Nicolas Dupont-Aignan : "Fillon et Macron ont eu vingt fois plus de temps de parole que moi"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 52 %Attaque 37 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 26:39OuverteRéponse directe
Votre position sur l'Union européenne n'est-elle pas un problème majeur à un moment où nous avons besoin d'Europe ?
- 29:27OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous auriez fait si vous aviez été dans la situation vendredi ?
- 32:34OuverteRéponse directe
Pourquoi n'êtes-vous pas pour la 6ème république de Mélenchon ?
- 35:01OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur la dynamique Mélenchon ?
- 35:01OuverteRéponse partielle
Quel regard portez-vous sur la dynamique Mélenchon ?
- 35:12OuverteÉludée
Est-ce que vous pourriez même collaborer avec lui un jour ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 16:12PrésentateurChiffre
« Ils ont eu 20 fois plus de temps de parole que moi depuis le début. »
- 12:42Nicolas Dupont-AignanPromesse
« Je ne serai sûrement pas toujours député-maire. »
- 13:21Nicolas Dupont-AignanFait
« J'ai une autre idée de mon pays, et c'est ce qui m'a conduit à prendre mon indépendance. »
- 26:52Nicolas Dupont-AignanFait
« Je suis hostile à cette mauvaise Union européenne. »
- 33:50Nicolas Dupont-AignanPromesse
« Je veux le vote blanc reconnu avec si on dépasse 50% de vote blanc les candidats sont automatiquement éliminés. »
- 34:20Nicolas Dupont-AignanPromesse
« Je veux le référendum d'initiative populaire à 500 000 citoyens. »
- 34:25Nicolas Dupont-AignanFait
« Je suis le seul candidat à avoir été présent dans l'hémicycle pour le voter, on n'était que 20. »
- 35:34PrésentateurFait
« les deux parties de gouvernement qui sont responsables du chaos actuel »
- 36:05PrésentateurPromesse
« baisse d'impôts »
- 36:08PrésentateurPromesse
« contrôle des frontières »
- 36:11PrésentateurPromesse
« politique de relance du pouvoir d'achat raisonnable concentré sur les bas salaires »
- 37:01PrésentateurFait
« je reconstruis une offre gaulliste »
- 38:53PrésentateurPromesse
« annuler la réforme du collège »
- 38:56PrésentateurPromesse
« annuler la réforme des rythmes scolaires »
- 43:52PrésentateurChiffre
« je veux un choc fiscal de 72 milliards d'euros »
- 44:08PrésentateurPromesse
« augmenter de 100 euros par mois les petites retraites »
- 46:04PrésentateurChiffre
« c'est un million de chômeurs dans l'année en plus »
- 46:28PrésentateurChiffre
« une purge de 60 milliards »
- 1:03:26Locuteur 9Fait
« je ne commenterai jamais un mauvais sondage parce que ça va me condamner à les commenter lorsqu'ils seront moins bons »
- 1:03:40Locuteur 9Fait
« ce que nous constatons c'est des variations sondologiques il y en a tous les jours de toutes catégories »
- 1:03:47Locuteur 9Fait
« moi je suis un élu de terrain »
- 1:03:51Locuteur 9Fait
« quand je vais sur le marché de Carré ou quand je vais dans un bistrot à Châteaulin j'en sais beaucoup plus sur au fond le ressenti des uns et des autres »
- 1:04:16PrésentateurFait
« vous aviez dit il y a quelques temps que vous ne vouliez pas être la recyclerie de tous les socialistes en rupture de banc »
- 1:05:30Locuteur 9Fait
« à gauche en effet il y a des élus une dizaine de députés socialistes et autant de sénateurs »
- 1:05:36Locuteur 9Fait
« l'ensemble des parlementaires radicaux nous ont rejoints »
- 1:10:18Locuteur 9Chiffre
« monsieur Fillon totalise 92 ans de mandat »
- 1:10:22Locuteur 9Fait
« monsieur Dupont-Aignan qui m'a précédé ici à part la technocratie et la politique il ne connaît rien d'autre »
- 1:10:30Locuteur 9Fait
« Mélenchon était un des plus jeunes sénateurs de France autour de la trentaine »
- 1:15:10Locuteur 9Fait
« nous avons toujours dit que nous souhaitions que 50% de nos candidates et candidats soient issus de la société civile »
- 1:30:23Locuteur 9Chiffre
« ce sont 15 milliards sur le quinquennat qui sont directement fléchés sur précisément la transition écologique »
- 1:33:24Locuteur 9Promesse
« la proposition de réduire d'un tiers le nombre de parlementaires »
Temps de parole
- Présentateur52 %
- Locuteur 930 %
- Invité11 %
≈ 5,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour et bienvenue dans Questions Politiques, le magazine politique de France Inter, France Info et Le Monde. Émission spéciale aujourd'hui avec deux invités qui se succéderont sur le plateau. A 12h15, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, candidat à l'élection présidentielle. Il répondra à partir de 12h30 à vos questions. 13h15, second invité, Richard Ferrand, député du Finistère, secrétaire général d'En Marche. Il répondra, lui, à vos questions à partir de 13h30. Pour intervenir en direct, 01-45-24-7000, franceinter.fr, Facebook Live et Twitter avec le mot-clé Question Paul. Émission spéciale donc, mais toujours pour commencer, le magazine politique de la semaine.
France Inter, questions politiques, Nicolas Demoron. Avec vos rendez-vous habituels, le portrait de Nicolas Dupont-Aignan, signé Karine Bécart, le zapping lutte des classes et héros ouvriers, ce sera Laurence Perron. Bon, mais tout de suite, Clem et Jean-Matte, alias Charline Vanhoenacker et Guillaume Meurice, ils donnent des conseils de com' à François Fillon. C'était jeudi dans le 7-9 de Patrick Cohen. Ouais, Clem et Jean-Matte.
Bon, François, bon, là, t'es à mi-temps du 7-9.
Respire, François, on est cool.
Ouais, faut tenir jusqu'à 8h55, la chronique de Frédéric Becbedé.
Ouais, enfin, s'il a réussi à se lever.
Ah ouais, ouais, là, tu verras, c'est la quintessence du bobo, t-shirt, cheveux gras, Christine Angot à côté, c'est Michel Sardou.
Ouais, alors, fais gaffe, pour tenir jusque-là, on a des conseils.
Ouais, et t'en fais pas, on est des pros.
C'est nous qui avons conseillé Jean Lassalle pour le débat.
L'idée de lui faire boire à l'île de Ricard avant le début, c'était nous.
Voilà, comme ça, il fait proche du peuple, c'est ça qui te manque, François.
Ouais, il faut que t'ailles vers les gens, comme au Trocadéro, là, c'était chouette. 200 000 personnes, comme il avait dit Retaillot.
Non, il y avait moins, c'est parce que Retaillot, je lui avais fait boire du Ricard aussi, c'est pour ça.
Ah, oui, bon, peu importe, il faut bosser le côté popu, regarde Poutou, il n'a pas besoin d'un costard à 13 000 boules.
Mais oui, il arrive avec un vieux t-shirt Emmaüs prêté par son beau-frère, et bam, on ne parle que de lui.
D'ailleurs, c'est quoi cette histoire de vouloir foutre un procès à Poutou, sérieux ?
Non, non, non, ça va encore faire des frais de justice, non.
Et puis avec quel argent, t'arrives déjà pas à mettre de côté ?
Non, d'ailleurs, t'en fais pas, tous les conseils là qu'on donne, c'est cadeau, on facture pas.
Oui, c'est offert par Radio France, Radio Publique, alors au Tobi le bas, profite comme on dit.
Ah, voilà, on crée de la dette, on crée de la dette, mais bon, et comme on dit, c'est toujours ça que les infirmières n'auront pas.
Oh, oui, il faut bien rigoler un peu. On rigole, voilà.
Alors, ce qui serait bien, François, c'est qu'on soit sûr qu'on sait déjà tout sur les affaires.
Oui, alors pour le mariage de ta fille, on sait, mais enfin, si t'as financé la boum du petit dernier de la même manière, il faut qu'on sache là tout de suite.
Oui, parce que là, le feuilleton, c'est plus possible, chaque jour, on apprend un truc. Ta campagne, c'est Breaking Bad, François, ça va pas.
Oui, il faudrait que ça redevienne Louis la Brocante, plus calme.
Voilà, alors en parlant de calme, attention, pour la deuxième heure, tu vas avoir le piège des questions des auditeurs.
Ah oui, attention, tu peux tomber sur des excités crypto-marxistes, c'est France Inter, oublie pas.
Ah oui, des anarchistes qui boivent de la croque, qui fument des roulés. Des Thomas le Grand, quoi. Voilà, voilà, alors panique pas, on a pris les devants, on a demandé à Ruth Elkrieff et Jean-Pierre Elkabach de saturer le standard.
Comme ça, tu seras peinard.
Voilà, nous, Ruth, on l'adore.
Oh là là, elle pourrait faire pom-pom girl dans tes meetings, elle est vraiment super. Ah, mais c'est une bonne idée, c'est bien ça. Oui, mais voilà, c'est ça. Voilà, il faut que tu casses ton image d'homme trop sérieux, lâche-toi un peu. Fais des blagues, des devinettes.
Tiens, par exemple, j'en ai une. Monsieur et madame Ranglard ont un fils, comment l'appellent-ils ?
Ah, attends, parce que moi je l'ai pas là.
Bah, Jean-François.
Jean-François Ranglard ?
Non, Ranglard Jean-François. Ah, Ranglard Jean-François. Ah, c'est bon ça. Bon, allez, il faut rigoler un peu. Working Class Heroes, de la lutte des classes et des héros ouvriers. C'est le zapping de Laurence Perron, avec l'aide de John Lennon, I am et Prévert.
Un petit homme qui ne connaît qu'une seule chanson, toujours la même. Bénéfice net.
Eh ouais, 2017, on prend les mêmes et on recommence. Écoute-les parler et tu verras le visage de la finance. Il est grand temps qu'on prenne nos propres affaires en main, qu'on se laisse plus représenter par ces politiciens.
Un rap signé Olivier Besancenot pour Ousse des Ousse.
La promesse sont bidons et l'atmosphère devient pourrie. Il ne doute de rien, pourtant rien ne se passera comme prévu. C'est pas vraiment le chef ou le leader dont on est orphelin. Simplement de la conscience qu'on peut écrire notre destin.
Une séquence lutte des classes ouverte par cette phrase, qui restera sans doute celle de la campagne.
Quand nous on est convoqués par la police, nous ouvriers, par exemple, on n'a pas d'immunité ouvrière. Désolé, on y va.
Philippe Poutou, lors du débat des 11 candidats à la télévision, qui passe d'invisible médiatique à star antilibéral. C'est sur cette ligne, d'ailleurs, que se retrouvent les partisans de Benoît Hamon, réunis ce soir-là à l'Elysée, l'Elysée Montmartre.
Il est vraiment génial. Pour moi, c'est Poutou en numéro 1. C'est clair, il est génial. Là, il est vraiment bien dans son rôle. Mélenchon, bizarrement, je le trouve très fatigué. Moi, je suis un Mélenchoniste à la base, donc je suis un peu déçu. Je dis, merde, je ne retrouve pas mon Jean-Luc combatif. Et même si je soutiens aussi un monde, je trouve qu'il mérite aussi de gagner. Je trouve que c'est deux beaux candidats. C'est dommage qu'ils soient deux, justement.
L'Union de la Gauche n'est plus un sujet pour Jean-Luc Mélenchon, qui considère que ça y est, elle se fait sur son nom, la France insoumise. Désormais, c'est Emmanuel Macron qui fait office de cible.
C'est un type, il est marrant comme gars, monsieur Macron. Non, mais moi, je le trouve drôle. Il leur cite un poème, il ne l'a pas lu. C'est fou, il leur dit, ah ben, ce n'est pas ici, comme il est à Marseille. Il y a un IAM, alors il leur dit, ah, ce n'est pas ici que je vais vous dire, on est tous nés sous la même étoile. Et bam, il passe la musique à fond, les ballons.
La vie est belle, le destin s'en est plein de thunes. Pourquoi j'ai vu mon père ainsi qu'au part, j'ai travaillé juste avant le sien en trois pièces.
Et chacun, ce n'est pas ici que je...
Et en même temps, et en même temps, l'allocution adverbiale fétiche du candidat d'En Marche, et en même temps, l'ancien banquier de chez Rothschild et ex-grand commis de l'État se défend.
Moi, je suis le fruit de mon travail. Je ne suis pas de la noblesse d'État. J'ai conquis en passant des concours. Il y en a que j'ai raté, il y en a que j'ai réussi. J'ai travaillé pour le faire. Et alors ?
Et alors ? Et alors ? Là, nous sommes dans l'allocution interjective et dans la riposte. François Fillon.
Et alors ? Le canard écrit que vous avez, pendant 15 ans, employé votre femme sans que personne ne l'ait vu travailler à l'Assemblée. Et sans que personne ne le sache. Et alors ? Pas même vos proches. Et alors ?
Et en même temps, et alors ? Et pendant ce temps, les Working Class Heroes, en Guyane, chez Whirlpool, chez McDo, au centre Pompidou en France, attendent un bulletin de vote à la main que cessent de siffler les balles.
A Working Class Hero is something to be Laurence Perron et John Lennon, adeptes du running. Elles courent le marathon en moins de 3 heures. Bonjour Nathalie Saint-Cricq. Bonjour Nathalie Saint-Cricq. Excusez-moi. Je ne peux que confirmer. Françoise Fressos, bonjour. Bonjour. Le Monde. Et Karine Becker de France Inter, bonjour. Bonjour. Événement de la semaine, Karine.
Alors, je ne suis vraiment pas une spécialiste des questions internationales, mais quand même, ce qui s'est passé en Syrie a choqué.
La une de Libé était juste sidérante. Les enfants d'Assad. Les enfants d'Assad, où on voit cette image, où on a l'impression d'avoir affaire à des espèces de marionnettes. Elle est monstrueuse, cette photo. Elle est très choquante. Et en même temps, pour reprendre l'expression chère à Emmanuel Macron, en même temps, on voit aussi l'image de ce président Trump, qui est donc intervenu militairement en Syrie, qui nous explique pourquoi il fait une déclaration. Et on a l'impression de voir un autre président, tout d'un coup, apparaître quand même à l'écran.
On ne sait pas s'il a pris un peu la dimension quand même du poste qu'il occupe maintenant, tout en étant quand même très inquiète, parce qu'on se dit qu'il a réagi très vite, qu'il a suffi qu'il voit quelques images pour avoir tout de suite envie de dégainer, de bombarder. Donc voilà, on n'est pas complètement rassuré. Et on se dit quand même qu'il y a bien un président aux Etats-Unis.
Françoise Fressoz, événement de la semaine.
Moi, je voudrais revenir un peu sur le débat télévisé sur les chaînes d'information en continu, mardi 4 avril. On avait les 11 candidats représentés. C'était un show assez intéressant et en même temps, une spectaculaire déformation du paysage politique. Je m'explique. On dit la France très à droite. On a vu une survalorisation des candidats d'extrême-gauche. Il y a eu deux vedettes dans ce débat. Nathalie Arthaud, 0,56% des suffrages exprimés en 2012. Philippe Poutot, 1,15% des suffrages exprimés en 2012. Deuxième déformation, on dit les Français attachés à l'euro. Là, une majorité de candidats représentés sur le plateau étaient hostiles à l'euro.
Alors évidemment, ça pose le problème de la représentation démocratique. Est-ce qu'il faut donner le même temps de parole à tous les candidats, quel que soit leur poids dans la représentation politique ? C'est un débat qui a été tranché en faveur de l'égalité des temps de parole. En même temps, ce n'est pas un débat complètement condamnable, dans la mesure où on a bien vu que les débats ne se focalisaient pas sur la place de la France dans le monde, ou sur le poids de la dette, ou sur comment gouverner dans toutes les contraintes qu'on a. C'était vraiment la moralisation de la vie politique, et c'était aussi l'envie d'un coup de balai.
Réponse le 23 avril. Nathalie Saint-Cricq. C'était pour relancer un appel au calme. Il y a quelques temps, les sondages étaient tous les maux de la terre. Les sondeurs étaient des sinistres abrutis. Et aujourd'hui, tout le monde a l'air d'être accro ou drogué au sondage. Il y a une espèce de frénésie. Alors un jour, on voit Marine Le Pen, le plafond de verre. Le lendemain, ici, elle gagnait. François Fillon est mort. Et puis tout d'un coup, ici, c'était lui. Emmanuel Macron, qu'est-ce qui peut l'arrêter ? Et puis finalement, il est en train de tomber dans les sondages. Ou alors maintenant, ici, on a vu Mélenchon Le Pen au deuxième tour. Juste dire à nos auditeurs qu'il faut être calme.
Regardez toujours le même institut pour voir la dynamique et pas non plus certains instituts qui ont envie de faire des coups un petit peu événementiels pour qu'on parle d'eux. Ça se resserre. C'est sûr, regardez aussi quand les sondages ont été faits, par exemple sur Emmanuel Macron, avant ou après l'émission politique. C'est sûr que ça se resserre. Mais il ne faut quand même pas s'énerver à ce point. Le portrait de notre invité à midi 15. Aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan et je donne la parole à Karine Bécard. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Madame.
Vous avez sans doute oublié, Nicolas Dupont-Aignan, que lorsque vous êtes venu ici, dans ce même studio, sur ce même plateau, le 21 janvier dernier, j'avais terminé mon portrait en expliquant que pour tenter d'exister politiquement, vous étiez devenu un champion de la communication,
que vous passiez parfois plus de temps à préparer un bon coup médiatique qu'à véritablement faire de la politique.
Je voudrais, si vous me le permettez, vous dire merci, Nicolas Dupont-Aignan, de ne pas m'avoir démenti. Parce que c'est exactement ce que vous avez fait il y a trois semaines, quand vous décidez brutalement de quitter votre fauteuil, bien avant la fin de votre interview, en plein journal de 20h sur TF1. Officiellement, c'était pour contester le débat des grands candidats dont vous n'étiez pas, mais vous saviez parfaitement qu'après un tel coup d'éclat, vous alliez forcément vous faire remarquer. La vidéo a été admirée plus de 12 millions de fois. Résultat, vous, Nicolas Dupont-Aignan, jusqu'ici le monsieur 2% avait gagné plutôt rapidement, pas moins de 2 à 3 points.
Et puis, il a profité également des révélations sur François Fillon. Oui, bien sûr, vous avez raison. En fait, Nicolas Dupont-Aignan a toujours été pressé d'avancer. Vous avez décroché du premier coup votre mairie à 34 ans, à 36, vous enchaînez en devenant député. Le problème du jeune élu prometteur que vous avez été, c'est que 20 ans après, il en est toujours à être le député maire de la ville d'hier, dans l'Essonne. Deux fois, vous avez postulé pour devenir le président de l'UMP, vous avez échoué. Et cette année, pour la deuxième fois, Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Vous rêvez des sommets, vous ne pouvez pas vous en empêcher.
Vous essayez même, depuis quelques semaines, de vous persuader que vous, le souverainiste, disputerez le second tour. En réalité, votre score risque surtout de grignoter des points à François Fillon, de le gêner pour franchir le premier tour et du coup de conduire la droite à l'implosion. Un petit mot, Nicolas Dupont-Aignan, de réaction à ce portrait. Comme toujours, avec du talent, vous n'avez rien compris. C'est sévère.
Moi, c'est du talent.
Parce que, pardonnez-moi, vous voyez l'écume et pas la vague. Vous ne voyez pas le sens de mon combat. Vous savez, si j'ai renoncé justement à une carrière prometteuse, et si j'ai quitté l'UMP en 2007, après la ratification du traité de Lisbonne, qui était la trahison du vote des Français au référendum, c'est parce que je suis gaulliste et que je crois qu'on ne pourra résoudre les problèmes des Français que si on retrouve notre indépendance nationale, c'est-à-dire notre capacité à faire vivre notre démocratie. Alors oui, vous avez raison au moins sur un point, c'est que je ne serai sûrement pas toujours député-maire.
J'aurais pu être ministre, j'aurais pu lécher les chaussures de certains grands si j'avais accepté les travailleurs détachés, les traités de libre-échange, la destruction de notre économie, la régression sociale. Mais j'ai une autre idée de mon pays, et c'est ce qui m'a conduit à prendre mon indépendance, à reconstruire une force politique debout la France, qui est aujourd'hui la sixième ou la cinquième, qui a fait autant de voix au régional que M. Mélenchon, à patiemment, avec opiniâtreté, avec parfois solitude, dans le monde politique, mais pas avec les Français, à reconstruire une offre politique.
Et vous savez, si je suis candidat à la présidentielle, c'est tout simplement parce que j'estime que les programmes de ceux qui nous ont gouvernés, qui ont échoué, M. Macron et M. Fillon nous conduiront au désastre. Et, en contrepartie, à ce qu'on a vu au débat, c'est-à-dire à l'excès inverse. On casse tout. Eh bien moi, je veux changer mon pays sans tout casser. C'est le sens de mon combat. C'est tout.
Alors, un petit mot quand même, parce que vous nous parlez de vos idées.
Après, j'utilise les moyens que j'ai. Et pardonnez-moi, sur l'affaire du...
Alors voilà, c'est les moyens sur lesquels je voudrais revenir. C'est-à-dire que vous êtes quand même beaucoup dans la politique spectacle. Nicolas Dupont-Ignon a l'impression que finalement, vos seules idées et vos convictions... Parce que vous ne lisez pas mes livres et mon programme. Vous ne permettez pas d'exister et que vous êtes obligés d'être un peu dans l'assurance-faire.
J'ai le programme sans doute le plus sérieux. 700 propositions, 200 pages. On fait un travail absolument remarquable de fond.
Pour nous le mettre à faire un pavé, 1000 pages, ça n'a pas suffi. Je crois que ce n'est pas la quantité qui fait...
Non, mais si vous lisiez, vous verriez les propositions. Mais ça ne vous intéresse pas.
Je vous assure que je l'ai dit. Non, ça ne vous intéresse pas. Ça fait partie de mon travail.
Je ne parle pas de vous personnellement. Et quand il y a une injustice, et quand il y a d'un côté des grands candidats, soi-disant, grands par quoi ? Par leurs intérêts, par leurs affaires, par leur bilan catastrophique, par leur arrogance, qui monopolisent la parole sur une chaîne de télévision dans une démocratie. Je croyais qu'on était en démocratie. Qu'il y a 11 candidats. Madame Fresso, ça m'a un peu choqué ce que vous disiez. Vous disiez, c'est quand même dingue. Il y a des gens qui ne pensent pas sur l'Europe, qui remettent en cause. Il faudra se poser la question de l'égalité. Mais il n'y a pas d'égalité de temps de parole. Vous savez qu'avant, il y avait 5 semaines d'égalité.
Ça a été réduit à 2. Et ça commence demain. J'ai eu, Madame Fresso, si je peux dire un mot. Là, vous avez du temps de parole, donc il ne faut pas ne l'utiliser pas comme ça, parce que vous avez le temps. Mais j'ai le droit de l'utiliser comme je veux. Oui, oui, oui. J'ai le droit de dire ce que je veux encore. N'utilisez pas votre... On est encore en démocratie. Nicolas Dupont-Aignan, j'essaye de trouver une motion... Non, mais j'essaye de trouver une motion de synthèse. Non, mais... N'utilisez pas votre temps de parole à parler du temps de parole, parce qu'après, il n'y a plus de temps de parole. Si, je vais vous dire pourquoi c'est important. Sinon, on y va, il n'y a pas de problème.
Non, je vais vous dire pourquoi c'est important pour les Français. Car on est en train de voler cette élection présidentielle. Des groupes d'intérêts, financiers, à la solde. Lesquels ? À la solde. Qui et lesquels ? Je vais vous... Si je peux vous apporter, finir ma phrase. Les assurances pour M. Fillon, qui est subventionné par AXA, et qui veut détricoter la sécurité sociale, on comprend pourquoi. Les banques, pour M. Macron, qui veulent maintenir un système fou. Alors oui, eux, ils ont eu des temps de parole. Ils ont eu 20 fois plus de temps de parole que moi depuis le début. 20 fois plus de temps de parole. Il n'y a pas d'égalité, on le sait. Et est-ce qu'il y a des preuves ?
Est-ce qu'il y a des preuves, Nicolas ? Je vais vous donner les preuves. Et comme par hasard, il y a un débat, un seul. Oh, quel effroi ! Le système tremble. Ils ont tellement peur. Ils ne supportent tellement pas qu'on leur pose des questions qu'ils ont refusé le débat sur France Télévisions. Moi, je vous dis que si ça se passait chez Poutine, ce qui se passe aujourd'hui en France, si ça se passait chez Poutine, vous seriez à faire des chroniques en disant que c'est scandaleux, il n'y a pas d'égalité. Il n'y a pas d'égalité quand même que Vladimir Poutine soit le modèle de la démocratie. Ni même Victor Orban que vous admirez dans votre équipe. Je n'ai pas dit ça.
Je dis simplement qu'il y a un problème démocratique dans notre pays. Et je dis aux Français qui m'écoutent, n'écoutez pas ceux qui veulent vous forcer à voter utile. Et merci Nathalie Saint-Cricq de répéter que les sondages ne valent pas grand-chose. Votez en votre âme et conscience. Il ne reste qu'un jour maintenant, parlons du fond. Mais je tenais à préciser qu'on est en train de voler l'élection présidentielle aux Français pour leur imposer un choix qui va perfecter une politique de déclin économique, de régression sociale sans précédent dans notre pays. Et je ne veux pas de ça pour mon pays. Et c'est le sens de mon fond. Françoise Fréseuse.
Quel score visez-vous pour cette élection ?
D'être élue, chère Mme Fréseuse.
Vous êtes à 3,5-4%. Je n'en crois pas un mot. Comment en 15 jours vous rattrapez ?
Je ne crois pas un mot sur ces sondages. Ils ne valent rien. Puisque pour une raison très simple, c'est que les Français n'ont pas tranché. Et comment voulez-vous photographier une situation qui n'est pas définie ? Et vous oubliez une chose, c'est que le peuple français bouillonne. Ce débat a été intéressant parce qu'il a montré qu'il y avait une caste. Une caste politique qui vit d'abus, de corruption, d'incapacité, qui est soumise aux partis de l'étranger. C'est-à-dire à la décision de Mme Merkel, de Washington, de Bruxelles. On le voit sur l'affaire de la Syrie. Et que cette caste veut à tout prix garder son pouvoir. Et moi, je propose une autre voie de fond.
Je suis parfois obligé de faire des coups d'éclat pour que les Français réagissent. Donc elle n'avait pas totalement tort, Karine. Oui, parce qu'il y a un moment, il faut réveiller nos concitoyens. Et je dis à nos concitoyens, il sera trop tard pour pleurer le 7 mai. La France ne doit surtout pas en reprendre pour 5 ans. Il y a une autre voie possible. J'ai une voie sérieuse, avec des mesures précises, qui permettraient de résoudre la crise économique et donc d'empêcher cette crise sociale. On vous a entendu attaquer conjointement M. Fillon et M. Macron. Oui, parce qu'ils ne valent pas mieux l'inclure. Comme si c'était l'UMPS. Mais ils ne valent pas mieux l'inclure. Je suis électeur.
Qu'est-ce qui me fait voter pour vous plutôt que pour Marine Le Pen, alors qu'on a un peu l'impression que vos discours sont similaires ? Donnez-moi trois distinctions qui me permettent de fixer mon choix. Eh bien d'abord, la personnalité. J'ai été élu depuis 20 ans, réélu à 80% dans une ville de banlieue qui votait socialiste à 65%. J'ai su rassembler mes concitoyens. J'ai redressé cette ville. Je ne suis pas Mme Le Pen. Je n'ai pas la même histoire politique. Je n'ai pas été directeur de campagne de Jean-Marie Le Pen. J'ai toujours été gaulliste républicain. Ça, c'est sur la personnalité. C'est important parce qu'on élit un président de la République. Deuxième point. Deuxième point.
Je n'ai pas du tout la même équipe. Tous ceux qui m'accompagnent depuis des années sont aussi des républicains, des gaullistes, des maires, des élus locaux, des chefs d'entreprise, des responsables associatifs. Chez nous, il n'y a aucune arrière-boutique. Et c'est cette droiture, cette honnêteté collective qui nous permettra de redresser le pays parce que ce n'est pas un homme seul qui redressera le pays. C'est une équipe qui n'est liée à aucun intérêt financier. Donc troisième point. Troisième point sur le projet.
Si vous lisez en profondeur mon projet, vous verrez que sur l'économie, je ne suis pas collectiviste et que je veux au contraire libérer les PME pour qu'on recrée de l'emploi en France. Sur la société, je n'ai pas du tout la même vision, notamment sur la place de la femme, sur l'école publique, sur la participation dans l'entreprise. Si vous lisez mon programme, je propose une société de participation, une société solidaire, une société où l'école publique, les valeurs du mérite, de l'égalité, eh bien, libre à vous. Moi, je vous dis que mon projet est un projet complet et qu'en vérité, si je devais résumer d'un mot, je veux faire une rupture dans le calme, dans le sérieux.
Alors évidemment, c'est moins spectaculaire, mais je dis aux Français, et c'est peut-être aussi la grande différence, c'est que le patriotisme, je dirais humaniste, de bon sens que je propose est le seul qui peut permettre de renverser ce système qui nous tue. Parce que Mme Le Pen, au deuxième tour, ne gagne pas. Et moi, je veux gagner. Rapidement,
est-ce que vous n'avez pas commis une petite erreur tout de même en tapant aussi fort sur François Fillon ? Il y a eu des électeurs, un électorat qui était un peu perdu après toutes ces révélations. Vous auriez pu en capter une bonne partie. Est-ce que finalement, le fait de vouloir taper dessus, est-ce que vous n'avez pas des regrets ? Est-ce que vous n'avez pas le sentiment d'avoir commis des erreurs ?
Je ne tape pas dessus. Vous savez, j'ai été à Lyon, à Lyon, hier. La présidente du comité de soutien, Nicolas Sarkozy, Mme Ferretti, a fait un très beau discours et nous a rejoints. J'ai tous les jours la base des Républicains qui nous rejoint. Ceux qui étaient gaullistes, ceux qui aiment la France. La base du parti des Républicains. Du parti des Républicains. Pourquoi ? Parce qu'on élit un président de la République qui va incarner la France, qui va représenter la France. Et vous savez, j'entends les critiques de certains fillonistes. C'est François Fillon qui s'est mis tout seul dans cette situation. Ce n'est pas moi. Non, mais on n'est pas sur ça. Comment les capter ?
Comment capter cet électorat ? Comment capter ? Excusez-moi. Convaincre, si vous n'avez pas le mot. Convaincre. Je ne fonctionne pas comme ça. La conviction, c'est important. Attendez la suite. Je suis M. Dupont-Aignan qui a un parcours politique, qui a toujours défendu une autre idée du pays. J'ai refusé de signer ces traités scélérats qui ont mis la France dans le pétrin. Je propose une autre voie. J'ai un projet. J'ai une équipe. Les Français sont libres. Je n'ai pas à draguer tel Français, tel autre. Et vous savez, nos concitoyens, nos concitoyens... C'est la mission de la politique. Nos concitoyens, je ne les classe pas. Fillonistes, Front National, etc.
Il y a 20 millions des Français, c'est surtout à eux que je m'adresse, 20 millions des Français qui, à juste titre, sont écoeurés. Il y a de quoi être écoeuré. Et je leur dis, on peut reconstruire le pays. On a tout pour réussir. Je vous propose un beau projet. Lisez-le. Lisez-le. regarder qui je suis, ce que j'ai fait, comparer, et puis aller voter. Je n'ai pas à m'apesantir sur un tel ou un tel. Mais ce que je sais, c'est que je ne veux pas voir à l'Élysée ce trio infernal qui, aujourd'hui, monopolise les sondages, l'expression, et qui, en fait, n'est pas un vote d'adhésion, est un vote de défaut. Petite pause de deux minutes pour les titres du journal de 13h.
Et puis, on se retrouve pour une demi-heure. Nicolas Dupont-Aignan à tout de suite. Et bonjour, Camille Revelle, pour les titres.
Bonjour. A 13h, nous serons en Égypte en attentat à la bombe fait au moins 21 morts et 59 blessés dans une église copte. Attaque commise dans la ville de Tanta, au nord du Caire, le jour de la fête des Rameaux, déduit de la semaine sainte pour la communauté chrétienne. C'est dit, c'est fait, les mots de Ségolène Royal sur Twitter ce matin pour annoncer la publication au journal officiel du décret sur la fermeture de la centrale de Fessenheim. Elle ne peut avoir lieu qu'après la mise en service de l'EPR de Flamanville, mais pour la ministre de l'environnement, pas question d'attendre pour acter un processus dit-elle irréversible.
Un dimanche de campagne, deux meetings en même objectif, une démonstration de force à deux semaines du premier tour. Le France-Sophion rassemble ses partisans portes de Versailles à Paris. Jean-Luc Mélenchon réunit ses troupes à Marseille sur le Vieux-Port. La commémoration du centenaire de la bataille de Vimy dans le Pas-de-Calais. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau est sur place. Toujours populaire à l'étranger, il est un peu moins au Canada, nous dira Pascal Guéricola. Les fouilles des sacs et des bagages autorisés aujourd'hui dans le métro parisien jusqu'à 22h. Mesures reconductibles de jour en jour prises après l'attentat commis à Saint-Pétersbourg.
Lundi, nous suivrons une équipe de police en pleine patrouille. À 13h, nous serons aussi dans l'enfer du Nord. Les coureurs de Paris-Roubaix ont pris le départ vers 11h30. Pour pas de vélo, les 50 000 couleurs du marathon de Paris sont lancées depuis 8h20 ce matin.
Merci Camille Revelle. On vous retrouve dans une demi-heure pour le journal de 13h. Et tout de suite, retour sur le plateau de questions politiques. Nicolas Demorand reçoit aujourd'hui dimanche Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle. Il reçoit aussi aujourd'hui pour cette émission spéciale Richard Ferrand, député du Finistère. Questions politiques à suivre en direct sur France Inter et sur France Info sur le canal 27 de la TNT. Et oui, nous revoilà sur le plateau de questions politiques, l'émission politique de France Inter, France Info et Le Monde. Bienvenue à ceux qui nous rejoignent. C'est une émission spéciale aujourd'hui.
Nous avons deux invités. Nicolas Dupont-Aignan est avec nous jusqu'à 13h. Il répond maintenant à vos questions au 01 45 24 7000 sur franceinter.fr, Facebook Live et Twitter avec le mot-clé Question Paul. Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions, Françoise Fresseauce du Monde, Karine Bécard de France Inter sont à mes côtés. La parole maintenant à Patrice qui nous appelle de la Meuse. Bonjour mon cher Patrice, soyez le bienvenu. Bonjour à tous. Nous vous écoutons. Petite remarque déjà, c'est que je ne voterai pas pour M. Dupont-Aignan mais j'approuve totalement de la décision de l'écrire le plateau de TF1. Ça, il n'y a pas de problème.
Une petite remarque aussi, c'est que concernant tous les débats qu'on a vus, je trouve lamentable le désintérêt des problèmes environnementaux lors des derniers débats.
Rien durant trois heures,
les journalistes, les hommes politiques n'ont nullement cet état d'esprit systémique qui est pourtant indispensable à une démarche politique cohérente. Voilà qui est dit.
Ma question, c'est la suivante. Remettre en cause l'appartenance de la France à l'Union européenne, à mon instant, c'est une faute majeure à un moment où plus que jamais l'Union a besoin d'être renforcée, notamment en matière de défense en regard des menaces croissantes. Voilà.
Merci Patrice pour cette question qui commençait. Nous avons eu un tout petit problème technique sur le plateau mais je le dis à Nicolas Dupont-Aignan par des remerciements pour votre position sur le débat à cinq puis à onze candidats. Alors votre position donc sur l'Union européenne, n'est-ce pas un problème majeur disait notre auditeur à un moment où nous avons besoin d'Union européenne ? Nicolas Dupont-Aignan. Je crois que notre auditeur se trompe sur ma position. Je suis hostile à cette mauvaise Union européenne. Je ne suis pas hostile à l'idée d'une Europe. C'est comme un syndic de copropriété.
Vous êtes dans un immeuble, vous avez un syndic de copropriété qui à un moment dérive, vous prend votre argent, décide à votre place et régente dans le mauvais sens votre immeuble. Eh bien les copropriétaires dont la France ont le droit de se séparer de ce syndic, d'en reprendre un autre, de reconstruire le règlement de copropriété. Ce que je veux c'est revenir à une Europe des nations libres qui contrôle chacun, chaque pays, ses frontières, décide de ses lois, de son budget mais travaille ensemble sur des projets communs. Et je veux que la France garde sa liberté de manœuvre. Alors vous me parlez de la défense monsieur Patrice.
Eh bien justement si vous aviez une Europe de défense là, telle que unitaire, fédérale, eh bien nous ne pourrions pas faire ce qu'a fait Dominique de Villepin et Jacques Chirac, c'est-à-dire nous serions conduits de suivre cette folie sur la Syrie et je réagis d'ailleurs à madame Beckham, la monstruosité des enfants morts et ces images m'ont bouleversé comme tous les français mais moi je ne dis pas les enfants d'Assad parce que ce n'est pas obligatoirement vrai et comme on a dit les enfants de Saddam Hussein ce n'était pas vrai comme on a dit les monstruosités de Kadhafi ce n'était pas vrai.
Et cela veut dire que je ne veux pas en tout cas moi je serai dans la ligne de Jacques Chirac et Dominique de Villepin je n'entraînerai pas la France dans cette surenchère folle sans qu'il y ait la preuve. Si c'est vraiment Assad oui il faudra être impitoyable mais dans le cadre des Nations Unies Donc vous attendez une enquête c'est ça ? Si ce n'est pas Assad parce que ça peut très bien être des islamistes et d'ailleurs qui s'est réjoui des frappes de Trump ? Les frères musulmans Daesh, bravo Al-Qaïda et Erdogan de Turquie et puis la classe politique française Vous disiez dans votre livre M.
Dupont-Aignan vous disiez les provocations de Trump cachent son réalisme diplomatique ça c'est dans votre livre Vous disiez ça mais à l'époque c'est il y a deux mois Il a changé il a été pris en main par un certain dispositif militaire américain on voit très bien ce qui est en train de se passer et moi je vous dis en tout cas moi je suis candidat à la présidence de la République française pour rompre avec cette politique atlantiste dangereuse que mènerait M.
Macron Et pour qu'il soit poutiniste finalement parce qu'on a l'impression que votre alignement il est de l'autre côté Mais non mais est-ce qu'on peut pas justement je suis gaulliste et je reviens à la question de Patrice aussi je veux simplement que la France soit indépendante décide librement à partir des faits et non pas à partir d'une illusion
Qu'est-ce que vous auriez fait si vous aviez été dans la situation vendredi J'aurais d'abord
condamné ces frappes unilatérales en violation de tout le droit international J'aurais ensuite demandé une enquête approfondie pour savoir qui a commis cette monstruosité et j'aurais dit que la politique de la France aurait été claire si c'était Assad qui a commis cette atrocité j'aurais revu toute ma politique syrienne si en revanche comme je peux le penser c'est une manipulation des islamistes des djihadistes qui veulent déstabiliser la Syrie comme on le voit parce que Assad n'a aucun intérêt à faire ça à ce moment là j'aurais gardé ma politique indépendante je ne suis ni lié à Poutine ni lié à Assad je veux simplement tirer les leçons de ce qu'on a fait en Irak et heureusement qu'on avait Jacques Chirac à l'époque et tirer les leçons de la catastrophe de la Libye ou François Fillon tiens c'était lui Nicolas Sarkozy Alain Juppé ont fait les vatankers inspirés par monsieur Bernard-Henri Lévy qui a disparu là et abouti à ce que une catastrophe dans tout le Sahel avec la déstabilisation du Maghreb Karine parce qu'il faut savoir quand on s'attaque à quelqu'un par qui on le remplace le problème quand même
c'est que quand on demande une enquête souvent ça donne le sentiment de chercher à gagner du temps peut-être mais en attendant
est-ce qu'on déstabilise tous les pays en jouant au cow-boy avec les résultats qu'on a vus et on remplace par qui par Daesh
qui a tué sur les trottoirs
de Paris c'est Assad ou c'est Daesh
on a quand même le sentiment qu'une ligne rouge pour reprendre l'expression de 2013 a été dépassée
donc il est bon de montrer qu'on sait réagir assez vite Nicolas Dupont-Aignan
si on sait qui a franchi la ligne rouge oui mais là on perd du temps mais on perd du temps alors on commet des injustices on déstabilise des pays on les remplace par qui par Daesh d'ailleurs moi je trouve quand même stupéfiant ce qui se passe en matière internationale Daesh a pas franchi une ligne rouge en massacrant Bataclan bah si évidemment Daesh n'a pas franchi une ligne rouge en massacrant à Nice et bien Daesh est toujours là et les nations occidentales ne font rien vraiment contre Daesh c'est petit bras petit bras parce qu'il y a des liens avec l'Arabie Saoudite avec le Qatar parce qu'on ne veut pas taper ces mouvements salafistes parce qu'il y a une complicité au plus haut sommet mais attends on peut très bien dire dans ce cas là que la fin justifie les moyens et dire que comme de toute façon entre Bachar el-Assad et Daesh c'est Daesh qui est la principale cible et bien on accepte éventuellement que Bachar el-Assad fasse n'importe quoi non je ne l'accepterai pas non plus c'est un peu la thèse de Marine Le Pen qui est de dire en gros il y a un ennemi prioritaire et cet ennemi prioritaire c'est sa thèse alors que Benoît Hamon ne fait pas de hiérarchie entre les salauds pour le citer moi je ne fais pas de hiérarchie je dis simplement que je ne veux pas commettre trois fois la même erreur on a commis une erreur avec Saddam Hussein on a déstabilisé tout le Moyen-Orient et la France on a eu la chance d'avoir Dominique de Villepin en Libye on a répandu les islamistes dans tout le Sahel et je peux vous assurer que la situation je suis à la commission des affaires étrangères de l'Assemblée je connais bien ces sujets la situation du Maghreb est très fragile et moi je voudrais que la France revienne à une politique indépendante allez on retourne nous au standard où Sylvie nous attend bonjour et bienvenue Sylvie
bonjour
nous vous écoutons
alors ma question est vous monsieur Dupont-Aignan qui avez de réelles compétences
pour la France et qui faites moins que 5%
pourquoi n'êtes-vous pas pour la 6ème république de monsieur Mélenchon qui vous permettrait de mettre en oeuvre vos compétences et votre grande expérience politique
au service
de l'avenir de la France
merci beaucoup Sylvie Nicolas Dupont-Aignan vous répondez d'abord personne ne sait si je suis à moins de 5% parce que ce sont les français qui le décideront et j'invite madame à ne pas vous laisser impressionner c'est vous qui votez ce ne sont pas les sondeurs d'ailleurs il faudrait savoir à qui appartiennent les instituts de sondage ça serait intéressant deuxième point des entreprises comme certains journaux qui sont liés à des banques et qui savent très bien qu'ils soutiennent en revanche très clairement sur la 5ème et la 6ème république
il y a un problème
démocratique réel en France pourquoi ?
parce qu'on a dénaturé la 5ème république en abandonnant le référendum qui n'a pas été respecté en 2005 moi je veux redonner de l'air démocratique à la 5ème alors on peut l'appeler la 6ème ou la garder le numéro vous n'avez pas de religion sur le numéro en tant que gaulliste vous n'avez pas le fétichisme de la 5ème république non parce qu'elle a été dénaturée le général de Gaulle est parti quand il a été désavoué les autres s'accrochent aux branches et je veux le vote blanc reconnu avec si on dépasse 50% de vote blanc les candidats sont automatiquement éliminés et n'ont pas le droit de se représenter à l'élection qui a été annulée pour redonner le pouvoir aux français je veux le référendum d'initiative populaire à 500 000 citoyens comme ça existe en Suisse en Italie et même aux Etats-Unis dans certains états je veux le casier judiciaire vierge casier judiciaire vierge pour tout candidat à l'élection je suis le seul candidat à avoir été présent dans l'hémicycle pour le voter on n'était que 20 et il est toujours embourbé en un mot je veux qu'on relance un processus démocratique et je veux récupérer du pouvoir de Bruxelles pour que les français puissent se déterminer sur leur loi ce qui n'interdira en rien une belle coopération européenne sur des sujets scientifiques d'investissement transition énergétique aide à l'Afrique etc en un mot je veux remettre de la démocratie la souveraineté je vous rappelle que c'est la démocratie et les français ont très bien compris qu'on n'était plus en démocratie c'est l'enjeu de 2007
quel regard portez-vous sur la dynamique Mélenchon qui partage vos positions en tout cas sur le dossier européen et sur l'affaire de la souveraineté vous pensez que c'est bien est-ce que vous pourriez même collaborer avec lui un jour
je pense Nicolas Dubon-Aignan je pense qu'en vérité nous assistons et c'est là où il y a un grand bouleversement masqué qui a été masqué par le jeu des primaires qui a étouffé la vie politique pendant 6 mois et qui nous a fait disparaître nous hors primaire et bien arrive ce qui devait arriver les deux parties de gouvernement qui sont responsables du chaos actuel responsables coupables et c'est pourquoi ils ne devraient pas se représenter et en tout cas je demande aux français de les sanctionner les deux parties qui ont fait ces primaires M. Hamon et M.
Fillon s'effondrent aujourd'hui parce que ces deux parties explosent parce qu'ils n'ont plus de solution pour le pays émergent des candidats différents M. Mélenchon Mme Le Pen je pense que tous les deux ont des excès et je suis si je puis dire l'antisystème sérieux c'est à dire que je propose et on va y venir baisse d'impôts rétablissement de l'ordre contrôle des frontières politique de relance du pouvoir d'achat raisonnable concentré sur les bas salaires et réforme de l'école publique et surtout pas l'autonomie que nous propose M. Macron bref en un mot je veux remettre en place le système français dans ce qu'il a de meilleur mais sans les excès de M.
Mélenchon et sans les excès de Mme Nathalie Saint-Cré ça veut dire une question peut-être politicienne mais très très courte vous êtes anti-système vous pourriez être le premier ministre de Marine Le Pen pour justement calmer son entourage comme vous l'avez dit tout à l'heure calmer ses ardeurs à elle et justement la version rationnelle votre question supposerait que je ne suis pas élu et donc vous devriez plutôt me poser la question de savoir qui sera mon premier ministre alors je vais vous demander qui va être premier ministre mais quand on demande aussi à Jean-Lassalle il dit qu'il va être élu donc si vous voulez à un moment donné c'est pas désagréable mais c'est juste qu'on essaie d'avancer debout la France a eu autant de voix que M.
Mélenchon au régional je reconstruis une offre gaulliste je suis convaincu que M.
Fillon ne peut pas l'incarner vous pouvez travailler avec Marine Le Pen c'est tout ce que je demande et bien je suis candidat parce que je ne suis pas Marine Le Pen alors attendez vous pourriez travailler avec elle je suis candidat à la présidence de la République parce que je pense qu'il faut une voix différente de celle de Mme Le Pen dans le même sens que la question je ne vais pas parler de Mme Le Pen on en parle tellement et justement dans le même sens Nicolas Dupont-Aignan s'il vous plaît c'est juste une question d'une auditrice par courrier électronique pouvez-vous donner Nicolas Dupont-Aignan peut-il donner un panorama du gouvernement qu'il formerait premier ministre ministre de l'éducation ministre de l'environnement alors je l'ai écrit dans un petit livre j'ai écrit dans un petit livre qui s'appelle 100 jours pour tout changer où je fais un casting si je puis dire de personnalités déjà indépendantes des intérêts financiers courageux qui n'ont pas j'allais dire du sang sur les mains c'est-à-dire qui n'ont pas gouverné notre pays depuis un certain nombre d'années je prends un exemple très simple je veux des personnalités qui soient capables de défendre l'intérêt général le salut public en fait il faut un grand gouvernement de salut public alors après vous pouvez imaginer des noms j'en ai cité j'avais mis d'ailleurs Jean Lassalle à l'aménagement Jean Lassalle à l'aménagement j'avais mis Natacha Polony à l'éducation parce que je voudrais qu'on reparle de l'école juste 10 secondes et je vais continuer on a des questions là-dessus votre point de vue sur l'école quand je vois là aussi il faut parler programme je dis aux français lisez les contrats d'assurance en bas il y a des petites clauses quand je vois que ils veulent l'autonomie des établissements ça veut dire quoi l'autonomie des établissements ça veut dire la fin du modèle de l'instruction publique française moi je veux au contraire revenir à l'école du savoir concentrer sur l'apprentissage du français restaurer l'autorité des maîtres et des enseignants dans leur classe rétablir et multiplier les bourses pour aider les enfants en difficulté arrêter avec la démagogie pédagogiste annuler la réforme du collège annuler la réforme des rythmes scolaires et revenir à la semaine de 4 jours pour que les enfants ne soient pas fatigués en un mot c'est une grande réforme scolaire qui en parle l'avenir de nos enfants l'avenir du pays dépend de l'école publique l'école publique gratuite l'AUC obligatoire la même dans un petit village que dans la banlieue Karine la même dictée à la même heure dans toute la France parce que c'est comme ça qu'on refera la méritocratie la méritocratie
le certificat d'études aussi et l'uniforme
non pas l'uniforme mais vous savez je suis élu d'une circonscription de banlieue il y a 43 nationalités dans ma circonscription je suis réélu depuis un certain nombre d'années la meilleure façon d'aider les enfants défavorisés et notamment les enfants d'origine étrangère qui s'intègrent bien contrairement à ce qu'on dit parce qu'il y en a plein qui réussissent c'est de leur donner un idéal d'excellence et l'idéal républicain pour moi qui est abandonné complètement aujourd'hui c'est pas simplement de donner des moyens à l'école c'est de donner une exigence et je suis l'un des seuls à avoir un très beau programme républicain sur l'école et Natacha Polony ferait une formidable ministre
alors juste une petite question
je ne sais pas si elle le veut d'ailleurs
je reviens je reviens quand même sur madame Le Pen dont vous n'avez pas envie de parler
mais la question oui parce qu'on en parle tellement de madame Le Pen vous en parlez depuis 20 ans et vous en faites une impasse pour la France elle a la tête du Front National
depuis 2011 seulement oui mais enfin bon si effectivement elle arrive à se qualifier pour le second tour elle va devoir élargir un petit peu son spectre électoral il est très probable qu'elle vous tente la main
et bien on verra moi je suis pour être au second tour et ça ne m'intéresse pas vous savez si j'avais voulu aller avec madame Le Pen j'aurais déjà été et je veux une voix patriotique humaniste de bon sens parce que je crois à mon pays et je vais vous dire très clairement aux élections régionales elle n'a pas gagné alors qu'elle avait tout pour gagner dans le Nord-Pas-de-Calais ça veut dire quoi ?
ça veut dire que les français non contrairement non et non contrairement vous aimeriez je sais mais c'est pas le cas contrairement à ce que vous croyez je suis convaincu je suis convaincu que les français attendent un autre patriotisme elle n'a pas le monopole son patriotisme et son rassemblement il est bleu marine moi il est tricolore c'est toute la différence c'est fondamental je suis un républicain et je dis aux français ne vous laissez pas enfermer parce qu'on connait la manœuvre elle est vue à l'œil nu ça fait 20 ans vous nous enfermez soit on continue avec les mêmes soit on part au Front National je suis candidat pour éviter ça et si les français se réveillent et votent pour moi et bien je peux vous dire qu'on évitera Mme Le Pen et qu'on évitera aussi M.
Macron et ce sera quand même bon pour le pays d'éviter l'un et l'autre passons à la présidentielle vous êtes élue on va se poser le problème des législatives parce qu'il se posera pour tout le monde de toute façon avec qui vous pouvez faire des alliances pour le coup est-ce que vous pouvez faire des alliances est-ce que vous le faites avec des républicains mais vous êtes revenu sous la 4ème république mais non je ne suis pas revenue sous la 4ème république il faut bien construire une majorité mais la majorité ça sera la majorité présidentielle parce que dans le même souffle ça fait 20 ans que j'entends avant chaque présidentielle les mêmes trucs c'est peut-être bizarre parce que la 5ème mais non mais à chaque fois il y a une majorité qui vient pourquoi ?
parce que les français sont très cohérents et vous pensez que c'est valable pour Emmanuel Macron et pour tout le monde ?
tout le monde tout le monde aura sa majorité et bien je vais vous dire même pour Macron je pense que vous vous trompez complètement il y a une logique institutionnelle une dynamique électorale qui est intériorisée par tous les français qui sont intelligents et qui savent très bien que quand ils élisent un président il faut lui donner une majorité et je n'ai aucun souci là-dessus vous savez regardez auprès des uns des autres vous savez j'ai déjà 500 candidats tous les candidats sérieux ont des candidats aux législatives qui suivent et les français si je propose par exemple ma baisse d'impôt parce qu'on n'a pas parlé de ça je veux revenir sur ma baisse d'impôt si je propose la relance du pouvoir d'achat des petites retraites vous savez il y aura des députés qui la voteront Françoise ?
c'est quoi votre rassemblement très concrètement est-ce que vous pouvez y mettre des hommes de gauche des hommes de droite en disant que finalement le clivage c'est plus celui-là mais le clivage c'est souverainisme contre européisme entre guillemets Nicolas Dupourgnon
c'est tellement malade tellement malade et il y a un tel défi et en même temps on a de tels atouts qu'il faudra un rassemblement de salut public pour la patrie cela veut dire des françaises et des français qui adhèrent à mon projet et je suis certain qu'on peut le faire quand je parle par exemple économie je reviens un instant sur l'économie parce que c'est fondamental les candidats du système c'est un fait monsieur Macron veut augmenter la CSG je le dis aux retraités qui m'écoutent monsieur Fillon veut augmenter la TVA ils vont continuer avec cette politique d'augmentation d'impôts dictée par Bruxelles et par l'Allemagne
mais ils ont là des baisses d'impôts prévues aussi
oui mais que sur les entreprises et sur les plus riches donc ça continue comme avant ça continue comme avant ça continue comme avant ils veulent pour certains supprimer la durée du travail c'est à dire supprimer les heures supplémentaires moi je veux récompenser le travail ça veut dire quoi et j'insiste là-dessus je veux un choc fiscal de 72 milliards d'euros qui va baisser l'impôt sur le revenu les droits de succession défiscaliser les heures supplémentaires aussi pour les enseignants qui va permettre ainsi de relancer le pouvoir d'achat parallèlement je veux augmenter de 100 euros par mois les petites retraites en prenant l'argent que nous donnons en pure perte à l'Union Européenne 8 milliards par an ces mesures de relance du pouvoir d'achat sont fondamentales pour relancer la machine et parallèlement et j'insiste là-dessus je baisse les charges sociales uniquement sur les PME qui investissent en France ça veut dire je fais un choc de productivité et de relance productive sur le territoire national ça c'est révolutionnaire alors une fois qu'on a fait ça on va changer de cap économique et si on change de cap économique enfin on va remettre j'allais dire du charbon dans la machine et on va pouvoir porter notre système social parce que sinon vous allez détricoter tous les droits sociaux question au standard Nicolas Dupont-Aignan c'est Rodolphe qui nous appelle de Morley on vous écoute Rodolphe bonjour bienvenue
bonjour à tous bonjour monsieur Dupont-Aignan bonjour monsieur la question a été un peu évoquée la question que je voulais poser
par rapport aux alliances vous êtes absolument sûr d'être au deuxième tour bon voilà
je ne suis pas sûr ça dépend des français ça ne dépend pas de moi on sait très bien on sait très bien que les sondages quelquefois peuvent se tromper imaginez que vous ne soyez pas au second tour et imaginons que ce soit monsieur Fillon madame Le Pen comment vous vous positionnez vu les programmes le programme que vous développez est quand même très proche sur certains points de celui de madame Le Pen bon c'est aussi un programme à droite bon vous dites le liste moi je veux bien mais j'aurais voulu savoir simplement comment vous vous positionnez entre monsieur Fillon et madame Le Pen madame Le Pen merci merci Rodolphe pour cette question Nicolas Dupont-Aignan vous répond je vous réponds très simplement si je suis candidat c'est que j'adhère pas au programme de purge sociale de monsieur Fillon qui serait une catastrophe en termes de de chômage de masse c'est un million de chômeurs dans l'année en plus et là ce serait vraiment dangereux pour les français et je n'adhère pas et si je suis candidat c'est que je n'adhère pas aux excès de madame Le Pen point donc je n'ai pas à vous répondre j'en sais rien c'est pas la question je fais tout pour empêcher ce scénario noir comme il y a d'autres scénarios noirs vous dites j'ai un programme de droite oui pour certains côtés mais en tout cas je suis moins à droite sur l'économie que monsieur Macron qui va vous faire une purge de 60 milliards c'est écrit vous augmentez la CSG et détricotez tous les droits sociaux comme il a commencé de le faire avec la loi travail alors si vous voulez la finance internationale
c'est rigolo parce que votre programme si on le lit bien vous picorez autant chez monsieur Fillon que chez madame Le Pen non pas totalement donc je pense que répondre à la question de l'auditeur est assez compliquée parce que vous êtes entre les deux
mais c'est vous qui voyez ça mais je ne crois pas parce que quand je prends si vous regardez mon programme sur l'école de la république si vous regardez mon programme sur l'aide au PME le produire français
si on regarde le régalien si on regarde l'économie
ah mais le régalien j'assume si vous auriez pu aussi dire tiens monsieur Montebourg a inspiré vous savez quand j'écris mon programme quand on l'a écrit pas tout seul on a mis trois ans à faire ce programme qui est un des plus complets il suffit d'aller sur internet je ne me suis pas posé la question de ce que pensaient les autres je dis simplement que la France est dans un dilemme dramatique encore une fois je veux offrir une voie raisonnable de changement
Françoise si à l'issue du premier tour on s'aperçoit que vous êtes l'homme qui a empêché la qualification de François Fillon
parce que vous lui avez pris trois points
vous serez satisfait au fond de vous ou un peu embêté
mais écoutez François Fillon était à 34% dans les sondages au lendemain de la primaire 34% sondage chaufferait vous retrouvez novembre il est à 17% en 18-19 vous croyez vous me faites beaucoup d'honneur beaucoup d'honneur c'est moi qui ai fait perdre 17 points monsieur Fillon alors c'est pas exactement la question attendez mais je vais répondre j'ai le droit de répondre ce que je veux oui mais on prend c'est incroyable si vous voulez on va prendre un café et puis on voulait être seul votre réponse ne me plaît pas ma réponse ne vous plaît pas mais je vous dis ce que je pense je vous dis ce que je pense vous savez c'est pas moi qui ai acheté des costards à 6000 euros c'est pas moi qui se fait financer par qui se fait financer par AXA c'est pas moi qui propose un programme de purge social qui supprime les heures supplémentaires et donc la récompense du travail vous savez si monsieur Fillon avait un peu d'honneur il ne serait plus candidat et la question je trouve à l'électorat justement de droite une alternative et je suis le seul capable de battre monsieur Macron voilà c'est tout c'est la réalité et donc il faut que les français arrêtent de se positionner en fonction des sondages est-ce qu'un jour on va voter par adhésion je propose un vrai changement pour le pays je demande aux français on est en liberté on est en démocratie on vote pour quoi pour éviter le moins pire et se retrouver avec la gueule de bois le 8 mai ou est-ce qu'on vote pour des convictions pour avoir une belle Europe pour avoir une politique étrangère indépendante pour reconstruire l'école publique pour baisser les charges sur les PME pour ne pas étouffer les retraités d'impôts c'est tout posez-vous les seules questions de ce qu'il faut pour le premier tour arrêtez d'enfermer les français dans un second tour hypothétique si ça se trouve il n'y aura ni monsieur Macron ni madame Le Pen ni monsieur Fillon à l'issue du premier tour la question de François c'était la dispersion des voix à droite c'est un classique c'est un classique pour la gauche on dit toujours attention dispersion des voix à gauche la gauche est affaibie c'est une question c'est le vote utile madame Presseau a raison non non non si si derrière ça non si monsieur Demorand non mais je vous dis non c'est la théorie du vote utile mais il est utile pour qui ce vote moi j'entends ce qui est dit attention ne votez pas monsieur Dupont-Aignan ah bon alors il faut voter le vote utile pour eux vous voulez que la France en prenne pour 5 ans avec ces gens là qui sont coupables mais français réveillez-vous vous avez entre vos mains le bulletin de vote il est égal le bulletin de vote il est le même qu'on soit de la petite village rurale du fond du Morvan à la cité de Gennevilliers c'est le même bulletin de vote et bien je dis aux français réveillez-vous vous avez en main le destin de votre pays de vos enfants balayez cette classe politique et regardez quel est le meilleur pour sauver le pays c'est tout c'est la seule question à se poser sinon ça sert à rien de la démocratie vous savez on met les instituts de sondage les journalistes les intérêts financiers les papiers les journaux qui sont subventionnés subventionnés par l'argent public et qui appartiennent à des à des allez à des oligarques c'est la démocratie de l'oligarchie
la question qu'on se pose quand on vous
et mettez la banque Rothschild gouverner avec monsieur Macron
la question qu'on se pose quand on vous écoute c'est que vous décrivez le malaise qui a gagné la droite vous décrivez la difficulté dans laquelle se trouve François Fillon pourquoi il n'y a pas eu plus de responsables de droite qui vous ont rallié en se disant après tout vous connaissez la phrase
du général de Gaulle à Covene Cardone c'était les humbles les petits les sans grades qui sont venus ben moi je peux vous dire que j'ai des hier à Lyon il y avait des centaines de républicains dans la salle mais évidemment les grands chefs à chapeau à plume qui ont encore peur pour leur circonscription qu'ils perdront d'ailleurs ils sont terrorisés mais il y en a quelques-uns qui m'appellent vous savez et qui m'ont dit il y en a un qui m'a dit une phrase amusante un député républicain je pense qu'il va sortir du bois qui m'a dit je préfère avoir une petite chance toute petite c'est vrai toute petite parce que vous savez ça va dépendre des français je n'ai jamais dit que j'étais sûr je dis je veux et je préfère avoir une toute petite chance de gagner avec toi dans l'honneur que d'être sûr de perdre dans le déshonneur Nathalie Saint-Cric il n'y a pas un petit soupçon de populisme dans tout ce que vous dites comme un peu Mélenchon comme un peu Marine Le Pen écoutez si dire la vérité aux français non non non les oligarques les instituts de sondage pourris les journalistes c'est la réalité les journalistes c'est un classique mais c'est la réalité vous parlez de Victor Orban en disant que c'est quelqu'un de finalement très fréquentable contrairement à ce qu'on dit vous parlez la maire de Rome qui a 2000 enquêtes et 2003 3 ou 4 personnes dans son entourage qui vont finir en prison est-ce que ce côté populiste vous l'assumez totalement totalement il y en a assez 30 secondes les oligarques gouvernent la France ils sont en train de voler l'élection présidentielle aux français j'invite les français à se réveiller dans les urnes parce que sinon ils seront obligés d'aller dans la rue après merci Nicolas Dupont-Aignan vous étiez le premier invité de questions politiques de votre invitation mais merci à vous on vous a reçu avec plaisir au mois de janvier je le sais au mois de janvier dernier le service public oui le service public et puis pas de distinction entre les grands et les petits candidats j'ai toujours trouvé ça dégueulasse est-ce qu'il y a des grands et des petits journalistes non non non est-ce qu'il y a des petits et des grands français nous sommes tous des 100 grades nous sommes tous des 100 grades nous sommes tous des français merci beaucoup le jour 9 dans 2 minutes sur Inter et notre deuxième invité Richard Ferrand pour En Marche retour sur le plateau de questions politiques l'émission politique de France Inter France Info et Le Monde c'est une émission spéciale aujourd'hui je vous le disais nous avons deux invités j'ai le plaisir d'accueillir maintenant notre deuxième invité Richard Ferrand bonjour bonjour secrétaire général d'En Marche proche de la première heure d'Emmanuel Macron à 13h30 Richard Ferrand répondra à toutes vos questions en direct le standard d'Inter est ouvert 01 45 24 7000 franceinter.fr facebook live twitter avec le mot clé question Paul à mes côtés Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions Françoise Fressos du Monde et Karine Bécard de France Inter qui esquisse maintenant votre portrait
bonjour Richard Ferrand
bonjour
Richard Ferrand
vous avez été élu député pour la première fois il y a seulement 5 ans et vous avez beau dire très poliment que votre seule ambition est bien sûr de le rester vous savez aussi qu'en cas de victoire d'Emmanuel Macron il est tout à fait possible que vous soyez nommé à Matignon ce qui serait une sacrée promotion parce qu'à bientôt 55 ans jamais vous n'avez été ministre vous n'avez donc décroché jusque là qu'un seul mandat à l'Assemblée et l'ancien conseiller général du Finistère que vous avez été Richard Ferrand a en réalité passé plus de temps à être journaliste ou encore directeur des mutuelles de Bretagne donc pourquoi vous pourquoi vous choisir vous pour diriger éventuellement un futur gouvernement d'abord parce que vous avez été auprès de l'ancien ministre de l'économie le tout premier de ses soutiens ensuite parce que c'est vous le secrétaire général du parti qui réussissez à faire marcher à un même rythme tous les macronistes et puis surtout parce que votre aspirant président a certes promis de renouveler tout le personnel politique mais il pourrait aussi ne pas avoir envie de nommer comme premier ministre un premier concurrent et sont-ils sur la même ligne Karine ?
dans le cadre de la campagne présidentielle forcément mais vous n'avez jamais été un social libéral Richard Ferrand vous avez adhéré au PS à 18 ans parce que vous étiez fasciné par François Mitterrand et puis vous avez toujours soutenu chaque patron du mouvement vous avez été Emmanueliste sous Henri Emmanueli Hollandais sous François Hollande et Aubrist sous Martine Aubry vous avez été un socialiste légitimiste jusqu'à ce que vous vous laissiez bluffer par Emmanuel Macron à partir de septembre 2014 vous êtes impressionné notamment par sa capacité à dialoguer et à maîtriser ses sujets en revanche ces petites provocations sur les fonctionnaires sur les 35 heures vous lui avez fait remarquer mais vous avez préféré oublier depuis qu'il vous a nommé rapporteur de sa loi vous ne vous êtes plus jamais quitté et vous devez vous demander jusqu'où est-ce que cet homme-là sera capable de vous embarquer un mot de réaction à votre propre portrait
Richard Ferrand deux points seulement le rapporteur d'une loi c'est pas le ministre heureusement qui le nomme c'est le groupe auquel on appartient qui choisit en son sein c'est lui qui doit rapporter un texte et le second point c'est que pour ma part il m'a toujours paru plus sain qu'en effet après les débats de congrès ce soit le leader du parti qui soit le plus qualifié pour porter les couleurs en quelque sorte du parti auquel on appartient d'ailleurs depuis qu'on ne le fait plus vous le voyez bien c'est la primaire c'est le bazar et les premiers secrétaires du parti socialiste sont non plus des leaders mais des sortes d'animateurs ce qui crée les désordres que vous avez pu vous-même observer commenter mais vous devez avoir le sentiment excusez-moi d'être monté
dans une fusée là quand même non ?
non simplement il m'a paru évident que la démarche d'Emmanuel Macron cette démarche de rassemblement de renouvellement de volonté de co-construire de volonté d'apporter des solutions et non pas de porter des dogmes dans lesquels il faudrait faire rentrer la réalité aux chausses-pieds correspondait aux nécessités de l'heure aux défis de notre époque et aux besoins de notre pays et donc c'est sans hésiter que lorsqu'il m'a fait part de sa démarche je lui dis que je marcherai avec lui Françoise Fresseuse
ce que vous ne contestez pas c'est quand Karine dit monsieur Ferrand peut-être possible premier ministre ça vous le démontez pas
non mais attendez madame vous savez moi je me bats tous les jours j'étais hier en réunion publique à Crozondes en Finistère à Daoulas la veille je pars à Aurillac Rodès Saint-Etienne donc moi je me bats pour que nous puissions gagner l'élection présidentielle et surtout pour qu'Emmanuel Macron soit en tête le soir du premier tour pour que nous puissions donner à l'Europe et au monde un autre visage que la candidate du Front National pour incarner la France donc moi je me bats pour ça d'abord et avant tout et pour que le rassemblement victorieux se fasse le 7 mai Nathalie
dans le portrait de Karine il y avait votre positionnement qui était plutôt à gauche enfin à gauche il y a quelque temps Martine Aubry et Emmanuel comment vous pouvez vous retrouver là maintenant dans un parti où il y a un peu le culte du chef et on joue plus dans cette direction que collectif
avec la logique de la gauche des congrès où tout le monde vote et on attend toujours que tout le monde qui ait une majorité qui se dégage
c'est vous qui avez changé
ou c'est le monde qui a changé autour de vous ?
Mes convictions n'ont pas changé ça c'est un premier point et je ne crois pas avoir ni le tempérament ni la tête de quelqu'un qui s'arrangerait avec le culte du chef je suis un compagnon de marche je ne suis pas dans le culte du chef ça ne m'a jamais effleuré l'esprit
Alors comment on passe d'Emmanuel Macron il y a un petit gap
Ensuite ce que je veux vous dire c'est que moi mes convictions n'ont pas changé simplement ce que je constate c'est qu'aujourd'hui il faut apporter des solutions des solutions concrètes un peu comme la loi Macron d'ailleurs en a apporté sur un certain nombre de sujets cela me paraît être le plus pressant le plus nécessaire le plus urgent et par conséquent il m'a semblé que ce que proposait comme chemin Emmanuel Macron correspondait à ce que moi j'entendais Vous savez je me suis engagé en politique Madame la gentillesse de rappeler que moi j'ai toujours travaillé notamment dans le monde privé et par conséquent je vois bien qu'il faut aujourd'hui répondre à des aspirations du terrain pour permettre à la fois aux énergies de se déployer aux individus d'être mieux protégés
Le PS vous trouvez qu'il est devenu
totalement ringard Ringard ou mort C'est l'hypothèse haute
moi
Je vous laisse à vos appréciations cruelles mais ce qui est sûr c'est qu'il n'y a pas eu de renouvellement de la pensée il n'y a pas eu de renouvellement des visages et il y a eu une faillite de la direction du parti qui d'ailleurs du parti socialiste qui d'ailleurs déconcerte beaucoup de militants déconcerte beaucoup d'élus locaux qui font un boulot formidable donc il ne s'agit pas de se réjouir du fait qu'au fond Qu'est-ce que vous voulez dire par faillite
de la direction du parti socialiste parce que c'est quand même une accusation grave vous mettez en cause
Moi vous savez j'ai une affection très très forte pour tous les militants avec qui j'ai partagé plus de 35 ans de ma vie Ils vous comprennent quand ils vous voient ailleurs Bien sûr puisque quand je leur ai demandé l'investiture dans la 6ème circonscription du Finistère ils me l'ont accordé en toute connaissance de cause à 80% mais pour répondre à madame Frézose moi si vous voulez il ne faut pas tout mélanger les élus locaux issus du parti socialiste font un boulot remarquable Les militants continuent à réfléchir à vouloir apporter des idées à interroger la société etc.
à faire promouvoir l'idéal de justice finalement qui est porté et qui est le socle de leur engagement mais ce qui se passe c'est qu'on voit bien que le parti socialiste en tant que structure n'a plus fait vivre la réflexion collective n'a pas remis du sang dans les veines en quelque sorte du parti et qu'aujourd'hui il y a une sorte de dessèchement et par paresse au fond on s'en remet aux primaires résultat aux primaires système que j'ai personnellement toujours condamné c'est pourquoi j'ai toujours dit que de mon point de vue c'était les premiers secrétaires qui devaient aller au charbon s'ils gagnent ils exercent le pouvoir s'ils perdent ils passent la main voilà ça c'est toujours la vision que j'ai portée avec une grande cohérence depuis 37 ans Karine Becker
juste vous disiez un instant je ne suis pas dans le culte du chef c'est bien ça que vous avez dit oui bien sûr en même temps c'est quand même un parti en marche qui est très tourné sur le culte du chef
tout est organisé autour d'Emmanuel Macron les décisions apparaissent comme très pyramidal et en marche EM ça signifie Emmanuel Macron on se demande même si après Emmanuel Macron si jamais il devait perdre cette élection présidentielle
si en marche pourrait perdurer finalement c'est quand même très organisé autour de lui
vous savez Richard Ferrand ça fait RF république française et je ne suis pas pour autant
c'est B carte bancaire voilà vous voyez
il ne faut peut-être pas exagérer je vais vous répondre madame songer qu'en marche a juste un peu plus d'un an vous vous souvenez les railleries qui venaient de partout y compris de la presse d'ailleurs vous vous rappelez la bulle vous vous rappelez tout ce qui a été dit et pour autant le programme qui a été travaillé il a été travaillé avec beaucoup d'ateliers locaux des comités locaux il y en a plus de 4000 en France aujourd'hui il y a eu ce travail d'aller-retour mais en même temps où nous construisions si vous voulez ce rassemblement nouveau que nous préparons ce renouvellement nous avons deux fronts dû à la fois créer notre corps de doctrine le programme présidentiel et porter notre candidat alors évidemment qu'au bout d'un an c'est très imparfait ça je vous l'accorde volontiers mais ce sont aujourd'hui 240 000 françaises et français qui se sont engagés dans ce mouvement sur lesquels on a tant ironisé en disant c'est un clic que ça n'existe pas etc reprenez au fond la course de haie que nous avons dû franchir depuis un an d'abord nous étions une bulle
oui mais je parle de culte de personnel
dite jupitérien c'est plus macronien il n'y a pas de culte de la personnalité la réponse sera différente
à ce moment-là
il y a un candidat il y a un candidat donc évidemment nous sommes autour du candidat mais enfin est-ce qu'il nous viendrait à l'esprit de suggérer à un militant socialiste qu'il aurait le culte de la personnalité s'il soutenait Benoît Hamon ou à un républicain qu'il aurait ce même culte s'il soutenait il y a le culte du chef
à droite quand même Françoise Frézose
alors vous disiez tout à l'heure je me bats pour qu'Emmanuel Macron arrive au premier tour en tête du premier tour est-ce que vous êtes inquiet on voit les sondages qui sont un peu en baisse est-ce que au moment précis où on se parle vous êtes inquiet sur cette qualification
Richard Ferrand je ne suis pas inquiet moi je suis un combattant donc je ne suis pas inquiet je me bats partout sur le terrain avec des dizaines de milliers de français vous savez madame Frézose il y a quelques semaines quand j'étais invité dans des émissions on me disait alors ça y est c'est fait et je répondais systématiquement je ne commenterai jamais un mauvais sondage parce que ça va me condamner à les commenter lorsqu'ils seront moins bons les sondages ce n'est pas une boussole ce n'est pas ce qu'ils font de notre démarche ou de nos idées ce que nous constatons c'est des variations sondologiques il y en a tous les jours de toutes catégories nous ce que nous vérifions c'est comment ça se passe sur le terrain moi je suis un élu de terrain madame a rappelé que j'avais été conseiller général et vous savez quand je vais sur le marché de Carré ou quand je vais dans un bistrot à Châteaulin j'en sais beaucoup plus sur au fond le ressenti des uns et des autres sur ce qui se passe au cours de la campagne électorale qu'en essayant de comprendre les sondages souvent contradictoires sans compter qu'en plus on ajoute parfois l'existence de fantomatique vote caché et là pour moi c'est beaucoup trop compliqué Nathalie Saint-Cré
avant de parler du fantomatique vote caché vous aviez dit il y a quelques temps que vous ne vouliez pas être la recyclerie de tous les socialistes en rupture de banc tous les gens qui ne savaient pas où aller une sorte de SPA avait même dit Emmanuel Macron pour socialistes en perdition est-ce que finalement du côté de la droite où vous espériez aussi faire venir des gens vous marquez le pas parce qu'on a l'impression qu'il y en a eu quelques-uns on peut citer Jean-Paul Delevoye on peut en citer quelques autres mais que finalement ça ne va pas beaucoup plus loin et que vous restez plus marqué par le soutien de Manuel Valls ou quelques socialistes et que ça ne s'est pas ouvert suffisamment par rapport à vos désirs initiaux
Richard Ferrand vous savez d'abord nous n'avons sollicité aucun soutien il faut quand même reprendre
vous en avez même redouté certains
il faut reprendre l'histoire on a dit voilà la démarche que l'on crée toutes celles et tous ceux qui adhèrent aux valeurs quelle que soit leur histoire politique et qui veulent contribuer au projet sont les bienvenus de sorte que certes moi je ne tiens pas si vous voulez une comptabilité de l'origine contrôlée si je puis dire mais qu'est-ce que je constate je constate que Jean Arthuis François Bayrou Sylvie Goulard sont des élus et j'en oublie sont des élus du centre que Renaud Dutreuil Jean-Paul Delevoye le sénateur Lemoyne sont des élus qui viennent des républicains du moins de la droite et que à gauche en effet il y a des élus une dizaine de députés socialistes et autant de sénateurs et il y a aussi beaucoup de radicaux je vous le rappelle puisque quasiment l'ensemble des parlementaires radicaux nous ont rejoints mais quand ensuite les uns et les autres s'expriment positivement sur Emmanuel Macron la règle elle est simple soutenir ne veut pas dire infléchir et quand on est parlementaire le fait de soutenir ne signifie pas avoir une investiture alors quand on veut rassembler une majorité de français autour d'un projet on ne va pas commencer à en rejeter certains donc on ne rejette personne on ne va pas solliciter telle ou telle personnalité mais toutes sont bienvenues autour de ceux que nous portons du cap que nous avons fixé et du programme que nous avons fixé
je poursuis la question
de Nathalie Saint-Cric on aurait pu imaginer avec les démélés judiciaires de François Fillon que finalement les jupéistes vous regardent très positivement viennent frapper à votre porte finalement il n'y a eu que deux inconnus Aurore Berger et Jean-Baptiste Lemoyne on pouvait même imaginer
que l'UDI vienne plus rapidement frapper à votre porte vous avez quand même raté le coche avec les jupéistes avec les gens de l'UDI vous n'avez pas réussi à les convaincre
non on n'a rien raté du tout vous vous regardez ça et je le comprends vous regardez ça à partir des appareils mais ça ne nous intéresse pas du tout nous ce qui nous intéresse c'est que les citoyennes et les citoyens et les élus locaux les élus locaux il y a beaucoup à cet égard d'élus qui viennent de l'UDI puisque vous citez ce parti qui s'inscrivent dans la démarche d'Emmanuel Macron nous ne sommes pas là nous à contempler les variations tectoniques des appareils parisiens des grands partis et rassembler
ça passe par eux
pas du tout je ne suis pas un zoologue des appareils comme vous avez vu d'ailleurs la gentillesse de le rappeler tout à l'heure donc moi ça ne m'intéresse pas ce qui m'intéresse c'est de voir sur le terrain des personnalités associatives des entrepreneurs des élus locaux qui se retroussent les manches certains viennent de l'UDI du Modem ou d'ailleurs du parti socialiste ou même des républicains et cela suffit à notre joie nous ne cherchons pas les notoriétés qui d'ailleurs font le seul objet de curiosité c'est un peu curieux il faudrait aller plus peut-être voir de près sur le terrain ce qui se passe Françoise
alors vous vous invoquez le terrain il y a quand même une interrogation majeure sur l'après Macron c'est quelle est sa majorité comment vous constituez une majorité autour d'Emmanuel Macron alors lui il dit j'aurais la majorité absolue est-ce que vous en êtes aussi sûr ça veut dire pour vous que ceux qui sont investis par En Marche auront la majorité absolue
Richard Ferrand vous savez madame si les françaises et les français décident le 23 avril puis le 7 mai délire Emmanuel Macron président de la république ce ne sera pas quelques semaines après pour le priver d'une majorité nous sommes un peuple cohérent lorsque lorsque les choix le choix essentiel est fait et bien tous les français vont se dire il faut que le président ait les moyens de mettre en oeuvre sa politique donc là dessus je n'ai pas beaucoup de crainte je fais confiance si vous voulez à la cohérence des électrices et des électeurs mais je vous répète une fois que je ne souhaite pas
dans certaines circonscriptions il y aura énormément de candidats de gauche qui vont qui risquent de se faire une bataille et finalement de perdre et donc ça c'est le grand espoir de la droite de dire on sera en cohabitation voir de l'extrême droite ça sera notre revanche et à ce moment là il y aura une majorité à l'Assemblée nationale de droite ou d'extrême droite comment vous évacuez ce risque ?
Richard Ferrand eh bien en disant que je préfère un élan présidentiel que de la cuisine à laquelle je ne comprends pas grand chose vous savez moi je vais vous donner un exemple personnel en 2007 j'ai été candidat aux élections législatives dans le Finistère et j'ai été battu madame Royal qui était la candidate que j'ai soutenue avait fait 54% dans la circonscription eh bien moi j'ai été battu à 49,8 bon tout ça pour vous dire qu'à un moment donné une fois que Nicolas Sarkozy avait été élu président de la république beaucoup d'électrices et d'électeurs ont dit bon on a un nouveau président il faut qu'il ait des députés avec lui et depuis 1981 cela ne s'est jamais démenti donc ne cherchons pas tant qu'Emmanuel Macron n'est pas élu car je voudrais vous rappeler ceci moi je n'aime pas spéculer sur la partie la deuxième partie ou la troisième partie tant que nous ne sommes pas allés au bout sauf qu'elle conditionne un peu la première partie quand même oui enfin en tout cas nous avons des candidats de grande qualité dont une partie a été dévoilée jeudi dernier par Emmanuel Macron qui vont entrer en campagne et là dessus moi je suis tout à fait conscient que nous arriverons à faire cet alliage entre l'expérience l'expérience d'un certain nombre d'élus l'expérience d'un certain nombre de parlementaires et aussi le renouvellement parce que vous voyez on nous oppose toujours le fait qu'il faudrait toujours des gens extrêmement expérimentés qui ont des décennies de carrière derrière eux juste ceux qui ont planté le pays je vous rappelle qu'à lui seul monsieur Fillon totalise 92 ans de mandat que monsieur Dupont-Aignan qui m'a précédé ici à part la technocratie et la politique il ne connaît rien d'autre que monsieur Mélenchon était un des plus jeunes sénateurs de France autour de la trentaine bon alors si vous voulez les professionnels de la profession qui ont planté le pays je ne vois pas pourquoi on nous dirait il faut quand même les garder parce que les français qui pourraient être choisis par d'autres français seraient moins bons moins aptes et moins compétents qu'eux
allez on repasse au standard pour les questions qui vous sont directement adressées Richard Ferrand France Inter question politique intervenez au 0145 24 7000 et sur les réseaux sociaux avec le mot clé question Paul première question de Julien qui nous appelle de Nantes bonjour et bienvenue
oui bonjour à tous et merci pour la qualité de vos émissions donc moi je voulais apporter un témoignage et une petite question d'abord je suis assez plutôt de gauche j'ai la quarantaine je suis assez dégoûté de ce qui se passe avec le ralliement de députés donc PS dont je crois que c'est le cas de votre député qui du coup rallie monsieur Macron je suis vraiment particulièrement affecté par ça et du coup tous ces gens là ont fini par me convaincre de voter Mélenchon voilà et donc du coup bon c'est assez enfin c'est assez difficile à caractériser mais je pense que c'est un mouvement de beaucoup de de jeunes socialistes ou moins jeunes mais je pense que c'est un mouvement de fond et je voulais demander excusez-moi à votre invité du coup quelle est la moyenne d'âge des soutiens vers monsieur Macron parce que j'ai l'impression que les vieux vont vers Macron et les jeunes vers Mélenchon vont au PS
merci Julien
pour votre question Richard Ferrand vous répond j'ai la chance d'être entre deux âges on va dire mais pour revenir au dégoûté par les ralliements pour citer les mots de notre auditeur oui moi je veux d'abord lui dire que pour ce qui me concerne lorsque dès le début j'ai eu la conviction que la démarche d'Emmanuel Macron était utile au pays j'ai plutôt pris un risque qu'une opportunité car il faudrait que Julien se souvienne tout de même voici un an comment on parlait comment on ironisait sur l'initiative qui a été prise et moi je l'ai faite en toute loyauté en disant d'abord à celles et ceux avec qui je militais pourquoi je le faisais en disant mais ça c'était connu des miens pourquoi je n'approuvais pas ce système des primaires en prédisant ce qui allait se passer et qui hélas se passe et je comprends parfaitement la déception que peut exprimer Julien sur j'ai envie de dire des changements de pied tardifs ou le fait qu'un certain nombre tournent le dos candidat qui a été choisi selon un processus que j'ai toujours trouvé mauvais qui en attendant a été celui qui a été retenu donc je peux comprendre ce qu'il dit je peux comprendre qu'il en veuille je comprends moins qu'il m'en veuille puisque moi j'étais transparent et dès le début à l'initiative
oui mais vous étiez socialiste c'est ça ce que disait Julien parce qu'il s'agit de prendre des risques c'est de passer avec armes et bagages ailleurs que sa maison d'origine
et ensuite je lui dis que si il a un peu de temps qu'il aille confronter les programmes portés par Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon et je crois que eu égard à la sensibilité qu'il a exprimé il se retrouvera mieux à voter Macron qu'à voter Mélenchon Nathalie Saint-Cric
je vais poser deux toutes petites questions vous avez parlé tout à l'heure de renouveau en disant que tous ceux qui avaient failli par ailleurs devaient être balayés en gros ça veut dire que pour les législatives vous pouvez mettre des gens qui n'ont jamais fait de politique qui n'y connaissent rien qui sont juste là vestis par vous au risque d'avoir une majorité extrêmement étrange à l'Assemblée de tellement non professionnels que ce soit pas gérable première question et deuxièmement s'il y a des gens comme des valsistes est-ce que vous ne pourriez pas vous entendre localement avec eux au lieu de faire le coup d'aucune double investiture
on va essayer de répondre dans l'ordre à votre question nous avons toujours dit que nous souhaitions que 50% de nos candidates et candidats soient issus de la société civile ce qui laisse donc entendre que l'autre moitié aura déjà une expérience politique
c'est pas forcément bien d'en avoir jamais fait donc effectivement vous reconnaissez que c'est pas un balayage
tout à l'heure j'ai indiqué que nous souhaitions cette alliance cet alliage entre des gens qui ont l'expérience de la vie publique qui ont pu être maire adjointe aux maires conseillers départementaux régionaux certains députés ou sénateurs ou que sais-je et qu'il y ait justement une garantie de renouvellement nous avons posé des critères précis le renouvellement le rassemblement la pluralité politique qui doit s'incarner dans nos candidats et nos candidats compte tenu de ce qu'est notre rassemblement la probité la parité réelle ça veut dire qu'on n'envoie pas les femmes dans les circonscriptions ingagnables pour parler simplement et ensuite l'efficacité c'est-à-dire un engagement à soutenir le contrat avec la nation que porte Emmanuel Macron donc nous nous voulons le renouvellement sur ces bases qui permettent aux uns de bénéficier de l'expérience des autres et de constituer une majorité qui soit un effet nouvel qui change les pratiques les usages et les visages sur les valsistes ah oui les valsistes pardon
c'est-à-dire s'il y a des gens qui idéologiquement ne sont pas très éloignés de vous qui ont été toujours sur une sociale démocratie vous allez vraiment mettre des candidats ou alors essayer de se mettre un peu d'accord avec eux ça n'a pas une cohérence
vous savez on a une procédure d'investiture donc toutes celles et tous ceux qui veulent être candidats peuvent l'être en expliquant pourquoi ils le sont en indiquant qu'ils se reconnaissent dans la démarche d'Emmanuel Macron mais il n'y aura pas d'accord d'appareil Françoise puis Karine
pour rebondir sur la question de l'auditeur est-ce que la dynamique dont bénéficie aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon est considérée comme une menace par Emmanuel Macron et est-ce qu'à un moment de la campagne il faudrait faire un geste vers ceux qui vont vers Jean-Luc Mélenchon
Richard Ferrand je crois si vous voulez que Jean-Luc Mélenchon depuis une semaine fait l'objet de très nombreux commentaires de différentes mises en lumière on va dire bon je crois moi qu'il faut inviter les citoyennes et les citoyens à lire le programme d'Emmanuel Mélenchon pardon c'est un joli lapsus de Jean-Luc Mélenchon il est magnifique c'est déjà mon lapsus
de qui ?
lire le programme d'Emmanuel Macron et lire le programme de Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon propose benoîtement 200 milliards de dépenses publiques supplémentaires il propose de faire autant d'impôts cumulés près de 90 milliards que l'ont fait les quinquennats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande donc si vous voulez je crois que lorsqu'on regarde ça de près ça ne résiste pas à l'analyse par conséquent je crois qu'au-delà de ce qu'on lit sur les vagues médiatiques les sondages les machins les trucs là il faut prendre un peu de temps pour aller au bout du projet de chacun vous l'ignorez je n'ignore pas moi je respecte moi je respecte profondément l'ensemble des candidats qui ont une légitimité puisque 500 par un ont souhaité qu'ils soient candidats donc je respecte évidemment l'expression de Jean-Luc Mélenchon mais que chacun y voit au plus près son programme
mais Jean-Luc Mélenchon a marqué des points dans les deux débats télévisés qu'on a eu le 20 mars et le 4 avril
alors qu'à l'inverse Emmanuel Macron en a sans doute perdu quelques-uns notamment on a découvert finalement un Emmanuel Macron un petit peu junior on va dire ou un petit peu faible pas assez mûr sur les questions internationales or c'est le domaine réservé
de tout président français
de vous sortez ça sur quoi ça repose tout à l'heure vous me parliez de sondage les deux sondages à l'issue des débats ont dit l'inverse de ce que vous disiez
alors la primaire de la droite Alain Juppé à droite pendant les débats sur la primaire est sorti systématiquement vainqueur de la primaire ça n'a pas très bien fonctionné non plus
lorsqu'un sondage dont je vous ai dit le peu d'intérêt que je l'ai raccordé mais peu étayé votre argumentation vous le prenez
et quand vous sortez
l'argumentation vous n'avez plus recours au sondage pour l'étayer
d'être une observatrice de la vie politique et je regarde les débats et voilà Emmanuel Macron m'a pas semblé très épais sur les questions internationales il a été piqué d'ailleurs par Mme Le Pen qui a dit c'est merveilleux vous parlez pendant 7 minutes on n'y comprend rien c'était du vide sidéral je ne vais peut-être pas reprendre les propos de Mme Le Pen mais il n'empêche qu'à ce moment là on était quand même en train de se dire mais bon sang où est-ce qu'il veut en venir et qu'est-ce qu'il est en train de dire
sur la Syrie et j'ai exactement le même sentiment que Karine Beccar ce qui fait déjà 50% des personnes autour de cette table merci Nicolas et peut-être Françoise et Nathalie pensent la même chose
sur par exemple la Syrie reprenez l'évolution des points de vue de M. Fillon reprenez ses déclarations de 2015 à nos jours
on parle d'Emmanuel Macron normalement mais bon
vous permettez il est candidat et il a des concurrents donc prenez les fluctuations de M. Fillon et vous verrez la solidité si je puis dire de son raisonnement sur la Syrie Emmanuel Macron qui était interrogé par vos confrères jeudi dernier indiquait qu'il fallait à la fois sanctionner préparer la transition la transition du régime de Bachar el-Assad le tout sous l'égide de l'ONU voilà une position me semble-t-il extrêmement claire et qui est radicalement différente en effet de ce que M.
Sarkozy et Fillon avaient pu faire en Libye où là ils ont simplement créé le chaos et créé un espace qui est aujourd'hui un espace d'entraînement pour terroriste donc si vous voulez là encore je ne sais pas ce qu'est l'épaisseur mais en tout cas la clarté des positions elle est là et sur notamment ces questions internationales les positions d'Emmanuel Macron sont beaucoup plus claires et moins fluctuantes de celles de ses principaux concurrents
allez justement Jean-Claude je pense c'est avec nous Jean-Claude qui nous appelle de Strasbourg sur les mêmes thématiques je crois Jean-Claude oui bonjour de façon plus précise je voudrais savoir ce que serait
la politique de M. Macron il soit élu
concernant
d'une part l'Italie et la Grèce peuvent être des partenaires dans le cadre d'une Europe méditerranéenne confrontée pas confrontée mais en face à une Europe
septentrionale et particulièrement l'Allemagne donc problème à la fois économique et politique
ce sont des problèmes de pays qui sont en difficulté d'autre part la question turque qui reste quand même cependant malgré la présence
d'Erdogan actuellement dans l'affaire enfin le conflit du Moyen-Orient quelle serait la position donc de la diplomatie française une fois M. Macron devenu président de la République
merci beaucoup Jean-Claude pour cette triple question si j'ai bien compté Richard Ferrand vous répond
bien écoutez sur l'Europe Emmanuel Macron a clairement affirmé son engagement européen il est un des rares candidats à faire valoir que l'Europe est le bon espace de souveraineté pour faire face aux géants du monde et aux équilibres du monde ou aux déséquilibres du monde et ces géants que sont la Chine la Russie et les Etats-Unis d'Amérique il a eu l'occasion de dire plusieurs fois que le défaut de ceux qui sont pro-européens c'est sans doute d'avoir laissé l'exclusivité de la critique à ceux qui combattent l'Europe de sorte que lui propose une lecture critique de ce qui se passe en Europe ou plutôt de ce qui ne se passe pas il milite pour que des conventions démocratiques aient lieu dans chaque pays pour y compris refonder une Europe fut-elle à plusieurs vitesses en clair si avec y compris les pays cités par notre Italie-Gresse mais aussi avec les pays fondateurs au fond de l'Union Européenne il y avait moyen d'avancer plus vite plus fort d'être plus réactif pour muscler l'action commune et bien c'était la voie dans laquelle ils souhaitaient s'engager en disant qu'il faut sur la zone euro dégager aussi des marges d'investissement gouverner ensemble dans cette zone là et relever ensemble les grands défis chacun comprend que ce n'est pas à l'échelle de la France que l'on peut relever les grands défis enfin seul en tout cas de la transition écologique que l'on peut se protéger de la mondialisation ou encore relever la révolution du Méridio sur la Turquie sur la Turquie question importante je vais venir moi je ne peux pas répondre en deux minutes à trois questions sur un point bien particulier sur la protection dans la mondialisation songez qu'il a fallu Emmanuel Macron était alors ministre de l'économie il a fallu 30 jours aux Etats-Unis d'Amérique pour réagir et augmenter les droits de douane de 500% face au dumping sur l'acier chinois il a fallu à l'Europe plusieurs mois pour décider de faire moins ça ce n'est plus possible typiquement donc nous voulons plus d'Europe pour qu'elle soit plus forte sur la Turquie vous m'interrogez sur la Turquie récemment Emmanuel Macron a eu l'occasion de dire combien il pensait qu'on ne pouvait pas laisser au fond des puissances régionales gérer seul des conflits régionaux et que par conséquent on a évoqué la Syrie tout à l'heure que par conséquent nous voulions justement que ce soit sous l'égide de l'ONU que les grands conflits régionaux se règlent et que ce ne soit pas simplement l'apanage de la Russie et de quelques alliés de circonstances qui prennent seul à bras le corps les questions internationales et sur le conflit du Moyen-Orient Emmanuel Macron a rappelé comment je veux dire la ligne française qui est assez connue qui consiste à souhaiter qu'au Moyen-Orient évidemment l'intégrité d'Israël soit dans toutes ses frontières garantie mais qu'également il soit donné la possibilité aux palestiniens de vivre Oui Karine bien sûr
se mettre enfin vouloir discuter au sein de l'OTAN se mettre sous mandat de l'OTAN pour agir notamment dans les conflits qui nous intéressent en ce moment et en particulier en Syrie c'est la meilleure façon de ne pas faire grand chose au conseil permanent il y a toujours la Russie de l'ONU pardonnez-moi oui de l'ONU excusez-moi au conseil permanent il y a la Russie c'est le meilleur moyen qu'il ne se passe rien en fait donc en quoi vous réussissez à nous montrer que votre aspirant président va être volontaire et permettre d'avancer sur ce genre de sujet
Richard Ferrand parce que nous avons la conviction on ne peut pas durablement rester dans la situation de chien de faïence avec la Russie la Russie on ne peut pas simplement dire ne faisons plus d'action sous la houlette de l'ONU sous prétexte que la Russie s'y opposerait systématiquement
pourtant là sur la Syrie c'est la première chose que vous avez dit c'est le sous-mandat
de l'ONU il faut rétablir le dialogue avec la Russie car vous savez très bien que la transition pour éviter le chaos que la transition nécessaire en Syrie que la lutte contre le terrorisme sur cette zone en Syrie et ailleurs doit passer par des discussions et des coopérations avec la Russie donc il faut retrouver dans le cadre d'un dialogue exigeant évidemment il faut retrouver le moyen de collaborer avec la Russie pour que l'action concertée réussisse sinon on n'y arrivera pas
Françoise Fressos puis on retourne au standard
sur l'Europe le pari c'est qu'il puisse y avoir une entente franco-allemande pour un approfondissement et une réorientation de l'Europe c'était un peu le pari de Nicolas Sarkozy en 2007 celui de François Hollande en 2012 ça n'a pas tellement marché qu'est-ce qui fait que le candidat Macron pourrait arriver là où les autres ont échoué ?
Richard Ferrand mais écoutez ça n'a pas marché parce que nous n'avons pas été très correct avec nos partenaires allemands vous savez moi j'ai passé mon adolescence en Allemagne j'ai encore beaucoup d'amis et au fond que ce soit le président Sarkozy ou même l'actuel président on peut dire que sur les engagements pris en matière budgétaire en matière de convergence fiscale sociale ou autre on ne peut pas dire que nous ayons donné des signes très rassurants donc si on veut un partenariat sérieux avec les allemands il faut que nous même nous soyons sérieux et quand nous disons que nous aurons une certaine discipline budgétaire alors peut-être que les allemands regarderont avec intérêt comment investir ensemble les allemands ne veulent pas en fond aujourd'hui être simplement ceux qu'on appelle au secours pour régler les fins de mois des états impécunieux les allemands souhaitent avoir un vrai partenariat et comme ce sont eux pas seuls mais qui ont la principale capacité de porter des projets d'investissement qui sont nécessaires à l'échelle de l'Europe il faut refonder la confiance mais ça passe par le fait passez-moi l'expression triviale qu'on cesse d'essayer de les enfumer Catherine
bonjour et bienvenue vous nous appelez de Bourges oui c'est ça bonjour bonjour je vous en prie je suis un petit peu comme le premier auditeur moi je milite à l'Europe écologie et je suis extrêmement triste
de voir certains de mes amis partir vers Macron alors j'ai croisé vos militants sur le marché ce matin avec des beaux t-shirts et des beaux ballons et nous avons échangé écologie donc moi j'ai trois questions par rapport au CETA on m'a expliqué que Macron était pour le CETA mais contre les gaz de schiste et contre les pétroles bitumeux je trouve que il y a une incohérence comment peut-on se revendiquer écologiste parce qu'on m'a dit que vous aviez un volet écologiste et pour Notre-Dame des Landes
ça me paraît un petit peu hasardeux et puis sur l'EPR quand même donc comment peut-on et financer une transition énergétique et continuer à financer cette EPR il y a un moment il faut faire des choix et la politique c'est faire des choix financiers sur ce qu'on investit voilà je suis désolée de mon émotion je n'ai pas l'habitude de parler à la radio merci beaucoup écoutez c'était formidable Catherine merci beaucoup de nous avoir appelé et n'hésitez pas à nous rappeler puisque vous parlez formidablement bien à la radio j'ajoute aux 2-3 points 3 points développés par Catherine Michel par courrier électronique quelle cohérence écologique quelle est la cohérence écologique de monsieur Ferrand alors qu'il est celui en tant que député socialiste qui a déposé et fait voter le 17 novembre 2016 à l'Assemblée Nationale l'amendement qui a définitivement clôt le dispositif de l'écotaxe voilà ce que vous dit Michel et vous demande Michel par courrier électronique
je réponds sur l'écotaxe
oui bah c'est la dernière en date et puis ensuite CETA nucléaire
oui l'écotaxe à ses débuts nous y étions enfin j'y étais favorable en précisant qu'elle ne pouvait pas il fallait l'appliquer avec doigté et que notamment s'agissant de la Bretagne puisqu'il se trouve que je suis élu breton transformer ce qui était à l'origine un impôt sur le transport en un impôt sur la production car je vous rappelle que les transporteurs devenaient collecteurs d'impôts que les chargeurs c'est-à-dire les producteurs devaient acquitter était une erreur ou bien on taxait le transport mais on ne taxait pas les clients du transport si je puis dire or dans des pays enfin dans des secteurs qui sont périphériques donc la Bretagne de fait souffre d'une certaine périphéricité géographique qui de surcroît utilise beaucoup le transport pour des produits de faible valeur ajoutée notamment agricole cela me paraissait inadéquat de ne pas prendre cela en compte et que le gouvernement avait eu tort de vouloir taxer la production et non pas le transport à l'évidence nous étions d'avis qu'il fallait dans la vallée du Rhône au niveau de l'Alsace et ailleurs il fallait laisser faire cet éco-taxe et donc nous voulions une modulation territoriale cela semble-t-il n'était pas possible au plan européen sauf à la fin des fins où il semblerait que cela ait pu devenir possible mais la fin de l'histoire vous la connaissez
vous voyez le sens de la question éco-taxe état nucléaire transition écologique cela s'adresse à un portrait disait notre auditrice Catherine qui n'est pas en tout cas capable de parler à une écologiste comme elle
oui mais l'honnêteté oblige à dire qu'Emmanuel Macron n'est pas membre d'Europe écologie les verts oui mais il y a un certain nombre de dossiers
dont on peut imaginer qui sont transversaux aujourd'hui
à toutes les familles politiques je vais vous répondre vous dire que dans le plan d'investissement qui fait partie de notre programme ce sont 15 milliards sur le quinquennat qui sont directement fléchés sur précisément la transition écologique simultanément nous disons que nous ne pouvons pas nous ne pouvons pas nous priver comme ça d'un claquement de doigts de l'énergie nucléaire qui est l'énergie la plus décarbonée par ailleurs qui existe moyennant quoi nous disons qu'il faut travailler sur les énergies nouvelles j'étais la semaine dernière avec Emmanuel Macron à Brest pour justement rencontrer les entreprises qui travaillent sur les énergies hydroliennes les hydroliennes qu'on immerge dans la mer et le courant marin donne de l'énergie donc il faut investir sur les nouvelles énergies les énergies propres et renouvelables mais il faut en même temps préserver notre parc nucléaire qui une fois encore produit l'énergie la plus décarbonée Nathalie Saint-Cré
Juste quelques précisions même si vous ne voulez pas griller les étapes sur la nature d'un gouvernement Emmanuel Macron pas l'identité du Premier ministre forcément mais simplement la personnalité des gens est-ce que j'ai cru comprendre qu'on pourrait être un médecin à la santé est-ce que l'idée c'est de mettre des techniciens des experts systématiquement ce qui peut être un danger en termes de lobby parce que c'est une idée qui de prime abord peut sembler très bonne mais qui est probablement peut-être un peu plus compliquée si c'est un agriculteur à l'agriculture vous avez compris ça
vous avez raison de dire vous avez raison de dire que lorsqu'il y a eu des grands dirigeants de la FNECA à la tête du ministère de l'agriculture ça a été rarement un succès vous avez raison de le rappeler non je crois que simplement ce qu'Emmanuel Macron a dit c'est qu'il souhaitait avoir d'abord un gouvernement resserré de 15 membres avec des secrétaires d'état qui pourraient être nommés pour assister les ministres mais sans délégation particulière pour pas qu'il y ait de cafouillage deuxièmement qu'il souhaitait à la fois qu'on retrouve la pluralité dans ce gouvernement mais qu'il y ait aussi une place qui soit faite à la société civile et l'autre soir sur France 2 il a eu l'occasion de dire pourquoi pas un médecin à la santé dans l'idée au fond qu'il peut y avoir des ministères extrêmement techniques qui peuvent parfois exiger une certaine expérience c'était l'esprit des choses
c'est le technique qui l'emporte sur le politique peut-être cette fois-ci avec des gens
qui sont moins à guérir il y a des moments où la compétence solide vaut autant que l'idéologie fragile on peut avoir les deux si vous m'en présentez
l'autre caractéristique d'Emmanuel Macron c'est qu'il dit qu'il ne croit pas aux 100 jours et quand on regarde les premières semaines de gouvernement il n'y a pas ce qu'on a toujours trouvé dans tous les gouvernements c'est le grand plan de réforme fiscale qui tomberait dès l'été est-ce que vous n'avez pas peur s'il est élu d'entraîner une grande déception de se dire qu'est-ce qui se passe en France il a promis le changement et il ne se passe rien
mais vous plaisantez il a indiqué il a indiqué que premièrement avant les élections législatives serait déposé sur la table du conseil des ministres le projet de loi sur la moralisation de la vie publique qui entre autres interdira les activités de conseil pour les parlementaires qui fiscalisera l'ensemble des indemnités perçues par les parlementaires qui interdira les emplois familiaux il a indiqué également que c'est là que viendrait la proposition de réduire d'un tiers le nombre de parlementaires de même on préparera la rentrée pour que dans les zones d'éducation difficiles il n'y ait pas plus de 12 élèves face à leur maître donc le premier grand message c'est moralisation les états généraux de l'alimentation et de l'agriculture que nous souhaitons lancer seront lancés dès l'élection donc écoutez si en quelques semaines nous arrivons à faire cela je crois que nous aurons eu un travail plus dense que celui qui a été le tout début du quinquennat de 2012 car là j'ai des souvenirs précis
Richard Ferrand merci secrétaire général du mouvement En Marche merci donc d'avoir participé à cette émission merci à vous également amis auditeurs et téléspectateurs passez une bonne fin de semaine un très bon dimanche une bonne fin de week-end enfin choisissez mais que ce soit agréable à dimanche prochain