QUARTIER GÉNÉRAL - Guerre en Iran, au 4e jour après l'offensive israélo-américaine
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mes chers compatriotes, depuis samedi dernier, la guerre s'empare une nouvelle fois du Proche et du Moyen-Orient. Ouverte par les frappes que les États-Unis d'Amérique et Israël ont initiées contre l'Iran, elle s'étend à présent dans la région et emporte de graves conséquences pour la paix et la sécurité de tous. La République islamique d'Iran porte la responsabilité première de cette situation.
C'est elle qui a développé un programme nucléaire dangereux et des capacités balistiques inédite, qui a armé et financé des groupes terroristes dans les pays voisins, le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen, les milices chiites en Irak, et qui a soutenu le Hamas et a toujours affirmé son objectif de détruire l'état d'israël c'est la république islamique d'iran qui a une nouvelle fois en janvier dernier donné l'ordre de tirer sur son propre peuple compte tenu de tout cela et des négociations qui ne progressez plus les états unis d'amérique et israël ont décidé de lancer des opérations militaires elles ont été conduites en dehors du droit international ce que nous ne pouvons pas approuvée il reste que l'histoire ne pleure jamais les bourreaux de leur peuple et aucun ne sera regretté une nouvelle situation est en train d'apparaître les Les frappes devraient continuer dans les prochains jours pour affaiblir l'Iran et détruire ses capacités de riposte. Et en représailles, les frappes de l'Iran dans toute la région devraient alors se poursuivre, dans ce contexte. Avec l'Allemagne et le Royaume-Uni, nous avons clairement dit qu'un arrêt au plus vite des frappes est souhaitable.
Et qu'une paix durable dans la région ne se fera que par la reprise de négociations diplomatiques. Et je veux ici aussi former le vœu pour le peuple iranien qu'il puisse lui-même librement décider de son destin. Face à cette guerre en train de s étendre et dont nul ne sait dire aujourd'hui le terme, ma responsabilité est d'agir pour protéger notre pays, garantir la sécurité de nos compatriotes et défendre l'intérêt national.
Nous avons renforcé la sécurité de nos bases militaires dans la région. Deux d'entre elles ont subi des frappes limitées, ayant causé des dégâts matériels et je veux redire ici mon soutien, ma a confiance à l'ensemble de nos forces armées. Nous avons aussi renforcé la sécurité de nos ambassades et de nos intérêts présents dans ces pays, et je demeure particulièrement vigilant sur ce point.
Près de 400 000 de nos compatriotes sont présents dans la région, soit comme résidents, soit de passage. Nous sommes en train d'organiser en bon ordre le rapatriement de nos concitoyens qui le souhaite, en commençant par les plus vulnérables. Deux premiers vols seront à Paris dès ce soir.
Je sais l'angoisse, l'impatience qui existent, mais je veux ici vous dire que les équipes sont pleinement mobilisés dans les pays concernés, comme à Paris, pour organiser les retours dans les meilleures conditions. Et vous continuerez d'être informé en temps réel. Nous veillons évidemment à la sécurité sur le sol national aussi.
À ma demande, le gouvernement a renforcé le dispositif de protection militaire Sentinelle et la vigilance autour des lieux et des personnes les plus exposé ensuite au-delà de ces éléments de sécurité premier pour nos compatriotes nos bases nos emprises nous devons être aux côtés de nos amis, de nos alliés de la région pour leur sécurité et pour leur intégrité territoriale. C'est en effet notre responsabilité, elle est strictement défensive, elle vise à protéger et à restaurer le plus vite possible la paix. Il en va de la crédibilité de la France, d'être ce partenaire de confiance qui honore ses engagements surtout dans ces temps troublés.
Nous avons des accords de défense qui nous lient avec le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis. Ces derniers se sont tout particulièrement ciblés et nous leur devons solidarité. Nous sommes aussi liés par des engagements solides avec la Jordanie et l'Irak et les Alliés qui savent pouvoir compter sur nous.
En plus des moyens déjà présents, des rafales, des systèmes de défense antiaérienne et de radars aéroportés ont été déployés ces dernières heures. Et nous continuerons autant que de besoin cet effort. Chypre, membre de l'Union européenne, pays avec lequel nous venons de signer un partenariat stratégique a été frappé également ces derniers jours ceci requiert notre soutien c'est pourquoi j'ai décidé l'envoi là aussi de moyens de défense anti-aérienne supplémentaire et d'une frégate française, le Languedoc, qui arrivera au large de Chypre dès ce soir.
Nous assurons par ailleurs une coordination étroite avec nos alliés, nos partenaires européens, en premier lieu nos amis grecque afin que cet effort en Méditerranée orientale soit consolidé par les nations volontaires. Depuis ces dernières heures, la guerre s'étend au Liban, à partir duquel le Hezbollah a commis la faute majeure de frapper Israël et de mettre les Libanais en danger. Israël serait en train de décider une opération terrestre, ce serait là aussi une escalade dangereuse et une erreur stratégique.
Le Hezbollah doit impérativement cesser toute frappe. Et j'appelle Israël à respecter le territoire libanais et son intégrité. Enfin, nous avons des intérêts économiques à préserver car les prix du pétrole, les prix du gaz, la situation du commerce international sont profondément perturbés par cette guerre.
Aujourd'hui le détroit d'Hormuz est de fait fermé et c'est par ce détroit que transitent environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde. Le canal de Suez, la mer Rouge sont aussi sous tension et menacées. Nous sommes à l'initiative pour bâtir une coalition afin de réunir les moyens, y compris militaires, pour pour reprendre et sécuriser le trafic dans ces voies maritimes essentielles à l'économie mondiale.
C'est d'ailleurs ce que nous avons su faire il y a plusieurs mois en mer Rouge, c'est ce que nous devons faire aujourd'hui là Face à cette situation instable, aux incertitudes des jours à venir, j'ai donné ordre que le porte-avions Charles de Gaulle, ses moyens aériens, son escorte de frégates fassent route vers la Méditerranée. Mes chers compatriotes, je voulais ce soir vous rendre compte de la situation et de nos actions beaucoup de choses sont encore instables mais la france demeure une puissance qui protège les siens une puissance attachée à la La paix, fiable, prévisible et déterminée. Vive la République, vive la France.
Voilà pour cette allocution d'Emmanuel Macron que vous venez de suivre en direct sur BFM TV. On va débriefer évidemment ce que vient de le président de la république tous ensemble sur ce plateau avec vous alain du hamel notamment bonsoir alain en quelques mots c'est un premier tour de table que retenez -vous ce soir de l'allocution d'emmanuel macron autonome solidaire et actif autonome vis-à-vis des Etats-Unis et d'Israël son le ton n'est pas celui d'un belliciste, tant s'en faut solidaire avec ceux qui sont nos alliés, avec qui nous avons des des accords précis dans la région et actifs, c'est-à-dire le refus de la France d'être spectatrice dans une situation qui, visiblement, ne lui plaît pas, ne lui convient pas et ne l'aide actif notamment quand Emmanuel Macron explique qu'il a donné l'ordre d'envoyer que le porte-avions Charles de Gaulle fasse route vers la Méditerranée. Didier François, qu'est-ce que vous retenez ?
Notamment le porte-avions Charles de Gaulle, confirmation d'une information que BFM TV donnait il y a 48 heures. Oui mais c'est un choix du Président. Ce qu'il y a d'important dans le mouvement du porte-avions c'est que le Président explique que nous sommes à l'initiative d'une coalition.
Cette coalition doit être faite avec les volontaires, nos partenaires européens volontaires et avec nos partenaires arabes. Et il les a cités, le Qatar, les Émirats Arabes Unis, le le Koweït, les Jordaniens et les Irakiens. Et c'est vrai que nous avons un engagement, une solidarité.
Nous devons être des partenaires et des partenaires qui soient des partenaires fiables. Nous ne voulons pas être des des partenaires qui auraient donné notre parole quand tout allait bien et qu'ils la reprendrions alors que la situation est tendue. Marie Chantré, Charles du service politique de BFMTV, qu'est-ce que vous retenez d'allocution à l'instant d'Emmanuel Macron Après les mots de samedi soir dernier, en introduction d'un conseil de défense, la France n'a été ni prévenue, ni impliquée.
Ce mardi soir, la responsabilité du président de la République, et je reprends ces mots, est d d'agir, agir et rendre compte aussi à nos compatriotes parce qu'on constate notamment à l'Elysée des remontées de terrain dans les courriers, dans les réseaux sociaux, dans les messages qui sont envoyés à l'Elysée de l'inquiétude de nos C'est une guerre encore lointaine, mais aujourd'hui il fallait que le chef de l'État clarifie les choses et la position de la France. Nous ne sommes pas en guerre, c'est aussi le message à retenir, mais de près ou de loin nous y participons, et Didier François le disait. L'envoi, le déploiement de porte-avions Charles de Gaulle ce soir est une symbolique très forte.
Précisément, Général Pellistrandi, quand Emmanuel Macron explique que dès les premières heures de ce conflit, la France a abattu un certain nombre de projectiles qui arrivaient sur nos alliés quand il explique ce soir que le porte-avions fait route vers la Méditerranée. Nous ne sommes pas en guerre, point d'interrogation ? Nous ne sommes pas en guerre mais nous faisons, nous assumons nos responsabilités comme le disait à l'instant Didier, c'est un élément important.
Alors on pouvait se douter que le groupe aéronaval autour du porte-avions qui était en exercice en Baltique allait bouger. Ce qui est important et ce détail, vous l'avez souligné, Maxime, c'est important, c'est que dès les premières heures, notre dispositif qui est présent au Qatar, aux Émirats arabunés et en Jordanie, a participé à la défense de nos partenaires stratégiques avec des drones abattus. C'est un élément important.
Après la parole, l action. Ulysse Gosset, il y a une critique dans ce que dit Emmanuel Macron ce soir, une critique de cet engagement américano-israélien contre l'Iran. Il y a une double critique absolument.
D'abord contre cette intervention qui a été effectuée sans respecter le droit international, sans consulter les Nations unies, sans avoir l'aval de qui que ce soit. Une décision donc propre aux Israéliens et aux Américains. Première critique.
La deuxième critique c'est la mise en garde à Israël sur une éventuelle intervention terrestre au Liban. Ce serait une escalade et, a dit le président, une erreur stratégique. Donc effectivement la France affiche sa position différente de celle d'autres pays.
Le fait qu'il y ait une coalition pour assurer la sécurité des voies maritimes, ça me semble très important. C'est une idée qui va évidemment être mise en place dans les jours qui viennent avec peut-être la Grande Bretagne, d'autres pays intéressés par le Golfe. Enfin, l'évacuation des Français a commencé puisque le président a annoncé l'arrivée dès ce soir de deux avions avec des Français qui ont voulu quitter la région.
Emmanuel Gallichet, pour terminer ce tour de table, qu'est-ce que vous retenez d'intervention d'Emmanuel Macron à l'instant ? Eh bien, le début et la fin, que l'Iran est responsable de la situation actuelle, ça c'est extrêmement fort et voilà. Et la fin, une puissance, que la France est une puissance attachée à la paix.
Et ça, voilà, c'est une image que je voudrais retenir. Alain Djamel, il faut évidemment retenir sur ce qui est sans doute l'information la plus concrète, la plus palpable si je puis dire ce soir d'Emmanuel Macron, le fait d'envoyer le Charles de Gaulle en Méditerranée. Emmanuel Macron décide de mettre en branle l'arme la plus importante, en dehors évidemment de la dissuasion, l'arme la plus importante aux mains du chef des armées qu'il est.
On est à la fois dans la diplomatie et dans la symbolique, mais les deux choses sont liées. L'arrivée du Charles de Gaulle, c'est le déploiement du plus grand symbole de la puissance militaire française. Et c'est évidemment totalement calculé pour bien le montrer.
Ça ne signifie pas du tout la moindre subordination vis-à-vis de l'action américaine et israélienne au contraire ça signifie qu'il ya d'autres forces qui existent avec d'autres objectifs et notamment pour dire les choses, à la fois une désapprobation de la situation dans laquelle on est entré à la suite de ce qu'ont décidé les Américains, les Israéliens et puis évidemment au départ l'Iran bien entendu. Mais que derrière ça, il y a des réponses qui peuvent être différentes sans être hostiles. Ce sont des moyens.
Le porte-avions où, quand et pourquoi ? Alors, le porte-avions où ? Ça sera en Méditerranée orientale.
Certainement là où est aujourd'hui le Lincoln. Pardon, le Ford. Désolé.
Le Ford, donc grosso modo en train de tourner entre Chypre, Israël. C'est toujours la même zone. Mais c'est une zone qui permet de projeter sur le Port-Orient.
Pourquoi ? Parce que sur le Proche-Orient. Pourquoi et combien de temps à la louche.
On est sur de la grosse semaine en fonction de comment on ravitaille, comment on fait, puisqu'il était tout au nord, il était vers la Suède et qu'il fait route dès lors que l'ordre est donné. Et c'était bien entendu lui préparer. Mais ce n'est pas simplement symbolique.
Ce sont des moyens. Et ce sont des moyens militaires, autonomes. Et ça, c'est fort.
Parce que, en fait, si l'on veut pouvoir aujourd aujourd'hui peser sur la situation sans entrer dans un conflit et en restant dans le cadre de la fabrication d'une coalition dans le droit pour faire respecter, par exemple, le droit de navigation, qui est aujourd Aujourd'hui, attaqués par l'Iran. C'est pour ça que ça nous permet d'avoir cette voie différente. C'est que sans rentrer dans l'agression ou hors du cadre, nous sommes capables de créer, d'agglomérer autour de nous les besoins, la défense de nos intérêts et la défense des intérêts de nos partenaires et du droit international et du commerce international.
Donc ce sont des moyens, ces 40 avions qui seront capables de rentrer sur une mission de ce type là, 40 avions, 40 rafales, c'est pas rien. C'est les moyens autonomes d'appréciation de situation par du renseignement, c'est des moyens de coordination du combat par les petits AWACS, qui sont des avions radar qui permettent de faire du commandement. C'est donc des moyens militaires complets pour faire une vraie coalition, pour faire une vraie opération de faire respecter les règles internationales.
On va réentendre dans une seconde Emmanuel Macron, mais d'abord Ulysse Gosset, hors de question que ces 40 avions précisément aillent participer aux opérations israélo américaine? On ne peut préjuger de rien. Mais ce que je retiens dans l'intervention du président, c'est qu'il a parlé de légitime défense.
Oui, des rafales sont intervenues. Il a annoncé. Oui, je vais envoyer de nouveaux rafales et des radars pour protéger nos bases dans la région et aider nos alliés avec lesquels nous avons des accords de défense.
Donc, nous sommes vraiment avec des alliés qu'il faut soutenir. Je parle des Émirats, je parle du Koweït et du Qatar. Mais c'est de la légitime défense.
Comme l'a dit Marie, nous ne sommes pas en guerre. Donc si le porte-avions arrive, c'est avant tout 42 000 tonnes de diplomatie, mais imaginez qu'il soit l'objet d'une attaque et on ne peut pas l l'excurent complètement, ils se défendraient. Et donc les avions pourraient être amenés à jouer un rôle, mais pas dans la guerre contre l'Iran. – Évidemment, on réécoute Emmanuel Macron ce soir. – La République islamique d'Iran porte la responsabilité première de cette situation.
C'est elle qui a développé un programme nucléaire dangereux et des capacités balistiques inédites, qui a armé et financé des groupes terroristes dans les pays voisins, le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen, les milices chiites en Irak, et qui a soutenu le Hamas et a toujours affirmé son objectif de détruire l'État d'Israël. Marie Chantrée, Emmanuel Macron sur un fil, sur une crête à ce moment-là, parce qu Il dit que les États-Unis et Israëls agissent en dehors du droit international, c'est son mot. Mais il le répète évidemment, personne ne pleurera, les dirigeants iraniens.
Et c'est ce qu'il dit là, les premiers responsables, ce sont les Iraniens. Oui absolument, on ne peut pas se satisfaire, ne que se satisfaire, pardonnez-moi, de la disparition du dictateur sanguinaire, c'était les mots il y a 48 heures de la porte-parole du gouvernement. Mais en effet, de rappeler également à l'occasion de cette allocution très importante ce soir, que le droit international a été boifoué et pas respecté.
Ça aussi, c'est une position extrêmement claire d'Emmanuel Macron qu'il ne cesse de répéter ce soir. Je retiens, je me permets juste cette incise sur la défense aussi de nos intérêts économiques. Je pense que c'est une part très importante.
Je parlais de remontée de terrain sur la défense du détroit d'Ormouz et on sait les implications que cela pourrait avoir, on va sans doute y revenir. Mais ce que nous disent les conseillers aujourd'hui du chef de l'État, c'est de cette inquiétude de nos compatriotes des Français sur de possibles répercussions sur les coûts, notamment de l'énergie, de l'essence et du pétrole. Encore une fois, le message c'est restons calmes, restons prudents, pas de ruées sur les pompes.
En l'occurrence et en l'espèce, rien pour l'heure n'est menacé. C'est aussi le sens de cette prise de parole ce soir qui peut peut-être dans cette semaine aurait pu être vue ou faite un peu plus tard. Il y avait sans doute de la part et dans l'entourage du chef de l'État et de la part d'Emmanuel Macron lui-même, de le faire assez rapidement et d'affirmer une position très claire ce soir de la France, ce qui est fait je pense à mon sens.
De rassurer ou d'essayer de rassurer Alain Duhamel ? D'insister sur la gravité de la situation, sur l'anomalie la situation, sur la différence française face à cette situation et sur la volonté de jouer un rôle. J'ajoute, parce qu'il y a aussi une dimension inévitable de politique intérieure, que pour le coup, on retrouve un président dans l'exercice de ses fonctions les moins contestées.
Alors dans tous les autres domaines, il restera tout aussi contesté qu'il l'était avant. Mais là, il retrouve, si j'ose dire, son siège présidentiel. Quand on regarde les forces en présence, Général Péry-Fraudy, avec un rôle à part pour la France.
Forcément, quand on est capable ce soir, quand Emmanuel Macron, de On envoie notre porte-avions, au-delà des Etats-Unis et d'autres pays qui ne sont pas impliqués, il y a peu de pays qui pourraient en faire autant. Nous sommes la seule puissance européenne à être capable de faire cela. Avec la Grande-Bretagne.
Oui, enfin...
Les sciences européennes. Mais quand on dit le porte-avions, c'est également, il l'a dit, le groupe aéronaval avec des moyens conséquents autour. Donc c'est effectivement une force très puissante qui va se déployer en coalition avec nos alliés.
Alors dans un premier temps le porte-avions va aller vers en méditerranée orientale mais dans son discours rien n'exclut si la situation venait à se dégrader notamment dans le détroit d'Ormouz qui est une autre phase mais une chose est sûre alors il y a aussi un autre point qu'il faut rappeler et ça touche la politique intérieure c'est l'opération sentinelle donc qui monte en puissance parce que il faut le souligner le régime des mollas est incapable d'actionner voilà des actions terroristes et donc cette vigilance dès samedi soulignée par le ministre de l'Intérieur est absolument indispensable notre sécurité se joue là-bas mais elle se joue aussi sur le territoire national Didier François vous avez insisté immédiatement en soulignant le fait qu'Emmanuel Macron qu'on dise on va bâtir une coalition on envoie le char de Gaulle très bien on va bâtir une coalition autour de autour de tout ça notamment pour faire respecter le droit de naviguer le trafic international etc on se souvient qu'Emmanuel Macron a déjà lancé l'idée de coalition auparavant et que ça avait en on n'avait pas forcément été très suivi est-ce que là il y a plus de chances d'être suivi ce soir notamment parce qu'il s'agit de défendre le détroit d'Ormuz et les environs ? D'abord je pense que pour le coup le détroit d'Ormuz fait que ça touche tout le monde on défend aussi nos intérêts on défend nos partenaires mais comme le disait Marie on défend directement nos intérêts on défend aussi la possibilité d'empêcher ce que voudrait faire l'Iran faire pression sur nous par le biais du prix de l Mais pourquoi le porte-avions est important ? C'est qu'on a bien vu que...
D'ailleurs, le monde arabe a été surpris des frappes iraniennes aussi violentes contre eux. Ils pensaient que ça toucherait essentiellement Israël et eux-mêmes sont en train de réagir fortement. Les Européens ont été également surpris et le début de semaine, effectivement, il rappelait la dernière déclaration du Président, a quand même donné l'impression qu'on était un peu les lapins dans les phares de la voiture.
Et là...
Donc là on reprend l'initiative et il était temps et seule la France pouvait faire le fait de mettre un porte-avions sur la table l'air de rien c'est quand même on met des jetons réels avec des moyens réels ça a un effet d'entraînement et c'est pour ça que derrière la coalition on a déjà construit avec les Grecs sur la question de qui parce qu'elle touche directement mais là pour le coup la coalition peut se construire parce que on est capable de mettre ce moyen qui peut être un moyen d'entraînement vous voyez qu'il est prudent aussi le Président, il laisse les partenaires prendre le rythme de la réponse parce que sinon en général on accuse les Français d'être un tout petit trop arrogant et de vouloir parler à la place des autres donc laissons le faire maintenant que la décision est prise et c'est la bonne décision, laissons les choses se mettre en place et ça c'est important. Marie ? Non peut-être juste un mot en forme de question aussi.
Être à la tête d'une coalition entraînée avec nous nos partenaires européens mais une image quand même aujourd aujourd'hui, d'un chancelier allemand seul aux côtés de Donald Trump. Nous avons posé la question à l'entourage du président de savoir si une visite commune pouvait s'organiser. Il n n'a pas été le cas.
Possiblement Emmanuel Macron dans les prochains jours à Washington, plein de points d'interrogation qui restent encore posés. Mais aujourd'hui, le chancelier Merz était seul à Washington. Donc c C'est vrai qu'encore une fois, dans ce que vous dites Didier François, cette coalition et cette envie de coalition posent énormément de questions.
Le chancelier allemand est au garde-à-vous devant Donald Trump et la France tord le nez. C'est visible. C'est visible.
On n'a pas du tout la même réaction, on n'a pas la même attitude, on n'a pas le même type de relation. Les allemands...
On n'a pas les mêmes armes ? Bien sûr. Pas la même puissance militaire, pas la même histoire aussi.
Mais les allemands n'ont qu'une idée, enfin le chancelier allemand n'a qu'une idée, c'est de s'identifier le plus possible à Donald Trump. Et nous on n'a qu'une idée, c'est d'être différent. Alors évidemment ça n'est pas la même chose.
Ce qui veut dire aussi quand même si, paradoxalement, en ce moment, on est plutôt plus proche des Britanniques que des Allemands. Ce qui veut dire quand même que c'est une réponse française et pas du tout une réponse européenne. Et que ça, c'est aussi une frustration par rapport aux objectifs de la diplomatie française.
Ulysse ? Alors, je voudrais quand même dire que le chancelier allemand tout à l'heure à la Maison-Blanche, devant Donald Trump, lorsqu'on lui a demandé ce qu'il pensait de la situation, a dit « Je souhaite que la guerre se termine le plus vite possible. C'est exactement ce qu'a dit tout à l'heure Emmanuel Macron et puis par ailleurs sur l'action de l'Union Européenne, il faut remarquer qu'il y a quand même eu un communiqué commun français, britannique et allemand pour dire deux choses.
D'abord qu'ils étaient contre cette guerre et surtout qu'ils étaient prêts à mettre en œuvre des moyens préventifs pour aider les pays du Golfe à se défendre contre l'Iran. Donc, il y a quand même une volonté européenne d'exister. C'est vrai qu'aujourd'hui, c c'était l'heure du chancelier, mais après tout, on ne peut pas lui reprocher d'aller défendre les automobiles allemandes à la Maison-Blanche.
Ah, il choisit son moment quand même. Oui, absolument, il a eu une certaine chance, mais Trump, dans son allocution au bureau a dit du grand bien de l'Allemagne, mais il a dit pique-pente effectivement de la Grande-Bretagne. Il a dit le Premier ministre actuel Kirstarmer ce n'est pas Churchill et des Espagnols.
Pourquoi ? Parce que Kirstarmer le britannique a refusé de s'engager dans la guerre, il ne participait pas à l'opération et par rapport aux autres interventions américaines ça fait une différence. Et puis les Espagnols eux ils ont carrément refusé que les avions américains se posent sur les bases en Espagne.
Ce qui met très en colère Donald Trump ce soir on va réentendre Emmanuel Macron, c'est l'annonce de la soirée. Le président de la République a donc ordonné au porte-avions Charles de Gaulle le fer route vers la Méditerranée. J'ai décidé l'envoi là aussi de moyens de défense antiaérienne supplémentaire et d'une frégate française, le Languedoc, qui arrivera au large de Chypre dès ce soir.
J'ai donné ordre que le porte-avions Charles de Gaulle, ses moyens aériens, son escorte de frégate, fasse route vers la Méditerranée. Voilà pour l'annonce de la soirée. Général Pellistrandi, il y a ce que dit là Emmanuel Macron sur le porte-avions, il y a aussi le fait de commencer à dire « bah oui, les avions français sont entrés en action ».
On commence à le dire aussi du côté français. Ça commence tout juste, si je puis dire. Il y a eu 48-72 heures où on n'a rien dit de ce qu'on faisait dans ce conflit.
Oui, mais il faut reprendre la cinématique de ces quatre derniers jours. C'est absolument incroyable tout ce qui s'est passé depuis samedi matin 7h30 personne ne pouvait imaginer cette accélération et ce chaos qui allait à d'accord mais pourquoi est-ce qu'on ne dit pas dès samedi qu'on a prêté main forte à nos alliés parce que précisément on le dit quatre jours plus tard ça patachonne un peu ça rejoint ce que disait marie samedi soir le président de la république dit oui ni prévenu ni impliqué ni impliqué sauf qu'on était déjà un tout petit peu impliqués visiblement samedi soir oui bien sûr mais la difficulté c'était d'abord de savoir quels étaient réellement les les intentions de Donald Trump et de Benjamin Netanyahou, et de mettre en route cette mécanique. Et d'autant plus que, ne l'oublions pas, à ce moment-là, les États du Golfe n'étaient pas très chauds et considéraient que c'était une affaire qui ne les regardait pas. – Samedi soir, on était quand même abasourdi. – Oui, tout le monde était abasourdi. – Mais nous avions déjà en action, visiblement. – Oui, oui, mais – Rien n'a été dit. – Parce que c'était très délicat pour la France de s'opposer frontalement à l'intervention américaine que la France n'a pas voulu, parce qu'elle est contraire au droit et parce que la France pense fondamentalement que ça va provoquer une crise régionale.
Et d'ailleurs le président On l'a dit ce soir, la crise est en train de s'étendre. Et d'ailleurs, le Golfe est quasiment en feu et le Liban aussi et pas seulement l'Iran. Et c'est ce que redoutaient la France, l'Allemagne et les Européens en général.
Mais pouvaient-ils s'opposer frontalement en disant « nous condamnons cette guerre et nous allons engager des moyens pour aider nos alliés ». Il ne le pouvait pas parce que n'oubliez pas quand même qu'il y a d'autres intérêts. Il faut penser à la guerre en Ukraine, il faut penser à la relation commerciale États-Unis, France et Europe.
Autant de défis très important pour macron qui doit ménager donald trump mais aussi et je trouve quand même c'est important qu'il les dit il l'a reconnu publiquement l'iran a voulu anéantir israël et ça c C'était inacceptable. C'est une façon de justifier aussi quand même la guerre des Américains. D'un mot Didier.
Oui, alors rapidement, il faut faire quand même attention. Nous, on commente autour d'un plateau. Vous voyez qu'il y a eu quand même trois réunions du Conseil de Défense.
Il y a eu des vrais débats entre nos diplomates, nos militaires, avec le chef de l'État. Ce n'est pas une décision si facile à prendre. D'abord, il a fallu sortir de la sidération, parce qu'il y a quand même un effet de sidération sur la façon dont les Iraniens ont risposter.
Et puis surtout, s'engager de cette façon-là dans un cadre, il y a quand même la question du cadre international, la question de la coalition, la question des moyens. Les Iraniens ne sont pas des manchots. Donc si on s'engage, il va falloir aussi mettre des moyens qui nous permettent d'éviter les drones sous-marins, par exemple.
Donc il y a des vraies questions techniques. Et puis il y a une vraie question, on l'a vu il y a 2 minutes 50. Qui participera à la coalition ?
Ce n'est pas simple diplomatiquement. Donc attention, c'est logique aussi qu'il y ait eu un petit flottement. Ça ne se fait pas sur claquement de doigts.
Tout n'est pas toujours simple. Alain, très court. Oui, très court.
Il y a ceux qui croient encore à l L'ordre international, comme les Français, les Anglais, les Allemands, et ceux qui le mettent en pièce, comme les Américains. On sera en Israël dans une seconde, je précise tout de suite parce que ça va nous occuper sans doute une partie de la soirée. Les mots d'Emmanuel Macron ce soir font d'ores et déjà réagir en Israël et c'est ce que retiennent les médias israéliens.
Le fait qu'Emmanuel Macron proteste contre l'éventualité d'une opération terrestre de l'armée israélienne sur le sol libanais, erreur stratégique, escalade dangereuse, disait Emmanuel Macron ce soir et c'est d'ores et déjà ce que met à la une la presse israélienne, on va le voir dans un instant. D'abord regardez notre dispositif, évidemment nous sommes déployés du côté du Moyen-Orient avec nos envoyés spéciaux ce soir, bien sûr vous les voyez apparaître que ce soit en Israël, au Liban, en Iran aussi bien sûr dans les pays du Golfe et puis aux Etats-Unis on ira voir les dernières déclarations de Donald Trump ce soir qui explique que les Etats-Unis et Israël ont d'ores et déjà tout détruit en Iran et que les Iraniens auraient eu l'arme nucléaire en un mois voilà ce que dit ce soir et ça fait réagir Emmanuel Gallichet en plateau on verra ça mais d'abord Igor Saïri sur place en Israël du côté de Tel Aviv avec cette information qui s'affiche depuis quelques minutes maintenant sur l'écran de BFM TV Igor Israël a visé un centre nucléaire secret en Iran et cela correspond à la campagne offensive de l'armée israélienne depuis le premier jour, depuis le samedi et ça continue de plus belle depuis le début de la journée. Et effectivement il y a une vraie question sur les centres militaires souterrains en Iran.
On ne sait pas encore dans quelles mesures ceux-ci ont été atteints. En tout cas ce que l'on sait c'est que pour le moment l'armée de l'air israélienne a neutralisé 300 lanceurs de missiles et rien qu'en 24 heures a lâché plus de 4000 munitions sur le territoire iranien. Des centaines d'avions de chasse ont pris la direction de l'Iran pour frapper le territoire et à des endroits précis.
En réalité, rien qu'aujourd'hui, les deux aéroports de Téhéran ont été visés, notamment l'aéroport international. Il y a des centres industriels de fabrication de missiles et d'armes qui ont été touchées principalement des missiles balistiques. Des sites de lancement ont été également touchés, ainsi qu'évidemment tous les stocks de missiles balistiques, en tout cas une partie de ces missiles balistiques.
L'opération israélienne est très claire, il faut neutraliser le plus possible les capacités iraniennes d'envoyer des missiles en direction d'Israël. C'est la priorité des priorités. Le chef d'état-major israélien l'a encore rappelé tout à l'heure. – Merci à vous, Igor Saheri avec Philippine David à Tel Aviv.
Emmanuel Gellichet, vous aviez entendu parler de ce centre, de ce quartier général de Minsadaï ? – Absolument pas. – Absolument pas, c'est le nom de ce centre qui a donc été bombardé aujourd'hui par les Israéliens.
Ce sont les Israéliens qui l'annoncent et c'est présenté comme le quartier général des scientifiques iraniens qui travaillent sur le nucléaire. Oui, ça a l'air d'être un site, donc évidemment, totalement secret, un site où on mettait au point la partie explosive des armes nucléaires. Et donc, si effectivement c'est confirmé, je n'ai jamais vu ce nom.
Alors après, je ne suis pas divin. Mission. Je veux dire...
On les appelle parfois différemment. Oui, en plus. En plus.
Mais dans les dossiers de la IEA, je ne l'ai jamais vu. Donc c'est vraiment quelque chose qui est totalement secret. Bonsoir Guillaume Ancel.
Merci d'être là avec nous, Guillaume, on attendait d'une certaine manière depuis le début de cette offensive israélo-américaine le moment où après avoir frappé les dirigeants iraniens, après avoir frappé notamment les sites balistiques, ils allaient s'occuper entre guillemets de la partie nucléaire. On sent que depuis 24 heures maintenant, de la guerre des 12 jours, qui a eu lieu seulement en juin de l'année dernière, et où le président américain se targuait d'avoir quasiment neutralisé la capacité iranienne à à fabriquer ou à concevoir une bombe nucléaire, ce centre n'avait pas été cité. Donc ça montre bien qu'il y a des installations secrètes et quand on découvre des installations de ce type, ça veut dire qu'il y en a forcément d'autres.
Je rappelle juste que l'Iran fait trois fois la taille de la France et donc elle a probablement développé une capacité à enterrer et à camoufler non seulement une capacité nucléaire mais c'est la même chose pour sa capacité à produire des missiles balistiques et pire encore pour les drones qui aujourd'hui sont finalement les armes qui sont les plus difficiles à détecter, pas intercepter mais à détecter dans ces opérations de riposte de l'Iran et ceux qui pensent qu'ils pourront détruire la capacité de l'Iran à produire des drones alors qu'il y a probablement des centaines maintenant d'ateliers qui peuvent en fabriquer à travers tout le pays, ça va être compliqué sur cet aspect-là. Sur le nucléaire, Ulysse L'an dernier, au moment de la guerre des 12 jours, l'Iranien américain avait expliqué qu'en gros, on en était débarrassé pour un petit bout de temps. Aujourd'hui, Donald Trump nous dit qu'ils auraient tué l'arme nucléaire en un mois. s'il n'y avait pas eu cette offensive depuis samedi ?
Alors, il y a deux choses. C'est que les Américains, aujourd'hui, ils doivent justifier l'opération. Et c'est ce qu'a fait Trump encore aujourd'hui en disant qu'il y avait une menace imminente et que si on n'avait pas décider d'intervenir, dit-il, eh bien on risquait d'être l'objet d'une frappe iranienne.
C'est ce que disent également les Israéliens, c'est-à-dire menace imminente. C'est la question qui est posée aux États-Unis par l'opposition démocrate. Qu'est-ce que c'est que cette menace ?
Première chose. Deuxième chose qui me semble effectivement très étonnante, c'est que si on écoutait Donald Trump en juin dernier, l'opération avait permis de réduire à néant tout le programme nucléaire iranien. Les experts, les plus sérieux, disaient que ça a infligé des dégâts considérables qui font que le programme va être retardé de 2 à 3 ans, mais il n'est pas non plus complètement éliminé.
Et il y avait toujours cet inconnu où sont passés les 400 kg d d'uranium enrichi qui ont disparu. Est-ce que ce site qui a été visé ce soir était un site de centrifugeuse ? Est-ce que c'était un site où était stockée une partie de cet uranium ?
C'est une vraie question. Et dans les négociations...
Les Israéliens présentent ça, encore une fois, comme le quartier général des scientifiques. Alors, écoutez, moi je n'ai pas d'information, mais on va en apprendre plus dans les heures et les jours qui viennent. Mais il est clair que les Iraniens n'avaient pas renoncé à leur programme nucléaire, ça c'est évident.
Et malgré les dégâts causés, ils poursuivaient leurs travaux et ils avaient sans doute repris le travail des centrifugeuses. Et lors des négociations, ça a été le point d'achoppement majeur lorsqu'il y a eu des négociations avant la guerre entre Américains et Iraniens, c'était « Êtes-vous prêts à abandonner complètement le programme nucléaire, d'enrichir l'uranium totalement ? » Et la réponse a été non.
Emmanuel Gallichet, question très simple. Est-ce que c'est vrai ou c'est faux que les Iraniens étaient à un mois d'avoir l'arme nucléaire ? Vu qu'on n'arrive pas à savoir exactement quelles sont leurs installations, je vous dirais que je n'en suis plus très sûre.
J'avoue que cette installation est assez incroyable. Je pense quand même qu'à 60%, 400 kilos, il faut quand même réussir à aller à 90%. Les installations de centrifugeuses ont été très endommagées et donc il fallait quand même les remettre en état.
Si effectivement, il y avait un autre site totalement secret qui n'a pas été attaqué ou il y avait encore justement des centrifugeuses, il est probable qu'en quelques mois, ils pouvaient aller au moins jusqu'à 90. Tout est possible. Guillaume Ancel ?
La menace nucléaire présentée par l'Iran qui consacre des milliards depuis des années pour essayer de fabriquer une arme nucléaire. Pour moi, cette menace est avérée. Le problème avec une menace de ce type, c'est qu'il ne faut pas attendre qu'il y ait une explosion nucléaire pour dire « oui, maintenant vous avez la preuve ».
Par contre, le fait que Donald Trump annonce que dans un mois, il allait y avoir une arme nucléaire ou que les États-Unis étaient sous le coup d'une menace imminente. Ça fait partie des discours totalement incohérents du président. Personne ne sait quand est-ce que cette arme aurait été au point.
Et comme le rappelait Emmanuel, à 60 % de taux d'enrichissement quand il faut atteindre 90, c 'est très peu vraisemblable. Mais finalement, ce discours-là, Donald Trump s'est manifestement plus adressé à la société américaine qui a du mal à comprendre pourquoi il s'est lancé dans une telle opération que, j'irais à la communauté internationale pour justifier d'une opération dont seul lui sait où il veut aller. On insiste du côté américain et du côté de Donald Trump sur le caractère imminent de C'est vous qui nous avez expliqué qu'il y avait trois lignes d'opération sur les dirigeants, sur le balistique et sur le nucléaire.
Est-ce que là, les trois lignes d'opération sont menées de front et sont menées de manière conjointe ? En tout cas, jusqu'à présent, la seule ligne d'opération qui n'avait pas encore été vraiment traitée, c'était le nucléaire. Si ce n'est qu'il y avait une petite frappe sur l'attente.
Mais là, maintenant, oui. L'attente, c'est un des sites nucléaires iraniens. C'est le premier site qui a été détouché aujourd'hui et qui est ce que nous disait Emmanuel tout à l'heure, c'est un site enterré dans lequel il y avait des centrifugeuses en ligne et qui faisait de l'enrichissement et qui était un peu le site principal.
Je parle du contrôle d'Emmanuel qui connaît ça 200 francs, il y a plus mieux que moi. Mais c'était ce site principal qui avait déjà été lourdement frappé il y a neuf mois avec Fordose qui est un autre de site. Et Ispahan, où seraient les 400 kg d'iranium enrichi ?
Je dis bien seraient parce que là, je suis d'accord. Si même Emmanuel a des doutes, autant vous dire que je vais en avoir. Non mais là, on voit très bien quand même qu'il y a des renseignements que les Israéliens ont qui sont absolument précis.
C'est-à-dire qu'à Natanz, ils ont frappé aujourd'hui les deux entrées qui permettaient d'aller dans les C'est ce que l'on voit ici, avant à gauche, après à droite. On a trois bâtiments qui ont été détruits, notamment les bâtiments qui permettent d'accéder au site souterrain. Absolument, les deux petits bâtiments sur les côtés, il est à propret sûr, je ne suis jamais allée à Natanz, mais la manière de les voir ici, ils sont exactement jumeaux et donc ça semble être vraiment les types, les escaliers ou même des ascenseurs, pourquoi pas, qui descendraient pour aller dans les salles qui sont juste sur le côté à Je vous redonne la parole dans une seconde, mais Siavoj Ghazi nous attend à Téhéran, justement correspondant des RFI de France 24.
Siavoj, cette frappe sur l'attente, alors on la voit nous ce soir, on l'a sous les yeux grâce aux images satellites, mais elle a même été confirmée par le régime iranien. Absolument, une lettre a été envoyée par le chef de l'organisation iranienne et de l'énergie atomique à Raphaël Grossi pour informer l'agence internationale qu'il y avait eu une frappe contre le site de l'Intense. Mais on n'a pas plus de détails sur ce qui a été exactement frappé.
De son côté, le porte-parole de la diplomatie iranienne a affirmé cet après-midi que depuis la guerre de juin 2025, lorsqu'Israël a frappé de nombreux sites nucléaires iraniens, l'Iran ne faisait plus d'enrichissement d'uranium et n'avait pas d'activité d'enrichissement. C'est la position officielle de l'Iran qui a été annoncée. On en est là.
On ne sait pas si les frappes qu'il y avait qui avaient eu lieu en juin dernier ont totalement détruit tous les sites nucléaires de l'Iran ou pas. En tout cas, ce qui est certain, c'est que les appareils, les centrifugeuses sont des appareils très sensibles. Il suffit donc qu'il y ait une petite perturbation ou des petites particules à l'intérieur de ces centrifugeuses pour que ces appareils explosent lorsqu'elles sont en activité.
Donc une frappe militaire lourde, en principe, touche et donc ne permet pas à ces appareils de fonctionner de nouveau. Et toutes les installations nucléaires iraniennes, par exemple des usines de fabrication de centrifugeuses ou d'usines de fabrication de du Yellow Cake à l'Istanbul, par exemple. Toutes ces installations ont déjà été frappées en juin dernier.
Et donc, de fait, l'Iran n'avait pas la possibilité de poursuivre son programme nucléaire, même site errant n'a pas permis aux inspecteurs de l'AIVA d'aller constater sur place les dégâts qui avaient été portés, qui avaient été frappés par Israël, mais aussi les États unis merci à vous savoche gazy en direct le terrain on reste sur ces images là emmanuel galichet tout le monde dit ce soir et c'est important de le dire pas de risque radiologique oui on peut frapper un site comme celui -là un site nucléaire aérien sans qu'il y ait dans la foulée de risques radiologiques. Oui, tout à fait, parce que là, on est sur un site en amont de l'exploitation des réacteurs de la matière, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de matière qui a fissionné. C'est ça qui fait le risque radiologique le plus important.
Là, on a une matière évidemment enrichie un petit peu, mais donc c'est de l'uranium comme on l'aurait dans notre sol, de l'uranium naturel. Pour que vous sachiez, très court, il y a quand même sur place, les Américains ont déployé un appareil particulier qui s'appelle le Constant Phénik et qui s'appelle le Renifleur. C'est un avion qui renifle les particules nucléaires.
Qui pourrait le détecter s'il y en en avait. Regardez, il y a cette image que je veux vous montrer parce que l'information tombe à l'instant. Ça concerne Dubaï ce soir.
De nouvelles frappes, visiblement. En tout cas, l'envoi de drones éventuels. Regardez, c'est le consulat américain à Dubaï qui aurait visiblement été touché ce soir.
Information évidemment importante, vous voyez ces toutes premières images qui nous parviennent, cette fumée qui s'échappe justement du bâtiment, ces flammes que vous voyez ce soir. On va retrouver sur place Léo Dumas dans une seconde. Ça a été une des cibles aujourd'hui, Général Pellistrandi, les emprises américaines, que ce soit à Dubaï, que ce soit à Doha, que ce soit au Koweït, absolument, à Riyad, pardon, vous avez raison, Riyad, Koweït et ici à Dubaï ce soir avec une volonté visiblement de la part des Iraniens de frapper directement, je veux dire quasiment le sol l'américain, en tout cas ce qui y ressemble dans la région.
Oui mais en fait c'est un double impact, un impact bien sûr en disant, en envoyant un message assez clair, nous sommes capables de frapper avec une précision qui est quand même assez étonnante, donc frappé le consulat américain, mais c'est aussi un message qui est envoyé aux Émirats arabes unis puisque le consulat, même s'il y a une extraterritorialité, il est sur le territoire des Émirats arabes unis. De même qu'il y a eu la frappe sur l'ambassade américaine Ariad en Arabie saoudite. Donc ça ne peut qu'accroître les tensions et, en quelque sorte, renforcer les positions de Donald Trump tel qu'on l'a entendu cet après-midi.
Guillaume Ancel, si on s'arrête sur ces images-là, qu'est-ce qui peut provoquer des dégâts comme ceux-là ? Alors on est évidemment un peu loin, mais on voit la fumée, on voit les flammes. Je parlais de drones, c C'est possible, c'est probable ?
Oui, mais c'est assez classique dans un bombardement. Ce n'est pas l'explosion en elle-même qui va provoquer une telle fumée, c'est l'incendie qui l'a déclenché. Alors là, manifestement, ça a touché, alors je ne sais pas ce que c'est, mais de la matière inflammable.
Ça peut être tout simplement une voiture qui est en train de cramer voire des containers en plastique une fois que ça a pris feu ça fait cette fumée acre noir mais qui n'est pas du tout représentative d'un niveau de comment dire de dégâts importants c'est juste une fumée qui est importante ça ne suffit pas pour qualifier un bombardement si ce sont bien les images qu'on voit là on voit que c'est un incendie qui peut probablement lié justement à une ou des voitures qui sont en train de brûler qui font souvent 7e cette fumée très très forte le consul américain dubaï touché donc ce soir léo dumas on vous retrouve en direct précisément de dubaï quelles sont les dernières informations que vous avez exactement alors écoutez vous avez aljazeera le média ici au moyen-orient qui vient de confirmer a priori cette information pour l'instant ce n'était que des images qui circulaient sur les réseaux sociaux ce que je peux vous dire ici à Dubaï, c'est qu'on a entendu des détonations dans la soirée autour de 20h30 en local parmi les plus grosses depuis le début du conflit avec l'Iran et les autorités émiratiques qui l'ont l'affronlé ont confirmé avoir intercépté encore des missiles et des drones dans la soirée des missiles et des drones vous en avez des milliers si vous cumulez l'ensemble qui ont été interceptés depuis samedi ici par les émirats arabes unis qui utilisent d'ailleurs des mirages et des f 16 pour le faire, c'est ce qu'ils ont dit ce soir. En plus des rafales donc utilisées depuis la base aérienne d'Abu Dhabi comme nous l'a confirmé Emmanuel Macron en cours de son allocution. Léo Dumas en direct de Dubaï.
Vous le disiez juste pour rester avec vous un instant, Léo que ce soir, ça a été particulièrement violent ou en tout cas il y a eu un certain nombre d'explosions ce soir du côté de Dubaï. Absolument, oui, autour de 20h30, donc 17h30 chez vous à Paris, c'est parmi les plus grosses depuis samedi, et surtout qu'à Dubaï, on n'avait plus rien entendu depuis 9h la veille. Donc hier matin, ça faisait plus de 24h qu'on n'avait plus d'explosion dans le ciel à Dubaï.
En revanche, du côté d'Abu Dhabi, la capitale des Amirats, la nuit dernière a été très compliquée. Des alarmes ont retentit toute la nuit chez certains habitants. Et puis aujourd'hui dans la journée, c'est du côté de Fougera.
On se rapproche du détroit d'Hormuz. Il y a eu des interceptions de drones avec des Les débris qui sont retombés, notamment sur un dépôt pétrolier, ce qui a provoqué un incendie rapidement maîtrisé, selon les autorités, sans faire aucun blessé. C'est à vous Léo Dumas, information donnée ce soir par CNN.
J'arrête tout de suite Ulysse Gosse, le consulat américain à Dubaï, donc en feu après avoir été frappé par un drone suspect iranien. C'est comme ça que c'est présenté. C'est ce qu'affirme une source américaine à CNN ce soir, Oui, juste pour préciser qu'il y a déjà deux ambassades qui ont été fermées, deux ambassades américaines qui ont été fermées.
La première en Arabie saoudite, ce n'est pas rien. Elle a été frappée par deux drones et c'est l'une des plus grosses ambassades de la région on sait les relations qui existent entre riad et washington et puis au koweït également et enfin l'ambassade américaine au liban elle aussi est affectée par le début du conflit qui arrive maintenant au sud de l'iban et donc ces activités sont perturbées pour ne pas dire complètement arrêtées ce qui frappe Didier François c'est que les iraniens 4 jours après sont toujours capables d'envoyer ce genre d engins, et sont toujours capables de les envoyer avec une telle précision. On le verra un peu plus tard dans la soirée.
Aucune CYD n'est choisie au hasard. Et il y a beaucoup de choses qui font mouche. Et c'est aussi ce qui a surpris un peu tout le monde a toujours...
C'est commencé, malheureusement, on a toujours tendance à penser comme ça. On pense que ce qui va se passer, c'est la reproduction de ce qui s'est passé avant. Tout le monde avait en tête les frappes de la guerre des 12 jours il y a 9 mois où ils avaient tout tiré sur Israël là il se trouve que plus de 60 % de ce qui tire c'est sur les pays du Golfe les pays arabes qui sont les pays voisins et au lieu de saturer Israël ou un pays pour passer ils Il multiplie les...
Alors évidemment, il y a plus d'interceptions, ce que vient de nous raconter très justement notre correspondant. Il faut toujours écouter le correspondant, de toute façon. Vous avez raison.
Ceux qui sont sur le terrain. Mais à la fin des fins, ça finit par passer. Et c'est vrai que du drone, drone, et ils savent parfaitement ce qu'ils font.
Pareil, quand ils tapent les hôtels, ils savent ce qu'ils font. Quand ils attaquent le gaz Qatari ou le pétrole saoudien, ils savent ce qu'ils font. Donc, ils ont décidé cette fois-ci non plus de répondre sur le terrain de l'efficacité militaire, mais sur le terrain de la pression politique.
Et ça, on le voit, ça marche, ça met les pays du Golfe sous pression, ça a surpris les Européens, ça nous oblige à réagir. On a eu un petit peu de temps de réaction, mais maintenant, il faut le faire. D'un point de vue opérationnel, Guillaume Ancel, comment ça marche ?
Puisque là, à l'instant, les autorités émiraties confirment qu'il s'agit bien effectivement d'une Une attaque visiblement de drones sur le consulat américain de Dubaï. Comment ça marche ? L'opérateur qui guide, il est où ?
Il est en Iran ? Il est aussi loin que ça ? En fait, il faut se rappeler d'abord que Dubaï n'est pas très éloigné de l'Iran.
Donc, il n'y a pas cette question de distance comme quand on envoie un drone à 1 500 ou 2 000 kilomètres. On n'est pas du tout dans le même type de paramétrage. C'est un peu juste pour être philo guidé, c'est trop loin, sauf s'il a été tiré d'un bateau.
Par contre, ce qu'on voit très bien, on a l'expérience de 4 ans de guerre en Ukraine, c'est là où on voit que les armées occidentales ont quand même du mal avec ce sujet des drones. C'est qu'en fait, on a toujours beaucoup de difficultés à les détecter. En réalité, on sait les intercepter assez facilement quand on les a détectés parce que c'est lent, ça vole mal.
Un drone, c'est fragile en fait. Donc avec un simple fusil de chasse à proximité avec un hélico, on sait les détruire, mais les détecter beaucoup plus difficile. Pourquoi ?
Parce qu'ils ont une petite silhouette, parce qu'ils font du bruit mais seulement à proximité et que du coup leur silhouette, leur signature radar est souvent confondue avec des mobiles qui ont à peu près ce type de vitesse, typiquement avec des voitures par exemple qui se déplacent. Il n'y a que les ukrainiens qui ont développé un système de détection incroyable mais avec des milliers de capteurs et avec une intelligence artificielle derrière qui fait la différence avec ce qu'on appelle le bruit, c'est-à-dire toutes les fausses informations. Là, depuis le début, depuis quatre jours, on voit bien que même les Américains ont du mal à détecter des drones et on se souvient que pour Chypre, alors que tout le monde était en alerte, en fait, on n'a pas détecté l'arrivée des drones.
Symboliquement, Guillaume, dans la même journée, réussir à frapper les consulats ou les ambassades américaines à Dubaï, à Riyad, à Koweït, ça fait beaucoup quand même pour les Américains. Ça fait beaucoup. Ça fait beaucoup et en même temps, il faut regarder les dégâts qui sont commis avec ces drones.
Ils emportent l'équivalent à peine de la charge d'un obus d'artillerie. Pardon, mais on verra pour Dubaï, mais d'après quand même les images qu'on a vues là, il n'y a rien de considérable. Je veux dire, ça n'a rien à voir avec le Kampund qui a été complètement rasé le premier jour de la guerre.
Et on voit qu'il y a quasiment un quartier complet qui est rayé de la carte. Alors que là, il faut imaginer, c'est l'explosion d'une bombe exactement comme dans un attentat. Simplement, elle est arrivée en volant doucement.
Elle a touché. Alors en général, elles sont reparamétrées en vol ou elles sont tout simplement, puisque là, ce n'est pas une cible qui bouge, très bien paramétrée au départ. Donc elle va chercher avec un GPS. – Comme pour un missile ? – Peut-être avec un signal Starlink, parce qu'on n'est pas sûrs qu'ils aient tous été bien désactivés.
Et ils vont aller trouver leur cible tout simplement par localisation comme je viens de le faire sur Google Maps. – Le système Starlink, pardon, pour préciser, c'est le système de guidage par satellite d'Elon Musk. – On va prendre un exemple.
D'abord, on n'en sait rien parce que pour l'instant, ce type de drone a une portée de 200-400 km si c'est du Chaïd et il est en longueur. Donc, on ne sait pas d'où c'est parti. On ne sait pas qui l'a tiré.
C'est ça qu'il va falloir voir. Typiquement, par exemple, à Chypre. Et ceux-là, ils sont quand même assez gros pour qu'on ne puisse pas les descendre avec un fusil de chasse.
Ceux-là, il faut quand même mettre un petit peu plus dessus. Mais typiquement, il y a deux drones qui ont été tirés sur une base britannique à Chypre. C'est d'ailleurs pour ça, regardez, que nous-mêmes, on déploie, pour aider nos camarades là-bas, de la défense antiaérienne et les Grecs, déploient une frégate.
Donc vous voyez quand même, on est obligé de mettre du lourd pour ça. Ces deux drones, ils avaient été tirés par des agents iraniens qui travaillent avec le Hezbollah à partir du Liban. Donc là, c'est pareil.
Ils peuvent parfaitement avoir décidé d d'avoir infiltré des gars qui peuvent...
Avec un bateau, j'en sais fouchement rien pour dire la vérité. Tout est possible. Oui.
En fait, c'est ça et c'est lourd à taper. Général Pellisrandi. Ce que l'on sait aussi, c'est que les Iraniens utilisent le système de guidage chinois Baidu.
Ça, c'est un élément qui est très...
Alors, le Baidu, c'est un petit peu l'équivalent du GPS ou de Galiléo européen. Et donc, ils ont développé des technologies à partir du Baidu et donc, ce qui veut dire que le brouillage du signal émis par les satellites Baidu, c'est compliqué. Donc, il y a une ingéniosité et très certainement, effectivement, ce qui est important, c'est pas tant l'effet cinétique.
C'est cette image qui est en train de circuler. – Mais évidemment, c'est pour ça que je disais tout à l'heure à Guillaume, symboliquement, d'être frappé en trois endroits différents sur trois emprises américaines le même jour. Ulysse Gosset, pardon, mais pour Donald Trump, on l'a entendu d'ailleurs à tout à l'heure, ça le fait forcément réagir, ça, Donald Trump ?
Oui, ça le met en colère. D'ailleurs, il est mécontent, Donald Trump. Il est mais comptant vis-à-vis des Britanniques qui refusent de participer à l'opération, vis-à-vis des Espagnols qui refusent de prêter leur base.
Heureusement, ce soir, il n'a pas cité du tout la France. On a été épargnés, si j'ose dire. Mais pour Donald Trump, effectivement, c'est surtout délicat vis-à-vis de son opinion publique parce que les chaînes de télé américaine ce soir, c'est-à-dire pour nous dans la nuit, elles vont diffuser toutes ces images.
Elles vont confirmer la fermeture des ambassades, des difficultés des consulats. Et donc, effectivement, ça n'aide pas à justifier l'opération qui est contestée parce qu'elle n'est pas légale. Elle n'a pas été l'objet d'une consultation du Congrès non plus.
Et donc, il faut rappeler qu'il y a simplement un Américain sur quatre qui soutient cette guerre en Iran. Une petite information, puisque vous vous intéressiez beaucoup à l'ampleur de l'intervention israélienne en Iran, le porte-parole de l armée israélienne, a dit ce soir qu'en quatre jours, Israël avait largué autant de bombes que pendant les douze jours de l'opération de juin dernier. C'est-à-dire l'aspect absolument considérable.
Et puis une dernière information que je viens de trouver sur également les sites d'information de l'armée israélienne. Ce fameux site nucléaire clandestin dont nous avons parlé au début, qui a été frappé, qui s'appelle le site de Mine Zadai, eh bien on apprend que c'est un site qui aurait été dédié à la conception de composants essentiels à l'ogive nucléaire iranienne. Donc c'est confirmé par...
Et puis deuxièmement, cette frappe s'inscrit dans une campagne qui est destinée effectivement à anéantir complètement le système enfin tout le dispositif destiné à fabriquer une arme atomique et à détecter des sites secrets qui ont été effectivement créés par les iraniens après les campagnes de bombardement de juin dernier guillaume ansel l'ambassade des états unis à dubaï est à peu près à 200 km des côtes iranien donc on est parfaitement dans la portée qu'indiquait didier ce qui embêtant c'est qu'effectivement le Le message envoyé aux Etats -Unis, c'est que vous n'arrivez même pas à assurer la protection de vos propres emprises dans les pays du Golfe qui sont censés être protégés par les Américains. Donc c'est assez gênant comme message alors que Paradoxalement, quand les Iraniens tirent des missiles En général, ils se tirent une balle dans le pied Parce qu'à ce moment-là, ils dévoilent immédiatement l'emplacement des lanceurs Et avec le réseau de renseignements américain Ils arrivent à savoir d'où viennent les missiles, quelle est la course qu'ils ont faite, donc de quel stock ils sont sortis. Ce qui veut dire que depuis quatre jours, chaque fois que les Iraniens tirent des missiles, en réalité, ils font détruire le site et le stockage de provenance, alors que quand ils tirent des drones, en général, on n'arrive pas à détecter l'origine parce que ça peut être un simple conteneur maritime qui s'est ouvert pendant trois minutes.
Ce qui est absolument extraordinaire ce soir, c'est qu'on a appris que le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait fait une proposition de troc. aux Américains en disant je vous donne tous mes systèmes de détection et d'interception des drones que nous utilisons dans la guerre en Ukraine, et en échange vous nous donnez des missiles anti-missiles patriotes pour empêcher les bombardements de l'armée russe en ukraine ça veut dire que les ukrainiens c'est eux qui ont changé la donne de la guerre avec l'arrivée des drones avec les ingénieurs avec des techniciens spécialisés et donc ces systèmes là pourrait effectivement être utilisé dans le golfe alors encore une fois on a cette image ce soir c'est l'une des informations de la soirée qu'on voyait à l'instant image à dubaï avec le consul américain qui a donc été frappé par un tir de drone je voudrais aller au mur d'image ce soir pour essayer de vous montrer vous décrire la stratégie de riposte iranienne vous avez entendu encore aujourd'hui ses frappes multiples on parle de dubaï ici les sites vous avez muté vous allez voir qu'il ya évidemment une stratégie derrière tout ça avec un minimum de projectiles il provoque un maximum de déstabilisation pour bien comprendre ça on va s'intéresser à quelques unes des cibles visées par l'iran aujourd'hui ou hier ici par exemple regardez oman le port de doukhme au départ petite ville de la côte du sultanat croissance vitesse grand v c'est un port de pêche un poumon économique doukhme est sert aussi aux armées américaines, aux armées britanniques notamment. Quelques drones envoyés sur un réservoir de pétrole, ça suffit à mettre tout le monde sur ses gardes à Oman.
Oman qui était pourtant médiateur dans ce conflit, le message, il n'y a plus de médiation qui compte, tout le monde peut être frappé. Les Émirats, on en parlait tout à l'heure avec notre correspondant du côté de Dubaï, Fujaira, la société pétrolière de Fujaira, c'est la même chose, port capital notamment pour que les navires qui passent dans la zone puissent faire le plein, je le dis de manière un peu béotienne. C'est évidemment stratégique pour la marine marchande.
Un drone ou un missile intercepté, les débris provoquent un début d'incendie. Avec un projectile, vous perturbez encore un peu plus le commerce mondial. J'ajoute, et on en parlait, les ambassades américaines en Arabie saoudite, du côté du Koweït également, visées par des drones.
Là, le message est plus frontal, anti-américain, on déstabilise au passage l'Arabie saoudite et de Koweït. On peut ajouter deux cibles, les proxys, les soutiens de l'Iran en action. Kfar Yuval, c'est dans le nord d'Israël.
Kfar Yuval l'a aussi touché. Et on va aussi parler d'Elat. Alors Elat, c'est très intéressant.
Regardez, c'est un inquiétant aussi, évidemment, parce que là, on est toujours en Israël. Première attaque dans cette guerre venue d'Irak. C'est une milice chiite, une milice chiite basée en Irak, qui est venue frapper, milices soutenues évidemment par l Iran, qui a lancé l'attaque.
Nouveau front dans cette guerre. Le message des Iraniens, on le comprend ce soir, la menace peut venir partout. Je reviens au pays du Golfe.
On va retrouver Clémence Dibout tout de suite du côté de Doha au Qatar. Est-ce qu'à force d'être harcelé, si je puis dire. Ces pays du Golfe, Clémence, pourraient finir par entrer de plein pied dans cette guerre ?
C'est toute la question qu'ils sont en train de se poser entre eux. En tout cas, c'est déjà une escalade assez marquante notamment parce que le qatar hier a annoncé avoir abattu deux avions de chasse iraniens qui s'apprêtaient à rentrer sur leur territoire donc ça ressemble quand même à une escalade en fait quand on comprend bien les pays du Golfe ne sont pas tout à fait d'accord sur la riposte, la manière d'apporter une riposte à l'Iran. Ils sont tous d'accord sur le constat une solidarité générale, une dénonciation de cette agression iranienne.
Je cite les mots de leur communiqué de ces pays du Golfe et que je cite encore l'Iran doit payer. Alors comment l'Iran doit payer ? Et bien en fait vous avez d'un côté les pays comme le Bahreïn ou les Émirats Arabes Unis, c'est souvent les pays qui ont signé les accords d'Abraham.
Les accords d'Abraham c'est quand les pays arabes reconnaissent l'état d Israël. Eux ils sont plutôt à vouloir rentrer dans la coalition internationale avec les Etats-Unis et Israël pour aller bombarder l'Iran ou en tout cas pour rentrer en guerre contre l'Iran ou un minima, ouvrir leur base aérienne pour les Emirats Arabes Unis, Naval pour Bahreïn pour aider les Américains en support. Mais de l'autre côté il y a l'Arabie Saoudite et le Qatar qui eux eh bien ont du mal à se dire qu'ils vont faire comprendre à leurs opinions publiques d'une entrée en guerre dans une coalition avec les Etats-Unis, avec Israël.
Ça pourrait très mal passer auprès de l'opinion et que donc peut-être ils cherchent pour faire une coalition à part, dans une coalition plutôt internationale mais pas forcément avec Avec les Etats-Unis et Israël, c'est ça qui est en train d'être discuté en ce moment. Ça passerait mal auprès de certaines opinions publiques d'être en guerre aux côtés d'Israël. Par exemple, on peut vous citer « Pour comprendre l'état d'esprit de la population au Qatar « Le ministre des Affaires étrangères a dû faire un démenti très officiel des rumeurs qui circulent dans le pays en ce moment que le Mossad, que des agents israéliens seraient sur place pour des attentats terroristes sur le sol du Qatar.
Évidemment c'est une rumeur complètement infondée mais elle circule sur les réseaux sociaux à tel point que le ministre du Qatar a dû les démentir ce soir parce que l'opinion publique n'a pas forcément envie à 100 % d'être du côté des Israéliens. Clémence Dibout avec Théo Touchet du côté de Doha au Qatar, 21h00 en édition spéciale toujours ce soir sur BFM TV, regardez avec nos équipes évidemment sur le terrain. On vient d'être avec Clémence Dibout à l'instant, on sera dans un instant du et on se retrouve en direct de Dubaï avec l'information principale de la soirée puisque à nouveau un consulat ou une ambassade, dans l'occurrence c'est le consulat américain à Dubaï, a été visé donc par un tir de drone et ça a été confirmé ce soir par les autorités Emirati.
Oui, les autorités qui nous parlent d'un incendie précisément provoqué par un drone près du consulat américain, incendie qui est désormais maîtrisé, toujours selon les autorités, les équipes de secours étant intervenu immédiatement pas de blessés à déplorer cet incendie l'intervient dans un contexte où les explosions elles ont repris ici à dubaï on n'avait pas eu depuis plus de 24 heures et là depuis 20h30 en heure local, ça se diffuse dans plusieurs parties de la ville. Très grosse explosion par exemple dans la marina de Dubaï où je me trouve après une journée très calme sauf du côté de Fougéra là on se rapproche du détroit d'Hormuz du côté du golfe d'Oman ou à un Un dépôt pétrolier a été incendié également par des débris de drones. Au total, depuis le début du conflit avec l'Iran, les autorités parlent de plus de 800 drones qui ont été intercettés, le plus souvent avec des F-16 ou avec des mirages de la propre armée des Émirats.
Mais la France a également participé à ces opérations, des drones ont été abattus dans les toutes premières heures du conflit, a dit Emmanuel Macron, notamment avec des rafales. Alors la réaction des autorités c'est toujours ici une posture défensive oui de la défense mais sans indulgence et sans hésitation ça c'est ce que disent les armées des émirats dans l'après midi elle se déclare parfaitement préparée en termes de capacité militaire plus haut niveau de préparation pour se défendre et ce, quelle que soit la durée de l'escalade. Léo Dumas en direct de Dubaï.
On va tout de suite rejoindre Antoine Ellard du côté de Washington, la Maison Blanche. Antoine, comment est-ce qu'on réagit du côté de Donald Trump ce soir quand on voit que les ambassades ou les consuls américains du côté du Koweït, de l'Arabie saoudite et désormais c'est l'information de la soirée de Dubaï ont été touchés notamment par les tirs de drones Alors il n'y a pas de réaction à cette dernière attaque, mais hier après que l'ambassade de Riyad avait été touchée, Donald Trump a réagi en disant qu'il ne laisserait pas cette attaque impunie et qu'il promettait de se venger. Vous l'avez dit, c'est la troisième fois en l'espace de 24 heures qu'un bâtiment diplomatique américain est visé.
Les Américains avaient quelque peu anticipé ce risque puisque plusieurs ambassades dans la région ont été fermées. L'ambassade au Liban, notamment, est fermée. L'ambassade en Arabie Saoudite désormais est fermée également.
Et puis le personnel non essentiel de la plupart des ambassades du Moyen-Orient ont été évacués. Et ces ambassades-là sont partiellement fermées. Mais ce qui est assez frappant, c'est qu'on a le sentiment que les Américains ont été un peu pris de court par la riposte iranienne et le fait que l'Iran aille frapper des pays que Donald Trump pensait à l'abri.
Donald Trump l'a reconnu d'ailleurs tout à l'heure lorsqu'il a pris la parole depuis le bureau Oval. Il s'est dit surpris par le fait que l'Iran frappe, dit-il, des pays neutres. C'est l'expression employée par Donald Trump.
Un peu plus tôt, il y a quelques minutes, Donald Trump a également publié un message sur son réseau social qui concerne cette fois le détroit de Hormuz. Donald Trump demande à la banque du développement américaine d'assurer tous les bateaux qui circulent par le détroit d'Hormuz, tous les bateaux américains, en particulier ceux qui transportent du pétrole. Trump dit aussi que l'armée américaine est prête à escorter ses bateaux si nécessaire.
C'est évidemment un point très important pour Donald Trump, le commerce maritime qui passe par le détroit d'Hormuz, le commerce de pétrole, on le rappelle c'est un axe extrêmement stratégique. Donald Trump regarde les prix du pétrole qui sont en train d'augmenter à la pompe aux Etats-Unis, une augmentation de 11 centimes déjà depuis hier, on est passé au dessus de la barre symbolique des 3 dollars le galon. Et Donald Trump le sait, s'il veut que cette guerre dure et que l'opinion publique ne se retourne pas complètement contre lui, il faut aussi que les prix du pétrole restent stables, en tout cas ne flambent pas.
Ce serait évidemment très mauvais pour cette guerre qui est déjà largement impopulaire aux Etats-Unis. Antoine Hollard à la Maison Blanche ce soir en direct dans cette édition spéciale sur BFMTV avec donc cette attaque de drones désormais au consul américain à Dubaï, information donnée par les autorités Emiratis ce soir. Le feu a été éteint, il n'y a pas de blessés, mais on est quand même, Didier François, je reviens sur ce que disait à l'instant Antoine Hollard, surpris de la surprise des Américains.
C'est-à-dire que ça ne pouvait pas être anticipé ? C'est facile à dire de mon Non, mais ça pouvait être anticipé et ça aurait dû l'être. D'ailleurs, ils l'avaient partiellement anticipé dans la mesure où ils ont pris presque trois semaines pour bouger un nombre incalculable de pièces de défense antimissiles depuis l'Asie.
Ils en ont récupéré au Japon, ils en ont récupéré sur leur base aux Etats-Unis, ils ont fait voler des des dizaines d'énormes avions cargo militaires pour amener ce qu'on appelle les systèmes TAD, qui sont des trucs pour taraper très haut, des patriotes, etc. Donc ils avaient bien pris en compte l'affaire. Mais c'est ça qui est étonnant dans la surprise stratégique.
C'est comme pourquoi est-ce que le guide et ses clampins sont allés faire une réunion alors qu'ils étaient menacés. C'est toujours la même chose, en fait. On s'est dit bon, il y a ce risque-là.
Donc ça, c'est comme quand vous cochez la case, quand vous faites un check et que vous n'y croyez pas vraiment ou la ceinture, on l'attendra. Et bien voilà. Donc ils ont mis les bicides, mais ils se sont dit bon en fait, a priori, comme d'habitude, ils vont faire comme d'habitude, les autres, ils vont taper sur Israël.
Bon voilà. Pas de Bolles, les Skoula, ils ont choisi de faire autrement. Et évidemment, ils ont une petite fenêtre d'opportunité, ça marche.
Ils ont choisi que plutôt d'avoir des effets militaires, d'avoir des effets politico-économiques. C'est ultra efficace. Et c'est de la dissuasion.
Et puis j'arrête parce que je suis trop long, je suis désolé. Mais c'est un truc du faible au fort, en fait. Ils les ont pris à l'envers.
Ils ont fait une prise de judo, puis hop ! Ulysse, puis Guillaume Ancel, Ulysse. Les Américains avaient quand même anticipé, puisqu'ils avaient réduit les nombres des personnels non essentiels de leurs ambassades, de leurs consulats et des bases américaines.
Donc ils avaient notamment la grande base du Qatar. Elle a été, je ne dirais pas, vidée, mais en tout cas, il y a eu beaucoup de mesures prises pour déplacer des personnels en cas d'attaque. Mais ce que n'avaient pas effectivement prévu les Américains, c'est que les attaques ne seraient pas uniquement sur les bases, même si c'est ce que disent les Iraniens, nous visons les bases américaines, mais en réalité, ça vise des hôtels, ça vise des consulats, ça vise des ports et ça vise aussi des bases françaises.
Et puis il y a Chypre. Personne ne l'avait vu, je dis. Personne n'avait vu, mais or c'est très important parce que Chypre, c'est quoi ?
C'est l'Union Européenne c'est un pays membre de l'Union Européenne donc on est en fait qu'on le veuille ou non impliqués d'une manière ou d'une autre et même d'une manière certaine. D'ailleurs ça permet de rappeler que ce soir la Grande-Bretagne envoie un navire de guerre à Chypre donne des moyens d'interception de drones à Chypre et la France, le président de la République en a parlé va également aider l'île à mieux se défendre. Donc on voit que les Iraniens malgré la stratégie du faible au fort qui dont l'issue est incertaine, ont réussi à changer la donne et à provoquer une grande inquiétude pour ne pas dire un embrassement régional. – En fait, pendant les trois premiers jours, les Iraniens ont plutôt une non une non-stratégie de riposte ou une stratégie de riposte quasi suicidaire.
C'est-à-dire qu'ils ont essayé de tirer sur Israël alors qu'évidemment, il y avait un dispositif très lourd pour le protéger et de tirer sur les bases américaines où les Américains avaient parfaitement anticipé le fait qu'Israël la cible. Je pense que, d'une part, au bout de trois jours, il y a l'effet « le gouvernement était décapité », mais il y a déjà leur successeur qui commence à réfléchir à la suite. Et puis surtout, il y a les effets collatéraux de ces frappes, qui ont été un échec les trois premiers jours.
Mais par contre, ce que les Iraniens ont observé, c'est ce qui se passe à côté. C'est-à-dire quand ils frappent sur une base américaine dans les pays du Golfe et que les missiles sont interceptés mais qu'il y a des débris qui tombent à côté et Et que ça crée beaucoup d'émotion dans l'opinion internationale, le fait qu'un hôtel à Dubaï ou que des touristes soient inquiets de voir une explosion. Je pense malheureusement que ça les a inspirés de changer de tactique et plutôt que de chercher à toucher une base américaine dont Ulysse rappelait que pour l'essentiel, elles ont été vidées ou très protégées.
Finalement, taper ces pays-là, c'était une manière de toucher une corde beaucoup plus sensible qui est celle de l'opinion internationale, y compris dans ces pays, et de la société américaine qui se dit mais c'est quoi cette opération ? Qu'est-ce qui est en train de se passer ? Je rappelle qu'il y a beaucoup de ressortissants américains dans cette région qui sont aussi extrêmement inquiets.
Général Paysrandi. Je voudrais revenir sur le Golfe arabo-persique et ce que disait Antoine Lard. Il faut savoir qu'il y a 3200 navires de commerce enregistrés qui sont bloqués dans le Golfe arabo-persique.
Ça représente 4 % de la flotte mondiale et qu'il y a 70 superpétroliers bloqués, soit 8 % de la flotte mondiale. C 'est chiffre pour comprendre que c'est vraiment une problématique majeure et comme le disait Antoine depuis et Washington, c'est une préoccupation qui impacte tout le monde. Voilà, ça, c'est une donnée brute, fiable, donc 3200 navires de commerce enregistrés, c'est-à-dire des gros bateaux, je ne parle pas des petits bateau de avec une donnée particulière quand on parle de dubaï notamment ce soir release gosset c'est qu'il ya encore un nombre incalculable de français 2 et 2 d'étrangers d'occidentaux qui sont sur place j J'avais des témoignages cet après-midi de gens qui étaient dans le désert juste à côté de Dubaï et qui disent c'est simple, les drones on les voit passer en réalité.
On les voit passer au dessus de nous et des gens qui étaient en panique précisément parce qu'ils sont bloqués là et qui voient passer ces drones. On a un chiffre, le quai d'Orsay a indiqué qu'il y avait 25 000 Français qui s'étaient inscrits sur le fil d'Ariane, vous savez le site spécialisé pour les Français à l'étranger et qui sont inscrits pour savoir comment la situation va évoluer, quels sont les vols qui sont prévus etc. D D'ailleurs on a appris qu'il y a deux vols donc qui sont arrivés chargés de ressortissants, mais ça va au-delà des touristes.
Alors pour les touristes c'est pas de chance et c'est traumatisant parce qu'effectivement ils sont en vacances et au moment de passer la journée dans le désert, ils voient des drones au-dessus de leur tête, c'est traumatisant, c'est très stressant. Mais il y a surtout je dirais pour le long terme 400 000 Français qui vivent dans tous ces pays, qui sont dans la guerre aujourd'hui, en tout cas qui sont dans une menace de conflit régional et ça représente là des intérêts économiques extrêmement lourds. On a appris tout à l'heure que le groupe Total, dont on connaît la puissance et l'importance, avait décidé de rapatrier toutes les familles de ces expatriés en France.
Ça va être une gestion très compliqué à organiser il y a des groupes qui travaillent en arabie saoudite il y a des savez qu'on a des contrats de vente de rafales aux émirats 80 avions rafales vendus il ya des 20 rafales rendu au qatar au qatar il ya plusieurs sur milliers de Français qui vivent. Donc, si vous voulez, il y a toute cette catégorie de gens qui, à l'année, vivent et travaillent là-bas qui sont en train de se demander est-ce que la région va basculer dans une guerre longue ou seulement dans quelques semaines de traumatisme. Et puis, évidemment, je ne parle pas des Français qui sont au Liban et des Français qui sont en Israël.
Il y a plus de cent et quelques mille Français, 120 000 Français qui vivent en Israël, qui sont eux aussi impactés par les tirs de missiles du Sud-Liban, du Hezbollah ou de l'Iran. Lisa Hadef avec nous ce soir dans cette édition spéciale. Bonsoir Lisa pour nous donner les dernières infos notamment concernant le Liban où on sera dans une seconde.
Oui parce qu'Israël annonce ce soir avoir Tué à Téhéran, un haut commandant iranien en charge du Liban. Il s'agirait d'un officier de liaison du Liban de la force des gardiens de la Révolution chargé des opérations extérieures iraniennes. On va retrouver au Liban Clotilde Bigaud en direct pour BFM La journée a commencé avec de lourdes frappes ce matin très tôt qui se sont arrêtés aux alentours de 9h ici puis ensuite plus rien jusqu'aux alentours de 13h-14h à peu près où là il y a eu des tirs des frappes sur la banlieue sud, des frappes sans avis au préalable de l'armée israélienne.
Il faut savoir que lorsque l'armée israélienne bombarde la banlieue sud de Beyrouth, généralement, il demande au préalable d évacuer certaines zones. Mais là, ce n'était pas le cas. Il y a deux frappes assez fortes au début de l'après-midi.
Et apparemment, cela aurait été… En fait, ce qui aurait été visé, c'est un regroupement de membre du Hezbollah. On n'a aucune information par la suite, mais cela expliquerait ainsi pourquoi l'armée israélienne aurait bombardé sans prévenir auparavant la population libanaise. Clotilde Bigot en direct de beyrouth l'information importante aujourd'hui aussi didier françois c'est donc que l'armée israélienne est entré en territoire libanais on peut pas encore parler d'offensives terrestres généralisées évidemment mais elle a commencé à entrer sur ce terrain et noir libanais.
Oui absolument, c'est au moins c'est à minima une incursion puisque en fait la 91ème brigade de la Galilée...
On en parlait hier qui était juste derrière la frontière hier. Hop elle est passée et on peut penser qu'on ont débuté des opérations de prise de contrôle d'une grande partie de la bande du Sud. L'année dernière, il y a eu un cessez-le-feu signé entre Israël et ce qui restait du Hezbollah qui avait quand même été bien ratatiné.
C'est un cessez-le-feu d'ailleurs négocié par la France et les Etats-Unis. Il avait été qu'il avait été décidé que les Israéliens se retiraient du sud Liban, donc de la bande de 30 kilomètres entre le fleuve Litanie et la frontière israélienne, en échange du fait que le Hezbollah désarmait. ces milices.
Il se trouve que le Hezbollah, non seulement n'a pas les herbes et les milices, mais l'a attiré. Donc évidemment, les Israéliens ont décidé d'aller faire ce qu'ils essayaient de faire et voulaient faire depuis longtemps, c'est-à-dire nettoyer cette bande de sud des infiltrations du Hezbollah. Le problème étant que, faisant ça, d'abord, un, effectivement, ils rentrent quand même au Liban sur un territoire national et deuxièmement, ils ont chassé devant eux les gens qui habitaient dans les villages autour et qui sont montés il y a 58 000 réfugiés qui arrivent sur Beyrouth.
Et donc, en fait, le Hezbollah, en attaquant Israël, a bien pris le risque de mettre le Liban prisonnier d'une guerre qu'elle ne voulait pas. La deuxième chose qui a été faite et ce qu'a expliqué notre correspondante sur place c'est que ont été frappés et c'est très intéressant ce que nous disait lisa pour la première fois le responsable de la coordination militaire entre le hezbollah donc la milice libanaise et les gardiens de la révolution en Iran. C'est la fameuse force Al-Qot qui est une force de projection de puissance, c'est une sorte de service secret idéologique et islamiste qui organise, contrôle, arme et et coordonne l'ensemble des milices islamistes de la région, qui est très présent au Liban, et surtout en Irak.
Je pense que l'Irak, on va voir un sujet assez rapidement là-dessus. On verra dans un instant sur les images que vous voyez au centre de votre C'est un autre écran qui sont ces chars israéliens qui étaient jusqu'à maintenant positionnés derrière la frontière. Mais il y a une séquence que je voulais vous montrer ce soir.
Clotide de Bigot nous en parlait à l'instant du côté de Beyrouth. Ce sont ses frappes, si ciblées contre notamment les installations du Hezbollah. Regardez ce que ça donne, comme si vous y étiez entre guillemets à la place justement les habitants de Beyrouth.
Au Moyen-Orient, nous avons pu évacuer plus de 9000 ressortissants. Nous avons 15 000 ressortissants. Nous avons 15 qui ont demandé à partir.
Nous avons identifié, nous allons continuer d'identifier des vols charter et des vols commerciaux également pour rapatrier les choses. Évidemment, la difficulté aujourd'hui, c'est que nous avons des vols qui sont déjà en cours et certains vols ont dû faire de demi-tour, mais nous réglerons ces problèmes. Voilà ce que j'aimerais dire aux Américains qui se trouvent au Moyen-Orient.
Il est important, s'il vous plaît, à la fois de prendre note de de notre site Internet et de notre numéro de téléphone parce que nous devons savoir où vous vous trouvez. Vous devez vous inscrire pour que nous puissions, alors que les opportunités d'évacuer apparaissent, que nous puissions vous contacter. Il y a différentes manières d'évacuer les charters, des vols militaires, les vols commerciaux également, d'autres itinéraires alternatifs à partir d'autres pays qui ont des aéroports qui fonctionnent.
Donc tout cela doit pouvoir se faire pour évacuer, mais il faut commencer par savoir où vous vous trouvez et comment nous pouvons Donc je demande à toute la presse, les médias, s'il vous plaît, de diffuser ces numéros ainsi que le site internet pour que tout le monde puisse nous contacter et s'inscrire. Il y a des milliers d'appels que nous avons reçus. Il y a déjà 16 000 personnes qui ont demandé d'être évacuées.
Je vous demande de vous rapprocher du consulat les dernières années, Je vous demande de vous rapprocher du consulat. Les Les dernières nouvelles que j'ai reçues il y a quelques secondes, c'est qu'un drone malheureusement a frappé un parking près d'un immeuble d'habitation et qu'un incendie a été a été enclenché, et nous avons dû évacuer le personnel présent. En fait, il y a un peu plus bas à Et à Bagdad également, différents postes ont dû être évacués.
Nous avons accès dans donc à des plans de secours pour ces lieux qui sont ciblés. Les objectifs sont les mêmes, ceux qui ont été identifiés dès le départ et expliqués clairement hier. Nous n'allons pas permettre à l'Iran de se cacher derrière l'immunité et d'accumuler des capacités Et c'est donc une opération conjointe qui est en cours pour détruire systématiquement les capacités de missiles nucléaires ainsi que des missiles conventionnels.
Comme nous l'avons appris, nous sommes dans les temps. Le plan se déroule comme prévu. Et ce que vous allez voir, c'est que ces prochains jours, vous allez pouvoir détecter les changements dans l'échelle de ces attaques alors que les forces militaires les plus fortes au monde s'organisent pour ne pas laisser ce régime à se cacher derrière son immunité, ce régime terroristes, radicals ne peuvent pas avoir l'arme nucléaire.
Nous avons vu ce qu'ils étaient prêts à faire à leur propre peuple, à massacrer leur peuple dans la rue et d'imaginer ce qu'il nous ferait à nous, ce qu'il ferait aux autres. Le président Trump ne permettrait pas que cela se fasse. C'est vrai.
Monsieur le Président, vous parlez de l'Israël. Monsieur le Président, je peux tous les entendre. Oui ?
Monsieur le Président, vous m'avez dit que l'Israël a Cette déclaration est fausse. Étiez-vous là hier. Hier, on m'a demandé si on était entrés dans la guerre à cause d'Israël et j'ai dit ce n'est pas vrai, ce n'est pas le cas.
J'ai dit ça allait de toute façon avoir lieu. L'Iran, l'Iran, n'allait pas pouvoir se cacher et renforcer ses capacités nucléaires. Ça, c'est la décision qui avait été prise.
Et nous avons pris la décision de de détruire systématiquement ce développement de programmes nucléaires. Et voilà pourquoi nous avons voulu faire cette opération conjointe. Elle est conjointe, mais ce n'était pas l L'intention, en tout cas, ce n'était pas la raison pour les frappes.
C'est ce que j'ai dit hier. Et si vous allez diffuser mes déclarations, il faut les diffuser en Le Congrès vote, évidemment. Ils peuvent le faire puisqu'il y a des mécanismes en place pour cela.
Et nous avons obéi la Constitution comme tous les autres présidents avant nous. Cependant, nous avons prévenu le le Congrès, nous avons envoyé cet avis 48 heures avant, comme cela était prévu. Et il n'y a plus de temps que j'ai obtenu de Et il y a plus de transparence que d'autres administrations en ce sens.
Donc nous avons été conformes à la loi, au-delà même de la conformité. Et il y a une vraie menace, il y avait une menace réelle envers la sécurité des États-Unis. Est-ce qu'il y avait un plan en place d'évacuer les Américains avant l'attaque ?
Est-ce qu'il y avait un plan en place pour évacuer les Américains avant les attaques. Alors, nous sommes en train d'évaluer les difficultés qui se présentent. Mais dans certains cas, les aéroports ont été touchés par des frappes, ont été attaquées.
Si l'espace aérien est fermé et bien on peut avoir les avions qui étaient prévus pour l'évacuation mais qui ne peuvent pas décoller. Donc voilà les défis auxquels nous sommes confrontés. Mais évidemment, il y a des défis auxquels nous sommes confrontés.
Mais évidemment, nous allons venir en aide à tous les ressortissants américains. Il y a 1 600 Américains qui ont demandé de l'aide. Ça va prendre un petit peu de temps puisque nous ne maîtrisons pas effectivement la fermeture de l'espace aérien, mais nous devons savoir qui vous êtes.
À nouveau, je le répète, je demande à tous les médias de diffuser les numéros, les sites Internet pour qu'on puisse y avoir vos noms et vos informations, vos coordonnées pour qu'on puisse vous évacuer au plus vite. J'aimerais clarifier ce que vous avez dit. Vous avez dit que nous savions qu'il y allait y avoir une action israélienne.
Oui, alors...
Une autre question spécifique avait été J'ai demandé les forces israéliennes. Laissez-moi répondre. On m'a posé une question très spécifique, mais je me suis demandé une question très spécifique Et en réalité, le président a déterminé que nous n'allions pas être les premiers à être frappés.
Nous n'allions pas mettre les Américains en danger. Et on nous a dit si on ne se lance pas les Nous allons avoir plus de blessés, plus de décès. Et c'est ce que le président a fait.
Il a mis la sécurité des Américains avant tout le reste. Et c'est ce qu'il va faire à chaque fois. En plus de Les frappes de l'Iran, qui se cachent derrière ces missiles et ces drones, eh bien ça leur permettait de développer leurs programmes nucléaires.
Et il n Et on n'aurait jamais pu savoir, avec ce régime terroriste, quand il l'aurait développé. Pourquoi est-ce que le président a déclenché les frappes et pourquoi cette semaine ? Alors, cette semaine, il y avait une opportunité unique d'action conjointe contre cette menace qui nous garantissait le succès maximum.
C'est ce que nous Nous voulions remplir l'objectif. L'objectif, à nouveau, l'Iran ne peut pas avoir d'armes nucléaires. L'Iran ne peut pas avoir les armes qui lui permettent de se cacher pour développer ce programme.
Donc 1. Nous allons détruire les missiles et les capacités de missiles. Nous allons détruire leur capacité de fabriquer ces missiles et détruire l'armée de mer.
Voilà les objectifs. et aujourd'hui, nous avions une opportunité qui nous donnait les meilleures chances pour atteindre ces objectifs. Voilà pourquoi.
Le président avait déjà pris sa décision. Il avait décidé d'agir. Le président a agi avec la fenêtre d l'opportunité qui nous donnait le plus de chances pour réussir.
Et vous allez le voir, nous allons détruire leur programme de missiles, nous allons détruire leurs usines, Détruire également leurs marines. Ces objectifs vont être atteints, même si ce sera difficile, il y a un prix à payer, mais c'est un prix bien moins que d'avoir l'Iran doté d'armes C'est Madame. Hey, guys, leave the chat for her, please.
What now? Well, that's not our notification to Congress. Our notification...
Listen, let me En ce qui concerne la vie donnée au Congrès, l'Iran est dirigé par des religieux fondamentaux lunatiques. Fous ! Ils essayent de développer un Un programme nucléaire en se cachant derrière des programmes de missiles, de drones et de terrorisme en espérant qu'on ne les attaque pas parce qu'on a peur de ces choses-là.
Le président a décidé de s'en prendre à eux, de détruire leurs missiles, leur capacité de construire des missiles, de détruire leurs marines pour qu'ils ne puissent jamais avoir les capacités de développer une arme nucléaire pour que le monde soit plus sûr. alors que ces radicaux n'ont pas accès à ces armes imaginaires seulement si c'était le cas. Vous ont critiqué.
Bien sûr que les démocrates critiquent, ils critiquent tout le temps, mais je vais vous dire quelque chose. Nous n'avons rien entendu, nous avons plus de questions que des réponses, vous marquez mes mots, mais nous faisons toujours ces briefings, on a évidemment ces questions, ces critiques, et pourtant on est transparents et on vous parle. Vous savez, il y a des gens à droite qui sont d'accord avec que.
Écoutez, le président des États-Unis a pris cette décision. Il a dit « L'Iran ne veut pas avoir accès à l'arme nucléaire et menacer le monde. Et si nous ne les frappons pas maintenant, dans un an, on ne pourra plus les toucher.
Et donc il a pris cette décision de se lancer dans cette opération conjointe qui nous donnait les plus grandes chances de Et la conclusion, elle a été basée sur le fait que si nous les attaquions en premier, eh bien cela nous coûterait moins de la prise de parole ce soir en direct sur bfm tv de marco rubio le secrétaire d'état T'es américain, ministre américain des affaires étrangères. On sera à Washington dans une seconde, mais il faut décrypter ce qu'on vient de voir Ulysse Gosset. On a un Marco Rubio face aux journalistes qui est quasiment dans un bras de fer avec les journalistes, qui est sur la défensive, qui est parfois obligé d'osser le thon.
Pourquoi ? Parce que ça fait 24 heures qu'il est acculé aux Etats-Unis, accusé d'avoir mis Trump dans l'embarras en réalité. Oui, la question essentielle c'est pourquoi Trump a-t-il décidé cette intervention samedi ?
Qu'est-ce qui l'a poussé ? Trump dit « C'est moi qui ai décidé parce qu'il y avait une menace imminente de l'Iran contre les Etats-Unis et contre Israël. Il fallait agir, sinon nous aurions pu être attaqués » et cela leur a fait beaucoup d'équilibre.
Mais Rubio n'avait pas dit la même chose. Il avait dit « En fait, nous avons appris qu'Israël allait attaquer l'Iran et donc nous aurions été obligés de réagir à une représailles de l'Iran contre nous. Et donc, il fallait avancer notre frappe.
Et donc, c'est Israël qui a forcé l'Amérique à entrer en guerre contre l'Iran. Évidemment, Trump ne pouvait pas l'accepter, c'est-à-dire accepter d'avoir été forcée par Netanyahou, ce que beaucoup de gens disent. C'est-à-dire à force de pression, de conviction, Netanyahou a convaincu Trump qu'il fallait intervenir.
Mais pas question d'admettre que c'est Israël et donc Netanyahou qui ont forcé Trump à intervenir. Donc la polémique a éclaté. Et ce matin même, Trump a été obligé de remettre les choses à l'endroit.
Et donc il est effectivement en difficulté. D'autant que les démocrates au Congrès et en général l'opposition lui reprochent d'être intervenus sans mandat international, sans avoir consulté le Congrès. Donc ça fait une énorme polémique.
Lui se défend en disant « de toute façon, il y a une menace iranienne ». Si on avait laissé faire d'ici un an, ils auraient fabriqué la bombe atomique et on n'aurait pas pu les empêcher. Antoine Delard à Washington, Marco Rubio acculé, c'est ce que l'on vient de voir.
Oui, en grande difficulté face au journaliste Marco Rubio sur deux sujets. D'abord vous l'avez évoqué, le sujet de la justification de cette guerre. En fait, depuis vendredi soir, depuis que la guerre a commencé, il y a eu toutes sortes d'explications de la part de l'administration américaine.
Marco Rubio hier a laissé entendre que c'est un peu Israël qui avait entraîné les Etats-Unis dans cette guerre. Ce matin, Donald Trump explique que c'est parce qu'il avait le sentiment, c'est le mot qu'il a employé, le sentiment que l'Iran allait attaquer. Et c'est pour cette raison qu'il a pris les devants et qu'il a préféré attaquer en premier pour ne pas subir rien.
Donc beaucoup de flou sur les explications fournies par l administration américaine, à un moment où cette guerre est contestée par le Congrès, en tout cas par les élus démocrates du Congrès qui estiment que ce conflit est illégal, que Trump aurait dû solliciter l'aval du Congrès avant de lancer ses frappes. L'administration américaine, elle estime qu'on est dans une situation d'urgence, qu'il y avait une menace imminente, même si elle a du mal à le prouver. Elle estime qu'il y a une menace imminente parce que dans ce cas-là, effectivement, la Constitution prévoit que le président peut lancer des frappes et peut lancer une opération limitée dans le temps.
Le deuxième sujet sur lequel Marco Rubio est en difficulté, c'est des critiques sur l'impréparation des Américains pour protéger leurs ressortissons qui sont dans la région. Hier, les Américains ont décidé ou ont ordonné à leurs ressortissons d'évacuer tous les pays du Golfe. 14 pays sont concernés par cet ordre d'évacuation.
Pourquoi avoir attendu hier pour le faire alors que les bombardements ont commencé depuis plusieurs jours et que l'espace aérien est fermé dans la plupart de ces pays Marco Rubio est en difficulté pour répondre à ces questions. Il explique qu'un numéro d'urgence a été mis en place pour venir en aide aux Américains qui souhaitent être évacués. Hier, l'administration disait partez mais débrouillez-vous par vos propres moyens.
Aujourd'hui, on apprend que des avions de l'armée américaine pourraient être affrétés pour évacuer les Américains qui le souhaitent. Bref, beaucoup d'impréparation, beaucoup d'improvisation comme si les Américains avaient été pris par surprise par la riposte iranienne qui vise des pays dont les Américains pensaient qu'ils seraient à l'abri. Et ça aussi, c'est reproché aujourd'hui au gouvernement américain.
Merci à vous Antoine Hollard du côté de la Maison Blanche. Une toute dernière information, Lisadev, dans cette édition spéciale. Oui, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie Atomic Raphaël Grossi dit ce soir sur X anciennement Twitter qu'il n'y a aucune preuve qui permet d'affirmer que l'Iran était en train de fabriquer une bombe nucléaire.
La situation reste inquiétante parce que l'Iran possède un stock d'uranium important et l'uranium enrichi et parce que l'Iran ne donne pas accès à toutes ces installations. Mais donc ce soir, Raphaël Grossi dit rien ne permet donc d'assurer que l'Iran était en train de fabriquer une bombe nucléaire. Aucune preuve, dit le patron de la IEA ce soir.
On va parler avec nos invités. Bonsoir Héloïse Fayyé, merci d'être là. Chercheuse au centre des études de sécurité de l'IFRI, responsable du programme de recherche, dissuasion et prolifération.
Avec également Lova Rinel. Bonsoir Lova. Chercheuse associée sur la dissuasion nucléaire et benjamin métrovert bonsoir benjamin on s'en a les spécialistes des questions internationales héloïse fayet qui en doit croire ce soir rafael grossi qui nous dit patron de l'agence internationale à l'énergie atomique il nous dit à l'instant qu'il n'y a aucune preuve du fait que les Iraniens soient proches de fabriquer une bombe, ou Donald Trump qui le disait tout à l'heure, on était à un mois d'une bombe iranienne ?
Quand même j'aurais tendance à plutôt croire Raphaël Grossi qu'il vit à des inspecteurs sur le terrain, qu'il n'est pas politisé, qui n'a pas intérêt à faire croire que l'Iran allait avoir une arme nucléaire pour justifier une telle attaque sur le sol iranien. Et donc évidemment que l'Iran n'a jamais eu d'arme nucléaire, ça il faut le Il y a évidemment eu des travaux jusqu'en 2003 vers la militarisation de la matière fissile dont l'Iran dispose encore aujourd'hui. Mais c'est certain que ce prétexte du nucléaire iranien est très pratique pour Donald Trump.
En revanche, il y a une menace concrète balistique, ça c'est certain. Il y a également une menace au niveau des proxys, donc ces milices souvent chiites qui sont plus ou moins instrumentalisées par l Mais au niveau du nucléaire, aujourd'hui non, il n'y a pas de risque concret que l'Iran fabrique une arme nucléaire au même titre par exemple qu'un arsenal nucléaire français ou américain. Sauf que, si j'ai bien écouté Lovarinel hier soir, vous nous avez dit, je ne sais plus si c'était menti ou balader, mais en gros que les Iraniens, depuis toutes ces années, nous baladent sur le nucléaire.
Je pense qu'il y a deux éléments. Pour être très précis, en fait, Raphaël Grossi parle d'un programme nucléaire structuré. Donc en fait, il faut il faut différencier plusieurs phases.
La première, en fait, c'est la matière fissile militaire. On parle donc de 90 % d'enrichissement d'uranium ou de plutonium. Donc là, on parle d'enrichissement d'uranium.
Ensuite, on parle de la miniaturisation des ogives. Ensuite, on parle d'une doctrine de dissuasion et des vecteurs. Donc effectivement, on va être très clair.
L'Iran n'a jamais eu ces quatre piliers qui pourraient parler d'un programme structuré d'armement nucléaire. C'est ce que dit Raphaël Grossi. Par contre, ce qu'ils ont toujours dit, et là je renvoie à leur rapport du 12 novembre dernier, ils disent que suite aux attaques sur Natanz et sur Le site de Nathan, c'était un des sites sur lequel ils avaient des inspections.
Les Iraniens disaient « Non, en fait, on va arrêter les inspections parce qu'on nous a bombardés, il n'y a plus rien ». Ils disaient « Il n'y a pas d'alerte ». Et là, je souscris à ce qui a été C'est dit par Héloïse.
Effectivement, il n'y a pas d'alerte d'imminence. Et c'est là où il faut dire concrètement que les Américains ont une autre...
C'est des faits alternatifs. Je ne sais pas comment on va dire ça. Mais ils ont une autre vision de la réalité.
Néanmoins, Il faut rappeler que la matière fissile, ces fameux 60 % d'enrichissement, vous savez ce dont on a parlé. Entre 0 et 5, c'est pour du nucléaire civil. 5 et 20, c'est Et pour le civil, l'électricité 5 et 20, c'est la partie médicale.
Pour réussir à 20%, vous avez besoin d'un réacteur de recherche. Celui-ci peut être utilisé, et ce qu'avaient fait les Iraniens, pour aller jusqu'à un enrichissement en 60, et en fait c'est pas linéaire, c'est pas en fait un jour vous arrivez à 20, et l'autre jour en fait. Ça met beaucoup de temps de faire de 5 à 60, c'est technique, c'est très long, donc ça met du temps les bombardements donc soit et ensuite de 60 à 90 c'est très rapide et c'est la même c'est la même technologie en fait pourquoi c'est une question de temps quand on parlait en fait que je parlais de réduire enfin de rallonger le temps de percer c'était l L'objectif militaire fait dans des conditions de droit international discutables, c'était l'objectif du JCPOA, je le rappelle.
Il y a eu l'accord qui avait été signé avec les Américains. Exactement. Et que les Américains ont décidé d'arrêter en le quittant.
C'était de rallonger ce temps de percer parce qu'on savait en fait que c'était une possibilité. Donc il faut faire la différence entre un programme structuré où on avait les 4 piliers que je viens de résumer et l'intention. Et par contre l'intention, ça c'est Ça, il l'avait effectivement.
Alors juste une chose, vous avez mentionné Natanz et Loïs Faillé. On a des images de Natanz, des toutes dernières images satellites parce que c'est un des sites importants du programme nucléaire iranien. Il avait été bombardé l'an dernier.
Il a été rebombardé. On a à gauche avant et à droite après. Est-ce que vous pouvez nous aider à lire ces images-là ?
Oui, alors déjà en fait il faut se rappeler qu'une grande partie des infrastructures iraniennes, nucléaires iraniennes, donc principalement la production et l'enrichissement d'uranium à l'aide de frontes réfugieuses, ça se fait évidemment sous terre afin d'être protégé et c'est notamment en juin 2025 pourquoi les Américains étaient intervenus après une première série de frappes israéliennes qui avaient permis de détruire la défense antiaérienne iranienne. C'était justement parce que seuls les Américains avaient les bombes nécessaires pour pénétrer en profondeur les sites nucléaires iraniens et pouvoir nuire à la capacité d'enrichissement. Donc là, ce qu'on voit, ce sont plutôt des bâtiments en surface qui ont été détruits.
Ce sont les trois rouges, évidemment. Donc ça peut être effectivement des sites de stockage de centrifuges ou des sites de stockage d'autres composants qui sont importants pour le programme nucléaire, pour l'instant civil de l'Iran. En tout cas, comme l'Oval a rappelé, c'est entre-deux, à la fois pas complètement civils, parce qu'ils enrichissent trop d'uranium, ils enrichissent trop d mais il n'y a pas de transparence sur leur programme nucléaire, mais en même temps pas militaire.
Mais ce qui est très important de noter, c'est que l'opération, nous en sommes au quatrième jour, et ce n'est que maintenant qu'Israël et les Etats-Unis frappent les sites nucléaires. Donc ça correspond bien au narratif qui a été poussé par les Etats-Unis de mettre petit à petit le nucléaire, un peu à part de leur objectif de guerre qui reste encore une fois aujourd'hui assez flou mais qui vise à neutraliser on va dire l'ensemble des composantes du système iranien. Donc à la fois le leadership politique, le leadership militaire, les capacités balistiques, de drones qui sont aujourd'hui la menace contre les pays du Golfe et puis effectivement les installations nucléaires mais là qui me semblent plutôt en fait pour satisfaire aussi une opinion politique, une opinion publique plutôt qu'une véritable...
On justifie l'opération. Il y a cette information donnée ce soir par les Israéliens, c'est qu'ils ont été, ils sont allés frapper un site secret du nom de Minzadaï. Absolument.
Alors je ne connais pas plus que vous ce site, mais ce que cela prouve en tout cas...
Non, mais on l'a découvert tout à l'heure en plateau, y compris Magdalé Galichier qui est pourtant un peu spécialiste de la chose. Ce que cela prouve en tout cas, c'est que visiblement les inquiétudes israéliennes qui année après année à la tribune de l'ONU, notamment par la voix de Benjamin Netanyahou ou le représentant israélien à l'ONU qui disait « Attention, la menace iranienne est réelle. Attention, l'Iran développe un programme nucléaire. » Ce sont des menteurs lorsqu'ils négocient avec vous parce que les Occidentaux jusqu'à présent et notamment la France ont privilégié la stratégie de négociation.
Les Israéliens, de leur côté, disaient tout le temps « c'est des menteurs ». Alors est-ce que ce soir, en agissant et en à la face du monde, nous faisons découvrir ce site, est-ce que cela prouve que les Israéliens avaient raison de la technologie, il ne faut pas oublier qu'il y a l'élimination des chercheurs. Ça c'est un élément qui est extrêmement important, c'est que lire la matière grise, entre guillemets, intellectuelle, c'est aussi une cible, donc des frappes américaines, des frappes israéliennes et on peut penser que dans ce centre secret, s'il y avait des chercheurs, ils ont été éliminés.
Et ça c'est un élément important dans l'ensemble des composantes du programme nucléaire. Sauf en sachant qu'au mois de juin, il y avait déjà une élimination de 60 chercheurs, je crois, de mémoire. Encore une fois, il y a des chercheurs, il y a les ingénieurs, c'est un collectif beaucoup plus large et qui fait, juste pour terminer sur la question, je rappelle que dans le JCPOA, dans les discussions...
Les accords de vie. Pardon, merci. Non, non, c'est pour que les gens comprennent parce que le JCPOA, c'est très technique.
Il y avait quand même, effectivement, j'entends ce que tu disais sur le fait des alertes des Israéliens, mais l'AEA, la France et l'Union Européenne étaient très au courant de ces sites secrets. On savait qu'ils existaient, mais on ne savait pas où ils étaient. Et ça faisait partie des éléments...
Ce que disaient les Israéliens, c'était que les Les Iraniens mentent lorsqu'ils disent qu'ils sont prêts à négocier, à ralentir le développement de l'ordre nucléaire. C'est là où il y avait une vraie divergence. Ils l'ont quand même fait sous le dispo.
Il faut qu'on aille d'abord prioriter au terrain et aller voir Igor Parce qu'il y a des pré-alertes qui ont été lancées à nouveau du côté d'Israël, de Tel Aviv ce soir. On va en parler avec vous, Igor. Mais d'abord, qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur ce fameux site secret de Minsadaï qui a donc été bombardé par les Israéliens Oui, il s'agissait d'un complexe nucléaire secret dans la banlieue est de Téhéran c'est l'armée de l'air israélienne qui l'a révélée dans dans lequel il y avait des scientifiques spécialisés en matière de nucléaire qui travaillaient clandestinement sur un outil fondamental du programme nucléaire iranien, s'il s'agissait du détonateur qui permet d'enclencher la bombe nucléaire et l'armée de l'air israélienne a attaqué ce complexe, ce bunker secret qui en fait a été pisté par les renseignements israéliens et donc le Mossad depuis plusieurs mois maintenant.
Il l'avait donc identifié ces derniers jours et l'ont donc bombardé il y a quelques heures ou quelques jours. On n'a pas le moment précis où cela a été effectué, mais en tout cas, il a bien été attaqué par l'armée de l'air israélienne. – Et ce y est, alors il y a une question qui va se reposer, c'est est-ce que ces opérations militaires repoussent de quelques semaines, quelques mois, quelques années la capacité iranienne à fabriquer une bombe.
Ce qui est quand même comique, c'est que rappelons qu'en juin 2025, après les frappes d'américaines, Trump avait assuré avoir oblitéré, je cite, le programme nucléaire iranien et il l'a tellement bien fait qu'aujourd'hui, il se sent… Il est nécessaire pour lui de le frapper à nouveau. Et la plupart des experts convergeaient sur le fait qu'en fait, non, les frappes en juin 2025 avaient certes permis de détruire une partie des capacités d'enrichissement de l'uranium, mais la plupart des missiles balistiques capables d'emporter un jour peut-être une tête nucléaire, eux, étaient toujours là. La connaissance est également toujours présente, même si une dizaine, effectivement plus d'une dizaine de scientifiques avaient été tués.
Et puis effectivement il est quand même difficile d'avoir une vision d'ensemble sur le programme nucléaire iranien, tout simplement parce que depuis que Donald Trump est sorti de l'accord de Vienne en 2018, les Iraniens se sont sentis entre guillemets trahis par les Etats-Unis. Eux avaient respecté quasiment tous leurs engagements de 2015 à 2018. Ils ont été ce qui fait qu'on a perdu énormément de connaissances sur le programme nucléaire iranien.
Et c'est ça qui a notamment permis aux Iraniens de maintenir ces sites plus ou moins secrets et qui n'étaient en fait pas secrets si jamais étant donné que les Israéliens, on peut les bombarder. Alors attention, il n'était pas secret parce que les services de renforcement font un travail formidable. Ils font un travail complémentaire de l'AIEVA, c'est certain.
Pas seulement complémentaire, un peu différent quand même, parce que typiquement par exemple, et pas que les Israéliens. Je rappelle que le cible de Fordot, qui est quand même un site secret, a été trouvé par les Français, alors que les Iraniens le planquaient depuis le début de sa Comment on le trouve ? Alors ça, c'est une traite de renseignements compliqués.
Ok, on ne peut pas lire ici, quoi. On l'a même laissé les Américains l'annoncer. On ne l'a pas revendiqué en tant que tel.
Vous voyez bien qu'en fait, Et donc tout ça est bien gentil, c'est que quand même on a un petit problème avec ce programme, quelque part. Alors certes, je ne pense pas qu'il y avait d'imminence, aucun service de renseignement disait que c'était imminent, à commencer par les renseignements américains qui après la FRAC avaient dit qu'on avait gagné un an voire deux et qui ils se sont même fait engueuler parce que Trump avait dit l'inverse. – Et puis, tout le temps ils disent, moi je ne sais pas si tu te souviens mais moi depuis 3-4 ans j'entends, on est à 2 semaines d d'avoir un goût.
On est à un mois d'avoir une goûte, on est à deux semaines d'avoir la matière sissile nécessaire pour avoir un goût. – Je suis d'accord avec vous, mais après, pour juste sortir du débat un peu technique et quand même rappeler 2-3 trucs à nos téléspectateurs, 1, quand on veut faire simplement de l'électricité ou si on veut faire simplement du médical, personne ne fait des centrifugeuses planquées sous des montagnes à 70 mètres. Nous, on le fait pas.
Les Allemands ne le font pas. Personne au monde ne fait ça. Personne ne l'enrichit à 60 % puisque le max, max, max, max, max, ça serait 20.
Personne ne met autour que des passes d'arrants, des services de sécurité et tout. Bref, ça ressemble à l'endroit où a été fabriquée la première bombe atomique américaine pendant la Deuxième Guerre mondiale. Parce que c'est quand même ça que ça ressemble, leurs affaires.
Personne ne déclenche des guerres à cause de ça donc voilà le problème qu'il ya derrière et personne ne vire les inspecteurs de la liua après avoir signé le traité de non prolifération donc c'est un peu tout ça quand même qui fait que malgré tout, et même si effectivement les Américains tirent un peu sur la corde pour dire imminence, pour pouvoir dire c'est pour ça qu'on a frappé, le danger de ce programme que l'on connaît maintenant depuis 30 ans, parce qu'il nous mène en bourrique pour Pour la faire, les négociations, et même si Trump a déchiré en 2018 l'accord de Vienne qui les limitait, on sait qu'ils ont des trucs clandestins. La preuve, c'est qu'ils nous ont quand même annoncé juste il y a neuf mois, juste avant les frappes américaine d'il y a 9 mois, un nouveau centre qu'ils avaient fabriqué ce coup-là sous la fameuse montagne de la Pioche, encore plus profond, encore plus complexe et qui n'a jamais été touché. Donc, attention, on ne va pas non plus totalement blanchir le régime Je n'ai aucun doute là-dessus, ni pour toi, ni pour moi.
En tout cas, on en découvre encore visiblement avec ce nouveau site. C'est l'une des informations de la soirée qu'on voulait développer avec vous. Merci Eloïse Fayet d'avoir été avec nous ce Ce soir, on l'a vu, Israël et les Etats-Unis poursuivent leur frappe tous azimuts contre l'Iran.
Aujourd'hui, ils ont notamment ciblé, ce sont des images qu'on voulait vous montrer ce soir à Com, au sud de Téhéran, le bâtiment qui abrique l'Assemblée des experts, ceux qui sont chargés de choisir un successeur à l et la Khamenei. Touchez aussi l'aéroport Merabad à Téhéran, plusieurs sites de missiles balistiques également. Là, ce sont les images de com que vous voyez.
Je voudrais qu'on s'intéresse tout particulièrement justement aux cibles visées dans Téhéran, dans la ville de Téhéran parce que ça permet de mieux comprendre la stratégie américano-israélienne. Dans tout ce brouillard d'informations, on va reprendre ici donc la carte de la capitale. On est là au nord de Téhéran, quartier des Vines.
Les bâtiments que vous voyez ici, ce sont les les bâtiments de la télé d'État. L'IRIB, l'un des principaux canaux de propagande du régime. Tout n'a pas été soufflé.
Les programmes télé se poursuivent via des studios de secours. On peut penser qu'il y aura d'autres frappes. Mais la première cible, on le comprend avec cette frappe-là, c'est donc la propagande.
Deuxième cible, deuxième carte, on va aller plus au sud, quelques kilomètres vers le sud. Et là, coincé entre un stade de foot et une salle de gym, c'est le siège des gardiens de la Révolution qui a été frappé. C'est le bras armé du régime après la propagande les israéliens et les américains cible donc la répression toujours plus au sud dans cette carte que l'on va voir apparaître cette troisième carte cette fois on va s'intéresser à quelques pâtés de maison le le quartier Pasteur, les frappes israélo-américaines ont visé notamment le complexe présidentiel, la présidence iranienne ici, le Conseil suprême de sécurité et le Conseil des experts qui encore une fois est chargé notamment de trouver un successeur à l'Ayotel al-Khamenei.
Les Israéliens le disent, là le but c'est tout simplement de désorganiser l'État iranien, je cite « de dégrader la continuité du système de commande Et je m'arrête un instant là-dessus. Vous avez vu ces visages apparaître. Mazoud Pézéchian, le président iranien, et Ali Dharidjani, le président du Conseil suprême de sécurité.
Ces deux-là, ils sont toujours en vie. Et ces deux-là, ils ne font partie des noms qui sont cités comme de potentiels relais si le régime venait à changer. Après la propagande, après la répression, c'est le régime directement ou ce qui reste du régime et de sa politique qui est visée.
Cinq cibles parmi des dizaines et des dizaines qui permettent ce soir de comprendre ce que cherchent à faire les Israéliens et les Américains en bombardant la ville de Téhéran. Benjamin Pétrovert, je vous vois suivre ce que je viens de dire, est-ce que ça correspond à ce que vous avez en tête sur la stratégie, notamment stratégie israélienne ? Ça montre plusieurs choses, Maxime.
Ça montre d'abord la grande précision de l'opération. Quand certains y voient quelque chose de brouillon, et j'ai entendu parfois des des commentateurs disent que tout cela est brouillon. Non, on voit bien que ce sont des cibles précises, qu'on ne tire pas dans le tas, que ce ne sont pas des bombardements au sens où ils sont larges dans le vide sur des populations.
Non, il y a les cibles qui ont été définies, qui aussi ont été des suivis, tracés. Ça dit que les services secrets sur le terrain font un travail impressionnant depuis des mois, voire des années. Et je pense d'ailleurs que ça doit laisser pensif les services secrets d'autres pays pour retrouver autant de chefs dans autant de localité, puisque au début de votre exposé, Maxime, vous montriez comme ce qui est à 150 km au sud de Téhéran où a eu lieu le tir israélien, israélo-américain ce matin qui visait le bâtiment de l'Assemblée des experts, qui est chargé de désigner le successeur de Khamene.
Attention, parce qu'à l'heure actuelle, on ne sait toujours pas s'ils ont véritablement été touchés, et même certaines sources sur les réseaux sociaux disent déjà que c'est le fils de Khamene qui a été nommé à sa place. Oui, alors on reste extrêmement prudents parce qu'il y a cette rumeur qui court. Ça reste – Reste flou. – Rumeur qui est démentie par d'autres… – Mais je vous le dis parce que la presse israélienne le relaie. – Non, vous avez raison, on va être transparents avec les téléspectateurs, c'est une rumeur qui court depuis qu'on est vraiment au stade de la rumeur, on essaie de vérifier tout ça et vous y Donc j'ai bien dit certaines sources Non non vous avez raison, juste une précision on est aussi en train de vérifier avec Savoche Ghazi qui est notre correspondant à Téhéran voir si les choses sont en train de s'accélérer et si on a ce soir, ce sera peut-être l'un des suspens de la soirée, un successeur à l'Ayatollah Khamenei.
Donc ça dit en tout cas que ces opérations ont été organisées avec un ordre très précis, souvenez-vous, le premier jour frappé un grand coup à la tête, le sommet avec les chefs, ensuite, et vous l'avez montré hier, on l'a suivi ensemble en direct, élimination de la communication avec les télévisions d'État. Autrement dit, on a déblayé le terrain, on a libéré le ciel iranien pour permettre de faire les opérations et toucher à partir d'aujourd'hui ce qui, pour les Israéliens, est peut-être l'une des choses les plus importantes, à savoir la menace nucléaire. Et de leur côté, les Israéliens annoncent également ce soir que les Iraniens, puisqu'on sait et on voit depuis 48 heures, que les Iraniens tirent un peu partout, dans tous les sens, de manière visiblement beaucoup moins organisés, alors que de leur côté, eux aussi se préparaient à cette guerre depuis des mois, voire des années.
On annonce côté israélien que désormais, il y a une diminution de quelque 70 % de tirs de missiles iraniens par rapport au premier jour du conflit. Donc ça dit aussi quelque chose sur la capacité du régime iranien à résister à l'offensive israélo-américaine. Mais, je suis totalement d'accord avec vous, les deux sites industriels et énergétiques du Qatar, Messaïed et Ras Lafène, c'était des drones qui ont tapé.
Donc, non mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut faire...
Ils peuvent alterner, faire attention. Non mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a une capacité de fabrication, je ne dis pas qu'ils vont en faire 2000 par jour. Je dis que ce qui les fait tenir, parce qu'ils sont dans une logique de ce que je disais depuis le début, de miner leur infériorité militaire, leur vulnérabilité militaire, il la transforme en nuisance stratégique dans la zone.
Donc ce côté brouillon dans la zone, finalement, ça a du sens pour eux et ça Vous avez raison, le mot d'ailleurs brouiller la zone est très juste parce qu'il y a un élément dont on ne parle pas du tout depuis trois jours et dont l'Iran s'est fait la spécialité ces 30 dernières années. C'est un mot qu'on ne cite pas parce qu'on est tellement occupé par cette guerre. C'est le mot terrorisme.
Et malheureusement, l'Iran a montré ces 30 dernières années des capacités à mener des explosions devant des ambassades, devant des sites militaires. Les Américains s'en souviennent malheureusement. En Amérique, la Les Français s'en souviennent également.
Peut-être qu'il y a encore cette possibilité-là de déclencher, je dirais malheureusement, parce qu'en général, quand il y a du terrorisme, ça vise des civils partout dans le monde. Mais en effet, vous avez raison, la capacité de nuisance des Iraniens. Si ce n'est plus par les missiles, ce sera peut-être par d'autres procès.
Didier ? Non, en fait, le problème, c'est faire attention sur une chose, d'abord, parce que ce n'est pas parce qu'ils tirent moins qu'eux ils n'en ont plus. On n'en sait rien, en vrai.
Ça peut être aussi un choix de passer à un moment sur du drone. Faire très attention avec ces choses-là. Honnêtement, tout le monde fait de la propagande sur les pourcentages, mais c'est de l'évaluation.
On ne fait que de l'évaluation. Ce que les Américains appellent les « matrix qui seraient des chiffres qui nous diraient vers où ça va honnêtement on ne peut pas dire à ce stade ils en font 70 % de moins c'est que 70 % de leur capacité sont cassées parce qu'on ne connait pas vraiment ni leur capacité de stock de départ ni ni en tout cas pas à notre niveau. Donc, en revanche, ce que l'on peut voir et ce que l'on peut dire à nos téléspectateurs, c'est les tendances.
Parce que ça, les tendances, ça ne trompe pas. Et effectivement, la tendance sur les missiles balistiques des Israéliens va baisser. Parce que là, pour le coup, entre les frappes et leur incapacité à construire sous frappe, on va avoir une courbe descendante alors que la courbe des opérations des Israéliens et des Américains, qui est planifiée sur quatre semaines, elle va augmenter.
Donc ça, on le sait. Après, à quel rythme ils vont arrêter de frapper ? Il y a des estimations en Israël qui disent que ce sera plutôt lundi, mardi, mercredi prochain.
Les Américains ne sont pas tout à fait sur les mêmes. Donc attention à ça, on n'en sait rien. Il y a quatre ans que sur la question de la guerre en Ukraine, on nous dit qu'ils auront plus de missiles, ils auront plus de missiles et on se trompe à chaque fois.
Donc il faut faire vachement gaffe à ça. En revanche, les tendances, elles sont celles-là. Mais ça veut dire qu'effectivement, ils peuvent passer à d'autres modes d'action.
On l'a vu aujourd'hui, le drone, ce que disait Lovace, le drone sur le consulat américain. Les attaques sur les pétroliers pour faire de la pression économique. Le terrorisme, en fait, de fait, commence déjà, puisqu'on a vu les géants de Halkot, donc le bras armé des opérations extérieures des gardiens de la Révolution et en Irak et au Liban, agir.
Donc bien sûr qu'ils vont...
Il faut faire attention parce qu'il y a un moment où ils vont essayer de...
Ils vont faire avec ce qu'ils ont et ce qui...
Ça va baisser. Si ça baisse sur une chose, ça peut repartir sur une autre. Donc c'est pour ça que c'est difficile d d'évaluer les rythmes, en fait.
Donc voilà, c'est tout ce que moi je voulais dire là-dessus. Mais je pense que c'est important de ne pas se leurrer sur simplement des pourcentages. Ne pas se leurrer non plus sur ce qu'a dit Donald Trump parce qu'à côté Donald Trump, tout a été détruit.
Mais c'est ça, exactement. Donc tout a été détruit. Ce que disait Trump tout à l'heure.
Général Pellistrandi, il y a un mot qui a été dit là, c'est le mot de brouillard. On est forcément extrêmement prudent parce qu'il y a du brouillard volontaire et involontaire dans tout ce qui se passe aujourd'hui. Oui, alors d'abord sur le déroulé des frappes américaines et israéliennes, effectivement on déroule un plan avec des cibles qui ont été programmées.
Comme vous l'avez montré, comme vous l'avez dit à Téhéran, détruire les infrastructures, c'est un élément qui est extrêmement important. Même si on peut imaginer que les dirigeants de deuxième niveau qui n'ont pas été touchés se sont éparpillés dans la Mais quand vous détruisez les infrastructures qui permettent le fonctionnement du pays, vous fragilisez énormément. Donc ça c'est un élément qui est extrêmement important.
Et on s'est concentré sur Téhéran mais il faut savoir que ces frappes, elles touchent l'ensemble des grandes villes et des systèmes de commandement et je dirais de répression du système. Alors bien sûr il y a forcément brouillard, brouillard du côté on va dire américano-israélien parce qu'il s'agit, on ne peut pas dévoiler en disant, on dit voilà ce que nous allons faire, mais on ne va pas en quelque sorte dire la liste. Et puis par contre, effectivement, on peut considérer que du côté iranien, c'est très brouillant parce qu'effectivement, l'échelon de commandement principal a été décapité.
Donc c'est en quelque sorte une forme de des concentrations, où des chefs font ce qu'ils peuvent là-dessus. Et donc, ce qui veut dire que, et c'est ça ce qui est dangereux, c'est qu'ils ont un pouvoir de nuisance extrêmement fort, puisqu'il n'y a plus cette centralisation. le guide suprême ayant été éliminé.
Allez, on poursuit cette édition spéciale en étant direct évidemment sur BFM TV avec vous pour vous accompagner et vous aider à décrypter tout ce qui est en train de se passer dans cette guerre au Moyen-Orient, notamment en Iran, notamment au Liban, où on sera aussi tout à l'heure bien évidemment. Revenir dans un instant-ci sur l'information donnée par Emmanuel Macron. Ce soir, le président de la République annonce qu'il leur donne au porte-avions Charles de Gaulle de faire route vers la Méditerranée, Méditerranée orientale justement, notamment pour aller défendre les intérêts français là-bas et pour aller aider et prêter main forte à nos alliés dans la région, alliés qui sont attaqués par l'Iran et par ses proxys.
Il est 22h, regardez, nos reporters sont prêts sur place, sur le terrain, un peu partout notamment du côté de Doha, du côté du Liban du côté de la Maison Blanche bien sûr, mais je vais commencer avec vous Léo Dumas Dubaï parce que c'est là aussi l'une des informations importantes de la soirée Un drone, c'est visiblement abattu, sur ou à proximité du consulat américain du côté de Dubaï avec des dégâts ce soir. Oui absolument, incident confirmé près du consulat américain, selon les mots des autorités ici aux Émirats Arabes Unis. Cela fait suite à un drone iranien qui a ciblé ce consulat.
Aucun blessé a signalé toutefois puisque ce consulat américain de Dubaï, comme les autres dans la région avait été fermé au public, et le personnel avait été évacué il y a déjà plusieurs heures. Un dernier développement ici à Dubaï qui intervient alors que les explosions, les détonations se sont multipliées à nouveau ce soir dans le ciel de la ville après pourtant plus de 36 heures sans rien à signaler au contraire c'était du côté de fougéra 120 kilomètres de dubaï là où vous êtes près des trois dormus dans le golfe d'aumann qu'il y a eu Il y a eu un incident aujourd'hui, un drone abattu dont les débris ont provoqué un incendie sur un dépôt stratégique de pétrole. La veille c'était plutôt du côté d'Abu Dhabi que l'activité aérienne était concentrée.
C'est pourquoi les Émirats arabes unis ont un un peu hausser le ton aujourd'hui, toujours dans un état d'esprit défensif. Oui, mais une défense sans hésitation et sans indulgence, ont dit les armées cet après-midi, qui continuent d'abattre des drones. Il y en a eu plus de 800 depuis puis samedi matin ici, des armées qui opèrent notamment avec des F-16 et des Mirage 2000 français, avec l'assistance également des forces françaises qui sont basées ici à Abu Dhabi, puisque des rafales ont abattu des grônes iraniens dans les premières heures du conflit, selon Emmanuel le consulat qui a été également visé, certes dans un parking, mais c'est très embêtant en termes d'image.
On voit que les Iraniens arrivent à mettre en difficulté sur le plan médiatique les Américains et à cela s'ajoutent aussi le manque d'organisation, le manque d'anticipation pour l'évacuation des citoyens américains. Il a fallu attendre quand même dimanche pour que l'Amérique décide de demander aux ressources américaines de 14 pays de les quitter le plus rapidement possible. Ce genre de mesures aurait dû être pris avant.
Alors que tu avais déjà été engagé en termes d'opération militaire. Et ça faisait plus d'un mois et demi que l'opération se préparait. Donc, ça aurait pu être anticipé mieux que cela.
On voit que cette opération américano israélienne, certes, se déroule militairement avec toute la planification qui a été envisagée. Mais avec quand même quelques anicroches et quelques difficultés en termes de conséquences dans les médias à surmonter. Didier François, pour avoir les coulisses de ce genre d'attaques de drones, comment est-ce que c'est perpétré ?
Avec quel type d'engin ? Quelle charge à bord ? Comment est-ce qu'un drone peut s'abattre ce soir sur le consulat américain à Dubaï ?
Il y a beaucoup de types de Mais encore une fois, je n'ai pas accès à cette frappe. Celui-là précisément, on ne sait pas. Je n'ai pas le renseignement de la science ou la...
Donc on va dire clairement à nos téléspectateurs, de manière générale, ceux qui l'utilisent beaucoup, c'est le fameux Drone Chahed qui a grosso modo une capacité de frappe à 200-300 km qui se guide sur cette zone-là sans problème. Il est de l'autre côté du Détroit, il peut toucher le Qatar. Ceux qui ont été tirés, par exemple, sur Chypre, ont été tirés depuis le Liban.
Donc on voit bien, par les officiers de la force Elkots, qui encadrent et qui coordonnent leurs actions avec le Hezbollah au Liban ou avec le Hamas ou les autres. Donc vous voyez bien que ce type de drone peut assez facilement être mis en œuvre. Il peut être tiré à partir de rampes qui sont somme toute assez sommaires.
Le problème du drone, c'est que ce n'est finalement pas très compliqué à mettre en oeuvre. C'est assez difficile à repérer, à localiser en amont et ça demande des moyens parce que c'est quand même des gros drones, ce n'est pas du petit drone FPV. C'est ça qu'il faut comprendre, c'est pas les petits drones qu'on va regarder.
C'est quand même assez gros, ça a une charge de 30 kg. Pour les intercepter, il faut quand même mettre du moyen. Le risque avec le drone, il est celui C'est-à-dire que pour stopper, pour abattre un drone comme celui-là, qui a coûté combien ?
Quelques dizaines de milliers de dollars. Voilà, en dizaines de milliers de dollars. Il faut notamment faire décoller des avions, on peut faire décoller des avions on peut aussi utiliser par exemple les Ukrainiens utilisent beaucoup le canon de 30 mm en défense antiaérienne ils utilisent pas mal de choses, mais c'est vrai que là le coût, alors si on utilise un missile Patriot à plus d'un million pour aller taper un drone-shade on est sûr qu'on va pas y arriver à la fin c'est un sujet, donc dans le multicouche le drone pose un problème de traitement alors pour l'instant ils n'ont pas encore utilisé de drone en meute ou en essaim mais ils n'ont pas totalement saturé les défenses mais encore une fois on est sur de l estimation de ce qu'ils sont capables de faire le drone c'est assez difficile en renseignement à estimer c'est pas très compliqué quand même à produire l'idéal c'est quand même de casser leur capacité de production au terme et c'est ça que la campagne va vouloir faire mais la campagne ça Ça demande du temps et de la constance.
C'est peut-être une surprise, d'ailleurs, que dans le dernier affrontement Israël-Iran, on se souvient de ce nuage de drones qui est arrivé sur Israël ou qui a été intercepté notamment sur le ciel jordanien, qui était pour beaucoup des drones. Là, pour le coup, ce n'est pas la stratégie des Iraniens. Alors, est-ce qu'ils n'en ont pas ?
Ou alors, est-ce qu'ils attendent pour tirer ? Mais cette fameuse ambition de saturer le ciel israélien...
Il n'y a pas eu de saturation. Ce qu'ils avaient tenté de le faire la dernière fois, on ne le voit pas depuis 4 jours. Une toute dernière information dans cette édition spéciale, Lisa Oui, information qui concerne Israël puisqu'il y a quelques minutes des sirènes ont retentit dans le centre d'Israël et dans le nord d'Israël.
Après une suspicion d'infiltration d'avions, fausse alerte semble-t-il finalement mais quelques secondes plus tard, à l'instant une pré-alerte missile à de nouveaux retentis, à Tel Aviv notamment. Bonsoir Joshua Zarka, merci d'être avec nous ambassadeur d'Israël en France. Je vous ai vu tout de suite regarder votre téléphone portable en arrivant dans ce studio.
Oui. Pourquoi ? J'ai une application qui sonne à chaque fois que des missiles tombent sur mes enfants.
En proximité de vos enfants ? Ou menace votre famille ? Dans quel état d'esprit vous êtes, ce soir, vous Tendu.
Tendu ? Bien sûr, c'est mes enfants, mes petits-enfants qui sont tous là-bas. Le premier jour de cette guerre, mes petits-enfants ont passé sur les 24 heures et j'étais 18 heures dans une salle pas plus grande que cette table enfermée sans pouvoir ni boire ni sortir mais la toilette c'est terrible très très difficile on verra dans un instant où Où en est Israël, où en sont Israël et les États-Unis de cette offensive ?
Mais tout à l'heure, en le disant en plateau, il y avait visiblement une baisse du nombre de frappes, notamment de frappes de missiles venues d'Iran. Est-ce que vous confirmez ce soir qu'il y a cette tendance-là il y a cette tendance oui c'est clair il ya beaucoup moins de missiles qui sont tirés ils sont tirés les espaces entre les missiles qui sont tirés sont plus importants la raison pour laquelle il n'est pas encore très claire est-ce que c'est une décision prise par les Iraniens pour économiser leurs missiles ? Est-ce qu'ils décident, est-ce qu'ils n'ont pas suffisamment parce qu'on en a détruit pas mal, on a détruit aussi pas mal de lanceurs et on les empêche d'arriver, de mettre la main sur d'autres qu'ils pourraient avoir, donc les missiles sont tirés moins souvent qu'ils l'étaient tirés dans les deux premiers jours.
Mais n'oublions pas, nous sommes au troisième jour, à la troisième journée de cette guerre, c'est-à-dire que nous sommes à la troisième journée de cette guerre, c'est-à-dire au début de cette offensive, mais on parlait tout à l'heure du brouillard, notamment avec le général Pellistrandi et d'un certain nombre d'inconnus dans cette guerre. Vous avez toujours ce soir cet inconnu importante de ne pas savoir exactement quels pourraient être les stocks, les stocks de drones, les stocks de missiles du côté iranien ? Je pense que nous avons une très bonne idée de ce qu'ils ont encore.
C'est-à-dire ? Ce n'est pas le genre de choses dont on parle sur un plateau. On se souvient que tes responsables israéliens avaient expliqué comment la moitié des stocks avaient été détruits.
Ça, c'est mes enfants. Alors, que dit l'application ? C'est un missile qui va vers Tel et l'autre qui va vers un village dans lequel la troisième sont tous donc vous Vous vivez au rythme, bien qu'en France, vous vivez au rythme de ces alertes-là.
Je le disais, des responsables israéliens avaient expliqué que la moitié des stocks avaient été d'ores et déjà détruits. Est-ce que c'est un chiffres que vous confirmez, on est au-delà de la moitié ? Non.
La moitié des stocks avaient été détruits à la guerre de 12 jours. L'an dernier ? L'an dernier.
Depuis, les Iraniens ont repris la production en masse avec l'aide de la Chine et produisaient autour d'une centaine de missiles par mois. Donc, ils ont réussi à recréer un stock de missiles. Ils en ont tiré, si je me trompe, 360 jusqu'à aujourd'hui sur Israël.
Je parle seulement des missiles de drones Panthéa. Pas des drones ? Oui, mais des missiles de longue portée.
Des missiles aussi de courte portée pour le Golg. Je parle seulement des missiles qui nous intéressent à nous. Ils en ont tiré 360, si je me trompe, ce matin c'était 360.
Et donc il en reste encore une bonne quantité. La guerre jusqu'à quand ? Vous disiez à l'instant qu'on est au tout début de l'opération.
La guerre jusqu'à quand ? À quel moment vous stopperez cette opération précisément, et cette guerre ? Quels buts seront atteints ?
Il y a trois buts. Premièrement, nous débarrasser des capacités résiduelles du dossier nucléaire. On a attaqué aujourd'hui un centre à Téhéran.
C'est un centre qui faisait le développement de l'arme. Dans chaque programme nucléaire, militaire, il y a trois éléments. Le matériau fissile, les les missiles et l'armement.
Si on prend le matériel difficile, en faire une bombe. Ce centre qui a été attaqué aujourd'hui à Téhéran est un centre qui était dans le qui existait dans le cadre de l'armement. Centre attaqué et détruit ?
On n'a pas encore les résultats, c'est difficile à voir, nous ne sommes pas sur le terrain, ce n'est pas suffisamment sur le terrain pour savoir exactement ce qui s'est passé, mais il a été Il y a certains résultats, on verra. Premier objectif, le programme nucléaire ? Second, les missiles balistiques de longue portée qui peuvent endommager Israël ou mettre en danger notre existence même en grande quantité.
Et le troisième, c'est affaiblir le régime afin de permettre ou bien un changement de conduite fondamentale du régime qu'il arrête d'essayer de nous détruire, ou bien un changement de régime, qu'il serait pris en main par la population même. Ça va prendre des semaines ? Quatre semaines, disait Donald Trump ?
Le premier jour, on a éliminé une grande partie de la direction des cadres de ce régime avec le guide suprême comme l'a dit Trump aujourd'hui d'une façon assez intéressante on a éliminé un grand nombre de cadres de ce régime et on continue de le On a attaqué aujourd'hui, comme vous le savez, à Qom, cette réunion dans laquelle il y avait 88 membres des cadres, encore une fois, des mollas qui devaient choisir le successeur de Je pense que les opérations vont bien. Est-ce que ça suffit pour faire un changement de régime ? Non, le but est vraiment, premièrement, de faire en sorte que les Iraniens arrêtent d'essayer de nous tuer, que ce régime arrête d'essayer.
Si on doit passer par un changement de régime, ce sera aux Iraniens, au peuple iranien même, de choisir qui seront leurs dirigeants, pas nous. Je précise qu'on a ces images toujours en direct de Tel Aviv, vous parliez et de ces alertes que vous recevez sur votre téléphone portable. On a ces images en direct du ciel de Tel Aviv, où on surveille effectivement ces éventuelles alertes.
Tu dis se gausser ? Oui, monsieur l'ambassadeur, il y a deux questions qui se posent aujourd Aujourd'hui, aux Etats-Unis surtout, mais tout le monde se les pose. Est-ce qu'il y avait une menace imminente qui justifiait le déclenchement de cette opération samedi matin?
Et quelle était cette menace? Et qui a forcé finalement l'intervention ? Est-ce que c'est Israël qui a poussé Donald Trump à intervenir, comme ça a été dit, semble-t-il, par Marco Rubio, le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, ou bien est-ce que c'est Trump C'est Trump qui a décidé.
Qu'est-ce que vous dites, vous, Israël, ce soir ? Est-ce que c'est vous qui avez poussé Trump à agir ou est-ce que c'est Trump qui a décidé ? Et puis la menace était-elle imminente et laquelle ?
Alors je viens de voir le briefing qu'a donné Marco Rubio en sortant, je crois que c'est le métier au congrès, il a dit d'une façon très claire ce n'est pas Israël qui a poussé Trempe. Mais vous qu'est-ce que vous dites vous ? Non mais j'y arrive et Trempe lui-même a dit d'une façon très claire que non ce n Ce genre de décision a été prise, des informations, des renseignements conjoints, des renseignements israélo-américains, ont été présentés aux deux dirigeants.
Ils ont pris ensemble la décision de faire cette d'opération. Et donc, c'est clair que cette décision a été prise conjointement. Ni l'un ni l'autre à forcer la main de l'autre.
Pourquoi c'était imminent ? Parce qu'il y avait des renseignements qui qui prouvait que les Iraniens avaient l'intention imminente de transférer le programme nucléaire profondément dans des souterrains qui seraient intouchables. Et donc, il continuait comme je l'avais dit plus tôt, le programme nucléaire militaire.
Et s'ils s'enterraient dans des souterrains qui étaient intouchables, il serait impossible de les arrêter. Leur programme nucléaire est et aussi le programme sur le développement des missiles balistiques. Donc c'est très important, vous dites que la menace n'était pas une frappe nucléaire ou une menace nucléaire contre Israël, c'était le fait qu'on mette en œuvre des moyens en ce qui aurait pu permettre à l'Iran d'avoir la bombe, c'est ça ?
Non, c'est qu'Iran avait continué de développer l'arme nucléaire et essayait de se mettre dans une situation où il serait impossible de les toucher. Et donc nous étions obligés de les arrêter puisque les négociations avaient échoué et que les iraniens d'une façon très claire n'avait aucune intention d'arrêter leur programme dans la tremble aurait donné amplement l'occasion de négocier et même repousser avait pris les décisions de repousser certaines choses à cause du fait que ces négociations avaient lieu et quand il a eu la conclusion que les iraniennes avait même n'était pas du tout ne négociez pas en bonne foi, il a pris la décision que le temps était de faciliter. Monsieur l'ambassadeur, il y a le front iranien et il y a le front libanais aussi.
Quelle est votre réaction ce soir Au propos d'Emmanuel Macron, qui parle d'une éventuelle opération terrestre israélienne sur le sol libanais et qui explique que ce serait une escalade dangereuse et une erreur stratégique. Que répond Israël ce soir au président français C'est entre les mains du Hezbollah Le Hezbollah a pris la décision De rentrer dans cette guerre Il fut un temps Où certains pays nous disaient Vous êtes le pays le plus fort Vous pouvez ne pas répondre etc c'est terminé ça israël ne va plus se laisser faire le hezbollah essaie de nous essayer de nous tuer et c'est de tuer participe à une guerre nous répondons et nous répondons d'une façon qu'il faudra comprendre de la façon la plus claire possible que c'est un très mauvais choix si le Hezbollah arrête de tirer il n'y aura pas de raison de rentrer dans le...
Erreur stratégique vous dit Emmanuel Macron ce soir. Erreur stratégique vous dit Emmanuel Macron ce soir. Erreur stratégique.
C'est une erreur stratégique qui a été prise par le Hezbollah. Il peut encore la corriger. Et nouvelle alerte qui tombe sur votre téléphone portable ce soir.
Est-ce que Israël s'apprête à organiser une occupation longue du territoire libanais ? Non, pas du tout. Ce que nous voulons, c'est nous débarrasser de la menace du Hezbollah.
Vous savez qu'il y a d'abord, il y a eu une résolution après la guerre de 2006 avec le Hezbollah. Il y a une résolution du Conseil de sécurité qui disait que le Hezbollah ne pouvait pas être armé au sud du Hezbollah. Le Hezbollah n'a pas mis en œuvre cette résolution, était en violation totale de cette résolution, de la résolution 1701.
Ensuite, il y a eu l'accord de cessez-le-feu. Là aussi, le Hezbollah devait se retirer complètement pour se démilitariser au sud du Litanie. Et là aussi, il a annoncé très clairement qu'il ne comptait pas le faire.
Et non seulement ceux-là, mais en plus, ils tirent sur Israël. Alors nous, on n'a pas du tout l'intention ni de conquérir le Liban, ni de rester dans le Liban. Ce que nous voulons, c'est que le Hezbollah arrête de nous menacer et arrête de tirer sur Israël.
C'est simple. Mais la même question, ça peut durer combien de temps ? Ça dépend du Hezbollah.
Est-ce que vous faites confiance à l'État libanais qui, pour la première fois, a pris une décision assez forte et même historique d'interdire toute opération militaire depuis son sol ? Est-ce que vous faites confiance à l'État libanais pour désarmer le Hezbollah ? Faire confiance, nous sommes au début d'un changement de conduit de l'État libanais ?
Il n'a jamais fait ça jusqu'à présent. Pour que nous puissions faire confiance, il doit faire ses preuves. Pour l'instant, il a dit qu'il allait le faire.
C'est très bien, c'est très important. Il faut qu'il le fasse et qu'il prouve qu'il est sérieux en le faisant. Pas seulement ce qu'on appelle la table tournante, la porte tournante.
Il les désarme dans le sud, il leur rend leurs armes dans le nord. Non, ça, il doit être clair que s si le gouvernement libanais, si l'armée libanais, si les FAL, les forces armées libanais désarment le Hezbollah, ils ne vont pas rendre ces armes ensuite aux mêmes soldats, aux mêmes terroristes du Hezbollah qui seraient dans le nord. Mais en tout cas, M. l'ambassadeur, ce soir, c'est un nouveau drame pour le Liban.
La ville est bombardée, Beyrouth la capitale. C'est la Dakhya qui est bombardée. Il y a 58 000 réfugiés, des villages entiers qui sont évacués, le Liban est plongé dans la guerre, non ?
Non, le Liban n'est pas plongé dans la guerre. Nous n'avons aucune belligérance envers le Liban, envers le peuple libyen et bien au contraire. Nous voulons vivre en paix et nous pouvons vivre rampé avec le peuple libanais.
Seulement, il y a une organisation terroriste au centre du Liban, au sein du Liban qui nous attaque et nous sommes obligés de répondre. Une fois que cette organisation terroriste sera désarmée ou bien aura après une décision stratégique d'arrêter de menacer Israël, là nous serons dans une situation différente. Et donc le Liban pourra, et c'est ce que nous voulons, c'est ce que nous voulons depuis le début, que le Liban prospère et vive en paix à nos côté que ce soit un pays comme il était auparavant la suisse du moyen-orient c'est ce que nous voulons mais seulement pour cela le hezbo là doit les laisser faire de la laisser vivre en paix et le hezbo là ne fait ne le fait pas pour l'instant vous n'allez pas bombarder le port, l'aéroport de Beyrouth c'est des questions opérationnelles oui mais c'est important parce que c'est le poumon, c'est l'oxygène nous voulons fondamentalement nous voulons que le Liban vive en paix à nos côtés c'est tout ce que nous voulons.
Pour cela, il faut que le Hezbollah soit désarmé. Et ça passe par une intervention terrestre à votre avis ? Non, pas obligatoirement.
Ça peut aussi passer par une décision du gouvernement de forcer le désarmement, le gouvernement libanais, de forcer le désarmement du Hezbollah. Merci monsieur l'ambassadeur d'avoir été notre invité ce soir en direct dans cette édition spéciale. On va justement aller au Liban, retrouver Clotilde de Bigot avec ces frappes que vous avez vécues aujourd'hui, frappe à répétition notamment du côté de Beyrouth.
Oui exactement donc c'est dans la banlieue sud de Beyrouth d'Arié qui se situe à 4 km du centre-ville Beyrouth où il y a eu plusieurs frappes aujourd'hui mais les frappes les plus fortes auxquelles s'attendent les Libanais se passent pendant la nuit et donc dès que le soleil tombe alors que le drone plane au-dessus de nos têtes tout le monde attend d'avoir ses avis d évacuation il y en a eu plusieurs ces dernières heures mais plutôt pour des villages dans le sud du pays ou alors dans la vallée de l'Abeka maintenant voilà tout le monde attend de voir ce qu'il se passera cette nuit on s'attend à de nombreuses frappe, une guerre qui continue avec de plus en plus de déplacés internes qui viennent depuis le sud du pays jusqu'à la capitale et au-delà. Merci à vous Clotilde de Bigot en direct de Beyrouth ce soir dans cette édition spéciale. Lisa Hadef, nouvelle info.
Oui, des sirènes retentissent à Tel Aviv dans le centre d'Israël. Consigne pour la population évidemment de se mettre à l'abri jusqu'à nouvel ordre et l'armée israélienne annonce à l'instant avoir identifié une nouvelle vague de missiles lancés depuis l'Iran. L L'armée précise que ces systèmes de défense s'efforcent de les intercepter et on apprend à l'instant qu'il y a des chutes de débris dans la région de Tel Aviv après justement de nouveaux tirs de missiles iraniens.
Et vous voyez ces images du côté d'Haïfa, c'est dans le nord d'Israël, je parle sous le contrôle de Benjamin Pétrovert, ces images que l'on voit, vous avez tourné Nicolas Coadoux, on vous retrouve en direct, envoyé spécial de BFMTV. Vous venez d'arriver sur place, racontez-nous ce que vous avez vu ce soir on est arrivé en bateau avec julie roseur et c'est vrai que dès qu'on s'est approché des côtes israéliennes des côtes d'aifa d'ailleurs en arrivant de loin on voit aussi les côtes libanaises on a tout de suite senti qu'il y avait une montée de tension dans cette région parce que déjà on entendait les chasseurs israéliens qui tournaient autour. On a également vu plusieurs roquettes être interceptées par le Dôme de Fer, des roquettes partirent du sud du Liban, probablement envoyées par l'Uezbollah, être interceptées par le système de défense anti-aérienne israélienne, deux roquettes.
On sent cette tension dès qu'on arrive parce que même une fois qu'on a posé le pied sur le port, on a eu des alertes quelques minutes après sur nos téléphones qui indiquaient que des roquettes pouvaient arriver. Ici, on est à une quarantaine de kilomètres de la frontière, donc les roquettes mettent à peu près 30 secondes à arriver. Il faut donc aller aux abris assez rapidement.
On voit cette montée de tensions et puis le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou qui a rendu visite à une base près de Tel Aviv un petit peu plus tôt, a confirmé qu'il avait bien l'ouverture de ce nouveau pronc ici au Liban avec cette volonté d'éradiquer totalement le Hezbollah avec cette zone tampon également qui a été mis en place par l'armée israélienne à la frontière avec le Liban sur quelques kilomètres avec près de 20 000 soldats qui sont déployés ici. Il n'y a pas eu donc deux tirs, deux roquettes ces dernières heures ici dans le nord. En En revanche, il y a bien eu des missiles tirés depuis l'Iran à destination de Tel Aviv.
On a appris à l'instant que l'un des missiles avait été intercepté encore une fois par le dôme de fer israélien. Je vous garde à l'instant Nicolas Kouadou pour nous raconter précisément pourquoi vous êtes arrivé en bateau du côté d'Haïfa mais simplement Didier François ces images que l'on voit là il faut nous aider à les décrypter précisément de ce dôme de fer en action alors d'abord à cette hauteur là ça sera plutôt du haro 3 puisque vous le savez il y a il y a il y a à cette hauteur là ça sera plutôt du haro 3 puisque vous le savez il y a il y a trois couches d'intercepteurs et ceux qui interceptent du millisil balistique c'est la couche haute donc ça s'appelle du haro 3 en dessous il y a la fronde de David et le dôme de fer le plus connu c'est vraiment celui qui est tout le en dessous pour du très basse altitude pourquoi c'est important cette image d'abord qui est impressionnante et mais c'est que on voit là maintenant que aujourd'hui le hezbollah a décidé d'utiliser ce qui lui reste de stock stratégique longue portée puisque on voit que maintenant ils visent Haïfa et Tel Aviv et pas simplement le nord d'Israël avec du missile de taille conséquente et que donc ils ont certainement pris la décision stratégique de sortir entre guillemets mais totalement enfin ils l'ont fait déjà en tirant des roquettes hier mais là ils ont décidé de s'engager plus encore dans cette guerre en en mettant à risque ce qui leur reste de stock à longue portée pourquoi l'idée vous le voyez bien ils vont tirer depuis le nord vers israël alors que pendant ce temps les iraniens tirent depuis le sud la défense anti-missiles israélienne va donc devoir se mettre en A360 et que donc évidemment ils espèrent comme ça avoir plus de capacité de toucher Benjamin Haïfa est aussi une symbolique extrêmement forte dans ce conflit on sait que un tir de roquette ou de missile sur Tel Aviv peut faire de nombreux dégâts matériels et humains parce que Tel Aviv est une capitale économique avec un foisonnement humain mais Haïfa est un autre symbole et un autre danger c'est le site pétrochimique le plus important d'Israël Haïfa est en soi une poudrière c'est l'un des principaux ports du pays mais c'est aussi là où l'activité pétrochimique est la plus Autant vous dire le danger si jamais une roquette ou un missile s'abat sur l'un des containers ou l'un des endroits où a lieu cette activité pétrochimique. Il s'agit donc aujourd'hui pour la défense israélienne de faire particulièrement attention aux missiles et aux roquettes qui visent, précisément Haïfa, parce que c'est l'un des disciples les plus sensibles d'Israël.
Et année après année, d'ailleurs, le Hezbollah avait promis qu'il allait bombarder Haïfa et faire sauter Israël. Nicolas Kouadou, je vous retrouve en direct un instant pour nous expliquer les coulisses de votre arrivée d'une certaine manière du côté d'Israël. On sait que le trafic aérien est extrêmement compliqué.
Vous êtes arrivé par bateau. Oui, vous l'avez dit, le trafic aérien est très compliqué, voire presque totalement interrompu sur Israël et également sur une partie du Moyen-Orient et des pays du Golfe. Donc pour rejoindre Israël, il reste très peu d'options et l'une d'entre elles effectivement c'est de venir par bateau avec Julie Roser qui m'accompagne.
On était à Chypre depuis quelques jours justement pour tenter de rejoindre cette zone géographique. Chypre, on le rappelle, qui a également été visée par des tirs de drones, cette fois de drones iraniens, notamment les bases britanniques. Et donc pour venir en Israël, la seule manière, il y a environ 220, un petit peu plus je crois, kilomètres de mer à parcourir.
On a donc pris un voilier avec un skipper israélien qui fait des traversées, parfois pour évacuer des Israéliens, parfois pour les faire revenir dans leur pays. Par exemple, des réservistes ou des touristes. C'était le cas des gens qui étaient avec nous, qui étaient partis en vacances et qui voulaient revenir en Israël.
Qui fait donc cette traversée ? Ça prend à peu près 24 heures. Voilà, il faut partir du port de l'Arnaca et ensuite naviguer pendant un jour et une nuit à peu près avant d'arriver ici à Haïfa en Israël.
Et c'est ce qu'on a fait avec Julie Roseur. On est arrivé il y il y a quelques minutes ici. Nicolas Coadou, Julie Roseur en direct donc de Haïfa ce soir du côté d'Israël.
Information qui tombe ce soir, qui tombe à l'instant, information importante. Et on va tout de suite retrouver Antoine Hollard du côté de Washington, Antoine. On savait qu hier, l'ambassade américaine du côté de Riyad avait été touchée.
Ce que l'on apprend ce soir, c'est qu'en fait, une base de la CIA en Arabie Saoudite était C'est à proximité et a été touché. Oui, en fait, ce sont deux drones iraniens hier qui ont visé le bâtiment de l'ambassade américaine Ariad et plus précisément ces drones se sont abattus sur l'aile qui abrite le bureau de la cia ou l'un des bureaux de la cia en arabie saoudite ces drones ont fait des dégâts matériels assez importants manifestement on apprend via le Washington Post effectivement que le toit s'est effondré et qu'il y a eu un incendie, la fumée de cet incendie a provoqué également des dégâts matériels à l'intérieur du bâtiment, à l'intérieur de ce bureau de la CIA. On ne sait pas si des agents ont été blessés, ça n'est pas précisé.
Mais a priori, ça n'est pas vraiment le cas. Ce que dit en tout cas la CIA ou des sources proches de la CIA, ce qu'elles disent au Washington Post, c'est que c'est évidemment dommageable, qu'il y a eu des dégâts matériels mais que les opérations de la CIA sur place ne sont pas perturbées pour autant et que les agents de la CIA vont pouvoir être rapatriés dans d'autres bureaux, notamment des bureaux du renseignement saoudien, puisqu'il y a une grande coopération entre les renseignements américains et saoudiens. La CIA qui tente un peu de minimiser cet incident en disant que ça fait partie du travail ça fait partie de l'activité de la CIA, d'être parfois visé et d'avoir des bureaux qui sont détruits.
Il n'empêche, c'est quand même pour l'Iran une victoire symbolique assez forte d'avoir visé la CIA qui est considérée par les Iraniens comme un organe ennemi du régime iranien. Antoine Ola, en direct de Washington, dit des français, on ne découvre pas qu'il y a les bureaux de la CIA dans les ambassades américaines ce soir. C'est l'inverse qui serait quand même embêtant.
On est d'accord. En revanche, effectivement, encore une fois, ça rajoute du symbole au symbole de toutes ces emprises américaines qui ont pu être frappées ces dernières 24 heures par des drones iraniens. Il faut bien comprendre que là, on va rentrer dans une phase où, effectivement, le symbole va peser quasiment plus lourd que le militaire, du point de vue, en tout cas, des Iraniens.
Vous avez bien compris, enfin, tout le monde a bien compris que militairement, les Iraniens n'ont strictement aucune chance face à la puissance, le renseignement, la précision, la technique des frappes de 500 avions américains et 200 avions israéliens appuyés par eux. La seule chose qu'ils peuvent faire, c'est une défense du faible au fort. Donc d'abord, tout ce qui symboliquement va nous faire parler nous, c'est grosso modo ce qu'on fait ce soir !
Eh bien oui, c'est important. Donc le symbolique pour eux est important. Mais tout ce qui peut aussi fragiliser d'une certaine manière le narratif américain.
Qui, ouais, mais tout à fait. En fait, tout ça, c'est important. C'est-à-dire que le symbolique, pour une...
Dans le faible au fort, c'est plus important pour le faible que pour le fort, l'économique nous faire payer le pétrole plus cher, le gaz plus cher nous foutre la trouille de devoir le faire regardez par exemple sur le détroit d'Ormouz les prix des assurance de l'alloy pour les navires. On commençait à monter avant même que les navires ne soient touchés par simple déclaration. Donc vous voyez bien que vous avez des effets par le déclaratif parce Parce que tout le monde sait dire, les prix vont monter.
Donc si les prix vont monter, tac, tac, tac. Donc il y a la boule de neige. Donc vous voyez bien que pour quelqu'un qui se défend avec moins de moyens, tous ce genre de choses-là sont importante, le terrorisme est plus important, etc.
Les Américains et les Israéliens, eux, ce qu'ils sont quasiment obligés de faire, c'est développer une campagne qui est peu visible, qu'on ne comprend pas bien et qui doit durer. L'astuce, c'est que pour qu'ils gagnent, il faut qu'au bout d'un certain temps, les autres craquent. Le certain temps en question, personne ne connaît parce que ça va dépendre de l'opinion publique, de si Trump dit « oulala ».
Et donc, eux, ils travaillent là-dessus. En fait, ils travaillent à affaiblir la volonté de l'agresseur. Nova ?
Peut-être pour compléter ce que tu dis, ce qu'on disait depuis le début du conflit, c'est que cette vulnérabilité militaire du côté iranien, la réponse, c'est qu'ils ne répondent pas de conventionnel à conventionnel. Face au conventionnel, ils répondent politique. C'est une guerre pour eux avec uniquement des messages politiques.
Et donc, en fait, ils nous parlent. Je me souviens qu'ils me disaient « Attention, les Iraniens, ils ont inventé les jeux d'échecs. » Là, ils sont en train de prendre la dame.
Et on doit se demander, en fait, quels...
Et les messages qui sont en train de passer...
Et là, je souscris quand je disais que ce glissement vers le terrorisme, tu parles d'Alcoz, ces actions, services actions extérieurs du régime des Mola. La question, c'est quand ils font tout ce qu'ils font là, qu'est-ce qu'ils veulent susciter chez nous ? Mais en fait, ce qu'ils veulent, c'est que nous, une panique diplomatique, on aille voir les Américains et les Israéliens en disant « Non, non, mais en fait, vos histoires, il faut que ça s'arrête.
Arrêtons. » Et négocier avec eux. Donc, en fait, ils jouent leur survie.
Mais c'est que des messages Mais alors message politique effectivement frappant en Arabie saoudite message politique aussi c'est l'une des images de la soirée je vous la remontre c'est ce cette attaque de drones là aussi sur le consulat ou à proximité du consulat américain du côté de Dubaï voilà pour ces images et je voudrais retourner justement au mur d'images pour essayer de vous décrire la stratégie de riposte iranienne on a entendu ses frappes multiples aujourd'hui les cibs tous azimuts vous allez voir qu'il y a évidemment une stratégie derrière tout ça on va en parler avec un minimum de projectiles provoquer un maximum de déstabilisation pour bien comprendre ça on va s'intéresser à quelques-unes des cibles visées aujourd'hui ou hier par l'iran et on va commencer ici du côté d'Oman le port de Doukhme au départ petit port de de la côte du sultanat croissance vitesse grand v c'est devenu un poumon économique c'est utilisé par les armées américaines par les armées britanniques quelques drones envoyés sur un réservateur de pétrole ça suffit à montrer à tout le monde à mettre tout le monde sur ses gardes du côté d'Omane qui était pourtant jusque là un médiateur dans le conflit le message il n'y a plus de médiation qui compte tout le monde peut être frappé ça ça concerne Omane juste au nord Foujaïra là c'est intéressant aussi la zone industrielle port capital notamment pour ravitailler en carburant les bateaux les gros bateaux commerciaux qui passent par là c'est évidemment stratégique pour la marine marchande un drone ou un missile intercepté des débris qui tombent ça provoque un début d'incendie et avec un projectile vous perturbez encore un peu plus le trafic commercial ici du côté de fujayira j'ajoute on en parlait les ambassades américaines du côté de l'arabie saoudite du koweït visé par des drones on a vu dubaï à l'instant également le message est plus frontal anti-américain et ça déstabilise au passage tous les pays qui sont concernés on peut ajouter d'autres cibles frappées notamment par les proxys les soutiens de l'Iran en action en Israël du côté de Kfar Yuval ou encore Elat alors Elat c'est intéressant vous voyez l'Irak qui est ici Elat a été touché pour la première fois dans ce conflit a été touchée par une milice chiite basée en Irak, soutenue évidemment par l'Iran. C'est elle qui a lancé l'attaque. Nouveau front d'une certaine manière dans cette guerre avec un message envoyé par les Iraniens.
C'est que la menace peut venir de partout et on le voit aussi, Benjamin Petrovert, ici avec cette milice qui frappe d'Irak vers Israël. Oui, d'ailleurs c'est un choix que l'on peut qualifier de singulier de la part des Iraniens parce qu'on aurait pu pensé, au terme de la première journée, qu'ils allaient simplement se concentrer sur des attaques contre Israël. C'est quelque chose qui paraissait à la base évident.
Or, la stratégie visiblement des Iraniens, c'est de rendre générale la guerre, d'en faire un conflit régional où tous les pays de la région seraient impliqués, y compris des pays qui étaient restés quasi muets depuis le début des opérations et à qui les Iraniens ont forcé à se prononcer, à prendre repartie en opérant contre donc ça peut se retourner contre téhéran et contre le régime de mollah parce que ils sont en train de se mettre toute la région contre eux ou alors et vous avez peut-être raison dans votre réflexion tout à l'heure ça va pousser les pays la région à dire aux Américains, calmez-vous dans vos opérations, n'allez pas jusqu'au bout parce que c'est une déstabilisation qui est en train de se faire. Donc ça double tranchant. Il y a une espèce de travail de sap, il dit se gausser d'une certaine manière.
Efficace, efficace effectivement et sans aucun doute les américains n'étaient pas préparés à une déstabilisation aussi forte de toute la région même si elle est essentiellement symbolique et que les images sont plus fortes que la donnée militaire aujourd'hui puisque que la campagne de bombardement se poursuit. Mais il y a un autre élément sur la carte tout à l'heure, vous avez montré l'Arabie saoudite et le détroit d'Hormuz et l'Iran. Aujourd'hui, Trump a annoncé deux choses absolument essentiel.
Vous savez que le prix du pétrole avait commencé à s'envoler, on avait dépassé les 80 dollars le baril de Brent, c'est-à-dire que c'était 7 % de hausse environ. Aujourd'hui, Trump a dit deux choses. Un, il il force les compagnies d'assurance à assurer les pétroliers, quoi qu'il en coûte si j'ose dire, pour que ces navires puissent emprunter le Golfe et assumer leur travail.
Et puis la deuxième chose, c'est qu'il a dit que la marine américaine pourrait assurer une mission de protection des pétroliers, des navires commerciaux, dont plus de 3 000 sont actuellement bloqués dans le détroit d'Hormuz. Donc ça c'est un geste qui a rassuré d'une certaine manière les marchés pétroliers et qui est le signe qu'au-delà de la guerre qui se passe en ce moment et puis des désordres que cela constitue, il y a une volonté américaine d'essayer de calmer le jeu, si je le dise, de rassurer et de permettre la reprise du trafic normal et donc d'empêcher l'Iran de bloquer le détroit d'Hormuz, ce qui est quasiment le cas aujourd'hui. Au passage, toute petite contradiction, on n'est plus à ça près, le même Trump qui nous explique que tout a, absolument tout, a été détruit en Oui, mais c'est comme en juin dernier, il avait dit le programme nucléaire iranien, c'est fini.
Il est enterré à tout jamais. On s'aperçoit aujourd'hui que les Américains et les Israéliens font des raids dans des sites secrets que l'on ne connaît Je ne sais pas. Et même sur les sites connus où ils ont décidé de relancer des milliers de tonnes de bombes pour les fermer complètement et empêcher la poursuite de l'enrangissement d'uranium.
Je vois le regard de Didier-François qui me dit « Mais comme vous êtes naïve ». Pas du tout. On l'est tous face à un tel degré de capacité à changer son narratif.
D'abord, Trump, vous savez, dans toutes ses déclarations, le superlatif est de rigueur. Évidemment. Ulysse, tu connais mieux que moi les Etats-Unis, mais ça va lui poser un problème.
Parce que le problème d'une campagne telle qu'elle a été prévue par les Etats-Unis et par Israël, c'est qu'il faut qu'elle soit persistante, il faut du temps c'est idiot, on n'est qu'à 4 jours alors nous les journalistes 4 jours pour nous c'est une éternité mais pour un militaire et pour une campagne de cette nature pour faire tomber un régime détruire un programme balistique et le nucléaire, honnêtement, c'est rien du tout. Donc, en fait, le problème qu'il a, c'est qu'il a commencé à dire j'ai déjà tout réglé, machin, etc., etc.
Il va...
Et il a dit, bon, en plus hier, il Il le sait, je pense que c'est ses chefs qui lui ont dit. Parce qu'elle a dit « Oh mais là, ce coup-là, on me dit que je ne suis pas patient, mais je suis prêt à l'être ». Il faut qu'il le soit.
Parce que s'il veut obtenir des effets, honnêtement, il va falloir qu'il soit capable de mener sa campagne sans dévier. Et ça, ça va être une vraie C'est l'une des informations importantes de la soirée. Il faut y revenir ce soir.
Emmanuel Macron a pris la parole tout à l'heure à 20h, allocution que vous avez pu suivre en direct sur BFM TV avec une annonce, une annonce forte ce soir. Le président de la République demande au Charles de Gaulle, à notre porte-avions, de faire route vers la Méditerranée orientale. J'ai décidé l'envoi, là aussi, de moyens de défense antiaérienne supplémentaires et d'une frégate française, le Languedoc, qui a arrivera au large de Chypre dès ce soir.
J'ai donné ordre que le porte-avions Charles de Gaulle, ses moyens aériens, son escorte de frégate fassent route vers la méditerranée. Bonsoir madame la ministre. Alice Ruffo, ministre déléguée auprès de la ministre des armées avec l'envoi du porte-avions Charles de Gaulle est ce que nous entrons de fait dans cette guerre ?
Non non pas du tout le on est vraiment sur une logique défensive de défense de nos intérêts c Cette guerre a été décidée par Israël et les Etats-Unis. Elle n'est pas conforme aux droits internationaux. Ce n'est pas notre façon de faire diplomatiquement ni militairement mais par contre nos intérêts sont directement concernés et engagés du fait de nos ressortissants, du fait de nos moyens dans la région et du fait de nos alliances.
Mais donc qu'est-ce que vous pouvez expliquer ce soir aux téléspectateurs à quoi vont servir les rafales qui sont notamment sur ce porte-avions ? Alors d'abord on a déjà des rafales sur place et ils servent déjà à assurer la protection aérienne de nos Les alliés dans la région, les Émirals Qatar, on a plusieurs alliés dans la région, on a des moyens aussi sur place. Évidemment le porte-avions qui était en Baltique et qui vient vers la Méditerranée permet d'apporter des moyens aériens supplémentaires, des moyens de surveillance.
Et puis c'est aussi une démonstration de puissance sur un point aussi particulier qui est quand même le droit de la mer et la sécurité maritime qui va être un enjeu majeur. J'imagine qu'on va y revenir dans le Évidemment, je disais à quoi vont servir ces avions, notamment les Rafales. Emmanuel Macron disait tout à l'heure qu'ils ont décollé.
En réalité, ils ont servi très tôt pour aller abattre des drones dans ce conflit puisqu'ils ont servi au premier jour. Pourquoi est-ce qu'on ne le dit pas dans ces cas-là ? Pourquoi est-ce qu'il faut attendre 48, 72 heures pour dire que nos avions sur place ont effectivement servi et ont été utilisés, notamment pour protéger nos alliés ?
C'est une guerre quand même qui est en cours dans la région, c'est-à-dire que c'est une situation assez intense et puis justement on a des partenaires dont on respecte complètement la souveraineté et sur les annonces, sur ce qu'on doit faire d'abord on a un dialogue avec eux, ça a quand même commencé samedi, c'était il y a 4 jours donc voilà on met en place un dispositif, on va extrêmement vite et après on peut aussi se douter que des moyens français dans la région et des alliances qu'on honore parce qu'on est un partenaire fiable font qu'en fait on répond et on défend nos partenaires, c'est pas la première fois qu'on le fait, à chaque fois qu'il y a eu des montées de tensions très importantes dans la région ces derniers temps, on l'a fait. Vous dites. Vous dites.
Nous ne sommes pas en guerre. On écoute évidemment notamment les généraux qui passent sur ce plateau, notamment je pense au général Desportes, qui disait à partir du moment où on vous demandait à des pilotes de chasse de monter dans des avions de chasse pour aller abattre des cibles, ça commence à ressembler à une entrée en En fait, je suis désolée, mais honorer des partenariats et défendre ses intérêts, c'est de la légitime défense. Je ne sais pas ce qu'on entend.
Je vais vous donner un exemple. En mer Rouge, vous avez ce qu'on appelle l'opération Aspides qui vise à justement de défendre le trafic maritime. Ce n'est pas une opération facile, ce n'est pas une promenade en mer.
C'est une opération où il y a de l'intensité, où il y a des moyens. qui sont attaqués et où on répond. Donc il y a de l'intensité dans l'emploi de la force, mais ce n'est pas une action offensive. – Je vais vous poser la question autrement, est-ce que vous nous dites que ce soir, jamais, le rafale que l'on voit voler là sur ces images, Jamais ces Rafales ne serviront à aller frapper des cibles en Iran, par exemple.
Non, je ne peux pas vous dire ça. Ce que je vous dis, c'est ce que font les Rafales aujourd'hui et quelle est leur mission. En fait, une mission militaire, un déploiement militaire, ça se fait dans un cadre politique.
Aujourd'hui, les moyens qui sont déployés dans la région le sont en légitime défense. Et en défense de nos alliances et de nos partenaires. Voilà.
Point. Ça c'est aujourd'hui, on verra demain. Oui, légitime défense, d'accord.
Mais que se passe-t-il si un rafale, par exemple, est abattu ? Est-ce que la France ne risque pas d'être entraînée dans la guerre, même si aujourd'hui elle est dans le respect des accords de défense, dans la nécessité aussi de protéger nos bases, nos avions, nos soldats qui sont sur place. Mais est-ce qu'il n'y a pas un risque, c'est ce que demandent les Français, d'être entraînée dans cette guerre, qui est quand même une guerre majeure avec des opérations extrêmement importantes dans toute la région.
Est-ce qu'il n'y a pas un risque quand même ? Alors, un, les dispositions sont prises pour protéger nos intérêts, nos forces, nos ressortissants dans la région. Et pardon, le trafic maritime, ça fait aussi partie de nos intérêts.
Deux, quand on a des moyens militaires et qu'on est une puissance de paix qui respecte le droit international, ce n'est pas ne rien faire défendre ses intérêts. Ce n'est pas ne rien faire respecter le droit international. C'est faire des choses pour pas mal de le faire respecter, mais on le fait à nos conditions.
Et je me permets juste une remarque, pour justement aussi dire à quoi servent aussi toutes ces dépenses de défense, etc. C'est qu'on le fait à nos conditions. Quand on a des moyens comme le Charles de Gaulle qui se déplace sur zone, quand on a des rafales qui sont engagées, on ne le fait pas sur ordre de quelqu'un d'autre.
On le fait nous, à nos conditions, et donc on le fait dans le cadre strictement défensif que le président de la République définit. Vous confirmez ce soir que ce Charles de Gaulle est du côté de la Suède ? Oui, c'était là-bas il n'y a pas longtemps.
Il fait route vers la Méditerranée orientale. Vous savez quand il arrivera sur le jeu ? C'est à peu près 8 jours, mais sous le contrôle des experts qui sont en face de Et alors justement, pourquoi ?
Ça dépend aussi de ce qu'on est. Oui, oui, tout à fait, c'est ça. Mais 8 jours, il est sur place, imaginez, en Méditerranée.
C'est parfaitement. Il va être au large du Liban, au large d'Israël, pas loin de Gérald Ford, à quoi va-t-il servir ? Est-ce que vous pouvez nous expliquer ?
C'est une décision très forte qu'a annoncé le Président. À quoi ça sert d'avoir un immense porte-avions comme ça dans la région ? Alors c'est un signalement stratégique, premièrement, c'est-à-dire ça veut dire nous défendons nos intérêts, nous Nous sommes là.
Deux, évidemment, c'est des moyens aériens supplémentaires. C'est une capacité d'agir de manière plus active, plus efficace, plus rapide. Et puis ça permet de faire de la surveillance sur zone.
C'est quand même un moyen militaire majeur en Méditerranée, là où nos intérêts sont engagés. Honnêtement, on est les seuls en Europe à pouvoir avoir ces moyens-là sur place. J'ajoute qu'on ne fait pas que ça, entre guillemets, même si c'est énorme.
Mais le Charles de Gaulle, quand il se déplace, il est accompagné de plusieurs frégates. D'ailleurs, il y en a en ce moment au Danemark, à côté de la Suède. C'est tout un groupe qui se déplace.
Et donc, évidemment, c'est une grosse somme de moyens additionnels. Par ailleurs, on a déjà des moyens maritimes qui sont en train d'arriver. Au large de Chypre, comme l'a annoncé le président de la République, c'est des décisions qui ont été prises dans les dernières heures.
Il y a deux questions. Ça concerne d'abord par rapport à ce qu'a dit Emmanuel Macron ce soir, le Liban. Emmanuel Macron parle d'erreur stratégique et d'escalade plus dangereuse si les Israéliens venaient à s'installer dans le sud du Liban.
Tout à l'heure, on était avec l'ambassadeur d'Israël en France qui nous disait « Mais l'erreur, elle ne vient pas de nous, l'erreur, elle vient du Hezbollah Erreur stratégique d'Israël ce soir ? Tout est vrai. Je crois que le président a dit lui-même tout à l'heure que c'est le Hezbollah qui a entraîné le Liban dans la guerre en frappant Israël, et évidemment la réponse d'Israël doit être proportionnée.
Si Israël relance la guerre au Liban, et ne respecte pas la souveraineté du Liban, c'est encore une escalade militaire. Juste un mot, tout ce qu'on fait dans cette crise, et le fait qu'on ait des forces aussi au Sud-Liban, c'est pour travailler à faire en sorte qu'il n'y ait pas l'escalade à laquelle on assiste. C'est pour trouver des voies diplomatiques.
L'armée française, quand elle est engagée, c'est pour permettre des solutions politiques. Le Liban aujourd'hui est menacé d'une guerre. Je rappelle qu'on a un moment du Hezbollah qui puisse se faire, pour que les forces armées libanaises reprennent le contrôle du pays jusqu'au sud, ce qui permet d'assurer une meilleure garantie de sécurité pour Israël.
On l'a fait avec les Etats-Unis aujourd Aujourd'hui, tout cela risque de voler en éclats si effectivement il y a une invasion massive du Liban par Israël. Vous dites que si Israël relance la guerre au Liban, les Israéliens disent que ce n'est pas nous. Ce n'est pas nous, c'est les hezbo Arrêtez de nous pointer du doigt comme responsable de ce qui est en train de se faire.
J'entends simplement, d'abord le Hezbollah a des capacités du fait des interventions précédentes d'Israël qui sont aujourd'hui quand même réduites. Deuxièmement, le Liban est un C'est un État souverain. Donc répondre à une agression qui vient effectivement du Hezbollah, d'un groupe, doit se faire de toute façon dans le respect de la souveraineté libanaise.
Par ailleurs nous sommes quand même extrêmement vigilants sur le Liban parce que là aussi je veux dire quand on dit nos intérêts sont engagés nous avons des forces dans la finule au sud Liban il y a des questions de protection de force dont on dialogue aussi avec les israéliens parce qu'évidemment nous nous avons des soldats sur place j'ai une image à vous montrer parce que c'est l'une des images de la soirée madame la ministre ça concerne dubaï avec ce consulat américain qui a été visé alors à proximité sur un parking à proximité mais on voit évidemment que symboliquement c'est une nouvelle emprise américaine, notamment sur le sol des Émirats qui a été touché ce soir. Dubaï, il y a un certain nombre de milliers de Français sur place. Qu'est-ce que vous leur dites à ces Français qui nous racontent aujourd'hui, par exemple, qu'ils continuent de voir passer les Je voudrais saluer le rôle de nos services diplomatiques et consulaires, qui sont honnêtement tout le temps sur le terrain et qui font le maximum pour répondre justement aux situations différentes de nos ressortissants.
Deuxièmement, quand on renforce, quand on honore nos partenariats dans la région et qu'on assure la défense et la protection aérienne, c'est aussi un peu pour protéger nos ressortissants. C'est évidemment pour assurer la protection, honorer nos partenariats, mais c'est aussi pour nos ressortissants. Et troisièmement, on va faire en sorte que nos ressortissants qui veulent rentrer puissent le faire.
Évidemment, ça prend un peu de temps, c'est normal. Évidemment, c'est les personnes les plus vulnérables qui seront priorisées. Mais je leur dis surtout de faire confiance à nos services diplomatiques et consulaires, de vraiment respecter les consignes de sécurité.
C'est une situation dangereuse, c'est une situation grave, mais c'est une situation où toutes les dispositions sont prises pour assurer leur sécurité. Donc je leur demande de faire confiance au service diplomatique et consulat. Et vous savez combien de Français peut être entrés aujourd'hui ?
Alors, je ne suis pas le Quai d'Orsay mais je vais quand même vous répondre. Vous vous inscrivez sur ce qu'on appelle le fil d 5 000 inscriptions. Mais combien pourraient être rapatriées dans les jours qui viennent ?
Ça va tourner. D'abord, ça dépend de l'ouverture des espaces aériens. Ça dépend d'où vous parlez.
Par exemple, vous pouvez sortir côté israélien par d'autres pays, Mais en fait, il faut faire attention. Nous, on met en place tous les dispositifs. J'ajoute qu'on envoie certains moyens, on va voir comment ils peuvent être utilisés au retour.
Donc il y a des choses qui peuvent se faire, qui vont se faire rapidement. Mais je pense que là, collectivement, on a une responsabilité de vraiment demander à nos compatriotes de leur dire toute notre solidarité et aussi de leur dire de faire confiance. Une toute dernière question, est-ce que l'armée française, les moyens de l'armée française pourraient être utilisés pour rapatrier les Français dans la région et les ramener sur le sol français ?
Ce n'est pas l'objectif des moyens de l'armée française, mais vous savez que les armées françaises, que ce soit sur le territoire national ou à l'extérieur, peuvent bien sûr venir en appui à des opérations civile. Merci Madame la Ministre, merci d'avoir été avec nous ce soir en direct dans cette édition spéciale. On va tout de suite retrouver Nicolas Kohadou du côté de Haïfa dans le nord d'Israël.
Nicolas parce qu'il y a à nouveau ce soir de nouvelles alertes ? Oui, plusieurs alertes, notamment des alertes il y a très peu de temps. Il y a un petit peu moins d'une heure qui venait du nord d'Israël, donc du Liban, sur Haïfa et un petit peu plus tôt, c'était des alertes de missiles iraniens qui ont touché l'ensemble du pays et notamment la région de Tel Aviv, les alertes.
Et on a eu la confirmation il y a quelques minutes maintenant qu'un missile avait été intercepté au qui visait la région de tel aviv il a été intercepté il est tombé dans une zone dégagée on n'a pas encore eu de bilan s'il y avait des victimes ou pas mais ça montre bien qu'il y a toujours cette capacité de la part de l'Iran, de tirer des missiles à destination d'Israël, avec maintenant ces deux fronts que mène l'armée israélienne. Déjà, ses attaques iraniennes et également sur le Liban avec, on en a parlé très rapidement, ses alertes, ses tirs de roquettes tirés par le Hezbollah depuis le sud du Liban et ses ripostes très impressionnants, très fortes de la part de l'armée israélienne avec des Des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, sur la région de la Béka, plus à l'est également sur le sud, à Thiers ou encore à Saïda. Et cette nouvelle qu'on a appris ce matin, cette avancée au-delà de la ligne frontalière de la part des forces armées israéliennes, cette zone tampon qui est créée avec près de 20 000 soldats qui ont été déployés dans le sud du Liban.
Merci à vous Nicolas Kouadou en direct ce soir avec Julie Roser en direct de Haïfa dans cette édition spéciale. Une toute dernière information Lisa Hadef. Le Qatar annonce avoir démantelé deux cellules d'espionnage affiliées aux gardiens de la révolution iranien, c'est l'agence de presse officielle qatarée qui fait l'annonce à l'instant.
Ça fait partie Didier-François, de ce dont on parlait notamment les services iraniens chargés d'aller infiltrer et éventuellement perpétrer les attentats terroristes ailleurs que sur le sol ? Eux sont très très présents, par exemple. Ils ont quasiment toute leur base opérationnelle en Irak.
Ils ont des capacités très très fortes. Pour une raison simple, c'est qu'ils ont aussi participé à la lutte contre Daesh. Et ils avaient déployé à l'époque aux côtés des milices qui avaient été mobilisées pour aider l'armée irakienne.
Et donc, ils sont très très très lourdement implantés dans cette zone-là. Ils sont évidemment au Liban depuis très longtemps parce que c'est là qu'ils allaient commencer leurs opérations. Il n'est pas la première base d'opération.
Et donc, vous voyez bien que le général Souleymanie, d'ailleurs, avait été tué en Irak. Ils sont aussi présents chez les Houthis, au Yémen, beaucoup. Et après, ils ont des opérations clandestines à peu près partout.
En termes de renseignements, ils Ils travaillent main dans la main avec le renseignement iranien officiel. Donc, en général, même, ils le dirigent. C'est comme ça qu'ils arrivent à faire ce qu'on appelle les dossiers d'objectifs.
C'est pour ça qu'ils savent dans quel immeuble il y a la CIA, Et je pense qu'en amont, ils ont évidemment travaillé là-dessus pour pouvoir fournir, mais en fait comme le font les grands services, pour fournir des dossiers d'objectifs à leur campagne de frappe. Général Péistrandi, avant Ulysse Gosset, nous donne une dernière information également générale ? Oui, et ce qui traduit effectivement cette capacité d'infiltration et de retour d'informations.
Et c'est ça l'une des menaces auxquelles on est confrontés, parce qu'ils sont capables d'activer notamment des cellules terroristes. Et ça c'est un élément qui est très extrêmement important et qu'il faut prendre en compte. Ulysse ?
Oui, le ministère de la Défense du Qatar a confirmé que deux missiles iraniens avaient visé la base militaire d'Al-Houdaïd. Alors un missile a été intercepté par les Qataris et le deuxième a touché la base, les Qataris nous disent, sans faire de victimes, sans faire de dégâts. Mais alors ce qui est très important c'est que c'est la plus grande base américaine de la région, c'est plus de 10 000 soldats américains, c'est là où se trouve le quartier général de l'armée américaine pour la région.
Donc c'est un endroit absolument stratégique. Alors il n'y a pas de dégâts, mais ce qui est important c'est que quand même c'était une cible des Iraniens. On voit qu'ils veulent toucher...
Une cible américaine de plus dans la longue liste et la plus grande base américaine de la région. Et la de victimes, etc. Mais on est au-delà du symbole quand même.
La base de Houdaïd, rappelez-vous, notre correspondante sur place a filmé les premiers tirs et les premières interceptions de missiles sur la base en question. La pauvre, elle a été obligée de trouver un abri près d'un mur parce qu'il n'y a pas grand-chose sur place. C'est à une cinquantaine de kilomètres en dehors de la ville.
C'est un immense espace. Donc là, pour le coup, cette base-là, ils la visent depuis un bout de temps. Pour une raison simple, c'est que c'est là qu'est le PC avancé du commandement américain pour toute la région.
C'est quand même une cible énorme. Et jusqu'à présent, ils n'ont pas vraiment réussi à le toucher. La seule PC qui avait été touchée, c'est celui de la marine à Bahreïn, de la cinquième flotte, qui lui avait été touchée, mais encore une fois par un drone.
Leur drone me semble, à ce stade, plus efficace et plus précis, ce qui est plus embêtant d'ailleurs parce que je pense qu'ils en ont plus ils sont plus ils sont plus furtifs et que ça va durer plus longtemps cette affaire une base américaine au qatar même la plus grande base américaine de la région touchée au qatar et antoine delar on vous retrouve en direct de washington notre confirmation ce soir des bureaux de la cia cette fois touché du côté de l'arabie saoudite exactement touchés par deux drones iraniens qui se se sont abattus en fait sur le complexe de l'ambassade américaine à Riyad. Ça s'est passé hier soir et ces deux drones se sont précisément abattus sur l'aile qui abritait les bureaux de la CIA en Arabie Saoudite. Cette attaque a fait des dégâts matériels assez C'est important.
On apprend via le Washington Post que le toit de ce bâtiment s'est effondré. Il y a eu manifestement également un incendie et les fumées de cet incendie ont également provoqué des dégâts à l'intérieur du bâtiment. Alors les autorités américaines cherchent un peu à minimiser cet incident, a priori d'ailleurs aucun espion américain n'a été blessé dans cette attaque mais la CIA donc et les autorités américaines cherchent à minimiser cet incident en disant que ça fait partie entre guillemets des risques du métier et que les opérations de la CIA en Arabie Saoudite ne sont pas du tout perturbées par cette attaque, que la CIA va pouvoir continuer à travailler.
Elle va être hébergée notamment dans des des bureaux mis à disposition par le renseignement saoudien, puisqu'il y a une grande coopération entre les services de renseignement américains et saoudiens. Il n'empêche, symboliquement, c'est quand même une victoire assez significative pour le régime iranien d'avoir touché l'ACIA qui est une agence honnie par le régime iranien. On apprend aussi que depuis le début de ce conflit, les missiles patriotes américains qui sont chargés d'intercepter les projectiles iraniens tournent à plein régime avec un taux d'interception autour de 90%.
Ça veut dire quand même que 10 % des projectiles iraniens parviennent à passer entre les mailles du filet. Il y a aussi une équation mathématique et économique pour les Américains dans cette affaire puisque les drones iraniens sont des armes low cost. Un drone iranien ça coûte environ 20 000 dollars et pour les abattre, les Américains à chaque fois sont obligés de tirer des missiles patriotes bien plus coûteux. 4 millions de dollars par missile patriote.
Donc c'est cette équation économique fait aussi partie de la guerre, de cette guerre d'usure entre Américains et Iraniens. Antoine Hollard en direct de Washington. Avec cette question quand même Didier François parce que Donald Trump qui encore une fois est capable de dire tout et son contraire, nous a expliqué aujourd'hui que c'était open bar, c'était illimité en termes d'armes pour les Etats-Unis tout en critiquant Joe Biden qui avait fait fondre les stocks en allant donner des armes à l'Ukraine.
Ils sont capables de tenir longtemps les Américains à ce rythme ? Je pense que là pour le coup, c'est le problème de Trump. Oui ils sont capables de tenir longtemps, ils se sont quand même donné les moyens.
La planification elle est sur 50 jours. Pour faire simple, ils ont planifié ce qu'ils pensaient devoir avoir en 50 jours. C'est vrai que le tempo des opérations telles qu'il a été lancé, avec cette frappe d'opportunité de départ qui permet quand même de décapiter l'ensemble et qui était l'affaire la plus difficile à réalisé.
Parce que, pour le coup, le fait d'avoir tué le guide et son entourage dès la première frappe fait qu'il y aura beaucoup, beaucoup moins de travail à faire, de recherche, de tous ces individus qui auraient été difficiles à localiser et qui auraient demandé une multitude de missions. Donc là, pour le coup, la frappe de décapitation de départ, qui est l'ouverture de la campagne, de ce point de vue-là, leur donne un avantage sérieux pour la suite. Après, encore une fois, la destruction systématique et régulière du nucléaire, du missile et d'isoler le régime, ça va être une longue
Emmanuel Macron