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interviewBFM TV (sur YouTube)· 19 mars 2026 19 min

Moyen-Orient, carburants, municipales...L'interview de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 8h28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour, Maude Bré, Jean-Jour. Merci de répondre à mes questions ce matin.

Vous êtes porte-parole du gouvernement et vous êtes ministre déléguée en charge de l'énergie. J'ai évidemment prévu des questions sur les Les municipales sur cet entre-deux-tours. Mais l'énergie, on la prend à l'instant, le gaz européen s'envole plus 30 % à l 'aube ce matin.

Comment vous réagissez ? C'est la conséquence évidemment directe de ce qui se passe en Iran depuis plusieurs semaines maintenant. Vous le savez, le détroit d'Harmouz est toujours bloqué et ce détroit d'Harmouz voit circuler en temps normal 20 % du pétrole et 20 % du gaz à l'échelle mondiale.

L 'urgence l'urgence et c'est ce que fait le président de la république c'est de porter des initiatives et de tout mettre en oeuvre avec nos partenaires régionaux mais au-delà avec toutes les puissances qui sont directement touchés je pense à l'asie je pense à l'inde par exemple pour débloquer ce détroit de façon à retrouver une situation la plus normale possible. On le fait déjà. En mer Rouge, depuis 2024, on participe à une opération de sécurisation du transit des navires dans le cadre d'une opération. mais on est d'accord que ça ne va pas se faire tout de suite j'appuie dessus parce que ce que je veux dire c'est qu'on sait le faire et on le fait déjà en mer rouge avec 20 autres états membres de l'union européenne mais effectivement cela prend un peu de temps le président de la république s'est exprimé hier à ce sujet en expliquant et chacun peut le comprendre que pour sécuriser les transits des navires sur place il faut qu'il y ait les conditions de sécurité réunies.

Je suis bien d'accord. Tout ça, ça part du 2-3-2. Mais ça ne va pas changer en un jour.

Entre temps, on a tous les prix qui s'envolent. On a le prix du gaz, évidemment, à l'instant. On va en voir les conséquences.

Notre prix de l'électricité, il est encore quand même calculé sur le prix du Alors ça n'a rien à voir avec ce qu'on a connu en 2022, je vous explique pourquoi. Donc vous ne redoutez pas une hausse des prix de l'électricité ? On est bien davantage protégés, je vous explique pourquoi.

En 2022, le prix de l'électricité était fixé 75 % du temps en moyenne par le prix du gaz. Pour une raison, on avait à l'époque près de la moitié du parc nucléaire à l'arrêt pour des raisons d'avaries techniques, de corrosion sous contrainte, je ne vais pas y revenir. Aujourd'hui, le parc nucléaire tourne à plein.

On a produit 373 TWh l'année dernière, c'est une bonne nouvelle. Et ce que ça veut dire concrètement pour les Français, c'est que le nucléaire joue ce rôle de tampon et que l'électricité est bien moins dépendante des prix du gaz en France que ce que c'était en 2022. Nous sommes donc bien davantage protégés, et pardonnez-moi davantage protégés que d'autres pays en Europe.

Donc vous voulez être assurant sur la question de prix de l'électricité mais restons un instant sur le prix du Sur le prix de l'essence, je vais évidemment vous interroger aussi sur ce que font nos voisins. L'Italie qui annonce une baisse des prix à la pompe. Maud Bréjon, si on reste un instant sur ce prix du gaz, plus 30 % sur le gaz européen, quelles conséquences sur la facture des Français, est-ce que vous pouvez déjà l'anticiper ?

Et sur l'inflation, vous avez environ 16 millions de personnes qui se chauffent au gaz. Sans ces 16 millions de personnes, il y en a plus de la moitié qui sont à des prix bloqués, à des prix fixés. Donc pour eux, ça ne bougera pas d'ici au renouvellement de leur contrat.

Pour les autres, ils peuvent s'attendre à des hausses fonction de la durée du conflit. Nous sommes, vous savez, dans une période où les les particuliers consomment moins de gaz qu'en hiver, puisque chacun comprend qu'on se chauffe moins en mai ou en juin, évidemment qu'en décembre ou en janvier. Mais c'est une possibilité qu'on suit de près.

Je pense aussi au secteur économique, quant à la question du gaz mais quant à la question évidemment du carburant. Nous avons reçu l'ensemble des secteurs touchés, nous continuerons à le faire. Je pense aux pêcheurs, je pense aux agriculteurs évidemment, je pense au transporteur j'ai l'impression que vous avez 3 métros de retard c'est à dire que vous les recevez vous avez reçu la semaine dernière vous l'avez déjà fait vous avez reçu non seulement effectivement ceux qui en sont victimes aujourd'hui vous parliez des pêcheurs ou pas des agriculteurs, les routiers évidemment, vous avez aussi reçu les distributeurs mais vous les recevez vous leur parlez, vous écoutez leurs doléances pendant ce temps-là, pardon de le dire en Grèce on a décidé de plafonner jusqu'au 30 juin le bénéfice maximum des distributeurs.

En Allemagne, les stations-services ont désormais la possibilité d'augmenter leur prix qu'une fois par jour. Ils ont pris des mesures. L'Italie annonce aujourd'hui une période, et pour une période minimum de 20 jours, une réduction de 25 centimes sur le prix de chaque litre de carburant l'Espagne baisse la TVA l'Autriche va baisser l'attaque sur le carburant plafonner les marges des distributeurs alors je ne peux pas nous on en est encore à recevoir les gens pardonnez-moi je ne peux pas vous laisser c'est dire qu'on a trois métros de retard, pour reprendre votre expression.

Depuis les premières heures de la crise, on a mis en place un suivi avec mon collègue Roland Liscure, avec évidemment le Premier ministre et l'ensemble des ministres concernés, quotidien. On suit ce qui se passe, on On reçoit les distributeurs, on s'assure qu'il n'y ait pas d'augmentation de marge qui ne s'expliquerait pas de par l'augmentation des cours du baril. Tout ça est évidemment suivi comme le lait sur le feu Je ne dis pas du tout que vous ne le suivez pas Soyons très clairs Vous suivez, vous écoutez Et nous avons toujours dit Nous avons toujours dit que notre responsabilité a été double C'est d'une part ce que fait le président de la République à l'échelle internationale, parce que c'est évidemment ça le principal nœud qui permettra de revenir à une situation normale et au niveau national d'envisager tous les scénarios.

Ce conflit a débuté il y a maintenant trois semaines. Personne ne sait dire dans quelle mesure il va évoluer dans le temps et dans l'espace, et donc toutes les options sont sur la table. Nous aurons une réunion avec le Premier ministre en fin de matinée pour faire le point sur la situation, pour envisager les différentes possibilités en fonction de la durée du conflit, en fonction de la difficulté que rencontrent les secteurs économiques.

Nous avons toujours été au rendez-vous pour protéger les Français et pour protéger les secteurs économiques. Durant les différentes crises que nous avons traversées, pour autant, Apolline de Malherbe, je pense qu'il faut aussi porter un discours de vérité. La tenue de 5 % de déficit cette année, ce qui est déjà haut, est une nécessité et ça a de la valeur. compris pour le fonctionnement du pays, pour les secteurs économiques et pour notre capacité à investir ensuite.

Donc j'entends ceux qui voudraient qu'on débourse d'ores et déjà des milliards pour aider des gens dont j'entends les difficultés. Je sais bien que pour les Français qui se chauffent au gaz, que pour tous ceux qui vont travailler n'ont pas d'autre choix que d'aller à ce service, c'est une difficulté nécessaire, mais il faut aussi porter ce discours de vérité. Il y a une réalité des finances publiques qu'on ne peut pas ignorer.

Ce qu'on vit maintenant, c'est les conséquences de ce qui s'est passé sur le budget. Pardonnez-moi, ce qu'on vit maintenant, c'est les conséquences de ce qui se passe en Iran. Et par ailleurs, lors des crises...

Je ne vous parle pas, évidemment. Bien sûr que c'est les conséquences. Non mais attendez.

Évidemment que c'est les conséquences de ce qui se passe en Iran. Il n'y a aucun doute. Ce que je veux simplement dire, c'est pourquoi est-ce que nos voisins ont plus d'élasticité que nous ?

C'est parce que nous on n'a plus de sous. On est pieds au plancher. Nous, on a bien davantage protégés les Français et encore une fois les entreprises.

Pendant les différentes crises, je pense à la crise du Covid, je pense à la crise énergétique de 2022-2023, ce qui nous a d'ailleurs permis d'avoir une inflation inférieure à ce que c'était ailleurs en Europe. Les prix de l'énergie sont bien plus bas en avec quelle intensité ce conflit va durer dans les semaines à venir. Maude Bréjean, je voudrais qu'on s'arrête un instant.

Vous avez dit deux choses. Vous avez dit, un, qu'il y aura une réunion en fin de matinée, aujourd'hui, autour du Premier et ministre pour décider des différents scénarios. Ça veut dire qu'au moment où on se parle, le mot de préjons, le scénario d'une baisse des taxes est sur la table ?

Non, le scénario d'une baisse des taxes n'est pas envisagé à l'heure où on se parle. En revanche, on entend les difficultés. Par exemple, sur la trésorerie, on recevait les transporteurs qui font face à des difficultés de trésorerie réelles.

Les pêcheurs, le gasoil pêche est passé d'environ 60 centimes le litre. Il n'est pas taxé. À 1 euro le litre.

Là aussi, on peut regarder les mesures qui peuvent être mises en place pour faciliter ce moment difficile. Mais là encore, je crois qu'il ne faut pas oublier la réalité de la situation budgétaire française. Je pense que les Français c'est en non-conscience. – Mais c'est une question d'arbitrage, vous avez fait des choix jusqu'à présent où il n'y avait pas forcément de baisse de dépense, donc aujourd'hui, en effet, il n'y a pas de réserve.

Nous aussi, on a un problème de trésorerie. – On a fait le choix, Pauline Demé à l'air de ne pas augmenter l'impôt des Français lors du dernier projet de loi de finances. Et ça, c'était extrêmement important.

Maintenant, je crois qu'encore une fois, quand on est aux responsabilités, on peut tout à fait entendre les difficultés auxquelles les gens sont confrontés, suivre et et accompagner au mieux les secteurs, et en même temps avoir ce discours de vérité sur les finances publiques. Je crois que nous n'avons plus les moyens du quoi qu'il en coûte, tel qu'il a été mis en œuvre il y a deux ou trois ans de ça. Et par ailleurs, la situation n'a absolument rien à voir.

Nous ne sommes pas dans la situation de 2022. On l'a bien entendu, on va regarder la situation très précisément. L'exemple du gaz, le gaz avait augmenté 2 2 ,5 fois plus que ce que c'est aujourd'hui.

Je rappelle le chiffre ce matin, plus 30 % pour le gaz européen, le prix du gaz en effet qui s'envole. Maud Bréjon, l'essence et le gasoil, je vous ai reçu ici même le 4 mars. Vous aviez dit, je vous cite, à court terme, on peut s'attendre à une hausse de quelques centimes contenue et limitée.

On est à plus 30 centimes. Ça s'est envolé bien au au-delà de ce qu'on pensait. Et je peux faire mon mea culpa devant vous, je pense qu'il faut savoir dire en politique quand on s'est trompé.

Ce que je dis encore une fois, c'est qu'il y a une réelle difficulté principalement sur le gasoil, davantage que sur le sans plomb. Il faut peut-être expliquer aussi pourquoi aux gens ? Parce qu'on raffine, pour 90 % du gasoil que l'on consomme en France, le raffinage se fait à l 'extérieur de l'Union Européenne.

Ce n'est pas le cas pour le sans-plomb. Et donc on est bien davantage, là encore, dépendant de choses que l'on fait ailleurs. On paie le coût de nos dépendances.

C'est aussi, et je le dis avec beaucoup d'humilité, parce que quand on est en pleine tempête, ce n'est pas évident de porter ce type de discours. Mais tout ça doit aussi nous interroger quant au coût de nos dépendances et sur la façon dont on en sort. On est aujourd'hui dépendant à 60 % d'énergie fossile importée.

On voit que lorsque ces imports se bloquent, lorsque les prix augmentent, nous sommes en grande difficulté pour y faire face. Ça doit, pour la suite, nous rappeler l'urgence absolue de sortir de ces Il y a les politiques qui vous demandent, alors le RN vous demande de baisser la TVA et la taxe sur les assises. Le volume donc de vente.

Il y a LFI qui demande plutôt un blocage des prix, mais il y a aussi les distributeurs qui désormais en appellent à vous. Je voudrais que vous écoutiez Thierry Cotillard. Thierry Cotillard, c'est donc le patron du groupement des mousquetaires, le patron des intermarchés, au micro de BFM Business.

Écoutez. Quand vous avez une essence à 2 euros, retenez un seul chiffre, la moitié va à l'État. Donc c'est 1 euro en taxes, en TVA.

Donc on peut travailler les marges des distributeurs qui font 4 centimes, mais je crois que c'est surtout intéressant de regarder en amont la marge du raffineur, la marge du transporteur et puis surtout, l'État, qu'est-ce qu'il veut faire ? Est-ce qu'aujourd'hui, il veut donner un petit coup de main aux Français et toucher à l'enveloppe qui va percevoir qu'il y a une enveloppe qui n'était pas budgétée, puisque la réalité c'est comme une entreprise, il y a eu un budget de fait pour 2026, cette hausse du pétrole n'était pas prévue et donc la TVA additionnelle n'était pas prévue. Est-ce qu'ils veulent en redistribuer ?

C'est la question que je pose aujourd'hui. – Allez-vous redistribuer ? – Alors, d'abord, cette affirmation consistant à laisser penser aux Français que l'État s'enrichirait sur le dos de la crise est un mensonge éhonté.

L'État ne s'enrichit pas sur le dos de la crise, l'État ne s'est jamais enrichi pendant des les crises pétrolières. Ça n'existe pas, parce que quand bien même vous avez une augmentation, une légère augmentation des recettes dues à la TVA, vous avez un impact évident sur la consommation, vous avez un impact évident sur la croissance et quand vous discutez avec les distributeurs, ils vous le disent il y a moins de volume vendu aux stations pour une raison que chacun comprend parce que le prix est plus important et parce que donc les Français font attention. Et on le voit d'ailleurs dans un certain nombre de ne s'enrichit jamais, jamais sur le 2 des crises.

Ensuite, moi je veux bien qu'on se renvoie la patate chaude entre l'État, les distributeurs, les raffineurs et les transporteurs. Je ne suis pas certaine que c'est ce qui permet d'avancer de façon la plus efficace, la la plus solidaire et la plus intelligente. Chacun doit faire attention, nous avons demandé aux distributeurs effectivement d'avoir une grande vigilance sur leurs marges et de répercuter les baisses aussi rapidement que les hausses ont été répercutées lors du tout début de l la crise.

Nous suivons ce qui se passe chez les transporteurs, nous suivons aussi ce qui se passe chez les raffineurs parce qu'effectivement il faut regarder l'ensemble de la chaîne de valeur et ensuite quant à la question on revient au débat qu'on avait tout à l'heure des des taxes sur le carburant. Bien sûr qu'elles existent ces taxes, elles sont peu ou prou dans la moyenne de ce qui se fait à l'échelle de l'Union européenne mais nous sommes je le redis face à une responsabilité qui est aussi une responsabilité budgétaire. Et tenir un déficit à 5 % c'est permettre d 'investir ensuite notamment pour la transition énergétique mais pour tous les services publics auxquels les Français sont attachés et ça doit aussi rentrer dans l'équation.

On va en venir à la question des arrangements des partis dénoncés par Emmanuel Macron mais un dernier mot concernant la guerre en Iran on l'a appris cette nuit selon nos informations 3 Français ont été arrêtés à Dubaï ils ils auraient été arrêtés pour avoir filmé des frappes iraniennes ce qui est interdit par les autorités depuis le début du conflit est-ce que vous en savez plus ? Ce que je peux vous dire c'est qu'ils bénéficient de la protection consulaire que les quais d'Orsay est en lien avec eux, avec leurs avocats et donc nous suivons la situation avec la plus grande attention je n'ai pas de détail et de précision en revanche à vous apporter sur le dossier. Emmanuel Macron dénonce des arrangements des partis avec des extrêmes des deux bords qui demeurent, je cite, dangereux pour la République.

Il pense à qui ? Écoutez, il y a de toute évidence une forme de quoi qu'il en coûte électorale pour des postes au détriment des valeurs et au détriment des engagements de chacun. On assiste depuis dimanche soir, lundi matin, depuis le début de ce second tour, à un grand dérèglement politique.

Et moi je me mets à la place des Français, on nage dans la confusion la plus totale. Le Parti Socialiste, qui clamait ne pas avoir d'accord avec la France Insoumise, s'allie dans des dizaines de villes avec la France Insoumise, mentionnant un péril fasciste qui, en fait, concerne des maires centristes et de centres-droit. En parallèle, vous avez à Nice la candidate soutenue par EELV et le Parti Socialiste, qui, elle, se maintient alors que l'allié, le principal allié de Marine Le Pen est en position de gagner la ville.

Tout ça n'a aucun sens. Regardez ce qui se passe à Avignon. Le candidat socialiste se retrouve avec la France insoumise, sur une liste sur laquelle figure un collaborateur de Raphaël Arnaud, dont on a beaucoup parlé sur vos antennes depuis plusieurs semaines.

Dont deux collaborateurs au moins et l'un a été mis en examen face à ça, on doit faire preuve de la plus grande clarté. Et donc moi je veux commencer par remercier ceux qui, au Parti Socialiste, chez Les Républicains et évidemment dans le Bloc Central, ont fait preuve encore une fois d'une intransigeance totale et nécessaire sur les valeurs. Au PS, je pense à Raphaël Glucksmann, je pense à François Hollande, je pense à Jérôme Guedj, je pense à M.

Payan, je pense à M. Grégoire. Chez Les Républicains, je pense à Michel Barnier, bien sûr, Gérard Larcher, Jean-François Copé et d'autres.

C'est cette posture qu'on doit tenir. Je vois que vous ne citez pas Bruno Retailleau, vous avez peut-être entendu qu'ici même hier il a parlé à propos de Nice d'une campagne délétère. Il refuse d'apporter officiellement son soutien à Christian Estrosi sans pour autant appeler à voter Éric Ciotti, mais il dit que c'est au Niçois désormais de choisir parce qu'il reproche à Christian Estrosi, je cite, d'être coupable d'un appel à la gauche et au communautarisme.

Comment vous avez réagi à ça ? Vous avez à Nice un candidat de droite républicaine qui est face à l'allié, au supplétif de Marine Le Pen. Il ne peut y avoir aucune hésitation possible.

Je comprends que Bruno Rotaillot a tenté de s'expliquer et de revenir ensuite sur ce qu'il a dit devant vous hier matin. On nage encore une fois dans la plus grande confusion. Quand on a un parti républicain contre un parti extrême, qu'il soit d'extrême gauche ou d'extrême droite, il ne peut y avoir aucune hésitation possible.

Vous n'avez pas d'état d'âme aussi à voter, Rachida Datiap Non, absolument pas et j'avais fait savoir que je la soutenais, je pense que Paris a besoin d'alternance. Vous avez regardé le débat hier soir ? J'ai regardé une partie du débat qui est terminée très tard.

Vous deviez vous lever tôt, moi-même aussi, mais comment est-ce que vous avez vécu effectivement ce moment politique ? Écoutez, pour moi les choses à Paris sont assez simples et assez claires. Vous avez le successeur d'Anne Hidalgo, vous avez la candidate de la France Insoumise et vous avez une femme politique, Rachida Dati, qui incarne cette alternance portée par la droite et le centre.

Je vais vous dire ce que fait Rachida Dati, qui a réussi à rassembler à Paris. Et moi j'en suis sincèrement extrêmement heureuse. C'est ce qu'il faudrait arriver à faire dans les 36 000 communes de France, parce que ce qu'on vit depuis ce début de semaine nous ramène aussi à la nécessité absolue de rassembler la droite et le centre dans les semaines, dans les mois et dans les années à venir.

Et ça nous oblige également vis-à-vis de ce qu'on va vivre à la présidentielle et en 2016. Vous avez cité Raphaël Glucksmann, ce matin votre prédécesseur d'ailleurs au ministère de l'Énergie, Agnès Pannier-Runacher lui tendait la main en quelque sorte. Elle disait je l'appelle à quitter l'alliance avec le PS et à nous rejoindre.

Est-ce que vous dites que Raphaël Glucksmann aurait sa place avec vous ? En tout cas, Raphaël Glucksmann fait indéniablement partie des responsables politique avec qui l'on doit pouvoir discuter. Ma conviction, c'est que l'espace politique, la famille politique dans laquelle nous devons construire, c'est celle avec qui nous sommes au gouvernement, avec qui nous cheminons à l'Assemblée et au Sénat depuis maintenant deux ans.

C'est cette grande famille de de la droite et du centre. Et donc il faudra un candidat commun dès le premier tour en 2027. Merci Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement, ministre déléguée en charge de l'énergie.

Il est 8h47 sur BFM TV.