L'intégrale de Tout pour investir du mardi 29 septembre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:01OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut essayer de faire un petit panorama en cette rentrée de tout ce qui est sur la table pour que l'argent circule entre générations en vérité ?
- 6:10OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que ça risque de bloquer un peu plus le marché immobilier ou au contraire d'assainir les choses ?
- 7:31OuverteRéponse directe
Est-ce que les choses risquent de bouger à un niveau sensible sur le pacte Dutreil pour les chefs d'entreprise ?
- 11:14OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut s'attendre à des durcissements sur le régime de l'assurance-vie dans les mois à venir ?
- 13:46OuverteRéponse directe
Est-ce que les pouvoirs politiques seront sensibles à la situation en termes de rendement et aux arbitrages d'actifs que ça peut entraîner ?
- 18:52OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut un peu arbitrer les positions sur l'or ou au contraire ne pas regarder les cours ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:16InvitéFait
« Une donation de part sociale, c'est obligatoirement un acte notarié. Si vous ne le faites pas, la sanction, elle est raide, c'est la nullité totale de l'acte. »
- 7:42InvitéFait
« Il y a eu une décision du BOFIP du 20 août dernier qui est revenue sur ce qu'on appelle les biens somptuaires. »
- 11:32InvitéFait
« Les intérêts des fonds en euros n'étaient taxés qu'en cas de sortie. Depuis 2012, ils sont taxés tous les ans quand ils sont versés. »
- 15:58InvitéChiffre
« On a un abattement, on a des abattements pour chaque bénéficiaire jusqu'à 152 500 euros sans droit, sans frais. »
- 19:58InvitéChiffre
« Sur 3 ans, c'est 28% en euros l'or le TRA annualisé. »
- 20:44InvitéFait
« En 2022, les européens et les américains ont saisi les avoirs russes. »
Temps de parole
- Présentateur45 %
- Invité23 %
- Invité 215 %
- Invité 315 %
≈ 10,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
BFM Business, tout pour investir. Antoine Larigauderie. Bienvenue à toutes et tous pour cette nouvelle édition de votre TPI sur BFM Business, votre bibliothèque de finances personnelles, personnalisée tous les jours, 30 minutes chrono, concentrée pour votre patrimoine, vos petits trésors, évidemment podcast et replay, surtout qu'on a énormément d'actualités toute cette semaine. Une grosse semaine à venir, il va falloir être attentif pour bien gérer vos finances personnelles. Alors, beaucoup d'enjeux entre les assises de l'affaire, avec toute la ribambelle de candidats à la présidentielle, avec des premières pistes pour l'élaboration du prochain budget de l'État aussi.
Ça en fait des choses à vraiment garder à l'œil, car les lignes vont bouger. On va vous aider à protéger au mieux votre patrimoine. Notre but, ça ne
va
pas être de vous abreuver ou vous surinformer de la moindre idée qui pourrait constituer une menace éventuelle. Non, on ne
va
pas apporter de confusion, on va vous aider à anticiper. Et ça, c'est du concret. Déjà, faire un point complet sur la transmission, l'héritage, le pacte du trait.
Il
y a beaucoup de pistes gouvernementales qui sont à l'étude. Et des plafonds et des règles qui pourraient évoluer pour mieux faire circuler, transmettre le capital sous toutes ses formes. Point complet avec maître Barbara Thomas-David au début pour vous aider à anticiper au mieux. L'assurance vie, il va falloir anticiper là aussi un véritable concours l'épine des candidats à la présidentielle pour savoir comment utiliser au mieux cette manne qui reste une force, mais aussi une source de convoitise pour financer
pas
mal de trucs, on va dire. Donc, quels sont les principaux angles d'attaque à anticiper ? Toutes les réponses avec Baptiste Bruno de Corum de l'épargne. Enfin, un point sur l'or. Quand même, vous avez pris une part importante de vos patrimoines, de vos finances personnelles sur l'or. Ces derniers mois, ces dernières années, on assiste à une forte correction sur les cours. À nouveau, moins de 10% en un mois, ce qui n'est pas rien. Est-ce que pour autant, on doit changer les positions, s'alléger, arbitrer ? Les réponses de Guillaume Lohi tout à l'heure, d'OptiGestion. Ce sera en fin d'émission. Pour nous poser vos questions, c'est par mail.
L
'adresse est directe à bfmbusiness.fr. Vous pouvez nous envoyer un SMS au 732 16, moquer business suite votre message ou sinon me joindre directement sur mes comptes Twitter et LinkedIn. On ouvre la boîte à outils. Tout pour investir, la boîte à outils. Maître Barbara Thomas-David, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous parce que, comme je le disais, il y a énormément d'informations qui vont vous tomber sur la tête ces prochaines semaines entre piste gouvernementale pour le budget, les candidats à la présidentielle qui vont défiler aux assises de l'affaire pour présenter éventuellement des orientations. On ne
va
pas vous abreuver d'informations, mais on va vous rappeler les principaux points. Et il y en a notamment sur ces réflexions autour de la transmission, autour de l'héritage, autour du pacte d'Utreil. Il y
a
pas mal de choses qui vont rentrer en ligne de compte et les lignes devraient bouger. Est-ce qu'on peut essayer de faire un petit panorama en cette rentrée de tout ce qui est sur la table pour que l'argent circule entre générations en vérité ?
Alors oui. En fait, il y a plusieurs choses qui sont notamment au niveau du droit des sociétés qui sont entrées en vigueur, mine de rien, depuis le début de l'année, mais de façon un peu... Infusée, on
va
dire. Infusée, exactement, c'est le bon terme. Déjà, la première chose, c'est en matière de donations de parts de société. Vous savez que jusqu'à présent, les donations de parts de société, c'était un peu considéré comme un mécanisme de transmission de la main à la main. Vous savez qu'en droit français, lorsque vous donnez, il y a obligation de faire un acte notarié de notaire sous peine de nullité. Pourquoi ? Pas pour faire plaisir en notaire, mais parce que c'est considéré comme un acte grave.
Vous
donnez définitivement, vous ne pouvez pas revenir en arrière. À côté de la grande transmission, je rappelle qu'il y a quand même la grande dépendance qui arrive, et qu'il faut faire attention de ne pas trop donner. Donc c'est pour ça qu'il y a des garde-fous, comme l'obligation de faire un acte notarié. Il y a des exceptions pour les donations de sommes d'argent.
Et
on ne savait pas trop pour les parts de société. Et là, le coup près est tombé, il y a une jurisprudence très claire qui est arrivée en février dernier, et là encore passé un peu inaperçu. Une donation de part sociale, c'est obligatoirement un acte notarié. Si vous ne le faites pas, la sanction, elle est raide, c'est la nullité totale de l'acte. Donc, vous donnez tranquillement, sous sein privé, des parts de société à vos différents enfants. Tout se passe bien. Il y a un conflit entre vos enfants où vous décédez. Et il y en a un, deux, ou le trésor public qui lève le doigt en disant « Attendez, votre acte que vous avez fait il y a 10 ans, il y
a
15 ans, il y a 5 ans, il est nul ! » Est
-ce
qu'il n
'est
pas fait par acte notarié ? Donc, attention aux sessions de
part,
de
société, quelle que soit la nature des parts, que ce soit une société civile ou une société anonyme.
Oui, voilà,
une société par action ou
quelque chose de...
Quelle que soit la nature de la société. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point qui est arrivé au mois de juillet, et dont on n
'a
pas tant parlé également, c'est que les sociétés à prépondérance immobilière, et là, vous voyez, c'est un vœu du gouvernement, et je pense que ce qui va se passer dans l'avenir avec les nouveaux candidats, ça va encore se resserrer. Il y a une vraie volonté de contrôle. Donc, les sessions de part de société à prépondérance immobilière, là, c'est les donations, mais c'est également les ventes, c'est obligatoirement soit par acte notarié, soit par acte contre-signé d'avocat.
C
'est-à-dire que, pareil, votre session de part de SCI que vous faisiez sur le coin de la table de la cuisine un dimanche après le déjeuner familial, ce n
'est
plus possible. Dès qu'il
y a
la notion de prépondérance immobilière, c'est l'acte notarié ou l'acte d'avocat.
Alors, c'est sans doute pour lutter contre des imbroglios et un truc qui ressemblait un peu au n'importe quoi, qui a d'ailleurs un petit peu provoqué la chute et la très forte correction de ce marché des sociétés immobilières qu'on se faisait entre cousins pour se partager un certain nombre de choses. Est-ce que vous pensez que ça risque,
on
va dire, de bloquer un petit peu plus le marché immobilier qui dépend beaucoup de tout ça ? Ou est-ce qu'au contraire, ça va un petit peu assainir les choses de manière à ce que la situation soit beaucoup plus claire, on va dire ?
En
fait,
je pense que ça va assainir les choses. Parce que le marché immobilier, il reste ce qu'il est lorsque vous avez des sessions de part de prépondérance immobilière entre étrangers. La valeur vénale, c'est la valeur vénale. Par contre, à partir du moment où vous aviez des sociétés ou des transmissions familiales, où finalement, bon en mal en, certaines personnes transmettaient avec une valeur planchée, là, c'est une loi, je le rappelle, pour le contrôle de la transparence fiscale, il va y avoir le contrôle fiscal. Et c'est vrai que ça va clarifier les choses et éviter les dérives.
C'est la volonté du gouvernement, mais c'est plus généralement la volonté de tous les candidats qui veulent regarder, certains taxer plus, mais en tout cas, tous veulent
plus
de transparence.
Oui, ce qui, là, pour le coup, ne pourrait pas être plus mal. Juste, le pacte d'Utreil, là aussi, il pourrait y avoir des lignes qui bougent. Alors, on a parlé de pacte d'Utreil, de pacte papain aussi, pour la cession des entreprises aux salariés, qui est un processus que le gouvernement entend un petit peu stimuler. Est-ce que les choses risquent de bouger à un niveau sensible sur lequel il faut être attentif quand on est concerné, quand on est chef d'entreprise ?
Alors, vous savez qu'il a bougé en février dernier avec la loi de finances, l'allongement du temps de détention personnelle et les biens somptuaires. Donc ça, c'est la première chose qui a bougé. Là, ça a rebougé pareil. Mine de rien,
il
y a eu une décision du BOFIP du 20 août dernier qui est revenue sur ce qu'on appelle les biens somptuaires. Donc là aussi, on a encore mis plus les entreprises dans le corner. Je vous rappelle qu'il
y
a sept catégories. Les biens affectés à l'exercice. De la chasse, de la pêche, les véhicules, les bijoux, les chevaux de course, le vin et l'alcool, les logements. Tout ça, maintenant, ça peut être du somptuaire. Et ce que vient de dire le BOFIP, très récemment,
il
y a un mois, c'est qu
'il
vient de dire attention, la nature de ces biens est super importante. Il y a des exonérations, mais il faut faire attention. Par exemple, les logements, lorsque c'est le logement de saisonniers, on accepte. Les véhicules automobiles, c'est accepté, à condition que si c'est un usage personnel également des dirigeants ou des salariés, il faut que ça soit considéré comme un avantage en nature et taxé. Et donc, en fait, vous voyez, il y a ça. Il y a cette première chose. Et plus insidieuse, les biens qui ne sont pas considérés comme somptuaires, c'est quand ils sont à l'exercice exclusif de la société. OK ? Très bien.
Mais il y a une deuxième notion qui vient d'apparaître, c'est que ça doit être nécessaire. Je vous donne un exemple tout simple. un magnifique tableau que la société a acheté et qui est mis dans l'entrée de la société. C'est affecté, évidemment, à l'entreprise, puisque c'est dans l'entreprise. Mais ce n
'est
pas nécessaire à l'activité
de
l
'entreprise.
Donc, en fait, il y a des nouvelles notions qui sont vraiment mises en place pour éviter les abus. C'est une loi anti-abus. Et puis, pour terminer avec ce que vous disiez sur ce qui va bouger, oui, ça va bouger. Il y a tous les candidats à
l
'élection présidentielle, notamment tout le groupe de gauche qui veut carrément supprimer le pacte du treil ou l'encadrer encore plus que ce qui vient d'être fait. Donc, là, attention au pacte du treil, même si nous, notaires, on considère, parce qu'on est des observateurs du droit, que le pacte du treil, en lui-même, c'est une mesure vertueuse qui, malheureusement, a certaines fois été dévoyée. C'est une mesure vertueuse pour les PME. et la transmission aux enfants.
Maître Barbara, Thomas David, merci d'avoir été extrêmement clair là-dessus. Donc, vous l'avez vu, en attendant le concours Lépine, on a quand même davantage de clarté sur un certain nombre de dispositifs. Et ça, c'est une bonne chose. Merci d'avoir été avec nous et on passe au placement à suivre. Baptiste Bruno est avec nous au Corum de l'épargne. Bonjour. Bonjour. Alors, on parlait de lignes qui pourraient bouger avec les assises de l'affaire, tous les candidats à la présidentielle qui vont y aller de leur petite idée. On a également les premières pistes pour l'élaboration du nouveau budget. Et au milieu de ça, évidemment, il
y a
quelque chose, il
y a
un gros viseur là, un gros collimateur, c'est l'assurance-vie. On a à chaque fois l'impression que ça devient une sorte de martingale dans laquelle on veut piocher pour financer un certain nombre de choses. Bon, on sait que ça ne se passe pas vraiment comme ça, mais cette force qui est la nôtre, celle du montant de notre épargne qui est sur l'assurance-vie, elle attise les convoitises. Est-ce qu'on peut, est-ce qu'on est de bon droit en état d'attendre des durcissements sur le régime de l'assurance-vie dans les mois à venir, selon vous
?
Alors, on entend souvent de nouvelles propositions qui concernent la fiscalité de l'assurance-vie. Auparavant, par exemple, les intérêts des fonds en euros n'étaient taxés qu'en cas de sortie. Depuis 2012, ils sont taxés tous les ans quand ils sont versés, donc c'est la CG, CRDS qui s'appliquent. Il y a plusieurs fiscalités applicables en fonction de la date d'ouverture et de versement des contrats d'assurance-vie. Donc oui, il est légitime de s'attendre potentiellement à des évolutions concernant le traitement fiscal, que ce soit en cas de retrait, mais également en cas de succession, en l'occurrence, en cas de dénouement du contrat.
Cela dit, on a vu ces dernières années que toute piste qui incluait d'aller se servir de l'assurance-vie pour alimenter un certain nombre de choses, finalement, on n'y a pas trop touché. En effet. Par l'effet de masse, justement.
Alors, l'effet de masse, certainement, mais c'est des choses qui reviennent très régulièrement et qui n'aboutissent pas, comme vous l'avez dit. Mais néanmoins, on voit que c'est un gâteau qui est très surveillé, en tout cas, que l'on regarde de très près. Mais ce qu'il ne
faut
pas oublier, c'est que les assureurs achètent de la dette française et donc sont des clients fidèles, finalement. Donc, ils ont certainement un certain poids quand il s'agit de parler de la fiscalité de l'assurance-vie. C'est ce que
j'allais vous dire, parce que là, et on en revient aux considérations politiques qui nous amènent, évidemment, à l'ensemble des marchés, mais vu ce que ça donne en ce moment sur le marché obligataire avec des taux qui grimpent, qui grimpent, il pourrait y avoir là aussi des arbitrages en matière d'actifs ces prochains mois et là, personne n'a intérêt à y toucher parce qu'il s'agit précisément des instruments monétaires, des instruments obligataires qui deviennent de plus en plus rentables parce que les taux sont en train de grimper et on a vraiment l'impression que ça ne
va
pas s'arrêter après-demain. Oui, là,
il
y a des pistes qui, a priori, vont être écartées d'entrée de jeu vu la situation.
C'est possible, ce n
'est
pas exclure non plus comme vous l'avez dit, il faut trouver de l'argent et donc l'assurance vie et notamment les fonds en euros peuvent y contribuer mais effectivement les assureurs, ce qu'on constate aujourd'hui, les assureurs en France ont tendance à booster ou à accompagner la collecte sur leurs fonds en euros qui est le fond dont le capital est garanti, je le rappelle, mais ils ont tendance à booster cette collecte-là parce que les taux d'intérêt sont élevés comme vous l'avez dit et ça leur permet d'améliorer le rendement de leurs fonds en euros et donc ils accompagnent et ils boostent les performances.
Est
-ce que, à votre avis, en tant que client, en tant qu'usager des comptes sur assurance vie, est-ce que vous pensez que les pouvoirs politiques seront un petit peu sensibles de la même manière que le client à la situation en termes de rendement et aux arbitrages d'actifs que ça peut entraîner ? Je vous dis ça parce que c'est vrai que même si on n'a pas forcément des candidats qui veulent intervenir directement sur la manne de l'assurance vie, on voit qu'il
y a
un certain souci de flécher l'épargne et plutôt sur des petites sociétés de croissance, etc. Est-ce que vous pensez que ça peut être arbitré à ce niveau-là ?
On revient sur des discussions qu'il y a eu il y a quelques... Je crois que c'était en 2024. Il y
a
eu une proposition qui était de dire on va supprimer l'impôt sur la fortune immobilière pour créer un impôt sur la fortune improductive et donc le fonds euro aurait été considéré comme un produit d'épargne improductif la dette notamment. Donc ça fait partie des choses qui peuvent intervenir. Je rappelle néanmoins que ce qu'on appelle les unités de compte, donc tous les supports que l'on trouve dans l'assurance vie qui ne sont pas garantis en capital, eux ne sont taxés qu'en cas de sortie. C
'est
-à
-dire
qu
'on
peut faire des placements, dégager des plus-values et ces plus-values tant qu'elles restent dans le cadre de l'assurance vie, elles ne sont pas taxées. Donc ça aujourd'hui c'est maintenu, on n
'en
entend pas de propositions en ce sens et donc ça permet de s'en servir comme une enveloppe qui capitalise et qui ne subit pas la fiscalité au fil de l'eau comme un compte-titres par exemple. Bon, on
passe au crash test. Quelles seraient les décisions, les pistes de réflexion les plus négatives pour l'assurance vie ? Qu
'est
-ce qui pourrait sortir de la tête des candidats qui pourraient vraiment transformer l'assurance vie en piège et vraiment mettre en difficulté l'écrasante majorité des Français qui a quand même des sous là-dessus ?
Le traitement fiscal tout simplement de l'assurance vie qui aujourd'hui est hors succession. Notaire est intervenu juste avant moi. Donc l'assurance vie ne rentre pas dans ce qu'on appelle la masse successorale et ne subit pas les droits de succession au même titre que de l'immobilier, une maison, un appartement. Donc on a un abattement, on a des abattements pour chaque bénéficiaire jusqu'à 152 500 euros sans droit, sans frais. Revenir sur ces abattements mettrait évidemment à mal l'assurance vie parce que finalement on va à l'encontre de sa promesse initiale qui était justement de transmettre des capitaux dans des conditions favorables.
Alors on voit d'un autre côté qu'il y a d'autres idées qui ont germé dans la tête de nos gouvernants qui ne sont pas si mauvaises. On a vu émerger le PER pour financer sa retraite qui est une excellente idée à laquelle beaucoup ont voulu toucher et puis finalement ont renoncé, etc. Donc là, voilà. Est-ce que vous ne pensez pas que justement face aux nécessités de financement d'un certain nombre d'entreprises je pense aux PME et cet investissement que le gouvernement voudrait flécher est-ce qu'il ne serait pas une bonne idée finalement
de
créer un nouveau régime qui soit attrayant fiscalement en même temps qui participe au financement de l'économie réelle mais qui permettrait de mettre à l'écart toute idée qui nuirait à l'assurance vie qui elle aussi a son rôle
de financement ? C'est une idée qui était déjà intervenue il y
a
quelques années avec le PEA-PME je ne
sais
pas si vous vous en souvenez qui
n
'a pas eu un grand succès effectivement ça a juste fait dupliquer le PEA et ça pourrait effectivement être une idée et dans ce cas-là ça serait contrairement à l'historique de l'assurance vie qui était le fond général les anciens contrats étaient ce qu'on appelle monosupport avec uniquement du fonds euro on les a diversifiés avec ce qu'on appelle les unités de compte avec des produits qui contenaient des actions des actions de PME par exemple comme vous l'avez mentionné il pourrait y avoir un cadre potentiellement encore plus avantageux si on flèche l'épargne vers ces supports-là mais dans ce cas peut-être qu
'il
faudrait un support dédié et non pas uniquement un élargissement ou des précisions sur l'assurance vie parce que ça compliquerait je pense la lecture et pour les épargnants et pour les assureurs mais avec un véhicule dédié où les plus-values seraient peut
-être
encore moins taxées ou sur un horizon moins long puisqu'il y
a
les fameux 8 ans que vous connaissez donc ça pourrait être une piste effectivement
voilà plutôt que de penser à ponctionner tel ou tel régime pourquoi pas réfléchir à un nouveau régime qui pourrait un petit peu arranger tout le monde et compléter toutes les solutions qui existent déjà Baptiste Bruno Corum de l'Épargne merci infiniment d'avoir été avec nous
Tout
pour investir le coffre-fort On ouvre le coffre-fort évidemment on va parler d'or parce que c'est vrai que ces derniers mois ces dernières années il a pris une place importante dans votre patrimoine pourquoi ? parce que les cours ont beaucoup monté tout simplement mais il n
'y
a pas que cette notion de prise de valeur il y a aussi toutes des problématiques macro, monétaires etc. qui rentrent en ligne de compte et aujourd'hui on assiste à une très forte correction encore le cours de l
'or
a perdu 10% en un mois et nous sommes avec Guillaume Loïdi d'OptiGestion bonjour
Bonjour Antoine
La pression reste forte sur les cours de l'or et tous les mois on se pose la même question est-ce qu'il faut un petit peu arbitrer les positions est-ce qu'il faut au contraire pas du tout regarder les cours et dire non ce dont on a besoin c'est d'un actif tangible que les cours montent ou baissent c'est lié à la situation de taux à la force du dollar des fois à d'autres facteurs quel est votre sentiment à ce niveau-là
?
En fait si vous avez raison il faut regarder les cours et il faut regarder les cours des 10 ans des banquiers centraux parce qu'en ce moment l'or est vu comme un actif sans rendement et on sait que quand les taux montent les actifs sans rendement sont délaissés surtout que c'est
une
vague qui est mondiale c'est pas juste le 10 ans américain ou juste le 10 ans français c'est tous les
taux
longs
c
'est tous les taux longs sauf la Chine et la Suisse
je crois
oui mais bon il
y a 2-3 cas
particuliers voilà
donc c'est ce qui explique la forte correction de l'or et le fort des amours de l'or il fallait du coup arrêter de surpondérer l'or ce qui était difficile parce qu'il fallait en général comme vous le disiez enclencher une vague de vente parce que l'or était tellement monté dans les portefeuilles je rappelle je crois que sur 3 ans c'est 28% en euros l'or le TRA annualisé donc voilà il fallait en vendre un petit peu
oui
mais voilà c'est ce que vous nous dites il ne faut pas passer d'achat à vente il faut juste éviter de se surexposer en fait c'est bien ça
exactement parce qu'il y a d'autres facteurs alors ils ne sont pas regardés en ce moment mais la situation géopolitique du moment on veut que les portefeuilles soient diversifiées et ça pour le coup l'or a un vrai rôle là-dedans c'est pas des actions c'est pas de l'immobilier c'est pas de l'obligataire il a un rôle à part entière donc ça c'est assez important on sait que l'or a quand même un biais valeur refuge
il y a
quand même c'est plutôt intéressant de ce point de vue là et puis il y a toujours
le
fait qu'en 2022 les européens et les américains ont saisi les avoirs russes et ça ça a envoyé un énorme signal au reste du monde et donc il y a une volonté de dédollariser l'économie et ça trimestre après trimestre on le voit les banques centrales continuent à acheter de l'or de manière assez massive
alors
maintenant la dédollarisation c'est un phénomène qui est totalement vérifiable maintenant
ce
qui est assez dangereux c'est de se dire voilà le dollar ne vaut plus rien dans le sens où en plus avec les phénomènes de hausse de taux de rémunération de la monnaie des actifs le dollar reste le roi en ce moment je dirais
peut
-être par défaut parce que la situation internationale la crédibilité de la banque centrale américaine tout ça est vraiment mis au défi mais le dollar reste fort pour des raisons très différentes de ce que ça a été il y a quelques mois et donc du coup l'or est pris entre ces deux forces et ça explique aussi le phénomène mais est-ce que ça pourrait continuer à s'installer dans le temps
?
Alors pour le moment on pense que ça va rester le dollar reste fort parce qu'en général l'économie américaine est bien plus assujettie à l'inflation que les européens et le reste du monde parce qu'en Europe on aime bien faire des boucliers énergétiques etc et donc du coup on ne laisse pas les prix s'envoler ce qui est l'inverse aux Etats-Unis on laisse partir les prix les salaires suivre rapidement et donc ce qui explique que l'inflation est supérieure aux Etats-Unis qui dit inflation supérieure dit taux plus élevé donc monnaie plus attractive et dollars plus forts on pense que ça va continuer parce qu'il y a quand même deux grosses pressions inflationnistes
qui
sont bon l'énergie ça c'est pas une surprise l'alimentaire devrait commencer à arriver avec Aligno tout ce qui est phénomène de sécheresse de dérèglement climatique donc on pense que ça va faire une pression supplémentaire pour l'inflation et
voilà
c'est deux énergie et alimentaire
oui
oui on le sent et puis c'est vrai que la difficulté d'appréhender un petit peu le rôle de l'or dans un placement dans une stratégie d'investissement c'est que depuis la nuit des temps on dit l'or c'est le parapluie contre l'inflation bah là le contexte macro qui est toujours plus surprenant d'année en année nous montre que c
'est
un parapluie contre rien du tout en fait et il faut revoir un petit peu son logiciel pour mieux investir dans l'or alors peut-être de manière pondérée peut-être profiter des niveaux actuels qui sont peut-être un peu plus équitables on va dire mais changer un petit peu de vision des choses ça doit quand même être compliqué
la vision elle a complètement changé on l'a bien vu en 2022 il y avait une très très forte inflation l'or n'a pas du tout protégé au contraire l'or avait grandement corrigé et ça c'est parce que les taux étaient montés et vraiment il faut le voir comme un actif sans rendement et donc plus on a du rendement du côté action ou du côté obligataire plus l'or normalement devrait baisser et à l'inverse plus les rendements vont baisser donc les valorisations se tendent sur le marché d'action et les taux baisser l'or devrait en profiter en fait à la hausse
alors est-ce que vous voyez parce que là on est aussi dans les arbitrages en termes de produits sur l'or c'est vrai qu'énormément de français par exemple pendant toute la vague depuis un an et demi ont pas mal investi sur de l'or physique d'autres se sont couverts avec de l'or papier est-ce que vous pensez aussi qu'il peut y avoir un arbitrage en termes de qualité d'actif c'est-à-dire je me défais d'un peu de mon or papier et je reste positif sur l'or physique ou l'inverse qu'est-ce que quel aspect vous voyez là-dessus
je
sais
pas
trop nous on fait typiquement chez OptiGestion on fait de l'or physique avec réplication en fait sur les marchés
on
achète de manière électronique mais il
y
a une réplication physique derrière qu'est-ce que vont faire les français je ne sais pas ça a quand même des coûts d'acheter des lingots il faut le stocker
en général dans une
banque il y
a
toute une logistique à côté qui est assez compliquée mais c'est vrai que l'or physique est celui qui disons dans les esprits vous protège en cas de guerre est-ce qu'aujourd'hui on a une vraie guerre sur le sol européen on a l'Ukraine mais pas pour tout de suite en tout cas sur le sol français
ok et alors une autre manière d'investir dans l'or et on l'a beaucoup dit sur ce plateau c'est aussi de regarder du côté des cours des compagnies minières par exemple qui s'en
occupent
est-ce que ça a été un bull run pendant des mois et des mois est-ce que vous sentez qu'il y a un arrêt ou est-ce que les compagnies minières sont suffisamment intégrées dans leur modèle pour encaisser la baisse des cours et rester quand même des sources de profitabilité
alors elles sont complètement capables d'encaisser la baisse des cours parce que je ne sais plus exactement mais on est très loin du break-even au moment où elles deviennent rentables mais ce qui change c'est la découverte des mines c'est-à
-dire
que quand l'or est monté entre 2022 et aujourd'hui on a eu un investissement massif de la part des minières qui se sont mis à chercher des nouveaux gisements à accélérer l'extraction d'or dans les nouveaux gisements aujourd'hui comme le cours de l'or donc en fait ça a fait monter les minières de manière exponentielle parce qu'eux il y avait des nouveaux gisements plus un cours qui montait donc si vous voulez bon aujourd'hui avec les cours qui baissent elles souffrent beaucoup plus mais en termes de bilan et de rentabilité elles
restent
elles restent exceptionnelles
bon à considérer pour vos investissements et en tout cas regardez les cours
mais
en même temps pas trop c'est toute la stratégie à avoir autour de l'or en ce moment Guillaume Loilly de OptiGestion merci infiniment de nous avoir parlé de l'or restez bien à l'écoute de tout pour investir pour un petit peu intégrer toutes les pistes budgétaires toutes les pistes des futurs candidats à la présidentielle pour protéger au mieux votre patrimoine vos finances personnelles et anticiper toujours plus merci d'avoir été à notre écoute et je vous retrouve à 15h30 pour USA Today ensuite pour BFM Bourse au côté de Guillaume Sommerer à tout à l
'heure
tout pour investir sur BFM Business
et à l'or 5h50 4h50