LFI appelle à la censure et à la mobilisation le 10 septembre contre le gouvernement Bayrou
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europein soir weekend 19h 21h Guillaume LRich. Allez, on poursuit Europein soir Weekend avec mes éditorialistes Vincent Rois et Alexandre Malafaille. Ça y est, le temps des vacances est passé pour nos politiques.
Fini la baignade. Retour pour certains aux choses sérieuses ou pas, ça dépend du point de vue qu'on a. Certains politiques sont de retour.
C'est le cas de Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise qui appelle à la censure de François Beirou. Il soutient aussi le mouvement de blocage du 10 septembre prochain. Jean-Luc Mélenchon Ratis large Alexandre Malafaille et prend tout ce qu'il y a à prendre.
A priori la rentrée, le gouvernement. Tiens, il y a Bloc Contou le 10 septembre, Pelmel on ratis large et tout dans le même panier pour pouvoir peut-être recruter et pour pouvoir se faire entendre. Il faut bien exister.
C'est voilà dans le cas de Mélenchon, c'est un grand classique, c'està dire on prend un peu tout et n'importe quoi et on fait du bruit avec et ça marche puisqu'on en parle. Après, très sincèrement, sur le mouvement du 10 septembre, je pense quand même que la présence de LFI de manière massive avec cette espèce de de volonté de se rattacher et d'encourager, ça peut en galvaniser certains, mais ça peut agir comme un repoussoir pour d'autres parce que rappelez-vous he c'est comme avec les gilets jaunes, les gilets jaunes ne voulaient pas de polaris de politisation de leur démarche, de reprise, de récupération ni par les syndicats ni par les partis politiques. Là, si tout d'un coup vous avez un somme de fous furieux, il y en a quelquesuns quand à la France insoumise qui revendiquent le fait d'être avec, de manifester avec et non mais j'assume parfaitement.
Je quand on appelle à tout ce qu'ils appellent au quotidien sur toute une série de sujets où ils son en permanence sur la frontière de de la légalité en particulier sur le domaine de l'antisémitisme, j'ai aucun respect pour eux. Voilà. Et donc ils sont capables à des fins qu'ils vont considérer comme étant électoralistes d'aller voilà on dire on va on va effectivement faire ce que vous évoquez avec Mélenchon qui ratisse large mais ça aura un effet contreproductif et ça peut faire beaucoup de mal à ce mouvement qui pour le coup en revanche sur un point Jean-Luc Mélenchon a raison en effet il y a une colère très profonde et très sourde dans la société et il y a un risque en effet mais c'est pas cette récupération là qui risque à mon avis d'accélérer le processus.
Alors, je vous vois Vincent Roi opiner de la tête comme ça, opiné du chef par rapport à ce que dit Alexandre Malafaille. Dans la tribune dimanche, le leader des insoumis, Jean-Luc Mélenchon et plusieurs responsables aussi de l' FI appellent leur soutien, apporte leur soutien donc à tout bloquer le 10 septembre he bloquons tout ce fameux mouvement et qui appelle à la désobéissance civile. He l'idée c'est vraiment de un petit peu le shutdown à la française hein.
C'est le rêve de LFI de voir un nouveau mouvement des des Giles jaunes. Le programme de monsieur Mélenchon, c'est 1 le chaos. 2 le chaos. 3 le chaos.
Pourquoi ? Pourquoi ? parce que c'est quelqu'un qui connaît très bien la l'histoire de de France, qui connaît très bien l'histoire de la Révolution française et qui a compris que finalement toute l'histoire de la révolution et toute l'histoire française se résumait à un conflit de légitimité.
Je m'explique. Vous avez la légitimité des urnes, la légitimité de l'élection, la légitimité euh de l'assemblée. Euh c'est le serment du jeu de paume.
C'est la légitimité du jeu de paume. Et puis vous avez la légitimité de la rue qui a fonctionné durant la révolution. C'est la légitimité de la Bastille.
Et Mélenchon se réclame de cette légitimité. Donc un le chaos, de le chaos, trois le chao. Et je suis particulièrement d'accord avec ce qu'a dit Alexandre.
C'est-à-dire que récupérer les mouvements, bon effectivement ça peut en galvaniser certains et ça peut jouer un un justement un rôle de repoussoir dans l'autre camp. C'est-à-dire que évidemment Mélenchon a toujours voulu tout récupérer. Le le c'était vrai pour les gilets jaunes, ça a pas marché d'ailleurs, mais a toujours voulu récupérer.
Plus il y a le bazar, plus il y a le chaos, plus selon lui il va en ressortir quelque chose parce que il faut de toute façon faire du bruit, continuer d'exister. Jusqu'à preuve du contraire et jusqu'à plus en plein formé. Jusqu'à maintenant ça n'a pas marché.
Mais dans le cadre de la présidentielle, il a fait des il a fait des très bons scores. C'est pas attention. Donc voilà, il est sur une ligne droite et il est dans son couloir et il n'en sort pas.
Donc Jean-Luc Mélenchon, le milieu récupérateur qui va peut-être faire un bon tir en tout cas à la rentrée. Mélenchon qui prend peut-être ses rêves aussi pour ses réalités. Alexandre Malafaille, il demande que l'Assemblée nationale soit réunie en session extraordinaire.
LFI veut déposer une motion de sonure pour faire tomber le gouvernement. Est-ce que LFI peut être suivi sur ce coupl où c'est VO à ne pas fonctionner ? À court terme, je crois pas.
Je crois que c'est un tout petit peu trop tôt pour envis de faire procéder un tel renversement. la rentrée va se passer, elle va être très compliquée parce qu'en effet bon au-delà des problématiques de mouvements sociaux et et de mobilisation syndicale parce qu' faut pas perdre de vue que le premier septembre les syndicats vont se réunir dans le cadre d'une intersyndicale complète. Donc c'est assez rare, il faut le signaler.
Donc eux aussi par d'une seule voix pour l'instant. Voilà. Voilà.
Exactement. Donc ils vont ils sont peut-être tentés eux aussi de mener un nombre d'action sur un plan de l'immobilisation d'appel à la grève. Donc on va voir comment tout ça va se décanter dans les premiers jours de la de la rentrée.
Mais c'est sans doute pas une bonne nouvelle pour le gouvernement. Et ensuite il y a les il y a l'échéance budgétaire. Je pense qu'à court terme euh personne fera tomber le gouvernement enfin de manière un peu coalisée entre les insoumis, les socialistes, les écologistes. déjà faudrait qu'il se mettent d'accord entre eux et ça ne suffira pas parce que pour faire tomber le gouvernement là encore il faudrait rajouter à ça une autre un autre groupe parlementaire le RN voilà ou d'autres enf après pourquoi pas on peut n'importe quoi mais voilà à ce stade ça le fera pas donc là encore c'est le fameux bruit et la fureur on dit tout on dit n'importe quoi, on occupe l'espace politique on fait le devant de la scène et puis derrière tout le monde court repin suren bientôt 19h40 Vincent Rois c'est ça le bruit et la fuerreur pour au final rien du tout vous y croyez vous à la pour final rien du tout pour un final rien du tout attendez il y a une il y a une colère française Il y a une côte au plus bas de monsieur Bairou pour rien du tout.
On nen sait rien pour l'instant. Attends, voilà. Pour l'instant, attendons de voir parce que écoutez sur sur le budget, monsieur Bairou peut tomber à l'instar des feuilles en automne.
Donc non, le le Rassemblement national n'est pas extrêmement favorable à à monsieur Bairou, c'est le moins qu'on puisse dire. Et les filles, on connaît sa position, on va voir comment ce que disent le le communistes et les socialistes, mais enfin la la partie ne paraît pas jouée et et la place de monsieur Bairou est fort fragile. Alexandre Malafaille.
Ouais, je veux bien rebondir sur un point parce que en fait je pense qu'on rentre maintenant dans ce que certains voient déjà comme la dernière ligne droite, en tout cas le début de la ligne droite de la présidentielle et Jean-Luc Mélenchon veut jouer la partie, il veut il veut jouer la course. Oui, mais en fait il a du point de vue tactique, il a raison de se mobiliser pour dire maintenant je suis euh sur le terrain, j'ai j'ai intérêt à cranter, j'ai intérêt à montrer que je suis là, de d'occuper un sombre de position et de faire en sorte que à gauche, on me voit comme étant le seul qui est capable d'incarner. Parce que c'est vrai qu'aujourd'hui la gauche a un problème un peu un peu de fond.
D'ailleurs, c'est un peu la même difficulté qu'à la droite. Aujourd'hui, c'est qui demain pour porter de manière un peu unique une candidature qui a une chance d'arriver au 2è tour ? Euh aujourd'hui à gauche, je la vois pas trop.
À droite, c'est pas encore très clair. Euh en revanche, Jean-Lucchon plus large et puis en plus il prend la lumière. C'est ça.
Exactement. Et donc et il va se retrouver parce que le ticket de calife au deè tour de la présidentielle, c'est entre 15 et 18 %. Donc il se dit cette espèce d'échéance là, je l'ai déjà vécu, je l'ai déjà eu, je suis capable de renouveler et avec un peu de gens, j'y suis.
Après, il a renquis en face de lui, on verra probablement Jordan Bardella ou Marine Le Pen ou peut-être une surprise. On n'est jamais à l'abri non plus, rien n'est écrit en tout cas, il joue cette échéance là et donc je pense qu'il est rentré dans le voilà c espèce de marathon de fond mais qui l'amène en 2010 27. La présidentielle a déjà commencé Vincent Ro ah ben bien entendu, il s'est trompé de formule Jean-Luc Mélenchon.
Il a crié tout le monde l'a entendu. La République c'est moi. Il s'est trompé.
Il aurait dû dire "La gauche c'est moi." Car aujourd'hui la gauche c'est lui. La gauche c'est lui.
Aujourd'hui la gauche c'est lui. C'est-à-dire que le le vraiment vous voyez une disparition, vous avez vu une disparition du Parti socialiste, sauf dans le tissu des des villes des merdes. Bon mais sur le le qui porte aujourd'hui dans ce pays haut effort les les les valeurs de de gauche, enfin ce qu'elles sont devenues, c'est Jean-Luc Mélenchon. il incarne à lui seul la l'opposition de gauche face à la droite au RN et y compris d'ailleurs au centre le centre avec monsieur Macron, on sait plus trop ce que c'est quoi.
Il y a il y a on sait pas c'est c'est le centre est est est mou. Enfin le on sait pas ce que c'est que le centre. Monsieur Atal qui tire un coup à droite, un coup à gauche.
On on ne sait pas qui s'est rallié d'ailleurs, enfin qui a fait barrage avec et les filles hein, il faut pas l'oublier. Donc tout ça laisser des traces, on ne sait pas ce que c'est que En tous les cas la le personnage influent à gauche, celui qui l'incarne c'est monsieur Mélenchon. Et c'est pour le coup, il a déjà gagné ça.
Alors par rapport à ce gouvernement qui va peut-être chauté à la rentrée pour LFI, on joue en équipe. On faisait tout à l'heure des références, des images au monde footballistique mais voilà vraiment en équipe pour Mathilde Panot, la chef des députés LFI et le coordinateur du parti Manuel Bompard. C'est simple, ce gouvernement est incapable d'entendre raison et préparer la rentrée avec un projet de budget dévastateur.
C'est leur avis. Alexandre Malafille, pour vous aussi le gouvernement n'écoute pas ou alors c'est nous qui ne le comprenons pas ? En tout cas, sil écoute, il écoute pas tout le monde.
Euh c'est c'est déjà ce que vous vont vous dire les partenaires sociaux qui sont pas du tout contents de la façon dont ils ont été traité euh et à nouveau traité par ce nouveau pouvoir puisqueen fait ça fait globalement 8 ans euh qu'avec Emmanuel Macron, ils ont été cornéisés. Bon, François Bayerou est arrivé avec une promesse de faire un peu autrement parce que c'est un peu sa entre guillemets sa pâte ou sa méthode. En tout cas, c'était son intention.
Bon là, visiblement, il y a sur un centre de sujets une espèce d'intention de voilà ou de passer en force ou de provoquer des renégociations notamment sur les questions d'assurance chômage. Donc là, les partenaires sont pas du tout satisfaits de la façon dont ça don dont ça soit. Donc je pense qu'il écoute pas tout le monde.
Après, on est on est dans un là encore, c'est comme avec les questions internationales, on est dans beaucoup de paroles mais concrètement qu'est-ce qui peut sortir de tout ça ? La vraie difficulté pour François Baou, c'est que sur tous les sujets auxquels il s'attaque aujourd'hui, c'est que à un moment ou un autre, il faudra qu'il y ait des textes, il faudra qu'il y ait des lois, voilà, et qu'elle soit votée. Voilà.
Donc je sais pas comment il fera son budget en tout cas par rapport à son ambition de plus de 40 milliards. Sil revoit la voie de l'ure à la baisse parce qu'il aura écouter les uns et les autres, qu'il aura touché les limites du réel et la capacité à remporter le morceau sans avoir une censure, ce sera sans doute effectivement sur une une voilure qui sera largement réduite par rapport au 44 milliards. sur les partenaires sociaux, il va bien voir ce qui va se passer à partir de la rentrée, voir s'il peut maintenir son intention de réformer encore une fois l'assurance chômage d'une d'une manière qui sera perçue par beaucoup comme étant une logique purement économique et pas du tout pour euh lutter contre le chômage.
Le le but le but àoué c'est ça. [Musique]
François Bayrou