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InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 4 novembre 2020 44 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

L’université, au carrefour des crises

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la situation de l'université face à la crise sanitaire et économique actuelle ?

  • 2:01RelanceRéponse partielle

    Pourquoi laisser des classes prépas ouvertes et fermer les universités ?

  • 5:01FerméeRéponse partielle

    Tous vos étudiants sont-ils équipés pour suivre les cours à distance ?

  • 9:01OuverteRéponse directe

    Quels moyens supplémentaires sont nécessaires pour les universités ?

  • 15:01OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous des propos de Jean-Michel Blanquer sur l'islamo-gauchisme ?

  • 20:01OuverteRéponse directe

    En quoi consiste la réforme du CNU et pourquoi suscite-t-elle la colère ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Jean ChambazFait
    « le gouvernement après deux mesures nécessaires et un qui est le confinement général de la population et qu'elle doit être respecté scrupuleusement c'est une question de santé publique »
  • 3:00Jean ChambazFait
    « les universités restent ouvertes nous sommes contraints d'appliquer le confinement nous sommes contraints d'imposer à nos étudiants de venir le moins possible à l'université pour des raisons là encore de santé publique »
  • 6:00Jean ChambazFait
    « il ya des inégalités sociales dans le pays elles vont pas disparaître en termes de logement en termes d'accès à la nourriture en termes d'accès au petit job qui sont supprimés notamment parce que le secteur de la restauration est fermée »
  • 10:00Jean ChambazChiffre
    « pour un euro investi dans universités s'étaient 6 euros pour l'économie »
  • 11:00Jean ChambazChiffre
    « on forme 5000 master par an mil docteur par an »
  • 12:00Jean ChambazChiffre
    « pour un poste créé à l'université c'était quatre postes dans l'économie »
  • 17:00Pascal DubusFait
    « moi dans ce cas là je vais être en désaccord avec tous les deux pour faire vivre le débat malgré tout »
  • 18:00Pascal DubusFait
    « il a trouvé un bouc émissaire tous alors là tout se développerait une idéologie se développerait dans les amphis enfin c'est ridicule »
  • 23:00Pascal DubusFait
    « les petits intérêts identiques pour l'université sakya pas plus d'argent dans les universités il y aura un peu plus d'argent dans les organismes de recherche »
  • 24:00Pascal DubusChiffre
    « ce serait 35 euros de plus par mois »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

les matins de france culture guillaume erner augmentation de la précarité étudiante difficultés à suivre les cours à distance un accès au marché de l'emploi des plus compliquées depuis le début de la crise économique et sanitaire les étudiants et le milieu universitaire dans son ensemble subissent une crise sans précédent qui accentue les inégalités face à l'accès à l'éducation alors on va tenter de faire le point sur la situation de l'université face au co vide avec vous jean chambaz bonjour bonjour je précise que vous serez rejoint par pascal dubus maître de conférences en histoire de l'art moderne à l'université de paris 1 panthéon sorbonne dans une trentaine de minutes mais en attendant puisque vous êtes président de sorbonne universités j'aurais aimé connaître votre point de vue sur ce que l'université doit faire pour s'adapter à la situation absolument inédite que nous traversons jean chambaz alors d'abord je voudrais rappeler que le gouvernement après deux mesures nécessaires et un qui est le confinement général de la population et qu'elle doit être respecté scrupuleusement c'est une question de santé publique tous les épidémiologistes sérieux explique que le déconfinement a été assez assez rapide et contrôlé voulait dire le l'ouverture des test à toute la population sans trier par rapport aux cas positif aucun contact n'a pas permis d'assurer la détection le suivi des contacts et l' isolement surtout qui était nécessaire après que le couvre feu n'a pas fait d'effort escompté donc on a besoin pour des questions de santé publique pour essayer de de limiter cette vague cette seconde vague qui arrive très rapidement sur l'ensemble de l'europe on a besoin de confiner chez assez surpris depuis ces quelques jours de tous ces débats qui sont basées sur des réseaux économiques extrêmement sérieuse mais sur comment échapper au confinement il faut d'abord appliquer confinement et on ne peut pas et le discours gouvernemental n'est pas toujours très clair de son temps point de vue on ne peut pas dire que les universités restent ouvertes nous sommes contraints d'appliquer le confinement nous sommes contraints d'imposer à nos étudiants de venir le moins possible à l'université pour des raisons là encore de santé publique est pareillement pour les personnels qu'ils soient enseignants enseignants-chercheurs chercheurs ou administratifs techniciens ingénieurs de privilégier le travail à distance autant qu'il est possible c'est c'est vraiment une question de maîtrise de cette épidémie pour l'instant nous sommes en confinement pour un mois les épidémiologistes dit j'entendais encore tout à l'heure sur votre chaîne qu'on allait avoir de revoyure au 13 novembre on n'ira pas de revoyure à 13 novembre c'est trop tôt pour savoir si on a infléchi la courbe donc on a d'abord cette obligation collective de responsabilité individuelle et collective de respecter cette mesure de santé publique qu'elle confinement belote dans ces conditions pourquoi laisser des classes prépas ouvertes et fermées les universités jean chabbal je me suis exprimé sur cette question en disant que je trouvais ça extrêmement choquant et c'est ça traduit une fois de plus cette vision de 2,2 de système à deux vitesses de l'enseignement supérieur en france auxquelles on n'a pas encore tourné le dos nous nous étions battus activement à l'été pour assurer assure bonnes universités une un retour en présentiel pour nos étudiants parce qu'il nous était il nous semblait très important par rapport aux différentes difficultés qu'ils ont connue au printemps le fait de ne plus être en contact avec les équipes pédagogiques de ne plus être en interaction face à face en groupes de travail avec leurs leurs camarades étudiants qui avaient un risque du décrochage massif et plus encore pour les pour les lycéens qui avait le double choc de ne pas avoir été en contact et renseignements avant les vacances est d'arriver à l'université et il nous semblait qu'avec des mesures sanitaires très scrupuleuse que nous avons suivi le présidial est indispensable pour qu'ils ne ratent pas leur année donc nous l'avons fait puis il ya eu ces interprétations erronées des statistiques de santé publique france qui ont présenté les universités avec grandes pages dans les journaux comme des clusters majeur de diffusion du virus qui est faux nous avons déclaré les cas aux autorités sanitaires mais les déclas les cas ne se déclarait pas à l'université il déclare dans les soirées privées dans les fêtes dans les familles on le sait aujourd'hui et donc on ne voulait pas au moment de la décision du premier ministre qui ont abouti ou couvre-feu que les étudiants soient sacrifiés et soit interdit de l'université aujourd'hui la question est différente il ya un confinement général de la population il s'applique et simplement notre devoir c'est d'avoir réactive émond a fait beaucoup cet été pendant la crise du printemps et cet été en équipant nos étudiants qui en avaient besoin de matériel numérique on a ça veut dire qu'aujourd'hui tous vos étudiants alors vous en l'occurrence vous êtes président de sorbonne université jean chambaz mais tous vos étudiants sont équipés pour pouvoir suivre les cours à distance il n'y a plus de fracture numérique alors yens enfin cette ce terme de fracture numérique m'agace parce que moi je parle de ségrégation sociale fois appeler les choses par leur nom il ya des inégalités sociales dans le pays elles vont pas disparaître en termes de logement en termes d'accès à la nourriture en termes d'accès au petit job qui sont supprimés notamment parce que le secteur de la restauration est fermée et en termes numérique simplement de nous avons fait un gros effort je dis pas que tous nos étudiants sont aujourd'hui occupés mais ils ont des tarifs préférentiels pour s'équiper en matériel acteurs et nous avons offerts aux étudiants qui étaient boursiers échelon 6 et 7 ce matériel nous avons amélioré les capacités d'enseigner en ligne amis restent eux ils restent néanmoins pour un étudiant une étudiante qui est coincé dans une chambre du secteur privé isolé avec son ordinateur c'est pas facile de se mobiliser pour travailler et ça reste très compliquée donc il y à une mobilisation de nos équipes pour garder le lien et on ad on a fait à ce rebond université d défilent pour que les étudiants parlent aux étudiants et qu'on garde le lien social entre études jean chambaz elle lorsqu'on veut étudier c'est évidemment extrêmement utile d'avoir des cours en ligne d'avoir également la possibilité de communiquer avec ses camarades mais sans bibliothèque universitaire comment fait-on quand même ça je suis bien d'accord avec vous et c'est pour ça qu'on s'est battu tant qu'il était possible pour privilégier le travail en présentiel et si il ya une leçon de la crise du printemps c'est bien que le tout à distance n'est pas la solution dès lors pourquoi ne pas avoir laissé des bibliothèques ouvertes non mais pour les bibliothèques je sais bien que le ministère et non c'est une règle nationale comme si les choses se régler au niveau national et au niveau local donc il ya toujours une défiance vis-à-vis des établissements en disant il faut laisser l'accès aux étudiants aux bibliothèques ce rendez-vous belle histoire j'ai cinquante cinq mille étudiants on va faire 55000 rendez vous on va faire comme d'autres universités la possibilité pour les étudiants en région parisienne d'avoir deux heures de transport pour une heure et demi de présence à la bibliothèque c'est pas une solution est ce que ça veut dire qu'on est en retard sur la numérisation dans ses bibliothèques parce que évidemment si les bouquins et est numérisé je parle pas des revues parce que celle-ci leçons mais si un matériel pédagogique important été numérisés baron serait pas face à ces difficultés nous sommes en retard sur la numérisation globalement en france ça c'est certain il ya beaucoup d'éléments d'accès qui sont numérisées de toute façon nos bibliothèques ne sont pas ouvertes en temps de salles de travail pour les étudiants mais nous maintenons des drive à l'entrée de nos campus et que ce soit nos trois facultés en médecine en sciences en lettres il y aura la possibilité pour les étudiants de venir chercher les les ouvrages dont ils ont besoin et rapporter les ouvrages dont ils ont besoin je remercie les personnels des bibliothèques de contribuer à cette possibilité donc et on va essayer on fait tout en oeuvre j'ai rencontré la mère de paris pour trouver des solutions pratiques dans la ville on fait tout en oeuvre pour que les contrôles de connaissances peut être fait en présence dans des salles approprié il ya des gens qui ont besoin de beaucoup de livres qui ont besoin d'un accès au laboratoire en fait plus on est avancé dans son cursus universitaire plus on a besoin d'avoir accès aux universités donc pour les premières années c'est très bien il peut y avoir des méthodes mais pour les autres jean chambaz pour je dirais pas paradoxalement celle inverse je dirais que pour les premières années il ya un besoin y avait un besoin il ya toujours un besoin présentiel et je suis inquiet du risque de décrochage de ces années pour apprendre la méthodologie de travail l'autonomie de travail etc pour les années supérieures il ya besoin de plus de documentation mais il ya beaucoup de documentation en ligne il y aura la possibilité de venir chercher les les ouvrages dans nos systèmes de drive comme on dit et évidemment pour les laboratoires de recherche ou toute l'activité ne peut pas se faire à distance il y as accès au laboratoire de recherche pour les enseignants chercheurs des chercheurs les personnels et les doctorants mais en respectant une jauge qui assure la sécurité sanitaire parce que n'oublions pas que quelles que soient les difficultés que nous rencontrons en ce moment la question majeure c'est de ralentir la propagation du virus section ne seront pas des mesures drastiques et si on n'a pas un message clair ce qui l'inquiète c'est qu'aujourd'hui le message les autorités n'a pas cette clarté c'est un message très simple il faut ralentir le virus parce que vous êtes président de sorbonne université jean chambaz mais vous êtes aussi professeur de biologie cellulaire et de médecine mais au-delà de ça et on voit malgré tout qui dit a eu déjà l'an dernier une année universitaire un peu étrange cette année bon j'ai peur que ce soit la même chose deux années de foutus non c'est pas deux années de foutu parce que d'abord toute l'année dernière un peu été foutu est vraiment le la manière dont nous menons mais la manière dont nos collègues se sont mobilisés bien entendu les étudiants se sont mobilisés parle pas des profs en améliorant leur dossier mais les profs et les étudiants sur une même communauté ils ont travaillé ensemble et pour que les profs travail il faut en fait les équipes pédagogiques qui a pas que des profs travail il faut que les étudiants travaillent aussi et là précisément nous avons amorcé l'année avec du présentiel pendant six semaines ce qui est déjà un point important nous aurons des contacts quand nous pourrons les avoir avec les étudiants notamment pour les contrôles de connaissances et c'était tout à fait intéressant de voir les discussions qu'on a eues avec les représentants des étudiants dans nos conseils l'unef la fage qui tenait absolument à la présence des étudiants à la présence des examens en présentiel et là il ya de nouveau un contact avec les étudiants nous sommes extrêmement attachés à garantir la valeur de la formation de nos étudiants et la valeur de leur diplôme on ne fera pas de compromis sur la qualité de nos diplômes est ce que ça veut dire aussi qu'il ne faudrait pas plus de moyens parce que alors ça on va en reparler dans un second temps mais on voit bien par exemple que est les étudiants sont dans une situation assez désespérante parce que donc ça fait deux ans que ce marasme se prolonge ça veut dire aussi que bon se pourrait que pour les profs ça représente un surcroît importante travail jean chambaz le fait de préparer des cours à distance de devoir mettre du matériel pédagogique de multiplier les réunions sur zoom parce que on voit bien là aussi que des choses qui pouvait se faire dans un couloir aujourd'hui elles doivent se faire de manière beaucoup plus lourde évidemment il y a un un défaut de financement de ce secteur qui considéraient encore du godet de bercy comme une charge pour la pour la nation alors que c'est un facteur de développement économique et social quand on voit les milliers à sorbonne universités on forme 5000 master par an mil docteur par an on voit bien ce que ça peut apporter à l'économie pour contribuer à résoudre les difficultés les adaptations nécessaires pour affronter la crise donc on est clairement des leviers on a mené des études montrant que pour un euro investi dans universités s'étaient 6 euros pour l'économie que pour un poste créé à l'université c'était quatre postes dans l'économie donc évidemment il ya un caractère structurel du financement des universités dont on va reparler le caractère conjoncturel bien sûr là on a des moyens qui manquent mais ce qui m'intéresse davantage c'est de passer cette crise et de ensuite revenir aux éléments structurels nécessaires qui nécessite une recapitalisation des universités temps pour leurs fonctions d'enseignement pour la fonction de recherche et pour ces étudiants qui l'an dernier doivent aujourd'hui trouver un emploi ou alors ceux qui ont besoin d'un stage pour compléter leur formation qu'est ce que l'on peut faire jean chambaz quelle est la situation alors on accompagne ces nos jeunes diplômés pour trouver un emploi c'est plus difficile évidemment cette année que l'année précédente mais il ya un ordre un taux de 2,2 de placement qui est qui est quand même important on a aussi par les formations que nous faisons par l'ouverture aux enjeux globaux la société aujourd'hui que nous donnons à nos étudiants la possibilité de les faire travailler sur sur de nouveaux sujets si on prend par exemple la question du développement durable il est très intéressant de voir que la communauté scientifique à l'occasion de la coop 21 a élargi son action non seulement sur l' alerte sur le réchauffement climatique mais sur la recherche de solutions qu'on traite d'adaptation à ce changement climatique et là il ya des milliers d'emplois dans les collectivités territoriales dans les associations dans les entreprises pour contribuer avec leur créativité leur esprit critique à leur sens de l'innovation à des solutions concrètes et pour ceux qui ont des difficultés nous avons mis par exemple à sorbonne universités en cette rentrée en place un diplôme d'université qui leur permet après le master pendant six mois d'avoir une formation justement ou aux enjeux de l'entrepreneuriat pour éventuellement créer leur entreprise ou être plus à même d'intéresser une entreprise en travaillant sur des projets concrets qui pourrait intéresser ces entreprises et à l'issue desquelles les entreprises pourraient les embauches et donc on a aussi ce souci d'accompagner nos étudiants pour qu'ils jouent inde qui démarre une carrière de manière enthousiaste et dynamique et puis qu'ils contribuent concrètement au redressement parce que la crise est devant nous il ya la crise sanitaire aujourd'hui mais la crise économique qu'elle va pas s'arrêter en quelques mois alors il ya une crise sociale qui est là aussi pour une partie de vos étudiants jean chambaz qu'est ce qui est fait aujourd'hui pour contrer la misère en milieu étudiant les restaurants universitaires sont fermées alors les réseaux les restaurants universitaires ne sont pas fermées évidemment au sein des campus si les compositions pas accès au campus c'est compliqué de les faire accéder au restaurant universitaire mais à paris le le crous qui est donc le l'institution en charge de la gestion des restaurants et des résidences universitaires maintien des restaurants universitaires pour ddd repas à retirer comme boulot 6mb restaurant pour les étudiants nous avons ouvert le crous comme l'université une ligne d'aidé d'urgence pour les étudiants et pendant là le premier confinement c'était de l'ordre de 700 euros aux étudiants qui en avaient besoin soit pour payer leur loyer soit pour se nourrir l aujourd'hui pour le second confinement et on continue on a on a rouvert cette ligne d'urgence tout étudiant qui a des besoins sorbonne universités peut demander une aide qui l'aura en moins d'une semaine on a toujours notre marché qui courent sur l'année avec un producteur de fabricant de matériel informatique pour avoir un accès privilégié à tarif réduit sur matériel informatique et nous avons développé ce lien de solidarité entre étudiants c'est ce qu'on a appelé le fil où nous avons formé des étudiants pour répondre aux étudiants et les orienter vis-à-vis des différents services de l'université donc il ya cette volonté des associations étudiantes sont sont très parties prenantes de cela cette volonté de garder le lien social d'éviter l'isolément nos services de médecine préventive reste ouvert comme pendant la première année du confinement et on a renforcé des moyens évidemment de consultation médicale mais surtout de mes de consultation psychologique parce qu'il ya une grande détresse dans une partie de nos étudiants jean chambaz vous restez avec nous vous êtes président de sorbonne université vous serez rejoint dans une vingtaine de minutes par pascal dubus maître de conférences en histoire de l'art moderne à l'université pas rien et on évoquera est les différentes polémiques liées à un certain nombre de suppressions d'aménagement du travail de recherche et puis un sentiment également de colère chez les enseignants liés par exemple aux propos de jean michel blanquer air sur les liens entre l'université et je cite l'islamo gauchisme tout cela donc dans une vingtaine de minutes il est 8h excellent réveil à tous sur france culture 7h 9h les matins de france culture guillot maire de moins de deux semaines après l'hommage rendu par emmanuel macron à samuel pâti dans la cour de la sorbonne lieux symboliques de l'esprit des lumières et de l'enseignement la relation entre le gouvernement et le corps universitaire ce temps cause les récents propos du ministre michel blanc caire ou encore la controverse autour de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche on va vous développez tout ça pour en parler nous sommes en compagnie de jean chambaz président de sorbonne universités et nous accueillons pascal dubus bonjour bonjour pascal dubus vous être maître de conférences en histoire de l'art moderne à l'université paris 1 panthéon sorbonne et vous êtes également membre d'un collectif qui s'appelle rogge et sert et qu'il va falloir nous présenter pascal dubus oui bien écouter rogge au sr est un collectif de quarantaine de personnes beaucoup de collègues sont en provenance des sciences dures il ya quelques collègues de sciences molles comme on dit et on dira vous avez autant vous avez des maîtres de conférences et des professeurs voyez de diverses universités avril ont rassemblé donc avec une idée commune de l'université de la défense de l'université et la recherche j'imagine une colère comme son nom l'indiqué alors une colère qui aujourd'hui porte sur plusieurs fronts avec tout d'abord un ministre jean michel blanquer air qui a évoqué la présence au sein de l'université de chercheurs mais aussi d'étudiants qui pourraient être tentés par l'islamo gauchisme qu'est-ce que ça évoque pour vous pascal dubus les dix thèmes au gauchisme moi ça évoque d'abord monsieur blanc caire visiblement est d'un autre siècle parce que c'est un mot qui est gauchistes elle est à inventer ou 19e et qui moi à mon sens voyez évoque plutôt les cheveux des années 60 fallu ajuster un peu alors évidemment c'est moderniser islamo ça évoque plutôt les barbus avec les cheveux lui oui alors on va dire les dogmes cieux les deux bons noms falla on blague ça et je sais pas ce qu'il lui a pris à notre ministre de l'éducation nationale il ya c'est une absurdité complète face j'entends et vous voyez ça n'a aucun sens jean chambaz oui je pense que c'est plus grave que ça moi je suis de la génération des chevelus donc islamo-gauchiste ça me fait aussi penser à judéo bolchévique ça sent vraiment pas bon et je ne comprends pas qu'un ministre apparemment prêt minant du gouvernement se laisse aller à de telle vulgarité au moment grave où la notion la nation est confronté à du terrorisme islamiste et chercher mais c'est sans doute un art français chercher des responsabilités à l'attentât terroriste contre monsieur pâtit quelque chose d'absolument invraisemblable les responsables sont les réseaux qui arme les terroristes et qui y font et c'est contre eux qu'il faut centrer l'action du gouvernement et ne pas faire diversion sur deux soit disant mouvement universitaire qui ferait preuve d'un laxisme qui n'existe pas une réaction pascal dubus a mais je suis entièrement d'accord avec monsieur le président alors moi dans ce cas là je vais être en désaccord avec tous les deux pour faire vivre le débat malgré tout pascal dubus il est question d'une idéologie d'une idéologie sournoise qui certes ne tue pas en tant que tel mais peut préparer les esprits alors on l'appelle indigéniste on peut l'appeler anti universalisme et en tout cas c'est une idéologie qui se porte bien au sein des sciences humaines enfin enfin il y en a c'est totalement faux et là c'est totalement faux jeu je trouve ça absurde complètement absurde il ya des études anticolonialiste en effet il ya des études qui semaine mais ok mais alors vraiment à les imaginer qu'il puisse y avoir un rapport entre des gens qui décapite des enseignants dans la rue et les discours qu'y sont tenues dans les amphis alors vraiment marche sur la tête vraiment non non je suis entièrement d accord je bouge en chambre je pourrais même ajouté est ce que dit madame du but c'est que le c'est une vision très soviétique de l'enseignement et d'universités que présente monsieur blanc caire en l'occurrence on le l'université l'enseignement à l'université c'est pas de l'idéologie c'est de la réflexion scientifique c'est du débat c'est de la réflexion critique si l'examiner c'est l'examen des faits c'est donner du sens c'est mettre en relation et étudier la réalité sociale dans sa complexité est absolument indispensable pour donner du sens sinon comment expliquerait ton l'échec des politiques publiques sur cette question depuis une quarantaine ou une cinquantaine d'années alors j'ai sous les yeux une tribune au monde qui a été donnée par la forme de vos collègues pascal dubus elle évoque je cite les frilosité de certains universitaires sur l'islamisme et les idéologies indigéniste racialiste et des colonials est-ce qu'il n'y aurait pas pascal dubus alors non pas une complicité en tant que tel bien sûr mais une difficulté à nommer les choses on accuse les journalistes de ne pas suffisamment nommer les choses pourquoi n'accuserai ton pas aussi les universitaires de le faire c'est à dire au nom donc d'une certaine idéologie victimaire de ne pas dire qu'il y a de l'islamisme et des complicités intellectuelle avec lui écoutez cette tribu est quand même vous faites allusion à cette se manifeste des sans voix là cette tribune qui a été fait alors oui nous avons décollé tout à coup en ce moment vous savez dans la crise le koro nafilyan n'importe quoi il ya quand même à une tension vont d'abord se sont beaucoup de collègues retraités excusez moi je suis pas très sympathique avec les retraités dans sa bande seraient pas le voir ce qui se passe dans les universités aujourd'hui et il me semble quand même si vous voulez il me semble que à l'origine du conflit si je puis dire monsieur blanc caire avait envie ou traiter gauchistes il a raison il a raison et puis ajoutez islamo bon enfin je pense que là on est sur un délire qui n'a strictement rien à voir avec ce qui se passe dans les universités il doit dire que même du classement et il a raison en jean chambaz de traiter les maires de gauche mais bien sûr que non parce que ce que font les universitaires dans leur recherche comme de leur enseignement c'est d'étudier la règle dans ces disciplines là c'est d'étudier la réalité sociale c'est de montrer sa complexité c'est de montrer ses différents déterminants et toute vision simpliste et complètement contraire aux objectifs recherchés et d'ailleurs monsieur blanc caire certes très discrètement m'a été frontalement critiqué par notre ministre dans son supérieur de la recherche justement parce que on l'a peu à vie on l'a peu entendu et frédéric vidal au sujet de ses propos vous pensez a été très clair dans ses déclarations ils ont elles n'ont pas eu le retentissement mais c'est peut-être aussi à la presse de s'interroger sur ses pratiques à elle vous l'avons révélé l'intervention de frédéric vidal mais peu de retentissement de celle de de jean michel blanquer probablement parce que frédéric vidal sur ces questions posait des réalités simple cohérente alors que blanc caire chercher à faire de la provocation le ministre de l'éducation nationale n'aime pas les universités prend toute une série de mesures contre les universités qu'elles par exemple notamment sur la formation des enseignants du primaire et du secondaire où il a une réforme qu'il met en place depuis quelques années qui vise à amoindrir le rôle des universités dans la formation des enseignants du primaire du secondaire et à reprendre un contrôle très 19e siècle pour reprendre un menu de la formation des maîtres bon alors on va en parler mais pascal dubus sur ce point là et on a le sentiment que ce que visait jean michel blanquer au delà de ça et vous dites ils nous traitent de gauchistes il a raison en tout cas file harry la région pour moi je vais enfin pour moi non mais bon apparemment jacobacci droite et jamais absolument pas mais gauchistes peut-être mais la monf aussi non on s'amuse beaucoup entre nous on m'attend avec qui on fait des blagues avec ça c'est tellement ridicule fabre et mais on doit te ridiculises bon franchement c'est une honte un pascal dubus peuvent contribuer il ya deux contres tribune actuellement qui vont paraître probablement dans le monde et qui si vous voulez contre 7 propre qui est cette première clinique un peu honteuse parce que là on est dans des luttes fratricides absurde de dire que comment les collègues ont-ils pu écrire se manifeste enfin on marche sur la tête on a des choses vraiment beaucoup plus importantes à traiter anciennement nous avez raison alors une dernière question là-dessus pascal dubus est-ce que ce sentiment que tentait jean michel blanquer de formuler qui est un homme politique et donc il a lui aussi des électeurs est ce que ça n'ait pas le sentiment que finalement une partie des universitaires se préoccupe de choses qui sont très éloignées est de ce que vivent ou de ce que pensent les gens et par conséquent qu'il y aurait des dérives minoritaires séparatistes à l'université je ne pense pas je pense que là il va chercher un bouc émissaire enfin je pense qu'il a fait et il vaut 10 s'est passé quelque chose de bizarre un télescopage dans son esprit entre voyez disons universités qui peut être alors certainement pas celle de monsieur le président tu peux être un peu gauchiste encore que probablement il de voir des gauchistes à sorbonne universités un petit aux arrivées tout peut arriver bon comme vous dites c'est un terme un peu dépassé oui on met ça m'amuse beaucoup est ce que bon nous traite encore comme ça mais ça beau je pense qu'il a tout à coup bon il a trouvé un bouc émissaire tous alors là tout se développerait une idéologie se développerait dans les amphis enfin c'est ridicule alors en deux ans d'eau en dehors de façon et arrivons à d'autres sujets qui fâchent et là et j'aimerais peut-être jean chambaz que vous nous expliquer de quoi il est question sans être trop technique un certain nombre de loi de mesures d'évolution sont aujourd'hui en cours à l'université il y en a notamment une qui suscite la colère du corps enseignant c'est le fait que le cmuh qui est le conseil national des universités et qui était un organe national permettant de réguler et de contrôler la nomination des professeurs de veiller que les enseignants soient dotés d'un cursus suffisant satisfaisant et bien cet organe national va pouvoir être court circuiter est ce que c'est une bonne chose à quoi ça sert ce type de mesure j'ai leur masse avant de répondre à cette question c'est dans le cadre plus général de loi de programmation de la recherche dont il faut dire qu'en mai mêmes mots parce que c'est quelque chose d'important et c'est sacrément plus important que les provocations de monsieur blanc caire on avait pour ce qui concerne les présidents d'université et président du rcd recherche rappelé dans le débat sur la loi qu'on avait besoin d'une loi de programmation la recherche parce que le secteur on en a parlé tout à l'heure et cruellement sous-dotées est sous-doté par rapport aux grandes puissances scientifique du monde et on vit et c'est d'ailleurs ce que dit assez honnêtement le rapport accompagnant la loi on vient décrochage de la recherche en france par rapport à ses grands voisins une des choses qui est gênante dans cette loi pour la programmation la recherche quelle que soit un effort qui est fait sur les premières années c'est que l'objectif qu'elle se donne et de rattraper le décrochage donc est à 3% du pib pour la recherche en 2030 alors c'est un objectif de la commission européenne en 2010 et comme on est des gens décrochage et si on rattrape le décrochage qu'en 2030 on sera toujours décrocher d'autre part l'essentiel de l'effort budgétaire annoncées dans la loi c'est un passe passe assez assez gros dans la mesure où l'essentiel de l'effort sera fait après le deuxièmement d'un putatif du président de la république en tous les cas sur les deux prochaines années qui sont les deux seules années réel c'est 2 à 3 milliards qui sont injectés et qui sont injectés de manière assez déséquilibré ça on qualifie lagence de la recherche pour permettre le soutien à un projet de recherche libre à l'initiative des chercheurs avec plus de moyens avec plus de moyens pour les universités pour les accompagner ça c'est bien mais on ne capitalise pas le budget des universités qui cruellement insuffisant il y à des mesures il ya un protocole d'accord a été signé avec les organisations syndicales nationales revalorisant les débuts de carrière et donnant acte un ensemble de points sur la politique indemnitaire parce que la ministre avait noté qu'il y avait une rupture du contrat social je termine excusez moi avec la communauté mais si la réforme de la retraite repart ce qui a été acté dans ces accords du mois de juillet sera complètement consommé par la réforme de la retraite donc une partie des mesures qui sont dans cette loi quitte donc qui sont intéressantes évidemment améliorer le salaire de départ des maîtres de conférences et des jeunes chercheurs des doctorants c'est positif mais ça ne répond pas à l'enjeu de décrochage qu'on connaît pascal dubus exprimez vous oui mais écoutez franchement honnêtement monsieur chambas pour assurer les missions il n'y a pas de ya pas de problème je suis entièrement d'accord alors j'ajouterai quand même que en tant qu'enseignante malgré tout il suit et non parce qu'elle dut lui ce pardon c'est tpr dents mais juste en fait simplement fait pire que ce qu'on imagine donc le sénat a en quelque sorte qu'elle tous les voiliers cet effort soit disant historique les faits et on s'est aperçu que les petits intérêts identiques pour l'université sakya pas plus d'argent dans les universités il y aura un peu plus d'argent dans les organismes de recherche mais ça c'est disons dans la dynamique c'est est identique c'est à dire que là il faut arrêter quand même de nous dire que c'est un effort historique il n'y a pas ça ça n'est pas vrai ça n'est pas vrai donc pour ce qui est de 2 cours d'hier de la revalorisation des salaires bon comme l j insiste il s'agit de primes à dire que les salaires eux mêmes vont pas être augmenté on va ajouter des primes or elles sont très basses dire que si vous voulez les hommes semblent importantes parce qu'elles sont calculées sur 10 ans mais maintenant sur 7 ainsi j'ai bien compris puisque le sénat a réclamé que ce soit un problème comment dire ce soit étalé sur sept ans et pas sur dix ans donc en réalité ça fait presque rien alors je vous donne un exemple pour mon propre salaire ce serait 35 euros de plus par mois vous non mais j'ai fait comme l'hôpital vous voyez ils sont forts moi j'aime beaucoup ce gouvernement ils sont formidables pour nous annoncer des chiffres ronflants mais quand on regarde de près on s'aperçoit que c'est quasiment pareil qu'avant a très peu de différences près voilà excusez moi là je suis un peu près de metz nommé juge vous demande de l'être pour que les auditeurs comprennent bien de quoi il des questions sur le cniel là aussi sans entrer dans les détails mais malgré tout l'idée étant que en france on est attaché à priori à un enseignement national qui permet l'égalité de tous face à l'enseignement et le fait de court circuiter le sait est nue pour certains profs en tout cas pascal dubus ça revient à permettre à certaines facs de faire leur petite cuisine locale exactement non exactement alors là vous êtes en désaccord et pascal dubus alesi et ensuite jean chambaz alors comment dire avec un collège des élus et nommés et c'est ce collège est impartial donc ce collège examine des dossiers deux personnes qui souhaitent candidater au poste de professeur pour le moment à ma connaissance at atteint surtout les professeurs voilà donc effectivement il y à sa vie si vous voulez du localisme du clientélisme etc etc si on fait sauter le ses nus pour les plis relaieront de professeurs qui choisira les professeurs de demain alors je pose la question qui choisira voyez y aura plus de temps de régulation donc celui qui a obtenu les pitres nécessaires c'est à dire en l'occurrence car il avait une version à diriger des recherches on pourra se présenter si j'ai bien compris et peut-être vous êtes que monsieur président a plus de lumière sur cette question qui choisira peut-être ne voit-il pas les choses de la même façon et du même point de vue que vous parce que seul jean chambaz cible non parce que là quand même c'était un peu embêtant voyez que il il n'est plus comment dire qu'il n'est plus le caractère beaucoup les iai démocratique impartiale du ciel jean chambaz le le ses nus et mis en avant notamment pour soi disant lutter contre 1 localisme horizontale si je puis dire le localisme verticale de certaines sections du cmu n'est pas une vidéo expliqué jan chan dames et c'est en fait le seigneur est découpée par discipline et donc on se connaît bien dans la discipline et donc le caractère de localisme disciplinaire peut très bien se retrouver dans un ceni autant que dans une université au niveau local à ce qui n'est pas parce qu'un cerveau est immense ce sont quand même fardeau n'est pas rapporte c'est par rapport à l'impartialité ce sont quand même les spécialistes d'une discipline qui sont les plus à même de juger leur père plus que en même temps pour recruter un maître de conférences ou [Musique] un professeur il n'y a pas que l'aspect ultra disciplinaire on n'est pas simplement recrutés sur sa pertinence ou son caractère pointures recherche mais sur ses capacités de leadership en exerçant dans l'exercice de son métier de maître de conférences ou de professeurs mais par rapport à ce que disait madame du bus la première mission du cmu c de d'autoriser des candidats à se présenter au poste de maître de conférence c'est l'accréditation par le sénat et ce qui me gêne dans cette opération c'est que ça donne l'impression que le doctorat n'est pas pour les carrière académique un diplôme suffisant nous avons depuis une vingtaine d'années une action très forte de promotion du doctorat pour que les entreprises pour que la fonction publique intègre davantage le titre de docteur pour être recrutés et nous pour les recrutements dans notre milieu on considère que c'est pas assez qu'il faudrait une régulation nationales premier élément deuxième élément les gens sont j'essaye de faire court les gens sont recrutés par des comités de sélection comité de sélection qui sont nommés avec des spécialistes de la discipline moitié de l'université moity l'extérieur et dont la très grande majorité sont pris parmi les membres du cndd est donc la seule possibilité là c'est permettre à des universités qui sont qui sont en capacité d'analyser la valeur d'un doctorat et de constituer des comités de sélection de collègues compétents et exigent de faire le recrutement c'est une remise en cause du cmu c'est une menace ou plissement du dispositif pascal dubus il ya aussi plus généralement une inquiétude sur l'avenir des sciences humaines des sciences sociales de l'histoire on se dit peut-être que cette crise sanitaire elle va apporter plus de budget pour les sciences dites exactes mais que les victimes collatérales vont être les sciences humaines vous n'avez pas cette sensation assis dans les classements saoulé par dotation savez dotation par étudiant bons qui sont les financements de chaque université secrets mettent ce qu'ils voulaient et lycées les universités au n'y a que des sciences sociales humaines et sociales sont bonnes derrière sorbonne derrière on va nous dire qu'on n'a pas besoin de matériel enfin je veux dire parade évidemment que universités pas au point de composantes de physique a besoin de matériels donc là les plus dotées c'est logique mais néanmoins là on pourrait dire d'une certaine façon là que les sciences humaines sont en souffrance en france actuellement et dans le suroît haut niveau dotée au niveau de taissy dotation ça veut dire poste servir le nombre de passes et nous il ya le nombre de postes mis au concours alors c'est terrible hague à l'effondrement du nombre de postes chaque année alors là on atteint des proportions extraordinaires dans le même temps vous avez une arrivée massive des bacheliers à l'université honnête membres je ne sais pas combien de temps on va finir par exploser mais vous justement qui est spécialiste de la peinture et de la théorie de l'art à la renaissance pascal dubus comment permettre aux auditeurs de dire que ces disciplines ses recherches elles sont utiles à tous parce que c'est maintenant qu'il faut qu'il faut le dire elles sont les qu'il écoute et on n'a jamais vu autant enfin bon parent ce moment malheureusement cause du chrono mais on n'a jamais vu autant de gens se précipiter dans les expositions temporaires au musée est ailleurs les gens aiment l'art en france l'un sera bon nous sommes très non non mais nous sommes très utile à la société c'est évident donc simplement c'est une discipline récente histoire de l'art date de la fin du xixème siècle à peu près 1 donc c'est une discipline récente et finalement comment vous dire avec la pyramide des âges il ya peu de départs à la retraite dont il ya très peu de créations de postes puisque comme vous savez il ya plus de postes enfin il ya que des remplacements de départs à la retraite et la moitié des postes sont gelés donc si vous voulez ça fait des des situations pour les gens âgés de ma génération voyez bon les pros corona on va dire bon ça n'est pas grave en mai pour les jeunes gens et c'est vraiment une misère voyez pas aux produits des docteurs qui sont tous sur le sable qui passent des années en post doc zizou qui ne réussissent pas de deux postes après jean chambaz un mot de conclusion oui enfin quand même sur ce point là je voudrais évidemment aller dans le sens de bananes du bus en disant que les sciences humaines et sociales y compris soit deux là sont des disciples est extrêmement importante est développée c'est d'être fondements de la création de sorbonne universités on a réuni sciences ingénierie médecine sciences humaines et sociales et d'ailleurs l'activité de notre université a permis d'augmenter ces dernières années de 50% le poste de contrats doctoraux en sciences sociales je voudrais insister que évidemment l'histoire de l'art on parlait de l'islamo gauchisme et de blanc caire ont parlé des problèmes d'intégration des sociétés mais avoir sept études d'histoire de l'art qui montre la constitution ddd des repères culturels des différentes communautés de ou des différentes origines de notre population sait quelque chose d'extrêmement important pour comprendre les enjeux d'aujourd'hui et on voit bien que dans la crise qui est la nôtre il faut donner du sens il faut trouver des solutions innovantes et la compréhension de la dimension sociale culturelle historique la mise en relief de l'ensemble des donnes des domaines sont très importants nous avons à son boni versité développer les humanités médical nous avons développé les instituts transversaux ou collègues des sciences humaines et sociales travaillent étroitement avec ceux des autres disciplines pour faire plus de sens et trouver les solutions innovantes aux problèmes auxquels le monde est confronté donc on a absolument besoin du développement des sciences humaines et sociales merci jean chambaz je rappelle que vous êtes président de sorbonne universités merci beaucoup pascal dubus vous êtes maître de conférences en histoire de l'art à sorbonne universités et on peut lire de vous par exemple l'art l'art et la mort réflexion sur les pouvoirs de la peinture à la renaissance et aux éditions du cnrs