Sandrine Rousseau appelle à plus de radicalité écologique
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
On continue à faire la fête là euh comme sur le Titanic, nous ne prenons pas du tout au sérieux la question du réchauffement climatique. Ma nouvelle invitée s'appelle Sandrine Rousseau, inutile de vous la présenter. Avec elle, pas de place pour la langue de bois.
Moi, je pense qu'il faudrait qu'on travaille 4 jours par semaine maximum, sans diminution de salaire. Évidemment, si vous ne cherchez que ça à être réélu à tout prix, alors vous ne faites pas de la bonne politique. Tout le monde est paresseux mais évidemment, c'est la nature humaine.
Je vous rappelle que vous pouvez retrouver le chapitrage de cette vidéo juste en dessous. Je vous souhaite un bon épisode. Bonjour et merci d'être avec nous.
Bonjour Sandrine Rousseau. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
Je rappelle que vous êtes député les écologistes de Paris. Alors, je voulais d'abord parce que vous les connaissez pas forcément vous détailler les règles de nos popoles. Chez nous, on n'est pas trop fan de la langue de bois mais je crois que c'est pas votre c'est c'est pas ça ce que vous préférez non plus.
Ça tombe bien. On naime pas trop la politique politicienne, les histoires d'appareil. Alors là, on est on est en plein dedans.
On préfère parler des propositions, des idées. Vous êtes d'ailleurs là pour un livre qui s'appelle Tunisie à la cause. Voilà, on le voit à l'écran.
Puis moi, de mon côté, je m'engage à vous apporter ce que j'appelle une contradiction respectueuse parce que je trouve que dans les podcasts, des fois podcast politique, on laisse un petit peu trop les gens parler mais toujours pour moi dans le respect de mes invités. Vous si vous voulez nous soutenir, ben le meilleur moyen c'est de vous abonner à nos popoles parce que c'est le modèle économique sur YouTube. D'ailleurs, Sandrine Rousseau, je vois que vous participez beaucoup à des podcasts.
Vous trouvez que ce phénomène J'adore. Mais pourquoi alors ? J'adore le format podcast parce que ça permet de poser des idées nouvelles, ce qui n'est pas possible.
Par exemple, là ce matin, j'ai fait une matinale sur une grande chaîne et une matinale, c'est entre 7 et 10 minutes. Et c'est des questions qui vont très rapidement comme ça. On n pas du tout le temps de développer.
C'est souvent très centré sur des jeux d'appareil, ce que vous disiez sur la petite enfin de la politique la popole quoi, de la petite politique. Ouais. Et dans les podcasts, moi qui essaie de tenir une ligne différente, ça me permet de l'expliquer parce que sinon les gens, ils peuvent pas comprendre par exemple ce que c'est la décroissance en 7 minutes dans une interview de matinale.
Donc j'essaie de faire pas mal de podcasts pour justement développer les idées. Ouais. Et ben, merci encore pour votre confiance.
On commence tout de suite. C'est un rituel chez nos popules par notre première rubrique qui s'appelle "Faisons connaissance". Le but c'est pas de psychologiser la la politique ou de la personnaliser à outrance, mais je pense que beaucoup de personnes pensent vous connaître.
Et ben on va voir si c'est le cas. Sandrine Rousseau, vos dates et lieu de naissance. Le 8 mars 1972 à Maison Alfort dans le Val de Marne.
Mais je crois que vous avez grandi en Charante Maritime plutôt hein à surmer si je suis resté une dizaine d'années à Paris enfin à Maison Alfort et à Charenton et après je suis partie à La Rochelle. Ouais donc enfin mes parents sont partis à La Rochelle. Vos parents plutôt une une enfance adolescence en province dans les territoires comme on dit maintenant.
OK. Profession quelle profession vos parents exercent ou exerçaient ? Ils étaient tous les deux inspecteurs des impôts.
Inspecteurs des impôts. Ils étaient assez engagés je crois politiquement également. s engagé.
Ma mère était une leader syndicale et mon père était maire de la commune à côté de la Rochelle dans laquelle on habitait. Donc engagé à gauche. Ouais.
Vous avez un petit peu baigné ? Ah oui, j'ai baigné dans les débats politiques. C'est comme Obélix, vous savez.
J'ai pas besoin de la potion magique. Je suis nête. Bon, on repas de famille, on refisait un peu le monde.
C'était pas trop écolo, hein. C'était c'était plus socialiste. Socialiste.
Vos diplômes ? Un doctorat d'économie et votre profession actuelle. Alors, je l'ai dit, vous êtes député mais vous avez aussi une profession.
Quelle est-elle ? Je suis enseignante chercheuse au CNRS en économie. Ça vous prend combien de temps le le rôle de député ?
Comment vous arrivez à jongler avec ces deux activités ? Comment ça se passe ? Alors, moi, j'ai arrêté d'être enseignante chercheuse.
Je me suis mise en disponibilité, ça s'appelle et donc je ne fais que député. Là, j'ai plus du tout de cours, j'ai je fais plus du tout de recherche pendant mon mandat de députés. Je reprendrai à la fin du mandat si nécessaire. dans ma vie actuelle, ça me prend tellement de temps que je peux je pourrais pas du tout faire autre chose.
Je sais pas d'ailleurs comment font les gens pour avoir deux activités. C'est un vrai mystère pour moi. Vous pensez que c'est quand même important d'avoir un travail, d'avoir une formation ?
J'important pourquoi très important ? C'est très important parce que bah déjà on a connu le monde du travail même si on l'a connu à des endroits différents et puis ça permet d'être libre en politique. Moi ça je crois que il y a vraiment quelque chose qui est très fondamental que les gens ne perçoivent pas forcément de l'extérieur qui est que des bons élus à mon avis sont des élus libres de prendre des décisions qui ne sont pas dictées par le fait d'être réélu à tout prix.
Et ça c'est très très important parce que si vous ne cherchez que ça à être réélu à tout prix, alors vous ne faites pas de la bonne politique. Et la politique ça demande du courage et ça demande aussi le courage et de prendre le risque de ne pas être élu. Et ça c'est je pense que c'est fondamental et et je crois que c'est pas complètement perçu dans l'opinion publique mais pour moi ça fait vraiment la différence.
Entendu. Vous avez le temps pour des passions ? Bah assez peu mais j'essaye.
Lesquels alors par exemple ? Bah je lis énormément. Depuis que je vis à Paris, la nature me manque d'une manière assez cruciale parce qu'il y a des espaces de nature mais c'est quand même pas la nature.
Voilà. Et puis après bah j'aime les amis, j'aime mes enfants, j'aime ma famille voilà et j'ai beaucoup moins le temps de les voir qu'avant quoi. Votre partie, alors je l'ai dit les écologistes mais je lisais dans votre livre "Tu nuis à la cause." Vous critiquez les parties dans un un des passages de ce livre, pas assciers de société civile, des réflexes identitaires, je vous cite hein.
Ils étouffent les volontés militantes subversives, mais vous dites quand même qu'en gros on peut pas faire sans. Quelle vision vous avez des partis politiques et de leur rôle ? C'est vraiment difficile parce que les partis politiques sont des lieux de de pouvoir en réalité et ils reproduisent toutes les oppressions qui peut y avoir dans la société.
Alors, ils les reproduisent peut-être avec un peu moins d'ampleur, ça je veux bien le croire, mais ils les reproduisent. Et euh j'ai surtout le sentiment que il y a des gens dans chaque partie qui préfèrent la maîtrise de l'appareil, c'estàdire de la structure du parti, plutôt que le débat d'idée, plutôt que de se laisser déborder, plutôt que de se laisser même mettre hors d'une zone de confort, être confronté. Et en fait, je trouve que ça tue un peu le débat d'idée, mais surtout ça fait fuir des militants qui arrivent avec et des militantes qui arrivent avec des idées nouvelles qui sont pas forcément encore digéré par le parti parce que pas travailler en interne et cetera et qui sont considérés comme bah dérangeant, un ordre établi et qui donc très vite sont poussés vers les marges du parti et finissent par partir.
Et en fait, c'est moi ça me dérange beaucoup ce fonctionnement. Après, je ce que je dis aussi, c'est que aujourd'hui dans l'état de ma réflexion, je n'ai pas trouvé de meilleures solutions que les parties. C'estàd qu'en fait dans la 5e République, telle qu'elle est conçue, il me semble que les parties sont indispensables.
Mais il y aurait vraiment une révolution à faire à l'intérieur des partis et j'espère qu'à gauche, en tous les cas, on la fera parce que ça permettrait de faire rentrer des gens, bah des gens par exemple au RSA, des gens pauvres, des gens qui sont des militants de toutes les causes, qui n'ont pas les codes politiques forcément. qui savent pas euh exactement par les stratégies politiques comme les professionnels de la politique en parlent, mais qui donnerait vraiment un une espèce de ferment d'idées, un terreau d'idées qui bousculerait les les les rapports hiérarchiques dans les parties et ce serait absolument indispensable. En fait, tout ça est valable pour les écologistes aussi.
D'accord. Entendu. Les élections, vos enjeux à venir, je pense à la présidentielle, vous vous en êtes où là-dessus ?
Moi ce que je voudrais c'est une seule candidature à gauche. Je pense que les municipales euh vont quand même bousculer l'idée queon on peut faire sans être uni ensemble, sans être euh vraiment en alliance. Donc on verra.
J'attends vraiment d'en savoir un peu plus pour euh me prononcer sur ce qui va se passer. Je vous ai vu quand même surprise, vous le disiez sur un autre podcast que je ne vais pas citer, par l'annonce de la candidature de Marine Tondelier parce qu'il y a quand même un processus au sein des écologistes. C'est ça que vous vous disiez comme ça.
Oui. Bah c'est un lieu de pouvoir. Elle a pris le pouvoir et elle elle et elle elle l'exerce et pour moi elle elle le pousse au bout.
Enfin vraiment elle pousse aux limites de son pouvoir et donc là elle se déclare candidate. Moi je pense que c'était pas le bon moment. Je pense que c'était pas la bonne manière de faire.
Après voilà c'est tout. On verra on verra. Je peux pas en dire plus pour l'instant.
Et vraiment ce que je souhaite en tous les cas, c'est que la gauche gagne entendu la gauche et l'écologie. Euh dernière question de fais "aisons connaissance, pourquoi vous avez choisi finalement de vous engager en en politique ?" On a compris que vous avez cette enfance avec des parents très engagés puis un parcours universitaire, un doctorat.
C'est ça qui a fondé parce que on est quand même de nombreux citoyens, je veux pas jouer le le populiste de base, mais à douter de la sincérité de l'engagement de certains. Vous c'est quoi le votre moteur ? Pourquoi vous avez fait ce ?
J'en ai enfin j'en ai vraiment plein mais il y a une chose que on que j'ai dite mais que qui n'est pas forcément très connue, c'est que moi j'avais un grand-père qui était gueule cassée. Donc gueule cassé, vous savez, c'est des gens qui sont blessés à la guerre. Donc là, c'était la guerre 39 40 45 d'une balle allemande qui avait traversé sa joue, son oreille et son œil.
Donc en fait, il avait une partie du visage qui avait été enlevé. Donc il faisait partie de ce qu'on appelle les gueules cassées. Donc il avait véritablement la gueule cassée.
Et il m'a emmenait en vacances alors que j'étais toute chiotte hein, j'avais entre 7 et 10 ans, je dirais. Il m'a emmenait dans un camp de vacances des gueules cassées où on retrouvait tous ses copains gueul cassé et en fait c'était effrayant pour un enfant. Enfin vraiment faut mesurer ce que c'était.
C'était des des visages totalement défigurés, des personnes en souffrance énorme et cetera. Et en fait, moi ça m'a vraiment questionné très jeune sur euh pourquoi ces gens avaient fait la guerre, au nom de quoi, qu'est-ce qui combattait. Et donc en fait cette espèce de réflexion politique autour de des décisions politiques et de leur implication dans les vies humaines, ben je crois que je l'ai toujours eu en tous les cas depuis depuis très petite quoi.
Bah écoutez, entendu ben je pense qu'on vous connaît quand même un peu mieux grâce à cette rubrique faisons connaissance. On avance et on passe aux questions d'actualité. Bon, je vous le disais Sandrine Rousseau, chez Nopo, on n'est pas très fan des histoires d'appareil.
Comment vous pensez que sont perçu ces espèces de tractations d'entre deux tours ? La valeur aussi de la de la parole politique, on pense au PS qui a dit bah non, jamais, il faudra s'aler. Vous pensez que ça a quel effet dans l'opinion publique ?
Moi, je suis très très inquiète là de la de l'effet qu'a eu euh cette période politique d'élection municipale sur l'opinion publique parce que euh moi j'ai le sentiment que on a renforcé l'idée présente déjà dans pas mal de têtes que la parole politique ne valait rien, que ça ne pouvait revenir sur notre parole, qu'on avait pas de ligne, qu'on était qu'on naviguit à vue, qu'on changeait d'avis comme de chemise. Et ça en fait moi ça m'inquiète énormément. Mais moi je alors la seule chose que je puisse dire c'est que je regrette vraiment que il y ait eu un espèce de moment de brouillon comme ça politique parce que je pense que ça nuit à tout le monde.
Après moi ce que je peux vous dire c'est que j'ai tenu ma ligne. C'est une ligne que j'ai toujours tenue que dont je ne déroge absolument pas qui est l'union. L'union l'union et on fait au maximum gagner la gauche pour que la vie des gens changent et c'est tout en fait.
Et à partir de là euh voilà, moi j'ai pas varié d'un Yota ma ligne. Après, je je voilà je regrette vraiment beaucoup euh et je je pense que les gens ne se rendent pas compte de l'effet que ça produit sur les citoyens et citoyennes. On a on a le sentiment que la politique tourne un peu en rond dans un bocal et que c'est assez éloigné finalement de la vie très concrète des gens.
Moi je vous enfin je voudrais quand même rectifier un peu ça pour dire que ce que nous votons par exemple un des sujets sur les municipales c'est le logement c'est le prix des crèches, c'est le prix de la cantine scolaire c'est et tout ça a évidemment des de l'eau par exemple aussi au robinet de sa qualité est-ce qu'on peut boire l'eau du robinet ou pas tout ça a des implications concrètes dans la vie des gens extrêmement importantes en réalité et ben c'est ce qu'on pense aussi chez nos popoles. Donc on y va place à la rubrique les idées qui peuvent changer la France. Sandrine Rousseau, c'est une carte blanche finalement que je vous laisse sur une ou deux idées qui selon vous pourrait profondément transformer notre pays.
Moi, j'aimerais qu'on soit le premier pays à renoncer à la croissance économique. C'est un pays où on se dit que là maintenant il faudrait reprendre un peu du bon sens et et de la sobriété, être modeste, travailler moins, prendre du temps pour soi, arrêter de consommer et de courir après le temps, tout le temps, avoir du temps pour soi, réparer, faire du lien, faire du bien aussi, faire du bien à l'autre, faire du bien et en fait avoir une société comme ça qui ne soit pas sur la performance mais une société qui soit sur la qualité de la vie et euh ça c'est aussi un ensemble de politiques publiques qui pourrait être mis en place par exemple la diminution du temps de travail qui serait vraiment en moi je pense qu'il faudrait qu'on travaille 4 jours par semaine maximum avec les salaires sans diminution de salaires évidemment mais ça par exemple ce serait ça changerait véritablement notre rapport au temp on serait pas en train de courir tout le temps comme on le fait du matin jusqu'au soir pour essayer de trouver quelque chose et on serait le premier pays en Europe et sans doute au monde à expérimenter un pays sans croissance Mais un pays avec du bonheur, avec de la joie, avec vraiment une qualité de vie et moi j'aimerais vraiment qu'on puisse mettre ça en place. Alors vous dites "On serait le premier pays, on fait partie d'un monde et là je vous challenge" comme je disais avec avec respect, on serait pas un peu isolé d'être le premier pays ?
On est on est dans un monde global avec des liens économiques assez tenus les uns avec les autres. Est-ce qu'on serait pas complètement isolé ? Et du coup décroissance peut-être chômage, récession et déclin économique ?
Mais on a été le premier pays sur plein de choses en fait, au nom de quoi on renoncerait à être un pays qui invente un autre modèle économique. On a été un pays qui a fait la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. On a on a été le pays qui avons fait une République, qui avons fait une révolution.
On est le pays qui en fait on est le pays qui a une un système de sécurité sociale unique au monde. Bah on peut bien inventer autre chose. Enfin je dire on va pas attendre que les autres le fassent ou alors sinon personne ne commencera jamais.
Donc c'est ça aussi la fierté française pour moi, c'est d'avoir été à des moments en avance sur son temps, sur certaines choses, en retard aussi sur d'autres, mais en avance sur certaines choses. On a été le pays des lumières, on a été bon et qu'en fait on ne s'encombre pas d'un candiraton, on ne s'encombre pas d'un souci de la concurrence internationale, mais qu'on se dise ben voilà, nous on a cette volonté là, on le fait et puis on voit si ça marche ou si ça marche pas. Mais au moins, on on ne va pas en appuyant sur l'accélérateur dans le mur de l'effondrement climatique, de l'effondrement de la biodiversité, de la crise sociale, du chacun pour soi, de de la la course à la technologie, à la consommation.
Enfin voilà, on dit stop, on arrête et on réfléchit. Et en fait, ça, je pense que ça changerait vraement nos vies. Ouais.
Il y a un axe fort dans votre livre du nu à cause, c'est la radicalité. Oui. Est-ce que même dans ce domaine-là économique, il faut de la radicalité ?
C'est un peu de Ah ben je pense qu'il en faut absolument aujourd'hui là parce que sinon euh on est dans ce que Trump fait, c'est-à-dire un accaparement des ressources par la violence, euh le libéralisme le plus pur, c'est-à-dire "Tu es riches, tant mieux, tes pauvres crèvent". Euh enfin c'est en fait c'est ça, c'est la loi de la jungle, c'est la loi du plus fort. Nous, on a inventé une autre société en France he qui est une société de la protection.
Et moi par exemple, je pense qu'il y a un des parce que vous me disiez qu'est-ce que vous feriez dans les idées qui changeraient la France ? Moi, je voudrais qu'on pose la question par exemple de la réparation. Qu'est-ce que serait que la réparation ?
La réparation de ce qu'on a fait dans les colonies. La réparation donc dans les pays colonisés à l'époque. Qu'est-ce qu'on fait comme réparation à ces peuple-là ?
Qu'est-ce qu'on fait comme réparation aux femmes qui ont subi des violences sexuelles et dont on n jamais entendu le témoignage ? Qu'est-ce qu'on fait en réparation de la nature ? Évidemment, pour moi, pour changer de modèle, il faut aussi qu'on accepte notre responsabilité et nos erreurs, qu'on les regarde en face et qu'on dise "Ben comment on peut réparer les choses qu'on a fait mal ?" Et ensuite, on passe à autre chose.
Voyez, par exemple, on serait pas dans les mêmes rapports avec l'Algérie si on se posait la question objectivement, sans peur, mais avec responsabilité de de ce que ça a été la colonisation en Algérie, de la guerre d'indépendance de l'Algérie, de ce qui on de ce qu'on a fait durant cette guerre. et probablement que ça changerait tout en fait de poser cette question mais ça fait partie des questions qu'on refuse. Quelle serait votre attitude vis-à-vis de l'Algérie justement pour changer les choses ?
Vous dites que c'est pas la bonne attitude. La vôtre serait quoi ? Bah ce serait pas une attitude de domination.
On l'a vu avec Retaillot qui montait le ton contre l'Algérie dans le cadre d'une d'un rapport de force dominateur. Voilà. Je pense qu'il faudrait qu'on pose la question aux représentants de algérien en leur disant "Bon voilà, on a compris les leçons de notre histoire, qu'on avait pas été correct dans cette histoire.
Comment on pourrait faire pour faire est-ce que c'est un des processus des tribunaux de réconciliation de justice et réconciliation comme il y a eu par exemple en en Afrique du Sud euh pour sortir de l'apartide ? Vous vous savez, ils ont fait ça des tribunaux de justice et et réconciliation. Est-ce qu'il faut en passer par là ?
Peut-être aujourd'hui, il y a jamais eu de condamnation pour des tortures en Algérie ou très peu. Il y a il y a jamais eu de véritable regard porté sur ce que nous avons fait là-bas, mais même en terme de prédation des ressources. Voilà, moi je pense que ça par exemple ça ça permettrait de pacifier beaucoup de choses en France. même en France à l'intérieur des frontières françaises entre des descendants de cette histoire que ça soit du côté colonisateur ou colonisé et que ça permettrait de passer à autre chose.
Pour l'instant, on peut pas passer autre chose en fait. On est on est coincé dans cette histoire d'une certaine manière. Vous pensez que la France a encore du mal à regarder certains passages, épisodes de son histoire ?
Vous évoquez dans votre livre Jean-Baptiste Colbert qui est à l'initiative du code noir en en 1685. Une salle porte encore son nom à l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale française, c'est quand même un haut lieu de pouvoir.
C'est un lieu aussi de où il y a des dorures, où on montre aussi la puissance de la France, enfin la force de la France. Et la salle un peu de prestige dans cette Assemblée nationale, elle s'appelle la salle Colbert. Colbert, c'est celui qui a fait le code noir, qui a cantonner les personnes noires à une sous-citoyenneté et ce code noir a permis une forme de légalisation de l'esclavage.
Donc en fait au nom de quoi dans la société française telle qu'on la connaît aujourd'hui, la salle de prestige de l'Assemblée nationale porte ce nom-là. Enfin, ça pose une vraie question. C'estd comment on perçoit l'histoire française ?
Qu'est-ce qu'on a ? Parce que ça c'est du patrimoine. Enfin ça c'est un choix politique qui est fait.
C'estàd que on fait le choix politique de dire que pour nous un des visages les plus important, une des figures les plus importantes de la politique française, ça a été celui qui a fait le code noir. Bah je sais pas ça interroge quand même. Ça soulève des débats hein.
Il y a quand on on parle du mémoriel comme ça et de de déboulonner finalement des statues. On sait qu'il y a des levées de bouclier. En tout cas c'est votre avis et c'est à vous de de juger vous qui nous regardez.
Bah en tout cas merci pour ces idées qui peuvent changer la France. Notre prochaine rubrique Sandrine Rousseau s'appelle le monopole du cœur. Alors le monopole du cœur c'est un sujet qui vous tient à cœur en tant que femme pas en tant que femme politique mais très personnellement même si les deux sont imbriqués.
Mais ça serait lequel pour vous ? Moi, j'aimerais vraiment qu'on considère les animaux comme des êtres doués d'une sensibilité, d'une sentiance. tous les animaux, pas juste nos animaux domestiques, c'est dire pas juste nos chiens, nos chats, mais aussi euh les poulets qu'on met dans des dans des hangars, mais aussi les sangliers ou les sers qu'on va chasser le dimanche, c'estàd euh comment on perçoit les autres animaux, mais aussi même des araignées qui sont chez nous par exemple, c'est quel rapport on met aux animaux et est-ce que on peut continuer si on se dit que des cochons alors les cochons en plus on les utilise parce que ils ont un organisme qui est proche de celui des humains.
Donc on les utilise dans l'industrie pharmaceutique pour faire des tests sur eux. Mais par contre donc ils ont un ils ont une constitution proche de celle des humains, mais par contre on les enferme dans des fermes à cochons. Euh et on se dit pas que ils ont euh aussi des émotions qui sont proches de celles des humains.
On se dit pas que ils ont une souffrance qui est proche de celle des humains et on et ça finit en barquet plastique avec des tranches de jambon et marqué offre spéciale dessus. En fait, c'est ça. Moi ça me choque énormément ça par exemple.
Et donc je me dis euh euh avoir du cœur aujourd'hui et avoir de l'empathie, c'est aussi penser notre rapport aux animaux de manière très différente. Je veux pas vous caricaturer, ça veut pas dire qu'on doit tous devenir végétarien. C'est pas ça que vous appelez.
Non, mais ça veut dire quand même s'interroger sur une consommation très excessive de viande qui non seulement nuit à la planète, mais aussi considère des animaux comme des produits de consommation. C'est pas des produits de consommation, ce sont des êtres vivants. Enfin, on a on a prouvé, les chercheurs ont prouvé que ils ils faisaient des deuils, queils avaient des amis, que il ils étaient même capables de se faire la guerre, qu'ils avaient des outils, qu'ils avaient une culture.
Enfin, je veux dire maintenant aujourd'hui bien malin qui sait dire la différence entre les humains et les animaux. Pendant longtemps, on a estimé que les espèces humaines étaient très différentes des animaux. Aujourd'hui, il faudrait considérer que nous sommes des animaux comme les autres.
Mais ça ça voudrait dire que on regarde les animaux aussi comme ben des proches et non pas et non pas comme des outils de la production. Et ça c'est c'est ce serait une révolution pour le coup. Même si Sandrine de Rousseau, il y a quand même des évolutions dans ce domaine.
Vous en parlez grâce notamment à L214 qui a quand même ouvert les consciences. Vous dites encore une fois la radicalité et c'est votre thèse a permis des des avancées dans le le bien-être animal. Oui, la L214 est une est une association qui a, vous savez, c'est elle qui a mis des caméras cachées dans les abattoir ou dans les élevages intensifs et qui a montré dans quelles conditions de saleté, de promiscuité étaient élevés les animaux. ces vidéos dont on a dit enfin que le pire c'est on disait que ça nuisait à la cause et cetera ont été extrêmement utiles pour que les gens au-delà du marketing de d'un emballage de viande voit la réalité de ce qu'il y avait derrière ça et et c'est en ça que ce livre tu nuies à la cause #w c'est aussi interroger tout ça c'estàd de dire est-ce qu'on est sûr que L214 nu à la cause moi je pense pas je pense qu'au contraire elle sert la cause.
Est-ce que les féministes radical les salones nuisent à la cause ? Moi je pense pas. Je pense qu'au contraire, elles permettent d'éveiller les consciences sur ce que sont les violence sexuelles.
Est-ce que moi je sais pas des les militants anticolonisation qui interrogent les statuts qui peut y avoir dans les territoires ultramarins et qui sont pour une part issue de la période esclavagiste ou ou de colonisation. Bah est-ce qu'ils desservent la cause ou est-ce qu'au contraire ils éveillent les consciences ? Et en fait, il faut changer de regard là-dessus parce que quand on dit tu nuis à la cause, c'est qu' on veut pas entendre.
En fait, votre th que la fenêtre d'Overton, c'est-à-dire ce moment où des idées sont acceptables dans le débat public, elle est mouvante, donc elle bouge et à un moment bah on se dit que les idées qui étaient finalement choquantes à un moment, bah sont vous parlez des suffragettes effectivement qui ont milité pour le droit de vote. Bah à un moment le droit de vote des femmes, c'est vrai que ça paraît complètement euh quelque chose d'acquis et on se dit que à leur époque les suffraettes en 1913, je crois que vous abordez c'estes les les les tortures qu'elles ont subi en Angleterre notamment et ça paraît quand même assez incroyable. Mais les suffragettes, elles nuisaient à fond à leur cause.
Les suffragettes, elles étaient considérées comme des féministes radicales, insupportables. À la fin, elles demandaient juste le droit de vote. Elles ont été torturées.
Il y en a qui sont mortes dans leur combat. C'est un combat d'une violence inouie l'histoire des suffragettes. Et à la fin, bah aujourd'hui, tout le monde s'accorde à dire "Ben, heureusement qu'elles étaient là." Mais comme on pourrait dire la même chose des militants d'actup dans la lutte contre le sida, je ils ont ils ont fait des des actions coup de point, des actions éclatantes comme mettre un un préservatif sur l'obélisque, mettre des des versets du sang ou du faux sang dans des laboratoires pharmaceutiques.
À l'époque, on trouvait ça ultra choquant. À la fin, il demandait juste à avoir des médicaments pour soigner le sida. Enfin, on se rend compte un peu et donc moi, j'interroge cette phrase, "Tu nuis à la cause parce que je dis mais qu'est-ce qui nuit ?" En fait, dans le cas des suffragettes, est-ce que c'est pas les conservateur qui voulaient pas donner le droit de vote qui nuisent infiné à l'apparition du sida, est-ce que c'est vraiment les militants qui avaient le sida qui nuisaient ou est-ce que c'était ceux qui voulaient se faire du profit en retenant les médicaments et les brevets ?
Voyez, enfin je tu nuis à la cause c'est quelque chose qui est très variable selon l'époque à laquelle on regarde la phrase quoi. Et c'est ça alors parce qu'on se dit souvent oh tu as vu la dernière sortie de Sandrine Rousseau. C'est ça votre crédau c'est-à-dire peut-être un moment choqué, bousculé un petit peu.
On pense à beaucoup de vos sorties, je pense la virilité, le barbecue, on va pas toutes les énumérer mais de choquer un petit peu et de se dire que à un moment c'est une idée qui sera acceptable dans le débat public. Si je prends l'exemple du barbecue, euh vo j'ai subi beaucoup de violence là-dessus, mais euh je pense que ça a ouvert un débat alors qui va sans doute avoir longtemps à s'installer, mais ça a ouvert un débat de qu'est-ce que la consommation de viande en fait, quand est-ce qu'on en mange ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
Euh est-ce que les hommes mangent plus de viande que les femmes ? Est-ce qu'il y a une consommation genrée ? Et voilà.
Et c'est moi c'est ça mon but, c'est qu'en fait la politique c'est aussi changer enfin c'est un débat d'idée. Donc il faut qu'on gagne du terrain politique en gagnant une bataille culturelle. Donc vous gagnez pas une bataille culturelle en disant "Pardon s'il vous plaît, excusez-moi de tenir ce propos là." Voilà.
Et à un moment donné bah oui, il faut diminuer sa consommation de viande de 80 %. Bah donc il faut s'interroger sur qui mange de la viande. Voilà.
Euh je vous propose de passer sans aidroussois à notre prochaine rubrique qui est un petit jeu. Vous allez voir, ça s'appelle le carnet de notes. Alors cette rubrique, elle fonctionne plutôt bien avec vous.
Vous êtes professeur donc on essaie de pas trop réfléchir à mettre la note sur 10 et je vous permettrai à la fin de de revenir plus longuement sur une des propositions que vous souhaitez. Alors c'est parti sur 10, le niveau de sécurité aujourd'hui en France. Et ben je vais choquer mais 8 8/ 10.
Ouais je vais choquer mais j'y reviendrai. OK. sur 10 l'indépendance et le pluralisme des médias dans les médias aujourd'hui en France.
Euh 4/ 10 sur 10, la prise en charge des violences sexuelles et sexistes aujourd'hui en France 2 sur 10 la qualité de l'action de la police aujourd'hui en France 6 sur 10 la nécessité de créer un délit de non participation au tâches domestique aujourd'hui en France vous l'évoquez votre lieu 10 10 sur 10 les réponses apportées à l'immigration illégale aujourd'hui en France euh je suis là-dessus euh parce qu'en fait c'est pas bon mais c'est pas bon pour d'autres raisons que celles auxquelles on pense. Je vais mettre deux et peut-être que j'y reviendrai aussi. Et on peut y revenir sur deux propositions.
Sur 10, les chances que la guerre en Iran s'arrête dans les prochains jours. Zéro. Sur 10, les chances que le RN remporte la présidentielle en 2027. 5 c'est ouvert sur 10.
Le niveau de walkisme aujourd'hui en France. Ouais, je pense qu'il est très élevé. 9.
Ah ! Et enfin sur 10, les chances que vous organisiez ou participiez à un barbecue cet été. Mais 10/ 10 parce que les on fait des barbecue et moi je mettrai mes aubergines dessus.
Vous êtes végétarienne si je ne m'abuse. Ouais, tout à fait. Vous voulez revenir sur quelle proposition ou sur lesquelles ?
Allez, vous êtes une invitée un petit peu exceptionnelle. Je vous donne Bah la première c'était laquelle là ? Euh le niveau de sécurité aujourd'hui en France.
Oui, le niveau de sécurité en France. J'ai mis 8/ 10 parce que on a l'impression qu'on est en insécurité et évidemment qu'il y a un sentiment d'insécurité mais la réalité c'est que si vous regardez dans l'histoire longue de la France, on a un niveau de sécurité dans la vie d'une manière générale qui est beaucoup plus élevé qu'on l'a dans d'autres pays ou qu'on ne l'a eu dans le passé. C'estàd qu'on a par exemple sur les accidents de la vie parce que la sécurité, vous m'avez pas dit que c'était la délinquence forcément hein, la sécurité d'une manière Ouais, mais vous tombez malade en France et bien vous avez une sécurité sociale qui vous permet de payer vos votre médecin.
Aux États-Unis, si vous tombez malade, vous pouvez devoir retourner chez vos parents parce que vous vous n'avez pas l'argent pour vous êtes obligé de vendre votre maison, par exemple. Euh il y a des assurances pour à peu près tout. Il y a des assurances chômage.
Il y a et même sur la délinquence pure, si on regarde en fait, on a on est à une époque où les crimes et délit sont bien plus faibles que qu'on a eu dans d'autres époques et où même les risques sur notre intégrité physique sont bien plus faibles qu'on en a eu à d'autres époques. Alors évidemment, il y a bien des marges de manœuvre encore à à pousser et sur les violences faites aux femmes, c'est énorme. Mais je veux dire, il faut pas non plus rentrer trop facilement en disant non mais on en insécurité partout parce que ça n'est pas vrai.
En fait, on est un pays qui avons une vraie culture de la sécurité pour le coup. Comment vous expliquez sans que ça prenne autant de place ce thème de l'insécurité ? Alors ça dépend quelle chaîne on regarde ou quel quel médias on consulte mais il y a quand même un vrai c'est un vrai sujet de préoccupation des Français.
Comment vous l'expliquez quand même si on en reste alors vraiment pour reprendre vos critères à la à la délinquence ? Je pense que il y a une volonté politique d'instrumentaliser ça déjà et de dire "Vous êtes en insécurité partout, du coup les gens ils restent enfermés chez eux puis regardent ses news et donc c'est facile quoi. Ils regardent des chaînes qui ont un projet politique mais on se trompe sur les questions d'insécurité.
C'estàd que on a l'impression que l'essentiel de notre insécurité elle est dans la rue par exemple. Alors qu'en fait aujourd'hui objectivement, si vous regardez les risques auxquels vous êtes confrontés, l'essentiel de l'insécurité, il est par exemple sur notre avenir et le réchauffement climatique. Ça c'est un énorme sujet d'insécurité.
On a un biais et un prisme dans la manière dont on appréhende notre sécurité euh et ce que c'est en fait ce que ça veut dire le terme de sécurité, qu'on ne l'apprenne pas dans son acception globale quoi. La sécurité sociale, la sécurité sociale. Oui.
Puis que du coup on n'en sorte pas aussi avec un peu de fierté d'avoir réussi à faire tout ça parce que par exemple la sécurité sociale c'est une décision collective. spécifique sur la France, ça fait partie de ces choses qui marquent l'identité française. Donc on devrait être fier par exemple de ça.
Ça c'est vraiment ça ça c'est un facteur de sécurité énorme hein de savoir que même si vous êtes malade vos médicaments vont être remboursés. Évidemment, ils le sont moins qu'ils l'ont été, mais enfin quand même, ils le sont largement, que vous allez avoir une indemnité euh journalière euh même si vous ne travailler pas que vous enfin c'est on se rend pas compte mais aux États-Unis tomber malade ça peut vouloir dire tomber dans la très grande pauvreté quoi. Même s'il y a ce système d'assurance privée aux États-Unis qui fait que si vous avez un travail, bon vous cotisez fort mais mais qui est très inégalitaire pour le coup qui est très inégalitaire et vraiment des gens qui se retrouvent surendettés parce qu'ils ont un cancer ou qui doivent renoncer à des soins.
Il y en a énormément chez nous renoncer à des soins pour une question économique c'est quand même beaucoup plus rare. Vous aviez une deuxième proposition, vous m'avez dit tiens celle-là j'aimerais bien y revenir aussi. Non, les réponses apportées à l'immigration illégale je crois à moment.
Oui, c'est ça. Mais je pense que tout le monde s'attendait à ce que je parle des OQTF et cetera. Pour moi, la réponse euh qu'on doit avoir à l'immigration illégale, c'est d'abord de d'assurer euh un traitement digne et respectueux des personnes.
C'estàd que moi je trouve qu'en France, vous arrivez en tant qu'immigré illégal et bien vous tombez dans vraiment vous dormez à la rue, vous tombez dans une précarité et en fait les personnes qui fuient leur pays, elles peuvent fuir leur pays pour miler une raison. Mais il faut bien comprendre que fuir un pays, c'est pas enfin c'est pas juste aller chercher du pain en fait. fuir un pays, c'est quitter tous ses amis, quitter ses amours, quitter ses proches, quitter aussi une cuisine, quitter des odeurs, quitter une organisation et donc en fait dans laquelle vous avez grandi.
Donc en fait c'est vraiment un voyage euh dur, difficile qui vous qui rond avec toutes vos racines. C'est une décision extrêmement lourde à prendre. Donc euh quand ils arrivent et queles que soient les raisons pour lesquelles ils sont partis de chez eux euh le on ne peut pas les traiter euh pire que nos animaux domestique.
C'estàd c'est pas possible. Ça reste des humains qui ont pris une décision. On peut être d'accord ou pas avec leur décision.
Ça c'est encore un autre débat. Mais je veux dire, on oublie que derrière la figure de ce qu'on appelle les immigrés illégaux, bah il y a des humains et qu' a des humains qui ont pris des décisions difficiles dans leur vie, qui vivent des choses très difficiles parce que la traversée de la Méditerranée, des pays comme la Libye et cetera sont des expériences humaines atroces pour la plupart et donc en fait, on ne peut pas les traiter comme bah comme des sous-humains mais comme des Ouais. de la merde.
J'ai pas d'autres mots hein, c'est pas possible. Et c'est ça, enfin vraiment c'est quelque chose qui me choque énormément au-delà de au-delà du débat sur est-ce qu'on peut les accueillir ou pas les accueillir mais qu'au moins on les traite en humain avec des droits et des devoirs. C'est ce que j'allais vous dire une fois qu'effectivement on s'entend là-dessus.
Vous êtes quand même d'accord de j'allais dire de mettre des des limites, des obstacles à cette immigration illégale. C'est pas quelque chose qui est tabou pour vous. Ah ben de toute façon, il faut bien qu'on arrive à à gérer ça.
C'est parce qu'en plus avec le réchauffement climatique, il va y avoir de plus en plus de de ces migration. Mais on on ne peut pas le gérer juste en mettant des barbelés sur nos frontières. C'estàd qu'il va falloir le gérer autrement et il faut que déjà que donner envie aux gens de rester chez eux.
C'estàd que s'interroger sur les raisons pour lesquelles ils partent. Et puis ensuite enfin moi je pense que un un des plus gros une des plus grosses erreurs politiques qu'on a fait là-dessus, c'est de complexifier l'accès au droit en France parce que plus vous complexifiez l'accès au droit en France, plus vous empêchez le retour dans le pays. C'estàd qu'en fait à partir du moment où on a commencé à mettre des barrières, à mettre des barrières administratives, physiques et cetera, on s'est aperçu que l'immigration qui avant était des choses qui les gens arrivaient puis repartaient.
Enfin, il y avait une espèce de de perméabilité comme ça et c'était pas des installations forcément durables. Certains oui mais pas d'autres. Et et en fait là c'est tellement dur d'avoir le moindre papier que bah une fois que vous l'avez vous repartez plus du tout.
Et peut-être que c'est très bien mais peut-être aussi qu'il y a des gens qui aimeraient repartir et qu'en fait on les empêche aussi de faire ça. Donc voilà, moi je pense qu'on on est dans l'idéologie sur l'immigration. On n'est pas ni dans le respect des humains, ni dans une forme de hauteur dans le débat qui est de dire ben est-ce que ce qu'on croit être des mesures de sécurité et d'autorité ne sont pas contre-productives en regard même des objectifs qu'on se donne ?
Donc prenons par exemple l'angloféministe des femmes qui arrivent comme ça qui sont dans un impensé administratif dans un ambroglio administratif dont le conjoint est violent. Elles ne peuvent pas partir, elles sont obligées de subir les violences devant les enfants et cetera. Donc ça crée des traumatismes sur plusieurs générations.
C'est c'est vraiment un problème. Et puis après, je rappelle que les personnes immigrées travaillent la plupart du temps et que en plus ils travaillent souvent dans des conditions bien moins bonnes que les Français. Moi, mais on peut parler évidemment des travaux les plus difficiles dans le BTP, dans le soin, dans l'aide aux personnes.
On peut ou dans le ménage ou le gardiennage, mais on peut aussi parler des médecins. Je dire les médecins étrangers aujourd'hui en France ont des conditions de rémunération, des conditions de garde qui sont bien moins bonnes que les médecins français. pour il rendent le même service.
Donc je veux dire on peut pas juste avoir un discours sur l'immigration sans regarder aussi toute la complexité de cette question et des personnes et des parcours des personnes qui qui sont immigrées. Et ben c'est entendu sur ce pointl je vous propose sans rousseau de passer à notre prochaine rubrique qui s'appelle la vérité inconfortable. Quelle vérité inconfortable nos élus devraient nous dire à nous français adultes françaises et français ?
Il y en a une qui vous vient ? Il y a plein de choses qui me vient mais déjà je enfin on peut se dire que par exemple la transition écologique la transformation écologique ça va être de la contrainte. Enfin je veux dire moi je vais pas vendre que du rêve.
Oui ça va être assez désagréable sur certains aspects. C'est évident mais on peut vous par exemple il va falloir diminuer nos émissions de CO2, changer notre comportement alimentaire, moins prendre l'avion. Enfin, tout ça c'est de la contrainte.
Donc évidemment moins de voiture, moins d'avion, moins de trucs. Évidemment, c'est de la contrainte. Alors, on peut aussi chercher des espaces de liberté mais je dire il y a de la contrainte dans la transformation.
Mais moi, je voudrais aborder aussi un autre sujet euh qui est que sont les indemnités d'élus parce que ça, moi j'entends beaucoup et j'ai moi-même été autour d'une de polémique sur les indemnités de députés. Moi, je je voudrais juste dire que ces indemnités d'élélu sont absolument indispensables et je voudrais le poser parce que c'est quelque chose qui n'est jamais dit. C'estàd que il y a une forme de populisme aussi qui dit qu'on va les supprimer ou qu'on va les diminuer et cetera.
Les indemnités d'élus, ça permet aussi de lutter contre la corruption des élus. Par exemple, dans les pays où les indemnités d'élus sont faibles, et bien les élus sont tentés de d'aller chercher d'autres sources d'argent et donc de passer des contrats plus ou moins illicites avec des lobby et donc c'est de la corruption. Et donc on n pas un état de droit, on n pas une démocratie indépendante de de la corruption.
Alors, ça veut pas dire qu'il en existe pas en France, mais quand même c'est le niveau d'indemnité permet aussi de lutter contre la corruption. Et puis c'est une manière aussi pour les élus de ne pas avoir d'activité autre, c'estàd de ne pas avoir un autre métier à faire à côté. Ce qui nous permet de nous consacrer à notre mandat et donc aussi de faire plus de travail démocratique que si on en avait pas.
Donc voilà, je voudrais juste le dire parce qu'on dit toujours ils sont trop payés, trop payés, trop payés. Voilà. Bon et voilà, on peut discuter du niveau mais à la fin il faut pas non plus tomber dans un truc qui soit de dire attention il faut rien du tout parce que c'est aussi la qualité de fonctionnement de la démocratie.
Alors entendu sur ce pointlà mais est-ce qu'il y aurait quand même pas une certaine sobriété pour nos élus à à acquérir ? On pense souvent et on parle souvent de ces démocraties scandinaves où il y a un sens justement pour les élus de la sobriété. On vient à vélo, on a un petit bureau, on n'est pas dans les ors de la République.
Qu'est-ce que ça vous évoque ça ? Alors, je pense qu'on devrait diminuer les apparats, mais les apparats, c'est pas tout à fait les indemnités. C'est que les apparat moi je trouve que la démocratie française fonctionne un peu comme la cour du d'un roi, quoi.
Enfin, je sais pas comment le dire, mais il y a quand même énormément de dorure partout. Euh on est dans des bâtiments euh qui sont euh historiquement euh enfin qui sont historiques, qui sont très beaux. Il y a tout un tas d'huissiers, il y a tout un tas de personnes qui sont à notre service et finalement c'est presque ça qui est plus euh qu'on devrait peut-être plus questionner que le statut d'élu lui-même parce que je pense que ça nous donne l'illusion d'une forme de statut privilégié alors qu'en fait on ne devrait pas être privilégié en tant qu'élu.
Ça c'est vrai. Ça ça c'est juste. Donc ça vous êtes plutôt d'accord sur les sur les apparats.
Mais continue à avancer. Ne se prononce pas. C'est notre prochaine rubrique, vous allez voir.
On va voir ce que vous répondez. Sandrine Rousseau, un sujet sur lequel vous vous hésitez, vous avez du mal à trancher. Est-ce qu'il y en a un ?
Parce qu'on sait que vous avez des des opinions quand même assez tranchées. Il y en a un qui vous fait un petit peu hésiter. Si par exemple, on peut parler de la GPA. pour moi la GPA euh donc la gestion pour autrui notamment pour les couples gay euh donc les couples d'homme pour moi c'est une question sur laquelle j'ai vraiment énormément de mal à trancher parce que enfin on peut pas juste se dire je suis pour je suis contre Être contre c'est aussi favoriser plein de situations clandestines et donc ce sont des enfants qui n'ont pas d'identité pas de parents reconnus et cetera donc c'est quand même assez compliqué voilà donc ça par exemple bon ben là moi je suis en cours de travail là-dessus pour essayer de me faire une opinion vraiment sur ce sujet.
Mais qu'est-ce qui ferait que vous n'y seriez pas favorable ? Bah parce que c'est aussi une utilisation euh mercantile du corps des femmes. Donc c'est pas neutre du tout sur le corps des femmes et moi je suis plutôt partie d'une position très opposée.
Euh bon voilà et je je me rends compte que en fait ça existe. Donc c'est toujours pareil c'est que si ça existe et qu'on l'encadre pas bah c'est c'est dans les pires conditions. Donc voilà je je suis en train d'évoluer par exemple sur ce sujet doucement très doucement.
Ça c'est je pourrais pas vous répondre très clairement. Oui ou non sur ce sujet par ex. Moi j'aime bien cette rubrique parce que je pense que le doute est moteur et on a toujours tendance vous les femmes et hommes politiques à vous dire bah alors vous pensez quoi de ce sujet ?
Et puis il faut toujours que vous ayez ce qui est aussi votre rôle he on est on est d'accord sinon c'est pas la peine mais je l'aime bien parce que ça introduit un peu de la nuance et on voit aussi que vous avez des questionnements et évidemment des des doutes des doutes comme tout le monde. On passe à notre prochain module qui s'appelle la question de l'assistant. Alors, vous allez voir, Sandrinoso, c'est un petit clin d'œil parce que c'est 4GT qui va vous poser une question.
Ça nous permettra de d'initier une discussion sur l'intelligence artificielle parce que c'est ça le but hein, au-delà de de voir ce qui va nous vous poser comme question. On va faire le test. Notre assistant, est-ce que tu es avec nous ?
J'aimerais que tu poses une question allez un peu challengeante à mon invité du jour qui s'appelle Sandrine Rousseau. Allez, c'est à toi Sandrine Rousseau. Certains disent que votre vision de l'écologie est parfois perçue comme radicale.
Vous au contraire diriez-vous qu'on est justement pas assez radical face à l'urgence climatique ? J'adore. Alors, j'en rigole souvent mais je suis en train de me faire remplacer aisément, ce qui est le cas de beaucoup de métiers de col blanc.
Non, bon voilà. Mais c'est vrai que la question est est assez pertinente. Qu'est-ce que vous répondez à notre à notre assistant ?
Alors ben je suis absolument d'accord avec ce qui sous-entend dans sa question, c'est que nous ne sommes pas du tout assez radicaux. Nous ne prenons pas du tout au sérieux la question du réchauffement climatique et de ces conséquences absolument hallucinantes sur nos vies. Et on fait comme si on est totalement inconséquent.
On continue à faire la fête là comme sur le Titanic. Enfin, c'est c'est dramatique. Donc je suis absolument d'accord.
Nous ne sommes pas assez radicaux. On reparlera d'écologie juste après. Là, on va se focaliser sur l'A.
Il y a un article dans le monde, je vous le mets en description et à l'écran aussi, qui parle de cette étude de la COF et de l'observatoire des emplois menacés et émergents. Bon, je j'apprends l'existence de cet observatoire mais en tout cas c'est très intéressant. Selon cette étude, l'intelligence artificielle est une menace pour 5 millions de salariés en France.
Qu'est-ce qu'on va devenir Sandrine Rousseau ? Ce qui me fascine, c'est que surtout c'est pas du tout anticipé alors qu'on a des capacités à l'anticiper. Donc par exemple, face à à une diminution comme ça de du nombre d'emplois, il y a deux possibilités.
Soit vous interdisez la technologie, mais ça semble compliqué quand même d'interdire cette technologie, soit vous l'encadrez, ça c'est encore une autre possibilité, soit vous profitez de ces gains de productivité pour faire de la diminution du temps de travail et du coup permettre à chacun d'avoir plus de temps. Moi je pense qu'avec 5 millions, si ça menace 5 millions, on pourrait très bien diminuer le temps de travail à 4 jours voire 3 jours par semaine et qu'en fait ce serait un débat de société qu'on devrait avoir si a combien de temps on doit travailler parce que là sinon ce qui va se passer c'est qu'on va subir cette transformation sans sans du tout la piloter et que il y en a qui garderont leur job et puis il y en a plein qui vont se retrouver au chômage et ça va être un massacre social. Donc en fait euh c'est ça aussi la politique, c'est d'anticiper, c'est de prendre les bonnes mesures, de ne pas avoir peur et de ne pas être dans le déni des filles qui arrivent, mais par contre prendre le le taureau à bras le cornes et puis de se dire ben comment on peut accompagner ça pour que ça soit du mieux pour tout le monde quoi.
Ben c'est pour ça qu'on a créé cette rubrique qui est récurrente hein chez chez nos popules. Sarm aussi, je veux pas vous brosser dans le sens du poil mais votre idée de droit à l'apparaisse un petit peu dans l'air du temps. Je pense aussi souvent quand je parle de ce job apocalypse du revenu universel qui a été notamment parce que c'est pas le seul mais porté par Benoît Amont en 2017.
Alors ça m'a vraiment ça m'a scotché la réaction sur le droit à la paresse. Vous vouliez dire quoi par là en fait ? Bah on a le droit à avoir du temps pour nous quoi.
Et si on veut le passer sur son canapé ben on le passe sur son canapé en fait. C'est quoi le sujet ? Et alors moi ça m'a fasciné ce truc parce que il y a plein de gens qui étaient choqués mais sincèrement choqué en plus on met la paresse on a pas le droit c'est pas bien vous faites s pas comprendre non la send ressau sur les critiques g non vraiment pas parce qu'en fait tout le monde est paresseux mais évidemment c'est la nature humaine et c'est bien comme ça va dire quand on paraisse sur son canapé on met pas de carbone on consomme pas on est bien quoi.
Vous savez, il y a des gens qui disent qu'ils dorent que que 4h par nuit sont fout enfin. Oui, mais je pense que c'est eux qu' qu'on tort, hein. Moi, je pense que dormir, c'est bien.
Je pense que avoir du temps pour soi, c'est bien. Et se poser sur son canapé et avoir comme ça un temps où on décompresse, c'est bien. Euh tout ça, c'est bien en fait.
Voilà. Et il y a pas de jugement moral là-dessus. Mais donc, de facto, si vous voulez diminuer le temps de travail, on va avoir beaucoup plus de temps pour nous.
On aura beaucoup plus de droit à la paresse. Peut-être. Il y en a qui feront peut-être d'autres d'autres choses.
Euh c'est ça que vous vous entendez mettre en place face à la diminution du travail qui qui va être factuellement qui va advenir ? Bah oui, faisons des siestes en forêt quoi. C'est ça la solution.
Mais non, je sais pas. Non mais ça m'a fasciné ce truc. En plus, tous ceux qui sont tombés dessus sur le droit à la parare sont les mêmes qui prennent des semaines de vacances au ski ou qui vont l'été prendre l'avion pour aller dans un hôtel club all inclusive, je sais pas où.
Enfin, je veux dire, évidemment qu'ils ont le droit à l'appareil aussi. Enfin, c'est c'est quand même incroyable cette cette hypocrisie autour de ça, comme si on devait passer notre vie à être productif. Bah, heureusement heureusement que il y a des parties de notre vie qui le sont pas.
Et moi, je je j'invite à réfléchir au fait que nous soyons tout le temps dans la production, à être productif productif, efficace efficace, performant performant. On a des influenceurs de partout qui nous montrent comment faut gonfler les muscles, tenir le ventre, je sais pas quoi. Eh, calme calme.
On prend le temps de vivre. Tout le monde respire chez soi. Prenons le temps de vivre. vie, ça c'est vrai et on ne sait pas combien de temps elle va durer.
Alors on profite et chaque moment gagné de bonheur et ben est un moment qu'on a pour la vie. Voilà donc je dire vivre le droit à l'apparaisse. Bon et le revenu universel c'est une idée qui vous séduit aussi ?
Oui, mais je pense que ça fait partie si on si on reprend la la l'intelligence artificielle, euh il va falloir qu'on trouve quand même les moyens d'avoir des revenus en travaillant moins. Mais c'est le sens de l'histoire, hein. J'ai une de mes précédentes invités, Julie Garnier, la France insoumise qui proposait de taxer les intelligences artificielles qui vont remplacer Ouais, c'est la taxe robot.
Ouais, la taxe robot. Vous êtes favorable, j'imagine. Ah bah oui, ben c'est indispensable.
D'accord. Pour financer notre modèle social parce que moins il y aura de de salariés, moins il y aura de cotisation. D'accord.
Euh juste si vous remplacez un humain par un robot, il faut que le robot soit taxé, sinon ça fonctionnera plus. Une dernière question sur l'IA, on sait que ça va demander quantité colossal d'énergie. Est-ce que vous allez pas devoir, Sandrinouso vous convertir au nucléaire ?
Jamais, monsieur, jamais. Non, jamais. Euh non, mais euh ça ça fait partie pour moi des limites vraiment très importants de l'intelligence artificielle. raison pour laquelle je pense que euh ça n'est pas quelque chose qui est une solution, loin de là.
C'est pour ça que je pense qu'il faut l'encadrer euh mais euh la limiter puis alors travailler aussi parce qu'on en a pas parlé mais tout ce qui est droit d'auteur parce que l'intelligence artificielle pille complètement les droits d'auteur. Donc si on veut faire vivre un secteur culturel, il va falloir protéger les artistes et les créateurs euh les créatrices. Et donc voilà, il y a il y a vraiment quelque chose à travailler autour de de cette intelligence artificielle qui si on la laisse au marché, c'est si on laisse se développer comme ça sans contrôler déjà va être un aspirateur de toutes nos données.
C'estàd que tout va être aspiré, on aura plus de droit de création et puis on aura plus de droit de propriété et puis derrière il y a une consommation énergétique en explosion. Et là, on le voit avec l'Iran, on le voit avec l'Ukraine aussi, on le voit avec la Russie, on le voit avec le Groenland. Les ressources euh vont être euh un objet de la guerre et c'est déjà un objet de la guerre, mais ça va s'amplifier si on continue sur ce modèle-là.
Sur le nucléaire, c'est pas un peu du dogmatisme ? Vous êtes vraiment hostile. Alors par faire tout un débat sur le nucléaire parce qu'on sait les ce que vous allez sans doute nous dire sur la dangerosité sur mais il y a N'hésitez pas quand même un petit peu.
C'est une énergie décarbonée. Il y a aucun doute chez vous de dire qu'il faut arrêter le nucléaire. Ben en fait, le nucléaire, c'est vraiment l'énergie qui demande un état centralisé, des agences de contrôle indépendantes, des investissements publics.
En fait, moi je pense qu'on est dans un monde qui est en train de s'effondrer. Je ne suis pas du tout certaine que on soit en capacité d'assurer les conditions de sécurité du nucléaire. Enfin, vraiment pas en fait dans les années qui viennent.
Donc voilà, on prend un risque énorme sur l'avenir qui me semble tout à fait inconséquent. Ah, vous pensez que l'État ne sera pas en capacité d'assurer ? Je pense pas.
C'est un problème de quoi ? De budget donc de de finances publiques de de de budget de finances publique et puis de capacité de l'État à gérer la chose publique. Moi je pense que si dans on est dans un effondrement enf on se rend pas compte de ce qui arrive hein.
Vraiment je crois qu'on se rend pas compte. Mais si on est dans un état d'effondrement, dans l'effondrement, c'est un peu du chacun pour soi. Tu vois, l'État, il arrive, il est il est beaucoup moins fort.
Et le nucléaire, c'est l'énergie d'un état fort. Et ben entendu, ça aussi c'est une une opinion qui tranche dans notre débat public parce qu'il y a une espèce de consensus qui s'est parce qu'on pense pas notre finitude. On a l'impression que ce qu'on connaît aujourd'hui est éternel, est universel et continuera tout le temps.
Mais c'est ce n'est pas vrai. et ça s'effondre à des rapidités qu'on qu'on néglige complètement. On a l'impression que ça va mettre ça va être une éion hyper longue mais ça va s'effondrer vraiment.
Donc ça voilà, moi je je ne sais pas dans 30 ans ce qu' ce qu'il en sera de notre démocratie si on continue à être dans la dans le déni climatique qu'on est actuellement. Je ne sais pas parce que par exemple, je vais vous prendre un exemple tout simple pour qu'on comprenne ce que je veux dire. c'est que aujourd'hui il y a une maison sur deux qui est menacée par ce qu'on appelle des le retrait gonflement des argiles.
C'est-à-dire qu'en fait, elle se casse en deux ou en trois ou en quatre parce que le sol avec les sécheresses et les inondations bouge tellement que aucune des fondations des maisons ne tient et donc ça ça explose. Euh une maison sur deux, une maison sur deux, les assureurs ne veulent plus assurer ça. Je le jour où on assure plus nos maisons, vous imaginez la catastrophe économique et sociale que c'est ?
C'estd que les gens qui ont économisé pendant 20 ans pour se payer la maison n'ont plus rien. Ils ils ont zéro ils se retrouvent avec zéro argent. Ouais.
Ils ont plus d'assurance, ils peuvent plus vendre la maison, on peut plus l'habiter. Enfin, en fait, c'est un effondrement de notre structure sociale. On se rend pas compte.
On se rend pas compte de ce qui vient. Donc, on arrête les conneries. Pardon, je sais pas comment dire trop, mais on arrête et franchement, on arrête les paniques morales sur les steaks et on est un peu responsable quoi.
Ben écoutez, entendu là-dessus. Allez, on continue à avancer. On arrive bientôt à la fin de cet entretien.
C'est le moment Sandrine Rousseau de la question qui dérange. Alors, accrochez-vous bien. Sur le phénomène Mou, vous critiquez d'une certaine manière dans votre ouvrage la présomption d'innocence dont bénéficie dans notre droit les mises en cause.
C'est ce que vous dites dans votre livre. vous propose et je cite si le faisceau des présomptions est suffisant si des comportements bien que ne tombant pas sous le coût de la loi n'entre pas dans les valeurs d'une organisation, celle-ci est parfaitement fondée à agir. Est-ce qu'en disant ça, vous ne remettez pas en cause l'un des fondements de notre justice qui est la présomption d'innocence ?
Alors, je remets absolument pas en cause la présomption d'innocence he que ce soit très clair, pour moi, c'est un fondement, il faut le garder dans notre droit français. Ce que je dis juste, c'est que la justice n'est pas la seule à avoir des décisions à prendre face à une situation de violence sexuelle. Par exemple, si vous êtes dans une entreprise, l'entreprise ne va pas et que il y a un employé qui est accusé de de viol par une autre employée, vous ne pouvez pas attendre les 10 ans de la procédure judiciaire pour prendre une sanction.
Les entreprises prennent des sanctions ou prennent des décisions avant que la justice ne se prononce. Et mais même pour du détournement d'argent. Si vous constatez du détournement d'argent, vous mettez à pied le salarié avant que la justice ne se prononce.
Dureratoire bien sûr. Et donc en fait, c'est ça que je dis, c'est que on sur les violences sexistes et sexuelles, on s'en remet toujours à la justice qui est d'une lenteur infinie en France mais en fait on devrait prendre des mesures exactement comme on en prend sur le détournement d'argent. Mais concrètement, si on sort du cadre de du travail du droit social, quelle mesure la société peut prendre temporairement en attendant que la justice passe ?
C'est ça que je n'arrive pas à saisir. Bah, par exemple, dans une entreprise mais ou dans une association ou dans un parti politique, si vous avez une personne qui est soupçonnée d'agression sexuelle et qu'il y a plusieurs personnes qui accusent cette personne de de d'agression sexuelle, s'il y a quatre femmes par exemple qui accusent un homme d'agression sexuelle, bah vous faites une enquête rapide et puis vous dites que il y a il y a une mise en danger potentiel et qu'il faut prendre une mesure, c'est tout. Enfin, c'est vous ne dites pas que la personne est coupable.
Le mais on peut pas le dire puisqu'on n pas la justice. C'est ça le sujet. Mais sur le détournement d'argent, c'est pareil.
Imaginez dans un parti politique, il y a quelqu'un qui qui il y a quatre personnes qui disent de machin qu'il a piqué dans la caisse. Bon et ben on va dire bon bah on attend la justice, on va déposer plainte pour que la justice tranche mais en attendant monsieur a machin a plus le droit de toucher à la caisse. Enfin c'est la base en fait quoi.
Il y a une tribune dans le monde encore une fois de de ce soir une professeure de droit privé qui s'appelait Anne Blandine Clacre. Elle se prononce et ça raisonne avec ce que vous disiez en faveur d'une reconnaissance d'une présomption de victimité, ce qui ferait selon elle un miroir de la présomption d'innocence. Qu'est-ce que ça vous évoque ça ?
Alors moi je parle de mais ça rejoint un peu la même chose, je parle de d'une présomption de sérieux de la parole. Ah voilà. Ben ça ress Voilà.
C'est qu'en fait ça veut pas dire qu'on croit ou qu'on croit pas les personnes. C'est ça veut dire qu'on a une présomption de sérieux. Si la personne dit ça, bah on doit prendre au sérieux.
Voilà. prendre au sérieux, c'est pas euh pas euh écarter les choses d'un revers de la main, pas dire "On attend la justice", prendre au sérieux cette parole. Mais je vais vous prendre un exemple pour bien comprendre si vous arrivez le matin au bureau et que vous dites "On m'a volé ma voiture." Voilà, vous arrivez, on vous dites "On m'a, je suis désolée, on est en retard, on m'a volé ma voiture." On va pas commencer à vous dire "Ben pourquoi tu as acheté une voiture rouge ?
Pourquoi tu l'as garé là ? Est-ce que tu es sûr que à minuit et 1h tu as bien regardé par la fenêtre que la voiture était encore là ? En fait, on pose pas ces questionslà.
On dit "Bah, tu as tu as perdu enfin on t'a volé ta voiture mais j'espère que tu es allé déposer plainte. Qu'est-ce que je peux faire pour t'aider ?" Et en fait quand on on arrive et qu'on dit "Bah, j'ai su bien viol," on commence par dire "Mais est-ce que tu avais pas bu ?
Pourquoi tu étais là ? Est-ce que tu lui as dit non ? Est-ce que comment tu étais habillé ?
Comment tu étais habillé ? Enfin, je veux dire, quand on quand vous arrivez et que vous dites "On a cambriolé mon appartement", vous dites pas "Est-ce que ta vo est-ce que ta ta porte était peinte en rouge ?" Ah ça n'a aucun sens de poser cette question.
Bah voilà. Ben moi, je demande le même traitement pour ces crimé des lit là que pour le reste. C'est pas un traitement particulier qui consiste à mettre systématiquement en doute la parole des victimes.
Entendu Centrine Rousseau, on continue à avancer parce que leur tourne he quand même puis vous avez un agenda assez chargé. On parle chez Nopol tout le temps d'écologie grâce à notre rubrique Nopo écologie. Tous mes invités sont amenés à se positionner sur ce thème qu'on juge nous incontournable.
Bon, c'est un nouveau thème euh favori. On y va pour nos popol écologie. Très concrètement Sandrine Rousseau, qu'est-ce qui doit changer dans nos vies nous les Français si on applique votre vision de de l'écologie 3 ?
Par exemple, on diminue son niveau de consommation. C'estàd qu'on on regarde vraiment si on peut pas réparer les choses avant de d'en racheter. Euh on regarde aussi ce qu'on jette à la poubelle et si on peut pas diminuer euh considérablement ce qu'on jette à la poubelle, euh on fait attention euh à ce que à ce que les choses durent. on recours pas à la fast fashion, même si euh c'est pas cher, on se dit qu'on va acheter, on va attendre, on va acheter un peu plus cher, mais au moins on le gardera pendant plusieurs mois et années.
Euh, on prend moins l'avion juste pour aller en weekend quand on est riche à l'autre bout de la planète. On fait attention à ce qu'on mange parce que c'est très important. On limite les déplacements en voiture et on essaie d'utiliser les transports au commun autant que possible ou le vélo ou la marche à pied.
Voilà. Et puis surtout on taxe les riches, ça serait ça parce la mesure la plus urgente, ce serait ça. Ben moi, président de la République, c'est la première mesure que je prends sur le fondement d'une taxe un peu Zucman, c'est ça ?
Mais oui, parce que aujourd'hui l'empreinte écologique, ce qu'on appelle l'empreinte écologique, c'est-à-dire les émissions de carbone sont très liées au niveau de revenu. Est-ce que vous comprenez que certains Français quand on vous écoute parlent d'une écologie punitive ? Je pense notamment aux classes les plus populaires.
On parle de la ruralité. Ce qui est punitif, c'est ce qui arrive, hein. Ce qui est punitif, c'est ce qui arrive.
Si vous avez 50°gr dans votre appartement et que vous arrivez plus à y vivre avec en étant malade ou avec des enfants, si vous ne pouvez plus assurer votre maison, si vous avez des inondations un an sur deux, c'est ça qui est punitif, hein. Je vais vous dire, ça c'est très très punitif. Euh après euh la question que vous posez et qui est une vraie question, c'est comment on donne la possibilité aux gens de changer leur comportement.
C'estàd si on vous dit la voiture, on le voit là en plus avec l'augmentation de naissance, il faut diminuer la voiture, il faut offrir aux personnes des transports alternatifs et c'est ça qui manque en fait aujourd'hui en France, c'est qu'il y a pas l'alternative notamment en ruralité comme on dit dans le territoire. Absolument. Absolument.
Et donc évidemment les gens ils se sentent acculés, ils se sentent d'eau au mur pris à la gorge, je sais pas comment le dire. Euh mais parce que euh il y a un défaut de l'action publique qui met pas des solutions qui met pas de solutions alternatives alternatives sur le fait de d'être désirable ou pas parce qu'un projet politique s'il veut quand même conquérir un moment le pouvoir, il doit être désirable. Vous me disiez c'était inconfortable.
Oui, il y a un côté inconfortable à ce que vous nous dites sur ce changement d'habitude. Il y a un côté très inconfortable. C'est pour ça que moi je je suis pas très bonne politique sans doute parce que moi je je enfin les politiques, ils ont tendance à vous vouloir vous vendre du rêve.
Moi je vous vend pas du rêve mais je vous vends quand même la possibilité de de regarder les choses en face et de prendre les bonnes mesures. C'est pas du rêve et c'est plus dur. C'est plus dur mais je pense que c'est beaucoup plus responsable.
Les deux dernières rubriques parce que leur tourne. La prochaine je pense qu'elle va vous plaire s'appelle Rendez-vous en 2050. C'est le moment Sandrine Rousseau.
Je demande à à mon invité de de se projeter un peu parce que ça je trouve que aussi dans le débat politique, on a toujours des débats un peu à courte vue. Vous nous parliez de l'IA tout à l'heure. Le scénario du pire selon vous puis le scénario du meilleur pour 2050.
C à la fois très loin et puis c'est presque demain. Ah le scénario du pire en 2050 c'est il y a plus d'oiseaux dans nos campagnes. Les corau dans l'océan sont morts à cause de l'acidification.
Euh la quantité de poissons à a à chuté, euh les maisons sont fracturées, on narrive plus à se nourrir parce que les sols sont trop secs ou trop inondés. Euh et c'est parce qu'on a'ura rien fait. Et le scénario du meilleur, c'est bah on a encore des espaces de nature, on consomme moins de bien mais on qu' on on a une qualité de vie meilleure.
Euh on a du temps pour soi, on cultive son jardin, on est en lien avec ces les gens qui habitent la même commune que nous. On arrête d'aller au supermarché mais par contre on mange mieux. Voilà, on n'est pas exposé au pesticides, on a moins de cancer et du coup, on paye un peu plus cher aussi sa nourriture.
Voilà. Et c'est enfin vraiment moi si vous me proposez l'alternative entre les deux modèles, je sais lequel je choisis. Vous êtes quand même une optimiste.
Absolument. J'ai décidé de pouvoir me regarder dans la glace tout le temps. C'estàd de dire je me suis battu absolument pour que ça change.
Après, si les gens veulent pas que ça change, ça changera pas. Mais au moins moi je me serais battu pour que ça change. Je pourrais regarder mes enfants et leur dis je vous j'ai tout donné pour que vraiment ça puisse changer pour vous.
Après je sais pas si ça réussit ou si ça réussit pas. Ça ça dépend pas complètement de moi. Mais au moins au moins j'aurai la conscience tranquille, je l'aurais fait quoi.
Voilà, je l'aurais fait, je l'aurais fait avec mes trips et même je l'aurais fait avec beaucoup d'énergie, j' aurais passé mon temps et cetera. Voilà, je le fais sincèrement, je le fais avec honnêteté, je le fais aussi en disant les choses. Parfois c'est compris, parfois c'est pas compris, mais au moins, on pourra pas m'accuser ni de langue de bois, ni d'avoir été euh populiste ou quoi.
Euh moi je je voilà, je je vous le dis, tout n'est pas rose mais tout n'est pas noir non plus. Il y a un espoir, il y a un chemin mais pour ça, il faut qu'on se prenne en main. Attendez là parce que vous avez fait quasiment le discours de motivation qui est le nom de notre dernière rubrique.
On va quand même tenter d'en refaire un parce que la fin de votre livre et quand je l'ai lu, je me suis dit tiens ça c'est le le discours de motivation. Allons-y pour ce dernier module. Le discours de motivation Sandrine Rousseau.
C'est pourquoi ? Parce que nous citoyens des fois on désespère un peu de vous. On se dit "Mais c'est pas possible, on va jamais y arriver avec ceux qui nous gouvernent." Pourquoi il faut encore croire en vous, croire en la politique, à sa faculté de changer les choses pour le meilleur ?
Mais parce que croire en la politique, c'est pas forcément croire en nous hommes et femmes politiques, c'est croire en vous. C'est vous vous êtes des animaux politiques profondément. Euh les Français sont passionnés de politique et profondément euh vous tous les jours vous avez des vous êtes confrontés à des décisions politiques.
Donc croyez en vous euh la société française euh ça n'est pas vrai, n'est pas euh raciste, xénophobe, enfermé, conservatrice, tourné vers le passé, ça n'est pas vrai. La société française, elle est ouverte, elle est progressiste, elle a toujours accusé les chocs et elle en a toujours tiré le meilleur. Elle s'est elle a toujours progressé.
Et en fait, c'est le moment maintenant où il voilà, il faut il faut pas procrastiner, il faut se prendre en main. Mais les français et françaises sont en train de le faire. Donc voilà, moi c'est ça qui me donne de l'espoir quand je vois euh tous les gens que je croise, qui s'engagent, qui font des trucs incroyables.
Mais vraiment merci, continuez, on est là et on porte votre parole. Pensez que vous allez pouvoir convaincre Tonton qui est quand même le personnage central. Tonton, c'est un peu ce personnage un peu conservateur, un peu c'est ça qui qui exécre le walkisme.
Vous pensez que vous pouvez lui faire entendre un petit peu raison ? Mais moi, je pense que tonton c'est pas un mauvais bougre. C'est juste une personne qui euh a pas complètement réfléchi au privilèges dans la société, euh qui est un peu énervé facilement par euh les féministes radicales et tout ça, mais qui en fait a pas poussé la réflexion euh très loin et parce que ça le sort aussi de sa zone de confort.
Donc il se sent accusé de trucs qu'il a pas commis mais en fait il a pas complètement non plus réfléchi au à la société dans laquelle il vivait. Donc ce livre c'est une invitation. Je suis tend la main en lui disant écoute pour l'instant euh sans doute on est crisp tu es crisp quand tu m'entends et cetera mais en fait discutons vraiment et puis on voit à la fin ce qui reste comme désaccord quoi.
Et ben, c'est entendu. En tout cas, je vous remercie grandement d'être venu nous voir chez chez nos popules. Vous l'ai déjà dit si vous voulez nous soutenir parce que nous sommes un média indépendant, ça j'insiste.
Je trouve que c'est très important aussi dans la période actuelle. Ben n'hésitez pas à vous abonner euh à notre chaîne. Vous pouvez nous retrouver en podcast aussi Apple, Spotify.
Sandrine Rousseau