Hôpital public : Bernard Jomier s'inquiète du transfert de fonctions vers le privé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction au plan de 150 millions d'euros annoncé par François Braun pour les hôpitaux ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures urgentes proposez-vous pour améliorer les conditions de travail des soignants ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment résoudre le problème des déserts médicaux en Mayenne ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre analyse de la décision de la Cour de Justice de la République concernant Édouard Philippe ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que les leçons de la gestion de la pandémie ont été tirées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Bernard JomierFait
« La progression du budget de l'hôpital va être inférieure à la progression de l'inflation. »
- 9:00Bernard JomierFait
« Il manque plus de 200 médecins généralistes en Mayenne. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
merci Bernard jaumier nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes sénateur socialiste de Paris vice-président de la commission des affaires sociales et vous étiez le rapporteur de la commission d'enquête sur la gestion du covid on va en parler évidemment longuement tout à l'heure puisqu'on a appris qu'Edouard Philippe avait été placé sous le statut de témoin systémique d'abord l'actualité à l'hôpital François Braun a annoncé hier sur BFM TV un plan de 150 millions d'euros pour les services en tension dans les hôpitaux la pédiatrie mais pas que c'est 150 millions d'euros sont fléchés essentiellement vers des augmentations personnelles à des ministres de la santé c'est la bonne réponse c'est une réponse très partielle mais ça montre bien que la situation de l'hôpital ne peut pas rester comme elle est actuellement il est en grande difficulté toujours et il y a besoin d'avoir des réformes de fond or on va débattre du budget de la Sécurité sociale dans 15 jours au Sénat dans dix jours et quand on regarde ce budget de la Sécurité sociale il n'y a pas un euro de plus pour l'hôpital c'est pire que ça puisque pour la première fois depuis au moins 15 ou 20 ans la progression du budget de l'hôpital va être inférieure à la progression de l'inflation et donc c'est un tour de vis supplémentaire juste parce que hier Gabriel Attal est-elle invité de France Inter et France Info et lui il a dit pour la première fois le budget de l'hôpital va dépasser les 100 milliards ce qui est jamais arrivé oui Gabriel Attal est très bon en communication je vous le confirme c'est à dire que tout le monde sait qu'il y a enfin on a oublié parce qu'il y en avait pas d'inflation dernières années il y a les euros constants et les euros courants en euros courant effectivement on est à 97 98 milliards ça n'a jamais été aussi élevé mais en euros constant quand on déduit de ça l'inflation et bien non il y aura moins d'argent pour l'hôpital en 2023 qu'en 2022 mais vous l'avez dit regardez le ministre de la santé commence à dire on débloque de l'argent voilà alors c'est cette politique là à la petite semaine ça le bassin qui résoudra la question il y a une mesure urgente à prendre c'est le travail de nuit et de week-end tous les Hospitaliers le disent tous les chefs de services le disent de payer la nuit une infirmière seulement 10 euros de plus parce qu'elle travaille la nuit c'est délétère ça les fait fuir ne pas leur donner les plannings de week-end un mois à l'avance mais des fois trois jours quelques jours à l'avance ça fait fuir les personnels il faut revaloriser le travail de nuit et de week-end nous l'avions dit avec Catherine de roche dans le rapport de commission d'enquête sur l'hôpital public voilà c'est urgent et ça n'est toujours pas fait donc ça veut dire que ça c'est une mesure que vous introduirez dans le budget de la Sécurité sociale nous ne pouvons pas introduire de dépenses vous le savez dans le budget de la Sécurité sociale des parlementaires au gouvernement de le faire oui bien sûr et nous allons porter ce débat sur l'augmentation de personnel parce que François Brune mise là-dessus le problème c'est que il y a des postes à pourvoir mais personne qui veut pour voir ses postes comment on fait pour convaincre les gens de venir occuper ces postes alors que l'attractivité n'est plus là aujourd'hui à l'hôpital il faut envoyer des messages qui restaure l'attractivité de l'hôpital et le premier message à envoyer et là aussi les Hospitaliers le 10 et le répète en parlant dans le vide malheureusement dans le vide du gouvernement c'est qu'il faut augmenter le nombre de soignants par patience ça s'appelle le ratio soignant patient ça peut pas se faire du jour au lendemain mais vous voyez une infirmière qui est actuellement doit prendre en charge 12 patients quand il y a 10 ans elle en prenait en charge lui tout neuf et bien si vous lui donnez aucune perspective elle s'en va si vous lui dites en 2024 on aura vous serez une pour 10 en 2025 une pour 8 alors elle va rester parce qu'elle aura la perspective d'une amélioration de son travail de plus de temps passé à bien soigner perspective d'embauche massive ça s'apporte quoi faire venir les de d'avoir un nombre de soignants par patient plus élevé est une personne active qui restera la tractivité de l'hôpital il y a des problèmes dans plusieurs services des hôpitaux mais il y a notamment des problèmes en pédiatrie 4000 soignants ont publié une lettre dans Le Parisien adressée à Emmanuel Macron il dénonce un manque de lit dans leur service ils disent qu'il y a des enfants qui sont obligés d'être soignés hors région notamment en région parisienne parce qu'il n'y a plus de place dans les lits des hôpitaux parisiens François Brown et Olivier Veyron ont dit qu'ils allaient activer un plan blanc c'est suffisant non bien sûr et la semaine dernière on a vu réapparaître dans la bouche des pédiatres l'expression de tri des enfants et je discutais avec un pédiatre qui disait que pour les interventions chirurgicales y compris des interventions sur des pathologies lourdes et graves on est obligé de différer de reporter des interventions chirurgicales mais là aussi des personnels s'en vont pour les raisons que j'expliquais de moindre rémunération du travail de nuit et de week-end d'insuffisance du nombre de de soignants des médecins qui aussi et par exemple dans ma région l'Île-de-France le service de pédiatrie de Poissy qui est un pour ne pas parler que de Paris mais de qui est un gros service de pédiatrie n'a plus le nombre de soignants nécessaires théoriquement pour fonctionner il ne fonctionne que par dérogation de l'agence régionale de santé donc la situation est très grave et ça montre qu'il est urgent urgent de donner les moyens à l'hôpital de fonctionner or c'est tout l'inverse qui est fait dans le budget de la Sécurité sociale que présente le gouvernement ça veut dire que le gouvernement François Braun en particulier mais à la santé n'a pas pris la mesure de la situation pour vous aujourd'hui je pense que François Brown a pris la mesure de la situation mais je pense que le gouvernement a fait un choix dans le budget de la Sécurité sociale qui est le choix de revenir à l'équilibre en contraignant le budget de l'hôpital et des soins c'est-à-dire qu'il est sur ce qu'on appelle une politique de l'offre il sert des boulons il réduit les budgets au lieu de réfléchir à une organisation différente et à la question des recettes qui n'est pas une question tabou et je constate que même dans la majorité présidentielle des collègues députés ont commencé à poser cette question et je la poserai évidemment lors du débat au Sénat et notamment sur les déserts médicaux on va y revenir dans quelques instants François Brune dit qu'il travaille sur la question de la reconnaissance de la pénibilité mais dans le cadre du Conseil national de la refondation est-ce que pour vous c'est le bon cadre vous savez on sait à peu près tout maintenant sur les constats de l'hôpital la question c'est de prendre les décisions alors si le gouvernement nous disait on veut notre CNR et que dans deux mois il y a les bonnes décisions qui sortent ok donc moi j'ai un doute j'ai un doute parce que je vous disais le cadrage du budget de la Sécurité sociale c'est de restreindre les dépenses donc restreindre les dépenses je ne vois pas comment ça va se traduire par un meilleur fonctionnement des hôpitaux par plus de personnel pour réduire la pénibilité par une meilleure reconnaissance du travail de nuit la réalité c'est que vous savez le ministre des comptes publics et Gabriel Attal nous l'a dit il nous a dit on veut retrouver la trajectoire 2010-2018 très bien de de restauration des contes de la sécurité sociale sauf que on a fait une erreur de 2010 à 2018 c'est qu'on a fait payer à l'hôpital le prix du redressement des comptes de la Sécurité sociale or il y a une autre façon de faire c'est de respecter la sécurité sociale pourquoi je dis ça parce que l'année dernière le gouvernement a mis la dette covid sur le dos de la sécurité sociale au lieu de mettre dans la dette de l'État le résultat il est très simple c'est que ça coûte 10 milliards d'euros par an à la sécurité sociale 10 milliards d'euros la sécurité sociale par cette somme décision est privée d'un montant astronomique qui fait un quel est en déficit et deux qu'on ne peut pas investir suffisamment dans les deux hôpitaux donc vous voyez c'est un choix politique c'est un choix politique du gouvernement d'avoir pris la dette de l'avoir mis dans ce qu'on appelle la CADES c'est un organisme qui est lié à la sécurité sociale et donc à la charge de la sécurité sociale et non pas la charge de l'État puisqu'en choix c'est une erreur si on vous suit je pense que c'est un choix je pense que c'est une erreur politique mais c'est une faute lourde mais quelque part ça raconte quelque chose toutes les décisions vous savez elle raconte quelque chose elle raconte que au fond la sécurité sociale le gouvernement estime que ça coûte cher que ça coûte cher et il a projets probablement que le système dans lequel on est actuellement et le projet c'est de transférer au privé un certain nombre de fonctions qui actuellement sont sont exercés par l'hôpital public et par notre système de soins vous êtes plutôt sceptique sur le budget de la Sécurité sociale que le Sénat examinera à partir du 7 novembre qu'elle modification vous voulez y apporter vous on va essayer de porter une autre vision qui est de dire premièrement qu'on peut agir sur les recettes on peut regarder de près par exemple c'est 75 80 milliards d'exonérations de cotisations qui manque dans le budget de la Sécurité sociale certaines peuvent avoir une efficacité parce qu'elles permettent de maintenir une activité économique d'autres sont devenus des niches sociales et il serait bon d'aller les supprimer pour pouvoir rendre des recettes à la sécurité sociale et deuxièmement il y a des niches très précises sur certains secteurs d'activités économiques qui dont la valeur est de quelques centaines de millions parfois le milliard et qui peuvent être gardés de près et d'ailleurs je note avec beaucoup de satisfaction que des députés de la majorité ont tenté à l'Assemblée nationale de porter ce débat là donc vous voyez c'est pas un débat d'Afrique gauchiste c'est un vrai débat d'intérêt général et deuxièmement sur le volet des dépenses il n'est pas acceptable que l'hôpital soit à ce point contraint il n'est pas acceptable de penser qu'on va par le virage de la prévention qui est très symbolique dans cette loi de finance de la sécurité sociale pouvoir dire la prévention coûte moins cher donc on peut contraindre des budgets parmi les mesures contenues dans le budget de la Sécurité sociale et parmi les points qu'un quête les Français il y a évidemment la question des déserts médicaux le budget prévoit des mesures pour lutter contre ces déserts mais elles font débats coercition ou pas c'est toute la question avant d'en parler on va voir comment ça se passe en Mayenne département où il manque plus de 200 médecins généralistes on regarde sur portage de germer à une semaine Evron 7000 habitants à 35 km de Laval et ici sur toutes les lèvres la même réponse est-ce que vous avez un médecin traitant mon médecin est parti à la retraite fin juin 3 généralistes partent à la retraite sans être remplacé alors début septembre quand un nouveau médecin arrive sur la commune tout le monde se précipite pour s'inscrire ça c'est la file d'attente à 14h en fait ça reflétait ce besoin criant des personnes d'avoir un médecin traitant et de voir la perspective de pouvoir se faire soigner le docteur André installé ici depuis huit ans était aux premières loges il a dû refuser des nouveaux patients on peut tout simplement pas les accueillir donc il y a beaucoup d'amertume beaucoup de la colère un petit peu dans ce cabinet médical il exerce avec quatre autres médecins à temps partiel grâce à un fonctionnement collectif l'endroit attire de jeunes praticiens et va même s'agrandir avec ses préfabriqués on aura deux bureaux de consultation un troisième bureau qui servira soit à l'arrivée d'une orthophoniste soit une extension à 3e bureau médical on va voir un nouveau généraliste s'installera en novembre mais c'est encore insuffisant à Evron 1800 habitants resteront 100 médecins traitant une arrivée compense la moitié d'un médecin à peu près qui part en retraite on a besoin d'accueillir encore environ 2 à 3 jeunes médecins je pense aujourd'hui il manque plus de 200 médecins généralistes en Mayenne si on peine à trouver des généralistes à la campagne à Laval ce sont les médecins spécialistes qui commencent à manquer on va se retrouver sans gynécologue médicaux libéraux en Mayenne dans quelques temps donc c'est vrai que c'est très inquiétant on attend plus d'un an pour un rendez-vous d'ophtalmo en consultation publique à l'hôpital en attendant 9 mois presque un an en cardiologie non c'est très inquiétant et pour cette infirmier en hôpital il faut encourager les internes à venir se former ici on sait que les internes d'aujourd'hui c'est les médecins de demain dans nos hôpitaux et dans nos territoires donc il faut peut-être réfléchir à décentraliser cette formation hyper centrée sur les CHU dans nos hôpitaux périphériques pour vraiment montrer ce que c'est la médecine aussi de tous les jours une situation désormais urgente en Mayenne où l'on estime que 30% des habitants se font soigner en dehors du département c'est l'exemple de la Mayenne mais évidemment c'est comme ça dans de nombreux départements est-ce que ce que disait ce monsieur c'est-à-dire décentralisé des formations ça peut être la réponse il y a un ensemble de réponses on est dans une situation qui est grave on a une pénurie qui est profonde il faut se rappeler que dans les années 70 on formait à peu près 10 000 médecins par an dans notre pays la population était de 50 millions de Français et puis en est tombé à 30002 et là il y a actuellement environ 8500 jeunes médecins qui sortent chaque année de la fac et la population elle est de plus de 65 millions et en plus nous avons vieilli globalement donc vous voyez qu'on a une pénurie qui est au profonde et à la pénurie on ne peut répondre que par des mesures qui actionnent un certain nombre de leviers un nouveau partage des tâches des incitations bien sûr mais ça ça a été largement fait et c'est pas la peine de de faire plus et puis il faut passer à la coercition pour vous mais la coercition le problème c'est que la coercition quand vous avez assez de professionnels ça marche par exemple voilà si on prend les 20 dernières années on a à peu près de 80 à 100% d'infirmières et de kiné en plus dans notre pays donc vous pouvez réguler mais les médecins on en a perdu 3% 20 ans et donc comment voulez-vous faire de la coercition dans dans ce cadre là si vous empêchez les gens d'aller s'installer en libéral qu'est-ce qu'ils vont faire ils vont aller en salarié et vous savez quel est le temps moyen de consultation d'un médecin en libéral idée de 45 heures et en salarié il est plutôt de 35 heures voire moins ou alors ces médecins vont sortir de la Convention et c'est un phénomène qu'on commence à voir et ça il faut pas mettre le doigt je le dis de toute façon très solennelle dans ce processus de conventionnement sélectif parce que ceux qui vont en payer le pré à l'arrivée c'est les assurés sociaux pourquoi vous avez vu cette file d'attente de patients parce qu'il y a pas de médecins imaginez qu'un médecin non conventionné arrive et qui disent je vous vois mais ça coûte 50 euros vous avez une partie des gens qui pourront pas payer les plus pauvres et les autres ils iront hors du système de sécurité sociale donc il faut faire attention aux conséquences de qui sont séduisantes à première vue on se dit bon bah écoutez il y a des endroits quand même il y en a plus qu'à d'autres on va faire du conventionnement sélectif mais les conséquences réelles et bien c'est que on risque le porter à Tintin à sécurité sociale et ça ne marchera pas il y a des divisions au sein de la majorité sur cette question de déserts médicaux il y a Thomas Meunier qui est un député horizon qui lui a déposé un amendement contre la vie du gouvernement pour réguler l'installation des médecins il dit qu'il faut fixer des conditions dissuasives pour les décourager de s'installer en zone bien pourvu au profit des régions sous dotées ça veut dire que pour vous c'est pas la bonne réponse c'est pas un amendement que vous soutiendrez non alors il faut être honnête il y a des illusions dans tous les mouvements tout le monde cherche et donc il y a des points de vue différents dans tous les mouvements politiques de l'échiquier mais ce que propose Thomas Meunier c'est une autorisation de s'installer par par la RS mais d'ailleurs je note que bon on donne encore un rôle supplémentaire aux agences régionales de santé je suis pas sûr qu'il soit très adéquate mais vous vous tombez toujours sur la même conséquence pratique imaginez une petite ville où il y a suffisamment de médecins on dit vous ne pouvez pas vous installer là que va faire le médecin soit il va se salarié et donc ce sera moins de temps médical parce que encore une fois en moyenne 35 heures de consultation pour un médecin salarié 45 heures pour un médecin libéral donc est-ce qu'on veut diminuer le temps médical disponible soit il va sinon se déconventionner donc ça n'est pas opérationnel et je constate que tous les pays parce qu'il y en a des pays qui ont tenté cette politique ça n'a marché nulle part alors je veux bien qu'on ait un génie français mais je crois que ça marchera pas plus chez nous la pénurie vous savez ça désorganise complètement un système quel qu'il soit et actuellement cette pénurie de médecin elle j'allais dire elle nous rend fou et parce que des tas de gens ont du mal à se faire soigner mais il faut se méfier des solutions qui sont séduisantes et qui produisent les effets délais dessus sur la quatrième année quatrième année d'internat pour les la médecine générale c'est proposé par le gouvernement ça a été voté ici par la majorité c'est naturel pour vous c'est une bonne idée ça comme ça c'est une faute parce que on peut demander aux jeunes médecins qui ne sont responsables en rien de la situation actuelle quand même c'est c'est nos générations qui ont précédé ces ions aberrantes dont il paye les conséquences aujourd'hui on peut leur demander leur dire écoutez à la fois on pourrait vous pourriez avoir une fin de formation plus professionnalisante et aller faire des consultations dans des endroits où on en a bien besoin mais à ce moment-là on commence par négocier avec leurs organisations syndicales et si ça échoue à ce moment-là le Parlement peut prendre ses responsabilités là c'est que par dessus de cette pardon pour la grossièreté c'est à dire que on impose un dispositif la quatrième année d'internat qui est sous rémunéré dont on ne connaît pas les objectifs de formation dont on dit on va vous envoyer dans les déserts médicaux c'est une expression on parle pas de lettres qu'on met dans une boîte aux lettres et bien moi je dis qu'il faut négocier avec leurs organisations syndicales et s'il peut y avoir un accord sur une année de professionnalisation tant mieux on va parler d'Édouard Philippe qui a été convoquée la semaine dernière devant la Cour de Justice de la République pour sa gestion de la crise du covid lorsqu'il était Premier Ministre on l'a pris ce weekend il a été placé sous le statut de témoin assisté ou la vie entendu évidemment lors des travaux de la commission d'enquête donc vous étiez le rapporteur on va parler de tout ça avec notre journaliste Alex pousse à [Musique] Alex bonjour Bernard Joly a donc été placé sous statut de témoin assisté par les juges de la Cour de Justice de la République pour sa gestion de la crise du covid qu'est-ce que ça signifie qu'il a échappé à une mise en examen pour deux délits qui lui étaient reproché dans sa gestion de la crise sanitaire à savoir mise en danger de la vidéo truie et abstention volontaire de combattre un sinistre on le rappelle un des plaintes de particuliers et d'associations avaient été déposées contre Édouard Philippe auprès de la Cour de Justice de la République seul institution habilité à jugé les ministres pour des faits durant l'exercice de leur fonction des perquisitions avaient été menées au domicile au bureau d'Edouard Philippe en octobre 2020 mais mardi dernier au terme de son interrogatoire devant les juges Édouard Philippe a donc été placé seulement sous le statut de témoin assisté cela veut dire qu'il a convaincu plutôt convaincu les juges de son innocence concrètement qu'est-ce qui lui était reproché à l'axe c'était la lenteur de sa réaction pour lutter contre l'épidémie qui lui a été reproché dès janvier 2020 l'ex objectifs savaient connaissait la gravité du virus mais la cellule interministérielle de crise qui permet de mobiliser tout l'appareil d'État elle n'a été activée par le Premier ministre que le 17 mars 2020 et c'est aussi ce que lui reprochait la commission d'enquête du Sénat sur la gestion de la crise sanitaire Édouard Philippe avait été entendu par les sénateurs en octobre 2020 il était alors plus Premier ministre berna-bernard joli vous étiez rapporteur de cette commission d'enquête et justement vous l'aviez interrogé sur la lenteur de sa réaction face au virus j'ai regardé votre agenda public de la première quinzaine de février quand on regarde votre agenda public on trouve un certain nombre de d'événements de réunions de rencontres qui sont relatives à la réforme des retraites on en trouve beaucoup beaucoup moins relatif à la crise à l'épidémie qui arrive je pense que ne figure pas à l'agenda public c'est-à-dire celui qui a vocation être communiqué à la presse l'ensemble des réunions et des rendez-vous j'organise dans mon bureau ce que je sais c'est que s'agissant du covid entre le 26 janvier et le passage à la phase 2 le 28 ou 29 février j'ai organisé et les présidé moi même cette réunion 7 réunion mais ce qui a été aussi reproché à l'ancien Premier ministre c'était d'avoir maintenu les élections municipales en mars 2020 compte tenu et bien de la gravité du virus et alors que le confinement a été décidé par la suite alors ce manque de prise de décision cette réaction trop tardive Édouard Philippe elle avait sous une forme justifiée devant les sénateurs par le risque pénal qui pèse sur les membres du gouvernement comme une épée de Damoclès on va l'écouter dès que le [Musique] entre guillemets la menace pénale apparaît vous observez ce n'est pas forcément une bonne chose ça nous met une très mauvaise chose vous observez quoi vous observez une plus grande difficulté pour un certain nombre de gens apprendre des décisions et donc la volonté parfois de dire bah écoutez moi je pourrais prendre cette décision quand l'échelon du dessus aura éclairé de façon à et vous avez cette mécanique qui progressivement peut crisper embolisée un système dans lequel beaucoup de gens doivent être amenés à prendre des décisions et on le rappelle dans cette affaire Agnès Buzyn ministre de la Santé au début de l'épidémie à elle était mise en examen et Olivier Véran celui qui lui a succédé pour être à son tour convoqué devant les juges de la Cour de Justice de la République Bernard Jomy cette lenteur de la réaction d'Édouard Philippe face à l'épidémie vous l'aviez dénoncée dans le rapport au final de la commission d'enquête est-ce que et bien il devait y avoir des suites judiciaires contre l'ancien Premier ministre alors la lenteur de la mise en route des pouvoirs publics oui c'était même un effet saillant de notre rapport le mois de février en gros c'est à dire Agnès Buzy donne l'alerte très tôt en janvier il ne se passe rien pendant plusieurs semaines après les magistrats de la Cour de Justice de la République ont pris une décision à partir de pièces dont il dispose et que moi je ne connais pas donc je peux pas de toute façon commenter intelligemment leur décision si vous voulez faire par contre ne l'est pas est-ce que c'est forcément sur le plan de la responsabilité politique moi je considère que il est surprenant que la ministre de la Santé qui indégablement a donné l'alerte soit mise en examen et que c'est supérieur notamment le Premier Ministre en charge d'un certain nombre de décisions notamment la mise en route du comité de de crise ne le sois pas politiquement c'est une inversion de responsabilité que je trouve surprenante c'est pour aussi incompréhensible selon vous le fait d'activer cette fameuse cellule interministérielle de crise plutôt est-ce que serait permis et bien d'éviter des milliers de morts la question c'est que l'appareil d'État ne se met pas en marche qu'à travers la le comité de crise la cellule interministérielle de crise si on met en marche l'appareil d'État il y a tout un ensemble de conséquences les Taïwanais se sont mis à chercher des tests et des masques dès les premiers jours de janvier nous on a on s'est réveillé bien plus tard et bien trop tard quand le marché était déjà complètement saturé donc la lenteur à mettre en route la machine d'état au début de la pandémie a eu de multiples conséquences mais je ne me risquerais pas à évaluer les résultats en termes de patients décédés mais dans le système centralisé à la française cette cellule de crise à des effets sur justement la mobilisation d'appareil d'État oui bien sûr dans un système qui est beaucoup trop centralisé d'ailleurs à cet égard et on l'a vu les décisions ont un impact sur l'ensemble d'ailleurs pas que l'appareil d'État sur l'ensemble du pays bien sûr et puis y compris d'ailleurs sur la prise de conscience indépendamment la décision elle-même il y a dans la réaction de l'opinion publique dans la participation de l'opinion publique un élément qui est essentiel quand vous n'envoyez pas les bons messages l'opinion publique elle n'est pas mobilisée quand vous dites aux gens vous pouvez aller au théâtre vous pouvez aller au cinéma alors que l'épidémie a déjà flambée ce qui s'est passé je vous le rappelle en mars 2020 c'était le message envoyé par le chef de l'État quelques jours avant le premier confinement et bien vous désorienter l'opinion publique et on compromet la capacité du pays à répondre dans les meilleures conditions aujourd'hui parce que l'épidémie elle est encore là il y a aucune mesure de coercition prise par le gouvernement hier François Brune il disait miser sur la confiance des Français on peut encore vachement la confiance alors vous avez raison d'abord de noter que l'épidémie est encore là on a depuis le début de l'année d'ailleurs peu de gens le savent une soixantaine d'enfants qui sont décédés du covid le nombre de personnes qui décèdent même plus âgés continue la véritable problématique c'est que plus de 2 ans après le début de la pandémie nous n'avons pas collectivement adopté les changements de comportement qui sont nécessaires par exemple en période hivernale il serait bien que quand on prend le métro dans les grandes villes on porte un masque et on ne le fait pas collectivement et ça c'est un échec et c'est un échec qui est dû à un manque de pédagogie pour le coup et parfois la coercition est utile moi je suis partisan de l'obéité partisan de l'obligation vaccinale pour des raisons de solidarité mais la base c'est l'appropriation c'est à dire de convaincre les gens qu'il faut changer de comportement ça n'a pas été fait peu de temps est-ce qu'il y a les leçons étaient tirées en termes de gouvernance du système de santé parce que là aussi il faut revoir les choses est-ce qu'il faut une nouvelle loi qu'est-ce qui a changé en termes de gouvernance du système de santé rien du tout voilà la réponse ça veut dire qu'il faut plus associer les collectivités c'est toujours pas le cas pour vous mais bien sûr bien sûr les collectivités territoriales et pas que tout un certain nombre de Français les enseignants etc la crise a démontré que beaucoup de Français beaucoup de professions beaucoup de collectivités territoriales avaient un rôle en termes de santé publique ce rôle doit être reconnu merci Bernard jaumier merci d'avoir été avec nous merci Alex à tout à l'heure on parle à Nicolas Sarkozy voilà tout au sujet dans le club des territoires et dans le club des territoires on parlera également avec la presse régionale des obsèques de la petite Lola c'est aujourd'hui dans le Pas-de-Calais Gérald Darmanin sera présent invité par les parents de la petite fille merci beaucoup Bernard Chaumier d'avoir été avec nous tout de suite on accueille des villes du soft [Musique]
Bernard Jomier