Discours de Jordan Bardella : législatives 2024 - 30/06/2024
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
De métropole, d'outre-mer et de l'étranger. Ce dimanche 30 juin, premier tour des élections législatives, le peuple français a répondu à l'appel des urnes, avec la participation la plus importante depuis 40 ans. Aujourd'hui, les Français ont été au rendez-vous de leurs responsabilités. Ils ont fait honneur à notre démocratie et je tiens à les en remercier. A nouveau, trois semaines après les élections européennes qui ont entraîné la convocation de ces élections législatives anticipées, ils ont rendu un verdict sans appel et confirmé leur aspiration claire au changement.
En portant les candidats du Rassemblement national et de ses alliés en tête, en leur permettant d'accéder au second tour dans une écrasante majorité de circonscriptions, les Français ont fait naître un espoir sans précédent dans tout le pays. Je veux leur exprimer ma gratitude et je les appelle à rester mobilisés dans un ultime effort dimanche 7 juillet prochain. Le vote qu'ils exprimont dimanche prochain est l'un des plus déterminants de toute l'histoire de la Vème République. A l'évidence et au regard des résultats, le camp présidentiel, encore largement désavoué aujourd'hui, n'est plus en mesure de l'emporter et le score élevé de l'extrême gauche, soulève des inquiétudes majeures.
Désormais, le choix est clair et deux chemins s'offrent à la France. D'un côté, l'alliance du pire, celle du nouveau Front populaire rassemblé derrière Jean-Luc Mélenchon, qui conduirait le pays au désordre, à l'insurrection et à la ruine de notre économie. De l'autre, l'Union nationale, que j'ai l'honneur de conduire aux côtés de Marine Le Pen, d'Éric Ciotti et de nos alliés. Cette alliance inédite, motivée par l'intérêt national, est désormais l'unique rempart républicain et patriote qui peut faire gagner la France, protéger nos institutions, rétablir la sécurité, décréter la paix fiscale et défendre le travail.
Cette extrême gauche dangereuse a fait le choix d'investir des candidats communautaristes, fichés S, aux propos et à l'attitude inacceptables. Elle propose ouvertement dans son projet de désarmer la police, d'ouvrir grand les vannes de l'immigration, d'abolir la loi de lutte contre les squats ainsi que la loi de lutte contre le séparatisme islamiste. Désormais sans limite morale, injurieux à l'égard des institutions et de tous ceux qui pensent différemment d'eux, M. Mélenchon et ses amis font courir à notre nation un péril existentiel.
J'appelle donc, ce soir, tous les Français, attachés à leur liberté, au redressement de la France, à me rejoindre pour amplifier la dynamique et faire gagner l'Union nationale face à ceux qui entendent nous diviser, abîmer l'ordre public et bafouer nos valeurs. Dimanche prochain, si les électeurs nous accordent une majorité absolue pour redresser le pays, j'entends être le Premier ministre de tous les Français, à l'écoute de chacune et de chacun, respectueux des oppositions, ouverts au dialogue et soucieux à chaque instant de l'unité de la nation.
J'entends être le Premier ministre du quotidien, celui qui placera dans ses grandes priorités la défense du pouvoir d'achat, le rétablissement de l'ordre et de la sécurité partout sur le territoire et bien sûr la reprise en main de notre politique migratoire. J'entends être un Premier ministre de cohabitation, respectueux de la Constitution et de la fonction du Président de la République, mais intransigeant sur la politique que nous mettrons en œuvre au service de la France et au service des Français.
Sept jours nous séparent désormais d'un choix historique et je souhaite que cette campagne de second tour puisse se déployer dans un climat apaisé, honnête, respectueux des institutions et des règles démocratiques. A toutes les Françaises, à tous les Français, je veux dire que je serai toujours le garant de vos droits, de vos libertés et de notre devise républicaine, celle qui unit tout le peuple de France dans une même promesse, liberté, égalité, fraternité. Le temps est venu de porter à la tête du pays des dirigeants qui vous comprennent, qui vous considèrent et qui vous aiment autant qu'ils aiment la France. Dimanche prochain, la victoire est possible et l'alternance est à portée de main.
La France et la République doivent l'emporter. Soyons unis, soyons rassemblés, soyons mobilisés pour le changement. Vive la France et vive la République.
Jordan Bardella