Annick Girardin : "La Françafrique est derrière nous"
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Bonjour Annick Girardin.
- 0:17OuverteRéponse directe
Députée de Saint-Pierre-et-Miquelon, encore députée, jusqu'à quand ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Comment réagissez-vous aux voix qui s'élèvent contre la participation des soldats algériens au 14 juillet ?
- 1:57RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que la participation de l'Algérie était contrainte et forcée ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Est-ce que la francophonie est une bonne manière d'aborder les relations avec les anciennes colonies ?
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Les ONG s'inquiètent de la baisse des aides au développement. Comment y répondez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 173 000 Algériens ont combattu, que 23 000 d'entre eux sont morts. »
- 2:37Invité politiqueFait
« La France-Afrique, elle est derrière nous. »
- 2:52Invité politiqueFait
« La France s'est aujourd'hui dotée d'une loi sur le développement et la solidarité. »
- 3:25Invité politiqueChiffre
« 55 milliards d'économies en 3 ans, chaque ministère est touché et nous avons notre juste part à apporter. »
- 3:45Invité politiqueChiffre
« Nous participons à 20% au Fonds européen, avec le FED, le Fonds européen de développement. »
- 4:48Invité politiqueChiffre
« La France, c'est 280 millions d'euros aux côtés effectivement de l'ensemble de nos partenaires qui agissent sur le terrain. »
- 5:20Invité politiquePromesse
« Le pays s'était engagé à consacrer 0,7% de son revenu national brut à l'aide au développement. »
- 5:35Invité politiqueFait
« Cet engagement n'est pas tenu, tout simplement parce qu'il faut que la France retrouve une croissance pour qu'on puisse l'atteindre. »
- 9:26Invité politiqueFait
« Aux côtés de l'Europe, dans un premier temps, la France et l'Allemagne. Les Pays-Bas, très certainement, vont nous rejoindre très rapidement. »
- 10:05Invité politiqueFait
« La France intervient militairement. Elle le fait au Mali, elle le fait en RCA. »
- 10:07Invité politiqueFait
« Au Mali, d'ailleurs, l'opération Serval est terminée. Elle a été menée à bien, avec une grande efficacité. »
- 11:46Invité politiqueFait
« La France, elle était malade, enfin elle est malade, et quand un patient est malade, il n'a pas beaucoup de patience. »
- 13:06Invité politiqueFait
« La majorité socialiste est aujourd'hui, elle peut être effectivement fragile. »
- 13:41Invité politiqueFait
« Je voudrais rendre un hommage ici à tous les morts de Saint-Pierre-et-Miquelon. Mais au-delà de ça, à tous les morts de l'Outre-mer qui sont morts dans cette seconde guerre mondiale. »
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Le sunset de l'été, Dorothée Barba, sur France Inter.
La secrétaire d'État chargée du développement et de la francophonie est l'invité de France Inter ce matin. Bonjour Annick Girardin. Bonjour. Députée de Saint-Pierre-et-Miquelon, encore députée, jusqu'à quand ?
Je suis députée de Saint-Pierre-et-Miquelon jusqu'au 29 juillet, puisque je viens d'être réélue après que ma suppléante ait dû démissionner pour des raisons de santé.
Voilà, impossible de cumuler donc le poste de secrétaire d'État et de députée. Impossible de cumuler, sauf la période de transition qui est d'un mois. Annick Girardin, trois soldats algériens participeront ce matin aux cérémonies du 14 juillet sur les Champs-Elysées. Cette participation officielle de l'Algérie est une première. Comment réagissez-vous aux voix qui s'élèvent contre cette participation des soldats algériens, d'abord en France, du côté du Front National ?
Écoutez, c'est une polémique et un en-sujet où j'ai envie de dire que c'est de la politique de bas état. Je rappelle que 173 000 Algériens ont combattu, que 23 000 d'entre eux sont morts.
On parle de la Grande Guerre.
Tout à fait, on parle de la Grande Guerre et on commémore aujourd'hui tous les sacrifices. La mémoire doit rassembler et pas diviser. Et moi, je regrette vraiment ce type de polémique. Il faut saluer aussi les autorités algériennes qui ont dépassé cette polémique en Algérie. Moi, je crois qu'il faut se réjouir de l'évolution des relations franco-algériennes. On a eu la visite du président de la République en 2012, celle du Premier ministre en 2013. Et puis, pour finir en 2014, Laurent Fabius s'y est rendu et le Drian. Donc, je crois qu'il faut dire qu'aujourd'hui, la page est tournée et qu'il nous faut tous porter un message de paix.
C'est ce que vont faire les Algériens à nos côtés. Voilà. Ce défilé 2014, en tout cas, est placé sous le signe de la commémoration de la Grande Guerre. 80 nations étrangères au total sont invitées à se défiler. Mais des voix s'élèvent également en Algérie. Des voix qui rappellent que la participation de l'Algérie aux côtés de la France en 2014-2018, elle s'est faite contrainte et forcée. Que c'était donc maladroit de convier une ancienne colonie à ce défilé militaire. Qu'est-ce que vous répondez à cela ?
Je réponds qu'il y a plusieurs anciennes colonies qui vont défiler. Elles sont 17, dont 18 sont des pays africains. Je crois que nos relations aujourd'hui sont totalement différentes. Ce sont des partenaires. Et c'est comme ça que l'on voit aujourd'hui la politique de la France aux côtés de ces différents pays qu'on aide énormément à travers le développement et la solidarité. La page est tournée. Il faut aujourd'hui célébrer ce qu'il doit l'être. C'est-à-dire un même respect pour tous les morts de cette Grande Guerre.
Annick Girardin, vous êtes secrétaire d'État chargée de la francophonie. Est-ce que la francophonie est une bonne manière d'aborder les relations avec les anciennes colonies, justement ? Oui, la francophonie comme le développement.
La France-Afrique, elle est derrière nous. Ce qu'a voulu François Hollande, c'est une nouvelle relation avec tous les pays, et notamment francophones, les pays d'Afrique, où on est partenaire, où on vient soutenir les projets des différents gouvernements. La France s'est aujourd'hui dotée d'une loi sur le développement et la solidarité. Nous intervenons aux côtés des gouvernements pour travailler sur le développement, la croissance, parce que c'est la meilleure garantie de la paix.
Une loi sur le développement, c'est effectivement une première en France, Annick Girardin. Mais les ONG françaises s'inquiètent également de la baisse des aides à destination des pays en voie de développement. C'est un coup de rabot de 73 millions d'euros qui a été prévu dans le projet de loi de finances rectificatif. L'aide au développement, c'est un des postes sur lesquels il faut faire des économies en temps de crise ?
L'aide au développement, comme tous les postes, 55 milliards d'économies en 3 ans, chaque ministère est touché et nous avons notre juste part à apporter. Maintenant, la France n'a pas à rougir de son soutien. Il y a bien sûr l'aide au développement classique que l'on connaît, mais il y a aussi un certain nombre d'autres soutiens que nous apportons directement, indirectement. Nous participons à 20% au Fonds européen, avec le FED, le Fonds européen de développement. Nous avons une agence française de développement qui intervient de manière très compétente aux côtés des différents gouvernements qui peuvent faire appel à ce soutien.
Je crois honnêtement que la France a aujourd'hui une véritable politique de développement et puis à nous d'apprendre à faire aussi bien avec un peu moins. Et je crois qu'on peut le faire quand on est plus transparent, plus efficace, plus cohérent, plus rassemblé.
Faire aussi bien avec un peu moins, c'est ce que vous dites. Donc la politique d'aide au développement doit être plus efficace aujourd'hui ?
Elle doit être plus efficace. C'est aussi le sens de la loi sur le développement qui a été prise. C'est de dire plus de cohérence, plus coordonnée pour être plus efficace, plus coordonnée avec l'ensemble de nos partenaires, les ONG, les collectivités territoriales, les entreprises.
Avez-vous un exemple concret pour illustrer cette question de l'efficacité de l'aide au développement venue de la France ?
Écoutez, l'aide au Mali, qui n'est pas que la France, l'aide au Mali, où nous sommes engagés tous pour soutenir le Mali. La France, c'est 280 millions d'euros aux côtés effectivement de l'ensemble de nos partenaires qui agissent sur le terrain. Moi, j'y suis allée il y a quelques mois avec le commissaire européen, mais aussi avec d'autres représentants pour faire le bilan un an après. Et on voit, quand on est coordonné, comment ça peut fonctionner. Et puis, on peut prendre maintenant l'exemple de la RCA, où on va intervenir de la même manière.
On va en parler dans un instant, si vous le voulez bien, Annick Girardin. Nombreuses sont les ONG françaises qui disent que l'effort de la France n'est pas suffisant. Le pays s'était engagé à consacrer 0,7% de son revenu national brut à l'aide au développement. Ça peut sembler très peu, 0,7%. Et pourtant, on est largement au-dessous. Aujourd'hui, on est à peine à 0,5%. Pourquoi cet engagement n'est-il pas tenu, Annick Girardin ?
Alors, cet engagement n'est pas tenu, tout simplement parce qu'il faut que la France retrouve une croissance pour qu'on puisse l'atteindre. Alors, cet engagement, il est rappelé. Quand la croissance reviendra, l'aide au développement sera augmentée. L'objectif a été à nouveau réinscrit dans le projet de loi. Nous retrouverons le chemin de la croissance. Dès que la France retrouvera le chemin de la croissance, nous tenterons, effectivement, d'arriver au 0,7%.
Voilà qui donne l'impression, en tout cas, qu'en période d'austérité, l'aide au développement n'est pas une priorité.
Ce n'est pas une priorité. L'effort est à faire sur ce domaine, comme dans tous les domaines, mais les Français et la France a réaffirmé sa volonté d'aider à hauteur de ses moyens, mais avec une transparence, avec plus de cohérence. C'est ce que je vous ai dit. Moi, je reste persuadée, en faisant le tour de tous les dossiers, qu'avec beaucoup plus de cohérence et d'efficacité, on arrivera de la même manière. Et c'est le pari tenu, parce qu'on n'a pas le choix, parce qu'aujourd'hui, il faut faire des économies.
Annick Girardin, votre ministre de Tuitel, Laurent Fabius, a commandé un rapport récemment sur l'aide au développement, rapport commandé à Emmanuel Faber, qui est le numéro 2 de Danone. Et ce rapport dit notamment qu'il faut faire plus appel aux entreprises dans l'aide au développement. Est-ce là une manière, selon vous, d'être plus efficace, justement ?
Oui, c'est ce que je disais tout à l'heure. Aujourd'hui, on a des nouveaux partenaires. Les gouvernements ne pourront pas faire seuls, et il ne s'agit pas que de la France. Et nous avons un partenaire qui est les entreprises. Et ce partenaire, nous devons apprendre à mieux travailler avec lui, avec certaines conditions malgré tout, qui sent effectivement que les entreprises reconnaissent aussi leurs responsabilités sociales et environnementales. Dans la loi sur le développement, on rappelle que la volonté, c'est d'avoir un développement durable, et de pouvoir agir effectivement à la fois sur l'environnement, sur l'économie, sur l'humain.
Et pour ça, il faut qu'on en travaille avec les ONG, avec les collectivités, puisque les collectivités territoriales font beaucoup aussi, mais avec les entreprises qui ont un pouvoir d'intervention forte et qui peuvent intervenir très rapidement sur le domaine de la formation, sur l'économie. Il faut effectivement que ces territoires, si on veut maintenir la paix, ces pays, si on veut maintenir la paix, retrouvent une économie, eux aussi, en croissance. Et je crois que les entreprises sont un bon partenaire. Oui, le rapport Faber fait part d'un certain nombre d'innovations également, sur lesquelles il va falloir travailler.
Vous pensez que le secteur privé est plus efficace que l'aide publique ? Il n'est pas plus efficace que l'aide publique. Il sera plus efficace parce qu'on travaillera tous ensemble.
Donc votre boulot, finalement, de secrétaire d'État chargé du développement, c'est d'animer un réseau d'entreprises qui va venir en aide aux pays les plus défavorisés ?
Mon boulot, c'est non pas d'animer qu'un réseau d'entreprises, c'est de discuter, d'ouvrir, et c'est le cas, effectivement, de cette loi aussi. C'est de dire, les partenaires doivent travailler ensemble, ils doivent parler ensemble, ils doivent agir ensemble et en complémentarité.
Annick Girardin, vous serez demain à Florence, en Italie, pour lancer avec vos homologues européens un fonds d'aide à la Centrafrique. On y vient, la République centrafricaine. Quelles sont les grandes lignes de ce projet ? Que peut faire l'Europe pour venir en aide à ce pays exsangue ?
Écoutez, d'abord, ce que j'avais envie de dire, c'est que ce pays, nous allons y intervenir collectivement, et là aussi par la création d'un fonds, un fonds d'intervention qui s'appelle le Fonds Bécou, et c'est important parce que c'est un message, ça veut dire espoir, en sango, et espoir, c'est aussi sous ce signe qu'aujourd'hui, le défilé du 14 juillet, ou c'est comme ça que François Hollande l'a voulu, ce signe de paix que l'on veut, effectivement, et d'espoir que l'on veut aujourd'hui passer. La situation est contrastée en RCA, le calme à Bangui, des tensions à l'Est, notamment à Bombary.
Il faut, à cette occasion, saluer le courage de nos soldats, mais reconnaître aussi que pour qu'il y ait la paix, il faut un développement durable. Ce développement durable, on le compte le soutenir, avec l'Europe, à travers un fonds multibayeur, c'est-à-dire un fonds où chacun pourra y mettre sa contrepartie financière. Et là aussi, les entreprises privées, on leur relajouer ? Alors, ce fonds, il sera piloté par l'Agence française de développement, d'ailleurs, qui est à l'initiative de cette idée. Aux côtés de l'Europe, dans un premier temps, la France et l'Allemagne. Les Pays-Bas, très certainement, vont nous rejoindre très rapidement.
Je crois que la relance économique, c'est une priorité. Il faut se féliciter de cette mutualisation des moyens, parce que là encore, c'est une question d'efficacité, de cohérence et donc d'efficacité.
Nous avons vocation à nous retirer progressivement de Centrafrique, a confirmé ce week-end le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Est-ce pour accompagner ce retrait des troupes françaises, que la France s'engage dans un fonds d'aide au développement en Centrafrique ? Non, pas du tout.
Ce sont des choses qui ne sont pas liées, ce sont des choses complémentaires. La France intervient militairement. Elle le fait au Mali, elle le fait en RCA. Au Mali, d'ailleurs, l'opération Serval est terminée. Elle a été menée à bien, avec une grande efficacité. Aujourd'hui, on redéploie nos troupes. C'est une nouvelle opération de sécurité qui va se mettre en place pour avoir une véritable lutte contre les menaces djihadistes. Je crois que c'est important, effectivement, qu'on puisse le faire comme ça. Les menaces sont différentes. Non, le fonds RCA, c'est une volonté d'accompagner le développement aux côtés des engagements militaires. Je crois que la France le fait très bien.
C'est-à-dire, elle intervient militairement quand il faut le faire, mais elle n'oublie pas qu'à côté, il faut très vite permettre à un pays
de se développer pour en assurer la paix. Cela peut donner une image confuse de la France vis-à-vis de la Centrafrique, vis-à-vis de la société civile centrafricaine, une intervention militaire jumelée avec un fonds d'aide au développement. Non, je crois que c'est la réussite de demain.
C'est de savoir intervenir militairement en urgence, savoir permettre au pays de se redresser et ensuite de l'accompagner dans son développement. C'est une des conditions pour que la paix puisse régner dans la totalité, dans ces parties du monde. Je crois que c'est important qu'on le rappelle et c'est l'objectif de ce gouvernement, c'est bien d'intervenir sur les trois volets en même temps.
Annick Girardin, j'aimerais qu'on évoque aussi l'ambiance au sein du gouvernement. Ce matin, le chef de l'État tutoie les records d'impopularité. On est à 76% de Français qui ont une mauvaise opinion du chef de l'État, selon le nouveau sondage publié par le Parisien hier. Comment travailler sereinement dans ces conditions, Annick Girardin ?
Écoutez, moi je travaille très sereinement. Le gouvernement aujourd'hui a décidé, effectivement, a mis en place un certain nombre de missions. J'en ai une, celle de travailler sur le développement. On est au travail, des réformes sont là. Vous savez, la France, elle était malade, enfin elle est malade, et quand un patient est malade, il n'a pas beaucoup de patience, il a envie que les résultats arrivent très vite. Et c'est ce qui arrive effectivement aux Français. C'est comme ça que vous expliquez les mauvais scores de François Hollande. Il souhaite avoir des résultats rapides, et ça prend toujours du temps de redresser un pays qui, depuis 15 ans, est en descente perpétuelle.
Je crois que cette dynamique que le gouvernement a, cette cohérence qu'on trouve aussi dans le gouvernement, ce soutien entre ministres pour arriver à faire qu'à travers nos réformes, la France aille mieux demain.
Le discours de politique économique d'Arnaud Montebourg la semaine dernière a été perçu par beaucoup comme un soutien aux fameux députés frondeurs, cette quarantaine de députés qui n'ont pas voté le pacte de responsabilité. Est-ce qu'il faut choisir son camp aujourd'hui dans le gouvernement entre Manuel Valls ou Arnaud Montebourg, Annick Gérardin ?
Non, enfin pas en ce qui me concerne.
Je rappelle que vous êtes membre du parti de gauche.
Tout à fait, membre du parti radical de gauche. Parti radical de gauche, excusez-moi. Il n'y a pas de souci. Le gouvernement ne fonctionne pas sous la contrainte des médias, des frondeurs, des déclarations des uns ou des autres. Le gouvernement a une ligne qui est effectivement donné par Manuel Valls, le Premier ministre, et nous mettant en application la politique qui est la nôtre. Il n'y a pas à choisir entre les uns et les autres. Ce n'est pas comme ça que je vois la réussite effectivement de main de ce gouvernement. C'est bien en gardant une cohérence, en ayant tous des mêmes objectifs et je crois honnêtement qu'on l'a. Mais la majorité socialiste n'a jamais été aussi fragile, disons-le.
La majorité socialiste est aujourd'hui, elle peut être effectivement fragile. Elle se joue quelquefois à quelques voix. Mais c'est là aussi qu'on voit la démocratie fonctionner. Et moi, je n'ai absolument pas peur des différents sujets entre les uns et les autres. Qu'on puisse un peu, à l'Assemblée nationale, au Sénat, se faire bousculer. C'est normal, c'est le jeu de la démocratie. Ça nous permet effectivement d'apporter les bonnes réponses et de se secouer nous-mêmes.
Un dernier mot très rapide, Annick Girardin, sur votre arrivée au gouvernement. Vous êtes la première élue de Saint-Pierre-et-Miquelon, assiégée au gouvernement. Vous êtes fière de ça ?
Oui, j'en suis fière. Et puis, je voudrais rendre un hommage ici à tous les morts de Saint-Pierre-et-Miquelon. Mais au-delà de ça, à tous les morts de l'Outre-mer qui sont morts dans cette seconde guerre mondiale. Puisque, vous savez, Saint-Pierre-et-Miquelon a été libéré. C'est le mot qui a été effectivement utilisé par l'amiral Miesolier en décembre 1941. Nous sommes des Français très engagés dans la Deuxième Guerre mondiale, avec aussi un certain nombre de morts. Et aujourd'hui, je voulais leur rendre aussi un hommage.
Merci beaucoup, Annick Girardin, d'avoir été mon invitée ce matin en direct, secrétaire d'État chargée du développement et de la francophonie. Bonne journée à vous. Merci.
Annick Girardin