'histoire de de du fonctionnement des entreprises que celles qui soient les plus qui ont le plus gros succès économique soit celles qui produisent les objets les moins durables quoi.
Oui. Le fameux obsolisscence programmé dont on parle beaucoup et la Fast Fashion aussi. Aujourd'hui ce qu'on doit beaucoup te poser c'est la question du coût j'imagine puisque la l'avantage de la Fast Fashion c'est pas cher.
Ouais. Ouais. Bah c'est effectivement c'est produire dans des bonnes conditions, payer correctement les gens, traiter ces eaux usées, ça coûte plus cher.
Et donc quand on achète un t-shirt à 5 € alors oui, on croit économiser de l'argent en tant que consommateur mais on le paye autrement. Enfin, je veux dire, il y a aucun dans aucun monde un t-shirt qui est vendu 5 € a été fait dans des constitutions dignes. Dans aucun monde, il a été fait en France.
Et moi, je viens de Laoren. Je sais ce que ça veut dire un monde où il y a les usines textiles qui sont parties ce que ça veut dire en terme de misère. Je sais ce que ça veut dire en terme de chômage et je sais ce que ça veut dire en terme de vote aux élections aussi.
Tu parles de prime au vis pour les les entreprises justement. Oui, on peut t'applaudir. [applaudissements] Est-ce que tu peux nous expliquer la d'où vient cette expression de primovis ?
Ouais. Bah ça c'est quelque chose qu'on fait le constat quand on est chef d'entreprise. [rires] Solitude dans la salle.
Euh non mais c'est qu'en gros euh plus vous faites mal, moins ça vous coûte cher, plus vous êtes compétitif. H ouais. Plus vous êtes rentable.
Je donne un exemple. La chemise que je porte, c'est une c'est un velour qui a été tissé dans les chemise, elle a été confectionnée au Portugal. Bon ben, si je décide de délocaliser la production vers la Chine ou le Bangladesh, elle va me coûter quatre fois moins cher.
Elle va me coûter quatre fois moins cher simplement parce qu'au Bangladesh, les salaires des ouvrières dans les usines sont des salaires de misère. Ce sont des salaires qui ne permettent pas de vivre dignement. Donc en fait c'est ça la primovice, c'est que pour les entreprises, il y a un avantage compétitif à mal faire.
Moi, j'ai préparé les l'émission et je t'ai écouté parler beaucoup. Il y a quelque chose qui est intéressant dans ton discours, c'est que tu fais pas tout peser sur le consommateur. Tu te dis pas bah c'est aux gens de mieux consommer démerdez-vous, tu as une vraie vision globale.
Est-ce qu'il faudrait quelle loi il faudrait faire passer pour que le type d'entreprise que tu défends soit favorisé par rapport aux autres ? En fait, c'est intéressant ce truc du consommateur parce que quand tu commences à faire de de un produire un discours sur la question de la mode, ça revient tout le temps. Les gens ont toujours tendance à dire "Bon bah si si on achetait pas ces ces objets, ben il y aura personne." Enfin bref, les entreprises feraient feraient faillite et cetera.
Et donc on on croit beaucoup à ce qui est une une espèce d'éducation du consommateur qui va en faire de faire shifter tout le monde. Et dans le textile, on a l'illustration que ça ne marche pas. Euh on a eu euh donc je sais pas si vous vous souvenez de l'effondrement du Ranaplazza euh donc cet immeuble de confection textile au Bangladesh dans lequel on a retrouvé les étiquettes de nombreuses marques occidentales.
On a retrouvé notamment les étiquettes de Primark. Aujourd'hui Primark c'est une des enseignes qui vend le plus de vêtements en France. plus récemment euh le le travail forcé des Wigours, il donc il y a Uniclo qui a été qui a été inquiété dans enfin en tout cas qui a qui qui est suspecté d'être impliqué là-dedans.
Bon bah Uniclo c'est une entreprise qui cartonne en France aujourd'hui. Donc faudrait carrément interdire c'est c'est compliqué quoi. En tout cas ce que ça montre ce que ça montre c'est que même quand il y a des scandales horribles, même quand quand quand on quand ils sont publics, ça ne change pas le comportement des consommateurs.
Donc la seule chose qu'il faut faire, mais c'est comme c'est comme sur la route, si l'autorégulation ça ne marche pas, ça veut dire qu'il faut des règles. Et donc quelles règles il faut ? Il faut des règles qui viennent compenser ou supprimer cette primovite.
Donc dans le textile, on a je sais pas si vous avez entendu parler de cette d'une loi fast fashion qui est toujours pas passé mais bon elle a passé plusieurs étapes et donc ce qu'elle dit c'est que on va interdire la publicité et on va mettre des amendes assez fortes aux entreprises dont leur le business model c'est d'inciter les gens à consommer des choses dont ils ont pas besoin. Mais on pourrait aller plus loin en fait. Euh euh je trouve que c'est c'était le sujet était intéressant.
C'était pendant la loi pendant la loi la loi du plomb. Euh euh on on enfin on il y a eu le débat de alors on interdit un certain type de pesticides pour notamment utile pour la filaire betterraave mais elle est pas interdite chez les pays voisins. Du coup en fait le le marché français est inondé de betteraves bah moins cher parce qu'elles sont produites dans d'autres conditions et du coup la filière française de betterave souffre.
Donc ce qu'il nous faut, c'est un protectionnisme social et écologique. C'est-à-dire dire que ne peut rentrer sur notre marché, sur le marché français, sur le marché européen, que des que des objets qui ont les mêmes qualités sociales et écologiques qu'on s'impose à nous. Ça veut dire que il peut plus y avoir de vêtements issus de l'esclavage, plus de de d'huile qui est issu de la déforestation et plus de betteraves arrosé au néonicotinoïde.
Mais oui, faisons ça. Merci beaucoup Julia. On n pas dit [applaudissements] le nom de ton entreprise.
Lou. Oui, on l'a pas dit encore Lou. Vous pouvez vous renseigner loom.fr.
Julia fort merci beaucoup. Voilà, je je fais de la pub Lou, je fais de la pub mais c'est de la pub pour essayer de rendre le monde un petit peu moins pourri. Voilà pour celles et ceux que ça stresse, ne vous inquiétez pas.
Voici l'autre pub, la dernière Nova. [applaudissements] [acclamation] Vous êtes toujours sur Radio Nova, la dernière Laéelia Verron, Pierre Emmanuel Barré, notre invité, Cécile Duflot, la chef de l'ONG Oxfam, Emeric Lompray, vous l'avez constaté, n'est pas là aujourd'hui. Et oui, on le regrette car il est allé, je cite, apporter de la culture dans les colonies. [rires] Je lui laisse la responsabilité de ses propos mais il nous a laissé une petite carte postale.
Bonjour, c'est Amri Lompray de Tahiti [rires] de de Titi. C'est de là d'où je vous envoie un message de Titi. C'est pas une particule quoi.
C'est pas compré de de Tahiti comme Louis de Monarg ou euh c'est je vous écris de Tahiti. Voilà. [rires] Bon alors du coup comme je vous écris Tahiti, sachez qu'il y a un décalage horaire bien entendu car car la terre est ronde.
J'ai donc un jour d'avance sur vous. [rires] Je peux donc aujourd'hui vous allez pas croire vos yeux vous dire ce qui s'est je peux vous dire à vous ce qui se passe ce qui se passe demain, mais le demain de vous hein et c'est donc aujourd'hui de moi. C'est [rires] parti.
Euh demain pour vous le chiffre les chiffres du loto sont [rires] que j'ai mis mon papier moi. Bon, on s'en fout de façon euh autre info de bien rit ou là ne sortez pas de chez vous lundi. Surtout ne sortez pas. [rires] Euh Sylvie Blanchard de Besançon, si tu nous écoutes demain à 16h15 au niveau de la russe in utilise bien les passages piétons. [rires] Entre info, politique le demain donc lundi le mais aujourd'hui pour moi le PS a trah le Parti socialiste a trahi.
Bon vous allez me dire c'est comme hier après-demain mais là vous allez voir c'est grosse grosse trahison. Oh là là [rires] attendez j'ai oublié. Le mari de Sylvie Blanchard ne pas prends les passages piétons également.
Latitia revient. J'ai changé. Suite aux politique toujours suite aux élections avancées.
Bravo à Emmanuel Vals. Tu es enfin délégué de la classe de ton fils. Une victoire. [rires] Voilà, c'était un peu les infos qui se passent demain pour vous, mais aujourd'hui pour moi.
Sachez que je suis à Tahiti. Alors, je vois déjà les mauvaises langues. Je suis pour le boulot, hein.
Et si vous êtes vraiment jaloux de ma situation géographique, allez sur internet et vous tapez Météo Tahiti. Vous allez voir, il y aura la définition du seum. [rires] Bisous bisous.
Merci beaucoup Emeric, on peut applaudir. [applaudissements] Il travaille ça ? Il travaille à l'autre bout de la planète.
Merci. Merci. Cécile du Flot donc est toujours avec nous mais qui se cache derrière la terreur des ultra riches.
Je dramatise un peu pour lancer la séquence qui suit parce qu'on t'a posé des questions un petit peu plus personnelles me semble-t-il sur tes sur tes goûts artistiques là. Oui, moi j'aime beaucoup André Gorce aussi d'ailleurs. Je rebondis, je conseille aussi la lecture d'ailleurs.
Il y a découvrir André Gorce aux éditions sociales si ça vous intéresse. Mais là, on va passer à d'autres lectures et ce sont les questions écrites par Juliette Arnaud que je vais dire ici. Cécile DFO, si tu devais citer un livre qui t'est resté de l'enfance, lequel ?
Le club des cinq. Ah, et pourquoi ? On l'a eu plusieurs fois déjà.
Ouais. Ouais. Ouais.
Ouais. Bah parce que je parce que je pense que je les ai tous lu et que je rêvais de d'aventure assise au fin fond de laer en ayant emprunté le club des 5 à la bibliothèque du CE de la SNCF, je me disais que je voulais vivre des aventures et je pense que préfé comme tout le monde, tout le monde dit Claude. Et d'ailleurs, c'est ça que j'explique souvent quand on dit les noms binaires et toutes ces réflexions sur le genre.
En fait Claude, elle voulait pas qu'on l'appelle Claudine et d'ailleurs c'est comme ça qu'on sait qu'elle était retenue en otage, c'est qu'elle signe un papier Claudine et ça ça voulait dire qu'il y avait un problème. Ah, c'est W le club des 5. Oui, en tout cas, exactement.
Ou on peut dire l'inverse, le fait la fille qui est bien, qui fait des aventures, c'est celle qui ressemble pas à une fille. Ouais. Non, mais elle était cassé et elle faisait ils avaient ils vivaient tous les aventures.
Claude, elle était particulière mais surtout elle avait un chien et moi j'avais pas de chien. [rires] Alors, une autre question. Quelle série t'a donné envie de devenir une grande personne ?
Alors, j'ai répondu une série qui est sortie de nulle part et que je pense que peut-être personne connaît. Ça s'appelle le mari de l'ambassadeur. Alors, effectivement, moi je ne connais pas.
Est-ce que quelqu'un connaît le mari de l'ambassadeur ? Mais on dirait une série un peu France 3, tu vois même FR3 même. C'est sûr, c'est pas tes parents qui l'ont tourné.
Vraiment, personne n'a levé la main. L'homme de Picard, c'est rigolo ça. Non, c'est une série d'ant 2.
Ah bah, tu vois, tu vois, ça sentait un peu le RTF. Je pense que c'est l'été de mes 14 ou 15 ans et ça ça racontait l'histoire de Sixtin Badder qui devenait qui de diplomate devenait député européenne qui vivait surtout une grande histoire d'amour avec un médecin humanitaire et qu'on appelait le mari de l'ambassadeur parce qu'à l'époque effectivement bah une femme ambassadrice s'appelait un ambassadeur et ça parlait de politique mais ça parlait aussi d'aventure. En fait je crois que c'est la suite du club des 5 mais chez les grandes personnes et et ça a donné une image positive de la politique.
Et si j'essaie de chercher la première image que j'ai eu de ce que c'était que un responsable politique, bah c'était Sixtin Bader. Allez que personne n'a vu. Mais ça a donné envie du coup mais peut-être que certains le le regarderont maintenant.
Dernière question. Quel livre quel œuvre te fait rire ? Quel ben qu'abu pour toujours.
Est-ce que des dessins particuliers ? Il y a plein de dessins mais moi je me souviens quand même de la grande époque SarkoZi à chaque fois qu'il dessinait SarkoZi c'était hilarant et c'était une période quand même bah évidemment maintenant on a Trump et cetera, mais c'était quand même compliqué he il disait des dingueries c'était la politique est c'est à ce moment-là que la politique est devenue quand même beaucoup plus tendue parce qu'il se mettait en avant tout le temps parce qu'il a eu des discours vraiment très problématiques et et Cabu c'était une soupape géniale parce que il le il l'infantilisait un peu. Du coup, ça ça nous permettait d'avoir une petite revanche sur sur Sarkozy à l'époque et caricaturait aussi.
Ah oui oui, beaucoup. Et d'ailleurs, j'ai dans mon bureau une caricature qui est par le canard enchaîné le jour euh de l'attentat à Charlie. Ouais.
Et euh et je crois que enfin j'ai j'ai été marqué aussi parce que le rôle des dessinateurs satiriques quand on est une femme poétique, c'est un rôle important. D'abord, faut apprendre à vivre avec sa caricature. À l'époque, il y avait les guignoles aussi.
Guignol et tout. Ouais. Et moi c'était pas de la tarte.
Euh mais du coup ça donne beaucoup de recul sur soi et et voilà. Merci beaucoup. Merci Cécile pour ces réponses et merci Laelia.
Il est presque l'heure de conclure cette émission et je me disais tiens c'est bizarre encore personne n'a hurlé dans le micro en plantant des opinells dans la table. C'est normal j'avais pas encore donné la parole à celui que vous attendez. Toutes et tous Pierre Emmanuel Barr [acclamation] Attendez attendez attendez attendez.
Attendez, attendez, j'ai une blague. [acclamation] Non mais attendez, j'ai une blague. Non, sérieusement, sérieusement, j'ai une blague.
J'ai une blague. C'est quoi le point commun entre un socialiste et un astico ? Oh, ils ont pas voté la motion de censure contre le gouvernement.
Ouais, ouais. Ah, et aussi tous les deux, c'est des manges merde. Pardon, pardon, j'avais oublié la deuxième partie.
C'était la mieux. C'était la mieux. Le PSCD mange merde.
Au début des discussions sur le budget, les socialistes, ils avaient dit au gouvernement, "Si vous utilisez le 493 et que vous faites pas la taxe du km, on vous censure. Au final, il y a un 493, pas de taxe duman et pour le PS, c'est complètement OK." Olivier Fort, ça fait tellement longtemps que c'est un mange merde.
Son estomac ne fonctionne plus. Il survit grâce à des perfusions de chias. Pendant les pauses à l'assemblée, il sort fumé sa clope avec son con de goutte marron comme ça sur un pied à roulette comme les mecs devant l'Ostau.
Après il entend c'est François Hollande qui arrive avec son cathétre directement relié à un camion citerne. Quoi les socialistes [applaudissements] les socialistes ils ont validé un budget qui prévoit des milliards de baisses sur la santé, l'éducation et le logement mais ils sont là non mais on a quand même obtenu le repas à 1 € pour les étudiants. Ben super, merci beaucoup hein. comme ça, ils vont pouvoir dormir dans la rue et mourir aux urgences.
Mais le ventre plein. Après, faut être honnête, faut être honnête, il y a pas que des coupes dans le budget. Il y a aussi des secteurs où l'État augmente considérablement les moyens.
La défense, la défense. Déjà là, il y a là, on met plein d'argent là. Il y a puis il y a aussi le l'armée.
L'armée également, les militaires. Les militaires, les militaires, ils ont plus de pour la et la guerre. La guerre aussi ça ça augmente tout ce qui est pistolet tout ça.
Alors ça c'est grâce à le cornu et au socialistes on aura plus rien mais on aura de quoi le défendre. Jérôme Gage il a dit notre seul intérêt c'est de servir les Français. Bah va bosser au Buffalo Grill sera plus utile hein.
Pour se justifier d'avoir sauvé le gouvernement et son budget. Les socialistes ils ont sorti les grands classiques. Nous avons un devoir de responsabilité.
Cette diffusion était difficile mais nécessaire. Le courage n'est pas un renoncement. En vue d'une collaboration entre nos deux pays, j'ai rencontré jeudi dernier le chancelier du Rich.
Hein, pardon, pardon, excusez-moi, je me suis trompé. C'était un discours de pétin. Je me disais aussi, c'est drôlement bien troussé pour du Olivier Fort.
Non, non, mais tout ce qu'ils veulent les socialistes, c'est éviter la dissolution et des nouvelles législatives parce qu'ils savent qu'il se feraiit défoncer. Après, les anciens députés PS, ils seraient obligés de trouver un vrai métier. Et quand dans la partie compétence de ton CV, il y a juste écrit trahison. en calibri 48, ça limite un peu la marge de manœuvre de ton conseiller pour l'emploi.
Écoutez, monsieur Fort, je peux vous proposer assureur naturopathe ou alors la direction de France interre. [rires] Le PS [applaudissements] le PS 57 ans qu'ils existent et environ 6 décennies qui tiennent pas leurs promesses et à chaque fois il y a quand même des gens surpris. À mon avis, c'est les mêmes personnes qui vont voir un film français et qui disent "Mais non, mais il joue dedans." Pierre Nin ! [rires] Pour rappel, le PS au pouvoir c'est la soumission au libéralisme européen soumisant, le record d'utilisation du 493 avec Rocard, la privatisation de France Télécom, d'Air France et des autoroutes avec Jospin et sous Hollande la libéralisation du travail du dimanche avec la loi Macron, la facilitation des licenciements avec la loi Elcomerie, 100 milliards d'euros de cadeaux fiscaux sans contrepartie aux entreprises avec le CICE et le passage dans le droit commun de l'état d'urzange pour réprimer les mouvements sociaux.
He les socialistes de 2026 ne sont que les héritiers. d'une longue lignée de mange merde et cette semaine encore, ils ont fait honneur aux traditions de leurs ancêtres. Merci de m'avoir écouté Emmanuel Bar. [acclamation] Merci Pierre Emmanuel.
Avec plaisir qu'on retrouve en tournée dans toute la France au Bataclan à Paris au printemps. [applaudissements] Nous sommes toujours avec Cécile Duflot, notre invité pour encore quelques petites secondes et ça tombe bien, on a quelques petites dernières questions à te poser Cécile Laelia. Alors, est-ce qu'au fond tu es comme Mathieu Pigas, tu n'exclus pas de te présenter à la présidentielle ?
Ah ! Oh ! La question BFM !
Réponse courte. Ouais, [rires] on sent je crois que je suis fatigué par le nombre de candidats à la présidentielle et ça m'auto fatiguerait moi-même de répondre à cette question. Est-ce que je peux la réponse est donc non.
Est-ce que je peux Est-ce que je peux du coup dire un truc ? Et bien non. C'est ça.
Vas-y. Si parce que s'il y a des gens qui ont envie de faire quelque chose pour les municipales, la présidentielle pour faire payer les milliardaires, on essaie de mobiliser le plus largement possible. Alors comme c'est plus facile pour certains à distance, ils peuvent télécharger un truc qui s'appelle l'application Oxfam action sur leur téléphone.
J'avais promis de passer cette petite annonce avant d'être candidate à la présidentielle. Une candidature à la présidentielle. Tomber sur ses pattes.
Pierre Emmanuel. Oui Cécile, vous avez déclaré dans le monde il y a un an mon option est la constitution d'une coalition climat et sociale qui doit allier les écologistes au bloc central. Est-ce que vous trouvez toujours que c'est une bonne idée ?
Et pourquoi non ? [rires] Réponse courte. Réponse courte. [applaudissements] Après les élections législatives, il y avait trois majorités possibles.
La gauche et l'extrême droite, ça n'existe pas. la gauche et le centre ou la gauche et la droite avec le soutien de l'extrême droite. Et en gros entre trois mauvaises solutions, je le redis, je préfère la moins mauvaise.
Elle va se présenter. Elle va se présenter. Allez, dernière question.
C'est quoi la plus grande qualité de Manuel Vals ? Wou ! C'est la plus dure.
C'est la plus la plus dure. Réponse courte aussi. Réponse courte.
Euh, je peux faire une réponse longue ? [rires] Il est Attends, je cherche un vrai truc. Il est tenace.
Non, mais on souffle pas. l'absence de gêne. Impeccable.
Merci beaucoup Cécile. Cécile du Flo, merci d'avoir été avec nous pendant 2h. [applaudissements] Tu l'as dit, allez soutenir Oxfam si vous le pouvez, allez voir sur le site internet, télécharger l'appli.
Merci à ton invité Julia Fort Loom.fr. FR Merci à Jean Benois Dialbermoubert Thomas VDB [acclamation] merci à toute l'équipe de l'Européen Barnabé Lucas Julia Lind Sonny Malo notre réalisateur accompagné de Lucy [acclamation] Paul toutes les équipes de radio Fred Manot Lauris Ninon Yon Christian pour la prog musicale Coline [applaudissements] Sébastien Bastien pour les réseaux sociaux les équipes vidéos good Benjamin Alb c'est l'anniversaire aujour'honire et notre rédacteur en chef depuia Veron et Guillaume oui merci on se retrouve la semaine prochaine.
D'ici là, amusez-vous bien. Taxer les riches et vivement la dernière. [acclamation]