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interviewSénat (sur YouTube)· 30 avril 2025 104 min

Présidence d'EDF : audition de Bernard Fontana

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mes chers collègues, bonjour. Je vous propose sans plus tarder de débuter notre matinée de travail puisque nous avons une matinée bien chargée et qui commence par l'audition de monsieur Bernard Fontana que j'accueille avec plaisir dans cette salle de la commission des affaires économiques et qui est le candidat proposé au poste de président directeur général de DF. Donc nous avons le plaisir de vous entendre ce matin, monsieur Bernard Fontana et vous serez entendu à partir de 11h par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Donc hier, nous avons déjà eu une réunion, enfin une commission avec l'article 13 pour désigner euh le président du KNÈ. Euh donc je rappelle que cette nomination ne peut intervenir qu'après audition des deux commissions compétentes, celle de l'Assemblée nationale et du Sénat. Je rappelle également que donc cette réunion est ouver est publique et qu'elle est retransmise retransmise sur notre site internet.

Elle sera suivie bien sûr d'un vote qui se déroulera à bulletin secret et je rappelle que les délégations de vote ne sont pas autorisées et que le dépouillement doit être effectué simultanément. avec l'Assemblée nationale. Comme je vous l'ai dit, l'Assemblée nationale vous auditionnera à partir de 11h.

Le dépouillement se fera très certainement à la mi-journée. Euh donc voilà ce que je souhaitais vous exposer. En application due alinéat de l'article 13 de la Constitution, le président de la République ne pourrait procéder à cette nomination si l'addition des votes négatifs exprimés dans les deux assemblées représentaiit au moins 3/5 des suffrages exprimés.

À l'heure où le protectionnisme américain et le bellicisme russe mettent durement à l'épreuve l'approvisionnement énergétique des économie française et européenne. Votre désignation, monsieur Fontana, n'a rien d'une formalité. Au contraire, elle est déterminante pour fixer le cap stratégique du groupe dont les investissements concret sont indispensables à la relance de l'énergie nucléaire ainsi qu'à l'essort des énergies renouvelables et du vecteur hydrogène.

Or, le groupe fait face à un cadre financier et de régulation pour le moins difficile. sur le plan financier. Je pense bien sûr à son endettement qui représente pour 2024 54 milliards d'euros en net et 81 milliards d'euros au total.

Sur le plan de la régulation, je songe au contour encore incertain de la régulation du nucléaire existant, du financement du nouveau nucléaire ou de la résolution du contentieux sur les concessions hydroélectriques. Aussi, avant monsieur le rapporteur qui va s'exprimer dans quelques instants entre collègue Daniel Gremiller, je souhaiterais pour ma part vous poser trois questions. Comment entendez-vous réduire durablement l'endettement du groupe ?

Faut-il s'attendre à une réforme inévitable de son organisation ou de son fonctionnement à l'image de l'ancien projet Hercule ? Comment enfin refaire de l'électricité nucléaire un avantage compétitif et un vecteur de réindustrialisation ? Voilà, sans plus tarder, je passe la parole à notre collègue Daniel Gremiller qui a été désigné par la commission pour être rapporteur sur cette nomination au titre de l'article 13, qui est notre expert particulièrement sur toutes les questions d'énergie et qui est également bien sûr le président du groupe d'étude énergie.

Daniel, je te cède bien volontiers la parole. Merci madame présidente. Monsieur le président directeur général, mes chers collègues, en préambule, je souhaiterais rappeler que vous êtes monsieur Fontana le 4e candidat proposé aux fonctions de PDG du groupe EDF en 10 ans.

Si je ne doute pas des qualités qui sont les vôtres pour occuper ce poste. Cette instabilité des hommes qui est aussi une instabilité des stratégies au sein d'une entreprise publique nationale aussi importante apparaît comme un handicap à surmonter. L'industrie nucléaire, industrie du temps long, nécessite au contraire des décisions pérennes pour mener à bien ces investissement lourd.

Dans ce contexte, je souhaiterais vous interroger sur quatre points. Ma première interrogation concerne votre parcours. Diplômé de l'École polytechnique, vous êtes directeur général de fromatome depuis 2015.

Auparavant, vous avez dirigé des entreprises de la Syrie comme Arcelor Mital ou Aperam ou de la cimenterie comme Olsim. Ce solide parcours vous confère une réelle connaissance de la filière française de l'énergie nucléaire. Quel bilan tirez-vous de vos années à la tête de Francatome s'agissant en particulier des premiers chantiers des EPR de Flamville, Linklepo et de Simers.

Ma deuxième interrogation porte sur la relance de l'énergie nucléaire. Je souhaiterais tout d'abord évoquer le nucléaire existant. Après de lourdes indisponibilités liées au phénomène de corrosion sous contrainte, le parc électronucléaire français a retrouvé une production importante.

Cette production estimée entre 350 et 370 TW de 2025 à 2027. De plus, les exportations d'extrité ont atteint 89 ter en 2024. Cette situation est bien plus favorable qu'en 2022 où cette production avait représenté seulement 279 TWh et les importations au contraire de 16,1 TWh.

Quelles sont vos orientations pour le nucléaire existant ? Où en est le programme du grand carénage ? Et jusqu'où vous paraît-il possible de prolonger la durée de vie des centrales et de moduler leur production ?

Plus encore, je voudrais aussi aborder le nouveau nucléaire. Dans son discours de Bfort, le 10 février 2022, le président de la République a évoqué la construction de 6 EPR2 de manière ferme et de h autres de manière potentielle, de même que celle du SMR New, la proposition de loi de programmation énergétique que le Sénat a largement adopté en octobre et que l'Assemblée nationale examinera en juin permet de cranter 27 GW de nouvelles capacités nucléaires d'ici 2050, incluant 14 PR2 et un SMR d'ici 2030 avec un potentiel de 6 EPR2 supplémentaires en cas de réindustrialisation de la France que l'on peut souhaiter et dossier énergétique en sera déterminant. De son côté, le décret de la sur la PPE confirme la construction de 6 EPR et l'étude de h autres.

Les objectifs législatifs du Sénat sont un peu plus ambitieux que ceux réglementaires du gouvernement. Êtes-vous en phase avec les révisions de notre programmation énergétique en matière de nucléaire ? Quand le conseil d'administration du groupe actera-t-il la construction des 6 EPR2 et des H autres ?

Plus concrètement, deux textes sont venus simplifier la construction des projets de réacteur nucléaires, la loi nouveau nucléaire de 2023 s'agissant des procédures de construction et la loi sûreté nucléaire de 2024 concernant les procédures de passation. Ces textes vous semblent-ils satisfaisants. Ma troisième interrogation porte sur la situation financière du groupe.

Je ne reviendrai pas sur le sujet de l'endettement mentionné par notre présidente. En revanche, je souhaiterais aborder le partage des recettes du nucléaire existant. La loi de finance initiale pour 2025 a institué un versement universel du nucléaire en remplacement de l'accès régulé à l'électricité nucléaire historique la reine le niveau de prix prévu offre-t-il un volume de recettes suffisant et où en est la conclusion des contrats de long terme promis aux industries électrointensives ?

De plus, je voudrais évoquer le financement des investissements du nouveau nucléaire. La Cour des comptes a clairement indiqué que le groupe ne pourrait pas l'assumer seul. Le ministre de l'énergie a évoqué un financement par prêt lors de la phase de construction puis par contrat de pour différence lors de la phase d'exploitation.

Ce modèle de financement vous semble-t-il robuste ? Enfin, ma dernière interrogation concerne les énergies renouvelables et le vecteur hydrogène. La proposition de loi sénatoriale de programmation énergétique prévoit 29 GW d'électricité. d'ici 2035 et 6,5 GW d'hydrogène d'ici 2030.

Pour ce que ce qui le concerne, le décret sur la PPE éveque seulement 2,8 GW supplémentaire d'hydroélectricité d'ici 2035 et 4,5 GW d'hydrogène d'ici 2030. Ici aussi les objectifs législatifs du Sénat sont un peu plus ambitieux que ceux réglementaires du gouvernement et on sait d'ailleurs sur ce point-là que la bataille est en train de se jouer au niveau international. La révision de notre programmation énergétique en matière d'énergie renouvelable et de vecteur hydrogène vous sent vous convient-elle ?

Quels sont les investissements que vous envisagez dans ces domaines ? Avez-vous un avis sur la loi APER de 2023 qui est venu simplifier l'implication de ces projets ? Pour ce qui concerne la résolution du contentieux en matière d'hydroélectricité, le passage de régime de concession vers celui d'autor des autorisations est-il toujours envisagé ou auriez-vous une préférence pour un dispositif similaire à la reine comme évoqué récemment par Luc R Crément devant le Sénat ?

Je vous remercie de vos réponses sur ces sujets majeurs qui sont cruciaux pour définir le devenir non seulement du groupe EDF mais aussi de notre souveraineté, notre transition énergétique et qui sont bien entendu essentiels pour nous déterminer dans notre vote tout à l'heure madame la présidente et chers collègues. Merci. Merci monsieur le rapporteur.

Voilà monsieur le président Fondana, je vous laisse la parole bien volontiers pour le temps que vous souhaitez pour à la fois nous présenter votre parcours. Peut-être les motivations pour cette potentielle nomination à la tête de DF et puis bien sûr les questions à apporter les réponses à apporter à notre rapporteur. Sachant qu'après on ouvrira les questions à l'ensemble des membres de la commission.

Merci. Merci madame la présidente, madame la présidente, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les sénatrices et les sénateurs, ben c'est avec humilité, écoute et engagement que je me présente devant vous dans le cadre de la proposition qui est faite de me nommer au poste président directeur général des DF. EDF est un grand groupe et notre temps est limité.

Si je suis confirmé à ce poste, je serais heureux de me tenir à votre disposition et à celui de de l'OPC aussi notamment pour les sujets prospectif. Alors, il m'a été conseillé de me présenter brillamment à vous. Je poursuivrai en présentant mes priorités et j'espère que ça couvrira un grand nombre de de sujets que vous avez abordés et puis on pourra effectivement y revenir.

J'aime l'industrie. J'y ai consacré toute ma carrière comme vous l'avez évoqué d'abord à la SNPE, l'exsociété nationale des poudres et explosifs où j'ai travaillé pendant 18 ans. Je voulais absolument commencer dans une usine et ça a été SNPE Toulouse comme ingénieur procédé avec des unités de monoxyde de carbone d'hydrogène.

Oui. près de 5000 m que d'hydrogène déjà à l'époque hein des carburants spatiaux puis à sort comme responsable des fabrications du secteur chimie puis responsable du secteur chimie j'ai eu ma première expérience de direction générale à 30 ans avec Bergerac dans les nitrocelloses à Bergerac nous avions rapatrié des productions alors faites dans d'autres pays puis cela était SNP chimie puis l'Amérique du Nord avec la présence de SNP inc auxa et de nouveau en France avec la responsabilité des actifs civils du groupe intermédiaire chimique chimie fine pharmacie agrochimie explosif industriel. J'étais à ce titre chargé de gérer les conséquences de l'explosion d'Azdf sur nos sites voisins de Toulouse SNPE Toulouse, Tolochimie, ISOCHEM, résio, sécurité, dialogue social, stratégie industrielle, communication.

Nous étions tous très soudés et nous sommes toujours même si la vie nous a éloigné. Merci à mes anciens collègues de m'avoir envoyé des messages ce matin. Après CNPE, j'ai souhaité mieux connaître le fonctionnement d'un grand groupe industriel et j'ai donc accepté la proposition qui m'a été faite de rejoindre Arcelor, tout juste issu de la fusion du français Usinor, de l'espagnoleria et du luxembourgeois Harbed.

J'ai ainsi rejoint les AC plat basés à Luxembourg et travaillé sur le partage des bonnes pratiques pour améliorer les performances industrielles. Après la fusion avec Metal Steel, j'ai la responsabilité des aciers pour automobiles dans le monde. Cela représenta à l'époque 17 millions de tonnes, soit 24 % du marché mondial.

Puis cela était la direction des ressources humaines du groupe qui comptait alors 417000 personnes basées à Londres avec les années fastes. Je me rappelle, je n'avais que quelques semaines pour recruter 15000 ingénieurs supplémentaires, mais aussi la crise de 2008 où il a fallu réduire les coups fixes du groupe pour en sécuriser la continuité. compétences, dialogue social, leadership, efficacité des organisations, ces sujets rythmaient mes journées.

Puis vous l'avez évoqué, il y a eu la responsabilité de l'activité acier inox avec la mise en bourse d'une partie du capital. C'est aujourd'hui la société APERAM. Aperam est un électrointensif et l'énergie est un élément décisif et avec Aperam, nous avons investi en France.

J'ai alors relevé le challenge de la présidence d'un grand groupe en acceptant la proposition de devenir CEO du groupe HSIM, un leader mondial du ciment basé à Azuric. Notre consommation électrique dans le monde était l'équivalent de celle d'un pays comme la Belgique et l'optimisation de nos émissions de CO2 était déjà une très grande priorité pour le groupe et j'ai accompagné HSM jusqu'au jour de sa fusion avec la Farge. La même semaine, j'ai accepté le challenge que me proposaient EDF et Areva de prendre la responsabilité d'Areva NP que nous avons renommé frame.

J'avais consulté un grand industriel français dont je respecte beaucoup l'expérience industrielle. Il m'avait répondu Bernard, c'est un boulot très compliqué. Je ne suis pas sûr que je le conseillerai à mon meilleur ennemi.

J'ai alors pensé, c'est la France, c'est l'industrie, c'est un challenge de leadership exceptionnel. J'y vais cher ami. Merci.

Je vous dois d'être ici. Chez Framate. Nos priorités sont la sûreté au sens de la sûreté nucléaire et la sécurité.

Nous avons dis par près de 10 nos taux de fréquence d'accident avec carré. La qualité, nous tenons notre objectif de réduire le nombre d'écarts qualité clients par million d'heures travailler de plus de 25 % par an depuis 2020 et la réduction des temps de cycle, ce que j'appelle le lead time et nous travaillons une réduction de temps de cycle de 50 % d'ici 4 ans. Nos axes stratégiques sont les compétences. les compétences et nous recrutons 2500 nouveaux collègues chaque année, plus en France près de 6000 apprentis chaque année et la capacité à délivrer les projets et nos équipements.

Nous investissons près de 500 millions d'euros par an dans nos usines, essentiellement en France. l'agileté de nos organisations, l'offre de solutions à nos clients électriques. Le carnet de commande est actuellement de 30 milliards d'euros, le développement à l'international d'effet de levier rentable pour nos équipes et nos usines françaises et nous portons bien sûr une attention particulière à nos chaînes de fournisseurs et à leur souveraineté.

Et bien sûr, il s'agit pour nous de venir en appui du parc nucléaire français et de contribuer à l'exécution des projets de PR. Aujourd'hui, Framat n'a plus de dette. En 2024, nous avons délivré un peu plus de 700 millions d'euros de cashfow opérationnel après avoir investi 500 millions d'euros et procéder avec Naval Group à l'acquisition de jumo électrique.

L'engagement des salariés et leur fierté d'être des framatomes sont déterminants et je le remercie. Et plus récemment, j'ai pris la responsabilité d'Arabelle Solution, les turbines exgénéral électriques et exals et j'ai rejoint le comité exécutif nucléaire des DF. Alors, je mesure bien les défis qui attendent le futur président directeur général des DF. et je m'engagerai avec détermination dans ce nouveau challenge si ma proposition de la proposition de ma candidature est confirmée.

Quelles sont les priorité ? J'en viens plus précisément à vos sujets. D'abord bien sûr la sûreté nucléaire, la sécurité, la qualité et le lad mission sera de faire en sorte que l'entreprise EDF soit efficace et rendre à ses clients et au pays les services qui en sont attendus. mobiliser toutes les compétences des sales de groupe et ce sont des grands professionnels, les ressources techniques à leur disposition ainsi que la chaîne des fournisseurs principalement nationaux pour produire sur le territoire national une électricité bas carbone et compétitive au service des ménages et des entreprises françaises, en particulier celles qui en ont le plus besoin pour être compétitive et cela contribuera aux objectifs de la France en matière de souveraineté, de compétitivité, de luttre contre le changement climatique. et l'abondance de ressources électriques.

Et mon action s'inscrira dans le cadre structurant du discours du président de la République à Bellefort le 10 février 2022. Mes principales priorités seront premièrement et vous l'avez évoqué poursuivre le rétablissement de la production du parc nucléaire à des niveaux cohérents avec les meilleurs standards internationaux. L'an dernier, le parc a produit 361,7 TWh, ce qui représente un retour après la crise de corrosion sous contrainte à une disponibilité de 74 %, un peu supérieure à celle de 2019.

Je le vois bien en tant que fromatome, presque tous les opérateurs de centrales nucléaires dans le monde travaillent en ce moment à optimiser la durée de vie de leurs arrêts, à augmenter la durée de vie des réacteurs quand c'est possible. 60 ans est une date qu'ils ont tous à l'esprit et aux États-Unis pour l'instant travaille avec des clients pour pousser jusqu'à 80 vasant un certain nombre de de réacteurs. Donc optimiser la durée de vie des réacteurs quand c'est possible augmenter la puissance là où c'est possible notamment avec la turbine qui est un procédé éprouvé et ce qui est très bon pour le plan de charge d'Arabelle à Bfort et à utiliser des combustibles nucléaires qui seraient à recharger moins souvent. continuer à travailler sur tous ces sujets sur lesquels les équipes d'DF sont très engagées en visant une capacité à atteindre par exemple 400 TW à l'horizon 2030 constitut pour moi un excellent investissement industriel pour EDF dans le nucléaire et pour la filière nucléaire.

Première priorité donc le parc. Deuxième priorité, fournir une électricité compétitive à l'ensemble des consommateurs français et plus particulièrement aux industriel. Vous l'avez évoqué, nous sortons d'un système d'arène dont les inconvénients ont été largement décrits.

Nous avons également connu un épisode de prix élevé dans le contexte combiné de la crise de la corrosion sous contrainte du parc nucléaire et du conflit en Ukraine. Le nouveau dispositif est objectivement mieux équilibré et à mon sens de nature à permettre à la fois un accès à une électricité compétitive, de couvrir les coûts de production et d'assurer d'importants programmes d'investissement dans le nucléaire, l'hydroélectricité, les énergies renouvelables et plus largement dans l'ensemble des métiers de la transition énergétique. Alors, le dispositif reposera au 1er janvier 2026 sur des tarifs réglementés pour les ménages et les TPE qui le souhaitent, sur des contrat à moyen terme pour tout type d'entreprise et sur des contrats d'allocation de production nucléaire, les CAPN.

À cela, s'ajoutera un deuxième niveau de protection pour les consommateurs consistant en un prélèvement des revenus tirés de la production du nucléaire et une redistribution consommateur pour répondre à une éventuelle situation de crise sur le marché. Un certain nombre d'industriels donté électrointensifs et des électrosensibles ont exprimé leur craintte. Je mesure toute l'importance aussi d'une électricité décarbonée et compétitive pour la réindustrialisation et l'attractivité du pays.

Je sais bien aussi le besoin de visibilité des acteurs concernés et je seraiis donc particulièrement attentif à identifier rapidement les marches de manœuvre possibles pour pour conclure des contrats avec eux. Je les connais bien, certains sont des beaucoup d'entre eux sont des anciens collaborateurs que j'ai connu quand j'étais plus jeune. Je constate par ailleurs que l'évolution des prix de gros, ce qu'on appelle le le prix forward, bien les prix de gros sont orientés à la baisse actuellement à 59 € par MWAWh pour début 2026, ce qui constitue objectivement un facteur de détente.

J'ai à l'esprit un objectif de 40 heur par an de contrat à long terme à destination des industriels présents sur les territoires et de mettre en phase en œuvre la phase 2 du contrat Excelum. 3è priorité, maîtriser les délais et les coûts de programme du relance du nucléaire. Et ce programme est nécessaire pour faire face à l'inévitable effet de vieillissement du parc nucléaire, même si on parvient à le prolonger.

Nous bénéficions de retour d'expérience sur les EPR. Tahan 2 est en marche. Tahan 1 est en arrêt normal de maintenance et de rechargement depuis le 22 avril.

H Killoto 3 a repassé le stade de la cricité jeudi soir après son premier arrêt pour maintenance qui s'est déroulé dans de bonnes conditions et cette nuit mes collègues de Framat ont reçu la carte de flux et donné le feu vert pour continuer la monter en puissance à 80 % de la puissance et bien sûr Flamandville 3 est en phase de monté en puissance en visant une pleine puissance cet été inclep en Grande-Bretagne a été salutaire pour le maintien et le renforcement des compétences de nombreux acteurs de la filière nucléaire comme Framat atomes àrabelle solution et leurs fournisseurs. Les fournitures d'équipement se passent bien mais le chantier souffre de retard dans sa phase de construction et ce sera une priorité importante pour moi de maîtriser ce volet qui considera aussi une opportunité de former et renforcer sur ces phases de construction de nombreuses équipes françaises qui sont ou seront envoyées sur place. Il est en effet important d'avoir la maîtrise des risques industriels et financiers des projets à l'international.

Pour les EP en France et la France est ici la priorité, il s'agit de figer rapidement les détails de design qui ne seraient pas encore, de renforcer encore une organisation de maîtrise d'ouvrage et de maîtrise d'œuvre et de travailler de façon plus partenariale avec les industriels de la filière française. Les effets de série et l'approche lead time que j'évoquéis tout à l'heure, c'est-à-dire la réduction des temps de cycle nous donne des marges de manœuvre considérable et ça c'est une bonne nouvelle. Or le facteur temps est essentiel dans le coût d'un EPR.

Il s'agira donc de proposer un devis et un calendrier engageant d'ici la fin de l'année pour 6 EPR2. Il faudra bien sûr financer ces EPR2. Les principes du schéma de financement du programme du nouveau nucléaire ont été validés par le conseil de politique nucléaire du 17 mars 2025.

L'État s'est engagé à apporter un soutien important notamment avec un prêt de l'État et je constate que les positions entre EDF et l'État sur le sujet sont proches. Un alignement rapide et à mon sens tout à fait possible. Il faudra aller les défendre au niveau europérain.

Il s'agirait d'être en mesure de prendre une décision finale d'investissement au plus tard au second semestre 2026 et de garantir la mise en service de la première tranche au plus tard en 2038 et plus tôt si possible. Je veillerais aussi à fournir d'ici fin 2026 les éléments nécessaires à une prise de décision par l'État d'un second palier de puissance d'environ 13 GW, soit 8 EPR2 dans leur conception actuelle. Dans tous les cas, le facteur économique d'ordre 1 pour moi est la réussite industrielle du programme et c'est ce sur quoi je souhaite mobiliser au quotidien EDF et ses partenaires industriels. 4è priorité, vous l'avez évoqué, permettre la relance de l'investissement dans le parc hydroélectrique TDF.

C'est pour moi une grande priorité et je constate les efforts que certains d'entre vous y consacrent. La ligne rouge à ne pas franchir et la mise en concurrence des installations. EDF dispose d'une capacité installée en France de 20 GW électrique dont 14 GW mobilisable en moins de 15 minutes.

Un développement de 20 % soit 4 GW électrique est envisageable selon les équipes. Pouvoir relancer les investissements dans le parc hydraulique sera très bénéfique pour contribuer à la stabilité des réseaux électriques et aussi pour la chaîne des fournisseurs d'équipements qui y contribueront. Je vois déjà par exemple au Creuse avec la production dans la fonderie de directrice ou encore au niveau de gement électrique dans son unité de carquefou près de Nant avec les barres pour les générateurs.

Pour l'instant, une une approche avec un régime d'autorisation est envisagé. Bon, il faut essayer de de la faire marcher. Encore une fois, la priorité, c'est de pouvoir relancer ces investissements et euh d'éviter euh une mise en concurrence des installations.

Cinquièmement, mener à bien les projets d'éoliens en mer déjà attribués à aider enfant en France. Je mesure bien qu'il s'agit pour moi non pas de devenir non pas président directeur général d'électricité nucléaire de France comme je l'ai lu récemment mais bien DDF avec toutes ces autres composantes. Je me suis exprimé sur l'électricité d'origine hydraulique en matière d'énergie renouvelable.

La politique des DF est en effet la complémentarité entre les formes d'économie entre les formes d'énergie pour contribuer à la décarbonation et à la souveraineté de notre économie. L'activité totale mondiale des DF dans le renouvelable consiste en 28 GW électrique brut en opération et 14 GW électrique brut en construction. Je prévois un investissement personnel de montant pour développer une compréhension plus fine de ces formes d'énergie.

Il faudra aussi être attentif à la stabilité d'ensemble du système et notamment aux capacités de stockage. Le tempôt pour le renouvelable en France est donné par l'État qui a la maîtrise des lancements d'appels d'offre. Dans tous les cas, il est clair pour moi qu'il faudra sécuriser l'exécution des grands projets au lien en mer dans lesquels EDF est déjà engagé et ainsi constituer une base solide.

Vous avez évoqué la trajectoire financière de l'entreprise. Il faut effectivement assurer une soutenabilité de cette trajectoire financière. C'est un enjeu pour toutes les entreprises.

Il faut quand même noter que le groupe a dégagé de très bons résultats ces ces deux dernières années. L'BIDA 2024 a été proche du plus haut niveau historique de 2023. soit 39,9 milliards d'euros.

Ainsi, pour la 2e année consécutive, EDF a enregistré un EBIDA plus de deux fois supérieur à son niveau de 2021, soit 18 milliards d'euros qui étaient alors perçus comme normatif. L'entreprise sera d'ailleurs en mesure de verser à l'état un dividend au titre des résultats de 2024. Les prévisions pour 2025 sont bonnes.

Mi 2024, l'agence notation Standard Impose a noté le groupe avec un outlook positif. Par ailleurs, j'ai déjà évoqué l'appui de l'État pour le programme de nouveau nucléaire en France. Il faudra à mon sens donner une priorité aux investissements en France si c'est nécessaire et être attentif à la rentabilité des engagements à l'international avec notamment la maîtrise et le partage des risques.

Certaines sessions pourraent être pourront être envisagées alors qu'EDF s'engage dans un programme historique d'investissement et c'est déjà le cas et la performance industrielle des projets et des unités sera bien sûr un levier très déterminant. Et donc encore une fois, les équipes seront mobilisées pour contribuer à la performance industrielle, économique et financière du groupe qui a vocation à rester une entreprise intégrée. Je m'attends à ce que le l'endettement ne baisse pas nécessairement, hein, mais donc il faut dégager des marges de manœuvre et puis qui permettent de financer avec les dispositifs en place les investissements stratégiques prioritaires et puis être sélectif si nécessaire pour pour les autres investissements pour garantir euh la stabilité financière du groupe. et donc la performance des entreprises et donc encore une fois les équipes seront mobilisées pour contribuer à la performance du groupe qui a vocation à rester une entreprise intégrée.

Vous avez évoqué tout à l'heure Hercules, ce n'est pas à l'ordre du jour. La performance des entreprises repose en effet sur le professionnalisme et l'engagement des salariés. Et il s'agit là d'un très grand atout d'DF avec des équipes professionnelles engagées et fiers et j'y serai très attentif. ainsi qu'à un dialogue social de qualité. et la diversité des salariés et les règles d'égalité professionnelle sont aussi un point fort du groupe sur lequel nous pourrons continuer à bâtir et bien sûr il faudra continuer à accélérer l' l'électrification des usages et accompagner l'adaptation du réseau aux exigences nouvelles du système électrique.

Vous m'avez interrogé aussi sur l'hydrogène. Donc j'en ai produit pendant 18 ans. Donc c'est un sujet que que j'aime bien.

Bon, EDF a une une activité une filiale dynamique qui est active dans dans le domaine. À titre personnel, je pense qu'il faut qu'on surveille de près la capacité à avoir des électrolyseurs suffisamment puissants pour répondre au défit. C'est là que ça se passe, hein.

Et le point d'attention de mon point de vue est là et c'est un sujet que je regarde de près. Il se trouve que je suis aussi administrateur d'une entreprise sidérque suédoise qui décarbone ses activités. Et le vrai sujet, c'est l'accès à dehydrogène en quantité suffisante.

Bien sûr, au-delà de tout ça, il faudra contribuer à accélérer l'électrification des usages et accompagner l'adaptation du réseau aux exigences nouvelles du système électrique. Vous pourrez compter sur mon attention. J'espère avoir adressé un certain nombre de des sujets que vous avez évoqués.

Merci monsieur Fontana pour cette première intervention. Et donc sans plus tarder, puisqu'il y a un certain nombre de collègues qui sont inscrits pour vous poser des questions, nous allons commencer avec Franck Monta. Merci madame la présidente.

Merci monsieur Fontana. Le le départ de de monsieur Raymond a porté au grand jour des différents fondamentaux entre l'État et EDF sur des questions stratégiques de niveau d'objectif de production et de construction d'unités de production notamment sur des questions de planification de de trajectoire liée à ces à ces objectifs et également et c'est évidemment fondamental aussi sur les moyens financiers nécessaires à l'action. Vous l'avez un petit peu évoqué.

Le PDG sortant évoque aussi des niveaux de prix trop bas pour les contrats de long terme avec notamment les électrointensifs par rapport au CAPN et des exigences de prix qui ne couvriraient pas les coûts complets de DF et qui mettrai donc en péril quelque part l'équilibre financier projeté de DF sur ces points essentiels qui conditionnent la performance de DF et pour une part la compé compétitivité économique nationale. Quels sont de la part de l'État les exigences et objectif du mandat qui pourrait vous être confié ? Je suppose que si vous êtes là, vous avez discuté avec l'État sur le contenu de la mission et des objectifs qui pourraient vous être attribués en tant que en tant que président.

Donc je voudrais savoir sur quelle base différente de ce qui existait concernant votre prédécesseur euh vous avez discuté et ce que vous avez finalement accepté de différent par rapport à la situation antérieure. Je vous remercie. Alors si vous le voulez bien, on prend les questions trois par trois comme ça ça vous permet de répondre.

Donc Jean-Claude Tissau. Jean-Claude, merci madame la présidente. Merci monsieur président pour votre de la présentation que vous nous avez fait jusqu'à là.

Euh parmi les chantiers qui pourraient être les vôtres prochainement, il y a la construction des fameux si futurs EPR EPR2. Daniel Grillier en a parlé. Cela pose de nombreuses questions.

À commencé par le financement des projets annoncés autour d'une centaine de milliards d'euros. Ma question est très claire sur ces nouveaux EPR. Euh je voudrais savoir dans quelle mesure l'expérience des OPR 1 est Oui, l'expérience des OP1 est utilisée dans la perspective des chantiers des OP 2.

J'entends évidemment que le groupe DF va regarder de près ce qui a été mal fait notamment à Flamville mais la cour des comptes et Daniel Gré en a parlé tout à l'heure semble que quelque peu mesuré dans le rapport de janvier dernier. Elle indique notamment que la filière nucléaire est loin d'être prête pour la construction des six nouveaux du EPR. notamment, elle indique que sa recommandation datant de 2020 de calculer la rentabilité prévisionnelle de Flamandville 3 et d'en assurer le suivi n'a pas été mis en œuvre.

Aussi, de notre côté, de l'extérieur, on a un peu l'impression qu'on va se lancer dans la construction de nouveaux EPR sans vraiment avoir tiré les leçons de la construction des anciens. Est-ce que vous pouvez nous rassurer à ce sujet ? Et puis j'ai une deuxième question plus ouverte, plus générale.

Je voudrais avoir votre avis sur le fait de considérer l'électricité comme un bien commun. Est-ce que pour vous l'électricité se range dans cette catégorie ? Et derrière cette réflexion que je partage pleinement, évidemment, il y a l'idée d'acter que l'électricité doit être décoléré décoré des logiques de marché.

Merci Patrick Chari merci madame la présidente. Monsieur Fontana étant sénateur de la scène maritime souhaiterait vous interroger sur le bilan et et peut-être vous faites déjà un premier bilan sur le commencement du chantier de PR2 de PANli en scène maritime. Rencontrez-vous des difficultés juridiques, financières ou techniques.

Les compétences locales sont-elles au rendez-vous ? Pourriez-vous démêler le vrai du faux au sujet des articles de presse ayant interrogé sur la qualité du béton ? Par ailleurs et vous l'avez évoqué et je vous en remercie la compétitivité du groupe EDF.

Je souhaiterais, si vous le pouviez être plus concret. Avez-vous identifié les marges de progrès pour cette belle entreprise qui est qui est EDF en terme d'organisation interne, en terme d'efficience, en terme de productivité et là encore, vous l'avez dit, il en dépend de la compétitivité et surtout du prix de l'électricité pour l'ensemble des consommateurs. Je vous remercie.

Voilà, monsieur Fontana pour une première réponse. Merci. Merci.

D'abord, je souhaite exprimer mon respect, mon amitié pour les ancien président des DF que que j'ai connu. Jean-Bernard Lévi qui m'a accueilli, qui m'a permis de travailler, Luc Ron aussi qui m'a permis de de travailler, Henry Progliot quand je suis arrivé m'a aussi donné des conseils bienveillants et donc premièrement ce respect. Deuxièmement, vous avez demandé quelles sont les marges de manœuvre ?

Bon, à titre personnel, je pense que si on regarde les électrointensifs, les électro sensibles autour de 40 TWh, c'est une industrie qui est utile au pays qui est l'industrie de l'industrie parce qu'en général ils font ils font les matières premières et ensuite c'est une industrie qui tire de l'électricité de de façon continue et ça c'est très utile et donc il faut savoir rechercher des marges de manœuvre pour qu'il puisse continuer à à se développer. et je pense qu'elles existent où j'ai évoqué tout à l'heure un ordre de grandeur de chercher des contrats autour de 40 TWh et 40 TW un effort sur 40 TW c'est pas considérable à la taille de de du groupe PDF et c'est ça que que j'ai à l'esprit. Ensuite vous avez évoqué un tout ça les les sujets les retours d'expérience le financement et cetera.

Oui, il y a des retours d'expérience qui de Flamville 3 qui sont faits. Par exemple, le générateur de vapeur, on a dit "Bah, celui-là, on sait, il marche, on ne change pas. La cuve, elle est quasiment la même et il faut être prêt.

Il faut être prêt pour pour partir à l'heure. Et nous avions dit, si nous voulons être à l'heure, il faudrait qu'on ait un go générateur de vapeur le 24 mai 2024. Ce qui signifie que soyons OK côté frame, EDF soit d'accord et que les autorités de sûreté soient d'accord aussi pour assurer la surveillance.

Et bien le GOG GV a eu lieu le 24 mai 2024. Le go cuve a eu lieu. Donc si vous voulez le tissu industriel est déjà en marche pour préparer.

Alors vous pourrez me dire quel sens ça puisqueil y a pas encore de décision finale d'investissement mais dans nos industries, ce sont des industries de compétences. Les gens sont là, on les recrute. On peut pas faire du stop and go et s'ils sont là autant qu'ils travaillent.

C'est le prix de l'acier en quelque sorte. Et c'est ça qui nous permet de de faire cette montée en cadence et d'avoir des effets de standardisation et de lad. Je vous parlais tout à l'heure d'aller chercher 50 % des faits avec de la mise en flux et effectivement côté industrie, nous arrivons à les trouver.

Ensuite, est-ce qu'on peut trouver des marges d'efficacité ? Où elles existent ? J'étais il y a hier avec les équipes d'Arabelle Solution et nous regardions comment se fait-il que un même équipement livré en Grande-Bretagne ou à des Américains ou des Russes prennent 52 mois de plus quand il va en Grande-Bretagne.

Bon quand même ça interpelle. Alors, nous avons regardé de près et effectivement, il y a 500 contrôles points d'arrêt avec 10 jours de prêtis quand c'est à sur des standards internationaux et 26500 contrôles avec point d'arrêt quand il s'agit d'aller en Grande-Bretagne. Donc là, c'est des bonnes nouvelles.

Je critique personne, mais on sent bien que cette approche de Lime où il s'agit de passer d'un nucléaire qui gérait la fermeture de ses réacteurs à un nucléaire qui de nouveau construit, on a on a effectivement des gissements et c'est cela qu'il faut aller chercher. C'est pas forcément de la très grande science mais ces sujets-là, ils sont ils sont disponibles devant nous. On a aussi tiré les enseignements de de Flamandville 3.

Ils ont été largement décrits. Les compétences, les recrutements ont lieu. Le fait d'avoir une maîtrise d'ouvrage bien structurée, ça c'est absolument capital et ça ça n'existait pas à l'époque hein, d'avoir une maîtrise d'offre bien organisée.

Et dans mon point de mon point de vue aussi, c'est d'avoir une démarche partenariale justement orientée vers Solitime avec les industriels. Si vous avez des contrats extrêmement punitifs, la priorité du chef de projet du fournisseur, c'est de se protéger, c'est pas de délivrer. Et donc il va chercher des amendements, avoir 40 juristes et cetera.

Je respecte beaucoup les les juristes. Et donc il faut trouver des moyens davantage partenariaux d'inciter tout le monde à travailler ensemble. Et on invvente rien.

Le parc, il s'est construit avec cette approche là. Et c'est ces leviers là que que je souhaiterais qu'on qu' qu'on aille rechercher. Alors, vous avez évoqué le le béton de Panier.

J'aime bien le béton effectivement parce qu'on je crois que mes collègues m'ont dit qu'il y avait pas de de sujet. Enfin, je préfère j'ai pas plus regardé ce sujet là que ça. Et les marges de progr existent.

Maintenant, ce qu'il nous faut vraiment, c'est figer les standards euh et définir avec les ingénieries un rythme, un fonctionnement efficace. Bon, c'est un sujet assez classique. Et encore une fois, développer davantage cette approche de l'Etime qui encore une fois, j'en suis absolument convaincu est une bonne nouvelle et dégage des marges de manœuvre.

Autre enseignement, c'est euh on sait que c'est la construction qui va être plus difficile. Alors, il y a plusieurs sujets. Un, c'est on a entendu parler des fameuses soudures de Flamandville à refaire.

Pas les soudures du primaire, mais des soudures du secondaire. Je me rappelle le président de l'autorité suré de l'époque m'avait dit Bernard, vous faites les souurs compliquées du primaire, pourquoi est-ce que vous les faites pas directement ? Et donc effectivement Framat a fait la question d'une partie de définor défense avec des soudeurs, des tuyauteurs il y a déjà 2 ou 3 ans pour les préparer à travailler avec EDF sur la mise au point des procédés de soudage parce que s'il faut pas les inventer le jour où il faut souder et c'est et ces équipes là qui sont sont disponibles pour être capable de souder avec une base arrière qu'on a proposé d'ailleurs de de mettre à corord de mai donc voilà un certain nombre d'enseignements qui sont pris.

Il est évident que le premier va être un peu plus compliqué que les autres parce qu'il va falloir réapprendre cette capacité de de construction. Mais à titre personnel, je crois beaucoup aux effets de serré. On le voit déjà même sur Inclay Point.

Inle point 2, il va 30 30 % plus vite que Inclay Point 1. Et là encore une fois, c'est de l'industrie, c'est des effets de série et aller chercher le temps. Excusez-moi, j'étais un peu long mais je suis passionné par ce sujet de du lead time qui est la marche de manœuvre principale que nous avons et ça vaut le coup d'aller les chercher parce qu'après les financements peuvent paraître compliqués mais si effectivement vous ê vous êtes plus rigoureux, vous respectez mieux vos délais, ça ça résout beaucoup de sujets de de financement.

Merci. Nous allons continuer donc notre série de questions. Martine Berté.

Merci madame la présidente. Monsieur Fontana, merci beaucoup pour vos annonces, pour votre bonne connaissance du sujet. Effectivement, vous venez de l'industrie, vous aimez l'industrie comme vous nous le dites.

Moi, j'aimerais revenir sur la situation des hyperélectrointensifs dont vous nous avez parlé. Je pense qu'ils sont tous à l'écoute de cette audition actuellement tellement leurs attentes sont importantes. Euh c'est vrai que bon, on va pas revenir sur la fin de l'arène au 1er janvier 2026.

Vous nous parlez des CAPN. Cependant, les CAPN qui leur ont été proposés nécessitaent des avances en tête qui étaient beaucoup trop importantes et qui étaient carrément inenvisageable pour eux. Euh ne pensez-vous pas qu'il faille travailler aussi sur les contrats sur les CFD bilatéraux ?

Est-ce que euh enfin c'est ce qui conviendrait le mieux ? Donc est-ce que 2026 ne pourrait pas être consacré à un travail sur euh ce sujet-là ? Euh également, ben j'ai noté que vous avez annoncé que vous mettriez en œuvre la phase 2 d'Excelum.

Pardon, je vais y arriver. Alors cette phase 2 d'Excelum cependant nécessite une mise en œuvre très rapide et je dirais même dans le mois qui vient puisque derrière il y a la nécessité de préparer cette avance en tête qui va être importante là aussi mais c'était une attente majeure des hyperélectrointensifs donc je me réjouis de de l'annonce que vous venez de faire. Euh voilà.

Ensuite, ce que je voulais dire, c'est qu'effectivement, ben c'est très bien qu'il y ait du résultat positif pour EDF. On peut tous s'en réjouir puisqu'il y a effectivement de nombreux investissements à faire pour mettre en œuvre la suite du nucléaire. Je m'en réjouis également en tant que rapporteur dans le PLF du CAS PFE, des participations financières de l'État, mais voilà, il ne faut pas que ce soit au dépend, c'est bien ce résultat, mais il faut penser à nos industriels hyperélectrointensifs qui ont besoin eux d'un prix qui leur permettent de rester compétitif au-delà de l'interruptibilité qu'ils mettent en œuvre de façon régulière et qu'ils aimeraient bien pouvoir arrêter.

Je pense à un industriel de mon département qui s'arrête 4 mois à l'hiver, hein. Ils aimeraient pouvoir travailler toute l'année et au-delà bien sûr des compensations carbone dont on ne sait pas pour combien de temps encore elles vont durer. Donc voilà, si effectivement vous pouvez regarder ce sujet des CFD bilatéraux plutôt que des CAPN ou alors avec des avances en tête qui soient beaucoup moins importantes que ce qui était demandé, je vous en remercie par avance. pour eux.

Merci Viviane Artigalas. Merci madame la présidente. Monsieur Fontana, moi je voudrais revenir sur le sujet de la mise en concurrence des concessions hydroélectriques.

Voilà, vous avez dit que le régime d'autorisation était engagé. Euh sans aller plus loin, moi je voudrais savoir si ça fait longtemps que ça dure. On a peut-être trouvé une solution mais visiblement il y a quelque chose qui bloque et ça n'avance pas.

Est-ce que vous avez pu analyser euh ce quel était ce blocage et pourquoi ça ne pouvait pas avancer ? nos territoires, vous l'avez dit, l'attendent, ont besoin de ces investissements euh et nous souhaitons bien évidemment garder notre opérateur historique sur ces concession. Euh est-ce que vous envisagez un autre dispositif qui quitte Casi Régie euh ou un autre comme vous l'a proposer Daniel Grimiller mais vous n'avez pas répondu euh ou euh qui permettrait vraiment de de d'aboutir sur ce sujet de la non mise en concurrence des concessions hydroélectriques.

C'est un sujet très important et voilà donc je crois qu'il faut vraiment avancer ce niveau et pouvez-vous nous bien nous nous enfin aller un petit peu plus loin dans ce la réponse que vous avez donné à monsieur Grémier sur ce sujet. Merci Viviane. Yannique Jadeau.

Merci madame la présidente. Merci monsieur Fontana. Je me demandais quelle forme de vertige pouvait prendre un candidat à la présidence de DF quand on regarde l'état de l'entreprise et des parfois des injonctions contradictoires qui vous sont adressées.

Quand on regarde Flamville, allez 12 ans de retard, plus 20 milliards d'euros si on intègre les intérêts intercalaires de surcoup. On pourrait reprendre la Finlande, on pourrait reprendre Inclay Point. qu'à chaque fois on est sur quasiment 10 ans de retard et des milliards et des milliards supplémentaires de surcouts avec des réévaluations régulières de ces surcûts qui donnent la 3, la 5 la 10 milliards de plus en terme de d'investissement nécessaire.

Et puis le politique qui vous dit allons-y 6 et puis 8 derrière et puis pourquoi pas 10 et pourquoi pas 15 puisqueau fond la rationalité économique, la rationalité financière importe peu dans ce secteur. Et donc ça m'amène à vous poser deux questions. Un sur la capacité d'investissement de DF.

On voit pas comment euh dans les décennies qui viennent euh le résultat net de DF pourrait financer ses investissements. Je veux dire structurellement si on ajoute le grand carénage, si on ajoute les participations de DF dans CGO et dans d'autres choses, EDF va devoir investir considérablement considérablement sans avoir les moyens intrinsèques endogènes de ces investissements. Donc à un moment donné, est-ce que à défaut de nous écouter nous, on a l'habitude, mais est-ce que les recommandations comment vous intégrez les recommandations de la Cour des comptes par exemple très clairement sur Sizewell qui dit on peut pas s'engager, on peut pas continuer à s'engager en Grande-Bretagne si on règle pas le problème d'exposition financière de DF.

Vous n'étiez pas à ce moment-là la direction de DF, mais enfin l'affaire Inclay Point a quand même secoué la direction de DF jusqu'à la démission de son directeur financier. Autre recommandation de la Cour des comptes sur évidemment les EPR2. D'ailleurs, vous nous dites avec une certaine franchise que les retours d'expérience sur les EPR ne concernent pas le design de PR2 puisqueen fond le design on l'a pas totalement et un EPR2 n'est pas un EPR, c'est différent.

Donc le retour d'expérience sur le béton, sur les équipes, sur la formation, on l'entend parfaitement mais reconnaissons que ce sont pas les mêmes réacteur. Et donc comment vous intégrez dans la stratégie de DF au-delà de la capacité d'investissement la rentabilité ? Le départ de monsieur Raymond tient en partie à une conception à EDF et à l'état différente de la rentabilité et du prix du MWAW sur le nucléaire amorti.

Mais sur le nouveau nucléaire, on est probablement au-delà de 100 € le MGWh. C'est considérable sur le marché. Comment vous envisagez de garantir la rentabilité de DF ?

Puis deux petites questions. Euh ça a été dit sur les barrages. Pourquoi on s'oriente pas vers le système de quasi régie ?

Euh ça nous permettrait de garder le contrôle et évidemment d'éviter la concurrence. Et puis enfin sur les ENR. Alors j'ai bien entendu que vous vouliez mettre du temps personnel sur les ENR.

Alors je trouve ça sympa mais en partie inquiétant. Moi mon sujet c'est pas le temps que vous allez vous passer vous pour vous acculturer à la question des ENR, c'est la part d'investissement de DF dans les énergie renouvelable notamment en France parce que les EPR2 franchement objectivement ça peut pas être avant 2040 si on est sérieux au regarde des retards permanents. Donc qu'est-ce qu'on fait pour produire de l'électricité dans notre pays qui satisfait notre électrification maximale de nos modes de production ?

Merci. C'est à vous, monsieur Fontana pour répondre à cette nouvelle série de questions. Merci.

Donc la la première question porté sur les les électrointensifs ou hautement intensifs. Donc je constaté qu'ils ont un porte-parole qui est souvent Philippe Darmaillan que je connais bien puisqu'il m'a succédé, il a géré le contrat et c'est le Siomain que j'avais négocié pour lui. Et donc quand je vois ces positions, je pense qu'on il est il est possible de trouver des des démarches de manœuvre.

Il faut aller vite, leur donner une fenêtre de tir rapidement pour ceux qui le souhaitent. Certains voudront peut-être jouer l'évolution des prix sur le marché, je ne sais pas. Peut-être faudra-t-il une deuxième fenêtre plus tard ?

Alors, quant à examiner d'autres formules, pourquoi pas ? Je ne je n'ai pas la réponse maintenant. Et dans tous les cas, il faut leur donner une fenêtre de tir rapide maintenant parce qu'ils ont besoin de savoir où allouer leurs investissements de de l'année prochaine.

Et c'est des métiers qui nécessitent de de la visibilité. le Excelium 2 donc c'est la la deuxième phase pareil donc je trouve que j'ai signé à un quand j'étais plus jeune. Donc je vais regarder de plus près le 2 puisqueil y a eu des sujets de financement et cetera qui qui sont qui qui sont passés qui sont passés par là.

Il y a une question sur les concessions. Ben c'est un blocage qui dure depuis je crois une quinzaine d'années. On peut pas investir compliqué avec la la la Commission européenne et a pas sur le papier il y a il y a deux solutions.

Soit un régime d'autorisation soit une caségie. Bon les équipes DDF sont attachées à un régime d'autorisation. il semble qu'il y ait un espace qui se dégage euh moyennant un terme de de concession sur sur des prix de système de prix d'une partie de de la production bah qu'il faut envisager et dans tous les cas la priorité c'est de pouvoir investir dans dans l'hydroélectrique et de garder aussi la la maîtrise opérationnelle des outils dans un quel que soit le le système dans dans dans lequel on va.

Donc, explorons maintenant cette ouverture qui semble se faire. Faut que vous parliez un peu plus près du micro. Pardon.

Explorons donc maintenant cette ouverture qui qui semble se faire. Alors, ai-je le vertige ? Non.

Le Par contre, j'ai bien conscience des enjeux. Nous sommes dans le temps long avec des des grands projets et il faut s'assurer de tirer le retour d'expérience. Il y a eu énormément de de de rapports qui ont été faits qui ont parlé des compétences et il faut il faut aussi prendre suau.

Je l' je l'ai abordé par dans Framatum, nous recrutons 2500 personnes par an que nous formons nous montons en cadence progressivement. Il y a des retours d'expérience certes sur les chantiers que vous avez évoqué mais sur les réacteurs eux-mêmes. Nous avons des équipes qui ont déjà démarré maintenant quatre EPR.

Alors, il peut y avoir des des différences dans certains d'entre eux, mais il y a quand même énormément de de similitudes. Donc cette génération qui a redémarré des EPR existe. Vous avez posé le la question de Swi.

Il faut être attentif. Il se trouve que SLC ce serait un projet où EDF serait et peut exposé là l'exposition nette préfide est de 375 millions de livres. Le gouvernement britannique a beaucoup investi pour permettre à au projet de de continuer de se préparer et l'idée serait qu'ED reste un investisseur minoritaire.

Il faut voir qu'il y a des contrats très importants derrière pour la filière nucléaire. Donc je pense que tant qu'une décision n'est pas prise, elle n'est pas prise hein, mais qu'il faut apprécier cette ce cas-là et là c'est un cas particulier de moindre exposition et dangereux. Par exemple, je prends l'exemple de de Framate.

Framatome a bénéficié d'un contrat de mémoire de 3 milliards d'euros préf préfinancé par le projet qui souhaite ainsi se donner la capacité à faire une reproduction à l'identique d'incl. Et donc c'est ces 900 millions d'euros qui sont arrivés dans dans les caisses l'an dernier. Donc il faut je pense avoir une une photo plus générale de de cela.

Il en va de même pour les les les turbines arabelles. Le si euh comment euh financer financer tout cela ? Bon, je EDF est une entreprise robuste.

Vous avez évoqué le parc, vous avez évoqué l'hydraulique, vous avez évoqué aussi le ce qui est renouvelable. Là, comme je disais tout à l'heure, le tempôt de renouvelable va être davantage fixé par le gouvernement parce que c'est à la main du gouvernement que se trouvent les appels d'offre sur sur le renouvelable. Je pense pour ma part que en maintenant la guidance qui a été donnée par EDF, c'est de maintenir un endett un endettement financier net sur EBIDA inférieur à 25 d'ici 2027. en fin d'année dernière, il était à 1,9 plus les mesures euh d'efficacité opérationnel, plus une sélectivité si nécessaire dans les investissements parce qu'il y a énormément de de projets.

En se concentrant sur ce qui est stratégique en particulier sur ce qui est en France, il existe un chemin alors évidemment pas simple hein, un chemin industriel nos anciens l'ont fait. J'ai relu ce weekend les inquiétudes de nos anciens au moment de lancer le programme nucléaire français. il s'inquiétait sur le financement, sur la capacité à faire, sur la stabilité du réseau.

Donc ils étaient face aux mêmes inquiétudes et aujourd'hui on on voit avec fierté l'histoire qu'ils ont écrite. Ben c'est un challenge qui existe pour nos nos équipes et nos générations. Et et pourquoi je n'ai pas le vertige, c'est que EDF, le groupe EDF est constitué de d'équipes très professionnelles et très engagé.

Et ça c'est un atout absolument considérable qu'il ne faut pas oublier qu'il faudra entretenir et encore renforcer. Alors nous continuons avec la série de questions avec Franck Menonville. Franck.

Merci madame la présidente. Monsieur le président, j'ai trois questions. La première euh sur la localisation connue des six des six premières OP.

Est-ce que vous pourriez peut-être nous présenter ou évoquer les huit autres et leur leur localisation, en tout cas la stratégie que vous vous développez ? La deuxième c'est sur et ça touche particulièrement mon département puisque je suis sénateur de la Meuse projet d'accueil de CGO dans le cadre de la relance de la filière nucléaire. Le projet CGO comme il est établi aujourd'hui est-il suffisamment dimensionné pour dans le dans la perspective de la relance du nucléaire ?

Et ma troisème question qui est peut-être un peu plus complexe, nous le voyons bien dans le débat actuel politique. La PPE, la programmation pluriannuelle de l'énergie, le mix énergétique s'invite dans la dans le débat politique. Pourriez-vous peut-être également évoquer le niveau et l'opportunité et surtout le mix souhaitable parce qu'il y a un certain nombre d'experts qui s'expriment aujourd'hui pour dire que la place des énergies alternatives sont trop importantes dans la dans la PPE actuelle. mettre en en exer des des risques concernant la gestion des réseaux actuels et à venir et peut-être aussi mettre en en exergue aussi le fait que le nucléaire ne peut pas être dans sa technologie actuelle une variable d'ajustement et notamment lorsque le nucléaire permet permet la régulation de la production. on accélère le vieillissement des des des réacteurs.

Pourriez-vous nous livrer finalement votre analyse, sachant que si vous êtes ratifié, vous allez être au cœur de finalement d'un enjeu actuel de notre pays et et de l'Europe, la souveraineté énergétique au travers laquelle bien évidemment passe la réindustrialisation et la souveraineté industrielle de nos pays. Merci. Philippe Grovallet.

Oui, une question plus générale parce que d'abord et plus local ensuite une première parce que je pense que vous n'avez pas tout à fait répondu à la question de la première question de notre collègue Montoger. Quelles orientations différentes ont permis de celler un accord avec votre actionnaire principal, sachant que nous avons besoin ici de transparence pour pouvoir nous projeter dans le temps long et ne pas comme cela a été dit être contraint de de changer de de direction au fil de l'eau. Deuxème question plus locale, la Loire Atlantique est un territoire de transition énergétique.

Nous avons implanté le premier parc éolien auchor. Nous recevrons la semaine prochaine le directeur de chantier de l'Atlantique qui construit les les plus grandes sous-station pour nos pour nos parcs éoliens. Mais nous avons encore une centrale à Charbon et nous venons de voter une loi ici qui a été votée également à l'Assemblée nationale sur la reconversion des deux dernières centrales à charbon en France.

Et donc vous avez subrptissement évoquer cordemet tout à l'heure dans vos propos s'agissant du d'une usine frame. Mais moi je voudrais savoir si vous avez d'abord entendu parler du du magnifique projet Ecocombuste 2 et qu'envisagez-vous pour le site de Corde sachant la loi que nous venons de voter. Merci Fabien Guay.

Fabien merci madame la présidente. Monsieur Fontin Bonjour. Euh bon, moi je comprends que vous restiez extrêmement prudent dans vos propos, mais comprenez que les parlementaires que nous sommes ont envie d'en connaître un peu plus. surtout que vous allez arriver si vous êtes évidemment conforté cet après-midi après vos deux auditions dans un contexte de DF très complexe et d'autant plus que le PDG qui vous a précédé vient de se faire limoger par le président de la République sur une question fondamentale, c'est qu'il y a une injonction contradictoire qui est faite aujourd'hui à EDF de dire il faut être un service public et notamment pour les électr trop intensif ce que Lucré a évoqué comme une banque de subvention en disant voilà il faut avoir un prix très compétitif et c'est vrai que l'énergie pendant très longtemps a été un de nos éléments de compétitivité elle ne l'est plus aujourd'hui et par exemple des investiss des investisseurs regardent aujourd'hui sans parler de l'Inde ou la Chine mais même au Canada ou aux États-Unis l'énergie est moins chère et donc nous avons un problème Et de l'autre côté, c'est une société qui et je le regrette euh et de moins en moins service public qui une entreprise gérée comme une entreprise privée dans un secteur complètement libéralisé où on lui demande d'être compétitif, d'assumer 54 milliards de dettes, notamment la reine et vous l'avez réévoqué et de dire bon ben il faut que vous dégagiez des marges de manœuvre pour investir dans le nouveau nucléaire, les énergies renouvelables et dans d'autres autre chose, ce n'est pas possible.

Vous pouvez pas être demandé à avoir un service public avec un prix extrêmement bas et subventionné et de l'autre côté d'être une entreprise compétitive dans un marché libéralisé. Il y a une injonction contradictoire et par exemple sur le nouveau nucléaire, pardon de vous le dire, mais euh tous les projets européens dans les autres pays européens sont subventionnés à 75 %. Et aujourd'hui, le débat et qui a été le point d'accroche avec Lu Créond, c'est que l'État aujourd'hui n'accordera que 50 %.

Donc, il manque 20 milliards pour lancer les six projets de PR2. C'est ça le débat. Donc c'est quoi que vous avez eu comme débat avec président de la République ou l'État ou les ministres sur cette question du financement du nouveau nucléaire ?

La deuxième chose et je vais plus vite, vous avez évoqué les concessions hydroélectriques, mais vous avez dit là soit c'est la casier régie, soit c'est le régime d'autorisation. Je sais que dans le débat surgit une arène hydro. Donc est-ce que pour vous écartez complètement cette piste ou pas ?

Et enfin, vous avez évoqué le dialogue social. Vous avez raison, cette entreprise a une longue histoire et d'ailleurs elle n'est plus celle de Roger Gaspard ou de Marcel Boeteux qui eux lorsqu'ils ont lancé le programme nucléaire était un service public et ont financé d'ailleurs le nucléaire sur fonds propre et sur les facteurs d'électricité parce que c'était une entreprise intégrée. Et donc elle est fort de l'ensemble de ces salariés qui ont un statut issu de la prègerre, le statut des IEG. comment vous comptez faire vivre ce dialogue social extrêmement important dans cette entreprise ?

Voilà, je vous remercie. C'est à vous monsieur Fontana. Merci.

Donc effectivement, vous avez évoqué les d'abord les PL, Graveline et et Buget pour les les six premiers réacteurs en posant la question quid pour pour 8 de plus. J'ai pas encore de de site. Je serais heureux de revenir vers vous si j'ai la l'opportunité de le faire à à cette occasion.

Vous avez évoqué 6GO et qu'est-ce que ça veut dire dans la perspective de de nouveau nucléair ? Quand on regarde les je regarde les les déchets la déconstruction, il y a des masses importantes, on parle de 500000 m³, mais en fait 3 % des déchets à haute activité, moyenne activité à vie longue. Et le un grand sujet, c'est quand même pouvoir faire le tri pour vraiment stocker ce qui est important et à mon avis un élément de réponse à la question revient dans dans dans ce dans ce tri.

C'est d'ailleurs le sens d'un des projets du projet euh de Fenal de mettre un centre de tri pour essayer de de récupérer 85 % des des déchets à très faible activité. Donc à mon sens, le la clé se trouve dans la capacité à à trier. Vous avez évoqué également le la PPE, les différentes sources d'énergie.

Effectivement bah le parc module et module de depuis très longtemps et les réacteurs sont faits sont capables de moduler presque tous. Ils sont capables de deux fois par jour de le descendre à 25 ou 20 % de leur puissance remonter. Par contre ce qu'ils ne savent pas faire c'est s'arrêter et redémarrer instantanément.

Là là il leur faut une journée. Et je crois que c'était une question qui avait été posée à au patron du parc récemment. il avait dit "Non, on a bien vérifié le tout ça peut moduler" et il a lancé un ce qu'il appelle un Outlook 360.

C'est une étude plus complète qui se fait d'ailleurs en ce moment compris sur les les parties du secondaire qui elle qui qui devait effectivement être plus sensible. Donc et je pense que la la modulation à à vocation a continué. Alors, c'est vrai que l'an dernier, c'est monté un peu plus, hein.

C'est monté à à 30 TWh quand historiquement c'était plutôt euh 17 ou 20. Et c'est un sujet qu'il faut vraiment traiter techniquement. Quelles sont les réponses possibles au niveau de de la consommation, au niveau du stockage ?

Et l'hydroélectrique que vous évoquez, c'est aussi à mon avis une réponse dans laquelle on peut avancer. Et quand vous évoquez la PPE et puis évidemment une des questions difficiles, c'est où sera la demande ? Hein ?

C'est c'est c'est difficile de prévoir. Quand j'observe les États-Unis, ils avaient une prévision assez fine et puis c'est un seul coup c'est ou là là il y a les data center qui arrive, il faut des des besoins importants d'électricité. Donc c'est assez dur et c'est effectivement peut-être prudent de prévoir une abondance parce que les travaux d'infrastructure bah prennent du temps alors que les besoins quand ils se manifestent sont des besoins assez rapides et en général les data center arbitrent sur la rapidité plus que sur le le coût intrinsèque de de la ressource qu'ils ont.

Vous avez évoqué mon prédécesseur qui qui n'a pas été renouvelé quelle différence ? Je marquer mon respect. Deux, c'est de bâtir sur ce qui a été fait.

Peut-être que je suis un peu plus de sympathie sur les sur les électrointensifs parce que j'en étais un et j'en suis toujours un aujourd'hui avec le le site de d'UINE. On a des fours électriques et le site de Jarry et il me semble qu'il y a un espace comme je disais encore sur 40 TW et qui mérite d'être fait parce que ces gens-là sont l'industrie de l'industrie. Ils font les matières premières et avoir une industrie c'est de la consommation d'électricité et pour moi ça paraît de chercher des marges de manœuvre une bonne manière parce qu'on a besoin de d'électrifier les usages et il faut mettre à disposition cette cette électricité.

Vous avez évoqué euh est-ce que tout à l'heure j'avais pas répondu c'est un bien public ? C'est pas un bien anodin l'électricité. Donc il faut vraiment intégrer cette dimension là.

Et je pense qu'il y a un espace malgré tout avec le les ressources qui qui qui sont en place pour pour faire vivre l'ensemble. Encore une fois, ce il faut s'agit de se créer des marches de manœuvre, d'être très attentif, d'être très exigeant dans l'exécution et et puis s'il a nécessaire d'arbitrer en gardant les priorités sur sur la France. lez parlé de corps de mai et des cocombustes.

Donc effectivement j'avais suivi hein, j'ai compris de de mes collègues que c'était compliqué qu'au combuste que ça n'avait pas abouti. Ils avaient chiffré un coût je crois de 1,5 milliards d'euros d'ensemble. Je sais bien que c'est un sujet humain.

Il y a il y a 330 salariés EDF et 170 sous-traitants sur place. L'amendement que vous évoquez a été passé oblige de refaire une passe. Ben, je les équipes le font et elles sont à l'œuvre de dessus en en ce moment.

Sur l'hydro, vous avez posé la question, est-ce que vous êtes pour hydro et cetera ? Non. Pardon ?

Est-ce que vous Oui, en moi en l'occurrence, excusez-moi hein, je me je me citais moi euh oui le donc je je m'attribue à la question en effet le je pense que s'il y a un effort à faire alors est-ce que c'est un arène ? CNK Pen et cetera qui permet sur une part raisonnable de la production en maintenant le contrôle de l'outil industriel qui est absolument clé pour le piloter pour pour le faire marcher, pour le l'optimiser. Il peut y avoir une marge de manœuvre.

Quelle forme est-elle ? c'est en place, c'est à discuter notamment avec la Commission européenne et cet effort, cette discussion mérite d'être fait. Je l'appellerai pas forcément à Ren parce que je sais que c'est un nom qui peut être compliqué.

Est-ce qu'on peut l'appeler un capen hydraulique ? Ça peut aussi avoir d'autres connotations. Donc en tout cas, il y a une formule à à trouver sur les sur sur la tarification d'une part d'une partie raisonnable de la production.

Et si un effort doit être fait, il peut être fait. Je crois que c'est les le sens d'une d'une prise de parole récente de de Lucrément sur le sujet. Le dialogue social peut-être.

Le dialogue social bien sûr. Bon, j'y suis attaché, je pense le les les collègues le savent. Chez Framô, j'essayé d'assister à tous les laisser CSC le et c'est important.

Euh j'ai du respect pour eux et j'ai pas de doute que nous allons poursuivre ce dialogue social. Alors Éveline Renault Garavédian. Merci madame présidente.

Monsieur Fontana, j'ai deux questions à vous poser. Je suis membre de la commission d'enquête sur les aides publiques aux grandes entreprises dont monsieur Retman et Fabien Gu sont présidents et rapporteurs. Au cours de nos auditions, certains de vos pères nous ont indiqué que ce soutien public était vital pour maintenir la compétitivité de nos entreprises françaises dans un marché mondial ouvert et concurrentiel.

De plus, devant notre incompréhension pour certains pour certains sénateurs quant au versement des dividendes aux actionnaires d'entreprise côté percevant des aides, certains nous ont expliqué qu'il fallait rémunérer les porteurs d'action faute de les voir partir vers des positions plus rémunératrices. Je souhaiterais connaître votre position en dirigeant de grandes entreprises sur l'utilisation concrète de ces aides. Ma deuxième question porte sur les territoires ultramarins qui doivent uniquement compter sur leur seul moyen de production et faire sans le nucléaire pour l'acheminement de l'électricité.

Ces réalités énergétiques génèrent des coûts sensiblement plus élevés qu'en métropole compensés par la solidarité nationale à travers des dispositifs publics. Comment enviségez-vous d'atteindre les objectifs d'autonomie énergétique des outresemes poursuivis par l'État ? Merci.

Daniel Salmon. Daniel, merci madame la présidente. Monsieur Fontana, vous venez de nous dire que le prix de gros du MAW était de 59 € aujourd'hui.

Les estimations de la Cour des comptes pour les EPR2 sont plutôt entre 90 et 100 € du MWh. Donc on est en train de se préparer à faire des machines, des machines à créer de l'endettement si je n'abuse. Et la commande publique aujourd'hui n'est pas de enfin de 6 OPR.

On veut en rajouter Hit. Comment gérez-vous euh cette demande ? Parce que euh votre prédécesseur, monsieur Raymond, euh ne voulait pas de ces h.

Donc euh voilà, je comprends que les perspectives sont pour vous euh certainement euh pas des des plus claires. Euh le PR, cette EPR2 n'est pas une simple évolution de l'EPR1, on va dire le PR de Flamandville. Et heureusement puisque on a connu les le fiasco et les déboirs de de cette de cette tête de série qui sont des tête de série sans série derrière d'ailleurs.

Qu'est-ce que où en où en est-on sur cette EPR2 ? Parce que vous parlez encore du design designe euh c'est un vrai questionnement puisqu'on sait qu'il ne faut pas reproduire les les erreurs et de se lancer dans une construction sans avoir les plans de détail. C'est ce qui a manqué dans la première série, enfin les OPR1.

Que comptez-vous faire également pour faire respecter les cahiers des charges ? On le sait, il y a eu de la contrefaçon, des faux certificats pour le PR1 concernant l'acier. On le voit aujourd'hui, ça se reproduit avec du béton, les premiers bétons de Pinl qui ne sont pas conformes, qui n'ont pas les bons taux de silice.

Donc, il y a un vrai problème avec la sous-traitance. Comment comptez-vous faire en sorte qu'on ait une vraie clarté là-dessus et qu'on ait vraiment des des produits irréprochable ? Dernière question, il faut se projeter euh 2050 2070 2100 avec une France à + 4°.

Qu'en est-il ? Que pensez-vous du refroidissement la la capacité de refroidissement de ces EPR quand ils ne seront pas en bord de mer, sachant que en bord de mer, ce sera d'autres d'autres sujets avec la montée des eaux. Merci.

Bernard Bui. Bernard. Merci madame la présidente.

Monsieur Fontana, le rapport de la commission d'enquête sénatoriale sur la production, la consommation et le prix de l'électricité aux horizons 2035 et 2050 soulligne que les énergies intermittentes ne peuvent être développées que parce qu'elles peuvent s'appuyer sur des moyens existants pilotables. Dans ces conditions, comment envisagez-vous de permettre un développement raisonnable des ENR tout en préservant les moyennes production pilotables et l'adaptation juste et utile des infrastructures de réseau, de transport et de distribution ? Ma deuxième question est essoufflée par mon collègue Frédéric Buval qui ne pouvait pas être là ce matin.

Quelles sont vos priorités pour assurer une fourniture d'électricité fiable et durable dans les territoires d'outre mer, souvent confrontés à des défis spécifiques ? Voilà, monsieur Fontana pour une nouvelle série de réponses à ces questions. Bien, vous avez évoqué les au début les aides publiques, donc euh elles existent.

Je me rappelle quand il y a eu France 2030, Framô a a pu bénéficier d'une partie d'aide et ça a permis d'accélérer un certain nombre de projets. Et il y a notamment aussi le crédit impôt recherche qui existe et qui est un avantage compétitif qui permet d'attirer de la recherche en France et ça ça a beaucoup de valeur. Quant à savoir si ensuite des entreprises peuvent verser des dividendes, dans notre cas, ça se pose pas puisque on est dans dans groupe PDF qui est lui totalement totalement public.

Vous avez évoqué Outre mer chez DF, ça s'appelle SEI avec un mécanisme de solid de solidarité nationale. De mémoire, c'est 2,5 milliards d'euros, hein, qui sont reversés pour permettre de suivre. Et bien c'est l'objectif, c'est clairement d'assurer euh la disponibilité de de l'électricité. et progressivement de la décarboner.

Elle est décarbonée à peu près à 50 % et il y a des points plus sensibles que d'autres et plus urgents que d'autres que certains d'entre vous ont évoqué. Il faudra continuer à bien sûr à payer une attention importante à cela. Vous avez évoqué euh le le prix de gros et et les différents prix.

Bon, il y a différents de mécanismes de prix partout dans le monde. En tout cas en Europe en ce moment, lorsque vous avez des des grands projets de de nucléaire, vous avez des mises en place de contrat de de CFD hein de de de de contract for difference qui permettent à ces grosses infrastructures d'apparaître et puis après vous les avez pendant 60 ans, pendant 80 ans. Donc c'est l'effort mettre en place pour leur permettre d'exister et ensuite vous en bénéficiez pendant des décennies.

Et c'est là que se trouve le mécanisme de de rentabilité de de l'ensemble. Vous avez évoqué les fraudes dans le nucléaire, on appelle ça les CFSI. Effectivement, une attention très forte est portée.

Les équipes spécialisées sont en place pour identifier, détecter. Alors, la plupart du temps, on on tombe sur des erreurs parce que quelqu'un a signé au mauvais endroit et cetera, mais la la filière nucléaire est très mobilisée là-dessus. une grande attention est portée hein et pour moi, j'ai parlé d'approche partenariale avec l'industrie, mais il faut choisir si on est partenaire, on est partenaire, on transparent, on dit les choses.

D'ailleurs, c'est une [Musique] une valeur que j'ai proposé chez Frame. On appelle intégrité. Il faut que les gens aient confiance en nous.

On dit les choses et on les traite. Et donc c'est cette valeur là, elle doit être éclée pour mettre en place un un partenariat. Le l'évolution de la température, bien l'évolution du climat, c'est un sujet qui est qui est traité au niveau du du groupe EDF.

Dans le parc, il y a un programme qui s'appelle Adapte qui permet d'étudier l'évolution des températures, de le faire finement, d'intégrer. On a les technologies hein pour pour réduire des par exemple des consommations d'eau avec des tours réfrigérantes et cetera. Et c'est de le faire de façon très précise en fonction ben de des pompages, des émissions, de de ce qui est accepté.

Les technologies existent. Ce qu'il faut, c'est les déployer suffisamment tôt, bien observer les phénomènes, le faire en partenariat, en discussion et les déployer suffisamment tôt. Le comment faire vite tout ce mondelà dans dans des réseaux.

Donc il y a effectivement des des des investissements importants qui sont faits dans dans les réseaux. Euh ça a été lancé d'ailleurs à l'occasion de Turpe 7 hein qui permet de d'investir de passer de mémoire de 4,8 milliards par an à 6,4 milliards par an dans d'investissement dans ces réseaux. Bon, un gros tiers, un bon tiers, c'est fait pour les les moderniser, les mettre à jour parce que certains sont sont relativement anciens.

D'autres sont faits pour effectivement faciliter euh l'implantation des renouvelables mais aussi pour faciliter l'électrification des usages qui nécessitent davantage de réseau. Et comme je disais tout à l'heure, il faut savoir combiner le pilotable à une grosse part de pilotable. C'est ça le projet que je vous ai présenté, hein.

Il y a avec le pilotable des mécanismes de secours bien sûr l'hydraulique mais aussi les mécanismes thermiques qui ont vocation notamment les fameux stacks qui peuvent réagir très vite hein sur sur on les a vu à l'œuvre tout il y a il y a de jours. Elles ont tout de suite permis de d'injecter 1 GW quand l'Espagne a été a été en en défaut. Et donc c'est cet équilibre d'ensemble qui qui faut réussir à à préserver.

Alors, on pourra entrer dans becoup beaucoup de détails, mais fondamentalement c'est cet équilibre et infini. Nous avons aussi la capacité à exporter. Bon, l'an dernier, c'était quand même 89 terw et ça ça participe même si le prix n'est pas extraordinaire par un effet marginal à des revenus complémentaires pour le groupe PDF.

Alors, nous continuons Anne Chancher. Oui, monsieur Fontana, bonjour. Euh nous recevions hier avec mes collègues Pierre Cupers et Olivier Ritman, respectivement vice-président et président de la délégation aux entreprises, le MEDEF de la Sénémarne avec un certain nombre d'entrepreneurs euh type TPE, PME.

Ceci nous disait être véritablement bloqué voire extrêmement inquiet de l'inflation du coût de l'électricité et également de du de la dictature du dictate des distributeurs qui quelque part font aussi leur leur chou gras sur l'augmentation de l'énergie. Tentz si bien que certains disaient qu'ils étaient à la limite de mettre la clé sous la porte tellement ce poste était considérable et impossible à euh à assumer. Vous avez parlé dans votre propos liminaire de contrats auxquels vous pensiez pouvoir éventuellement les proposer à ces chefs d'entreprise.

Pouvez-vous nous en dire un petit peu plus si demain vous êtes à la tête de DF ? Est-ce que vous pourrez contractualiser avec ces entrepreneurs ? Essayer de réguler aussi les coûts de distribution qui sont malheureusement dont ils sont otage.

Et que pensez-vous faire pour tout cela ? Je vous remercie. Christian Redon Sarasi.

Oui, merci madame la présidente. Le sujet du photovoltaïque devient de plus en plus central dans les territoires. C'est c'est une réalité aujourd'hui qui nécessite qui nécessiterait un encadrement et un soutien adapté lorsque les projets notamment sont de taille raisonnable.

La problématique centrale est souvent celle du raccordement. En effet, du fait de la multiplication des projets photovoltaïques, qu'il soit de nature, agricole, industrielle, porté par les collectivités ou autres, les postes sources sont souvent saturés. Cela limite donc la capacité disponible pour raccorder de nouveaux projets, même s'ils sont techniquement viables, acceptés, pertinents et évolu par tous.

Euh ces travaux donc euh lourds de création ou de raccord ou de renforcement ont un coût élevé euh qui peut mettre en péril la viabilité de certains projets et qui dans certains cas ne conduit à retenir que euh des projets de grande taille, des projets de type industriel. Comment pensez-vous pouvoir améliorer la planification territoriale pour être en capacité de répondre à la fois aux attentes et aux objectifs assignés ? Vincent Lou Vincent Monsieur Fontana merci je comprends que vous ayez des difficultés à être très claires et et à dire les choses et on a beaucoup d'espoir pour de vous revoir et et que les choses soient dites et à EDF les choses sont pas dites.

On a on auditionne souvent beaucoup de chevaux de course avec qui sont plein papier dans vos postes. La différence c'est que vous sent que le cheval de course il a quand même été au cul de l'industrie la vraie et certains ingénieurs ont jamais vu beaucoup de vraies industries. Donc donc moi j'ai plutôt confiance.

Je voulais vous poser une question un peu un peu un peu cash. Est-ce qu'aujourd'hui EDF est encore capable de construire une centrale une centrale nucléaire ? Est-ce que il est capable de porter une AMO ?

C'est une vraie question que je me pose après avoir auditionné 90 personnes pour pour un rapport du service du premier ministre du SGPI sur l'énergie décarbonée. Rapport qui est sous embargo parce que c'était pas le bon moment pour le sortir depuis 15 jours avec la stratégie hydrogène alors qu'on a de grosses difficultés à faire des électrolyseurs. Euh donc est-ce que vous êtes est-ce que vous pensez capable de construire quelque chose encore à EDF ?

Euh comment vous allez mettre de l'ordre aussi dans la stratégie DEDF ? parce que j'ai quand même des inquiétudes avec EDF renouvelable qui avec Black Rock le les Québécois de les retraites québécoises montent des parcs photovoltaïques et éolien partout dans le monde. Bon est-ce que c'est le rôle de DF ?

Je sais pas. C'est une vraie question je me pose au au bord de New York. Je comprends que certains ex RTE soient rendu à New York parce que la paye doit être meilleure, mais quand même, je me pose de sérieuses questions et puis euh vous dire que le problème de financement de DF, il est pour moi pas un problème et on l'oublie et on l'a hier les députés l'ont oublié.

Euh 10 milliards par an, c'est ce que nous coûte nous coûter cette année en charge pour services transférer les charges pour l'État euh les paiements dans le budget de l'État pour l'éolien et le photovoltaïque. Ça va monter à 15 milliards tous les ans. C'est le prix d'un EPR tous les ans.

En 5 ans, vous avez remboursé la dette de DF et ça c'est notre budget de l'État qui allont le mettre dans les prochaines années, pendant les 15 prochaines années. parce que les contrats faits avec les prestataires dont j'ai nommé les noms tout à l'heure, eux viennent dans le pot de miel pendant 15 ans. Donc au moment où il faut trouver 40 milliards, moi je vous le dis franchement, vous pourrez dire au ministre, commencez à balayer devant votre porte parce que vous mettez 12 milliards par an pour des contrats pour compenser l'électricité qui est quand il est à 30 ou 40 € et ben c'est l'État qui paye la différence.

Le coût ça sera 15 milliards pour les 15 prochaines années. C'est marqué dans la PPE en toute lettre suite de savoir lire. Et on va prendre une dernière question donc celle de Micheline Jacques.

Merci madame la présidente. Alors euh bon étant président de la délégation sénatoriale aux autres maires donc je ne vais pas reprendre les propos qui ont été annoncés. Par contre, la stratégie de verdissement de DF dans les zones non interconnectées consiste à remplacer les centrales au fiou par des centrales à biocarburant.

Or euh depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, la une PPE a été déposée. L'ACRE a donné son avis et le gouvernement bloque toujours alors que le projet au niveau de DF est prêt et le gouvernement bloque par la signature cette PPE. Quelles sont vos marges de manœuvre pour euh faire avancer euh ce projet et débloquer cette situation euh puisque Saint-Martelémis se trouve fortement impacté par ce problème et que nous sommes obligés d'installer des centrales euh annexes qui sont beaucoup plus bruyantes et polluantes pour palier le déficit.

Parallèlement dans la stratégie de DF, le taux de de verdissement de photovoltaïque est relativement faible dans des territoires où le nombre de jours d'ensoleillement avoisine les 90 % par an. Donc, que pensez-vous de cette stratégie qui a été mise en place par vos prédécesseurs et comptez-vous la revoir ? Voilà, monsieur Fontana pour cette dernière série de questions.

Merci. La première question portait sur de d'accès à l'électricité au TPE et et PME. Les TPE si elles peuvent le si elles le souhaitent peuvent avoir accès au tarif réglementés.

Et ce tarif réglementé qui a une part énergie, une part de de transport et une part de taxe, la part d'énergie actuelle est de 80,32 € et avec les évolutions actuelles, on s'attend à ce qu'elle évolue dans une fourchette entre 68 et 82 plutôt vers 68. Donc normalement, ceux qui opteraient pour cela pourraient bénéficier d'un effet d'échelle. Alors, il y a plusieurs effets au-delà du prix de gros, c'est que le prix est lissé sur 2 ans et donc le prix porte actuellement encore la trace des des prix élevé, mais ça ça va partir au 1er janvier de 2026.

Et puis si d'autres PME souhaitent des contrats, ben vous me les envoyez. Si je suis effectivement confirmé, ce sera un plaisir de de signer à des des contrats avec eux. Ce sera bien de faire un ce qu'on appelle un deep dive, de voir pourquoi c'est si compliqué et qu'est-ce qu'on peut faire pour que ce soit ce soit facile pour pour le client.

Vous avez évoqué le la complication des raccordements pour le le photovoltaille qui était un sujet. [Musique] Mes collègues d'enis m'ont fait une petite fiche en disant "Tu risques d'avoir la question le sur la le nombre de raccordements. Il me signale que ils sont passés de 2 GW de NR raccordé en en 2019, ils soit à 5,5 GW raccordés en 2024.

Donc ils font beaucoup d'efforts, ils sont en train de de remonter cette pente et de de se mobiliser là-dessus. Donc c'est il y a encore un détente he important mais donc il y a cet effort qui est identifié et ils font un gros travail dessus. Il y a eu la question est-ce que EDF est capable de de faire une une centrale nucléaire ?

Je pense que oui, sous réserve de bien tenir compte des enseignements et parfois lorsque EDF est inquiète, EDF se rédit, fait des clauses contractuelles très compliquées et essaie de tout faire. Et je pense queil faut le faire mais pas tout seul avec les partenaires industriels qui peuvent s'appeler Framat qui peuvent s'appeler Arabel Solution et d'autres partenaires industriels. Et c'est en mobilisant le le tissu dans une approche partenariale.

Oui, il y a la capacité à le faire. Il y a des industriels qui tiennent la route en France hein. Et et c'est cette approche là qui à mon avis est de nature à à débloquer le système et auquel je serais vraiment attentif.

Le Black Rock, je crois que EDF a passé un right off dans le renouvelable de près d'un milliard aux États-Unis l'an dernier. Je suis pas sûr que il faille tout de suite refaire la même chose. Donc je vous ai évoqué tout à l'heure la sélectivité si nécessaire.

Ben ça peut être un exemple. Alors c'est pas interdit hein parce qu'il peut y avoir des projets de de positionnement et cetera, mais il faut être attentif à l'engagement, à la maîtrise des risques et à la rentabilité de ce qui se passe à l'international. Pour l'autre mère, vous avez évoqué des un peu des complications.

Ce que je constate, c'est que ça doit être possible parce que je crois que c'est à Port est qu'une qu'une unité de production avec biomasse liquide a été inaugurée là il y a il y a quelques jours. Donc ça doit être possible. Donc si vous me permettez, il faut faire qu'on fasse un zoom pour voir comment rendre possible ce qui est parfois possible.

Ensuite, vous avez dit dans certains cas le taux d'enseignement le le photovoltaïque est assez faible. Je n'ai pas la réponse absolue, mais j'ai posé la question à moi-même ayant vécu dans ce genre de pays au au responsable des DF, il m'a dit "Il faut faire attention parce que si tu es tout votre photovoltaïque et tu as un gros nuage, tu perds tu perds ta capacité de production et tu dois assurer la stabilité du réseau dans le pays où tu es sans bénéficier d'une très grande d'une très grande surface. Et donc quelque part, il faut doser cela avec la mais le photovolkaïque est relativement développé hein plus que plus qu'en France avec la capacité à maintenir la stabilité du réseau.

Je crois que c'est là que se trouve l'équation contact. Merci. Voilà, il n'y a plus d'autres questions.

Oui, Pierre Cupers. Oui oui monsieur. Je me je m'autorise à à rebondir sur la réponse que vous avez fait à madame la sénatrice Charlarcher.

Nous avons écouté hier les entreprises et et la question était bien précise. Pourquoi le aujourd'hui la perte de compétitivité de nos entreprises et qui pour certaines ferment leurs portes parce que l'énergie électrique a été multipliée par 4 ? Vous n'avez pas répondu à cette question.

En tout cas, en tant que client d'électricité, j'ai pas eu mon prix multiplié par 4 dans dans dans le passé dans dans le passé récent. Donc, il y a eu un pic effectivement, on a connu un pic dramatique avec la conjonction de la corrosion sous contrainte et de de la situation en Ukraine et qui est une période exceptionnelle. Et maintenant, il faut revenir à à à des mais je suis preneur à titre personnel d'étude de ce dossier particulier.

Comment un prêt a a-t-il pu être multiplié par 4 pour mettre en difficulté une entreprise ? Oui, oui, oui, je je suis tout à fait d'accord pour le faire hein. Il faut aller sur le terrain et voir et voir les gens si vous voulez me donner les les coordonnées de des entreprises concernées.

Merci. Alors un petit peu de silence encore s'il vous plaît. Annique Jacquet, Daniel Laurent.

Oui, merci madame la présidente. Monsieur le président, je voudrais moi aussi rebondir sur cette problématique de tarif d'électricité pour les entreprises parce que je suis régulièrement confrontée à ces questionsl et puisque vous demandiez des tarifs, je peux vous en donner. J'ai notamment un chef d'entreprise qui m'en a qui m'en a envoyé suite à ma demande.

En 2019, il payait euh 80 81 euh le prix du 80 € le MWh. En 2024, c'était 115, donc c'est plus 42 % avec la répercussion aussi sur tous les gaz dont le dont le prix est fixé par rapport à l'électricité. Par exemple, l'azote a pris aussi sur ce même intervalle 31 %, l'argon 101 % et bon l'hydrogène on en parler 46 % et c'est vrai que c'est une inquiétude qu'on entend régulièrement.

On n'est pas les seuls de ces chefs d'entreprise qui disent "Mais à ce rythme là, nous on va pas pouvoir rester en France, on va aller ailleurs." Alors qu'on parle de réindustrialisation, la première des réindustrialisations, c'est déjà de garder nos entreprises sur notre territoire. Alors moi, je suis pas tout à fait satisfaite non plus depuis la de la réponse que vous avez faite et bon sans vouloir vous pousser un peu dans vos retranchements, mais qu'est-ce qu'on peut leur répondre à ces chefs d'entreprise qui sont complètement démoralisés par ces tarifs ?

Daniel Laurent. Daniel ? Oui, madame la présidente, monsieur Fontana, juste une question d'actualité puisqueon est en plein dedans.

Il vient d'arriver une coupure gigantesque en Espagne et au Portugal. Est-ce que ça peut arriver en France et est-ce qu'on est protégé contre ça ? Voilà.

Bien, merci. Alors, je reconnais davantage mes ordres de grandeur hein sur plus qu'un facteur 4 sur le moins qu'un facteur 4 sur les prix que vous avez parce que là là je m'y retrouve avec l'argon aussi et cetera. la JOT le il y a eu effectivement ces hauses mais je pense qu'on peut leur dire c'est derrière nous et de toute façon j'ai sous les yeux les prix dans les autres pays en Europe la France est le le plus compétitif donc oui on a eu une période difficile dont dont on sort heureusement il faut avoir confiance dans cette capacité à ressortir le vous avez posé la question sur l'Espagne effectivement euh que de vous dire là-dessus, la France est interconnectée avec l'Espagne.

Il y a 2,8 GW d'interconnexion. C'est euh deux lignes de 225 kV alternatif, 2 x 400 alternatif et une ligne continue. Et le bilan de l'année dernière, la France a vendu 9,4 TWh et importé 6,6 TWh.

Donc un sol positif de 2,88 TWh. Au moment de l'incident, la France importait 1 GW depuis l'Espagne vers la France. Et ce qui apparaît, c'est que bien d'un seul coup, il y a eu la perte de 15 GW en quelques secondes en Espagne.

La cause n'est pas connue, on a bien envie de de la connaître tous, mais je crois qu'il faut qu'on soit un peu patient pour qu'elle soit qu'elle soit rationnelle. Alors, il y a les coupures qui sont organisées et les blackout. Là, les Blackout, le sujet c'est d'avoir des procédures pour limiter l'ampleur et isoler.

Alors, la France a a bien réagi. Ce qui s'est passé en France, c'est que les tacs, les fameuses turbines ont ont démarré, ont fourni le gigawatt qui qui manquait. Il y a une baisse de fréquence qui a été perçue à Golfesh et Golfes 1 s'est mis en arrêt de sécurité puisque la fréquence sur les pompes primaires ont baissé.

Golf Rage 2 était à l'arrêt. Alors, est-ce que ça peut arriver ? Bien, ce qui est qui est prévu dans ces cas-là, c'est que de limiter l'extension et diloter les positions.

Et en France, il y a des tests de dilotage qui se font chaque année autour autour des centrales nucléaires où elles elles silotent et baissent à 20 25 % de leur puissance pour être capable de de reprendre la main juste après. Et le parc m'a signalé que ces test se passent bien. Il y a plus de 90 % de succès au cours des 10 dernières années et l'an dernier 94 % de succès des des exercices de pilotage.

Alors c'est très exceptionnel mais c'est vrai qu'il existe des procédures et qu'elles sont testées et et qu'elles fonctionnent. Voilà ce que je peux vous dire à date, mais il faudra suivre la l'analyse vraiment des causes. Très bien.

Merci beaucoup monsieur Fontana pour cette audition qui a duré un peu plus d' 1h30. Nous allons maintenant pouvoir voter. Euh voilà et puis vous allez vous diriger vers l'Assemblée nationale pour votre audition par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Merci en tout cas de votre présence et de votre audition. Merci pour votre attention.