L'invité de Bourdin Direct : Valérie Pécresse - 28/06
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC. Marie Pécresse, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Réélu présidente de la région Île-de-France, largement réélu. Je vous imagine très satisfaite ce matin, n'est-ce pas ?
Il y a un petit peu déçu évidemment par l'abstention. Je vais y revenir. Un petit peu déçu par l'abstention qui montre quand même qu'une bonne partie de nos concitoyens n'ont pas compris à quel point les régions étaient utiles et à quel point ce scrutin était important. Mais c'est vrai que la victoire a été belle parce que finalement nous nous sommes battus en Île-de-France contre trois fronts. L'extrême droite, d'abord que nous avons fait baisser dès le premier tour, par notre fermeté et puis par notre implication dans les territoires ruraux. La République en marche, puisque le gouvernement avait décidé de nous envoyer pas moins de cinq ministres contre nous.
Et puis l'extrême gauche, avec lequel le Parti Socialiste avait choisi de s'allier contre toute attente et contre lequel nous avons réussi à faire un rempart avec des républicains qui sont venus des deux rives. Et d'ailleurs cette victoire, à cause de cela, elle m'engage. Elle m'engage à diriger la région, avec mes convictions bien sûr, mais sans aucun sectarisme parce que finalement des franciliens qui peut-être ne partagent pas toutes mes opinions se sont rassemblées derrière moi pour faire barrage à cette extrême gauche qui a perdu sa boussole républicaine.
Elle vous engage et j'ai relevé hier vos propos. Une équipe de France, de la droite et du centre, a émergé dans les régions. C'est bien cela ? Absolument. Une équipe de France a émergé dans les régions, de la droite et du centre. Un peu de la gauche aussi ? Absolument. Un peu de la gauche aussi parce que j'ai vu les soutiens. Il y a certains soutiens qui sont venus de la gauche. Valérie Pécresse.
Au plan régional, je crois qu'il y a eu une vraie mobilisation contre l'arrivée d'une majorité composite avec des Verts qui, ce n'est pas moi qui le dis, c'est Madame Hidalgo, ont un problème de rapport à la République et puis surtout l'arrivée de M. Mélenchon. M. Mélenchon et toute son équipe dont on sait que malheureusement ils soutiennent les réunions racisées, qu'ils manifestent aux côtés du CCIF, une association qui a été dissoute après l'assassinat de Samuel Paty. Donc, il y a eu un vrai sursaut des Républicains sincères d'où qu'ils viennent, de gauche comme de droite, pour dire non à cette alliance baroque.
Bon, vous êtes satisfaites aussi parce que vous avez gagné à Paris, ce qui est historiquement remarqué. Mais Valérie Pécresse, vous venez de dire, cette élection m'engage. Elle vous engage à quoi ? A bien diriger la région. Elle vous engage à diriger cette région sans esprit sectaire. Elle vous engage aussi au niveau national, Valérie Pécresse.
Alors d'abord, ma priorité, ça va être de mettre en œuvre très rapidement les engagements de mon mandat, mes promesses de campagne. Pourquoi ? Parce que c'est la clé d'un mandat réussi. Maintenant, j'en suis à mon deuxième mandat, j'ai un peu d'expérience. Il faut faire très vite, tout de suite, lancer tout de suite un nouvel élan. Pour plus de sécurité, on va doubler les brigades régionales de sécurité, par exemple, dans les lycées. On va commencer à recruter 1000 agents de plus dans les transports. Pour la santé et la solidarité, on va créer une mutuelle régionale de santé. On va mettre les repas de cantine à 50 centimes pour les familles les plus défavorisées.
Et puis pour l'écologie concrète, puisque là aussi, c'est une satisfaction. Grâce à nos résultats en matière écologique, je crois que nous avons réussi à montrer que l'écologie n'était pas le monopole d'un camp ou d'un clan. Et que surtout, il y avait une autre écologie que l'écologie punitive. Donc nous allons, dès le mois de juillet, proposer une prime pour remplacer les véhicules polluants en Ile-de-France. Puisque vous savez que maintenant, il y a une zone de faible émission qui a été mise en place, jusqu'à 6000 euros en fonction des revenus des familles.
Jusqu'à 6000 euros pour remplacer un véhicule trop polluant.
Trop polluant pour tous ceux qui habitent, ou qui travaillent dans la zone de faible émission qui a été mise en place au 1er juin
par la mairie de Paris, la métropole du Grand Paris. Bon, Valérie Pécresse, cette élection vous engage. Vous l'avez dit. À droite, plusieurs succès. Vous les avez remarqués, comme moi. Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez et d'autres. Cette élection vous engage. Vous avez écouté le discours de Xavier Bertrand hier soir, j'imagine. Celui de Laurent Wauquiez aussi. Vous voilà tous présidentiables. Tous. Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, vous. Et puis il y a d'autres candidats. LR. Bruno Retailleau, Michel Barnier, David Lysnard. Alors, comment allez-vous faire ?
D'abord, ce que je crois, c'est que cette élection régionale, elle a desserré l'étau. Oui. Dans lequel le gouvernement essayait désespérément de nous enfermer. L'étau du duel Macron-Le Pen. Je rappelle que 80% des Français, quand on les interroge, disent qu'ils ne veulent pas de ce duel Macron-Le Pen à la présidentielle. Alors oui, avec ces élections régionales, on a desserré cet étau. Et oui, on a fait émerger une très belle équipe de France, notamment dans les régions, pour la droite et le centre. Mais il faut un capitaine. Une très belle équipe de France, mais pas un homme providentiel aujourd'hui.
Puisque finalement, les victoires, si elles sont différentes, ont toutes été faites dans des contextes extrêmement difficiles.
Vous n'êtes pas un homme providentiel. J'ai écouté Xavier Bertrand hier. Vous aussi. Il a parlé de République des territoires. Il a beaucoup parlé de la présidentielle, beaucoup plus que des régionales. Est-ce qu'il a enjambé, est-ce qu'il a enjambé une éventuelle primaire ?
Aujourd'hui, je crois qu'on ne peut plus jouer solo. Notre responsabilité à tous... Il joue solo ? Non. Est-ce qu'il joue solo ? Je n'ai pas dit ça. J'ai dit on ne peut pas. Oui, vous le pensez peut-être. Non, non, j'ai dit on ne peut pas. Je ne vais pas faire des procès d'intention à mes camarades. Puisque notre responsabilité, c'est de nous réunir. Notre responsabilité, c'est de jouer collectif. C'est de faire émerger la troisième force. Cette troisième force, elle n'est pas cantonnée dans un parti, puisqu'il y a d'un côté les Républicains, mais il y a la Manufacture, il y a Libre, il y a les centristes d'Hervé Morin, il y a les UDI.
Je crois qu'il faut que, comme Jacques Chirac l'avait fait en 2001. Jacques Chirac, il l'avait eu, j'étais à l'époque sa conseillère, vous vous en souvenez. À l'époque, en 2001, il s'était dit il y a des talents chez les libéraux, il y a des talents chez les centristes, il y a des talents au RPR, chez les gaullistes. Eh bien, on va tous se rassembler dans un collectif. 1022, c'est un collectif pour 2022. Et cette union, je vous dis, j'en étais la cheville ouvrière puisque, à l'époque, on travaillait pour Jérôme Monod à l'Élysée. Donc, on avait travaillé ensemble et c'est ce collectif qui a agrégé les talents, qui a agrégé les partis. Donc, vous demandez
la création d'un collectif en quelque sorte, au-delà des l'air.
Je demande que l'on se réunisse pour créer cette troisième force. On a besoin d'une troisième force, ni Macron, ni Le Pen, de la droite et du centre. Jamais nos solutions n'ont été autant plébiscitées Marine Le Pen qui a essayé de nous les voler, Emmanuel Macron qui a essayé de dire qu'il était de droite. Tout le monde est venu sur notre territoire, sur nos convictions et sur nos solutions. Oui, mais comment allez-vous
sélectionner la candidate ou le candidat, la présidentielle de 2022 ?
Eh bien, c'est simple. Il faut que ce collectif se réunisse. Donc, il faut que tous les talents de la droite et du centre se réunissent. Il faut qu'on définisse ensemble les règles du jeu. Et après, eh bien, on sélectionnera... S'il faut des règles du jeu pour sélectionner un capitaine. Mais elles ont déjà été
plus ou moins définies, les règles du jeu,
par LR. Je vous ai dit qu'on ne pouvait pas jouer solo. Ça vaut aussi pour les parties. Un parti seul ne peut pas décider pour tout le monde. Je n'appartiens plus au LR. Je crois que Xavier Bertrand non plus, Hervé Morin non plus, Jean-Christophe Lagarde non plus. Donc, il y a des talents en dehors des Républicains et donc, c'est un collectif qu'il faut créer et une règle du jeu collective qu'il faut mettre en place. Alors, quelle règle du jeu ? Une primaire ? Il faut qu'on se réunisse. Il faut qu'on se réunisse et qu'on en décide. Qu'on décide des règles du jeu clair pour définir le leadership.
Donc, vous demandez avant l'été, avant l'été, enfin, nous sommes en été, mais avant la période estivale, pendant la période estivale, pendant la période estivale, vous demandez une grande réunion avec tous les présidentiables possibles.
Avec tous ceux qui ont envie de s'investir dans cette élection, bien sûr.
Vous, vous avez envie de vous investir dans cette élection ?
Écoutez, pour moi, tout commence aujourd'hui. Je l'avais dit à mes électeurs, jusqu'à ma réélection, c'était stop ou encore pécresse. Donc, je ne pouvais pas réfléchir à quoi que ce soit. Ah, écoutez, M. Bourdin, voilà.
Mais c'est encore pécresse.
Vous, vous, vous direz ça, vous savez, quand on vit les campagnes, ce n'est pas tout à fait pareil. Je vous rappelle que j'étais à 36% au premier tour et mes adversaires à 34. Donc, voilà. Donc, on a fait un très beau deuxième tour et on l'a fait parce qu'on a à la fois démasqué nos adversaires mais aussi montré notre vrai visage et notre envie. Et puis, parce qu'on avait des résultats. Moi, je n'aime pas cette notion de prime au sortant. J'ai entendu la prime au sortant. C'est la prime au boulot fait. La prime au job réussi quand même.
Si on n'avait pas été bon. Tout commence aujourd'hui donc.
Oui, tout commence aujourd'hui.
Qu'est-ce qui commence aujourd'hui ?
Moi, j'ai deux priorités immédiates. Je vous l'ai dit. La première, appliquer mon programme sans délai. La deuxième, participer à la construction de ce collectif. J'y prendrai toute ma part. On doit se rassembler. On n'a pas le droit à l'erreur. Et puis, ensuite, la question plus intime que vous me posez. Oui. Voilà, je sens que vous allez me la poser.
Oui, je vais voir comment.
Non, mais la question plus intime, c'est effectivement je vais réfléchir à la suite pendant l'été.
C'est-à-dire que vous direz à la fin de l'été si vous êtes candidate à la présidentielle ou pas ?
Absolument.
À la fin de l'été ?
Je vais y réfléchir pendant l'été. Je vais consulter, je vais réfléchir et je vais consulter.
Consulter qui et réfléchir à quoi ?
D'abord, j'ai des convictions à défendre et des idées à défendre et une sensibilité à défendre parce que ma sensibilité de présidente de l'île de France n'est pas tout à fait la même que celle d'un certain nombre de mes camarades sur la question du choc de l'autorité parce que je suis dans la région la plus criminogène de France. La question du plan banlieue parce que je le réclame à corps et à cri depuis des années et qu'il n'y aura pas d'intégration réussie. Il n'y aura pas de fierté française retrouvée si on ne fait pas un vrai plan banlieue. La question de l'écologie qui à droite est un impensé. L'écologie est un impensé à droite.
Nous, nous avons défini un corpus idéologique de l'écologie positive avec Yann Verling avec un certain nombre d'écologistes qui m'ont rejoint pour cette élection. Donc oui, j'ai un certain nombre de valeurs à défendre. L'égalité femmes-hommes en fait évidemment partie.
Alors justement, une femme présidente de la République, est-ce que la France est prête ? C'est un moment historique qui peut être vécu en 2022 ?
Je crois que les Français sont beaucoup plus prêts que les partis politiques si c'est ça la question que vous posez. Moi je le sais parce que d'abord une femme, Ségolène Royal, avait déjà fait un très beau parcours il y a quelques années et je pense qu'elle aurait pu si elle n'avait pas été opposée à un autre très bon candidat Nicolas Sarkozy, elle aurait pu l'emporter. Donc je ne crois pas que les Français soient hostiles, au contraire. Je pense qu'ils voient dans les femmes, y compris à l'étranger, quand on regarde une Angela Merkel, ils voient une forme de pragmatisme. Justement, une absence de sectarisme.
Et c'est un atout pour vous face à Xavier Bertrand par exemple ou à Laurent Wauquiez, c'est un atout ?
C'est surtout un atout je pense face à Marine Le Pen qui joue beaucoup de sa féminité pour dire voter pour une femme alors que personnellement je la vois comme un adversaire politique et certainement pas en raison de son sexe.
Est-ce que vous pourriez, je ne sais pas, j'entends souvent Valérie Pécresse, c'est très bien, c'est très sérieux, mais est-elle assez déterminée, est-elle assez tueuse pour être candidate à la présidence de la République et pour devenir présidente de la République ? Vous savez qu'en politique, il faut vraiment le vouloir. Vous le voulez ? Vous le voulez ?
Allez poser la question à Julien Bayou, Audrey Pulvar et Clément Tilotin puis vous leur demanderez s'ils pensent que je suis suffisamment déterminée et si je suis suffisamment combative. Tueuse ? Tueuse en politique ? Je dis le mot ? Moi je suis une affectueuse. Vous êtes une affectueuse ? Oui. Pas une tueuse mais malgré tout je sais me battre.
C'est-à-dire que vous êtes déterminée ?
En tout cas, je suis déterminée à ce qu'on incarne cette troisième force. On ne peut pas avoir les idées de la droite qui sont majoritaires dans le pays, un besoin de choc d'autorité dans le pays qui est massif, un besoin de remettre le pays à plat, pardon, mais aussi un État en quasi-faillite avec 200 milliards de dettes et se dire qu'on va continuer comme ça. Le bilan d'Emmanuel Macron c'est un bilan aujourd'hui sans résultat. Donc le Président de la République incarne la fonction, il a géré la crise, très bien, mais maintenant il faut un deuxième souffle au pays et il faut le remettre sur pied et la situation après le Covid va être très singulière. Je vais vous parler du Covid.
On a aujourd'hui les Etats-Unis et la Chine qui sont en train de monter en puissance. On ne peut pas laisser la France dans l'état dans lequel elle est.
Valérie Pécresse, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, tout le monde dit ce matin, peut-être un peu vite, c'est fini. nous n'aurons pas ce duel à la présidentielle. Vous en êtes persuadés, franchement ?
Ah non, rien n'est écrit. Avec une abstention
telle, regardez, je regardais les chiffres, 79% des 18-34 ans qui ne sont pas allés voter.
Absolument. Non mais, pardon de le dire, mais cette abstention, elle vient à la fois du rejet de la politique, elle vient aussi... Du rejet des élus aussi, non ? Oui, je ne suis pas si certaine que ça parce que... À quoi ça sert de voter ? Oui, mais le rejet des élus, on entend ça sans cesse. Le rejet des élus, il s'exprime en général dans un vote protestataire. Oui. Et moi, je n'ai pas ressenti dans cette campagne un rejet sur le terrain. C'est-à-dire que quand je me suis déplacée, j'ai eu des campagnes dans lesquelles il y avait du rejet des élus. Ce n'est pas le rejet des élus, c'est le rejet de la politique.
On ne sait plus à quoi la politique sert aujourd'hui parce que le gouvernement, il y a aussi une bonne part de responsabilité. Personne n'a expliqué à quoi servaient les régions, les départements. Les élus régionaux aussi, pardon,
tous les élus. Je ne peux pas défendre le gouvernement, que ça soit clair. Mais tous les élus.
En mettant les élections le 27 juin, alors que tout le monde ne rêvait que de partir en vacances, en réussissant, parce que l'État a quand même réussi un petit exploit dans cette campagne électorale dont on n'a pas parlé, on n'a pas distribué les bulletins de vote et les professions de foi. Parce que l'État a fait appel à un prestataire privé qui a réussi à ne pas distribuer les professions de foi et les bulletins de vote. C'est à peu près la seule propagande électorale qui arrive dans les boîtes aux lettres. Eh bien, elle n'a pas été distribuée. Donc vous vous rendez compte, comment voulez-vous après que l'État nous explique qu'il faudrait plus de participation ?
J'ajoute que le Président de la République, commençant un tour de France, en pleine élection régionale, parlant que de 2022, en pleine élection régionale, ça n'encourageait pas la participation. Il a voulu esquiver cette élection. Il a voulu qu'il n'y ait personne qui aille voter. Il a eu ce qu'il a cherché.
Alors, tout commence ce matin pour vous. Est-ce que ce matin, vous faites un pas de plus vers la présidentielle ?
Ce que je dis, je vous l'ai dit, je le répète. Un pas de plus vers la présidentielle ? Priorité absolue. Mon programme, tout de suite. Le collectif à bâtir parce que ça, il faut qu'on se réunisse. On ne peut pas rester éparpillé façon puzzle. Ça n'est pas possible. La droite, c'est pas... Mais qui décidera alors ? Qui décidera ? Du candidat
ou de la candidate ?
Mais nous, mais nous, en collectif. La règle du jeu. On définira la règle du jeu pour se départager. Le mode de départage. Et ensuite, il faudra qu'on se plie à ce mode de départage. Vous faites un pas de plus ce matin ? Aujourd'hui, je dis que je vais réfléchir cet été, effectivement, pour la suite.
Un pas de plus. Bien. Le Covid-19, de nombreux médecins nous alertent. Attention, avec le variant Delta, le variant indien, seule la vaccination de doses protège, à 96% selon les dernières données britanniques. Alors, que faire, Valérie Pécresse ? Si l'on veut maîtriser cette nouvelle menace, faut-il rendre la vaccination obligatoire ? Je ne sais pas, moi, pour le personnel soignant ou le personnel qui est au contact avec le public.
Moi, je veux éviter la vaccination obligatoire. Mais ce que je vois, c'est que... Mais les Français... Je vais vous répondre, M. Bourdin. Oui. Ce que je vois, c'est qu'il y a vraiment une fracture sociale autour de la vaccination. Donc, j'ai décidé, puisque je viens d'être réélu, en lien avec l'Agence régionale de santé et les maires, que dès la mi-juillet, en Ile-de-France, nous allons organiser une vaccination itinérante dans tous les villages ruraux, notamment en Seine-et-Marne, en Essonne, dans le Val-d'Oise, dans les départements qui n'ont pas de vaccinodrome à proximité.
On mettra des centres de vaccination éphémère dans les villages et on invitera tout le monde à venir se faire vacciner. On doit atteindre l'immunité collective. L'immunité collective, c'est 75% de personnes vaccinées. On ne peut pas se permettre, la France ne peut pas se permettre une quatrième vague. Et moi, je le dis en dramatisant
l'enjeu. Oui, mais vous aurez beau vous installer dans des villages ou dans des communes sur des places, sur des places, et les Français,
certains Français ne viendront pas. Certains Français ne viendront pas, mais 75% des Français, c'est atteignable. Et je leur dis, ne ratez pas la deuxième dose. La première dose ne protège pas. Il faut faire la deuxième dose. Aujourd'hui, le délai a été très allongé. C'est entre 25 et 49 jours. Les vaccins sont là.
Donc, si on veut être soulagé, si on veut être tranquille, et je le dis aussi aux jeunes, je le dis aux jeunes parce que nous n'avons pas eu conscience, nous, peut-être, les plus adultes, les cadres à l'équincard, nous n'avons pas forcément eu conscience que les jeunes, les jeunes qui ont 20 ans, qui ont 30 ans aujourd'hui, s'ils ne développent pas des formes graves, quand ils ne sont pas vaccinés, ils sont contagieux. Donc, il faut aussi qu'on convainque les jeunes d'aller se faire vacciner, alors même qu'ils savent qu'ils ne développeront pas de formes graves de la maladie.
Autre solution pour inciter à la vaccination, plus de tests gratuits pour les non-vaccinés. Est-ce que vous êtes favorable aussi à cette solution ? Plus ou plus ? Plus. Plus. Plus de tests gratuits pour les non-vaccinés. C'est-à-dire que c'est facile. Je vous explique pourquoi. Parce qu'il est facile de refuser la vaccination tout en bénéficiant de tests à volonté payés par la collectivité.
Non ? De toutes les façons, il va falloir qu'on envisage des solutions.
Je dis ça parce que certains disent « Moi, je me fais tester, pas besoin d'être vacciné. »
Vous comprenez ? Oui, non, non. Vous comprenez ce que je veux dire ? Oui, je comprends très bien ce que vous voulez dire. Je n'avais pas du tout pensé à ça. Mais ce qui est vrai, c'est que l'un des grands arguments pour vacciner les jeunes, c'est aujourd'hui de leur dire « Pour retourner au spectacle, pour retourner dans des festivals, pour voyager à l'étranger, pour sortir de chez vous, on va vous demander un passeport sanitaire. » Donc, effectivement, faites-vous vacciner. Quand vous serez vacciné, vous pourrez aller partout. Oui, mais aujourd'hui, vous pourrez refaire la fête.
Un passeport sanitaire, un vaccin ou un test PCR.
Oui, j'entends bien. J'entends bien votre suggestion. Écoutez, je vais en parler avec les autorités sanitaires. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je vais en parler avec les autorités sanitaires. Mais c'est vrai qu'à un moment donné, il faudra inciter plus fermement à la vaccination. Mais il faut aussi informer. Moi, je le reconnais, je n'avais pas conscience à quel point la vaccination des jeunes les est importante. Et j'ai pris cette conscience-là en dialoguant avec les autorités sanitaires il y a quelques semaines quand ils ont commencé à me dire que le variant Delta allait devenir majoritaire et qu'on risquait un quatrième confinement. Profitons de l'été. Ne laissons pas passer cette chance.
On est au calme. On est tranquille. On se fait vacciner pour la rentrée. Moi, c'est le message que je passe à toutes les familles qui nous écoutent.
Merci, Valérie Pécresse, d'être venue nous voir ce matin sur RMCB FM TV 8h53.
Valérie Pécresse