Droits de douane, RN: l'interview en intégralité d'Antoine Armand, ancien ministre de l'Économie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Le premier ministre dit ce soir qu'il n'est ni simple ni souhaitable d'organiser un rassemblement pour protester contre une décision de justice. Vous êtes d'accord avec lui ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le RN organise-t-il une manifestation demain selon vous ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelles seraient les conséquences pour les Français si la guerre commerciale avec les États-Unis durait ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
Le ministre de l'économie dit qu'il n'y aura pas de hausse d'impôts. Êtes-vous d'accord avec cette trajectoire ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement vise un déficit à 5%. Est-ce réaliste dans ce contexte ?
- 20:00OuverteRéponse partielle
Le patriotisme économique est-il un message pertinent aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50Antoine ArmandFait
« La manifestation de demain, c'est pour qu'on ne parle pas du fond et qu'on parle de la prétendue tyrannie des juges. »
- 12:00Antoine ArmandFait
« Si ce que dit le Premier ministre est avéré, si effectivement on est à peine à zéro, un peu plus zéro de points de croissance en France en 2025, nous ne tiendrons pas la trajectoire budgétaire. »
- 19:00Antoine ArmandPromesse
« Si on maintient les objectifs de déficit, dans ces cas-là, il faut qu'on demande un effort supplémentaire aux Français. »
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Le premier ministre dit ce soir il n'est ni simple ni souhaitable d'organiser un rassemblement pour protester contre une décision de justice. Vous êtes d'accord avec lui ? Il a totalement raison et ce que vous avez très bien montré c'est que la manifestation de demain en fait c'est deux choses.
Un c'est de la dissimulation. Depuis lundi, le RN essaie de dissimuler ce qui s'est passé lundi réellement. Ce qui s'est passé lundi, c'est que il y a un parti tout entier, tout un étatmajor et évidemment sa présidente Marine Le Pen qui a été condamné pour ce que les juges ont qualifié de système organisé, centralisé de détournement de fonds.
Un exemple, mais parmi plein d'autres parce qu'on parle de 3 millions d'euros de détournement. Je vous donne juste un exemple. Non, mais je vous donne juste un exemple.
Il y a 90000 € qui ont été détournés pour que le majord d'homme de Jean-Marie Le Pen soit prétendument un assistant euh parlementaire d'un député européen. Donc la manifestation de demain, c'est pour qu'on ne parle pas du fond et qu'on parle de la prétendue tyrannie des juges. Et la deuxième chose, c'est une intimidation.
Quand vous en démocratie, vous manifestez contre une décision de justice qui a qui a été rendue librement dans le cadre de l'état de droit et qui peut faire l'objet d'un appel puisque Marine Le Pen a annoncé qu'elle ferait appel. C'est évidemment une intimidation à l'égard des juges. Donc ce parti qui depuis des années essaie de faire croire que euh qu'il s'est renouvelé, qu'il a changé ses pratiques, il a changé ses dit pour le Rassemblement national, c'est pas un rassemblement contre les juges, c'est pour la démocratie.
Bien sûr. Et est-ce que vous pouvez me rappeler la dernière fois que le Rassemblement national a appelé spontanément à une manifestation ou un rassemblement ? C'était pour défendre quelle liberté ?
Je me souviens pas. Je crois qu'on a là le premier exemple d'un rassemblement spontané du Rassemblement national, c'est pour intimider la justice. Pourquoi ?
Parce que la loi et l'autorité de l'État qu'ils appellent tous les jours, tous les jours sur vos plateaux de leur vœux, ça ne leur convient pas. Des rassemblements pour décider dénoncer des décisions de justice. Alors c'est certes, c'est pas courant, mais c'est pas non plus exceptionnel.
Est-ce que c'est pas aussi fait pour ça les manifestations ? Contre quoi manifeste le Rassemblement national ? Contre le principe d'une loi que hier il jugeait trop douce.
Marine Le Pen voulait l'inibilité à vie pour ce type de délit. Simplement quand il s'agit d'elle, il faut revenir dessus. Pas d'exécution provisoire, un appel tout de suite parce que c'est pas une citoyenne comme une autre.
Marine Le Pen, c'est quelqu'un de plus important. Mais franchement, vous pouvez pas appeler toute la journée à l'exemplarité, toute la journée à l'autorité de l'État, toute la journée à la condamnation des délinquants et puis dès qu'il s'agit de vous, manifester et intimider la justice. On peut pas laisser passer ça.
Vous journalistes, nous responsables politiques, c'est notre responsabilité de le dire, pas avec desation, intimidation. Certains vont même jusqu'à dire réflexe antirépublicain, voire facux. Vous auriez jusque-là ?
Je j'espère qu'on a'ura pas ce type de comportement et d'intimidation demain, mais quand vous vous réunissez à une semaine d'un jugement, d'un procès qui a duré 2 mois avec des dizaines et des dizaines de preuves et l'incapacité, beaucoup de vos confrères ont raconté le procès, l'incapacité parfois à présenter ne serait-ce qu'un message qui lirait le travail d'un prétendu assistant parlementaire à son eurodéputé. Donc parlons du fond et ne nous laissons pas enfumer. Il vous dirai si vous aviez un membre du Rassemblement national en face de vous, il vous dirait "Attendez, nous on se rassemble pas contre quelque chose" mais en soutien à Marine Le Pen qui a subi un sacré coup dur.
Mais c'est pas leur droit et c'est leur droit le plus strict de se rassembler pour soutenir leur ami qui est par ailleurs désormais une délinquante avérée et qui a été condamnée pour détournement de fond. C'est leur droit. Est-ce que Est-ce que vous avez envie d'une présidente de la République qui commet des actes immoraux ?
Est-ce que vous avez envie d'une présidente de la République qui appelle à l'autorité le matin mais au détournement de fond l'après-midi ? Moi, lorsque vous étiez au gouvernement, vous avez tenu des propos sur le Rassemblement national et son appartenance à l'arc républicain qui vous ont valu quelques remontrances du premier ministre de l'époque en l'occurrence Michel Barnier. Maintenant que vous êtes libre, que vous pouvez dire exactement ce que vous voulez, vous diriez sans embalage, sans aucune gène, vous revendiqueriez même que le RN ne fait pas partie de l'arc républicain.
Je vous pas la première à me me reparler de cet épisode, mais il vous a pas échappé qu'à l'époque, je manquais pas de liberté puisque j'ai dit euh des choses dans un contexte qui était sans doute encore plus contraint qu'aujourd'hui. J'ai exprimé des convictions. Je pense qu'il faut pas s'attarder sur les mots, il faut s'attarder sur les comportements et c'est les comportements qui sont problématiques. un avoir commis des détournements de fond de cette ampleur là et de au lieu de s'en de les assumer au lieu d'assumer ces actes devant la justice détromper les électeurs et les Français en essayant de parler d'autres choses.
Mais effectivement vous vous disiez ce que vous pensiez mais quand même avec une forme de prudence et de réserve d'ailleurs qu'on pouvait comprendre vu votre position à l'époque mais aujourd'hui est-ce que vous pourriez le dire simplement librement ? J'ai pas le sentiment à l'époque qu'on m'est trouvé excessivement prudent en la matière. Je pense que quand on a des convictions, on les dit, j'ai eu l'occasion de les de les réaffirmer.
Et ce qui est important surtout au moment où l'extrême gauche allume des contrefeux et et donne aussi le sentiment de dépasser les bornes, ce qui est important c'est que il y a des règles dans notre démocratie et donc l'appel à la haine, le détournement de fond, le manque de probé, c'est ce qui ce qui fait qu'aujourd'hui les Français n'ont plus confiance dans la dans la classe politique. Aujourd'hui, les Français n'ont plus confiance dans la classe politique. C'est notre responsabilité de le voir.
Quand il y a une condamnation avérée avec des preuves, avec des mois de procès, la moindre des choses, c'est d'assumer ces actes. La guerre commerciale, la réponse de la France, la réponse de l'Europe, on va en parler évidemment longuement, mais d'abord les conséquences pour les Français si ce bras de fer venait à durer. Ce soir dans le Parisien François Beou dit "Les hausses de droits de douan décidé par Donald Trump peuvent coûter plus de 0,5 % du PIB." Il ajoute avec la hausse brutale des droits de douane décidés par le président américain, le risque de perte d'emploi est absolument majeur comme celui d'un ralentissement économique, d'un arrêt des des investissements.
Dites donc, c'est un tableau dramatique qu'il dresse ce soir et la situation mondiale est absolument dramatique d'un point de vue macroéconomique et je ne suis pas sûr que depuis la crise de 2008, nous ayons connu un moment aussi grave, à part évidemment les conséquences économiques du Covid. que celui-ci au niveau planétaire. Pourquoi ?
Parce que tous les économistes le disent, tous les responsables le savent. Les décisions qui ont été prises par Donald Trump en cette conférence de presse hallucinante où il y avait des chiffres faux qui étaient donnés à longueur de de phrases et qui stigmatisaient les uns les autres n'est pas une décision économique parce que c'est une décision qui va faire mal et au consommateurs et aux entreprises. Mais ça veut dire quoi coûter plus de 0,5 % du PIB à la à la France ?
Il est bien sympa le premier ministre, mais ça parle pas au français ce genre de chiffre. Aidez-nous à décrypter. Ça veut dire ça veut dire ce que ça veut dire c'est que il y a plusieurs conséquences en réalité.
Ce que ça veut dire c'est que quand vous avez des droits de douane, quand ça coûte plus cher d'envoyer ces produits aux États-Unis, les entreprises françaises deviennent plus chers. Le produit qu'on exportait avant devient plus cher pour le consommateur américain. Et donc la France, l'Europe devient moins compétitive.
Donc nos nous produisons moins, nous sommes moins incités à produire. Et qui produit ? français, les Européens.
Donc il y a un aspect sur l'emploi et puis il y a un autre aspect, c'est que nous allons devoir réagir. J'espère que nous le ferons vite et fort. Et donc qu'est-ce qui va se passer ?
Mais sur sur la réaction, on va y revenir dans un instant. Mais pour les conséquences sur sur les Français, vous parleriez vous aussi ce soir de la probable, si ça venait à durer, disparition de centaines de milliers d'emplois comme le dit le patron du MEDF ? Mais je je Est-ce que c'est correct ?
Ce que je peux vous dire, c'est que l'économie française depuis quelques mois, à cause du ralentissement international, à cause de la gise en Ukraine et maintenant à cause de la de la de la desdations et des annonces extrêmement hostiles de Donald Trump, aujourd'hui, l'économie française est dans une situation d'extrême fragilité. C'est-à-dire que les acquis des dernières années qui ont été conduits par le président de la République, ses gouvernements, les baisses d'impôts, l'investissement dans l'industrie, la baisse du chômage, ce sont des acquis qui sont menacés très fortement. Tout est remis en cause.
Tout n'est pas remis en cause, mais la fragilité qui vient se mettre sur l'ensemble de la plaque continentale européenne est énorme. Pourquoi ? Parce que le monde dans lequel on vit est complètement interconnecté.
Et euh ce que nous exportons aux États-Unis, c'est une chose, mais il y a aussi ce que nous exportons en Allemagne parce qu'à la fin, c'est un produit fini pour les États-Unis, ce qui vient de Chine et qui transite par l'Europe. Donc l'interconnexion fait que ce que vous voyez vous de la fenêtre du commerce mondial, se dire finalement il y a que 15 % du produit intérieur brut qui est concerné, c'est en réalité malheureusement inexact. C'est l'ensemble des secteurs économiques qui vont être touchés sur l'impact pour les Français.
Je voudrais qu'on écoute ces déclarations importantes hier du ministre actuel de l'économie Éric Lombard. Alors on va l'entendre dans un instant. Éric Lombard qui était l'invité de de BFM TV hier matin chez Apoline de Malerbe qui disait quoi qu'il en soit si le bras de fer venait à durée, il n'y aura pas de hausse d'impôts pour les Français.
Mais ce que ce qui se profile c'est que nous allons laisser glisser le le déficit. Qu'est-ce que l'ancien ministre de l'économie pense de cette trajectoire et de cette réponse de Bercy ? C'est évidemment une situation exceptionnelle, gravissime.
Il faut faire preuve de beaucoup d'humilité et j'ai beaucoup de soutien et de considération à l'égard du ministre actuel qui a fort affaire. Maintenant, je je veux quand même je veux quand même qu'on soit un petit peu attentif et qu'on prenne une seconde de recul. Si on regarde les 20 ou 30 dernières années en France qui ont connu l'explosion du déficit et de la dette en particulier, c'est jamais le bon moment.
C'est jamais le bon moment pour réduire le déficit. Il y a le Covid, il y a la crise inflationniste, il y a la crise financière, il y a le besoin de protection des Français. Et donc quand est-ce qu'on réduit le déficit ?
Quand est-ce qu'on fait des économies si on augmente pas les impôts, ce qui est une très bonne chose ? Et donc ce qu'il faut, c'est soutenir ce gouvernement, soutenir toutes les forces politiques en France qui ont le courage de dire "On ne peut plus vivre au-dessus de nos moyens." Précisément, ce n'est pas ce qu'il dit actuellement gouvernement.
Dis pourquoi je vous dis ça ? Qu'est-ce qui va nous permettre d'être plus fort en français et en européen par rapport à Donald Trump ? C'est d'avoir un point de déficit supplémentaire ou un point de déficit en moins ? c'est de travailler davantage ou de travailler moins.
Donc dire parce qu'il y a la guerre commerciale, parce qu'il y a des difficultés au niveau international, c'est moins grave. Le déficit, on peut le supporter, on peut travailler moins. Ne demandons pas d'avantage à la France.
C'est un contresens. C'est le contraire que nous devons faire. C'est parce que la situation est clair.
Vous n'êtes pas d'accord avec ce que dit le ministre de l'économie. Vous seriez aercis au moment où l'on se parle. vous n'auriez pas choisi cette trajectoire-là.
La trajectoire du gouvernement pour le moment, elle est maintenue et c'est une bonne chose, c'est de viser un peu plus de 5 % du déficit et d'essayer de s'y tenir dans la conjoncture et c'est extraordinairement difficile. Maintenant, je ce qu'il faut, c'est dire la vérité, même si c'est difficile et même si c'est impopulaire. C'est encore possible d'avoir un discours de rigueur, de bonne santé des finances publiques quand on a des majorités aussi relatives et un risque vital en fait de motion de censure tous les jours et paradoxalement, on peut se permettre un autre quoi qu'il en coûte.
Vous avez posé deux questions sur le quoi qu'il en juste sur le quoi qu'il en coûte est-ce que c'est un quoi qu'il en coûte qui est de retour qui ne dit pas son nom ? Bon, d'abord euh je comprends que vous ayez envie d'écrire le scénario du pire, mais il n'est pas encore arrivé. C'est-à-dire que on est encore dans une phase de négociation et de discussion ouverte avec les États-Unis et la guerre commerciale Tous Azimut n'est pas là, elle est pas arrivée.
On est encore dans le stade des annonces, même si elles sont très inquiétantes de la part de Donald Trump. Donc, il faut se garder cette phase de négociation. Mais ensuite, si vous avez une économie comme les États-Unis qui par son hostilité et par une forme de suicide se met à attaquer sa propre économie, les économies de ses alliés, la réponse ne peut pas être une Europe qui s'affaiblit par les déficits et par moins de travail.
Et c'est très difficile à dire parce que nos compatriotes, qu'est-ce qu'ils se disent quand vous leur dites ça ? Moi je suis élu NC, je suis sur le marché d'ENC. Si je dis il faut faire davantage d'efforts, ils disent "Oui, mais c'est encore à nous de faire parce que l'Ukraine, parce que euh les États-Unis, mais un pays fort, c'est un pays qui a moins c'est aussi simple que ça." Ormand, je n'essaie pas d'imaginer le pire, mais ce que je constate, c'est que vous en tant qu'ancien ministre de l'économie, ancien en tant que membre de Renaissance, vous dites ce soir que d'une certaine manière le ministre de l'économie manque de courage.
Non, je je vois que vous essayez de me faire dire que je suis pas d'accord avec mon successeur ou qu'il manque de courage. pas du tout. C'est une situation infiniment complexe.
Simplement aujourd'hui abandonner le terrain, dire "Allez, il y a une guerre commerciale qui va peut-être se profiler, on réduira le déficit une prochaine fois hein, on réglera le problème des retraites après-demain et puis les dépenses de sécurité sociale, on fera ça un peu plus tard quand ça s'arrangera." Mais la question que se pose nos compatriotes, c'est quand ? C'est quand ? demain.
Et donc oui, il y a des majorités relatives et oui, vous avez aujourd'hui à l'Assemblée nationale beaucoup de gens du RN qui a un programme cryptooocialiste au NFP dont j'ai pas besoin de vous décrire la teneur du programme qui considère que le déficit c'est pas important, qui considère que c'est pas de la souveraineté financière de faire des économies parce que dans le gouvernement de Michel Barnier dans lequel j'ai eu l'honneur d'être, à chaque fois qu'on a fait une proposition d'économie, elle a été refusée par tout le monde. Mais c'est pas pour ça qu'il faut arrêter de le dire. Dans le contexte actuel, si on maintient les objectifs de déficit, dans ces cas-là, il faut qu'on demande un effort supplémentaire aux français.
Je vais vous le dire très simplement. Si ce que dit le Premier ministre est avéré, si effectivement on est à peine à zéro, un peu plus zéro de points de croissance en France en 2025, nous ne tiendrons pas la trajectoire budgétaire. Ce sera pas possible.
Et donc, il faudra sans doute avoir le courage de dire il faut de nouvelles économies parce que la France ne va pas inventer un nouvel impôt à chaque fois qu'il y a un problème international. Alors oui, c'est difficile, oui, ça va encore faire l'objet d'instrumentalisation politique, mais la responsabilité des gens qui aujourd'hui veulent défendre le pays, sa souveraineté financière, c'est pas de dire "On verra plus tard, le déficit c'est pas important." et le patriotisme économique auquel l'exécutif français appelle les entreprises françaises avant d'éventuelles négociations avec les Américains.
Est-ce que c'est est-ce que c'est raisonnable ? Est-ce que c'est vraiment possible de faire passer un tel message aujourd'hui aux entreprises françaises ? Je suis un peu gêné par les mots.
Je enfin pardon, moi je suis élu, je suis pas chef d'entreprise, je suis pas salarié, je suis pas en train de créer de la valeur économique pour mon pays. Donc je me vois mal aller dire à un chef d'entreprise aujourd'hui en France qu'il soit commerçant, artisan, industriel dans les services informatiques, il faut être un peu plus patriote monsieur ou madame. H je le dirai pas comme ça.
Je crois que produire en France aujourd'hui, c'est déjà suffisamment difficile que c'est déjà un acte patriote et qu'il faut plutôt se demander comment on peut aider les TPE, PME, PME, les équipements de cier automobile qui sont dans la tourmente. C'est le cas en haute de Savoie, c'est le cas partout en France. Il faut les accompagner ce secteur en difficulté.
Il faut il faut les subventionner, il faut les accompagner. Je vais vous dire d'abord, il faut pas trop leur donner de leçon. Je crois je suis pas sûr que là le moment soit à dire aux uns et aux autres, "Toi, tu n'es pas assez patriote, aide-nous à ce moment-là." parce qu'une entreprise a besoin d'investir et parfois elle a besoin de le faire aux États-Unis, en Allemagne, c'est son choix et c'est aussi ce qui fait que en France, on crée des emplois.
Si on oppose sans arrêt les emplois créés en France et les emplois créés en Allemagne, la richesse créée par une entreprise dans tel ou tel pays, on nie la réalité économique aujourd'hui des entreprises dans le monde. Donc sur ces mots-là non plus, vous n'êtes pas d'accord. Intéressant.
On va passer à votre évidemment. Oui mais les mots ont sens entre les mots du président de la République, les mots du premier ministre, les mots du ministre de l'économie sur lesquels vous mettez des bémoles à chaque fois vu votre positionnement politique et votre appartenance ça mais c'est bien la preuve que vous parlez totalement librement. On va passer me faites pas dire ce que j'ai pas dit parce que vous êtes Non mais quand vous êtes au gouvernement ou au responsabilités aujourd'hui, vous vous devez et c'est le cas évidemment et du président et du premier ministre d'avoir une extrême prudence parce que solidarité ministérielle il faut une solidarité il faut absolument pas tomber dans le piège que nous tend Donald Trump.
Quel est-il ? Donald Trump aujourd'hui veut qu'il y ait des des déclarations extrêmement hostiles des pays européens comme la Chine l'a fait des pays africains. Pourquoi ? pour pouvoir dire classique dans une rhtorique populiste, ce sont eux les agresseurs.
Aujourd'hui, l'hostile, l'hostilité, elle vient des États-Unis d'Amérique et la porte de l'Union européenne est ouverte pour faire redescendre la température.
Antoine Armand