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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 17 février 2025 52 minComplaisantMixteNumériqueJusticeSantéEurope & international

Geôliers de Daech : le témoignage de Nicolas Hénin, ancien otage en Syrie - C à Vous -17/02/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous fait penser qu'on va avancer sur la légalisation du cannabis ? G.Attal a lu votre rapport ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    En quoi la légalisation baisserait la consommation ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Quand vous entendez G.Darmanin ironiser sur le fait que les trafiquants d'hier deviendraient de bons petits commerçants... Il ironise, mais vous pensez que ce scénario est réaliste ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    La vente de cigarettes est encadrée par l'Etat. Ca n'empêche pas que la vente de contrebande représente 38 % en France. Qu'est-ce qui empêcherait les vendeurs de cannabis de casser les prix pour continuer leur business ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Vous préconisez que le prix du cannabis légalisé ne soit pas trop élevé non plus ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    On pourrait le cultiver chez soi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00L.MendesFait
    « L'idée, c'est de transférer une partie du trafic sur un marché légal accompagné par l'Etat. L'Etat définit un grammage maximum comme en Allemagne. Comme l'a dit R.Lescure, regardons ce qui a été fait au Québec. Ca fonctionne. »
  • 7:00L.MendesFait
    « On n'est pas dans une proposition comme ça. On propose une agence nationale qui permettrait de réguler, de la production de base avec le monde agricole jusqu'à la distribution. »
  • 8:00G.FardeFait
    « Il y a une question de fond. Est-ce que la drogue participe au progrès social ? Est-ce que la consommation de drogue fait progresser la société et l'humanité ? Je ne le crois pas. »
  • 9:00L.MendesChiffre
    « 1 g de cannabis coûte moins d'un euro pour la fabrication. C'est possible de le faire. »
  • 10:00L.MendesFait
    « Je le propose dans le rapport. Le Luxembourg le fait. On peut compter sur les parents et la responsabilité individuelle, comme au Luxembourg. »
  • 11:00L.MendesFait
    « On s'est servi de ce qui a été fait au Portugal il y a 20 ans. Ca fonctionne. Le Portugal avait un problème très grave de consommation d'héroïne. Grâce à la dépénalisation, à l'obligation de soins, ils ont endigué ce phénomène chez eux. »
  • 12:00L.MendesFait
    « On préconise d'avoir un débat de société pour apporter les bonnes réponses. Qu'on arrête de nous envoyer un urologue pour nous parler des problèmes liés aux addictions. Il faut nous envoyer des vrais addictologues. »
  • 26:00N.HéninFait
    « Non, il y avait pire. »
  • 27:00N.HéninFait
    « Surtout pas de peur. La haine, ça ne me ressemble pas. Même mon pire ennemi, je n'arrive pas à le haïr. »
  • 35:01L.SénéchalFait
    « Avec le réchauffement climatique, on a ce problème de plus en plus avec des saisons polliniques qui arrivent de plus en plus tôt. »
  • 35:01L.SénéchalChiffre
    « Selon l'OMS, 1 être humain sur 2 va souffrir d'allergies d'ici 25 ans. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est avec Emilie, Pierre, Patrick, Mohamed et Lorrain. Emilie? - E.Tran Nguyen: L'ouverture d'un procès très attendu, celui des geôliers des 4 ex-otages français.

Parmi eux, N.Hénin avait reconnu l'un de ses tortionnaires en regardant la télé et en voyant M.Nemmouche. - A.-E.Lemoine: N.Hénin sera sur notre plateau. - M.Bouhafsi: F.Bayrou est toujours sous pression.

Il s'est rendu samedi dans le Sud pour rencontrer les victimes de Bétharram. Il a parlé avec elles. On reviendra sur les révélations autour de ce scandale sexuel dans l'institution. - P.Cohen: On parle d'un rapport parlementaire qui préconise une légalisation du cannabis.

Ce n'est pas le premier. - A.-E.Lemoine: On en parle avec l'un des corapporteurs de ce rapport, qui préconise une légalisation à la française, L.Mendes.

Vous êtes député Ensemble pour la République de Moselle. Vous êtes avec G.Farde, professeur à Sciences Po et spécialiste des questions de sécurité.

Hier, vous avez détaillé une enquête du Cevipof dans laquelle les Français demandent plus de fermeté dans la lutte contre les stupéfiants. Ils s'opposent à cette légalisation. - L.Sénéchal: "Libération" a exhumé des nouveaux propos problématiques du voyage de G.Depardieu en Corée du Nord. - P.Cohen: Le Saturday Night Live, ce show d'humour et de musique, a vu éclore sur son plateau des tas d'humoristes devenus stars.

De B.Murray à E.Murphy en passant par A.Sandler, le SNL fêtait ses 50 ans ce week-end. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h...

Est-ce qu'une bande d'amis fusionnels peut résister à l'arrivée des enfants? La réponse dans une comédie au cinéma mercredi. Santa a enfin triomphé aux Victoires de la musique.

Elle a proposé une prestation époustouflante. Elle a commencé à l'envers. Après, c'est l'orchestre qui s'est envolé dans les airs.

Elle sera sur notre scène. Et le héros d'une série qui décline le métier de nounou au masculin: Booder. Il avait séduit 6 millions de téléspectateurs avec le premier numéro de cette série.

En cuisine, on retrouve A.Ferrand, chef propriétaire du restaurant Eels. - B.Chameroy: C'est l'émission de tous les dangers.

L'un d'entre nous va devoir épauler notre chef pour ouvrir des huîtres. Il va peut-être y avoir du sang. Vous avez choisi votre commis? - A.Ferrand: Pas encore, mais j'ai quelques idées. - B.Chameroy: Comment vous allez préparer les huîtres? - A.Ferrand: Avec quelques algues de la baie de Quiberon et quelques condiments, notamment du yuzu, de la poire et de la reine-des-prés. - B.Chameroy: Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'édito de Patrick.

Un nouveau rapport prône une légalisation du cannabis. - P.Cohen: Je dois confesser avoir reproduit la même grimace que B.Murray au déclenchement de son radioréveil dans "Un jour sans fin".

Le coup du rapport transgressif et sans lendemain sur le cannabis se reproduit comme une horloge. C'est tous les 2 ans. Mai 2021, après un an et demi de travail, plus de 200 auditions et une consultation citoyenne, les députés d'une mission d'information sur le cannabis dressent le constat d'échec de 50 ans de prohibition et de chasse aux trafiquants.

La France reste la championne d'Europe de consommation du cannabis. 1 million de fumeurs quotidiens, avec des mineurs 2 fois plus atteints que la moyenne européenne. Les députés concluent à la nécessité d'une légalisation encadrée et régulée.

Janvier 2023: le Conseil économique, social et environnemental aboutit aux mêmes conclusions. Les policiers ont le sentiment de vider la mer avec une cuillère. Le budget alloué aux forces de l'ordre pour la lutte antidrogue, qui a doublé en 10 ans pour dépasser le milliard d'euros, serait mieux utilisé à des politiques de prévention.

Chaque rapport recadre l'enjeu sanitaire. Le cannabis est moins dangereux que l'alcool et le tabac chez l'adulte. Il est moins mortel et rend moins dépendant.

Ce n'est pas vrai chez les adolescents. C'est là qu'il y a péril. D'où l'idée que l'Etat prenne le contrôle de la vente de cannabis.

Il est plus facile de fixer des limites ou des interdictions à des revendeurs agréés qu'à des voyous. - A.-E.Lemoine: Les auteurs du rapport 2025 proposent la création d'une autorité de régulation. - P.Cohen: Une sorte d'Arcom du cannabis, une autorité chargée de délivrer les licences professionnelles aux producteurs et aux détaillants, de contrôler les normes restreignant la vente ou de planifier la production.

Les députés proposent de dépénaliser l'usage simple de stupéfiants. En dessous de 3 g de substance, vous seriez considéré comme un consommateur dispensé de poursuites. Vous proposez de concentrer l'action répressive sur les trafiquants.

Le débat est toujours refermé avant d'avoir été mené. Vous avez un ministre de l'Intérieur et un ministre de la Justice qui ont le même vocabulaire. - B.Retailleau: Le cannabis, qui est la drogue la plus répandue en France, compterait 5 millions de consommateurs. - G.Darmanin: La drogue, c'est extrêmement mauvais pour la santé, chacun le sait, mais c'est aussi un coup de poignard donné à la société. - B.Retailleau: La légalisation du cannabis, c'est la voie de l'échec. - G.Darmanin: C'est un discours de défaite.

Ne croyez pas que ceux qui vendent du shit vont, demain, ouvrir une petite boutique en appelant les impôts et en appelant l'Urssaf. - P.Cohen: G.Attal a aussi fait savoir à l'AFP qu'il n'était pas question d'un tel projet. 2021, 2023, 2025...

Dois-je m'attendre à un prochain rapport pour 2027? - L.Mendes: Si on n'avance pas, qui sait? - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qui vous fait penser qu'on va avancer?

G.Attal a lu votre rapport? - L.Mendes: On est sur un débat moral.

Ca fait 30 ans qu'on nous explique qu'il faut lutter fortement contre les drogues. On ne dit pas le contraire dans ce rapport. On dit qu'il faut taper fort contre le trafic, qu'il faut protéger le consommateur et protéger ces petites mains utilisées par les trafiquants.

Il faut sortir de cette manne permanente. J'ai vu des enfants de 13 ans maltraités dans des caves pour entrer dans le trafic. On essaie de démonter ce genre de choses.

On fait un constat simple. On nous dit qu'il faut faire baisser la consommation. On a mis énormément de moyens sur la table.

La consommation ne fait qu'augmenter. On a multiplié par 2 la consommation de cocaïne, par 8 la consommation d'héroïne, et on a toujours autant de consommateurs de cannabis. - A.-E.Lemoine: En quoi la légalisation baisserait la consommation? - L.Mendes: L'idée, c'est de transférer une partie du trafic sur un marché légal accompagné par l'Etat.

L'Etat définit un grammage maximum comme en Allemagne. Comme l'a dit R.Lescure, regardons ce qui a été fait au Québec.

Ca fonctionne. Oui, sur les premiers mois, on a une hausse de la consommation. Mais on ne sait pas qui consomme et comment.

Ca n'a pas arrêté de baisser derrière. - A.-E.Lemoine: Quand vous entendez G.Darmanin ironiser sur le fait que les trafiquants d'hier deviendraient de bons petits commerçants...

Il ironise, mais vous pensez que ce scénario est réaliste? - L.Mendes: On n'est pas dans une proposition comme ça.

On propose une agence nationale qui permettrait de réguler, de la production de base avec le monde agricole jusqu'à la distribution. Cette agence mettrait en place un système de licence. Ca existe pour les pharmacies spécialisées et les bureaux de tabac.

On a des licences restauration pour vendre de l'alcool dans les restaurants. On sait faire, dans notre pays. L'idée, c'est d'apporter une autre vision des choses.

On veut une vision qui soit aussi sur la santé publique. On n'entend jamais le ministre de la Santé parler de ces sujets. - A.-E.Lemoine: Le sécuritaire, c'est ce qui a été appliqué depuis 50 ans.

Vous considérez que c'est une réussite? La France est championne d'Europe de la consommation de cannabis. - G.Farde: Une réussite, incontestablement, non, mais est-ce pour cela qu'il faut renoncer à tout?

Imaginez qu'on applique ce raisonnement à d'autres politiques publiques. A la sécurité routière, par exemple...

On a mis beaucoup de moyens. En 2024, le nombre de morts sur les routes était plus élevé qu'en 2023. Faut-il pour autant renoncer aux limitations de vitesse?

Ca n'est pas raisonnable, de raisonner ainsi. Il faut au contraire continuer de lutter. Ce n'est pas parce qu'on est arrivé au constat qu'on consomme plus qu'il faut abandonner toute politique publique.

Imaginez le message que vous adressez à la population. Il serait possible de se droguer et le renoncement devrait prévaloir. - P.Cohen: C'est ce qu'on fait avec le tabac. - G.Farde: C'est le grand argument de la différence entre l'alcool et les drogues.

Ceux qui seraient contre seraient des prohibitionnistes. Le caviste n'est pas un dealer et le viticulteur n'est pas un producteur de coca. - A.-E.Lemoine: L'idée, c'est d'assécher le business, qu'il y ait moins de dealers. - G.Farde: Alors que le marché de la drogue représente 4 milliards d'euros par an, l'équivalent de la filière brassicole...

Vous pensez sincèrement qu'en légalisant une petite part, une infime part du marché du cannabis, vous arriverez à empêcher ceux qui vendent de vendre? D'abord, les primo-expérimentateurs sont des mineurs. Les dealers vont continuer d'aller les chercher à la sortie des collèges.

Ensuite, il y a ceux qui vont vouloir des produits plus chargés en THC. Quels seront les taux autorisés? 20 ou 30 %?

Ceux qui voudront plus continueront à aller le chercher. On dit qu'on met une pression sur des enfants pour qu'ils s'adonnent au trafic...

Ca fait vivre l'équivalent de l'agglomération de Brest. Ceux qui ont une consommation récréative, bourgeoise, cesseront d'être pénalisés pour cela. Mais pour tous les autres, que ce soit côté consommateurs ou côté trafiquants, je ne vois pas en quoi ça changerait quoi que ce soit. - P.Cohen: Ils sont censés être réprimés.

Dans la proposition de G.Attal, il y a des peines pour les guetteurs et les petites mains du trafic. - G.Farde: Quel est le taux de recouvrement? - L.Mendes: C'est basé sur des faits scientifiques.

On nous explique que le cannabis est beaucoup moins dangereux. Ca a été dit par tous les médecins. On a mis en place l'expérimentation du cannabis thérapeutique.

Il y a aussi un impact positif sur l'être humain. On doit protéger les plus jeunes. Les primo-essayants ne sont pas les plus jeunes.

La consommation de drogues chez les mineurs n'a jamais autant baissé. Les influenceurs sur les réseaux sociaux y participent beaucoup. Ne pas fumer, ne pas consommer d'alcool, de drogues...

Ca a un impact positif. L'objectif, c'est d'assécher. Plus de 60 % du marché, c'est le cannabis.

La majorité des consommateurs, s'ils peuvent avoir un endroit, un plant chez eux, le feront. Ils ne prennent pas plaisir à ce que ce soit livré chez eux. Les Etats-Unis ont mis des milliards de dollars...

Le FBI et la CIA se sont mis dessus pour qu'on ait 38 Etats qui finissent par légaliser la consommation de cannabis. Au Colorado ou en Oregon, il y a une surconsommation. C'est trop libéralisé.

Ce n'est pas l'idée que nous défendons. Nous voulons mieux protéger le consommateur. A qui vous allez dire que votre produit n'est pas de qualité?

A personne. Vous n'êtes pas accompagné. On veut déplacer vers le médicosocial. - A.-E.Lemoine: La vente de cigarettes est encadrée par l'Etat.

Ca n'empêche pas que la vente de contrebande représente 38 % en France. Qu'est-ce qui empêcherait les vendeurs de cannabis de casser les prix pour continuer leur business? - G.Farde: Rien. - L.Mendes: Il y aura toujours du trafic.

On propose dans ce rapport de lutter plus fort contre la corruption et le blanchiment d'argent. Le blanchisseur, c'est le même pour tous les trafiquants. Le tabac dans notre pays, c'est par rapport à un tarif surélevé par rapport à la moyenne européenne.

Les gens font des allers-retours tous les week-ends pour aller au Luxembourg. Ils vont acheter légalement au Luxembourg, en Allemagne, en Belgique, en Espagne et en Italie. - A.-E.Lemoine: Vous préconisez que le prix du cannabis légalisé ne soit pas trop élevé non plus? - L.Mendes: 1 g de cannabis coûte moins d'un euro pour la fabrication.

C'est possible de le faire. Ils sont prêts à perdre 75 % de leur marchandise et ils gagnent de l'argent. - A.-E.Lemoine: On pourrait le cultiver chez soi? - L.Mendes: Je le propose dans le rapport.

Le Luxembourg le fait. On peut compter sur les parents et la responsabilité individuelle, comme au Luxembourg. - G.Farde: Il y a une question de fond.

Est-ce que la drogue participe au progrès social? Est-ce que la consommation de drogue fait progresser la société et l'humanité? Je ne le crois pas.

Donc pourquoi vouloir avancer à tout prix dans ce sens? - A.-E.Lemoine: Je ne suis pas sûre qu'on puisse dire que le tabac et l'alcool fassent progresser la société. - G.Farde: Précisément pour cela, pourquoi vous voulez ajouter d'autres substances?

Dans l'enquête du Cevipof, on a demandé aux Français si on pouvait considérer qu'au nom de la liberté à disposer de soi-même, il y aurait un droit à se droguer. Les Français répondent à plus de 70 % "non". Ils disent qu'il faut combattre le trafic. - A.-E.Lemoine: L'idée n'est pas de faire baisser la consommation. - L.Mendes: C'est d'éviter la première entrée.

Quelqu'un qui prend de l'héroïne, il faut l'accompagner. Il est malade comme un alcoolique, comme quelqu'un qui est dépendant au tabac. - E.Tran Nguyen: On disait que le cannabis était moins dangereux.

Ce n'est pas le cas de la cocaïne. Pourtant, vous proposez la dépénalisation de la détention de moins de 3 g. Il y aura un passage devant le juge au-delà de 6 g.

Votre collègue s'oppose à une amende au-dessus de 3 g. Avec moins de 3 g, on doit passer devant un médecin? Ca va vraiment dissuader? - L.Mendes: On s'est servi de ce qui a été fait au Portugal il y a 20 ans.

Ca fonctionne. Le Portugal avait un problème très grave de consommation d'héroïne. Grâce à la dépénalisation, à l'obligation de soins, ils ont endigué ce phénomène chez eux.

On pense que c'est faisable. Au lieu de se retrouver devant un agent de police ou un juge, on se retrouve devant un médecin. On ne se donne pas suffisamment les moyens de pouvoir accompagner le consommateur.

La drogue sera saisie. Ils ne vont pas consommer. C'est juste le fait de pouvoir avoir 3 g sur soi et d'avoir une obligation de soins et de suivi. - P.Cohen: C'est toujours intéressant de regarder l'état du mouvement international.

Il y a un mouvement qui va vers la libéralisation. Le dernier pays en date qui a un débat avancé pour une dépénalisation du cannabis, c'est la Suisse. Ce n'est pas le pays le plus laxiste en la matière.

Il y a une proposition parlementaire qui est sur le point d'aboutir. - G.Farde: On a demandé aux Français ce qu'ils pensent de la légalisation du cannabis. 58 % des Français y sont défavorables, dont 49 % des 18-24 ans.

Même chez les plus jeunes, vous avez un clivage très marqué. Les Français n'y sont globalement pas favorables en termes d'opinion publique. Je vous rejoins, il y a un mouvement.

Mais même quand il y a un mouvement, on citait le cas des Etats-Unis...

Est-ce que, sur le plan social, il est favorable d'avoir des affiches à la sortie d'un rond-point qui encouragent à la consommation? - A.-E.Lemoine: Ce ne sera pas le cas. - G.Farde: C'est le cas dans le Colorado. - L.Mendes: Mais on n'est pas dans le Colorado.

On n'a pas le droit de faire de la publicité pour l'alcool et le tabac. Pourquoi on le ferait avec de la drogue? On ne veut pas de consommation dans l'espace public.

L'idée, c'est de faire en sorte qu'on arrête d'avoir un débat...

Il faut qu'on arrête de les prendre comme des délinquants. Il faut les poser comme des victimes. On nous explique qu'il faut taper sur le consommateur comme on tape sur le vendeur de drogue.

Mais quand on voit la réalité de la consommation dans notre pays, ça ne fonctionne pas. C'est le ministère de la Santé suisse qui a annoncé que c'était une bonne chose pour protéger les Suisses suite aux problèmes de consommation de drogue dans leur pays. On veut poser différemment le débat.

Il faut du courage pour changer de paradigme. Oui, il faut lutter fortement contre les narcotrafiquants. Ce qu'ils font peser d'un point de vue politique et social est très dangereux.

En même temps, il faut accompagner le consommateur qui est victimisé depuis des années. - A.-E.Lemoine: Le président de votre parti, G.Attal, manque de courage quand il refuse d'ouvrir ce débat? - L.Mendes: Je ne dirais pas ça.

Il y a un débat qui se pose à Renaissance. Il y a même un débat chez les Jeunes avec Macron. Ambroise Méjean a pris position à plusieurs reprises.

Des collègues me disent qu'ils ne savent pas se positionner sur le sujet. La majorité disent qu'ils ne connaissent pas les tenants et les aboutissants. On a eu le même débat sur la fin de vie.

Pendant longtemps, soit les personnes étaient militantes pour soit contre la fin de vie. On a des débats parlementaires. Le but, c'est d'avoir un débat sain.

On préconise d'avoir un débat de société pour apporter les bonnes réponses. Qu'on arrête de nous envoyer un urologue pour nous parler des problèmes liés aux addictions. Il faut nous envoyer des vrais addictologues.

Les addictologues nous expliquent que c'est moins dangereux de légaliser le cannabis, d'encadrer sa vente, que de laisser la situation actuelle. - G.Farde: Il y a un lobby commercial assez puissant derrière la légalisation du cannabis.

Il y a des intérêts financiers. - L.Mendes: Quels intérêts? - G.Farde: Pas vous personnellement.

Après, c'est où vous mettez la limite. Le cannabis, la cocaïne, les drogues de synthèse...

Vous déverrouillez quelque chose et vous avez quelque chose que vous ne contrôlez plus après. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 2.

G.Farde, vous êtes l'auteur d'un ouvrage, "Flic Stories". On a d'autres sujets à vous soumettre, notamment dans la Story de Mohamed. - J'invite tous ceux qui n'ont pas encore saisi la justice à se manifester car un nombre colossal de victimes reste encore tapi dans l'ombre.

Ce n'est pas une histoire de savoir ou pas. Si on fait le procès de F.Bayrou, ce sera le procès de toute la population locale.

Tout le monde savait qu'à Bétharram, il y avait des violences. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un Premier ministre sous tension, obligé de se justifier.

Mediapart révélait la semaine dernière l'ampleur du scandale des violences dans l'institution de Bétharram. Adrien Honoré a été pensionnaire à l'institution. - C'était des punitions à ne plus savoir quoi en faire.

Des prêtres, des retraités, venaient se balader. Des fois, c'était des frottements, une caresse, des attouchements et, une fois, une main passée entre mon pantalon et mon caleçon pour soi-disant remettre une étiquette. Ca me hantera toujours.

C'est dur. Même d'en parler aujourd'hui...

Il faut travailler, il faut accepter. - M.Bouhafsi: F.Bayrou aurait été mis au courant du scandale à 3 reprises.

Via une victime en 2024, par la presse locale à la fin des années 90 et par un juge d'instruction en 1998, qui enquêtait sur 2 plaintes pour viol. F.Bayrou est allé rencontrer les victimes en réaffirmant qu'il ne savait pas. - F.Bayrou: Je n'ai pas dit que c'était une polémique montée de toutes pièces.

J'ai dit que je ne savais pas. Je savais pour cette plainte déposée sur une claque. J'ai fait tout ce que je devais faire quand j'étais ministre.

J'ai fait tout ce que je pensais devoir faire quand je ne l'étais plus. C'est des affaires qui ont 25 ou 30 ans. Depuis, vous n'en avez pas entendu parler. - M.Bouhafsi: Le collectif des victimes de Bétharram a soumis 8 revendications au Premier ministre.

L'allocation de moyens supplémentaires pour le parquet de Pau, la mise en place d'une campagne de sensibilisation dans les écoles et un accompagnement psychologique systématique et gratuit pour les victimes...

Adrien Honoré voit presque les bons côtés de la polémique. - Sans F.Bayrou en tant que Premier ministre, notre affaire n'aurait pas fait le tintamarre qu'elle fait aujourd'hui.

Enfin, on nous écoute! Nous étions des enfants, certains de 10 à 17 ans, qu'on n'a jamais entendu. La France entière entend enfin parler de cette affaire.

Certes, il y a Bétharram, mais je ne pense pas qu'il n'y ait que Bétharram. - M.Bouhafsi: A.Gallais estime qu'il faut aller plus loin.

Il réclame la fermeture de Bétharram. Sa pétition a recueilli plus de 13 000 signatures. - Il serait peut-être temps de renvoyer un message en fermant Bétharram.

A la place, édifions un mémorial de lutte contre les violences faites aux enfants. On enverrait un message fort à la société. Bétharram existerait sous une autre forme. - M.Bouhafsi: Le collectif des victimes de Bétharram réclame des inspections aléatoires dans tous les établissements privés disposant d'un internat.

Le ministre de la Justice a confirmé que le parquet de Pau verrait ses budgets augmentés. Il a soutenu le Premier ministre. - G.Darmanin: C'est un procès tout à fait politicien.

Le fait que LFI l'utilise politiquement montre bien qu'il se fiche de la violence faite aux enfants. C'est déplorable. Il y aura plus de moyens pour les parquets en général, pour celui de Pau en particulier. - M.Bouhafsi: La gauche en appelle à la démission du Premier ministre. - Doit-il démissionner s'il ment? - M.Tondelier: Il est prouvé qu'il a menti.

Quand un Premier ministre semble prendre le sujet avec autant de légèreté, ce n'est pas de bon augure. - M.Bompard: Quand on n'a rien fait face à des faits d'une telle gravité, on ne peut pas rester Premier ministre.

Je considère que le Premier ministre ne peut plus rester en fonctions. - O.Faure: S'il a participé d'une manière ou d'une autre à la loi du silence pour protéger l'institution de Bétharram, alors il doit démissionner. - M.Bouhafsi: L'avocat de la première victime à avoir porté plainte en 1996 a demandé l'ouverture d'une enquête pour entrave à la justice afin de savoir si F.Bayrou est intervenu dans cette affaire à la fin des années 90. - P.Lescure: 6 personnes issues de l'ultradroite ont été interpellées hier lors d'une violente agression dans le 10e arrondissement.

Vers 17h, une vingtaine de personnes cagoulées se sont introduites dans la cour de l'immeuble où était réunie cette association. Certaines étaient munies de tessons de bouteilles. - Allez-vous faire enculer. - P.Lescure: Les auteurs de ces faits ont gravement blessé un homme.

Le parquet a ouvert une enquête pour tentative d'homicide volontaire. La qualification est importante. "Tentative d'homicide volontaire"...

Est-ce que ces groupes de l'ultradroite, dont on entend assez souvent parler ces temps derniers, sont particulièrement surveillés par la police? - G.Farde: Oui.

Par les services de renseignement singulièrement, par la Direction générale de la sécurité intérieure pour la haute intensité, et aussi pour la basse intensité, comme pour le terrorisme. C'est la 2e menace d'attentat dans ce pays. Pour le terrorisme islamique, c'est 2 attentats déjoués tous les 3 mois.

Pour l'ultradroite, c'est 2 par an. Parfois, certains leaders politiques ont tendance à demander que l'on cite un attentat perpétré par l'extrême droite pour minorer. Des projets récents, il y en a.

En 2018, un groupe d'ultradroite avait un projet dénommé "projet halal" pour empoisonner des produits halal dans les supermarchés en mettant des insecticides. Plus récemment, en novembre 2023, un homme a été condamné, néonazi, ardéchois, car il avait un projet d'attentat contre des noirs. Je veux aussi mentionner, à la fin de l'année 2022, la tuerie rue d'Enghien, xénophobe, de cet homme qui s'était rendu à Saint-Denis armé d'une arme de poing, voulant tuer des personnes d'origine étrangère.

Il s'était ravisé car il ne voulait pas tirer sur des gens dans une gare, étant cheminot. Il voulait tuer des personnes en raison de leur origine prétendument kurde. Les idées xénophobes restent dangereuses. - A.-E.Lemoine: Pendant 10 mois, 4 journalistes français ont été otages de Daech. 10 mois de tortures physiques et psychologiques.

Ils ont été transférés de lieu de détention en lieu de détention, avec la peur d'être assassinés, comme 8 des 21 autres ressortissants occidentaux capturés en Syrie entre 2012 et 2013. 300 jours de calvaire avant d'être exfiltrés puis libérés, le 18 avril 2014. - C'est un grand bonheur, un immense soulagement d'être libre, de voir le ciel.

On ne l'a pas vu pendant longtemps. On respire de l'air frais, on marche, on vous parle...

Ca a été long. On n'a jamais douté. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, N.Hénin.

Merci de votre présence. Ce matin s'est ouvert le procès de 5 de vos bourreaux. 2 sont absents, présumés morts, mais jugés. 3 autres étaient présents dans le box des accusés, notamment M.Nemmouche, qui avait déjà été condamné à perpétuité pour l'attentat du musée juif à Bruxelles en 2014.

C'est lui que vous avez identifié dès son arrestation à Marseille, 8 jours après l'attentat. Ca a été instantané. - N.Hénin: Non.

Le soir même, je vois la photo à la télé. Cette photo-là, exactement. Il n'avait pas la même allure, celui que j'ai vu en Syrie.

Il avait la barbe et la tenue de combat. Le lendemain, j'appelle la DGSI. Là, bingo, c'était lui. - A.-E.Lemoine: Vous avez douté car il ne portait pas le même nom en Syrie.

Il se faisait Appeler Abou Omar. - N.Hénin: Quand on est combattant en Syrie, a priori, on n'affiche pas son blase. - A.-E.Lemoine: Vous avez balayé vos doutes en entendant sa voix. - N.Hénin: Et en entendant les thèmes qu'il aborde.

Les chansons d'Aznavour, les émissions "Faites entrer l'accusé". C'est un enfant d'une sous-culture très particulière, très marquée. Il n'y a aucun doute.

Ca ne l'a pas empêché de dire aujourd'hui le contraire. - A.-E.Lemoine: C'était le seul de vos geôliers à ne jamais porter de cagoule.

Tous les autres étaient masqués. - N.Hénin: La plupart des geôliers protégeaient leur visage tout le temps ou à peu près tout le temps, y compris lui.

J'ai vu son visage à plusieurs reprises. Assez furtivement, mais à plusieurs reprises. Mais la plupart des interactions qu'on a eues avec les geôliers, ils portaient des cagoules, type cagoule de ski, donc juste un trou pour les yeux et éventuellement pour la bouche.

Quand nous avions des interactions avec les geôliers, on avait les yeux bandés. Après, on a trouvé des trucs. Il y avait des moyens de déplacer un peu le bandeau.

Il y avait aussi quelques moments d'imprudence de la part de certains geôliers. Il y a quelques visages qu'on a pu identifier. - A.-E.Lemoine: Privation de nourriture, actes de torture, les doigts écrasés avec une pince jusqu'à arracher les ongles, décharges électriques ou simulacres d'exécution...

Il était le plus cruel de vos tortionnaires? - N.Hénin: Non, il y avait pire. - A.-E.Lemoine: Notamment celui dont il était le bras armé? - N.Hénin: Non...

Il y avait pire...

C'est difficile à dire. On n'a pas vu les états de service de chacun. On n'a pas vu les états de service complets de chacun.

C'est difficile de faire un tableau très précis. Ce qui est clair, c'est que lui est particulièrement sadique. Il était particulièrement sadique dans les propos qu'il nous tenait.

Indépendamment de ce qu'il a pu nous faire physiquement, il montrait son sadisme. Il nous a énormément parlé. Il nous a parlé pendant des heures.

C'est pour ça que sa voix...

Désolé, mais... - A.-E.Lemoine: Il se vantait d'avoir M.Merah pour idole. - N.Hénin: Oui, mais ce n'est pas intéressant pour moi. - A.-E.Lemoine: Il disait qu'il rêvait aussi d'attraper une petite enfant de 4 ans par les couettes et de la fumer. - N.Hénin: C'est peut-être bien qu'on change de sujet et qu'on passe aux autres prévenus ou à d'autres sujets.

Il ne faudrait surtout pas qu'on en fasse une star, ni sur ce plateau ni ailleurs dans les médias. Ce n'est pas lui, le sujet du procès. On a 5 prévenus, dont 3 qui sont là.

On a d'autres faits à dévoiler. Il ne faudrait surtout pas qu'on en fasse une star. Ca lui ferait beaucoup trop plaisir. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez jamais voulu ça.

Leur objectif, selon vous, c'était ça. - N.Hénin: En tout cas, qu'on propage la peur. "Le terrorisme, c'est du théâtre", disait un chercheur en terrorisme, Brian Jenkins.

C'est beaucoup de gens qui meurent et beaucoup de gens qui regardent, le terrorisme. Les propos sont de 1974. On n'a rien appris depuis.

Les terroristes commettent des actes pour que nous tous, comme des sortes de victimes secondaires, nous soyons, nous finissions terrassés par la peur. C'est ce plaisir qu'il ne faut surtout pas leur concéder. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez éprouvé ni haine ni peur? - N.Hénin: Surtout pas de peur.

La haine, ça ne me ressemble pas. Même mon pire ennemi, je n'arrive pas à le haïr. La haine est un sentiment qui ne fait que rabaisser.

Ca salit celui qui l'émet. Mon pire ennemi, je ne le hais pas. - A.-E.Lemoine: On comprend la raison pour laquelle... - N.Hénin: Ca ne m'empêche pas d'avoir des ennemis, à commencer par eux. - A.-E.Lemoine: Je voudrais citer F.Aubenas, que vous citez justement, dans votre refus d'étaler ce qui vous est arrivé. "Ces gros cons, ils croient que je vais leur faire de la pub." Ce matin, vous étiez face à 3 de vos geôliers.

Qu'attendiez-vous? - N.Hénin: C'est un moment pour écrire une histoire.

Cette histoire doit avoir du sens. Dans la configuration de la salle d'audience, il y a des parties civiles qui peuvent se mettre face au box ou en perpendiculaire. Mes avocates m'avaient prévenu.

On m'avait dit que je pouvais me mettre devant ou les avoir en biais. Elles m'ont dit que j'avais jusqu'à demain pour décider. Je les ai rappelées 5 minutes après.

J'ai dit que je voulais être en face. Ma déposition sera d'abord pour eux. Elle sera aussi pour passer des messages et pour la cour, pour lui donner les éléments qui permettront de fixer la sentence, mais elle sera aussi pour le grand public.

En revanche, j'aimerais revenir sur la peur. Au sujet de la peur, j'aimerais revenir sur un débat qui a agité la salle d'audience ce matin. L'un des avocats a protesté car des vidéos d'exactions de l'EI sont prévues d'être projetées durant ce procès.

Il a protesté en disant que ce serait une dégradation du débat et que cela conduirait à trivialiser l'horreur et à faire du sensationnalisme. Un avocat de la défense...

Oui, de la défense. Ma position, de ce point de vue, est radicale. Les images d'exactions terroristes, il faut les éradiquer de l'espace public.

Elles ne doivent pas exister pour vous. Elles ne doivent être nulle part en ligne. Il faut les supprimer de l'espace informationnel.

Par contre, jurisprudence Pelicot. Elles doivent être diffusées au procès. Il faut montrer, dans le cadre d'un tribunal, l'ensemble de l'étendue des méfaits commis. - A.-E.Lemoine: L'un de vos bourreaux, M.Nemmouche, nie avoir été le geôlier d'otages occidentaux. - N.Hénin: Oubliez son nom...

Ne le prononcez pas. - A.-E.Lemoine: On a interrogé un avocat. - Il était un djihadiste, d'abord d'Al Qaïda, puis de l'EI.

Il était un soldat, au combat, les armes à la main. Il a ajouté que jamais, il n'avait croisé les parties civiles en Syrie. Il a contesté fortement, clairement, avoir été leur geôlier, contrairement à ce qu'elles prétendent.

Nous verrons que leur prétendue unanimité se craquellera progressivement. Leurs déclarations tout au long des 10 années d'instruction ont été multiples et ont fini par évoluer, parfois jusqu'à l'absurde. Il n'y a pas d'autre preuve que l'exclusive parole des parties civiles et elle est contestable. - A.-E.Lemoine: Votre réaction à cette ligne de défense? - N.Hénin: Je ne la comprends pas.

On verra à quoi ressemblera l'audience. A ce stade, je ne comprends pas où il veut en venir. - A.-E.Lemoine: Vous imaginez que ce sera votre parole contre leurs dénégations? - N.Hénin: Il y aura des éléments...

Je pense qu'il y aura des éléments de preuve objectivables. - E.Tran Nguyen: Vous avez dit attendre de ce procès de la pédagogie.

Il y a beaucoup de questions qui sont soulevées, notamment celle des enfants. Un autre Français n'hésitait pas à faire assister son fils de 5 ans à des séances de torture. Il était lui-même déguisé en petit djihadiste.

D.François estime que la France n'est pas équipée pour prendre en charge ces enfants traumatisés, marqués par l'endoctrinement et la violence extrême. Que faut-il faire de ces enfants? - N.Hénin: Je pense qu'il faut les prendre en charge.

Il est indispensable de les prendre en charge. J'ai une vision qui est d'abord humaniste et fondée sur des valeurs. Les valeurs, ce n'est pas seulement ce pour quoi on se bat, mais aussi avec quoi on se bat.

Si on renonce à nos valeurs, on perd en "munitions narratives" contre les personnes que l'on combat. Il faut les prendre en charge. Les enfants sont par définition innocents, selon tous les droits du monde.

Il n'y a aucun droit dans lequel on dit qu'un enfant peut être condamné pour terrorisme. - A.-E.Lemoine: Merci. - N.Hénin: Merci beaucoup pour l'invitation.

Désolé d'avoir dicté mes termes. - A.-E.Lemoine: Vous avez très bien fait.

On comprend très bien la raison pour laquelle vous ne voulez pas qu'on fasse de publicité et que ces débats doivent rester dans l'enceinte d'un tribunal et uniquement dans l'enceinte d'un tribunal. En tout cas ces précisions, celles des exactions. Je renvoie à la lettre que vous avez adressée à vos ravisseurs, publiée dans "Le Monde" la semaine dernière.

Vous y dites qu'ils ont perdu et qu'ils ne vous voleront pas votre dignité. On en a eu la démonstration ce soir. Merci beaucoup.

Le 5/5 de L.Sénéchal. Alerte rouge aux allergies de plus en plus tôt. - L.Sénéchal: Regardez cette carte de France.

C'est rouge aux pollens de la Vendée aux Alpes-Maritimes, à cause des noisetiers, des cyprès et des mimosas. 1/4 des Français souffrent d'allergies, pas toujours aux pollens. Ca peut être aux acariens ou autres.

Ca fait des millions de gens qui souffrent depuis des semaines. - J'ai un peu les larmes aux yeux. Je peux commencer à éternuer durant au moins 30 minutes, voire toute la journée.

Je souffre depuis un bon moment. - Je suis allergique aux pollens et aux acariens. J'ai des médicaments à prendre tous les soirs.

Sinon, je suis trop encombré. Ca me gêne. - L.Sénéchal: On n'est que mi-février.

Chaque année, les allergies interviennent plus tôt et s'étendent plus au nord, une conséquence du bouleversement climatique. Ca doit être un sujet de santé publique prioritaire, selon les allergologues. - Avec le réchauffement climatique, on a ce problème de plus en plus avec des saisons polliniques qui arrivent de plus en plus tôt.

Les climats sont plus favorables au développement de pollens, y compris pendant l'hiver, avec aussi des vents qui sont beaucoup plus forts et qui amènent des pollens dans des régions où il y avait moins de pollens auparavant. Il y a un manque d'allergologues. C'est compliqué, comme en Ile-de-France.

On a 2 internes en allergologie formés chaque année. Pour Marseille, il y a un allergologue par an. C'est dramatique. - L.Sénéchal: Selon l'OMS, 1 être humain sur 2 va souffrir d'allergies d'ici 25 ans. - A.-E.Lemoine: "Libération" publie de nouveaux propos de G.Depardieu en Corée du Nord. - L.Sénéchal: Dans ces nouvelles images, il blague notamment au sujet des "jeunes filles qu'il viole".

C'est toujours lors du même voyage en Corée du Nord en 2018. Ecoutons Y.Moix et G.Depardieu parler d'une ancienne responsable politique. - L.Sénéchal: Ce qui est nouveau dans les extraits publiés par "Libération", c'est l'attitude de Y.Moix.

Cette scène s'inscrit dans une séquence plus longue, la visite d'un haras. Là, il n'est pas question d'une enfant mais bien d'adultes. Y.Moix encourage l'acteur dans ses outrances. ... - L.Sénéchal: Y.Moix assume maintenant, et continue de parler non pas de documentaire mais d'oeuvre de fiction.

Il se compare même à B.Blier. - Y.Moix: J'assume à 1000 %. - Ce n'était pas une caméra cachée. - Y.Moix: Je joue dans mon propre film.

Je sais que je suis filmé. C'est comme si vous aviez volé en 1973 les rushs à B.Blier en disant: "Regardez ce qu'ont dit G.Depardieu et P.Dewaere." Ce n'est pas une caméra cachée. - L.Sénéchal: Y.Moix a martelé après les premières révélations de "Complément d'enquête" qu'il ne s'agissait que de "quelques minutes de blagues insupportables", selon lui.

Fin 2023, il avait dit avoir obtenu quelque chose qui n'est ni un documentaire ni un film de fiction. Ces images seront au coeur d'un procès prévu le 6 mai prochain. - A.-E.Lemoine: Les alliés européens de l'Ukraine se sont retrouvés à Paris. - L.Sénéchal: La réunion est toujours en cours.

Le but est de s'entendre sur une montée en puissance de l'aide à l'Ukraine. Parmi les participants, K.Starmer.

Il a écrit ce week-end être prêt à contribuer aux garanties de sécurité à l'Ukraine. La Suède réfléchit aussi à l'envoi de troupes une fois la guerre terminée. Ces discussions sont prématurées, hautement inappropriées, selon l'Allemagne.

O.Scholz vient de s'exprimer. Ca fait débat au sein des alliés.

Mais les Européens se parlent après le discours sidérant des Etats-Unis au sommet de Munich. J.D.Vance se dit inquiet d'un supposé recul de la liberté d'expression en Europe, plus qu'en Russie ou en Chine.

Le général Kelloggs dit que la Russie sera exclue des négociations sur l'Ukraine. Ce discours américain a entraîné une image historique: les larmes du président de la conférence sur la sécurité. ...

Applaudissements. - L.Sénéchal: D.Trump est resté droit dans ses bottes, avec une rhétorique aux références historiques hasardeuses.

Il a parlé des Russes qui avaient battu Hitler ou Napoléon pour justifier sa polémique, tout ça sous l'oeil inquiet de V.Zelensky qui prédit un avenir sombre à l'Europe en cas de victoire russe en Ukraine. ... - L.Sénéchal: Certains satiristes ont une idée à soumettre à V.Zelensky: jouer au même jeu que Trump. ... - L.Sénéchal: Ca peut peut-être faire avancer les choses.

Les négociations bilatérales Etats-Unis-Russie avancent. Une rencontre indirecte aura lieu demain en Arabie saoudite, sans D.Trump ni V.Poutine.

Washington précise que ce n'est pas une discussion sur l'Ukraine mais un premier pas vers une normalisation des relations entre les 2 pays. - A.-E.Lemoine: Le style D.Trump électrise en Amérique du Nord. - L.Sénéchal: Le président en fait toujours des tonnes.

Il s'est rendu à une compétition automobile Nascar. Il est arrivé en hélicoptère. Ca donne une séquence digne de l'arrivée d'une course. ... - L.Sénéchal: L'avion présidentiel survole la Nascar.

C'est l'équivalent de notre F1, mais c'est suivi par un public populaire blanc, l'électorat de Trump, qui s'est offert un tour de piste avec sa voiture présidentielle. Il parle aux pilotes dans un micro casque. ... - L.Sénéchal: Trump en héros de la Nascar.

Il est honni chez le voisin du Nord, le Canada, qu'il veut annexer. Il y a eu ce week-end un match de hockey Canada-Etats-Unis. Ca a commencé par des sifflets pendant l'hymne américain.

Ca s'est transformé en bagarre générale dès le coup d'envoi. ... - L.Sénéchal: Ca arrive souvent, mais 3 bagarres dans les 9 premières secondes de jeu...

A chaque fois que ça reprenait, la bagarre recommençait entre des joueurs différents. - A.-E.Lemoine: J'ai cru que J.Trudeau était intervenu pour séparer les joueurs...

Dernière semaine de campagne en Allemagne. - L.Sénéchal: Les législatives ont lieu ce dimanche.

Après E.Musk, le vice-président J.D.Vance a soutenu l'extrême droite de l'AfD.

Il a dit ceci. ...

Il a rencontré carrément la dirigeante de l'AfD, mais pas O.Scholz, le chancelier. Elle a applaudi ce qu'elle qualifie d'excellent discours.

Colère, en revanche, d'O.Scholz. ...

Applaudissements. - L.Sénéchal: Si l'AfD monte en Allemagne à plus de 20 % dans les sondages, les opposants à l'extrême droite se mobilisent également.

Il y a même un mouvement des mamies contre l'extrême droite, qui multiplie les manifestations dans tout le pays. ... - L.Sénéchal: L'AfD avait obtenu 10 % aux dernières élections, en 2021. - A.-E.Lemoine: On parlait de lutte contre la drogue.

Voici comment opère la police péruvienne. - L.Sénéchal: Elle se déguise régulièrement pour tromper l'ennemi.

Cette fois, en capybara. ... - L.Sénéchal: Le policier déguisé en capybara pose ensuite fièrement aux côtés de la drogue saisie et du trafiquant arrêté.

Le Pérou produit chaque année 400 tonnes de cocaïne. C'est le plus gros producteur au monde... - L.Mendes: Après la Colombie. - A.-E.Lemoine: Merci.

Dans un instant, R.Bensetti, B.Usclat,

Geôliers de Daech : le témoignage de Nicolas Hénin, ancien otage en Syrie - C à Vous -17/02/2025 — François Bayrou · Pourquijevote