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Discours / meetingPublic Sénat (sur YouTube)· 15 juin 2026 3 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsOutre-merEurope & international

"L'Etat et la République n'ont rien à craindre d'une autonomie de la Corse"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30inconnuFait
    « Si ce texte est adopté, la Corse deviendrait le premier territoire hexagonal autonome. »
  • 7:30inconnuFait
    « Le sentiment et l'aspiration à l'indépendance qui était forte dans ces territoires a reculé. »
  • 8:30inconnuFait
    « L'État et la République n'ont rien à craindre d'une autonomie de la Corse. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

sur le principe d'indivisibilité. Euh c'est un principe important comme est important le principe d'égalité entre les citoyens. Mais l'égalité c'est également traité de façon différente des situations différentes.

La différenciation et et le constituant euh dans le casadre de la Constitution de 1958 a souvent su faire évoluer l'été. Je rappelle que d'ors et déjà aujourd'hui, il y a par exemple un principe d'autonomie pour la Polynésie. Il y a dans le titre 12 la reconnaissance du peuple Canac à travers l'accord de Numéa et de son droit à l'autodétermination.

Euh qu'il y a la possibilité, toujours en Polynésie, de prendre des mesures particulières pour favoriser l'emploi local ou l'accès au fonciers et que donc le constituant c'est aménager les règles pour prendre en compte les situations spécies. Mais sauf que là, on n'est pas on n'est pas en Polynésie. Et si ce texte est adopté, la Corse deviendrait le premier territoire hexagonal autonome.

Et vous entendez la crainte que ça donne des idées aux autres, aux Alsien, aux bretons et que du coup ça entraîne un mouvement qui conduise à un éclatement de l'unité de la République. Je crois que cet épouvantail de l'éclatement de l'unité de la République doit être écarté. Pourquoi ?

Parce que d'abord si demain il y a et je pense qu'il y aura inéluctablement un débat sur l'évolution du modèle institutionnel administratif français, c'est pas parce que la Corse aura eu l'autonomie alors qu'elle est dans une situation tout à fait singulière que ce débat sera perturbé. Donc ce débat à vocation à avoir lieu, il aura lieu. Le risque d'un toboggan vers l'indépendance, il est écarté par l'observation du droit comparé.

Les assorts, les baléars, la Sicile, la Sardigne sont autonomes depuis des décennies. Ils ont pu, grâce à leur autonomie, développer euh leurs îles ou leurs archipeles à travers des mesures adaptées. Le sentiment et l'aspiration à l'indépendance qui était forte dans ces territoires a reculé et au contraire la relation avec l'État est apaisée.

Donc je pense véritablement que l'État et la République n'ont rien à craindre d'une autonomie de la Corse mais que au contraire ce qui se passe en Corse interroge l'État et de façon plus large et la République de façon plus large est-ell sont-ils aujourd'hui oui ou non capables de prendre en compte et d'intégrer dans l'ordre constitutionnel une aspiration démocratique qui puise à 50 ans de combat et qui est aujourd'hui validé par la très grande majorité des élus Corses Et si on nous répond et je le dis là aussi, c'est pas du tout et en aucun cas un chantage à la violence parce que moi vous le savez tout mon engagement c'est construit autour du rejet de la violence et notamment de la volonté de tourner définitivement la page de la violence clandestine. Et nous souhaitons que la démocratie fonctionne si ce à quoi nous croyons profondément et qui est aujourd'hui validé par une très grande majorité quelquefois par exemple sur notion de peuple ou de statut de résident ou de langue à l'unanimité des élus y compris la droite en Corse et la gauche. Si on nous dit cela n'est pas possible et cela ne sera jamais possible, quelle solution nous offre-t-on autre que celle de la rupture