Crise du logement : Le Ministre Vincent Jeanbrun dévoile ses solutions !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
rendez compte qu'on est dans un dans un monde où on sait faire du du VEFA mais on sait pas faire de la vente en futur état de rénovation sur les banques, faut qu'elle redonne un peu d'oxygène et solvabiliser beaucoup mieux. Sur ces 10 dernières années, les Français ont perdu 25 m² de pouvoir d'achat. Bonjour à tous et soyez les bienvenus dans cet épisode exceptionnel de son compromis. Mon invité du jour, c'est le ministre du logement, Vincent Jean-Brin. Avec lui, on va parler de son plan de relance pour le logement. Un plan très ambitieux.
On va parler de son dispositif qui porte son nom, de la manière dont il compte relancer la construction de logement et aussi comment est-ce qu'il va vous aider à devenir propriétaire dans les années à venir. Alors, est-ce que son plan est suffisant ? Est-ce qu'il est réaliste ? Est-ce qu'il a réellement toutes les cartes en main pour vous aider à devenir propriétaire ? C'est ce qu'on va voir avec lui dans cette vidéo. Alors, si vous n'êtes pas encore abonné à la chaîne de Preto ou si vous nous découvrez pour la première fois, n'hésitez pas à vous abonner à la chaîne. On sort des vidéos régulièrement avec des experts de l'immobilier
[musique]
ou des gens du monde politique. Et si vous préférez nous écouter en audio, on est aussi présent sur toutes les plateformes audio. Voilà, c'est parti pour cette vidéo avec Vincent Jeanbrin, ministre de la ville et du logement. Et ben, bonjour monsieur le ministre. Bonjour. Merci beaucoup de de prendre le temps de venir au micro de son compromis. C'est un plaisir. Je pense que quand on a créé cette chaîne il y a environ un an et demi, si on m'avait dit qu'on recevrait le ministre du logement, j'aurais peut-être eu du mal à y croire.
Mais je me dis mine de rien, c'est quand même la preuve si cette chaîne a du succès que les Français ont vraiment besoin qu'on les accompagne, qu'on les aide à comprendre, à clarifier tous les enjeux autour du logement. C'est sûr parce que c'est compliqué. C'est compliqué. C'est exactement ça. C'est compliqué. C'est même parfois et et l'idée de clarifier tout ça en tout cas pour les aider à savoir comment avoir accès à la propriété, c'est quelque chose qui est vraiment important pour nous et comme je vous disais un peu en off, on va essayer de rendre ça le plus le plus clair, le moins jargonux possible mais j'ai l'impression que c'est naturellement votre votre manière de faire.
Ça fait du bien. Ouais. OK. simple les choses compliquées. Alors forcément, on va parler logement ensemble, on va parler crise du logement, accession à la propriété mais mais juste avant quand j'ai préparer l'interview, donc vous avez vu he j'ai les j'ai j'ai le livre, j'ai un bon paquet de fiches, je me suis dit que ça vait quand même le coup qu'on bah qu'on prenne le temps de faire un détour par votre parcours. OK. Qui pour moi est al je sais pas si on va dire atypique, mais il a le mérite d'être un petit peu différent de ce que j'imaginais du monde politique. Déjà parce que bah vous venez d'une classe, on peut dire quoi ? classe moyenne ou d'une modeste. Une classe modeste, c'est ça ?
Oui. Bon, moi je je nais mon papa est chauffeur livreur dans une boîte de distribution automatique. Voyez les distributeurs barre de chocolat. Ma maman est femme au foyer. Euh mes deux parents n'ont pas de diplôme donc plutôt modeste et au moment où je ma maman accouche, mon père est en train de de faire le papier peint dans un logement social qu'ils ont obtenu quelques semaines, je crois de semaines avant ma naissance. Donc oui, le le démarrage dans la vie, il est plutôt dans dans une classe modeste mais dans une famille qui à l'époque, moi je suis né en 84, euh est convaincu que c'est une étape de vie.
Et d'ailleurs euh c'est une étape de vie parce que dans ma famille qui est en partie d'origine italienne par ma mère et donc des des personnes qui ont quitté leur pays avec l'idée que en travaillant dur, ils allaient pouvoir s'en sortir et progresser et avec aussi cette culture de nos enfants iront plus loin que nous-mêmes. C'est on va on va se sacrifier un peu pour que eux aient plus de chance encore.
Il y a il y a un espoir de tous les instants et je pense que c'est important parce que quelques années plus tard, je vais devenir maire de la ville où j'ai grandi et et pour le coup dans les échanges que j'ai avec les jeunes notamment des des quartiers où moi-même j'ai grandi, quand je leur dis mais vous voyez, on peut tous s'en sortir, il faut il y ait plus cette même étincelle.
Alors je fais une généralité parce que heureusement il y a encore plein de jeunes qui ont envie de s'en sortir mais il y en avait pas mal qui disaient "Ouais, c'est plus pour nous en fait." Et il y avait cette espèce de perte de l'espoir qui est un de mes combats majeurs puisqueen plus d'être ministre du logement, je suis ministre de la ville.
ce qui est une façon de dire euh je suis ministre en charge des quartiers prioritaires de la ville et donc des des QPV comme on dit hein parce qu'on a dit qu'on ex pas d'accord [rires] euh donc le quartier prioritaires de la ville et euh et en l'occurrence c'est un de mes combats de leur redonner espoir et de remettre au goût du jour la méritocratie la vraie c'est-à-dire en gros on fera pas à ta place par contre si tu te donnes du mal on est là pour t'aider à réussir c'est c'est un transfus de classe pour vous là ce que vous avez accompli sentiment d'avoir d'être sorti d'une classe pour arriver à une autre class j'attends juste cette vidéo pour faire une aparté et vous présenter Preto.
Préo, c'est un cabinet de courtage en crédit immobilier. On a une centaine d'experts et de courtiers qui vous accompagne sur votre projet de A à Z. Que vous soyez primo accédent, seggudo accédent, mais aussi en profession libérales, médecins, non résidents. On a des vrais experts qui vous accompagnent. On travaille aussi avec plus de 125 banques en France. Donc si vous avez un projet immobilier ou si vous avez envie de parler avec l'un de nos courtiers pour parler justement de votre projet, n'hésitez pas à faire votre simulation sur preto.fr euh et à prendre rendez-vous avec l'un de nos deux courtiers. Voilà, on reprend le fil de la vidéo. Oui.
Euh bah s l'ombre d'un doute, enfin je veux dire, je mes enfants non n'ont absolument pas la même vie que celle que j'ai eu, même si euh éidment ils ils ont eu évidemment ils ont eu des des d'autres formes de sacrifice. Euh mais en l'occurrence, c'est vrai que moi je me bats comme un lion à l'époque pour m'en sortir. Euh avec les copains de l'époque, on est convaincu que le le monde est à nous.
Et c'est vrai que cette énergie là, elle nous portait et j'ai eu la chance d'avoir l'école, l'école qui m'a vraiment tiré vers le haut, de croiser, on a tous peut-être cette anecdote dans la vie, mais un professeur qui à un moment donné euh m'a secoué les puces et m'a dit à la fois m'a donné les bonnes indications et en même temps m'a secoué en mode "Bon, tu as tu as du potentiel, bouge-toi." Euh et c'est très chouette parce que des années plus tard euh moi je suis devenu maire de la ville donc où j'ai grandi et lui devient principal dans un collège de la ville. D'accord. OK. Donc vous l'z retrouvé comme ça. D'accord. C'était extraordinaire.
Et euh Jean-Michel si tu vois cette vidéo un jour, je pense exactement. Et euh et en l'occurrence euh cette capacité aussi de l'école à nous permettre de de changer effectivement de statut social et de en tout cas d'évoluer par rapport à nos propres parents, moi j'en ai bénéficié. C'est un peu plus dur aujourd'hui. Dans certains de nos quartiers, c'est même beaucoup plus dur. Et donc ça fait partie aussi de mes combats. Et c'est des combats qui touchent, comme je le disais, ce qu'on appelle la politique de la ville encore une fois. Donc toutes les les politiques qui sont ciblées vers les quartiers.
Mais ça touche aussi la question du logement parce que mes parents, on passe d'un logement social et puis Ouais. Vous étiez dans un logement social au début ? Exactement. Il se sert la ceinture, solidarité familiale, hein. C'est pas les tontines, mais il y avait un côté euh toute la famille prêtait aux uns aux autres et cetera. Donc, ils arrivent à acheter un premier appartement, un petit Vous étiez conscient là quand quand vous étiez au début dans votre logement social, le le petit Vincent, j'ai envie de dire, il est il est il le voit comment sur le logement social ?
Est-ce qu'on se dit c'est je suis dans la précarité ou c'est une chance en fait que bah mes parents puissent avoir accès à un logement en France ? Le tout petit gamin, il se dit que c'est une chance. Non, c'est il voit ses parents qui sont heureux d'être là, donc il se pose pas la question. Et moi, je suis donc à la Ilose dans une tour de 18 étages dans un grand ensemble de 800 logements. Euh mais les fenêtres donnent sur l'aéroport d'Orly. Ouais. Et en fait assez loin donc on avait pas les avions mais on les voyait décoller et atterrir. Moi, j'ai ce souvenir gamin de voir à travers la fenêtre la nuit un spectacle extraordinaire. D'accord. Et et d'en être très très fier.
ce qui fait que je racontais à mes cousins, à ma famille, vot fierté de pouvoir avir c'est un spectacle merveilleux et cetera et ça par les propriétés et ce qui m'amène dans la bascule alors oui la famille italienne propriété parle de propriété d'accord donc c'était important pour vos parents moment de se dire on va devenir propriétaire oui on partait pas en vacances on allait pas au resto par pour mettre de côté voilà enfin on part en vacances dans la familleétaé mais pas de weekend pas de OK donc c'était vraiment ce que vous disiez c'était un passage pour vos parents de se dire dans un logement social on viendra pourri la garantie pour eux de changer effectivement sentiment de de de vie et c'est vrai que c'était ultra présent.
Mais mais ce qui est sûr, c'est que ce qui me fait comprendre que c'est pas tout à fait exactement comme les autres, c'est que dans ma famille, j'ai pas d'exception en tout cas de la famille italienne de gens qui étaient en HLM, on était les seuls et il y avait quelque chose de différent quand on allait leur rendre visite. C'estàd que eux avaient des appartements avec des beaux balcons dans des belles résidences ou des pavillons avec des beaux jardins et je voyais bien que c'était pas comme chez nous. Il y avait pas de gens qui hurlaient à l'étage du tout. Il y avait pas de seringue dans le bac à sable.
Et quand je disais bah la semaine prochaine c'est toi qui viendra chez moi, bah on rendait pas les invitations en réalité. D'accord. Il y a un phénomène de un peu de honte qui s'installe parce que bah pour arriver au 17e étage où j'étais, il faut passer par un ascenseur dans lequel il y a une flaque d'urine. Parfois en prenant les escaliers parce que souvent les ascenseurs étaient en panne, bah fallait monter 17 étages et en l'occurrence passer par des endroits qui ressemblaient plus à des toilettes que des escaliers normaux. Et donc ça, je comprends que mes parents euh ont une forme de honte.
Quand vous dites à de la famille qui vient, c'était très rare mais ça arrivait euh garde-toi assez loin de pe qu'il arrive une bricole à ta voiture et ben petit à petit vous comprenez que vous êtes pas dans le même endroit. Et donc oui, la propriété c'était la garantie de la sortie et vraiment je je je je mon père enfin travaillait dur toute la semaine. En plus, il avait ce qu'on appelle des jardins familiaux. Vous voyez, c'est petites parcelles des loces.
Donc c'était à 40 minutes à pied de la maison euh et il cultivait, il se cassait le dos soirée et weekend pour qu'on puisse avoir à table des fruits, des légumes, des pommes de terre et il y avait au moins deux repas par semaine où on mangeait patates à l'eau, de la salade du jardin et deux œufs durs. Bon, moi aucun problème. J'adorais ça. Franchement, je vais pas m'en plaindre. On a manqué de rien. Mais euh plus tard, j'ai compris qu'ils avaient aussi tant de côté et un jour aller voir la famille pour avec un projet crédible qui les a aidé à avoir l'apport pour pouvoir emprunter également. Empré. D'accord.
Ça c'est laé familiale italienne et donc on on investit on dit un propriétaire mais au pied des tours. C'està-dire qu'en fait le pouvoir d'achat des parents était quand même très faible. Ce qui fait que de mon nouveau balcon, je vois mon ancien balcon. D'accord. Donc on reste quand même dans le quartier prioritaire mais c'est pas grave, on était propriétaire. Voilà pour vous-même déjà enfant vous dites là c'est différent. Ah complètement complètement. Les voisins sont plus les mêmes parce que il y a un côté euh toute la copropriété on en est tous responsables et donc chacun se surveille un peu différemment. Euh et on le sent physique. Moi, j'ai vraiment ch changé d'univers là-dessus.
Euh dans la cité, j'avais plein de voisins très sympas, bienveillants. Ma nounou était dans la tour. Je je C'est pas les les habitants qui qui ont changé, c'est plus le regard porté sur le bâtiment autour de nous. On était tous responsables du bâtiment dans lequel on habitait. Et ça c'est évidemment une vertu. Et c'est pour ça que moi je crois beaucoup, y compris dans le parcours résidentiel, au fait qu'en France, on doit pouvoir donner la possibilité à ceux qui occupent un logement social de pouvoir passer à un logement intermédiaire. Exactement. Et ça on viendra en effet sur sur le logement social.
à l'accession sociale à la propriété ou l'accession tout court à la propriété et ça change des destins en fait. Et probablement que si je suis devant vous aujourd'hui, c'est aussi parce que en devenant propriétaire, mes parents ont changé leur propre destin et ont orienté notre famille un peu différente. D'accord. Donc pour vous aussi, c'était important de devenir propriétaire et fondamental. D'accord. Mais est-ce que vous diriez même que plus jamais vous auriez voulu retourner dans ces quartiers là ou y mettre votre famille ? En toute transparence, c'est un de mes plus grands moteurs quand je suis adolescent.
C'est-à-dire que encore une fois, il y a plein de gens merveilleux dans les quartiers, mais vous avez une petite minorité qui pourrit la vie des autres. Et c'est une promesse que je me fais à moi-même quand je suis adolescent de mes enfants ne grandiront pas là. D'accord. On est à une époque où il y avait encore pas mal d'héroïes et donc il y avait pas mal de seringues et et moi j'ai ce souvenir de dans le bac à sable à côté du toboggan du tourniquet d'avoir des seringues quoi. On les on les momes enfin moi je je l'ai fait gamin de les voir dans le s Ouais. de jouer avec les seringr. Ouais. D'accord. Et en fait, c'est extrêmement dangereux.
Et en fait, il il y avait ce récit, cette colère, ce euh vous êtes collégien, vous commencez à vouloir soit inviter une fille, bah vous l'invitez pas dans le quartier. En fait, c'est pas possible. Donc c'est au fond une forme de honte, de frustration, de colère de voir aussi que les pouvoirs publics et notamment la municipalité de l'époque laissait finalement ce quartier un peu se dégrader en mode on vous on vous emmène en colo, hein, comme ça vous direz merci à la mairie mais on s'occupe pas vraiment de votre vraent des problèmes de fond et et ça c'est une promesse que je me fais moi-même et je me construis adolescent sur j'élèverai pas mes gamins là. D'accord.
H et en fait, j'arrive grâce au fameux professeur dont je parlais tout à l'heure à booster un peu au niveau scolaire et arriver en classe préparatoire. Et en classe prépa, vous savez qui prépare les écoles de commerce. Là, je change complètement d'univers. Pour la première fois de ma scolarité, j'entends le silence en classe parce que pour le coup dans mon collège classe Zep, autant vous dire que c'était pas très silencieux. Et en fait, on change l'univers et je vois que des gens de bonne famille, y compris des enfants modestes mais qui clairement ont un bagage culturel énorme.
Et à ce moment-là arrive l'envie de m'engager politiquement parce qu'en fait, il y a une sorte de déclic où je me dis mais en fait ça y est, je suis sorti de la cité et au regarde ce que j'ai là, même si je suis le dernier de la classe et même si j'ai la dernière école de commerce et même si en vrai, j'aurais un niveau dit qui normalement me permettra, c'était vrai en tout cas à l'époque, de ne plus être forcé en tout cas de dans un quartier prioritaire si c'est si c'est pas mon souhait. Et à ce moment-là, euh il y a un côté Ouais.
Je me suis construit pour que mes enfants grandissent pas dans le QPV, mais au fond le QPV, il est toujours là et donc il y a toujours des enfants comme celui que j'ai été qui vont grandir dans ces quartiers et il y a un truc qui allait pas et il y a quelque chose de pas aligné en disant ben je m'en suis sorti moi, c'était la ma priorité. Super, je l'ai fait. Et vos parents sont fiers de vous ? Vos parents sont fiers de vous ? Ouais, c'était important pour eux. C'est eux qu'il faudrait poser la question, mais j'ai plutôt l'impression que oui ou euh mais pour le coup, il y a il y a un truc autour de je peux pas juste m'en sortir moi.
J'ai un besoin de de m'intéresser à ceux qui sont toujours là-bas. Et c'est marrant parce que vous avez devant vous aujourd'hui le ministre de la politique de la ville, donc la personne qui est chargée au gouvernement de s'en occuper. J'ai trouvé ça assez bluffant. La tâche est particulièrement difficile parce que les enjeux sont complexes mais en tout cas c'est très aligné pour moi et ça fait sens. Et qu'est-ce qui anime ? Parce que en effet, j'ai vu c'était à 20 ans que vous êtes engagé politiquement, à 29 ans vous devenez maire.
Enfin, moi je me souviens à ces âgesl et même tous les gens autour de moi, combien même on a pu faire des des des classes préparatoires ou autres, pour moi c'est des monstres politiques, c'estàd des gens qui sont aussi jeunes engagés politiquement et autres. Je m'attendais pas à me faire traiter de monstre. Non mais oui. Non mais je dis mais qu'est-ce qui qu'est-ce qui vous anime en fait ? Est-ce que c'est vraiment un projet politique comme vous dites ou à la fin bah oui non en fait il y a une ambition de pouvoir de devenir un jour ministre ou président.
[soupir] Euh les deux, je pense au fond face à un sentiment d'impuissance par rapport à justement la vie de ces quartier avec tout ce qui dysfonctionne, il y a un sentiment d'injustice, l'envie de corriger les choses, sentiment d'inj vous vécu très profondément et au fond euh il y a évidemment une recherche du pouvoir mais avec euh la version la plus noble qui soit, c'est-à-dire la capacité à agir. C'està-dire, je je je me construis aussi dans cette idée de c'est pas normal que on nous dise c'est comme ça et pas autrement. C'est injuste mais on peut pas faire autrement.
Ça, il y a un refus de la fatalité qui est né en moi qui est très fort et c'est probablement le plus grand moteur que que j'ai eu jusqu'à devenir maire de ma ville. Ouais. À 29 ans. Plus très jeune. Vous étiez plus jeune mère d'une aglo de plus de 30000 habitants de mémoire. Oui oui je crois que le seul maire plus jeune a été mère d'une ville de 15000. Mais ouais, exactement. Non mais bon, c'est quand même jeune, je veux dire à 29 ans, est-ce qu'on sent légitime pour être pour être mère quoi ? Alors oui, parce que l'amour de ma commune était tel que je me dis qu'avec une telle passion, on allait y arriver. Et effectivement, c'était pas tout n'était pas parfait.
Il y a eu des apprentissages, il y a eu des moments où on s'est dit "Oh là, va être trop pédalé, c'est trop vite, trop ceci". Euh c'est c'est pas un compte de fait mais par contre c'est passionnant et quand on aime les gens ce qui est probablement ce qui m'a le amené aussi en politique si jeune c'est qu'en fait c'est j'ai le profil arrivé en 6e je suis délégué de classe parce que ce qui se passe autour de moi, l'intérêt général a toujours été un un sujet d'intérêt et un moteur pour moi. Donc et défendre les autres aussi c'est quelque chose d'important. Et donc oui euh maire à 29 ans, conseiller régional dans la foulée avec la présidente de la région de France Valérie PCR.
Et puis cette appétence à avancer pas spécialement d'ambition nationale en tant que tel. Enfin, je veux dire c vraiment faire bouger les choses. Vous faites de la politique, on vous dit c'est peut-être qu'un jour tu seras ministre. Ça peut faire rêver, voyez. Ouais, c'est mais c'est pas ça qui vous anime à 29 ans encore. Vraiment là, il y a quelque [raclement de gorge] chose à faire là. En fait, j'ai j'ai entre les mains le destin de la commune où j'ai grandi et le quartier où j'ai grandi. D'ailleurs, c'est génial parce que je vais me battre pour avoir euh ce qu'on appelle un enrue de l'Agence nationale de la rénovation urbaine qui avait été fondée par Jean-Louis Borlot.
Donc, un label pour transformer complètement le quartier au grandi. On se bat pour obtenir l'arrivée du métro. Le grand Paris Express était déjà fléché dans les tuyaux, mais il y avait un certain nombre de garres qui étaiit dites optionnelles. Donc là, moi je me roule par terre. J'ai la terre entière pour qu'on obtienne la gar de métro. Donc le quartier de mon enfance est en train de se transformer aujourd'hui de manière considérable, change complètement de visage et on a créé de la mixité sociale, de la mixité fonctionnelle. C'estàd on a mis du commerce, du loisir, des écoles. C'était une priorité déjà pour vous le logement à cette époque là.
Alors absolument c'est c'est vraiment tout ce que vous avez vécu. Exactement. considérer que c'était la clé et le concept du parcours résidentiel, c'est quelque chose que je découvre très très jeune au fond. Euh sans même savoir que ça s'appelait comme ça, c'était déjà un concept. Ouais. Et d'ailleurs, c'est aussi ce qu'avait vécu mes grands-parents immigrés italiens. Euh pour le coup aussi, mes grands-parents côté paternel euh avaient enfin étaient restés locataire quasiment toute leur vie.
C'est qu'ils étaient propriétaires d'une ferme à l'époque qu'ils vendent pour finalement quitter la campagne pour devenir des citadins et citadins parcoursent de locataires toute leur vie et à la fin de leur vie bah au fond on sentait un regret. C'està dire toutes ces années on a on a jeté un loyer par les fenêtres. Bon si on avait si seulement on avait été justement on avait été propriétaire je comprends donc ça ça m'avait marqué beaucoup. Ouais. Euh on fait un tout petit bond dans le temps jusqu'en juillet 2003 2023 pardon. Là, vous avez on vous donne le nom de de Merc Courage, mais peut-être pour quelque chose qui a été un peu malheureux puisque vous avez été victime, pas qu'un peu.
Euh, vous avez raison, vous avez été victime et votre famille directement d'un d'un d'une attaque à la voiture Bélier à votre domicile au moment des émeutes en 2023. En en lisant ça, il y a il y a il y a deux questions qui sont venues en tête. La première, moi c'est aussi en tant que papa. Donc, j'ai je suis père de deux enfants comme vous. Je me souviens très bien en tout cas au moment de ces émeutes là la difficulté que j'ai eu d'expliquer à mes enfants pourquoi il se passait ça, comment est-ce qu'on en arrive à attaquer la République des mairies des maires et autres.
Comment est-ce que vous l'expliquez enfin quand vous vous retrouvez avec vos enfants qui ont dû avoir la peur de leur vie euh votre femme blessée ? Comment est-ce qu'on leur explique ça ? Euh d'abord je suis pas sûr d'avoir réussi à leur expliquer à eux. Euh à l'époque, ils sont encore plus jeunes et clairement, il y a un monde dans lequel il y a des méchants et les méchants ont attaqué les gentils, c'est-à-dire de des enfants innocents et une maman innocente qui était qui était chez elle. Et c'est pour eux, je pense qu'ils sont encore dans ce récit là.
Euh suite aux émotes, j'ai j'ai créé un livre que vous avez là et effectivement j'en ai réservé deux exemplaires pour mon fils un pour ma fille et je leur ai fait une longue dédicace dedans. Donc peut-être qu'un jour comprendront. Voilà, je l'aurais pas donné encore aujourd'hui. Peut-être qu'un jour je leur donnerai et on aura l'occasion de de s'en expliquer. Après, si on a choisi de continuer l'engagement, si ma femme qui m'a répété 10 fois, on sera pas des victimes et donc si on doit continuer ou pas de la vie publique, c'est à nous de le décider et pas parce qu'on a été attaqué. Ça m'a évidemment obligé à réfléchir énormément à tout ça.
Euh c'est aussi un moteur pour moi dans l'émission qui sont les miennes parce que je me dis mais comment des enfants qui sont nés sur notre sol qui ont été à l'école de la République qui ont été dans les clubs de foot, les associations culturelles qui ont été en col financé par les pouvoirs publics par la solidarité nationale en viennent avec une légèreté incroyable à prendre les armes contre la République. Et je dis bien prendre les armes parce que ce qu'on a vécu nous dans ma commune euh c'est les barres de fer, c'est les cocktails molotops, euh c'est les piolets, c'est une scène de guerre, c'était violence complètement dingue, exacerbé, euh très organisé.
C'était pas le cas partout mais chez nous c'était vraiment ça. Et en fait ça ça montre à quel point on est passé à quelque à côté de quelque chose dans certains de nos quartiers et notamment, j'en parlais tout à l'heure des gamins qui ont perdu l'espoir, qui ont le sentiment que le pays dans lequel ils grandissent ne leur donnera pas une place. C'est faux hein bien sûr, mais c'est comme ça qu'il se le raconte. devient d'un terro extrêmement facile pour des organisations malveillantes et ces organisations, elles sont très puissantes, elles se renforcent énormément dans notre pays. C'est notamment les narcotrafiquants dans le cadre des violences qui n'ont pas un intérêt le bazar hein.
C'est attention parce que les gens disent "Mais je comprends pas, ils veulent déser tranquille et même il paraît que c'est eux qui ont mis fin aux émeutes." C'est vrai que dans certains quartiers, ils ont dit "Ça suffit, le business est en train d'en pâtir." Mais par contre, c'est une école permanente en fil rouge toute l'année. chaque chaque jour, je veux dire là on s'en parle tranquillement dans un studio, mais la réalité c'est que on a une partie de notre jeunesse qui est embrigadée dans un cycle de violence, dans une forme de nouvelle mafia qui a ses codes, qui a son vocabulaire, qui a ses rituels.
À une époque dans un petit commerce de centre-ville, un petit franc prix, on commença à avoir des non pas des braquages mais des espèces de vols de gamins, de momes qui rentraient, qui prenaient un truc au courant et cetera. Et et on se disait mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? Et puis bousculait le vigile mais des des tout petits et à force à force à force on en a repéré cétait différent à chaque fois on en repère un et on le fait parler un peu et en fait ils étaient en cours d'initiation pour intégrer je dis g c'est pas comme ça qu'ils le disent mais au fond une sorte de de de de famille du du crime et de la délinquence parce que c'est un rit initiatique.
Première étape tu veux être chauffeur comme on dit pour nous dans le quartier. Prouve-nous que tu es loyal et que tu es courageux. va voler un paquet de chip ou une canette de bière au Franc prix. Et les gamins, il y allaient, voyez, ils rentrent comme ça par rituel, ils ont ils ont un code et cetera.
Et ces gens-là, à force d'être embrigadé dans un discours qui est à la fois la violence, c'est normal et de nous, c'est la famille, l'ennemi, c'est le policier qui va nous empêcher de nous enrichir, il a fini par se construire un discours anti euh je dis antirépublique parce que c'est pas tant la France qui est attaquée que les institutions, les les symboles représentants de la et on l'a vécu pendant les émeutes, ce qui était assez fou. le vous aviez deux bâtiments identiques côte à côte. Celui qui était attaqué, celui qui était pavoisé du drapeau de tricolor. Bâtiments d'à côté n'était pas attaqué. C'est exactement les mêmes avec les mêmes services publics à l'intérieur.
Donc il y avait vraiment une volonté d'en découdre avec la République. Et vous dire ça pour moi c'est c'est terrifiant parce que moi je suis un grand amoureux de la République. Je vous le disais tout à l'heure si j'ai pu avoir ce ce semblant d'ascension sociale, c'est parce que justement la République à travers l'école notamment m'a ouvert les bras à travers la solidarité nationale qui fait que ma famille a bénéficié d'un logement social à travers il y a tout ça et on a envie de dire merci et se rendre compte quand quand une génération à peine c'est plus le cas. C'est très frustrant. Je dis c'est plus le cas, c'est pas vrai.
Vous avez une énorme majorité d'habitants dans ces quartiers qui qui disent merci, qui sont heureux, qui asp à vivre en paix, qui veulent travailler et cetera. Enfin, je il y a 5 à 6 millions de Français qui vivent dans des quartiers prioritaires. Heureusement que l'immense majorité d'entre eux euh n'aspire qu'à vivre en paix. Mais c'est vrai que l'espoir pour le coup ils le perdent à juste titre, c'està-dire que une minorité très puissante leur pourit la vie pourrit la vie des quartiers et pour le coup ils ont le mais vous vous l'avez pas perdu l'espoir. C'estàd que après ce qui vous est arrivé de mémoire vous écrivez vous étiez prêt à arrêter ce que vous avez dit à votre femme aussi.
Si si si qu'on arrête on arrête sur le dit d'hôpital, je vous confirme que je lui ai dit on arrête tout. Euh elle-même, je vous l'ai dit me répond ben non en fait euh enfin pour plusieurs raisons. Un on sera pas des victimes qui était son light motif. de c'est trop douloureux pour que ce soit arrivé pour rien. Et au fond, je suis devant vous aujourd'hui toujours avec cette cette idée-là et je dois vous avouer que souvent je suis en conseil des ministres le mercredi matin, j'y pense, c'est cette souffrance, cette douleur qui a été la nôtre.
Il y a pire hein dans a des familles qui vivent rien pire mais mes enfants sont vivants, ma femme est vivante enf je il y a pas mais il y a ce besoin que ce soit pas arrivé pour rien. Donc pour que ce soit pas arrivé pour rien, il faut que les choses il faut faire quelque chose je comprends. Et c'est vrai dans mes domaines, logement, renouvellement urbain, logement social et cetera, mais c'est vrai de manière générale sur toutes les politiques publiques où faut qu'on s'arme mieux en tant que pays, en tant que société, en tant que République, vous vivez toujours là-bas pas changé de maison ou d'accord, vous avez pas changé de maison. Non, non.
Et ça ça quand même revu votre définition même du foyer, de la sécurité et autres ou tout ce que vous défendez sur le chez soi. Oui, on a été Oui. Alors à deux titres déjà psychologiquement, on a été quand même accompagné pour euh reprendre pleinement possession du chez nous. Euh d'une part, deuxièmement, euh moi je suis un optimiste par nature, donc je fermais jamais la le portail sur deux, je me femme me disait "Mais tuas pas tu as pas encore fermé le bron porte de la maison ?" Enfin voilà, aujourd'hui évidemment euh bah il y a une caméra sur l'espace public de la police municipale. On a des caméras partout, on a un on avait un portail en bois, un enfant de 8 ans aurait pu l'enjamber.
Évidemment que la question c'est pas tant la question du foyer que la sécurisation du foyer a changé pour nous et ça m'amène encore peut-être plus douloureusement à réfléchir à ça sur les enjeux du logement de manière générale comment on protège son logement son foyer ce qui est pas sans lien d'ailleurs avec la question du squat parce que il y a quand vous avez un squatterur qui vient illégalement dans votre hébergement qui s'y installe qui fait sien votre foyer il y a un viol de de propriété mais il y a quelque chose d'intimité qui qui est terrible Et ça fait partie aussi de mes combats là avec le ministre de l'intérieur.
Il y a un projet de loi qui s'appelle le projet de loi Repost qui est actuellement à l'étude et dans lequel on a renforcé encore ce qui avait été mis en place par Guillaume Casbarian mon prédécesseur au logement pour lutter contre les squatters. Il avait fait une première loi antisquat qui était assez efficace mais qui malheureusement avait un angle mort. C'est ça ne couvrait pas, vous savez le la le squat après une entrée légale comme par exemple le Airbnb. Exactement. Voilà, on décide d'y rester Ouais. On reste de jours en Airbnb. Hop le tr parce que j'ai eu les clés ou parce que exactement Ouais.
Et c'est pas du squat, on vous considérait comme un locataire en situation en un payé, ce qui est pas du tout le la plus longtemps. Ouais. Donc là, on est en train de corriger ça. Le texte a été validé dans une des deux chambres du Parlement. une fois que ce sera validé complètement évidemment dans ce qui vous arrivez ça a aussi un peu marqué défini certaines de vos convictions en tout cas politiqu évidemment et ça pose aussi une question sur qui a le droit à la solidarité nationale. C'est au fond on on mutualise nos moyens pour financer du logement social pour permettre à chacun de pouvoir se loger.
Moi je pose la question, est-ce que ceux qui enfrainent nos règles, nos lois et qui sont condamnés par la justice sont encore prioritaires pour avoir des On va en parler justement un petit peu de cette notion du euh de qui doit avoir accès à la propriété. Juste avant, je fais un petit bon dans le temps, on est en octobre 2025 euh donc vous êtes nommé ministre du logement. Question assez classique, mais comment est-ce qu'on apprend qu'on devient ministre du du logement ? Vous recevez un coup de fil, vous y attendiez déjà, vous en parliez déjà un petit peu avant. Euh vous avez des petits papiers. Le le Premier ministre fait un déplacement à Lail Rose pour visiter le commissariat.
C'est son tout premier déplacement après sa nomination pour le Cornu 2. Hm hm. Euh donc il vient Laileros qui est un bel honneur. On s'était connu un peu plus jeune lui et moi et on gardait on avait gardé contact et je le sens espiègle, je le sens mais on n pas l'occasion de parler plus que ça. Alors évidemment toute la presse me voyant à l'écran dit "Ah ben il va peut-être rentrer au gouvernement." Effectivement on nen parle pas. D'accord. Euh un de ses bons conseillers qui est un ami m'appelle je crois le vendredi soir en me disant oh juste pour savoir ça n'engage rien si jamais. OK. [rires] Je écoute c'est très gentil. Et le logement déjà si jamais le logement ou si jamais ministre ?
Si jamais ministre d'accord on parle même pas encore du logement. Faut se rappeler qu'à ce moment-là Bruno Rotaillot vient de quitter le gouvernement avec par fracas. Moi j'appartiens à la famille politique de la droite. Donc est-ce que tu tu rentres au gouvernement même si ton chef de parti dit non ? Écoute, moi j'ai toujours été un homme libre et justement on regarde ce qui m'était arrivé. Euh je je dis moi si je je suis prêt à venir à condition d'avoir les moyens d'agir, faut penser sur des thématiques. Voilà. Et pour être tout à fait honnête, je leur dis j'en parle à ma femme. D'accord. Oui.
En disant pour te répondre définitivement, faut quand même qu'on en parle un petit peu ensemble parce que c'est des sacrifices que je pense le grand public mesure pas forcément mais on change on change de vie, on change de rythme. Et moi qui avait finalement par mon action publique coûtait tant déjà. Ouais. Euh j'avais pas envie que ce soit c'était pas automatique. D'accord. Même si ça pouvait être votre ambition quand même à un moment de se dire je je veux pouvoir agir à une échelle plus importante. L'ambition n'est pas d'avoir le titre, l'ambition c'est d'avoir des moyens déjà.
Et puis euh puis donc quelques échanges par messagerie et puis bah le le premier ministre qui m'appelle, je sais plus exactement l'heure mais ah j'ai peur de vous dire une Ouais. Le journal le journal vous apprenez, vous êtes quelques heures, il y avait déjà les premiers noms qui passaient à la télé hein. Donc ouais bien sûr. Et puis le petit coup de fil tu es toujours à bord pourquoi pas ? Oui, ça me dit "Écoute, j'ai pensé à toi pour le logement et la ville." Et là pour le coup, je suis ravi parce que c'est vraiment les deux thèmes. C'était ce que vous voulez.
C'est là au fond peut bah j'ai envie de dire j'en avais pas conscience jusqu'à ce qu'ils me le disent ou là je me dis mais oui en fait ouais c'était ça dont je devis pour il pense il pense à moi parce que un an après les émeutes je porte ce que j'appelais un un plan banlieu qui s'appelait réparer les quartiers réétablir la République et dedans, il y avait quand même pas mal de propositions plus ou moins disruptives et il l'avait vu à ce moment-là on avait eu un très rapide échange quelques temps plus tard ça lui aurait été resté en tête et c'est pour ça qu'il me dit mais toi tu connais euh tu sais et puis tu es tu es courageux donc on y va. Donc ça dure très peu de temps.
C'est un échange très rapide et on n pas trop le temps d'hésiter. Oui, pour le coup on dit "Ah, on y va quoi." Je me souviens que ma femme à l'autre bout du salon [rires] fait qu'alor je dis "Bah ouais donc" donc c'était assez fou hein.
C'est alors pour être tout à fait honnête, c'est marrant parce que j'ai les souvenirs qui reviennent là parce que vous me posez la question mais ensuite vous rentrez dans une espèce de de rouleau compresseur de de truc très grande vitesse qui fait que j'ai l'impression à la fois que c'était hier que comme si le temps s'était écrasé maintenant ça fait quand même quelques mois et et en même temps on a pas le temps de savourer ou de se dire ça y est je j'y suis arrivé ou on aurait le droit d'ailleurs de se dire c'est quand même un accomplissement oui bah je je dois vous avve que le tout premier Conseil des ministres.
Euh moi, j'ai pensé fort à mes grands-parents immigrés, mes grands-parents enfin familiaux pardon paternel qui était qui était aussi modeste et qui je pense aurait été très fier. Enfin, je ils seront plus là mais c'est surtout à eux que je pense à ce moment-là et évidemment ça compte mais le rythme de de quand vous êtes au gouvernement fait que j'ai pas le temps de savourer quoi que ce soit. Il il y a pas le côté. Ah bah on est arrivé. C'est bon arrivé je crois je comprends. C'est vraiment le début et on lâche pas. On pas ça on va parler mais juste la question je me posais. Donc vous connaissez très bien les questions du logement.
Vous savez que le logement en tout cas les les politiques du logement c'est sur un temps long. J'ai presque envie de dire ça ça dépasse même le temps politique. Vous arrivez sur un le corps nu il reste 2 ans et demi avant la fin du mandat. Quand on commence on sait pas s'il reste 3 semain exactement. C'est c'est exactement ça. Vous dites ça se dit je signe pour quelques quelques semaines. Il y a un peu moment vous dites en fait quand bien même c'est une belle opportunité là ça ne vaut pas le coup. C'est en 2 ans et demi je ne ferai pas changer les choses sur le logement parce que je sais profondément ça marche pas comme ça.
Moi moi je suis persuadé qu'on peut changer les choses dès l'instant on est à sa juste place et qu'on fait preuve d'une certaine humilité. Moi je l'ai dit dès le premier jour un je suis pas ministre du logement, je suis ministre de la crise du logement.
Donc la vérité c'est qu'il y a il y a un est-ce que exactement deuxièmement est-ce que c'est le ministre du logement qui ce soir et weekend va construire du logement non donc c'est pas le ministre qui construit du logement vous avez un écosystème qui produit du logement du logement social du logement privé de la maison individuelle de l'immeuble un écosystème qui répare qui rénov c'est ces gens-là que j'ai réuni tout de suite en disant déjà est-ce que vous parlez tous la vérité c'est qu'ils se croisaient mais ils se parlaient pas forcément tous et on a dit on va faire les Jeux olympiques du logement Donc on a besoin de l'équipe de France du logement.
C'est déjà le rôle du politique, c'est ça, c'est de faire en sorte que l'écosystème se parle, trouve son équilibre et cetera. Première chose. Deuxièmement, j'aurais dit qu'est-ce que raisonnablement on sait faire et de quoi vous avez besoin pour le faire ? Et de fait, on a posé les bases du plan de relance de logement du logement qui a été ensuite annoncé par le premier ministre avec l'écosystème. C'est que c'est pas un ministre tout seul dans son bureau, même s'il prétend savoir ou connaître, qui décide. C'est énorme. Vous les professionnels on a besoin et c'est comme ça qu'on a défini ce qu'on a appelé les quatre chocs.
Peut-être qu'on va reparler d'investissement, choc de confiance, très important, le choc de d'adaptation écologique et puis évidemment euh le choc de simplification parce que en fait on est toutouff dans ce exactement, on va en parler. Mais juste avant ce qui serait intéressant c'est qu'on arrive à comprendre un peu quel est votre feuille de route, votre grand objectif. C'estàd que je pense qu'il y a pas de doute que quel que soit le britique, on est d'accord qu'il y a une crise de logement.
H néanmoins, j'ai l'impression que la notion même de de propriété et de l'accession logement euh j'arrive pas à savoir si c'est un objectif en soi euh quand d'autres bords politiques vont dire que la priorité reste le fait d'avoir un toit euh d'où les questions de logement social et autres. La semaine dernière, j'ai reçu Jacques Budrier qui est adj au maire de adjoint au maire sur les questions du logement. Et clairement, la question de est-ce que vous voulez ou non contenir la propriété ou en tout cas privilégier le droit au logement, c'est sa priorité. On tape un peu plus peut-être sur le propriétaire mais la priorité c'est le c'est le c'est le droit au logement.
Vous fait si vous avez un objectif en tête, est-ce que c'est je veux encourager la propriété parce que 58 % ça me va pas. Mais bien évidemment, ouais mais mais faut pas opposer les deux. C'estàd que je pense que à chaque fois qu'on oppose propriétaire à locataire, on tombe dans le piège. Le meilleur moyen de faire en sorte que le parc locatif tourne et donc puisse accueillir des personnes qui ont besoin d'être locataires dans une étape de leur vie, c'est justement de proposer un déboucher ces locataires. Et le meilleur déboucher, c'est l'accession à la propriété.
Et donc je crois absolument à ce fameux parcours résidentiel qu'on évoquait tout à l'heure qui fait que bah comme mes parents, on peut commencer très modeste dans du logement social, euh avoir un petit appartement qui est pas tout à fait l'appartement de nos rêves, mais c'est un appartement qui qui permet de poser les bases et puis bah le revendre pour avoir une toute petite maison de banlieu ils ont déménagé juste à côté quasiment le trottoir d'en face avec un tout petit pavillon avec un tout petit bout de jardin même pour mon père c'était un accomplissement et évid évidemment extrêmement important et puis ça leur fait une sécurité pour la retraite et puis c'est un autre parcours de vie.
Donc donc on veut une France de propriétaire. Là c'est ce que vous dites. Je mais pareil cette expression a tellement été galvodée que ça donne le sentiment qu'en fait on va tout faire que pour les propriétaires. Moi ce que je veux c'est c'est une France des gens bien logés. Or, pour qu'il soit bien logé, il faut qu'il y ait des propriétaires occupants. Il faut qu'il y ait des propriétaires bailleurs, c'est-à-dire que je possède un mien que je mets en location parce que ça permet justement des locataires de se loger. Pour ça, il faut qu'il a plein de plein de paramètres qu'on est en train d'essayer d'améliorer. Il faut qu'on puisse avoir du logement intermédiaire.
C'est ce qu'on fait avec action logement. Vous savez, pendant longtemps, on parlait du 1 % patronal pour les plus âgés d'entre nous. Action Logement, c'est les entreprises qui cotisent pour pouvoir loger les salariés. Euh c'est hyper utile. Euh ça c'est un outil de pilotage qui est vraiment extraordinaire et qu'il faut défendre. Vous avez des bailleurs sociaux qui ont du logement social, très social. Et vous avez même parce que c'est aussi dans mon portefeuille, l'hébergement d'urgence. euh ceux qui dorment à l'hôtel, ceux qui dorment dans des centres spécialisés, par exemple pour les femmes battues, femmes victimes de violence, euh pour euh des publics fragiles.
Donc c'est toute la chaîne qui faut repenser. Mais c'est comme tout, c'estàdire que si vous enlevez un maillon à la chaîne et vous arrêtez de soutenir la France des propriétaires, je suis convaincu que c'est toute la chaîne qui tombe. Donc il faut de tout. Il faut de tout et et l'aménager intelligemment. C'est notamment pour ça qu'on a lancé une mission avec monsieur Gratalou qui qui représente notamment les copropriétaires mais qui dialogue avec le représentant des locataires pour pouvoir repenser aussi ce lien entre propriétaires, locataire. Comment on fait en sorte de mieux protéger les locataires quand ils sont dans des logements indignes ?
Ça peut être vrai aussi bien dans le parc privé que dans le parc social. Et comment on fait en sorte de mieux protéger les propriétaires ? Donc allié des propriétaires. Oui. Euh convaincu qu'il faut de tout et un véritable parcours résidentiel. Absolument. Ouais, je comprends. Et l'autre question peut-être un peu philosophique mais la question qu'on peut se poser aussi c'est est-ce que la propriété et et un bien comme un comme un autre ? C'està-dire je suis propriétaire et j'en fais ce que je veux de ma propriété.
C'estàdire que ce soit les plusvalu, j'y loge quelqu'un ou je loge pas, c'est je peux l'avoir vacant ou est-ce qu'au contraire le bien et la propriété est quelque chose qui sur lequel l'État peut intervenir ? Je peux le réquisitionner demain, je peux y mettre des taxes foncières ou sur les les logements vacants. En fait, pour moi, [raclement de gorge] le droit à la propriété, il est fondamental, il doit être défendu et il doit être inaliénable. Ça veut dire que j'ai le choix parce que quand vous commencez à me poser la question, vous dites "Est-ce qu'on a le choix de Oui, vous avez le choix de le laisser vacant.
En revanche, les pouvoirs publics ont le droit de décider que ça peut avoir un coût de le laisser vacant. Et effectivement, on peut dire que dans un pays qui manque aussi cruellement de logement, votre choix a un tel impact sur la société qu'effectivement on autorise les maires à avoir une taxe spécifique sur les logements vacants. Ça reste votre choix et vous assumez votre intérêt économique. Mais le droit à la propriété, il est il est important parce qu'encore une fois, si on dégoûte les propriétaires d'être propriétaires, bah ils seront peut-être moins propriétaires pour eux-mêmes encore que mais par contre ils seront certainement plus propriétaires bailleurs.
c'est qu'il mettront plus en location. Quand on parlait tout à l'heure du choc d'investissement, pourquoi on a besoin de mobiliser des petits investisseurs ? C'est-à-dire des des familles françaises qui se disent "Bah, je verra peut-être ajouter acheter un appartement en plus qu'on mettra en location." D'abord, il faut se rappeler un chiffre. 26 % des familles françaises dorment dans un appartement, louent un appartement d'un petit bailleur privé, un petit propriétaire qui met en location. Pourquoi je dis petit ? Parce que en moyenne ces famines détiennent 1,1 logements. Certaines en ont trois ou quatre mais la plupart c'est 1,1 logement. Donc c'est vraiment pas grand-chose.
On est très loin de l'image où vous auriez des familles riches, on centaines des centaines de logements, ça peut exister. Mais dans ce cas-là déjà, c'est des entreprises en réalité. C'est c'est soit par DSCI, soit d'autres d'autres formes. Et dans ce cas-là, ils ont une autre fiscalité, ils ont un autre régime, c'est pensé différemment. Mais le petit investisseur, on a besoin de lui. C'est pour ça qu'on a fait dès le budget un statut du bailleur privé que certains appellent le dispositif genre gentil. On s'en doutait non ? Je veux dire chaque ministre a eu le logement à ce privilège, c'est vrai. Euh mais bon, au-delà de ça, c'est vraiment est-ce que c'est efficace ou pas ?
Et donc là, on est sur un dispositif qui a vocation à vraiment neutraliser la fiscalité sur un bien que vous achetez. Est-ce que vous pouvez l'expliquer d'ailleurs ? Parce que j'ai l'impression qu'il est pas si simple que ça. Dispositif. connait volontiers que c'est c'est un peu moins simple que un PID un PID. Exactement. En tout cas, pourir parler avec quelques banquiers ou en gestion de patrimoine, un peu plus compliqué à expliquer. Mais c'est pas grave parce que justement il y a des banquiers, il y a des gestionnaires de patrimoine, ils ont mis un petit peu de temps à se former mais je pense que maintenant qu'ils ont bien compris, ils vont être de bons conseils.
Il il y a d'ailleurs une première différence notable, c'est que contrairement au Pinel, l'investissement n'est pas zoné. Vous pouvez investir n'importe où en France, en métropole ou dans les autres mer. C'est c'est très important parce que ça signifie qu'en fait on n'est plus dans cette cet écueil que vous pouvez avoir non pas le pinage en tant que tel mais le zonage qui est que quand vous zonez bah tout le monde va investir au même endroit. En général ça fait monter les prix du foncier il faut le dire l'immobilier c'est quand même un des seuls secteurs où plus vous avez de concurrent plus les prix montent.
Normalement la concurrence baisée euh par ailleurs avec un effet où l'offre de logement construit donc à la vente s'est fait un peu au même moment. Donc c'est vrai que beaucoup d'offres à acheter d'un coup et au moment où on arrivait à la fin du pidel tout le monde s'est mis à vendre un peu en même temps. Exactement.
Donc la la plusvalue était pas donc là c'est complètement différent et surtout en désonnant ça permet aussi d'être à la portée, j'allais dire de toutes les bourses parce qu'en réalité vous avez moins de moyens bah vous pouvez acheter en 3e, 4e, 5e couronne du moment que vous arrivez à trouver le le bon équilibre entre le prix d'achat, le prix des travaux si c'est dans l'ancien ou le prix d'achat dans le neuf et les loyers que vous allez pouvoir répercuter. Ça veut dire c'est vrai mais c'est ma philosophie, on fait confiance à l'investisseur. Plus exactement, on lui dit c'est ta responsabilité de bien investir, de trouver un bon produit.
Et puis peut-être que des professionnels dont vous êtes seront aussi capables de dire bah si mes clients ont un peu plus de mal à identifier le bon bien, bah je vais pouvoir leur vendre cette prestation de conseil et les accompagner dans le choix du bon bien. Pour essayer d'être simple, donc pas de zonage. Ensuite, prenons le premier sujet, c'est le neuf, sachant que c'est éligible au neuf et aussi à l'ancien. Ex qui est la nouveauté aussi. C'est la nouveauté. Et là, on a un dispositif qui qui prend les deux. Exement. Dans le 9, vous avez un un bien qui vous intéresse. Vous donc là aujourd'hui, on est que sur du bien collectif.
C'est une demande de la profession de l'ouvrir à la à la maison individuelle. Pour le coup, ce n'est pas le cas. ça n'a pas été euh souhaité au moment du débat, mais je sais que comme on va avoir le plan de relance logement, ça sur lequel les professionnels vont continuer à à nous solliciter. En tout cas, vous achetez un appartement, cet appartement vous en prenez la valeur, vous enlevez forfaitirement 20 %, on a le temps. Donc je Exactement. [rires] On fera des petits schémas à côté. Ça vous donne ça vous donne un montant. Sur ce montant, vous appliquez un taux d'amortissement. En gros, un taux qui va vous permettre de calculer un montant.
Ce montant, c'est la somme que vous avez le droit de déduire de vos revenus fonciers. C'est important parce que ça veut dire que si vous avez acheté intelligemment avec ce prix, que vous avez regardé à peu près quel serait le niveau du loyer, l'idée c'est que le loyer vienne rembourser le crédit hein, tout simplement. Euh derrière, vous avez un revenu foncier qui est suffisamment faible pour être neutralisé par cet amortissement. précisons qu'il y a des quand même des plafonds sur ces amortissements et qu'il y a trois niveaux d'amortissement. C'est là où on prend fonction du prix du loyer. Si vous êtes sur un loyer intermédiaire, vous avez un premier amortissement.
Il est plus important si vous êtes sur un un plafond loyer plutôt social et si vous êtes sur du logement très social, l'amortissement est encore plus important. De fait, vous neutralisez la fiscalité sur votre revenu foncier. Donc si on dit les choses un peu basiquement, votre crédit vous le remboursez avec le loyer et euh tous les impôts que vous auriez été amenés à payer normalement euh sur votre bien, c'est cet amortissement qui vient le le neutraliser. Donc déjà au bout de quelques années, puisqu'il faut garder au moins 9 ans le bien, vous avez neutralisé toute la fiscalité dessus et le crédit c'est le locataire qui le rembourse.
Ce qui fait que le jour où vous revendez l'appart, globalement euh vous avez eu un appart, je caricature volontairement, mais gratuit d'un point de vue fiscal et normalement d'un point de vue bancaire, si vous avez été bon investisseur, il est neutrali. Mais la petite nouveauté qui est encore plus généreuse, c'est pour ça qu'on a un des dispositifs les plus généreux qu'on a eu euh depuis bah depuis qu'on a les dispositifs fiscaux de cette nature, c'est que tout ce qui dépasse, c'est-à-dire on avait, imaginons, euh 2000 € de revenu euh foncier, on a un plafond à 10000 sur l'un des trucs, ça vous laisse un crédit, j'allais dire de 8000 que vous pouvez appliquer sur le revenu global.
Vous savez le revenu sur lequel est calculé l'impôt ? Hm hm. Donc le revenu fiscal de référence. Et là, vous faites baisser votre revenu fiscal de référence. Ça veut dire que vous pouvez même changer de tranche d'imposition. Et là, on commence à avoir quelque chose qui est quand même très très généreux. Donc, non seulement le revenu foncier est impacté, mais en plus vos revenus personnels sur le travail sont impactés.
Il y a pas beaucoup de c'est bien expliqué en plus pour le coup ça m'aide bien expliqué qui qui ont qui ont ça donc et vous êtes donné un objectif en nombre de de dispositifs que vous aimeriez réussir à etant [rires] non le but c'est que ça marche que ça permette de relancer la promotion immobilière parce qu'on en a besoin et que on avoir de de l'oxygène. Sur l'ancien c'est à peu près le même principe. simplement en plus, on va vous demander de faire des travaux et notamment de faire en sorte de monter la note despe pour que effectivement quand vous achetez le lancier un peu dégradé, ça monte ça monte en gamme.
Ça ça fait partie des choses qui vont être encore améliorées dans le projet de loi relance logement parce que probablement que c'était trop exigeant et notamment parce qu'on demandait des notes dans le débat parlementaire. Il y a eu des amendements qui font que on demandait que l'appartement soit monté en catégorie A ou B de DPE parce qu'objectivement dans un dans un immeuble c'est quasiment impossible à atteindre. Et donc là l'idée c'est de remonter avec un minimum et c'est toujours de mémoire aussi sur la la part de travaux. Non, c'était au-dessus de 20 % et maintenant ce serait c'est aujourd'hui dans la loi là tout de suite c'est applicable c'est 30 % de travaux. C'est ça.
Et on le rebasserait et en fait ça passerait à 20. Mais la vérité c'est que 30 % de travaux ça se trouve surtout si vous voulez monter en avec différentes notes, mais c'est c'est plutôt les lettres des PE qui étaient inatteignable et c'est ça que j'ai j'ai l'intention de corriger. Peut-être juste un point parce que euh tous ceux qui nous écoutent savent peut-être pas ce que c'est qu'un logement un un loyer dit intermédiaire, mais quasiment tous les Français de classe moyenne sont éligibles à un loyer de classe intermédiaire. Donc en fait, c'est quand même des loyers qui sont assez hauts.
Euh et donc les gens vont dire "Bah ouais, dans ce cas-là, je vais tout le temps prendre le loyer le plus haut." Deux choses à dire par rapport à ça. C'est vraiment à calculer en fonction de en fonction de du prix d'achat et de du taux d'amortissement. Mais vous avez aussi des avantages sur le logement social parce que en général les familles qui bénéficient des loyers à tarif logement social sont des familles qui touchent beaucoup d'APL, ce qui les solvabilise énormément. Plus, il faut l'avoir en tête. Et pour ce qui est du logement très social, [grognement] donc là on est sur des loyers qui sont très très rares. Euh c'est pour ça que l'amortissement est beaucoup plus important.
Vous dites "Oui, mais c'est des personnes qui bien souvent ont des difficultés sociales, c'est possible. sont pas forcément en autonomie. C'est vrai. Et c'est justement pour ça que en général on recourt à ce qu'on appelle de l'intermédiation locative. Vous avez des associations pignons sur rue, c'est vrai de la Croix-Rouge par exemple, c'est vrai d'autres très grandes structures qui vont avoir des services dédiés à l'intermédiation locative. Ça a un gros avantage, c'est que c'est l'association qui paye votre loyer. Ça veut dire que vous avez une garantie sur le fait que le loyer est payé. Elle est blindée cette garantie. Ouais, je comprends. Sera toujours payé les risques de dégradation.
S'il y a des risques de dégradation, en général, vous conventionnez avec ces c intermédiateurs euh pour que justement le logement soit remis en état à la sortie. Donc on parle pas de le mettre à neuf mais il estppeint, il est et cetera. Donc c'est des choses qui viennent aider des familles qui ont pu être en difficulté, parmi lesquelles vous avez justement des femmes victimes de violence qui ont peut-être dû tout quitter du jour au lendemain pour se sauver elles et leurs enfants. Vous avez des personnes qui ont pu avoir un parcours dit de rue parce que une perte de travail, une descente aux enfers, c'est possible.
Il y a des sujets comme ça, mais croyez-moi, il y a pour visiter souvent des centres qui accueillent ces publics, vous avez de très très belles histoires et des profils super. Et d'ailleurs en général, les structures qui font de l'intermédiation locative, elle elles le font en choisissant les profils et les familles, en sachant que c'est des personnalités qui sont en train de remonter la pente et c'est important. Et vous voyez, il y a il y a de tout et je le dis aux investisseurs, il y a pas une solution qui est meilleure que l'autre. Ça dépend vraiment de ce que vous avez acheté, de l'endroit où ça se trouve, du profil qui peut se trouver aussi dans la la zone d'activité où vous êtes.
Ce que j'ai entendu Ah oui, mais je vais pas aller rénover un logement dans un petit village paumé, loin de tous les emplois parce que je trouverais personn en fait, ça dépend de quel profil vous avez parce qu'il y a de tout. OK. Euh bah merci parce que pour le coup ça le mérite d'être d'être clair et bien expliqué. vous avez réussi votre votre contrat dans les autres dispositifs.
Donc là vraiment on va parler de tout mais je le redis quand même on a besoin des notaires, on a besoin des banquiers, on a besoin des de tous les conseillers possibles et imaginables parce que ce qui peut freiner cet investissement c'est des personnes qui qui se disent "Oh là là, est-ce que est-ce que c'est le bon ratio, c'est le bon calcul ?" Et vraiment les professionnels de l'immobilier, y compris d'ailleurs dans l'ancien tous les toutes les agences immobilières, ils se sont énormément formés. la Fédération nationale des agents immobiliers a fait un énorme travail de pédagogie auprès de de toutes leurs agences. Il y a il y a vraiment des gens qui sont capables de vous conseiller.
Donc allez-y vraiment je comprends. Euh même si euh et là je une petite aparté, on pourra toujours craindre que le dispositif évolue ou peut-être qu'il ne sera pas reconduit dans les années dernières. J'ai l'impression qu'il y a une sorte d'un peu d'attentisme aussi dire est-ce que c'est le moment là ou est-ce que ça a pas évolué ? J'attends. Bah je je vais vous dire euh vaut un tien vaut mieux que de tuas parce que pour l'instant on a encore quelques moyens parce que ça ça coûte un peu à l'état quand même un dispositif fiscal comme ça. Vu l'état des finances publiques, moi je serai ceux qui nous écoutent. Je allez-y.
Deuxièmement, c'est sûr que vaut mieux le faire pendant que les taux sont encore à peu près raisonnables parce que on le voit une crise comme celle du D3 d'Ormous peut avoir un impact sur les taux. Pour l'instant, il est pas énorme justement, il il est mesuré. Mais imaginons demain quelque chose de cette nature faut plutôt investir maintenant. Et puis on est dans une phase aussi où il y a encore une envie de construire, il y a des fonciers encore disponibles. Il y a des notamment la transformation de bureaux en logement donne des belles opportunités. Donc allez-y parce qu'au fond à force de d'attendre de se dire c'est pas le bon moment de construire, c'est c'est un peu limité.
Et puis moi, j'ai même tendance à dire à ceux qui me posent la question, c'est justement dans les périodes d'incertitude comme celle qu'on connaît avec le D3 d'ormous ou la guerre en Ukraine, bah qui vaut mieux investir dans la pierre plutôt que dans des choses plus fluctuantes. Donc on parlera aussi un petit peu de cette génération qui croit de moins en moins la à l'idée d'investir ou de s'engager sur le long terme. Juste, j'aimerais bien qu'on voit trois choses ensemble. Le premier c'est le PTZ qui est aussi un des dispositifs qu'on beaucoup exactement qui est important pour avoir accès à propri que je vous ai pas répondu sur le aussi la volatilité du dispositif.
Un dispositif fiscal à partir du moment où vous êtes entré dedans, vous y êtes. Ça veut dire que même si demain quelqu'un venait supprimer le dispositif en fait il supprime pour les nouveaux entrants. Mais vous vous êtes garanti de l'avoir. C'estd que si vous signez un dispositif 10 jambrin et que vous vous engagez pour les 9 ans ou 20 ça bougera pas. Vous en bénéficiez jusqu'au bout. Personne ne peut revenir. Profitez-en si c'est ce qui a de plus généreux, profitez-en quoi. Exactement. On reviendra pas en arrière là-dessus si vous avez signé. Par contre, c'est vrai que si dans 3 ans le dispositif existe plus là, vous aurez les doigts. On vous met pas la pression mais quand même allez-y.
Pardon, je vous intend sur PZ. Je voulais qu'on parle ou du du PTZ des passions thermiques et ensuite du HSF. Je vous donne un petit peu l'agenda des des sujets qui qui nous restent. Alors le PTZ forcément c'est une des des aides qu'on pousse énormément à ceux qui nous écoutent et Primo accédents et futurs primo accédent. C'est quoi votre bilan aujourd'hui euh sur cette offre là ? Est-ce qu'elle devrait être amenée à évoluer ? J'ai aussi entendu parler de PTZ pour les familles nombreuses. Donc on parle même plus des primos des primos accédents. D'abord que c'est toujours la D'abord c'est un super outil et c'est un outil qui a un gros avantage, c'est que le marché n'arrive pas à l'absorber.
Euh vous savez, parfois on fait une aide et puis bah l'entreprise qui est en face euh va augmenter ses prix conformément à l'aide. Ça arrive. Bon sur le PTZ, le promoteur qui construit, il peut euh espérer une moyenne mais il sait pas à l'avance quand il construit le logement si celui qui va venir lui acheter est bénéficiaire ou pas d'un PTZ. Et donc le le prêt à ta zéro n'a pas fait augmenter les prix à la vente comme ça peut être le cas par ailleurs dans d'autres dispositifs d'aide où finalement le marché absorbe complètement. Donc c'est déjà c'est très vertueux pour les finances publiques. Deuxièmement, ça solvabilise des primaux accédents de manière très importante.
Et là aussi, j'ai moi, j'ai qu'un regret à titre perso, c'est de pas avoir acheté plutôt. C'est quand j'étais gamin, enfin gamin quand j'étais jeune étudiant, j'aurais dû acheter un micro micro studio et même s'il fallait dans une zone très détendue où ça coûtait pas cher plutôt que payer un loyer sur mes chambres étudiantes parce que vraiment [grognement] être propriétaire le plus tôt possible, c'est un avantage dans la vie. Et euh j'ai des copains aujourd'hui qui avaient fait ça quand ils étaient très jeunes avec des des origines aussi modestes que les miennes et clairement ils ont gagné du temps dans la vie.
Enfin je je je vous pouvez être propriétaire ça vaut le coup exactement ça vaut le on est d'accord làdessus. Ouais et et pour le coup c'est important donc ça c'est très important le PTZ. Là, on a un défi, c'est de bien le prolonger dans le temps parce que comme vous êtes promoteur, vous vendez sur plan avec un certain nombre de clauses qui font que bah la vente peut être annulée et cetera. Donc en fait, au moment où vous vendez, vous avez un profil éligible au préato zéro.
Donc c'est bien mais si jamais le préato zéro tombe avant la vente définitive ou qui s'est passé un problème sur les permis et cetera, donc il faut qu'on donne de la visibilité au secteur et moi je me bats effectivement pour que dans le prochain projet de loi de finance euh le prêt à ta zéro soit bien prolongé dans le temps. Aujourd'hui les finances publiques permettent pas d'en d'en élargir le périmètre, d'augmenter les montants. C'est pas le sujet. Après sur le prê zéro, on a deux sujets. Un dans les outremers où il est malheureusement éligible dans les zones dit détendu et en fait en Outrem toutes les zones sont tendues. Donc c'est c'est pas accessible. Donc ça c'est un vrai défi.
Il faut le faire avec ma collègue Naima Muchu en charge des outremères. On travaille cette question. Euh et puis après vous vous l'avez cité, il y a plusieurs parlementaires qui réfléchissent exactement euh une député qui qui connaît bien ce sujet et qui proposait qu'au fond on fasse un préato zéro famille. Moi j'avais réfléchi avec mes équipes, j'appelais ça un préato 0 + 1. C'est finalement la famille s'agrandit. Bon bah on redonne un peu d'oxygène et au fond on vous redonne la capacité d'être primo accédent famille finalement. Et donc c'est quelque chose qui est en train d'être évalué. On va être très clair, ça coûte de l'argent.
Ouais, forcément beaucoup d'argent public dans un moment, on en a pas beaucoup. Donc, je veux pas vous vendre du rêve ou vous faire croire que c'est dans les tuyaux. C'est une bonne offre. Enfin, je veux dire, je c'est une réalité. C'est c'est ces familles qui renoncent euh à un enfant ou autre parce que pour eux, c'est compliqué de déménager. C'est très important. On considère que sur ces 10 dernières années, les Français ont perdu 25 m² de pouvoir d'achat en matière de logement. et 24 m², tout le monde se représente le volume que ça fait. Euh bah c'est la chambre pour les enfants en plus. Euh c'est euh la chambre étudiante hein.
Il y a des étudiants qui dorment dans leur voiture ou au camping. On a ça à Paris parce queils n'arrivent pas à avoir le studio de 25 m² euh que pour le coup moi j'ai eu la chance d'avoir quand je faisais mes études. Euh c'est ça fait une différence considérable. Et donc avoir un système qui permet de redonner un petit coup d'accélérateur au moment où la famille s'agrandit. Philosophiquement je suis très favorable à ça. Je l'ai dit à constance de péchie, on a eu l'occasion d'en débattre.
Maintenant, on a une rigueur budgétaire qui nous impose de déjà bien mesurer ce que ça coûterait réellement d'une part, comment on le plafonne, comment on l'encadre parce que pour le coup Constance avait quelque chose de très très élargi, très ouvert en terme de critères euh mais elle était prête à évidemment en discuter. Et deuxièmement, euh est-ce qu'on est capable peut-être de l'expérimenter ?
C'estàd au fond de vérifier que ça relance bien aussi la natalité qui est un des combats du président de la République qui l'a souvent dit he le rarement démographique mais derrière c'est un sujet très sérieux et si effectivement vous avez des familles aujourd'hui qui renoncent à faire un enfant de plus donc un projet de vie un projet de société parce que ils se disent je vais pas avoir de quoi loger enfin une chambre en plus pour mes enfants. Là on se dit c'est pas qu'un choix budgétaire c'est un choix de société.
Est-ce qu'on veut c'est ça la crise du est-ce qu'on veut être dans un pays qui qui fait que des familles renoncent à mettre au monde des enfants euh ce qui est quand même enfin vous l'avez dit vous êtes papa aussi un des plus beaux cadeaux que la vie nous offrire enf en tout cas moi c'est comme ça que je l'ai vécu parce que on n pas on n pas la possibilité d'acheter la pièce en plus moi c'est moi c'est quelque chose qui me va pas vous me demandiez si je soutiens les propriétaires. Oui, je soutiens les propriétaires et je soutiens le fait que les familles doivent pouvoir être propriétaires accident. Mais là, c'est plus une question là de de finance potentiellement.
Bah, c'est déjà une une question de capacité à évaluer. Il faut faire des études d'impact. On est des gens sérieux. On ça on le fait pas juste sur une intuition. Donc, j'ai dit à Constance de Péich, on allait regarder ça plus profondément. Et ensuite, est-ce que là dans la période actuelle, on a les peut-être 600 millions euh à mettre sur la table ? Je je peux pas le dire. entre le vot budget voté début de 2026 pour l'année en cours et ce qu'on a là, on a déjà dû économiser 6 milliards. C'est qu'on entre le budget qu'on a démarré voté et là tous les ministres ont trouvé des économies pour l'équivalence.
Mais d'ailleurs ce qui fait une bonne transition sur ces histoires de de passionermique là peut-être juste avant quand même parce qu'on a parlé du prê au zéro, c'est très important, il y a le prêt écho aussi, le PTZ qui est accompagne la transition écologie et puis un un sujet, je sais pas si vous aviez prévu d'en parler mais le bail réel solidaire, le BRS qui est un vrai sujet parce que comme on on vient découper finalement le bâtiment et le foncier, le sol, ça permet de faciliter aussi de l'accession à la propriété.
Alors, vous devenez copropriétaire avec vos voisins et avec une entité publique qui détient le sol, mais c'est pas grave parce que vous avez acheté votre appartement beaucoup moins cher. Exactement. Sur sur le papier là, c'est quasiment magique comme disposivement ça donne des résultats hyper intéressants. Mais à Paris, de ce que j'ai vu, à Paris, il y en a eu que 300 des dossiers pour des ba solidaires. C'est c'est très très peu quoi. Bah c'est c'est pas beaucoup. Après le foncier à Paris est quand même peut-être en effet. Ouais. Mais mais ça fait partie des pistes qu'il faut qu'on on regarde et notamment quand on parle d'accession à la propriété au fond c'est hyper intéressant.
Euh vous avez l'ancien ministre euh du logement qui m'a précédé qui s'appelait Julien de Normandie euh qui qui porte aujourd'hui euh des innovations aussi euh dans ces sujet-là où par exemple vous achetez votre maison, mais ça ça pourrait être vrai, je pense d'un appartement où vous allez être en copropriété avec d'autres structures. Donc au fond, plutôt qu'être emprunteur à la banque et ce qui est pas toujours simple pour être solvable et je suis propriétaire de plein de droit de mon ma maison, mais je rembourse la banque et si jamais j'ai un problème, elle me récupère le le logement.
Bah là, vous vous achetez en copropriété avec une entreprise spécialisée à qui vous finalement vous rachetez l'autre moitié de la maison sur plusieurs années. Bah finalement c'est des produits nouveaux, rentables et qui permettent d'accéder à la propriété pour des personnes qui aujourd'hui n'auraient pas la solvabilité face à la banque parce que les critères sont toujours plus. Exactement. Et ça, on va en parler. Je veux vraiment qu'on parle du HTSF.
En effet, euh je reviens sur ce sujet des passion thermiques qui était aussi, je veux dire, un des euh un des bons plans en tout cas qu'on présentait pour les futurs propriétaire en disant c'est l'occasion d'acheter un bien peut-être 10 15 % de toute sa sa valeur, de faire des travaux euh évidemment avec des aides euh là-dessus. Donc vous avez revu aussi finalement les les fameuses règles sur les passions thermiques en prolongeant de 3 à 5 ans. C'est ça. Il y a une première chose qui a été revue, c'est le coefficient lié au radiateur électrique, l'électricité de manière générale qui fait que ça fait sortir un certain nombre de passoirs euh du statut de passoir thermique.
Euh ça a l'air de rien mais ça montre quand même que les critères peuvent être ajustés d'une part. Et deuxièmement, oui, il y a il y a un enjeu de pragmatisme. Vous avez plein de logements qui allent frapper ce qu'on appelle l'indécence énergétique. Et en fait, au moment où on annonce fièrement avec le premier ministre le fait de vouloir relancer la production de 2 millions de logements, de l'autre côté c'est 700000 logements qui étaient concernés et qui risquaient de sortir. Il y a quelque chose qui est incohérent au moment où on vit la pire crise du logement qui soit où le pouvoir d'achat des Français leur permet pas de de se reloger facilement.
Donc on est pragmatique et il y a une première mesure qui est sociale qui consiste à dire bah non, on va laisser les gens accéder à ces logements bien entendu avec une obligation pour le propriétaire de rénover ses logements. 3 ans pour le faire dans l'individuel, 5 ans dans le logement collectif et puis derrière il y a aussi un enjeu économique parce que ça va donner du boulot à nos artisans et à nos entreprises du bâtiment parce que comme on sait que dans les 3 ans bah il y a potentiellement 700000 logements à rénover ou 5 ans si c'est des copros, bon bah ça va donner aussi un appel d'air à notre industrie. Donc c'est c'est très important.
Je je comprends évidemment qu'une partie de l'hémicycle, il y a des parlementaires qui disent "Mais attention, vous êtes en train de faire un recul écologique." Moi, je pense que c'est tout l'inverse parce que on va atteindre l'objectif en ce faisant. Si vous enlevez le droit louer, déjà, vous risquez de passer en mode marchand de sommeil pour certains. Hm hm. D'autre part, vous risquez d'en avoir qui disent "Mais pas de sujet, vous voulez plus que je loue à des familles ? Je vais louer en Airbnb, pas de problème. Euh et aller contrôler le DPE et cetera, c'est pas ça.
Et puis derrière, si vous enlevez un un loyer, vous vous enlevez la solvabilité du propriétaire buer qui peut plus aller voir la banque en disant je vais je voudrais prendre un crédit pour rénover l'appartement travaux. J'ai plus de revenu ou mais j'ai plus de loyer qui venait le financer et ça c'est quand même très compliqué. Et donc on voit d'ailleurs que les familles qui étaient plutôt famille active en emploi encore assez jeunes ont plutôt accéléré les choses et donc on avancé et il reste quand même dans le stock des 700000 beaucoup de logements qui sont la propriété de personnes âgées et aller voir votre banque à 8 ans passés en disant coucou merci de me faire un crédit.
Bah déjà c'est pas simple d'une part. Et deuxièmement euh c'est quoi vos revenus ? Ben, j'ai plus que ma retraite parce que le petit complément de retraite que j'ai avec le loyer, je l'ai plus. La banque, elle tique un peu malheureusement. Ouais, c'est sûr. En tout cas, l'idée c'est que cette personne vende le bien un propriétaire qui veut peut-être en faire quelque chose. Oui, bien sûr. Mais mais c'est pas simple non plus parce que vous avez aussi des personnes âgées qui sont attachées à ce bien qui se disaient qu'elle elle l'aurait pour voilà la retrait. Exactement.
en fait un don juste et et peut-être juste parce que c'est important cette question de la solvabilité notamment des personnes âgées. Euh ça nous fait pousser un projet que qui qui a pas besoin de passer par la loi euh mais qui permettrait de renforcer la capacité des syndiques de copropriété à faire lui l'emprunt pour l'ensemble des copropriétaires pour la rénovation d'un bâtiment. Ça ça peut tout changer parce que la solvabilité elle se calcule plus copropriétaire par copropriétaire et là la personne de 80 85 ans pas simple à financer mais bien sur l'ensemble de la copropriété.
C'est plus sécurisant pour les banques, c'est évidemment plus sécurisant pour la copropriété et en plus ça veut dire que ça rattache le crédit qui sera à remboursé via les charges au l'autre copropriété. Exactement. Ça ça demain demain je vous vois un appartement rénové. Alors certes avec des charges un petit peu plus élevées parce que c'est c'est vous qui allez devenir propriétaire et qui allez rembourser les charges mais au moins les choses sont très lisibles parce que sinon c'est un frein notamment dans les votes de copropriété.
Ah bien sûr exactement je peux pas surtout si j'ai prévu de déménager dans 2 ans et autres je pas signer le ralement simplement quand j'ai 85 ans même si l'espérance de vie progresse tous les jours. Prendre un crédit euh don je verrai jamais la fin du remboursement c'est pas intéressant. Donc il y a il y a des enjeux autour de ça qu'on est en train de travailler pour mieux solvabiliser et après on en parlera peut-être mais sur les banques, il faut faut qu'elle redonne un peu d'oxygène et et solvabiliser beaucoup mieux. Bien sûr. Exactement. Bah ça ça on va en parler juste juste avant sur les passoirs thermiques.
Euh là pour en avoir parlé aussi avec pas mal de personnes qui se sont lancées en tout cas dans la résion énergétique, j'ai l'impression que ma prime Renof c'est devenue une énorme tanée. C'estàd que je vois des dossiers qui ont mis qui ont été quasiment un an pour être instruit pour être traité. Euh et quasiment on arrive à un point où ça décourage les gens de se lancer là-dedans en disant de toute façon j'aurais pas mes aides. Donc ce qui était supposé être le bon plan ou la la bonne idée pour devenir propriétaire, ça ne fonctionnera pas. Euh comment est-ce qu'on peut essayer de résoudre ça ? Ça c'est mon premier point.
Et le deuxième point là aussi de ce que j'entends c'est que l'ambition de rénover le parc elle est très louable mais est-ce qu'en face il y a le budget nécessaire pour pour honorer tout ça ? Le budget oui. Oui. OK. Le budget oui parce que c'est une priorité. Le premier ministre l'a rappelé compris quand il a parlé de son plan d'électrification et donc dans un dans un moment budgétaire hyper 4 milliards de budget annuel il était en baisse. Alors non le budget est pas en baisse. C'estàd qu'en fait vous savez il y a ce qu'on appelle les C2E c'est c'est crédit que payent les entreprises les énergéticiens pour compenser je le dis de manière un peu simpliste, mais la pollution leur consommation.
Euh c'est c'est ce qu'on appelle de l'extrabudgétaire. Donc il y a le budget de l'État qui est voté et puis il y a ses crédits, ces fameux C2 qui peuvent venir financer d'autres choses. Et donc quand on a baissé un petit peu le budget de l'ANA, on l'a compensé par des C2E. Donc le pardon l'ANA agence nationale de la Vita qui gère ma prime Renove et [rires] ma prime adapte. Euh et donc c'est très important de de dire que l'effort financier, il est maintenu complètement alors que on est dans une période où justement par budgétaire et autres. Donc, on maintient l'effort. Ensuite, vous avez évoqué un bilan qui peut être décourageant. Euh, deux points là-dessus.
Premier point, euh oui, il y a un bilan compliqué parce qu'il y a eu ce qu'on a appelé en bon français du stop and go, euh des luttes contre la fraude qui ont amené à un moment donné à dire "Stop, on arrête quelques mois parce queil faut qu'on mette des procédures au carré." vous dire que ça y est, les choses sont très claires. Depuis le 1er janvier, moi j'ai imposé que il y a un passage physique ou digital avec les espaces conseils de manière à avoir des conseillers totalement neutres qui n'ont aucun intérêt économique avec telle ou telle entreprise qui vous accompagne dans votre projet.
Ça rajoute une étape mais ça sécurise tout le monde et c'est très important et en général tout le monde est très très content de ces étapes là. Il y a plus de 800 centres d'espace conseil en France. Certains en plus se déplacent avec des bus, font des permanences près de chez vous, sont joign par téléphone en viso, enfin vraiment c'est c'est très le le territoire est très bien couvert. Ça c'est c'est un point important. Ensuite euh il est vrai que dans certaines zones le temps d'attente est plus long. Typiquement Paris c'est très très long. C'est vrai. On a je crois le taux taux de d'attente qui est le plus long. La file active doit être sur plusieurs mois ce qui est considérable.
Mais au bout du bout, tous les dossiers sont instruits et euh le décaissement se fait. Donc c'est c'est important de le dire. Et il y a pas de dossier qui passe qui passe à l'AS qui OK. Non, sauf à ce qu'il y a eu des fraudes manifestes. Et alors là par contre, vous pouvez avoir des cas de personnes de très bonne foi qui se sont fait avoir par un accompagnateur MA Prime Renove Verroulé et souvent de mèche avec une entreprise qui fait que là pour le coup comme c'est une fraude, on gère les on gère les décaissements, c'est compliqué mais c'est pareil. Ça c'est plutôt derrière nous maintenant puisque on a ces espaces conseils qui vous assurent un contrôle qualité important.
Euh donc c'est vrai que c'est un peu long et cet effet stop and go qu'on a eu ces très précédentes années font qu'en réalité des gens ont continué à essayer de déposer des dossiers donc ça a généré du stock euh sans qu'on les traite forcément et donc il y a un stock important à écouler mais chaque mois qui passe on ça devrait pas décourager les gens ne vous découragez pas ma prime est bien maintenue et on avance là-dessus on a nécessair on a réorienté quand même un petit peu les choses on fait moins de monogeste, on arrête de financer par exemple juste un changement de fenêtre ou juste une isolation des murs.
En revanche, on finance les rénovations d'ampleur parce qu'au fond l'effet levier euh pour le patrimoine global des Français, il est quand il y a une rénovation d'ampleur. Donc ça coûte un petit peu plus cher. Par contre, vous avez ensuite des économies d'énergie qui sont très importantes et significatives à ce moment. Très clair. Je voudrais maintenant qu'on passe sur les questions du HSF du au conseil la sécurité finances financiè demandé si vous alliez développer ou pas. Exactement. Non [rires] parce que c'est écrit ici. Mais euh typiquement quand je parlais avec tous les professionnels qu'on achète préo donc tous les côtés et autres.
Euh évidemment, tous les dispositifs dont on vient de parler font complètement sens, mais j'ai quand même l'impression qu'il y a qu'il existe quelque part, mine de rien, euh des absurdités qui font que des gens qui seraient solvables sur le papier se retrouvent interdit de devenir propriétaire. Euh pour ces règlesl du HSF, je les rappelle, c'est 35 % d'endettement maximum, durée maximale à 25 ans. Et je vous sens juste un cas qu'on a traité récemment. une personne qui a 26 ans, qui gagne 23100 € par an, qui veut acheter à vous en velin pour un appartement à 202000 €. Je vous donne le détail parce que c'est quand même intéressant. Il est capable de mettre 100000 € d'apport aujourd'hui.
Donc il est locataire avant d'acheter. Il rembourse ou il paye un loyer à 890 € par mois, ce qui présente 56 % de ses revenus. S'il devait emprunter euh il y aurait une mensualité de 580 € par mois, ce qui représente 37,8 %. et la banque ne lui accorde pas le prêt quand bien même il a été capable pendant pas mal d'années de rembourser de payer son loyer à hauteur de 56 % de ses revenus. Il a le reste nécessaire, il a la la vie nécessaire pour se permettre ça mais il ne peut pas acheter parce que le le SFSF dit non. C'est c'est c'est quoi exactement le le pouvoir que vous avez là-dessus ? Est-ce que vous êtes conscient ? Je me mets alors parfaitement conscient.
Euh moi je l'ai je l'ai vu euh y compris dans ma famille des gens qui essayaient d'acheter et qui me remontent ce genre de de de Ouais. Donc il peuvent sur papier quoi qui se disent je suis et au fond pour avoir un prêt ce qui ce qui est très injuste c'est que effectivement on prive de l'accès à la propriété des gens qui sont méritants, solvables et courageux et avec il faut le dire une incompréhension parce que une prise de risque assez limitée par la banque. En général elle vous demande des cautions. Donc ce monsieur qui a 100000 € d'apport il y a probablement des gens qui sont prêts à se porter caution pour lui. Donc première grosse sécurité pour la banque.
Deuxièmement, en général, quand il y a une accession de cette nature, on la banque se sécurise sur le bien. Si demain vous êtes en payé, potentiellement il y a des contrats bancaires qui disent "Bah dans ce cas-là, on récupère bien, comme ça, on se rembourse sur le bien." Sacrée sécurité là aussi. Donc évidemment, il faut qu'on puisse donner de la respiration au marché. Et moi je je défends ça.
Je je dois avoir les banques là prochainement euh des premiers contacts que j'ai eu avec les banques, elle nous dit "Mais nous on est d'accord." Bah alors alors et là on en a un peu les dérogations déjà pour passer 35 à 37 c'est 20 % des cas mais bon ça c'est même pas utilisé complètement une problématique c'est les fameuses directives balle européennes vous savez et avec une une pression sur notre système bancaire national qui consiste à dire attention faut pas trop vous exposer et cetera. On a eu il y a pas très longtemps une rencontre de tous les ministres européens du logement et c'est un thème que j'ai mis sur la table. Certains pays ont réagi en disant bah oui, c'est vrai.
En disant qu'à un moment donné, on pouvait pas. C'est vraiment une réunion sur la crise du logement en Europe. C'estàd que tous les pays d'Europe constatent comme nous qu'il y a une crise du logement qui est essentiellement une crise de la production et qui est essentiellement une crise de la production parce qu'il y a une crise des investisseurs. Donc les les les Français soit primo accédent, soit investisseur ont du mal à le faire. Ils ont notamment du mal faire parce qu'ils ont mal parce qu' les bloques. Ouais.
Donc vous voyez que ça nous amène vraiment à cette case-là et pour le coup tout le monde était d'accord pour dire qu'il fallait euh pour répondre à à la crise du logement et produire plus de logements abordables, il fallait qu'on soit capable de ramener les investisseurs autour de la table et les solvabiliser. Donc c'est vrai que c'est c'est quelque chose qu'il faut qu'on travaille à la fois d'un point de vue, j'allais dire diplomatique quand on parle de l'Europe au niveau national pour ce qui est du gouvernement et avec l'intégralité du système bancaire pour donner un peu de souplesse. on passerait de 25 ans à 27 ans déjà. Hop, ça ça va. Exactement. Exactement.
Ne serait-ce que de de prendre en considération le juste le reste à vivre et pas les 35 % d'endêtement. Juste un calcul hein. On estime à 34000 le nombre de ménages qui seraiit solvabilisé donc qui pourraient devenir propriétaire. Les les banques, je les senti sont un peu moins fan de cette idée de calcul du reste à vivre parce qu'elles ont elles ont peur que ce soit plus compliqué à à calculer et que c'est un peu moins stable. Mais pourra tout simplement relever le plafond de 35 à 37 sur le taux d'endettement. Bon bah encore une fois le banquier à la main, c'est qu'il regarde le dossier. C'est pas parce que vous mettez le plafond à 37 pour tout le monde c'est le plafond.
Mais le banquier il est capable de dire on est d'accord. Mais mais c'est quoi vos pouvoir là-dessus ? Enfin, vous avez un pouvoir là-dessus parce que le HSF c'est pas très loin non plus du gouvernement. Non, c'est sûr, on on a exement enfin monsieur Moulin le nouveau gouverneur, il est Donc on va on va le rencontrer très prochainement. Il vient d'être nommé et on va avoir plusieurs sujets avec lui. C'estes pourcentages qu'on vient d'évoquer. Euh ce que j'appelle la banque de la transition écologique aussi, c'est-à-dire un guichet.
onente pas une nouvelle banque mais on crée un guichet pour que toutes les copropriétés de France qui veulent se rénover en matière de transition énergétique et d'isolation puisse avoir un guichet où toutes les autres banques qui existent déjà puissent faire des offres dédiées et spécifiques. Et puis de manière générale ce qu'on évoquait sur la la capacité des des syndiques de copropriétaire à emprunté et et pourquoi c'est important que la B France s'enle parce que il faut qu'elle puisse dire à toutes les banques allez-y c'est sécurisé. Vous rendez compte qu'on est dans un dans un monde où on sait faire du du VEFA de la vente en futur état d'achèvement.
En fait vous achetez sur un bout de papier pour un immeuble qui n'existe pas encore mais on sait pas faire de la vente en futur état de rénovation. Ça c'est c'est notamment la la FNIM qui pousse beaucoup ce sujet-là, vous savez, la Fédération des des gens immobiliers. Euh parce qu'au fond, le bâtiment, il existe déjà, il a déjà une valeur intrinsèque. Exactement. Ouais. Il est très facile avant même d'avoir démarré les travaux de savoir à peu près où on va atterrir en terme de rénovation énergétique.
Et là, comme c'est quelque chose qui est nouveau, c'est très compliqué de mobiliser le secteur bancaire parce que au fond, vous voyez l'idée hein, c'est il y a un terrain vague, j'achète sur plan mais la banque me finance.
Exactement sans savoir ce que ça va être exactement sans savoir si même le projet va vraiment sortir de terre s'il y aura pas des défauts des machins et c par contre dire j'ai un bâtiment il existe déjà je suis propriétaire de l'appartement j'ai pas besoin de permis de construire j'ai juste besoin d'un permis de rénovation et cetera donc les risques de recours sont quand même sacrément limités euh derrière parce que je fais des travaux l'appartement qui valait X aujourd'hui il vaudra Y estant supérieur à X et là on a l'impression de rentrer dans un monde nouveau où et c'est pas faire offense au conseillers bancaires hein Mais c'est pas dans les cases habituelles. Non, je suis d'accord.
Mais même dans les mêmes absurdités. Enfin là, on a aussi pas mal de du courtier qui déplore que sur les crédit des la conso, il y a pas vraiment de réglementation. On peut en accumul en accumuler. Euh et donc qui se retrouve finalement à dépasser les taux d'êtement à cause de ça quand en effet sur les prix immobiliers bah tout de suite bloqué. D'accord. Sécurisé. Donc là je lis un je me battrai là-dessus. Euh sans faire offense, le précédent gouverneur de la Banque de France était pas chaud bouillant sur la banque de la rénovation énergétique par exemple. Bon ben on va voir avec D'accord.
Donc ça peut bouger dans le sens le nouveau gouverneur voir voir s'il est plus ouvert mais effectivement je pense que c'est fondamental au regard de la crise qu'on traverse de poser ces ces sujets sur la table et d'apporter des solutions assez rapidement. Très clair. C'est parmi toutes les mesures là dont on vient de se parler, s'il y en a à la fin de votre votre mandat, s'il y a une chose qui devrait fonctionner ou en tout cas une chose qui vous dit qui vous fait dire là c'est prioritaire, faut que ça marche, ce serait quoi ?
Dans le plan son de relance logement, on va créer des opérations d'intérêt local qui sont la quintessence de ce que j'appelle les Jeux Olympiques du logement, c'est-à-dire un choc de simplification. Donc si au moment où je n'occupe plus ces ces ces fonctions, j'ai réussi à faire passer ça dans la loi, je me dis que ça aura déjà été hyper intéressant par rapport à la au plan de relance logement parce que on est aujourd'hui à une moyenne quand on parle de construire du logement neuf de durer entre 8 et 10 ans.
Quand vous parlez à des constructeurs, à des bâtisseurs, ils vous disent au max du max, quand c'est un chantier compliqué, vous faire de la démolition, euh de la dépollution, que le la le le chantier est hyper contraint, on est sur 2 ans, 2 ans et demi. 2 ans 2 ans et demi sur 10 ans 8 10 ans. Ça veut dire quoi ? C'estd que tout le reste c'est de la paperace, c'est de l'administratif, c'est de la complexité normative, c'est l'État qui parle par 12 voix différentes. Combien de fois j'ai vécu ça ? Vous avez le préfet qui en face vous dit "Oh, c'est vachement bien votre projet.
Allez, je dis blanc." Ah oui, mais vous avez un truc qui s'appelle la Drill qui gère l'habitat qui dit "Non, non, mais c'est rouge là, on n pas le quota de je sais pas quoi." Vous avez la MRAE là qui s'occupe de l'environnement, chacun dans leur rôle. Ils ont raison de dire qui dit "Ah c'est vert, c'est vert, attention. Non non, c'est pas possible." L'architecte des bâtiments de France qui dit "Oh là là, c'est violet, arrêtez." Et et donc en fait même pour un maire, quand vous avez l'État qui vient juger d'un projet, vous savez plus qui dit quoi.
Et donc ça fait partie des des choses où on veut simplifier, faire confiance au couple maire préfet par exemple et et c'est toute la quintessence de ce qu'on propose, c'est-à-dire faire en sorte queon puisse s'identifier dans dans un territoire sur une carte du plan local de l'urbanisme à cet endroit-là. On va faire une opération d'intérêt local comme on a fait les Jeux Olympiques. Le maire propose un projet, le préfet valide l'intérêt général parce que quand même faut pas faire n'importe quoi. Une fois qu'ils ont dit go, vous avez une vignette où on repart quasiment à zéro sur les règles d'urbanisme.
On va vite, on fait efficace, on mutualise les recours et on fait en sorte de gagner des années. Vous rendez compte ? Des années. Et quand on gagne des années sur un projet, on gagne de l'argent. C'està dire que le promoteur, il va garder les terrains moins longtemps, ses lignes de trésorerie vont lui coûter moins cher et donc au final le prix de sortie sera pas le même parce que le promoteur lui ce qui l'intéresse c'est de vendre et aujourd'hui pour vendre vaut mieux baisser un peu les prix. Donc si lui il conserve sa marge, c'est gagnant pour tout le monde. Et donc ça fait partie des choses sur lesquelles on veut avancer.
Je suis conscient aussi qu'on avance de façon équilibrée puisqu'on a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Donc c'est pas le grand soir. Je veux pas non plus vous dire que c'est la grande révolution mais il y a quand même une avancée significative si on arrive à voter ce plan logement et de fait bah ce serait une vraie fierté d'avoir simplifié un peu les choses dans ce pays. Je comprends très bien. Juste pour finir euh quel conseil vous auriez envie de donner à aux personnes qui nous écoutent euh et qui veulent devenir propriétaire ? Je prends juste un un phénomène discute avec Robin Rivaton.
Oui, bien sûr, on travaille beaucoup ensemble et j'ai pris des décrets suite à son rapport notamment sur la RE2020 sur la fameuse les règles de normes et environnemental et il me parlait de ce phénomène qui existe surtout dans d'autres pays qui s'appelle le giming up. Euh donc c'est le giving up. Ah oui. Euh et j'en fais avec un meilleur anglais, le giving up. Non, en tout cas ce phénomène où finalement certains jeunes ménages commencent à renoncer à la propriété en se disant c'est pas pour moi. Ouais. Euh de toute façon, il faut être riche pour être propriétaire. Il y a il y a un tel clivage entre les gens qui ont la chance d'hériter euh et les gens comme moi pour qui c'est plus compliqué.
Euh [grognement] qu'est-ce qu'on a envie de dire à à ces gens qui n'y croient plus en fait, qui se disent "Je me projette plus ?" Moi je comprends qu'il y a une difficulté mais j'ai le sentiment que c'est tellement profond l'envie d'être propriétaire que les gens continuent quand même à le faire et et je je mesure quelque chose que qui est assez nouveau mais au fond il y a des Français qui vont investir mais plus dans notre pays parce que ils trouvent que c'est pas assez rentable. Ils investissent même pas forcément pour eux-mêmes, ils restent locataires mais ils vont être propriétaires. Ça peut être au nord de l'Afrique, au Maghreb, au Maroc par exemple. Ça peut être en Bulgarie.
On a eu un investissement massif des Français en Bulgarie juste avant l'entrée dans l'euro. Voyez, il y a un coût à faire, ils l'ont fait. Donc au fond, cette envie d'investir dans la pierre, elle est encore très présente. C'est juste que charge à nous, gouvernement et aux institutions de donner envie aux français de le faire dans notre pays et si possible d'abord avant tout pour eux-même et notamment la primo accession. Donc, il y a des choses qu'on qu'on met en place pour le faire. On a parlé d'action logement, ces entreprises qui sont groupées pour produire du logement intermédiaire, du logement social, mais aussi qui aident les familles à devenir propriétaires.
Il y a des il y a des prêts qui sont qui accompagnent des familles. Tout ça, ça fait partie des dispositifs qui sont de nature à à aller plus vite. Pour qu'on puisse le faire, il faut qu'on remobilise du foncier. Et la clé, elle est là. C'estd que pour construire à un moment donné, il faut le faire sur du terrain, quoi. C'est concret. C'est on n'est pas sur des actions et il faut du foncier. Alors, il se trouve qu'on a énormément de fonciers disponibles sur ce qu'on appelle des friches urbaines. Alors, friche urbaine, on n'est pas dans un coupe gorge, c'est pas le sujet.
C'est juste qu'on est sur par exemple, vous savez une entrée de ville qui a poussé comme un champignon il y a quelques années. On vous a mis le centre commercial avec je cite pas de marque mais le magasin de bricolage, le magasin de sport, le la grande surface. Ce sont des zones qui sont en train d'être dévitalisé. Aujourd'hui, on a déjà un foncier important. il est disponible, il est déjà imperméabilisé, donc on va pas grignoter sur des terres agricoles ou sur des terres naturelles et vous avez suffisamment de place pour repenser tout un quartier à vivre.
Et moi, je discute avec les propriétaires de ces ces foncières là avec ce qu'on appelle des aménageurs qui sont des des entreprises qui sont pensées pour justement faire de la recomposition urbaine, des urbanistes, des promoteurs, des propriétaires et qui disent en fait on a on a typiquement un exemple où on peut garder l'activité économique simplement au lieu de la mettre là comme ça sur un parking en plein soleil, on la met en pied d'immeuble comme on sait faire dans dans les dans les métropoles. Ce qui fait que l'activité économique est toujours là. Les clients, on vient les rajouter au-dessus à travers des appartements bien pensés.
C'est suffisamment grand pour qu'on mette un squar, une école, le gymnase, les équipements publics et en plus bien souvent il y a déjà les loisirs sur ces activités là. Je pense notamment au cinéma, l'espace culturel et cetera. Donc au fond, on pourrait remobiliser très très fort ces espaces là, redonner du foncier à l'échelle du pays, ce qui permet de relancer de la production. Et mon propos n'est pas dire que tout le monde devra vivre à ces endroits-là, mais à partir du moment où on recrée du logement là, là on pourra devenir au global, ça permet de d'ordonner un souffle les sport.
Donc choc d'offre, c'est la clé, choc de simplification, choc d'investissement, la transition écologique au passage parce qu'on l'a vu là avec la canicule ces derniers jours ou avec une une crise dans le détroit d'ormous qui fait que les factures énergétiques coûtent très cher. Faut pas faut pas renier ça mais on doit le faire avec pragmatisme. Et donc tout ça permet d'accompagner ce que j'appelle aussi le choc de confiance. C'està dire au fond, OK, je vais recommencer à investir. Pour ça, il faut qu'on aille plus loin sur la lutte contre le squat, la lutte contre les impayés.
Mais avec tout ça, ce que j'ai appelé le plan logement qu'on porte avec l'équipe de France du logement, bien, j'espère qu'on réouvrira le parcours résidentiel dans notre pays et surtout qu'on donnera aux français l'envie et le goût d'être propriétaire. Parfait. Benah écoutez, merci infiniment monsieur le ministre pour c explication. Euh si vous avez des commentaires, n'hésitez pas à les mettre. On se fera un plaisir d'y répondre. Des réactions évidemment sur toutes les propositions du ministre. J'espère que cette vidéo vous a plu et à très bientôt pour une prochaine vidéo de sans compromis.