Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLes Républicains (sur YouTube)· 7 septembre 2025 145 minAutoproduit

Le RDV de la Droite - Séance plénière - Deuxième jour (1/2)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] [Musique] Chers compagnons, accueillons maintenant notre ancien premier ministre Michel Barnier. Ok. [Musique] Chers amis, bonjour à chacune et chacun d'entre vous.

Euh pardon pour ces quelques minutes de retard euh au matin d'une longue nuit philosophique autour de François Xavier Bélami pour les plus jeunes d'entre nous. Mais pas que hein, pas que. Euh d'abord, merci à Bruno Rot de me donner la parole au début de cette belle journée.

Merci à tous d'où que vous veniez, de l'hexagone de Métropole bien sûr, mais aussi de nos départements et région d'outre mer et je salue aussi les Français vivant à l'étranger. Merci aux bénévoles qui ont préparé ces deux journées, à l'équipe du siège qui tient le coup et qui retrouve beaucoup d'activités l'équipe de phoning chez André. Merci à je me permette de dire parce que c'est un travail fastidieux et nécessaire à Daniel Fasquel et à Guillaume Larrivé pour le travail qu'ils ont fait sur les statuts et puis aussi évidemment merci à Bruno Rota à l'équipe dirigeante Otman Nasrou et tous ceux qui les entourent pour l'engagement qu'ils ont pris et que nous accompagnons pour redresser notre parti depuis le mois de mai.

Plus personnellement, je voudrais dire un mot de remerciement à toute équipe de la commission d'investiture de notre partie, Annie Jeunev qui est là et puis Michel Tabarot, tous les membres de cette commission qui m'ont fait confiance pour porter nos couleurs dans cette deuxème circonscription de Paris où doit se dérouler une élection partielle. Donc c'est pour ça que je je vous quitterai tout à l'heure pour aller à nouveau faire campagne et revenir tout à l'heure pour écouter Bruno Rotaillot comme je l'ai fait hier. Je suis très très honoré et très heureux de porter nos couleurs et faire en sorte si les Parisiens le veulent d'être euh en situation qu'il y ait enfin et à nouveau un député, un seul député des Républicains à Paris.

Euh on arrivera en arrivant dans ce groupe des républicains à l'Assemblée nationale, si les les Parisiens le veulent, je travaillerai avec tous mes collègues, tous les députés et amis et naturellement avec Laurent Voquier en bonne intelligence avec nos amis et collègues du Sénat, je salue Mathieu d'Arnaud et j'aurais évidemment, je vous le dis, une pensée très fidèle et très émue pour notre ami, mon ami Olivier Marlex. [Applaudissements] Il faut pas qu'il y ait de malentendu chers amis. En arrivant dans ce groupe, je ne cherche pas un poste.

J'ai déjà eu l'honneur d'être député d'une région à laquelle je reste fidèle. Comme beaucoup de Parisiens sont fidèles à leur racine provinciale, j'ai simplement envie de servir à nouveau et encore de dire la vérité toujours, d'agir avec dignité et de porter une voix forte, légitime, plus légitime grâce au suffrage populaire comme j'ai essayé de le faire tout au long des 3 mois singuliers et très intenses durant lesquels j'ai eu l'honneur, le grand honneur de diriger le gouvernement. Dire vérité, chers amis, c'est d'abord dire que la France ne va pas bien dans un monde qui ne va pas bien, mais qu'il y a toujours un chemin là où il y a une volonté, il y a un chemin et que nous n'avons pas le droit. cette grande difficulté, grand trouble, grande turbulence que nous vivons, nous n'avons droit ni à la nostalgie, ni à la mélancolie euh ni au fatalisme.

On nous regarde, ce que je peux vous dire, c'est qu'on nous regarde avec beaucoup d'inquiétude un peu partout en Europe et dans le monde, mais dans un monde où parfois on nous espère encore, notamment du côté des 300 millions de citoyens dans le monde qui parlent notre langue, notre belle langue, mais que plus personne ne nous attend, plus personne et que plus personne ne demande la permission pour défendre ses intérêts sans complexe et exprimer ces nouvelles puissances, ces nouveaux empires que l'on voit apparaître. Chers amis, dans ce monde là et dans qui ne va pas bien et dans un une France qui ne va pas bien, il y a quelque chose qui n'est pas acceptable, qui n'est pas supportable, c'est le double décalage que nous constatons aujourd'hui. D'abord entre ce qui se passe à Paris et ce qui se passe sur le terrain et puis aussi entre ce qui se passe à Paris et ce qui se passe dans le monde.

Et je voudrais juste consacrer ces quelques minutes à ce double décalage entre la classe politique, l'oligarchie, les partis ici à Paris euh où on combine, on spécule, on s'invective, il y a une violence, tout le monde peut le constater à l'Assemblée nationale, mais pas qu'à l'Assemblée nationale qui n'est pas acceptable. On ne veut pas travailler ensemble, on ne sait pas travailler ensemble au au détriment des Français, notamment des Français les plus modeste. Comment justifier que ce qui est possible malgré les divergences, les opinions, ce qui est possible dans chacune des communes de France, dans chacun des départements ou des régions, travailler ensemble sur un projet, mettre de côté les les concurrences et les différences pour réussir ensemble.

Comment comment expliquer ce qui est possible dans le terrain sur le terrain ne soit pas possible à Paris ou à l'Assemblée nationale ? La plus grande faute, je l'ai dit quand j'étais premier ministre, c'est de trahir les générations futures et de faire payer aux plus jeunes, il y en a beaucoup parmi nous que je salue, le prix de nos propres fautes financières, budgétaires ou écologiques. Voilà le premier décalage auquel nous sommes confrontés.

Et puis le deuxième décalage, c'est aussi grave, me semble-t-il, c'est celui du spectacle que nous donnons à Paris, notre impuissance publique et politique dans un monde qui lui est à feu et à sang. à feu et à sang d'abord sur le continent européen en Ukraine, monsieur Poutine avec lequel un certain nombre de partis politiques notamment extrémistes sont très complaisants mèneent une guerre insensée. 200000 soldats russes ont été tués depuis le début de cette guerre. 80000 soldats ukrainiens parler des civils dans un pays qui est peut-être lointain mais où ceux qui se battent tous les jours et qui meurent défendent leur territoire, leur intégrité, leur souveraineté mais aussi nos valeurs démocratiques. feu à son au Proch Orient après l'embrasement provoqué par l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre il y a 2 ans et la tragédie de Gaza, la guerre régionale qui s'est engagée entre Israël et l'Iran, un proche Orient, chers amis, où nous avons le droit de dire calmement et fermement, et je l'ai dit aussi comme premier ministre, que la sécurité d'Israël, l'intégrité territoriale d'Israël n'est et ne sera jamais négociable pour nous.

Comme d'ailleurs l'antisémitisme que l'on voit croître un peu partout en France naî et ne sera jamais acceptable pour nous. Mais qu'en même temps, mais qu'en même temps et j'allais dire pour l'avenir, la sécurité d'Irel, il faut et il faudra proposer un avenir au peuple palestinien. Et puis euh un peu plus à l'est la Chine euh force tranquille si je puis dire, pas si tranquille que ça, qui viennent célébrer la fin de la deuxième guerre mondiale sans inviter un sol occidental.

Et vous avez vu, regardez bien en replay la le défilé militaire qui s'est déroulé où monsieur Xi, le président chinois entouré de tous les dictateurs du monde euh a fait défiler son armée. Regardez bien cette armée qui sera bientôt, très bientôt la première armée du monde. Un monde où nous faisons face pour la première fois depuis 65 ans à l'agressivité d'un président américain.

C'est la première fois depuis 65 ans que le président des États-Unis d'Amérique, notre allié, notre ami, je ne parle pas du président, je parle des États-Unis d'Amérique, ne soutient pas le projet européen et s'éloigne de lui. Euh nous avons affaire avec monsieur Trump, un président singulier, entouré de spéculateurs et de milliardaires qui n'aiment pas l'Europe. Parce que je peux vous le dire, ayant été commissaire europen, ce président entouré de milliardaires et de spéculateur n'aime pas le pôle de stabilité, de gouvernance d'un continent qui s'est organisé, qui peut mettre des taxes ou des amendes très fortes.

On l'a vu encore avant-hier quand les règles du jeu ne sont pas respectées. Nous nous les empêchons de spéculer en rond, si je puis dire ou tranquillement, comme d'ailleurs monsieur Poutine de l'autre côté n'aime pas l'Europe pour une autre raison, c'est que nous sommes territoire démocratique avec des valeurs et qui a forcément une attractivité sur tous les peuples de l'Est. On l'a vu avec ceux qui nous ont rejoint en 2004, une dizaine de pays d'Europe centrale, orientale et Baltique et il a peur que ça continue.

Voilà. Et dans ce monde là, à feu et à sang où personne ne nous demande la permission, où personne nous fait de cadeau, où les autres défendent leurs intérêts sans complexe, nous européens, nous avons une forme de faiblesse actuellement que je ne comprends pas. une Union européenne qui ne sait pas utiliser sa puissance et sa force, celle que lui donne ce qui est notre principal atout, c'est-à-dire le marché unique qui est bien plus qu'une zone de libre échange.

Et une Europe qui par la présence ou la voix de la présidente de la Commission européenne, madame Van Derlin, que je connais assez bien, s'il devant monsieur Trump dans l'un de ses golfes en négociant traité de commerce. contre nos industries, contre nos ouvriers, contre nos agriculteurs. J'ai déjà été assez clair lorsque madame Van Deron a choisi le jour du lendemain de la motion de censure qui nous a fait tomber, Bruno, pour aller le lendemain même signer le Mercosour.

Ça suffit. Il faut que la commission comprenne qu'elle va devoir rendre des comptes aux citoyens. Et je sais que et je sais le combat que François Xavier et le groupe qu'il anime avec tant d'énergie au sein du Parti populaire européen continuera de faire valoir.

Et et en dit cela assez clairement et tranquillement mais avec beaucoup de force. Je vais ajouter une chose pour que les choses soient claires. Je ne cesse pas pour autant d'être engagé pour que nous continuons le projet européen parce que je vois un autre sujet qui permet de relever un peu la ligne d'horizon la perspective.

Je suis convaincu que le général de Gaulle, arrivante au pouvoir en 58 dans les conditions que l'on sait a eu raison de continuer à construire le marché commun. 1 an après seulement la signature du traité de Roman 57 et quoi qu'il ait pensé de la commission du caractère supranational de cette institution et de ces de ses réserves à la guerre de l'Europe. Je suis convaincu que le GL de Gou a eu raison de construire et tout sexur aussi le marché commun et l'Union européenne et que les anglais ont eu tort de le quitter mais ça leur affaire.

Je suis convaincu que si nous ne sommes pas ensemble, chers amis, en corrigeant les défauts de Bruxelles et Dieu sait il en a en corrigeant ou en mettant de l'ordre dans cette bureaucratie bruxelloise en cherchant bien d'ailleurs, on trouverait de la bureaucratie des technocrates ailleurs qu'à qu'à Bruxelles. On entourait sans doute à Paris aussi, hein. Moi, je suis convaincu.

Je suis convaincu que à Bruxelles comme à Paris, quand les technocrates ou les bureaucrate prennent le pouvoir, c'est que les hommes politiques leuront laissé le pouvoir. Voilà. [Applaudissements] Et je suis convaincu queles que soient les critiques que je viens de faire appuyé sur mon expérience à l'égard de la commission actuelle que si nous ne sommes pas ensemble avec l'Allemagne et les autres coopération franco-allemande elle est comment dirais-je de plus en plus nécessaire de moins en moins suffisante.

Il y a de d'autres grands pays la Pologne l'Italie l'Espagne et et d'autres plus petits qui comptent chacun compte. Si nous ne sommes pas ensemble, le sort qui qui est devant nous, je ne parle pas de destin, mais le sort qui est devant nous, c'est d'être, je vous le dis comme je le pense, définitivement sous-traitant et sous influence de la Chine et des États-Unis. Moi, je me suis pas engagé quand j'avais 15 ans et ça reste ma principale fierté derrière le général de Gaulle pour que la France soit sous-traitante et sous-influence des États-Unis ou de la Chine. [Applaudissements] Chers amis, j'en termine.

Nous ne savons tous ce qui va se passer demain. Nous savons tous que la France entre dans une période de très grande turbulence. Nous avons une responsabilité, celle d'être rendez-vous et celle d'être à la hauteur des angoisse des Français, des colères nombreuses, du sentiment d'injustice qui existe dans le pays, des enjeux pour la France, pour l'Europe et pour le monde.

Et voilà pourquoi être à la hauteur, être au rendez-vous, ça veut dire aujourd'hui être ensemble queles que soient nos différences qui sont respectable et être au côté d'aujourd'hui de Bruno Rotaillot comme je le suis personnellement. Je vais ajouter un un dernier mot. Euh avant-hier, j'ai eu la chance d'assister à une cérémonie auquet d'Orset dans laquelle un quelqu'un qui a été mes compagnons de route puisque nous avons engagé à l'Union des jeunes pour le progrès il y a assez longtemps ensemble parmi les jeunes gaulistes euh Jean-Louis Bourlange qui a été un des meilleurs députés français euh un grand orateur a reçu la Légion d'honneur et dans son discours un peu mélancolique, je vous ai dit qu'on avait pas le droit à la mélancolie ni à la nostalgie, il a cité une femme avec laquelle j'ai eu l'honneur d'être ministre à une époque et qui a été ministre de Jacques Chirac aussi.

Simon Vein, la grande figure de Simon Vale et il a dit ceci en évoquant la figure su il a dit qu'elle incarnait toutes les résistances, toutes les résiliences et toutes les espérances. Et moi je pense, je vous le dis tranquillement avec beaucoup de force, c'est ce qui pourquoi je suis à tes côtés Bruno que c'est le moment pour nous. C'est le moment pour nous pour les républicains d'être le parti de toutes les résiliences et de toutes les espérances.

Merci à vous. [Applaudissements] [Musique] Il pose un regard lucide et sans détour sur l'actualité. Veuillez accueillir pour une intervention sur l'évolution du paysage politique français le président de la Fondapol Dominique Rier. [Applaudissements] Monsieur le ministre d'État, monsieur le président, cher Bruno Rotaillot, monsieur le secrétaire général, cher Batman Nasrou, mesdames et messieurs, permettez-moi de ramasser mes mes salutations très amicales euh d'une formule aussi brève, très respectueuse et très chaleureuse.

Je m'inscris dans la continuité de ce que vient de nous dire monsieur le premier ministre Michel Barnier. Il faut espérer que les Français que nous tous nous sommes en train de de comprendre peu à peu ce qui se passe et la gravité de la situation. Je partage mon point de vue, il m'a été très amicalement demandé de de le faire.

Donc je vous dis ce que je pense de la situation. Euh c'est un point de vue et et je suis heureux de vous le soumettre. Nous sommes cela a été dit et tout ce que je veux dire d'ailleurs sera largement connu de vous.

La question est de savoir ce qu'on peut en tirer comme conclusion. Nous sommes à la veille d'une crise gouvernementale, d'une agitation protestataire dont on ignore l'ampleur, mais qui a des caractéristiques déjà surprenantes et inédites. Elle est notamment ancrée dans des origines assez curieuses, assez douteuses et puis elle est enflammée, intensifiée par un homme politique qui n'a plus de mandat.

Ça me frappe beaucoup ce fait me frappe beaucoup. Jean-Luc Mchon n'a pas de mandat. Il pilote un groupe parlementaire sans mandat.

Je pense que c'est un élément vraiment qu'il faut avoir à l'esprit, j'en redirai un mot tout à l'heure, sur cette déliaison entre l'action politique et l'élection qui est un des problèmes que nous avons aujourd'hui. Et euh il a même pu euh promettre au préfet leur arrestation. Il y avait un précédent, je m'en souvenais, je l'ai retrouvé, peut-être vous le savez aussi, c'était en Corse en 2002 lors de sa campagne pour l'élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen avait proféré à peu près les mêmes menaces contre le préfet qui faisait son travail alors de maintien de l'ordre.

Elle existe une vidéo une vidéo, elle est tout à fait impressionnante. C'est ce sont des situations qui signe l'existence d'une crise particulière. Nous sommes par ailleurs, on l'a beaucoup dit, mais est-ce que nous en prenons le vraiment conscience, ça n'est pas sûr.

Nous sommes dans une crise budgétaire sans précédent par tous les indicateurs que vous savez, mais je voudrais quand même vous signaler qu'hier soir le ministre le premier ministre grec Kirakos Mitotakinis a fait un discours dans lequel il a vanté à juste titre les extraordinaires progrès de son pays depuis la crise terrible dans laquelle la Grèce était tombée et il a pris comme indicateur le changement de rapport avec la France. C'est un discours saisissant pour nous terrible, terrible. Et il rappelle qu'en 2016, la France emprunté sur les marchés à 1,16 %, la Grèce à 9,18 % et qu'aujourd'hui la France emprunte à 3 44 % et la Grèce à 333 %.

Et il le disait pour montrer à quel point la Grèce était redevenue un pays qui compte et à quel point ceux qui ne savent pas tenir leur compte sont menacés de catastrophe. Il en profitait d'ailleurs pour annoncer en raison de l'amélioration de la situation financière de la Grèce des baisses d'impôts pour relancer le pouvoir d'achat des Grecs. Nous n'avons aucune majorité parlementaire, il semble impossible à former et Michel Barnier le disait aussi très bien, je ne vais pas bien sûr le répéter, même s'il faut avoir cela à l'esprit, nous sommes à l'heure où le monde entier est plein de menaces, de vraies menaces. des menaces technologiques, des menaces commerciales, mais aussi des menaces militaires.

La vraie guerre a déjà commencé et nous voyons bien ces démonstrations de force de la part de puissance despotique. et un allié aussi a été dit, mais il faut quand même le signaler, c'est une nouvelle époque qui commence, c'est la fin de l'après-gerre finalement les États-Unis qui se comporte avec nous plus du tout comme des alliés et bientôt pas non plus comme des amis si la relation maintient cette cette tendance. Ces menaces très puissantes, très redoutables arrivent maintenant et c'est pas un hasard au moment où nous sommes très faible.

Nous sommes probablement alors nous français en particulier mais les Européens en général plus faibles et plus isolés. Et de ce point de vue-là, dans ce monde de despotisme, le pays réellement est dans une situation que l'on pourrait qualifier de près dramatique. Je crois qu'il faut la prendre très au sérieux et c'est dans ce cadre car ça ne s'est pas produit d'un coup d'un seul.

Cela fait des années, des décennies que ceci se prépare. On l'a souvent commenté, vous vous l'avez discuté vous-même. Cela fait des des décennies que l'on voit se déliter ce qui fait la puissance d'une nation, la puissance d'un état, sa capacité à déterminer son futur.

Beaucoup beaucoup de nos forces ont été abandonnées, pas suffisamment entretenu et ce ne sont pas des des abandons que l'on ne paye jamais. Nous y sommes. Il y a un moment de rédition des comptes.

C'est maintenant. Et dans ce cadre-là, je crois qu'il faut essayer de comprendre l'évolution de la vie politique française en ayant à l'esprit l'ancienneté de ces racines là. hein, je ne vais pas aller très loin hein, mais je vais considérer que et en allant très vite, rassurez-vous, euh la 5e République nous servira de cadre chronologique.

Quand on veut regarder l'évolution du paysage politique français, un premier coup d'œil simple nous permet alors je normalement je dis ça, le retour est là. Puis c'est voilà nous permet de voir l'évolution de ce que moi j'appelle le vote populiste en suffrage exprimé. On peut appeler ça proteste à terre antisystème.

Ça n'est pas un colloque de sciences politiques. Nous sommes libres de choisir ces mots par commodité mais voici l'évolution du score populiste au premier tour de la de la présidentielle depuis 1965. C'est absolument sidérant.

En 2022, le terme actuel au premier tour, le total de ces votes représentait 58 % si j'arrondis des suffrages exprimés. Le populisme en France, l'antisystème, la protestation est déjà majoritaire largement. Elle est divisée mais elle est déjà majoritaire.

C'est un un élément absolument essentiel du tableau général que je vais présenter avec vous parce que c'est une courbe donc vous avez une histoire et vous voyez que euh il se passe peu de temps au fond où cette élection présidentielle fondée en 1965 fonctionne de façon satisfaisante, c'est-à-dire suscite l'intérêt des Français qui viennent voter pour des candidats de gouvernement des candidats Modéré et qui permet même à la gauche de gagner en 1981, ce qui démontre le caractère démocratique de l'élection présidentielle, unifie les Français autour de ce scrutin qui fait l'unanimité et qui devient la grande élection de notre système. Et pourtant, si je prends les présidentiels, dès 1988, vous avez le début de la poussée populiste. Ça ça se voit à la présidentielle en 88, ça se voyait déjà aux municipales en 83, ça se voyait déjà aux européennes en 84, ça se voyait aux législatives en 86, hein.

Mais là, ici, je prends la présidentielle et on voit déjà la poussée du populisme. Ça ne cessera plus. Il y a une exception, c'est 2007 atypique.

Peut-être que j'aurai le temps de d'en redire un mot, mais vous en savez sans doute beaucoup sur cette élection en particulier. C'est la seule élection qui redevient, j'aurais pu dire normale, mais la norme aujourd'hui, ça n'est plus du tout une élection de participation avec des candidats modérés qui font campagne, discutent, se retrouvent au second tour pour finalement voir l'un de l'emporter et réunir tout le monde sur une victoire qui ne plaît pas à tous mais qui est acceptée par tous. Ça c'est quelque chose qui a je dirais disparu en tout cas pour le moment qui a disparu.

Pourquoi 88 ou avant 83 84 86 comme je vous l'ai dit ? Cela aussi sans doute vous le savez, mais c'est important pour nous parce que François Mitteran lance une politique spécifique, une politique de relance hein cainésienne fondée sur une augmentation très importante des dépenses sociales. Ça ne marche pas, ça crée un problème important sur le plan économique et financier.

Et il doit en 83, il doit changer sa stratégie. C'est très connu hein, c'est le tournant de la rupture et c'est cela que les électeurs ne vont pas accepter. Il y a deux choses qui se passent à ce moment-là qui sont dans lesquelles nous sommes encore aujourd'hui.

Depuis 1983, François Mitteran a verrouillé l'élection présidentielle sur la dépense sociale. L'élection présidentielle contraint les candidats à soutenir et si possible à augmenter les dépenses publiques en général, les dépenses aussi en particulier. Et lorsque cela n'est pas fait, les les candidats sont éliminés et lorsqu'ils sont au pouvoir, ils poursuivent la même politique euh comme tout à l'heure très vite, on va on va le voir.

Donc il y a une un premier élément qui est cette association de l'élection présidentielle à la distribution de revenus sociaux, dépenses publiques qui de plus en plus devient presque entièrement des dépenses sociales. pas le cas mais c'est quand même une très grosse partie désormais des dépenses publiques. Et la le deuxième enseignement c'est que les Français proteste contre cet effort de rigueur.

Ça c'est intrigant ça hein. Les Français sanctionnent électoralement François Mitteran et les socialistes parce qu'on leur a demandé de faire un effort compte tenu des effets économiques et financiers de ces réformes. Les Français disent non, nous ne voulons pas et c'est ce qui va faire entrer le le Front National dans la vie politique française, hein.

Jusque-là, il végétait c'est une des raisons fortes, hein, qui va le propulser au centre du jeu. Ça ne cesse pas, je vous l'ai dit. Euh et nous entrons dans un autre âge entre 1981 et 2012 où l'élection présidentiel s'accompagne de la poussée du vote populiste.

Finalement, la présidentielle, elle aura bien fonctionné entre 1965 et 1981, hein. Ça fait 15 ans, c'est tout. et depuis elle dysfonctionne.

Donc il y a une question fondamentale qu'il faut avoir à l'esprit ici sur les difficultés auxquelles sont confrontés ceux qui veulent gouverner dans un système comme le nôtre. Je ne fais pas la liste, vous l'avez devant vous. En 1995, Jean-Marie Le Pen progresse encore.

En 2002, 21 avril, il est au second tour. Vous vous en souvenez, on s'en souvient tous. Euh en 2012 euh 2007, il y a l'élection don dont on sait qu'elle a été l'échec de Jean-Marie Le Pen et on a pensé, certains ont pensé que nous revenions à un âge antérieur mais 2012 a montré autre chose.

En 2012, c'est pas si souvent observé. Marine Le Pen qui était candidate, si vous regardez aux inscrits, par rapport aux inscrits, elle son score est supérieur à celui de son père en 2002 et de Bruno Mégré additionné. Si vous additionnez Bruno Mégré Jean-Marie Le Pen 2002 prer tour, vous avez un score inférieur à celui de Marine Le Pen 2000 tour en 2012.

D'un point à peu près, un peu moins, mais c'est tout de même un signal important sur la poussée d'une d'une tendance. Et puis dans cette période là, il y a 9 années de cohabitation comme vous le savez qui montre que le système ne parvient plus à fonctionner en alternant un président de droite, une majorité parlementaire de gauche ou l'inverse. Ça durera 9 ans.

Et puis au terme de ces 9 ans, nous avons nous sommes en train d'en vivre la fin une combinaison d'éléments de droite et d'éléments de gauche. la proposition faite par Emmanuel Macron et son parti en marche à partir de de 2017 et d'une certaine manière, il prenait acte de l'impossibilité de satisfaire les électeurs de gauche ou de droite qui avaient pratiqué l'alternance de façon systématique et qui là ne sont plus satisfaits par cette cette alternance simple entre la droite et la gauche qui ne les qui ne répond plus à leurs attentes. Bon, nous avons un autre modèle qui est imaginé, celui d'Emmanuel Macron.

Mais comme vous le savez, je l'ai déjà dit, euh ça n'empêchera pas en 2017 la présence de Marine Le Pen au second tour, ni en 2022 qu'elle soit encore. Euh et qu'entre les deux élections 2017 et 2022, on peut les comparer de terme à terme, ce sont les mêmes candidats. En 5 ans, entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, l'écart serait dû de moitié en 5 ans.

Ce sont les mêmes candidats. Et si je regarde par rapport aux inscrits, en 2022, Emmanuel Macron est élu au second tour face à Marine Le Pen. Il s'agit d'une élection face à Marine Le Pen, face à Marine Le Pen avec 38,52 % des électeurs inscrits, Jacques Chirag, 20 ans plus tôt était élu avec 62 % des inscrits face à Jean-Marie Le Pen.

Vous voyez en 20 ans, c'est court 20 ans, vous voyez l'effondrement de ce consensus au sein de la population électorale sur le soutien à des candidats de gouvernement et le fait que au fond les candidats de gouvernement l'emportent de moins en moins aisément face à ses candidats protestataires pour retenir ici cette cette qualification. On mesure l'effondrement des partis de gouvernement. Je vous montre une autre diapositive.

Si je calcule aux inscrit tous les électeurs qu'on pourrait appeler dissident hein, ceux qui ne vont pas voter qui s'abstiennent. On s'abstient pour différentes raisons, mais on va pas rentrer dans ces discussions évidemment, mais les électeurs qui s'abstiennent alors qu'il votaient jusque-là ont des raisons euh qui sont souvent protestataires. On l'a mesuré, ça s'étudie.

Si je passe, si je prends les électeurs qui s'abstiennent, les électeurs qui votent blanc et nul, les électeurs qui votent pour les partis antisystèmes, que je calcule ça aux inscrits, j'obtiens euh un chiffre de 69 %, quasiment 70 % en 2022 au premier tour, hein, 70 %. Ça veut dire que 70 % des électeurs ne se retrouvent pas euh dans euh les candidats euh qui vont enfin dans le candidat du reste euh qui qui au second tour ensuite euh euh sera élu président. Les candidats de gouvernement se disputent moins d'un tiers de l'électorat.

La conséquence, c'est que si vous gagnez une élection en étant majoritaire sur moins d'un/ tiers de l'électorat, vous n'avez pas ni la puissance, ni la légitimité, vous l'avez au sens juridique, ni la force politique en tout cas pour opérer les changements que nous devons opérer dont on parlait en introduction sur le plan économique et financier puisque c'est principalement ces changements qui sont évoqués. Et donc cette explosion, cette expansion du vote de droite au sens large des droites et en particulier des droites populistes de la droite populiste, et bien ce premier élément qui caractérise l'évolution de la vie politique française depuis 1958. La deuxième caractéristique et c'est une des conséquences, c'est la droitisation de l'électorat français.

L'électorat français se droitise au sens où alors la France au premier tour de la présidentielle a toujours été a plutôt été à droite et en moyenne c'est autour de 58 % des candidats de droite à la présidentielle en France toutes les droites si on fait le total ça fait une moyenne de 58 % de premier tour donc c'est un pays qui vote à droite hein ça c'est une une façon de le mesurer quand on a Emmanuel Macron on est un peu embêté parce qu'on sait pas comment le classer droite gauche en même temps et cetera. Bon, je vous passe ces calculs que nous avons fait la fondation. Tout est sur le site de la Fondol, c'est gratuit, hein.

Donc surtout ne vous prêvez pas de de le regarder. Nous avons avec une avec plusieurs enquêtes d'opinion, nous avons évalué en 2022 que l'électorat d'Emmanuel Macron était à 63 % composé d'électeurs qui soit se situ un système de de valeur qui les rapproche de la droite sur les items qui les préoccupent, la sécurité et cetera. Et donc on arrive à voir qu'en réalité le macronisme en 2022, pas en 2017, en 2022 est une réserve importante de est une un électorat de droite principalement si vous voulez.

Et ceci m'amène à confirmer cette moyenne sur l'ensemble des élections présidentielles. 58 % des électeurs en France votent, un peu moins de 60 % votent pour la droite au premier tour. Ça c'est l'état de la première droitation.

La deuxème seconde ici droitisation, c'est au fond une sorte de peut-être d'affirmation de cette droite. Elle ne fait pas que s'étendre, elle se densifie. Elle affirme avec plus de force des son attachement à des items qui sont plus marqués.

C'est ce qu'on appelle la droitisation. Ici en ce sens. C'est pas simplement le fait de voter pour un parti, c'est aussi le fait de d'avoir des préoccupations globalement.

Euh la droitisation en terme d'opinion se retrouve euh chez des personnes qui euh s'inquiète de l'évolution de la puissance publique, en fait de la perte de puissance de l'État et leur revendication, elle est évidemment la restauration de la puissance publique dans sa pleine dans sa pleine force. C'est pas surprenant mais simplement c'est agissant. ses fautes d'avoir, il faut bien comprendre cette chronologie, ces fautes d'avoir obtenu ce qui était demandé avec insistance pendant cette période que le Front National puis le Rassemblement national ont pu s'établir avec une telle avec une telle force. hein.

Et donc ces thèmes-là sont très présents dans la société française. Je considère pour ma part qu'il n'y a aucune raison de de de de de juger le souci de la sécurité, l'attachement aux frontières, l'autorité comme des valeurs de droite. C'est une qualification étrange.

Je ne sais pas qui range les les les les notions dans dans les boîtes, mais cette idée que les électeurs de gauche ne serait pas sensible à l'ordre, à l'autorité, à la répression, au contrôle de l'immigration, à l'intégration des immigrés, à la tenue des comptes, à la baisse de la fiscalité. C'est une idée qui est c'est une chimère. Non, les gauches, toutes les gauches dans des proportions différentes mais toujours de manière très importante et souvent de manière majoritaire en tant qu'électeur expriment une préoccupation sur tous ces sujets.

Si ces sujets-là étaient la droite, la politique serait de droite. Donc c'est un c'est une un aspect qu'il faut qu'il faut vraiment je pense méditer. Et si il y a une droitisation, c'est parce que la gauche en tant que parti avec ses candidats, son programme a choisi à un moment donné de délaisser les thèmes importants comme cela.

Elle n'a plus voulu, elle ne s'y est plus reconnue et c'est en les abandonnant que des électeurs sont partis d'abord d'ailleurs vers le FN que des électeurs sont partis et c'est en les abandonnant que l'on s'est mis à penser que c'était des thèmes de droite. Ce sont des thèmes de la politique fondamentale. Ce sont des thèmes de la politique républicaine absolument fondamentale.

Même si les partis de droite sont ceux qui les portent avec le plus de constance et de force. euh il faut euh garder euh cet aspect euh en mémoire. Et ce qui préoccupe, je veux aussi le dire, nos compatriotes aujourd'hui, ça n'est pas simplement les questions régaliennes qui sont centrales en terme de sécurité, mais c'est aussi la protection de ce que moi j'appelle le patrimoine immatériel, les valeurs, les valeurs d'un pays, la liberté individuelle, l'égalité homme-femme, la liberté d'opinion, la liberté d'orientation sexuelle. la laïcité, j'ajoute à ça, les paysages, les sites naturels, l'architecture, la langue, tout cela fait partie de ce patrimoine immatériel que beaucoup de Français voi se défaire comme si au fond, tout en restant ici, leur pays l'équita.

Il y a une sorte de souffrance qui est qui s'est répandu et qui n'est pas suffisamment prise en considération euh à l'heure d'un changement de génération. Il il est vraiment euh sans doute important de le de se le dire et de le comprendre que l'on soit enseignant, c'est mon cas, ou euh politique comme vous l'êtes ou sous d'autres sous d'autres euh raisons sociales. La deuxième partie de ma discussion, je voudrais après ce constat voudrais vous vous dire au fond quelles sont les deux grandes explications que j'esquis serai.

Il y en a beaucoup d'explications, hein, mais je voudrais en retenir deux principales structurantes pour rendre compte de cette colère électorale qui se développe sans cesse et qui finit par être capable de prendre le pouvoir. La première raison, c'est vous voyez dans ces courbes une réaction contre le déclin de la puissance publique. Il faut le voir comme cela. une demande de restauration de la puissance publique, l'attente d'un état exerçant son pouvoir en sciences politiques, en droit.

La puissance, un état, c'est une puissance publique qui s'exerce sur un territoire et une population. C'est un un classique, c'est très bien défini. On se retrouve quand on dit cela.

Mais l'État, que devient l'État ? Nous en avons parlé pour ce qui concerne sa capacité financière. Que devient l'État lorsqu'aujourd'hui il emprunte 10 % des prestations sociales qu'il verseent. 10 % sont empruntés.

C'est on ne fait plus beaucoup plus assez et plus beaucoup d'investissement. Euh mais la dépense de fonctionnement sous la forme de prestation sociale aujourd'hui versée à la charge des générations futures est une est une faute majeure évidemment que que nous pourrions payer cher. L'État en est là aujourd'hui.

Il est surendetté, vous le savez, tout le monde le sait. Ça n'a pas l'air de produire les effets qu'on peut imaginer quand on donne les chiffres. Et il dépend pour ces emprunts des prêteurs étrangers.

C'est la caractéristique de la France. 58 % de ceux qui nous prêtent sont étrangers. Donc c'est très simple.

C'est peut-être grâce à eux d'ailleurs que nous allons euh être contraint de progresser. Ils regardent le risque en France et ils règlent leur taux d'intérêt. Euh il est évident que la situation aujourd'hui n'est pas bonne pour nous.

L'État, c'est la tenue des comptes. Les les Français voient que cette tenue des comptes a disparu. C'est aussi la sécurité, je l'ai dit, je ne veux pas le répéter, mais tout à l'heure, il était fait référence par Michel Barnier.

Il y a des indicateurs forts de la dégradation. Sachez bien que tout cela vous allez vous en souvenir quand je vais vous le dire et les Français s'en souviennent. Il y a des formes de violence qui qui reviennent ou qui arrivent que nous ne connaissions plus ou pas. 12 Français assassiné parce que juifs depuis le début du 21e siècle dont trois enfants.

Ce qui ne s'était jamais vu depuis Vichi. Et dans cette violence qui se qui semble s'installer, un musulman tué pour pour sa religion, quatre français chrétiens tués pour leur religion. Je suis désolé de cette comptabilité, mais elle nous donne à voir ce qui nous arrive.

Et euh un phénomène, alors je je vais le prendre peut-être qu'il est plus voilà, il est là. Est-ce que vous voyez euh on fait à la fondapole la comptabilité des attentats islamistes euh depuis euh depuis 1979, mais en fait là, je prends mars 2012 avec euh Mohamed Nera. Regardez ce qui s'est passé depuis le 11 mars. 61 attentats sur le sur le français, 304 morts.

Ce sont les villes où les attentats ont eu lieu. Tous ces points sont des points de traumatisme, de souvenir, de de rémanence, hein. Et il y a là, moi je le crois profondément, il y a là une détermination en profondeur de cette ce sentiment d'un délitement qui jusqu'à la sécurité qui nous est d ne serait pas donné par l'État.

C'est un élément déterminant. Il ne faut pas passer trop vite là-dessus. Je vais passer bien sûr, mais je veux dire, il faut méditer cela.

C'est dans les esprits. Chaque ville où ça a eu lieu, chaque département où ça a eu lieu, on y pense régulièrement et à date, hein. Vous imaginez bien qu'à Nice, il n'y a plus de 14 juillet possible comme on les fêté avant, hein.

C'est évident. Donc c'est ce type si vous voulez de d'écho incessant qui va travailler l'esprit des Français et de euh leur choix politique que devient que devient euh l'État disais-je ça devient c'est soupçonné de n'être plus capable de nous protéger de défendre les valeurs et de nous protéger mais à l'inverse il y a une forme nouvelle d'état qui est presque que la forme principale que les Français ont repéré et qu'il qu'il rejette fortement. C'est un état administratif, c'est l'État aussi, mais c'est pas le même.

C'est un état qui réglente, qui contrôle, qui administre de plus en plus précisément jusque dans l'intimité des existences d'ailleurs et de plus en plus présent. Moins il est capable sur le régalien, plus il administre la vie de ses citoyens. Et des deux côtés, les Français sont en colère.

Vous ne faites pas ce qu'on attend de vous. Vous faites ce qu'on ne veut pas vouloir faire. Laissez-nous vivre, protégez-nous.

Alors, c'est un aspect également déterminant que cette autre figure de la puissance publique, l'appareil administratif, qui n'est pas celle que les Français attendaient et qu'il rejettent. L'État, les frontières, que deviennent les frontières ? Alors, les frontières et bien il faut bien le dire, l'Europe, ça c'est un deuil français ça c'est un deuil des Européens.

D'ailleurs, c'est quand même l'irresponsabilité des des des des gouvernants européens, nationaux et européens, hein, d'avoir proposé la l'effacement l'effacement des frontières nationales, ce qui est une idée conforme l'idée européenne, en proposant en contrepartie des frontières européennes mais qu'on ne voit pas venir. Et donc ce sentiment qu'ont les Français d'avoir été oubliés dans un marché, dans un accord, on a plus les frontières nationales comme on les avait. Peut-être que c'est difficile sans doute.

Évidemment, c'est une bonne idée les frontières européennes. Naturellement l'Europe est une bonne idée, on le sait bien hein. Mais donner au moins des éléments fondamentaux de la communauté politique associée, des frontières défendues, revendiqué et cetera.

Le sentiment qu'il n'y a plus de frontière, c'est le sentiment qu'il n'y a plus de circonscription territoriale. Nous ne sommes pas quelque part chez nous. Il n'y a pas ce sentiment d'habiter ici et c'est une des causes de cette protestation.

Elle est extrêmement vive. Et puis la population, 3è élément, la population, le peuple, la quantité de peuples, ceux qui forment la population. Il y a une dimension évidemment qui renvoie à l'immigration, le sentiment que la population grandit par des venus qui sont décidées par ceux qui viennent et pas par ceux qui reçoivent.

Donc un sentiment fondamentalement euh euh inquiétant, hein, et que l'on voit bien s'installer aussi euh et et dans des proportions parfois impressionnantes. Euh à la Fondapol, on a beaucoup travaillé sur sur l'immigration. Euh notamment un rapport rédigé par Dideleski que j'ai publié avec l'OID de Nicolas Monti, l'observatoire immigration et démographie sur l'immigration afghane.

En 2007, il y avait 1000 afghans en France. En 2007, 4500. En 2015, 4500, aujourd'hui 100000.

C'est pas possible que les que que le si vous voulez que les que la population comprenne ça. Qu'est-ce qui se passe ? C'est une immigration que nous n'avions pas du tout.

Qu'est-ce qui se passe hein ? Et donc le ces chocs là et c'est c'est très compliqué les l'intégration. Bon un sujet en soi et cetera.

Et puis la démographie. Chers amis, vous savez la démographie française ne va pas bien. Vous savez qu'il y a plus de décès que de naissance.

On ne peut pas dire cela euh sans imaginer les conséquences politiques qu'il y a en France, plus de décès que de naissance désormais. Il y a un calculateur sur le site de l'ONU euh et vous avez vous on peut savoir toutes les tous les 30 ans quelle sera la population du pays quelle qu'il soit à partir de son taux de fécondité actuel. dans quatre générations, 4 x 30 ans, c'est loin mais c'est proche.

L'Europe qui comprend aujourd'hui 445 millions d'habitants en aura 90 millions et la France 37 millions. Si nous avons le même taux de fécondité qu'aujourd'hui. Ce que ressent les Français qui n'ont peut-être pas ces chiffres sous les yeux, on les trouve facilement.

Ce qu'ils ressentent, c'est que tout s'éteint en fait. La puissance publique, le territoire, la population. Mais que reste-t-il, hein ?

Et c'est cette espèce de de drame là que nous vivons auquel il faut malgré tout répondre. Réaction donc contre cet effondrement de ce qu'est même la nation je dirais pour ramasser mon propos. Et puis aussi réaction c'est la deuxième dimension réaction des Français contre le déclassement de l'élection.

Tout se passe comme si l'élection était devenue un problème plus qu'une solution. elle apparaît impuissante ou problématique et ce dérèglement s'est affirmé avec plus de force notamment depuis 2017 à partir de l'élection la première d'Emmanuel Macron parce que sa réponse était pertinente probablement au moment où il a été élu, j'imagine puisqu'il a été élu mais la déception n'a pas manqué de se produire et l'élection à nouveau la présidentielle a fait problème. Vous le voyez, vous l'avez vu tout à l'heure 2017 flambé populiste au premier tour sentiment au second tour d'avoir un choix faussé élection sans choix 2022 chose flambier populiste au premier tour sentiment au second tour d'avoir un choix faussé on ne peut pas vivre comme ça dans une démocratie avec le sentiment que le choix est contraint qu'il n'y a pas de choix c'est pas possible donc il faut là aussi mesurer la gravité de tout cela 2022 les élections législatives majorité relative pour le président 2024 dissolution plus de majorité pour personne.

Les élections produisent, c'est pas un reproche que nous faisons aux électeurs, les élections produisent des perturbations de plus en plus grandes et s'il y avait une dissolution, parions que le résultat serait sans doute pire mais sans donner de majorité car s'il donnait une majorité, il serait meilleur. Et dans ce contexte, d'ailleurs, autan protestataire, je me permets de vous dire euh que euh alors ça c'est pas le juste ceci, ça c'est l'abstention aux la l'abstention au premier tour des législatives. L'abstention a fortement baissé en 2024 quand il y avait une forte quand il y a eu une forte mobilisation mais aussi un très bon score des populistes.

On a vu aux européennes en 2019 et en 2024, l'abstention baisse en Europe quand les populistes montent. La baisse de l'abstention n'est même plus une bonne nouvelle pour ceux qui s'intéressent à la vie des élections au sens où on participe. C'est aussi l'expression d'une colère qui ne tient plus dans les cadres qui lui sont proposés.

Et pourtant ces parties de gouvernement qui sont si peu fondés, qui ont tant de difficultés à trouver leur électorat, sont ceux qui gouvernent, hein. Ce sont eux que les partis protestataires laissent aller au pouvoir. Et nous avons une situation où il se trouve des populistes qui par les élections reçoivent des pouvoirs importants sans responsabilité. et des partis de gouvernement qui par les mêmes élections reçoivent des responsabilités sans les pouvoirs.

C'est pas possible non plus. Ce sont des dysfonctionnements absolument majeurs et les Français ne comprennent plus, ne peuvent pas s'en satisfaire sans savoir vers quoi vers qui se tourner. Et puis quelques rappels rapides, la le sentiment existe en France et il est fondé dans l'opinion que l'élection alors l'élection ne sert à rien.

C'est une c'est une c'est très populaire dans l'opinion en particulier chez les jeunes. Ça c'est ça sert à rien d'aller voter. Je passe.

Il y a aussi cette idée que la politique commence à apprendre à vivre sans les électeurs. Je ferai remarquer que il y a dans euh l'écologisme, dans l'écologie politique, il y a il y a des théories qui se développent tout à fait officiellement et après tout, c'est intéressant et on peut les lire sur le fait que compte tenu de ce que requiert la lutte contre le climat, c'est-à-dire la décroissance selon eux et compte tenu du fait que les citoyens jamais n'accepteront la décroissance, il serait préférable de se passer d'élection. C'est une doctrine, je la résume un peu brutalement mais c'est l'idée hein.

Ça c'est une musique que l'on entend. Vous pourrez remarquer avec moi et les citoyens le remarquent, qu'il y a une très forte présence dans le débat public, dans le système public général et dans les politiques dans les politiques publiques. Il y a une très forte présence de la politique environnementale selon les écologistes politiques.

C'est très présent que ce soit en France ou à l'échelle européenne. Il y a beaucoup de de mesures qui ont fait l'objet de protestation lesfe récemment. Enfin, beaucoup de choses comme cela.

Le score moyen des populistes en France à la présidentielle, c'est 3,26 %. Les écologistes, pas j'ai pas dit ça. Écologistes, merci.

C'est un tic. Des écologistes, hein, 3,26 %. Et on sent bien ce décalage entre une puissance médiatique institutionnelle de manière de faire qui ne sont pas politiquement porté même si tous les Français sont sensibles à l'environnement et souhaitent qu'il y ait des politiques environnementales.

Évidemment, ça c'est vu d'ailleurs même au niveau européen, le Green Deal est une des causes euh de la poussée populiste en Europe en 2024. C'était prévu, ça s'est fait quand même. C'est comme ça.

Maintenant, il faut le défaire. C'est un peu triste de voir que ces choses-là sont quand même connues et malgré tout on les expérimente. Euh je signale aussi que le fait de créer par tirage au sort une assemblée chargée de préparer les décisions que l'on va soumettre à ceux qui sont élus le lendemain de l'élection des élections municipales alors qu'il y avait euh euh une grande poussée de l'abstention pour le Covid mais pas seulement.

On avait déconfiné le 11 mai, mémoire, chose comme ça, et on était le 28 juin. Euh c'était très curieux, hein, comme si le tirage au sort pouvait au fond remplacer l'élection par tous. Euh c'est un signal aussi euh je dirais à contetemps euh dissoudre le jour d'un résultat électoral vaut pour récusation de la souveraineté électorale. et encore parce que je ne veux pas oublier de vous le dire la multiplication d'organisations politiques de partis politiques, on pourrait dire groupusculaire microscopique qui ne se présentent pas aux élections qui n'en ont pas besoin pour agir ni pour obtenir ce qu'ils veulent obtenir.

Alors, ce sont des adistes, des arracheurs de plan, des black blocks, des il y a toute une voilà une planète, une un univers peuplé de ces organisations qui n'ont pas de compte à rendre et surtout pas aux électeurs mais qui obtiennent gain de cause par la force en transgressant la loi. Et au fond, ceux qui respectent la loi, les agriculteurs, les entrepreneurs, les commerçants, enfin tous ceux qui font ce qu'on leur demande de faire ou font avec les lois qu'on leur donne sont finalement les perdants. Quelle quelle idée [Applaudissements] quelle idée de respecter les institutions si leur irrespect vous donne un tel avantage ? ce qui va se passer si cette tendance se poursuit, c'est sûr ce qui va se passer, c'est la violence qui va s'installer dans la société et qui ne sera plus contrôlé, ça sera un aspect, je dirais de de fin de cycle de la crise.

Alors que peut-on faire pour finir ? Il faut et c'est une vraie difficulté, je voudrais finir en quelques mots. Le temps qui m'était donné, enfin non, l'heure qui m'était donné est passé mais pas le temps qui m'était donné, mais je veux pas non plus mettre les organisateurs de la difficulté.

Donc je vais me presser et le faire ainsi. Je être concentré là-dessus. [Musique] Nous allons devoir passer.

Les partis qui veulent gouverner à gauche ou à droite vont devoir passer par l'élection présidentielle. qui est peut-être la cause de nos problèmes parce que nous ne trouverons pas un accord de la population sur les mesures à prendre si l'on veut redresser le pays. Je ne le crois pas.

Je me trompe, c'est une merveilleuse chose. Je ne le crois pas. C'est ce qui a été enseigné par les déboirs de François Mitterrain en 1983 et plus personne ne s'y risqué depuis.

L'élection présidentielle avant qu'elle ait lieu, empêche la coopération entre les partis politiques pour trouver des solutions car nous allons nous battre les uns contre les autres. C'est la c'est la compétition qui va commencer. Nous n'avons pas à nous entendre.

Donc c'est c'est ça n'incite pas la coopération. Chacun pour soi, il faut gagner. C'est la logique hein.

C'est comme ça. Il y a pas de d'abération ici. Et une fois qu'on est élu, d'abord il faut être élu.

Et pour être élu, c'est difficile d'imaginer être élu au suffrage universel direct en promettant la réduction de la dépense publique dans des proportions très significative. C'est très difficile. Je sais pas comment on peut faire. faudra quand même réfléchir à ça.

Euh et et ensuite lorsque vous êtes au pouvoir, on le voit euh il y a peu de euh il y a peu de Non, c'est ici. Ça c'est l'évolution de l'endettement public comparé aux élections présidentielles. Bon, vous voyez qu'il y a une espèce de consensus sur ce que moi je qualifie depuis quelques années, le socialtatisme qui amène tout tous les exécutifs à développer la même politique pour essayer d'être réélu.

Ça marche pas très bien en plus la réélection et c'est une des choses qui est intéressante. C'est de voir que là la dette est en rouge làin. Vous vous mettez les deux courbes, enfin les trois courbes là enfin peu importe les deux courbes l'une sur l'autre.

La dette a beau augmenté, les électeurs continuent à voter populiste, antisystème protestataire, hein. C'est-à-dire que ça ne marche pas du point de vue kinésien, du point de vue économique, ça ne marche pas non plus du point de vue politique, du point de vue démocratique. C'est c'est important cet élément-là.

Est-ce qu'il faut continuer à augmenter la dette pour soutenir, je dirais la le vote populiste en quelque sorte puisque c'est ce qui se passe ou bien est-ce qu'il faut inverser ? Donc nous allons devoir réfléchir à ce sujet, nous tous citoyens et et les partis bien sûr comme le vôtre devront aussi y réfléchir beaucoup. Il y a une fenêtre d'opportunités qui s'ouvre cette année parce que au fond ben c'est malgré tout la fin du macronisme.

Donc il va y avoir une fonte électorale du macronisme avec une distribution des électeurs à gauche, à droite et puis aussi au centre dans des formes qui vont survivre du macronisme qui peut-être d'ailleurs parviendront à se restaurer à retrouver de la puissance. Je ne le sais pas. Mais en tout cas, c'est le moment où la gauche et la droite traditionnelle peuvent retrouver des électeurs dans cette redistribution de la politique.

C'est un un une véritable opportunité pour tous les acteurs qui vont participer à cette élection. Les Français sont responsables eux aussi de cette dette. On peut pas l'oublier hein, il faut le dire.

Le premier ministre François Baou a eu raison de le dire aussi. Mais vous ne pouvez pas demander à des citoyens de contrôler les dépenses du gouvernement. Vous ne pouvez pas demander à les citoyens de dire à leur gouvernement si si vous voulez pas imaginer des citoyens dire à leur gouvernement là je pense que c'est assez ça n'est pas raisonnable de m'en donner davantage hein.

Ça n'existe pas. Si ce peuple-là existait, il n'aurait pas besoin d'institution, hein. On ne fait pas tenir une pyramide sur la pointe, hein.

Et donc, il faut euh il faut avoir cette présent à l'esprit cette responsabilité des Français, mais en même temps leur faible disponibilité à consentir les efforts qui leur sont demandés. Et je voudrais terminer en vous disant deux choses et en vous remerciant beaucoup de votre attention. D'une part, la situation présente oblige ce pays à trouver une solution heureuse et efficace et rapidement, ce qui fait quand même beaucoup de facteurs compliqués, sinon nous aurons une reconduction de la crise actuelle incapacité à décider, incapacité à avoir des élus, des gouvernants qui prennent des bonnes décision et nous aurons une crise de régime, on le dit, on l'entend, vous le pensez peut-être, mais dans notre dans notre situation financière, si nous avons une crise de régime, ça suivra la crise de l'État.

Ça n'est plus simplement une crise de régime, c'est une crise de l'État qui suit puisque c'est une crise majeure de la dette. Et je vous donnerai euh un un je dirais un un une dernière information encourageante qui appelle beaucoup d'efforts et qui montre ce que ça pourrait ce que ça pourrait ce que pourrait être un futur si nous avions ce courage. Nous dépensons les dépenses publiques en France représentent 57 % du PIB.

La moyenne en Europe, c'est 49 %. Nos voisins européens ne vivent pas beaucoup plus mal que nous. Si nous étions à la moyenne, nous aurions un excédent de 80 milliards d'euros.

Que ferions-nous avec tout cela ? Merci beaucoup. [Applaudissements] Si je vous dis qu'il est permis d'interdire, ça vous évoque quoi ?

Il est permis d'interdire ? C'est une question un peu hautement philosophique. L'interdiction est dans le on peut pas interdire, on peut pas interdire tout et on peut pas ne pas interdire.

Ce n'est même pas un permis, c'est une obligation de l'État interdire. C'est à ça qui sert l'État. Évidemment, il est permis d'interdire alors à utiliser à bon et de la bonne manière mais pour moi c'est sanctionné lorsque c'est nécessaire.

Il y a des règles. La plupart de la population va chercher à dévier un peu ces règles là quoi. Et pour autant c'est hyper important d'avoir un cadre et je pense qu'on est pas assez strict.

Non, c'est pas top sur certains sur certains sujets certains points. Bon laxisme. Oui, là il faut déjà supprimer déjà les grands juges, tout ce qui est au-dessus là.

Ouais commande toute la France là. Pourquoi ? Bah, c'est que de la gauche.

Voilà, on ne peut pas faire n'importe quoi. Philosophiquement étant plutôt libéral dans l'âme, c'est vrai que l'interdiction, c'est pas le mot qui me vient en premier à l'esprit, mais ben moi ça ça me fait penser du coup à l'actualité là où ils ont interdit le passage du film Barbie en région parisienne. Je trouve ça assez dingue que un film qui avait été voté par les personnes de la ville a été interdit au dernier moment de diffusion.

Mesdames et messieurs, place maintenant à une table ronde sur l'autorité. Pour en débattre, veuillez applaudir Marie-Hélène Toraval, Robert Ménard, Thbo de Montbrial et Frédéric Péchnard. La discussion sera modérée par Céline Himar.

Vous voulez chers amis, quel plaisir de vous voir ici, aussi nombreux et aussi motivés pour les rendez-vous de la droite. Je salue tout d'abord notre cher président, cher Bruno, monsieur le ministre, cher Annie, madame la ministre, les parlementaires élus ici présents, les militants. Merci à vous.

J'ai le plaisir aujourd'hui d'animer cette table ronde sur un une thématique de la droite par excellence, c'est l'autorité et le retour de l'autorité en France. L'un des slogans qui a marqué mai 68 et tout le mouvement de balancier idéologique qui a suivi depuis, c'est il est interdit d'interdire. Est-ce que maintenant la France est prête à écouter un autre discours ?

C'est la question auxquelle tenteront de répondre nos invités que je vais vous présenter. Mais tout d'abord, pour introduire cette table ronde, je tiens à vous faire un petit cadeau. C'est une citation de Philippe Séin.

Philippe Séin a vécu mes 68. Merci pour lui. [Applaudissements] Et en 2003, dans son livre d'entretien itinéraire, il parlait, il revenait ainsi en ses termes sur mai 68.

Il a dit "Ce qui reste surtout de mai 68, c'est cette gauche du fric qui milite pour la carte scolaire mais met ses enfants à l'école privée, qui a la bouche pleine qui a la bouche pleine des grands mots d'égalité et de justice et qui quête passionnément les privilèges et les passroits et qui est pour l'immigration et les sans papiers à condition que les immigrés n'habitent pas son quartier et qui est généreuse avec l'argent des autres. et rarement avec le sien. Ça c'était la citation cadeau.

Et maintenant, je vous présente très brièvement nos quatre invités. Marie-Hélène Toraval qui est ici. Pardon, je vais l'applaudir.

Elle est maire de Crépol. Elle a une expérience de Romansurizer, pardon. Elle a une expérience très locale et du terrain axée aussi sur l'école et sur la sécurité du quotidien.

Nous avons ensuite par ordre alphabétique, c'était honneur Rodam en premier, Robert Ménard qui est maire de Béier. Figure très présente dans les médias, souvent confronté au débat sur l'autorité municipale et les libertés. Je vous demande également d'accueillir Thibau de Montbrial.

Non, qui est avocat pénaliste spécialisé dans la défense des victimes et des forces de l'ordre, plus particulièrement face au terrorisme, qui est président du CRSI, donc du centre de réflexion sur la sécurité intérieure, expert des questions de sécurité et officier de la réserve opérationnelle de la gendarmerie. [Applaudissements] Et enfin, je vous demande d'accueillir Frédéric Pêchard, vice-président de la région Île-de-France, ancien commissaire de police et ancien directeur général de la police nationale. [Applaudissements] L'objectif de cette table ronde, ça va être de confronter donc évidemment la vision du terrain, l'expérience municipale, l'expérience juridique, sécuritaire, la réflexion et aller jus bien sûr jusqu'à l'action, faire le lien entre la réflexion et l'action du politique sur l'autorité et l'interdiction.

La table ronde se déroulera en trois parties. D'abord, des premières questions et des premières réponses sur le diagnostic ou en est-on de le la figure des figures d'autorité en France et de l'autorité. Et ensuite, on fera plus des questions tournant vers des propositions et enfin des questions conclusives.

Pour la partie diagnostic, je me tournerai d'abord vers Marie-Hélène Toraval. Bonjour. à la à la suite du drame de crépole marqué par l'assassinat sauvage de Thomas Pereto, originaire de votre commune qui a ému la France entière.

Vous avez eu des mots très forts, rappelant l'ensuvagement de la société et la complexité des quartiers communautaires. Ma question est simple et ouverte. Au regard de votre expérience de maire et de votre enracinement dans le quotidien de vos administrés, pensez-vous que l'ensauvagement palpable de la société est-il dû à un manque d'interdit ou à l'incapacité de les faire respecter ?

Merci pour cette question. Merci aussi d'avoir évoqué Thomas Perot. Je voulais dire que depuis ce drame de Crépoche, je remarque que le champ lexical a évolué puisque vous venez de parler de quartier communautaire.

Vous n'avez pas dit quartier populaire alors que bien généralement la biencéance veut qu'on parle de quartier populaire. Et oui, la France a changé. Les quartiers populaires ont ont muté et sont devenus aujourd'hui des quartiers communautaires, voire dans certaines villes aussi des quartiers ethniques.

C'est-à-dire qu'on se regroupe suivant les origines et les provenances des flux migratoires. Vous avez parlé d'autorité, j'ai parlé de sauvagement. Enfin, je ne regrette pas les propos qui ont été les miens puisque même s'ils ont d'effrayé la chronique à l'époque, et bien finalement je vois que beaucoup s'en sont s'en sont saisis aussi pour dénoncer une situation qui était celle que les Français vivaient vivaient au quotidien.

Aujourd'hui, quand pour répondre à la question qui est la vôtre, mais je suppose qu'il y aura d'autres questions après, quand vous parlez d'autorité, vous parlez d'autorité au niveau au niveau au niveau national, je voudrais juste vous dire que l'autorité, elle est pas la même suivant que là où on se situe. Alors bien sûr, si je prends le slogan les honnêtes Jean, l'autorité ça nous parle, l'autorité elle nous a éduqué aussi mais l'autorité elle a radicalement aussi disparu de ce champ puisque c'était la bête à abattre. notamment puisque vous avez cité M 68 au travers de Philippe de Philippe Séinf et puis je voudrais vous parler de ces quartiers et de la relation de ces quartiers à l'autorité mais l'autorité c'est pas la nôtre c'est pas celle de la République.

Finalement l'autorité qui prévaut dans ces quartiers et bien elle est pilotée par bien généralement par la force par la puissance et la force et la puissance et bien elle vient des narcotrafiquants, mais elle vient aussi à partir de ceux euh qui ont la main sur la religion. En gros, si je pouvais résumer de manière très rapide, les quartiers populaires autrefois étaient pilotés par le Parti communisme, ensuite par par les par le Parti socialiste sous ces différentes formes associatives avec une forte d'entrisme. Je mesure mes propos, je mets déguilé, je veux surtout bien le dire, mais c'est-à-dire le fait aussi d'initier l'ensemble de ces formes d'animation d'un quartier.

Et bien aujourd'hui ces forces ont disparu des quartiers populaires puisque nous avons muté en quartier communautaire et aujourd'hui c'est l'islam qui fait qui établit les règles et c'est aussi les narcotrafiquants qui gère bah qui gère la puissance. Je voudrais aussi ajouter que ben l'autorité, elle passe aussi par le pouvoir de l'argent et le pouvoir de l'argent, il passe par le narcotrafic et c'est ce qui fait foi puisque bien généralement la drogue est un modèle économique de nombreuses familles au détriment d'une d'une minorité. Merci pour votre témoignage et c'est là qu'on voit aussi que notamment Bruno et et en tout cas la contribution de notre famille politique aujourd'hui au débat est quand même assez précise et sur ce fait notamment sur le la nécessité de lutter contre le narcotrafic d'une part et l'entrisme d'autre part.

Merci pour votre diagnostic. Robert Ménard, vous êtes un maire respecté, premier magistraté. Mais ce que l'enz peut-être moins de vous, c'est qu'en mai 68 Robert Ménard, vous étiez sur les barricades, vous avez fait fermer votre collège à Sainta-Afrique.

Alors, ma question est la suivante aujourd'hui, que voudriez-vous dire au Robert Ménard de 15 ans ? Est-ce qu'il faut de la maturité pour apprécier l'autorité ? Je sens qu'il va y avoir moins d'applaudissements dans 5 minutes.

Donc on va d'abord je vais vous dire, moi je suis un vieux monsieur mais j'ai pas envie de devenir une espèce de ringard desséché. Le avant mes 68 c'était pas bien. Il faut arrêter dire moi j'ai connu mes 68 et je veux dire si vous êtes une femme honnêtement il vaut être il vaut mieux être une femme après mes 68 qu'avant mes 68.

Les garçons là, les garçons, moi j'ai découvert à cet âge-là deux trucs formidables. D'abord, c'est qu'it il y avait les préser il y avait plus les préservatifs. Les femmes prenaient la pilule et ça a changé notre vie ça.

Et oui, ça a changé notre vie. Alors arrêtons avec cette espèce de truc un peu ringard. C'était tout est mieux maintenant.

Plus vous êtes jeune souvent plus vous êtes con. Et toujours tu penses que c'est mieux que c'était avant. C'est pas vrai.

Je veux dire ça et je le dis parce que si enfin il y a d'autres mères, on est mè tous les deux. S'il y a des mères qui sont pas rigolo avec les gens, moi je suis pas rigolo avec les gens et je plaisante pas avec l'autorité comme mère. Mais je voudrais pas.

Moi, c'est la première fois que je viens dans un parti là, c'est parce que Bruno Rotaillot me l'a demandé. Je viens pas parce que je sais pas ce que je j'ai j'ai envie de liberté. Je suis pas sûr que qu'on l' dans dans un parti totalement.

Donc la première chose que je voulais vous dire, c'était que un ce n'est arrêtons avec cette espèce de mythe, c'était tellement mieux avant et tout s'est effondré. Non, tout s'est pas effondré pour plein de choses. On est mieux aujourd'hui qu'on était il y a 50 ans.

Enfin, il faut vous êtes allé chez un dentiste là 2 minutes, vous rappelez un dentiste il y a 50 ans. Mais il faut quoi ? Non.

Ouais. Allez, elle est toujours ringard. Elle arrête, il faut pas rigoler.

Non mais je sais que c'est dur à l'entendre mais il faut arrêter parce qu'on est de droite à regretter toujours le bon vieux temps. Petit un petit oui a un problème d'autorité. Moi comme mère le problème d'autorité il est quoi ?

C'est pas simplement les gosses qui sont mal élevés. D'abord c'est les gosses qui commencent par te dire qu'il est gosse. C'est-à-dire avant même que tu te tu lui foutes la paire de gif que tu as envie de lui mettre et que tu lui mets pas.

Est-ce que c'est ça quoi ? Personne ne met aujourd'hui de père juif même pas ses propres enfants un tu le lui donnes pas et lui il te répond avant toute chose mineur c'est la carte on vous enfin il y a pas que moi qui suis maire ici. Enfin vous les avez gêné avant même le type dit je suis mineur le gamin te dit mineur.

Et le problème et moi Bruno Rotaillo c'est ça qui m'inquiète ce qui m'inquiète c'est que les parents ont ont perdu ton repère. Moi, je suis sidéré quand les gens dans la rue me dit Ménard. Je dis Ménard ou Robert Ménard, monsieur le maire, enfin quelque chose quoi.

Monsieur monsieur Ménard. Mais c'est pas qu'il parle mal, c'est que pour leurs parents c'est déjà complètement étranger. C'estàd ces règles de base minimum qui sont même pas de l'autorité qui sont qu'on vit à peu près normalement ensemble.

Il y a deux générations que c'est plus respecté et que je ne sais pas, je n'ai aucune réponse. Je ne sais pas comment on sort de ça. Demain, il y a un chef de l'État qui vient de chez vous.

Qu'est-ce qui va changer tout de suite ? Comment ? De quelle manière ?

Je parle pas des slogans, je parle pas des slogans, des discours et tout. Comment dans ma ville ça va changer ? Je ne sais pas comment on le fait.

J'ai quelques idées. Attendez, pardon, j'ai quelques idées. Non.

Ce que j'essaie de vous dire, c'est que même sur le constat, même sur le constat, il est tellement plus nuancé que ce que vous dites. Il est tellement plus compliqué à faire. Il me désarme complètement.

Comment on fait avec ça ? Je ne sais pas ce que je sais. La seule chose que je sais.

Et tout à l'heure Dominique Ren a dit si on le fait pas tout de suite si on renverse pas la table rotaillo si on ne renverse pas la table on ne s'en sortira pas c'est ça et renverser la table renverser la table c'est pas se seulement se faire élire vous demain c'est faire en sorte que le conseil constitutionnel vous pourrisse plus la Et c'est Bruno Rota et c'est une chose, il faut sortir du Conseil de l'Europe, pas de l'Union européenne, il faut sortir du Conseil d'Europe, ne plus être pied et point lié par la Convention européenne des droits de l'homme. Si vous faites pas ça, ça servira à rien. Merci beaucoup Robert Menard et d'avoir anticipé aussi des points extrêmement précis.

La sortie de la CODH, c'est quelque chose qu'on défend assez régulièrement qui était dans le programme FI en 2017 et évidemment le mécanisme constitutionnel doit être révisé, que ce soit l'intérieur de la Constitution, le mécanisme de contrôle et nous reviendrons dans une deuxième partie sur ces pistes. Merci infiniment Thibau de Montbrial, vous êtes avocat et président du CRSI, le centre de réflexion sur la sécurité intérieure. Alors, au regarde de votre expérience, de vos rapports réguliers avec la police que vous et votre cabinet défendez très régulièrement, je le rappelle, que faudrait-il pour que nos policiers et nos gendarmes aient pris les moyens de faire respecter la règle et plus globalement, comment partagez-vous le constat, le diagnostic sur la notion d'autorité ?

Bonjour à tous. Il faut d'abord resituer la problématique et sur le terrain la resituer le plus largement possible. Les questions d'autorité et de sécurité ne sont pas des questions de querelle politique.

Ce sont des questions qui sont à la base du pacte social et à la base du consentement à faire nation et à vivre ensemble au sens étymologique du terme et non pas au sens gauchiste dévoyé. La question, c'est que un peuple ne se réunit autour d'un état et n'accepte un gouvernement que si cet état et le gouvernement qui l'incarne est en capacité d'assurer sa sécurité. C'est la base.

La sécurité, c'est un besoin primaire de l'être humain. Une fois qu'on a rappelé ça, on peut dire au passage que la sécurité n'est ni de droite ni de gauche, même si les gens de droite ont mieux appréhend la question. Mais si on veut rassembler et sortir d'une droite à 8 9 10 12 13 %, il faut absolument ouvrir le débat dans la façon de le poser.

Et c'est pour ça que je vous donne ce petit truc. La sécurité, c'est ni de droite ni de gauche. C'est un consentement général à euh une organisation sociale acceptée.

Deuxièmement, donc le constat aujourd'hui, je pèse mes mots, il est catastrophique. Tout à l'heure, Dominique Rnier vous a brossé le tableau. Moi, je vous dis juste une chose.

En 10 ans, on a une situation qui nous a amené au bord de l'effondrement. Au bord de l'effondrement. Aujourd'hui, quand j'entends l'ancien garde des saut Éric Dupont Moretti dire au MEDF que il y a moins de violence aujourd'hui que il y a 5 ou 10 ans, je me pince parce que les statistiques du SSMI, du ministère de l'intérieur nous disent exactement l'inverse.

Et pour vous ne vous en donner que trois, il y a aujourd'hui 14 meurtres et tentatives de meurtre par jour. Lui, il dit aussi les meurtres et les tentatives, mais un meurtre, c'est juste une tentative qui a réussi. D'accord ?

Il y en a une toutes les 2 heures en France. Il y a une agression physique toutes les 3 minutes et il y a un policier ou un gendarme blessé. Plus exactement, il y a six policiers gendarmes blessés par jour, les jours où ça va bien.

Comme ça va rarement bien, la situation aujourd'hui est catastrophique parce que nous avons un pays qui est fracturé pour des raisons liées à l'immigration mal maîtrisée, à une justice qui a abandonné et à une police et une gendarmerie qui sont soutenus par leur administration, qui sont soutenus par le ministre mais qui en pratique en pratique dans l'appareil d'État ne se pense plus comme étant soutenu. Et pour répondre à votre question dans ce temps introductif, si je devais résumer en deux mesures ce qui pourrait commencer à faire songer les choses, sachant que je partage évidemment avec Robert Ménard le fait que le jour où nous aurons une majorité, nous la droite au sens large, toute la droite, une majorité au pouvoir, la première chose qu'il faudra faire, c'est une réforme constitutionnelle parce qu'aujourd'hui le blocage est là. Mais avant même, je pense qu'il faut d'abord continuer l'action courageuse de euh Bruno Retaillot avec euh des mesures réglementaires qui sont pas toujours spectaculaire mais qui vont dans le bon sens et que je salue.

Et il y a deux choses qui me paraissent essentielles. D'abord, c'est que on est un garde des saut qui disent j'espérais que Gérald le ferait sur le Pon quand il a été nommé, il l'a pas fait mais il est jamais trop tard lui ou un autre. dire que la première circulaire qui doit partir de Vandô, c'est une circulaire qui doit aller à tous les parquet pour dire que quand on touche physiquement un représentant de l'État, à un élu, à un policier, un gendarme, un enseignant, un médecin, et bien on va en prison.

Et la dernière chose, vous savez que je porte, je suis porteur d'un d'un choc d'autorité avec un certain nombre de mesures aussi bien constitutionnelles que légales et réglementaires. Mais la mère de toutes les batailles, c'est de reprendre la main sur le terrain. La police et la gendarmerie et la police municipale jusqu'à un certain point sont investis de ce qu'on appelle en droit le monopole de la force légitime.

Mesdames et messieurs, il faut que tout notre appareil d'État désormais soutienne absolument nos forces de sécurité intérieure lorsqu'elles utilisent la force. Aujourd'hui, beaucoup de policiers et de gendarmes se restreignent. Ils sont en dessous de ce qu'ils ont le droit de faire.

Il faut rétablir la pleine confiance. Il y aura peut-être de la casse, mais cette casse chez les délinquants sera le résultat d'un choix qui est celui de la délinquence. Et très sincèrement, mon stock d'empathie pour les délinquents, il est épuisé.

Alors que celui les hê gens n'attendent qu'une chose, c'est d'être protégé par la force s'il le faut. Merci infiniment cher Tibo pour ce constat qui continue quand même à aller dans on va toujours dans le même sens he plus ou moins et des premières mesures sur lesquelles nous pourrons revenir et creuser un petit peu après. Frédéric, cher Frédéric, vous êtes ancien commissaire de police, ancien direct, vous êtes ancien directeur général de la police nationale, pardon, et actuel vice-président de la région Île-de-France en charge de la sécurité.

Vous avez donc une vision transversale des choses de la politique au terrain. Pouvez-vous me dire comment vous appréhendez l'évolution de l'acceptation des règles par les Français depuis le début de votre carrière ? Est-ce qu'il vous semblait plus simple d'être policier hier qu'aujourd'hui ?

Et enfin, même question que pour Thbo. Quel arsenal pénal supplémentaire serait nécessaire pour que nos forces de l'ordre puissent agir efficacement et sereinement ? Bonjour à toutes et à tous.

Permettez-moi d'abord de dire un petit mot pour notre président. N'y voyez pas aucune forme de flagornerie, je suis trop vieux pour ça. Mais je voulais dire à Bruno Retaillot que on était bien content nous les flics de l'avoir la tête du ministère intérieur et qu'on espère que ça va durer.

C'est quelque chose qui est très important parce que le ministère de l'intérieur peut-être plus qu'un autre ministère a besoin d'incarnation, a besoin de quelqu'un qui parle, qui disent les choses parce que derrière il faut entraîner les 2500 policiers et gendarmes qui sont aujourd'hui les derniers remparts de la République. Vous l'avez vu au moment des gilets jaunes, si la police et la gendarmerie avaient failli à ce moment-là, qu'est-ce qui serait passé là ? Demain, nous serons dans une crise politique importante.

Le 10 septembre s'annonce avec difficulté et une fois de plus, ce seront la police et la gendarmerie qui seront le dernier rempart de la République. Donc merci Bruno. Sur l'évolution, un vieux flic me disait récemment dans les 10 dernières années, on a gagné en déontologie ce qu'on a perdu en efficacité.

Je crois que ça veut à peu près tout dire. Euh est-ce qu'il était plus facile d'être policier ? Moi, je suis entré dans la police en 1981.

J'ai été 30 ans policier. Ça fait 10 ans que je suis vice-président du conseil régional de l'Île-de-Fance. Alors, je je partage ce que disait Robert Ménard.

On a toujours tendance à considérer que avant c'était mieux et que maintenant c'est pire. Je n'en suis pas certain. Est-ce que c'est plus difficile d'être aujourd'hui policier qu'avant ?

Je n'en suis pas certain. Les contraintes qu'on avait il y a 40 ans sont plus importantes. Les contraintes politiques, les contraintes administratives sont plus importantes que que celle qu'on a aujourd'hui.

Il y a 40 ans, quand arrivé la briade criminel, l'idée de dire "Mon enfant est malade, je vais rester avec lui aujourd'hui", ça faisait rire tout le monde. Aujourd'hui, c'est une nécessité et finalement tout n'a pas été mal. Maintenant, être policier dans la rue aujourd'hui, oui, c'est plus difficile qu'il y a 40 ans.

Pour une raison très simple, c'est que c'est le plus fort physiquement qui tient la rue. Voilà, c'est tout. La rue, c'est simple, c'est le plus fort qui s'impose.

Et aujourd'hui, force de constater que c'est pas partout la police et gendarmerie qui les plus forte. Et pourtant, ils ont les moyens de l'être. Et là, je te rejoins, ils ont les moyens de l'être et pourtant ils sont très en de la main.

Or, si vous voulez récupérer le terrain, il faut être présent sur le terrain et il faut être plus fort que les autres. Alors, qu'est-ce qui a changé ? Finalement, ce qui a changé le sentiment.

Alors, j'aime pas le bou sentiment parce que ça, on a l'impression que c'est pas réel, mais là, c'est bien réel. C'est le sentiment qu'on les voyou de l'impunité. Et ce sentiment, il est je vais en finir par là, mais il est important parce que finalement vous avez trois sanctions.

Vous avez les amendes, vous avez le travail d'intérêt général et vous avez la prison. Qu'est-ce qui se passe sur ces trois choses rapidement ? Les amendes, rapport du Sénat extrêmement intéressant.

Tout ce que je vais vous dire aujourd'hui, vous pouvez le retrouver sur internet. 48 % des amendes sont recouvrées. Ça signifie que un français sur deux qui est condamné par un tribunal correctionnel ou un tribunal de police a payé une amende ne la paye pas.

Ça veut dire que vous vous allez la payer mais que les voyou la payeront jamais cette amende. Jamais. Là, il y a un défaut de l'État.

Pourquoi est-ce qu'on n'est pas capable de faire payer les amendes ? Le travail d'intérêt général qui peut être une excellente solution notamment pour des petits voyou, des petits délinquants, des gens qui commettent des incivilités. Aujourd'hui, c'est un rapport de l'Agence nationale du travail d'intér générale.

Ils effectuent à 80 %. Ça veut dire que 20 % un gars sur 5 ou une femme sur 5 condamné à Tigé ne le fait jamais. Personne ne vient le voir, personne s'en occupe.

Il est condamné, il se passe rien. Et sur les 80 % qui vont le faire, ils le feront en moyenne 439 jours après la condamnation, ce qui évidemment n'a aucun sens. Il faut le faire très rapidement après.

Et enfin la prison. Alors la prison, ben aujourd'hui les peine souvent j'entends dire la police arrête, les magistrats relâchent. C'est pas vrai.

C'est pas vrai. La police arrête, les magistrats condamnent. Sauf que ces condamnations ne sont pas exécutées ou sont mal exécutées ou sont exécutées trop tard.

Comment ça se passe concrètement ? Vous êtes un premier, vous êtes un voyou. Vous alors si vous committez un crime, vous allez en prison.

Les crimes, c'est ce qui passe devant les cours d'assist. ce sont notamment les homicides volontaires qui effectivement sont en augmentation. C'est 4 c'est 4 % 96 % dénac sont les délit, les vols, les violences légères et cetera et cetera.

Ce qui pourrit la vie des gens c'estes 96 % de la délinquence. Donc vous allez être condamné une première fois à 6 mois de prison sur puis une deuxième fois à 18 mois de prison sur puis vous passez pour la troisème fois dans le tr correctionnel et là ça rigole pas vous prenez 8 mois ferme et immédiatement votre avocat vous dit vous inquiétez pas moins d'un an de prison vous n'y allez pas ça a quel sens de condamner quelqu'un à de la prison ferme si on sait qu'il n'ira pas et ensuite la la peine est complètement asséchée parle Les remises de peine. Les remises de peine de notre pays, c'est une bonne chose la remise de peine.

Vous payez ce que vous devez, vous êtes en prison. Remise de peine. Vous conduisez très bien, remise de peine, vous vous formez pour avoir un vrai travail en sortant, remise de peine.

Aujourd'hui, les remises de peine sont automatiques. Ça a quel sens d'avoir des remises de peine automatique ? Voilà.

Donc ce qui a fondamentalement changé, et je finirai par là, c'est cette espèce d'impunité qu'on les voyou. Et en tout cas, quand il arrive quelque chose, c'est trop tard. Ils sont installés dans la délinquence et c'est trop tard.

Donc il faut des solution fortes, immédiate. Je suis partisan mais on y reviendra peut-être des très courtes peines de prison dès le premier délit. On y reviendra.

Merci. Merci vraiment à vous quatre pour ce diagnostic très brillant. Et pour creuser un petit peu plus la partie proposition, je veux je me tombe vers Marie-Hélène.

Dans votre ville, Marie-Hélène, quels interdits ou règlements ont réellement pu changer la vie quotidienne ? Quels sont les obstacles que vous rencontrez pour changer la vie quotidienne ? Et quelles seraient vos préconisations ? question est très large.

Bien sûr que déjà on tente de faire appliquer ce que sont les interdits aussi qui sont les interdits bien régalien de manière générale et puis toujours avec cet objectif du bien vivre ensemble. Mais euh pour autant, je voudrais revenir tout de même sur cette forme d'autorité parce que le maire représente l'autorité sur le territoire mais il n'a pas forcément tous les moyens de la faire appliquer. Mais pourtant c'est la seule figure représent la seule c'est pas très gentil ce que je veux c'est pas tout à fait ça.

C'est c'est vraiment la figure représentative de de l'autorité de par sa proximité. Voilà, c'est celle qui est palpable, c'est celle avec qui vous pouvez parler, qui vous pouvez vous entretenir mais c'est aussi auprès de celle où vous allez faire valoir et bien toutes vos toutes pas votre ressenti mais votre vécu d'injustice. Et finalement et bien on est le le déversoir et on on n' pas les moyens non plus de faire changer les choses si ce n'est de les faire remonter.

Et je dois dire que sur bien des cas, je voulais saluer votre président puisque il nous a toujours j'ai toujours eu une réponse dans les demande que que j'ai formulé. Pour autant, ça va beaucoup plus loin. Donc cette forme d'autorité euh bien sûr quand on l'a fait appliquer, je vais vous juste vous donner un exemple qui m'a un peu déçu l'autre jour parce qu'on n'est pas seul.

Il y a les forces de police, il y a la gendarmerie, il y a un ensemble de forces de l'ordre aussi qui sont autour de nous suivant les situations où se trouve. La semaine dernière, ça va venir aussi illustrer ce que vous disiez Frédéric tout de suite. La semaine dernière refus d'obtempérer.

C'est un sport national hein, je veux dire, on va pas se cacher les choses, il y en a je ne sais combien par jour. Le jeûne né en 2004, voiture volée, pas de permis, sous stupéfiant et armé au refus de tempérer. Il a été arrêté avec le concours de la police municipale auprès de la gendarmerie puisqu'il est enfin, on était à la frontière.

Et bien figurez-vous garde à vue par contre et ben je l'ai convoqué devant le juge en janvier 2026 je veux dire et multirécidiviste aussi. Donc franchement c'est l'effet l'effet il est même pas de zérof l'effet il est inversement proportionnel à ce qu'on recherche parce que ça fait l'effet inverse. Donc ce sentiment d'impunité ben effectivement il est là.

Et le type bah où est l'autorité là elle n'est plus là. Après l'autorité aussi, on parlait tout à l'heure instruction, on parlait école. L'autorité aussi, on en aurait besoin dans nos écoles.

C'est-à-dire que nous en tant que collectivité, nous avons la responsabilité des bâtiments scolaires, nous avons la responsabilité de la cantine, nous avons la responsabilité du périscolaire, enfin de tout l'ensemble de de des dispositifs et des services qui concourent au déroulement de de l'instruction. Euh normalement par contre on a ab enfin quand je rentre dans une école ce que je trouve effarant c'est que le directeur de l'école lui n'a aucune autorité sur ses enseignants. Je crois que ça avait été une proposition de Nicolas Sarkozy à l'époque qui n'a jamais été mise en place et je trouve que c'est bien dommage puisque aujourd'hui on arrive dans des écoles et bien en fait où le directeur d'école se retrouve presque rangé au poste d'animateur d'intervenants dans dans son dispositif mais il n'a pas la main sur ses enseignants et quand il y a des difficultés non seulement avec les élèves, mais je ne sais pas qui est le plus difficile aujourd'hui, si ce sont les parents d'élèves ou les parents d'élèves dans certains cas, mais aujourd'hui il lui est très difficile de faire respecter l'autorité parce qu'il peut tout à fait être contredit sur nous ce qu'on pourrait considérer comme un haine moisin mais qui en fait ne l'est pas.

Après l'autorité, on pourra en parler très longtemps. Déjà, il y a des mesures concrètes, c'est revenir sur dans l'instruction notamment sur le fait que les directeurs d'établissement peuvent bien sûr avoir c'est-à-dire que l'autorité, on doit la saisir. C'est une éducation à l'autorité.

Enfin, je pense que vu le on est je pas parler de mes 68 he mais je veux dire moi je mes 68 j'avais 2 ans. Donc c'est assez simple. Je m'en souviens absolument pas.

Bah oui, Robert, je te l'ai déjà dit, mais 68, j'avais 2 ans, donc je m'en souviens absolument pas. Par contre, je veux dire, il y avait un esprit d'éducation dans nos familles. Euh, il y avait aussi l'autorité, comme je vous le disais tout à l'heure, n'était pas la bête à abattre quoi.

Enfin, je veux dire, à l'époque d'être bien élevé et poli et bah de de respecter aussi l'autorité. Mais sauf que l'autorité à l'époque où elle avait un visage et maintenant tout est lissé, tout est sur le même rang. Les enfants sont au même rang que les parents.

Le directeur de l'école va être au même rang que que celui qui est instruit. Vous rentrez dans un commissariat, alors là, ils ne comprennent absolument rien sur faut faut vraiment aller leur expliquer qui est le boss, qui est le patron enfin. Et aujourd'hui, la première chose que font certains et bien c'est de lutter contre cette autorité pour imposer une autre autorité.

C'est ce que j'appelle quelquefois, j'appelais ça des ades. Alors au départ, je disais que c'était des zones d'un autre droit et en fait oui, c'est pas c'est pas notre droit. Dans le Tarn, on a connu les ADES à 20, c'est sur la 69 maintenant.

On saura aussi que ça peut exister ailleurs remettre des figures d'autorité palpable et des échelons d'autorité. Mais il faut que l'État puisse asseoir autorité sur nos territoires et le faire valoir surtout. Merci beaucoup.

Merci Marie-Hélène. Cher monsieur le maire, vous avez pris des arrêtés parfois polémique. Qu'avez-vous appris ?

Des réactions, des soutiens ou des résistances à ces arrêtés ? Quels sont d'après vous les principaux obstacles et comment les détruire ou les contourner pour assurer une meilleure sécurité à nos concitoyens ? Euh d'abord par rapport à ce que tu viens d'expliquer quand même, euh c'est des choses aussi connes que ça.

Moi ce que j'ai envie que quand je rentre dans une classe, l'institut il dise aux enfants de se lever. Et oui, et oui, et oui, et ouais, et oui. Bien.

Et de gauche et de droite de temps en temps aussi pour qui ça leur vient pas à l'esprit. La deuxè oui, moi j'ai pris un c tombe d'arrêter. Attends, je vous aime beaucoup là, mais j'attends les maires qui nous ont soutenu.

Moi, je me suis payé, on est on est la première ville après avoir essayé un d'interdire la possibilité pour les enfants d'être seul après 23h. Tu as moins de 13 ans, après 23h, tu es pas dans la rue. Enfin, je sais pas, ça me paraît l'évidence.

Attends, moi je veux bien être applaudi aujourd'hui ici. Quelle mère ? Quelle mère nous a soutenu ?

Quelle mère a fait la même chose ? Aucun. Aucun.

C'est ça la réalité. Non non parce que moi je je pas pour rien que je suis pas aual. Je suis pas pour rien pour ça.

Quand on a pris la décision, on a voulu mettre en place un uniforme. Quand je suis arrivé ma mère, quelle mère est allée dans le même sens ? Quelle maire a fait la même chose que nous ?

Aucun maire. C'est ça. Je non, c'est ça la réalité.

Donc moi, je veux bien tous les effets de tribune. Je veux bien Moi, je sais exactement ce qu'il faut que je dise pour que vous m'applaudissiez. Te dire "Ouais, ces magistrats quand même ils sont Heureusement vous l'avez pas dit parce que vous connaissez les Non, les magistrats, ils sont pas tous laxistes.

C'est pas vrai. Il y en a plein qui sont formidables et qui pensent comme nous. Figurez-vous simplement, tu les mets où ?

Tu les mets dans quelle prison ? Qui sait qui a fait des promesses ? Ça, il faut lui taper dessus à Macron systématiquement.

Il a promis des prisons qui n'ont jamais été construites. Tant que tu as pas de prison, tout le reste c'est du baratin. S'il y a pas de gens, s'il y a pas d'endroit où mettre le type qui vient de faire un truc où il doit aller en prison, on peut avoir tous les discours qu'on veut.

Mais j'ajoute et le nombre de maires y compris de droite qui ne veulent pas entendre de parler de prison chez eux. Combien il y en a ? Tout à l'heure, tout à l'heure on moquait, tu sais la gauche qui dit "Oui, moi j'aime ça, il me le font tout le temps.

Tu aimes les logements sociaux mais pas à côté de chez toi." Ça j'ai remarqué tu vois. Mais attends, le nombre de mères que je connais y compris qui ont à peu près les mêmes idées.

Tu leur dis ça, ils veulent pas dans ta les cra. L'écrase. Je vais quand même le raconter parce que Darmanin, il a des défauts mais en temps, il dit de tr ou trois trucs où il a raison.

Il me faisait remarquer non parce que dans sa tête moi ou les Ren c'est à peu près la même chose et donc maintenant il apprend à comprendre que c'est pas tout à fait la même chose. Tu as pas un maire Ren qui a accepté qui est un CR un centre de rétention administrative chez lui. Mais ça ça te cl le débat ça clos tous les débats.

Si les maires sont pas capables de faire ce qu'on attend d'eux. Attends, tu peux pas vouloir qu'on foute les mecs qui sont en situation illégale qui ont commis des crimes ou des délits graves qui sont pas qui ne doivent plus être là. Ça s'appelle une obligation de quitter le territoire si tu mets pas si tu acceptes pas de construire des cras.

Et ça ça s'applique à nous tous. Moi je vous entends là, j'entends un certain nombre de propos que j'applaudis et tout mais juste pardon de le dire. Je le dis gentiment.

Prenez-le gentiment. Là, je sens que le gentiment et ben c'est Mais enfin, attendez euh vous avez été au pouvoir oh non pas vous là. Non non, ça c'est trop facile.

C'est trop bien sûr, elle elle a 30 40 ans ou je sais pas quoi ou 35 ans. Évidemment, elle a pas été au pouvoir. Mais enfin vous attends, mais vous avez été au pouvoir mais il y a tout un tas de mesures.

Pourquoi vous les avez pas prises ? Vous savez pourquoi je viens ici ? Moi, je viens ici pour une seule raison.

Pas parce que c'est votre parti qui vous l'a demandé me l'a demandé parce que c'est Bruno Dota qui me l'a demandé. Et pourquoi je lui dis oui à lui ? Parce que c'est la première fois que j'entends quelqu'un qui dit exactement la même chose.

Pas seul mais enfin voyez ce que il est pas là. Enfin je reproduis de vous. C'est le et d'autant je dis une chose gentille, il est pas là. peut pas.

C'est la première fois que j'entends quelqu'un dire exactement la même chose quand il était pas en position de décider et que là il est le patron. Et ça c'est moi c'est la seule chose c'est la seule chose que je vous demande. Moi je sais trop les meetings et tout.

J'en ai trop fait. Les meetings, ça sert à rien. Les grandes déclarations, ça sert à rien.

Les discours ça sert à rien. Tout ça, on s'en va. En plus, faites gaffe, plus personne ne croit l'ombre d'un politique.

Plus personne. Personne mais pas vous, moi. Les gens, ils pensent qu'on leur raconte des craques, qu'on est des privilégiés et que toute façon, ils ont raison de vouloir nous dégager.

Et donc moi quand je mère, personne ne me demande de faire des miracles. Personne n'écoute pas quand je dis que j'ai pas l'argent pour le faire. La seule chose qui nous pardonne pas et c'est ça qu'il faut pardonner pas, on arrête de faire des promesses qu'on ne tiendra pas.

Voilà quelques propositions icô claste, vous l'aviez promis, elles sont là. Merci infiniment. Robert Ménard, Thibau de Montbrial.

Les maires et l'État ont-ils aujourd'hui les moyens juridiques et policiers de faire respecter leurs décisions ? Comment redonner du pouvoir et donc de la crédibilité aux politiques ? en en mars dernier, le centre de réflexion sur la sécurité intérieure que je préside et dont d'ailleurs Marie-Hélène est membre du du comité stratégique.

On a fait un sondage ifop qui a été publié par le Parisien sur les atteintes sur les attentes des maires. Euh tous disaient que la sécurité était le la priorité de de leurs concitoyens. Euh et sur les attentes, il y avait plus de moyens pour la police municipale.

Et en ce sens le projet de le plus de pouvoir, plus de pouvoir, pas le moyen du pouvoir. J'y viens, j'y viens. plus plus de moyens sur les armes mais ça ça dépend des des votes et des questions budgétaires sur lesquelles je m'étends pas parce qu'évidemment tout ça a un coût mais plus de pouvoir et je salue le projet de loi de François Noël Buffet Bruno Rotaillot parce que je pense que sincèrement il va dans le bon sens et j'espère que quoi qu'il arrive dans le chaos politique des des prochaines semaines et des prochains mois, il sera rapidement voté parce que ça pour le coup ça a des conséquences opérationnelles directes pour les maires et pour nos concitoyens. plus largement ce que les maires attendent dans ce sondage, les les réponses qui tendent qui sont tout au-dessus de 90 %.

Paradoxalement, c'est pas plus de moyens ou de pouvoir juridique, c'est plus d'information. Aucun maire à qui soit de droite ou de gauche ne supporte devoir débarquer des cortes d'étranger en situation irrégulière avec annonce la veille au soir, voire le matin même et vas-y, démerde-toi, tu as deux bus qui arrivent et tu les mets où tu veux. Du coup et ben on les met dans le gymnase.

Donc tous les gamins de la commune qui devaient faire du sport, bah ils en feront plus puisqu'on met les les les étrangers dans le gymnase. Tout ça c'est une gestion qui n'est pas comprise. Et c'est pareil pour les fiches s les mères.

On sait pas son fiches dans notre ville en fait. C'est un vrai si tu si tu finis ma phrase Robert, on est d'accord, c'est exactement ça. Les maires disent, ils nous ont répondu que ils avaient besoin de savoir qui étaient les gens dangereux dans leur commune parce que ça permettait de mettre en place un certain nombre de choses.

Ce que je voudrais dire dans les 2 minutes qui restent sur le sujet, c'est que moi des mesures, j'en ai plein pour les fans, j'ai un livre qui sort dans un mois. Mais mon choc d'autorité, je vais pas vous le décliner ce matin. Ce que je voudrais que vous reteniez sur les mesures, c'est deux choses.

D'abord, sur ce qu'a dit Marie-Hélène, c'est que l'autorité, notamment à l'école, l'autorité partout, elle se restaurera dans un cercle vertueux le jour où on inversera le rapport de force. Aujourd'hui, tout est en train de partir en vri. Le jour où les citoyens verront et les fonctionnaires qui sont abandonnés, que ce soit les maires, les les profs et cetera, verront que l'État assume la force légitime, ça va créer un renversement moral.

C'est-à-dire que l'être humain, il est fort avec les faibles et faible avec les forts. Si l'État redevient fort, tous les gens qui travaillent pour l'État se sentiront soutenus. C'est psychologique et le combat va changer d'âme.

Et ça, c'est un préalable. Et la deuxième chose, la deuxième chose c'est qu'il y a un combat culturel et moral bien plus large à gagner. Aujourd'hui, les les islamistes et les niilistes, les des coloniaux, tous ces gens qui sapent la République française et notre nation à la base, il il travaille sur le postulat de ce que nous ne sommes plus fiers de nos valeurs.

Il faut complètement changer ça. Un jeune aujourd'hui, on lui dit dans les dans les quartiers, on lui dit "Mais regarde les mécréants, ça c'est vous et moi, regarde les mécréants, ils croient plus en rien, ils ont plus de valeur. des individualistes, des pornographes, des gens qui consomment et cetera.

Et ben mesdames et messieurs, la France la France c'est un pays millénaire et si on redonne de la fierté aux jeunes et il y a un moyen de leur redonner, c'est de leur raconter qui nous sommes, de changer les programmes scolaires, de reparler des héros français. Et si et si on recrée le pacte social en disant à nos jeunes d'où qu'ils viennent, y compris s'ils sont étrangers ou d'origine étrangère, ça n'est pas ça le problème. La bataille, elle est culturelle.

C'est pas une question de couleur de peau ou de religion. Si on leur tend la main et on leur donne envie de venir dans notre communauté nationale en étant impitoyable avec ceux qui le refusent. Ceux qui le refusent, on est impitoyable.

Mais ceux qui veulent, on leur tend la main. Et la France, on la recréera. On recréera du liant.

On recréera du lien et du lien en assumant nos héros, notre fierté. Renant disait "La France est un héritage de gloire et de regret. Il faut mettre en avant et promouvoir la gloire et la perpétrer et assumer nos regrets.

Il faut être un peuple fort, être capable de regarder notre drapeau dans les yeux et de dire à tous ceux qui sont chez nous, tu viens, tu rejoins nos valeurs, tu es français depuis 6 mois ou depuis 1000 ans et sinon tu dégages. Merci infiniment Tibo. C'est très clair.

Cher Frédéric, pour uneoretaillot s'engage pour un continuum de sécurité qui allie la police nationale, l'État et les polices municipales, les maires. Est-ce que le continuum de sécurité est la solution pour plus d'efficacité ? Est-ce qu'il faudrait aussi une police régionale comme il existe déjà une police étatique, donc à la différence de la police fédérale compétente sur tout le territoire américain comme aux États-Unis ?

Quel serait finalement le bon niveau d'action ? Et puis peut-être une question que je referai aussi aux autres intervenants. Est-ce que la loi doit évoluer pour donner plus de marge au niveau local ou est-ce que cela passe d'abord et avant tout par un changement d'ordre constitutionnel ?

À quel niveau agir en premier au niveau des textes ? Alors le on va d'abord parler du continuum de sécurité. D'abord, qu'est-ce que c'est que le continuum de sécurité ?

On en parle beaucoup. C'est assez simple. Il y a 40 ans, personne ne se posait la question.

La sécurité, c'était l'état. Point. la police et la gendarmerie.

Petit à petit, les choses ont évolué avec les lois sur la décentralisation, notamment avec l'augmentation de la dénance. Et donc maintenant, on considère que l'État n'est plus capable euh de faire seul face à la délinquence. Et donc, qui est-ce qui monte ?

Bah, ce sont les maires hein. La chaîne de sécurité, elle commence ou elle finit au ministère intérieur avec le ministre de l'intérieur et elle commence avec le maire. Rappelons que les maires sont officiers de police judiciaire, même s'ils n'exercent pas euh leurs compétences de PJ, mais ils sont officiers de police judiciaire, ils ont le pouvoir de créer une police municipale.

Ils ont pouvoir d'armer cette police municipale. Et au milieu entre le maire et l'État, et bien il y a des collectivités comme la région. Alors, parlons si vous voulez bien une seconde de la région Île-de-France.

Valérie PCè, quand elle a été élue et que j'ai eu le plaisir et l'honneur d'être vice-président à la sécurité, a souhaité investir la région dans la sécurité. Concrètement, nous avons aidé l'État et surtout nous avons fait un bouclier de sécurité qui permet d'aider les maires. 1200 communes en Île-de-Fance, à peu près 800 communes ont été financées par la région Île-de-France, soit en vidéo protection, soit en équipement des polices municipales.

C'est ça pour moi le continuum de sécurité. Sauf que il est remis en cause puisque l'opposition av PCR au conseil régional a attaqué notre dispositif devant le tribal administratif. On attend prochainement les résultats.

Il n'est pas possible que le TR administratif dise que comme nous n'avons pas de compétence de sécurité, on n pas le droit de faire ça et donc on va abandonner nos maires seuls, ce qui posera un problème. Là, je crois qu'on est complètement à l'enverse du continuum de sécurité et d'ailleurs la loi sur les polices municipales prévoit, si elle est votée, prévoit que la région pourra aider les maires et c'est ça le continuum. Ça veut dire que bah tout le monde, tous les élus mais tous les gens, tout le monde doit se redresser, retroucher des manches et s'occuper de sécurité.

Voilà, la sécurité c'est plus quelque chose qui est en l'air. Chacun doit s'occuper de la sécurité et à la région, nous estimons que nous avons raison d'aider les ma continuable. Est-ce qu'il faut une police régionale ?

Non. Non. la police française ou la gendarmie française tire une partie de son efficacité du fait qu'elle est commandée par un seul homme et du fait que il y a une un corpus administratif qui est important d'autant plus que bah des polices municipales il y en a de plus en plus et elles par définition sont relativement disséminées dispersées et elles sont sous l'autorité d'un maire elles peuvent être armées pas armées.

Les missions peuvent évoluer en fonction de ce que demande le maire. Donc il est sain qu'on ait une police nationale et une gendarmerie nationale. Ceci dit, on peut aussi quand même avoir quelques entre guillemets polices régionales.

Toujours si je vous parle de la région Île-de-France, c'est ce que je connais le mieux, on s'occupe de la sécurité des lycées. 470 lycées publics en Île-de-France. Nous avons créé des brigades régionales de sécurité qui sont des agents de la région qui vont épauler les proviseurs dans les moments qui sont difficiles pour eux ponctuellement.

également la région s'occupe des transports. Il est difficile d'envisager qu'on puisse parler et s'occuper des transports notamment île-de- ce que c'est Île-de France mobilité. C'est un organisme qui dépend de la région qui est énorme.

Le la présidente de la région est également présidente d'Île-de-Fance mobilité. C'est difficile de dire qu'on se préoccupe de faire voyager les gens sans se préoccuper de leur sécurité. On on sait bien notamment les femmes, nous avons un nous avons des des études qui le montrent.

On peur dans le métro, dans le RR, dans le train. Donc il est très important que si on veut augmenter la part des gens qui vont prendre le métro et transport en commun, la sécurité c'est quelque chose d'absolument fondamental. Donc, on est en train de mettre en place une forme de sûreté régionale des transports.

C'est assez compliqué parce que vous avez la police, vous avez la SNCF et la RATP qui ont leur propre sécurité et île de France Mobilité qui monte en puissance et qui a maintenant aussi son propre service de sécurité. Voilà, donc on voit bien dans le continuum de sécurité ce qu'il faudra faire au niveau régional. Donc pas de pas de police ou de gendarmerie au niveau régional mais par contre des polices ponctuellement au niveau régional, ça oui, ça a du sens.

Et c'est l'organisation de tout ça sous l'autorité du ministre de l'intérieur qui doit faire que un jour on renversera cette cette montée de la délinquence. On renversera ce que tu disais très bien sur les difficultés qu'on peut rencontrer et qu'on arrivera à avoir une France beaucoup plus apaisée. Merci.

Et et le premier niveau de l'écriture des textes auquels il faudrait agir selon toi Frédéric, est-ce que ce serait plus vraiment la loi ? Est-ce que ça peut passer par une soft réécriture sur les décrets, les arrêtés ? Est-ce qu'il faut taper directement sur la Constitution ?

Quelle est la priorité en terme de réécriture ? Alors, on on l'a dit mais je je partage, hein, je cherche pas à être original, je partage des lois, on en a beaucoup des lois qui permettent de faire des tas de choses et notamment de punir des gens, on en a énormément. Donc le sujet c'est pas vraiment ça.

Le sujet c'est je vous prendre un exemple, c'est la loi sur la délinquence des mineurs. Nul ne peut ignorer aujourd'hui qu'on a un problème de délinquence des mineurs qui est beaucoup plus importante qu'en 1945 lors de l'ordonnance des mineurs. Bien cette loi, elle était pas parfaite mais elle avait quand même quelques bons côtés.

Le Conseil constitutionnel a détricoté cette loi. Il ne reste pratiquement plus rien. Une démocratie c'est simple, c'est l'élection.

Comment on arrive en France à avoir quelque chose avec des gens nommés qui est plus fort que quelque chose avec des gens élus ? Donc, il faut redonner le pouvoir aux élus. Rien n'est parfait dans l'élection mais en tout cas c'est mieux que d'être nommé.

Donc incontestablement, il y a des choses à changer, notamment au niveau du Conseil constitutionnel qui s'est arrogé petit à petit une possibilité d'intervention extrême et qui en fait détricote tous les textes euh qu'ils ont envie de détricoter alors que à la fois le Sénat et l'Assemblée nationale l'ont voté. Alors, faudrait imaginer autre chose. Je ne suis pas partisan de supprimer bien sûr le Conseil constitutionnel, mais peut-être de faire de ses avis que des avis n'ont pas une obligation et éventuellement qu'on puisse passer par-dessus le Conseil constitutionnel si l'Assemblée nationale et le Sénat votaient la même chose.

En tout cas, rendons aux élus dans une démocratie. C'est la seule chose qui différencie une démocratie d'une dictature, c'est l'élection. Merci infiniment.

Merci Frédéric. Marie-Hélène, le premier niveau où il faut qu'on réécrive, c'est quoi ? Je vais rejoindre les propos qui sont ceux de Frodérique et qui ont été particulièrement bien exprimés.

Je dirais une chose aussi, c'est que on peut décider en tant qu'élu si on narrive pas à convaincre la population, il se passera pas grand-chose et je pense qu'il faut lui redonner confiance. C'est-à-dire que le type qui va bosser tous les matins et bien il doit pas être nargué par celui qui touche autant qui est juste à côté et qui bénéficie des minimas sociaux. Celui qui met son gosse à l'école, qui travaille, qui paye la cantine et bien ne doit pas voir en face de lui qui quelquefois une des difficultés à avoir une place en cantine parce qu'il n'y a pas de priorité. on n pas le droit de donner la priorité aux parents qui travaillent et bien il doit pas aussi passer derrière celui qui ne travaille pas et que pourrait reprendre son enfant le midi.

Celui qui travaille aussi les honnêtes gens comme vous les précisiez tout à l'heure et bien il doit se lever ce matin et pratiquement s'assurer qu'il va retrouver sa voiture dehors quand il quand il veut partir travailler. Ça me paraît un minimum. C'est la sécurité au quotidien.

Ce même type quand il est au courant que un délant s'est fait arrêter et bien je crois qu'il supporte plus le voir revenir moins de 48 heures après parce que la culture de l'excuse on n peut plus. Donc c'est un ensemble de choses. Si on narrive pas à régénérer, c'est-à-dire que les quartiers, on parlait de quartier communautaire tout d'abord tout à l'heure pardon, au début de l'interventionfin et bien il ne serait y avoir plus de droits ou plus de laxisme pour ces quartiers qu'il n'y a d'exigences pour les autres.

Donc une équité devant l'exigence, une équité aussi et bien devant les les droits mais aussi les devoirs. Et puis cette forme de de de robinet qui ne s'éteint jamais sur les aides sociales, on a quand même l'impression qu'elles marchent pour certains qui sont quand même très bien alimentées en terme de procédure et de la manière de faire parce que aujourd'hui et bien on a des facteurs d'attractivité et on le voit au travers du peuplement de nos villes. C'est-à-dire que on a des flux migratoires qui arrivent sur nos villes.

Tout à l'heure Thiba tu disais qu'on était prévenu la veille. Je peux t'assurer que pour certaines situations, on n'est absolument pas prévenu. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ça devient insupportable.

C'est-à-dire que certains prennent la main sur le peuplement de nos villes en décidant d'y installer des mineurs non accompagnés, en décidant d'y installer des réfugiés. Et puis tous ces gens, c'est des gens qu'on va retrouver le lendemain au CCAS. Mais nous, on n' pas les moyens des prétentions du président de la République.

C'est pas possible ça. Je vous dis juste un mot. Euh dans ce qui s'annonce dans les prochains jours, le budget qui bien évidemment et bien est tout à fait pregnant et et va être un sujet extrêmement tendu.

Euh la taxation, elle ne peut pas être comprise si il n'y a pas d'effort de fait sur euh cet arrosement de prestation sociale que l'on constate tous, sur lequel on se fait narguer régulièrement. Enfin, moi je peux vous parler de ceux qui ne qui ne fichent rien de la journée ou qui travaillent au noir ou qui ont des jobs qui sont bah qui sont plutôt liés à certains trafic et qui en fait ben touchent le RSA, même titre d'une personne qui en aurait besoin. Moi je peux vous le dire, une fois je discutais avec un président de département enfin et pourtant il était pas de mon bord mais il était quand même très lucide sur la situation.

Il me disait au RSA, il me dit ça fait 1/3 un/ers 1/3 il y a un tiers ils en ont vraiment besoin parce qu'ils s'en sortiront pas. il y a un autre tiers et bien il suffirait aller le petit coup de pouce et ça peut regrimper et il y a l'autre tiers qui profite complètement et les dépenses sociales n'ont pas cessé d'augmenter aujourd'hui et bien de mettre le nez dedans, d'avoir l'autorité d'aller mettre le le dent, d'avoir l'autorité aussi de voir sur ceux qui bénéficient de ces aides. Il y a tout un tas d'aides, il y en a qui sont même pas populaires dans ce que je pourrais vous dire hein.

Je peux vous parler des aides ou des de la location adulte handicapé. Là, il y a des abuses qui sont monstrueux. Nous, on les voit, je ne vois pas pourquoi l'État les voit pas.

Les impôts, quand il y a quelque chose à les récupérer, il le voit tout de suite. Et bien, je trouve qu'on devrait avoir la même rigueur sur les prestations sociales. Merci, très clair.

Merci pour nous apporter cette belle vision de terrain. Monsieur le maire, cher Robert, la première chose à réécrire, c'est où ? D'abord pourécrire, il faut gagner les élections.

Cocotte, on va gagner les élections mais ça c'est la conclusion. Non non non non, vous allez pas les gagner les élection, vous allez les perdre comme vous y prenez. Et oui, mais c'est ça la réalité.

On va passer directement à la réponse de THB. Non non non non non. Attends, tu m'invites, je te dis ce que je pense.

Je le dis à la télé, je vais le dire ici. Pareil, tu vois quoi ? Non, c'est pas toi, c'est Bruno.

C'est vrai. Non, il faut gagner les élections. Pour gagner l'élection, là, il y a un mot qu'on n pas dont on sous-entend mais sur lequel il va falloir s'accrocher, c'est le problème de l'immigration.

C'est quand même une des questions centrales. Alors, est-ce qu'on peut parler de l'immigration, limiter l'immigration sans blesser les immigrants ? Moi je suis pas de ceux qui dit l'islam et la République c'est inconciliable.

C'est des conneries. C'est dans ma ville 60 % entre 60 et 70 % des enfants sont issus de l'immigration dans les écoles publiques. Vous avez bien entendu entre 60 et 70 % 90 % sont musulmans.

Je pas dire à leur maman que c'est irréconcili les Républiques. Je suis quand même pas fou. Donc comment on peut parler de cette question là en choisissant les bons mots ?

Les mots qui blessent pas mais les mots qui disent la réalité ? la première chose. Deuxièmement, non pardon, tu peux pas gagner, tu peux pas régler les problèmes que tu viens de d'évoqué là, on émer tous les deux, tu les as listé et tout avec un parti qui passe son temps à se déchirer.

Moi, pourquoi je suis pas dans un parti ? Et ouais. Et oui, on peut on peut faire tout un débat.

Tu peux réunir de jours tout le monde sans parler de ça. Moi, je suis extérieur au LR. La seule chose que je retiens, c'est qu'entre Retaillot et Vokier, il se déteste au point que Vokier, il est préfère encore des socialistes au président de ce parti.

Enfin, quand tu es pas un spécialiste de la politique mais c'est ce que tu vois quand même, faut pas rigoler, tu vois. Et et moi je suis pas là pour vous faire plaisir. Je recueille pas les suffrages des républicains.

Donc tout va bien. Et troisème point, pardon, comment ? Pas encore, pas encore.

Ça va venir. Ah ouais, je pourrais adhérer. Tiens, la et la et la et la et la dernière question que vous pouvez pas ne pas vous poser avant de se dire ce qu'on va faire, qu'est-ce que tu fais du Rassemblement national ?

Mais enfin, ça existe. Moi, je suis jamais été au Rassemblement national. J'ai des rapports, c'est glacière avec la direction du rapport national, du Rassemblement national, mais qu'est-ce que tu fais sans eux ?

Comment tu gagnes les élections ? sans eux, tu ne les gagneras pas. Comment tu fais ?

Merci. Attends, pardon, pardon, pardon. Comment tu t'en sors ?

Comment tu t'en sors ? Infiniment. Non, vraiment, ce sont des warnings qui sont très intéressants pour nous et je te je te remercie cher Robert de nous les amener et alors une des priorités de Bruno et vraiment c'est tout aussi important c'est de construire un projet. et on a et on a on a eu très envie de vous inviter aujourd'hui pour alimenter justement le projet.

Et donc la dernière question que je vais faire à tous les quatre, je vais laisser Thbo répondre à celle-ci et ensuite on va passer sur la dernière, c'est au niveau du projet pour 2027 parce c'est important aussi de donner de la nourriture, de renouveler le logiciel, de redonner de la nourriture dans le combat culturel et idéologique. Et c'est ça aujourd'hui aussi l'objectif de cette table ronde. Donc merci pour ta franchise et ta participation.

Cherbau, de ton côté, je vais je vais répondre rapidement. Le temps passe. D'abord sur le Conseil constitutionnel, euh il faut en revenir à l'orthodoxie de la Constitution de 1958.

C'est le Conseil qui doit valider la conformité à la Constitution t qu' telle qu'elle est écrite, pas telle qu'elle est fantasmée par les socialistes. Ça c'est un point essentiel. L'article l'article 3 de la Constitution, c'est que la souveraineté appartient au peuple.

Voilà. Deuxièmement, donc réforme qui pourra être faite et qui ne peut être faite qu'avec une majorité des 3/5. On en est pas encore là.

La deuxième chose, c'est qu'il y a quelque chose dont personne ne parle jamais. C'est que il y a la droite la gauche sait faire avec merveille ce que les Américains appellent le spoil système et qui officiellement n'existe pas en France. Je gagne les élections.

Je mets des gens qui sont sympathisants dans l'appareil d'État et qui vont permettre de fluidifier la mise en œuvre des mesures. Et ben, il faut le faire. Pourquoi est-ce que la droite quand elle gagne, elle a la victoire honteuse dans l'appareil d'État ?

Bah non, pour il faut gagner et ensuite il faudra s'appuyer sur les femmes et les hommes qui nous aideront à mettre en place les solutions. 3è point avec le centre de réflexion sur la sécurité intérieure, en en deux en un peu moins de 2 ans, j'ai fait 31 réunions publiques partout en France. À chaque fois, les salles sont pleines.

Les gens qui viennent me voir, ils sont sur l'arc centre droite de Renaissance jusqu'au RN. beaucoup d'élus locaux, tous me disent qu'ils sont écœurés par la façon dont les partis font de la politique, y compris ceux qui ont des cartes. Tous me disent qu'ils ont l'impression qu'il y a une cisure et une incompréhension absolue entre Paris et la province.

Et tous me disent, parce que vous avez compris que c'est quand même pas l'extrême gauche qui vient me voir. Tous me disent, mesdames et messieurs, que nous ne gagnerons que en travaillant ensemble. Il y a il y a beaucoup de gens de très grande qualité ALR où je précise que comme nulle part ailleurs, je n'ai de carte mais j'ai beaucoup de sympathie.

Il n il y a beaucoup de gens de grande qualité sur tout l'arc de droite qui n'ont jamais exercé le pouvoir. Moi je pense qu'il y a un truc à faire. Dernière question à tous les quatre. brièvement, on est dans dans le projet et merci vraiment pour à tous he pour votre franchise et pour l'acuité de vos réponses.

Écoulé, en 2027, il y a une mesure que l'air doit porter dans un programme présidentiel ou qui doit être porté dans un programme présidentiel, c'est laquelle ? Mesure de fond. Allez Frédéric, on repart de de gauche pour aller vers la droite.

C'est bien la première fois que je suis à gauche moi. Alors une mesure, c'est très difficile. Moi je Oui, c'est ça.

Céline est à l'extrême gauche. Moi, d'abord j'ai évidemment une vision assez sécuritaire des choses. que tout mon parcours personnel, humain, professionnel me tendent vers la sécurité.

Donc j'aurais tendance à considérer que il faut d'abord avoir une réponse sécuritaire. J'ai peut-être pas raison. Peut-être qu'il y a d'autres choses aussi importantes voir plus importantes comme l'économie.

Mais bon, pour moi, puisque tu demandes mon avis, [Musique] je pense que il et là je rejoins complètement ce qu'a dit Robert Ménard. Je pense que une des difficultés majeures que nous avons aujourd'hui, c'est la non maîtrise de l'immigration qu'on ne souhaite pas. C'est-à-dire que moi je quand j'entends un certain nombre de personnes qui disent immigration zéro, c'est absurde, ça peut pas arriver, ça arrivera jamais.

Voilà. Bon, donc ce qu'il faut juste, c'est choisir notre migration et être capable, et c'est peut-être le plus important de renvoyer chez eux ce qu'on ne veut pas. Aujourd'hui, vous avez 25 % des détenus qui sont étrangers.

Je vous parle pas de de ceux qui sont français 25 % qui sont étrangers. Ces gens-là à l'issue de leur peine ou même d'ailleurs pour faire leur peine n'ont pas vocation à rester sur terre international. Aujourd'hui, nous sommes quasiment incapables de les renvoyer chez eux.

Euh parce que ça passe. C'est pas qu'un problème de sécurité ou de loi. C'est un problème de rapport de force.

C'est un problème de diplomatie. Euh, tu le disais très bien, c'est euh fort avec les faibles, faible avec les forts. Quand on voit que la Tunisie euh nous a euh nous a insultter en disant que les policiers avaient assassiné un type qui est un multirécidiviste, qui a poignardé cinq personnes à Marseille, qui avait déjà poignardé son neveu quelques temps après, et que c'est une évidence puisqu'on a tous vu que on est en légime défense parfaite.

C'est incroyable que le ministère des le ministre des affaires étrangères d'un pays qui est un pays ami se permet de nous critiquer comme ça. Ça montre tout de même la faiblesse de notre état. Voilà.

Donc je pense qu'en terme de sécurité, la première chose à faire, c'est à choisir notre immigration. Marseille, la DZ mafia. Pourquoi ça s'appelle DZ ?

Parce que c'est aux mains d'Algérie. Voilà, c'est tout. Très clair.

Faut prendre la main sur l'immigration. Marie-Hélène, moi j'irais bien sur le champ de l'immigration, mais il y a tellement de champs qui sont prioritaires, c'est quand même assez compliqué de de faire une réponse. Je pense qu'il y a il y a un sujet sur lesquels euh enfin sur lequel pour revenir sur l'immigration enfin quand on parle d'autorité, je pense que l'autorité elle passe déjà par la frontière et de remettre de l'autorité à nos frontières parce que constater que Schengen quelque part est tout de même un échec euh qui est cuisant enfin et bien c'est avoir la possibilité de remettre cette autorité à notre frontière, de choisir aussi notre immigration.

Enfin après moi je suis je enfin moi je vous dis ce que ce que j'entends aussi ce que je ressens aussi parce que c'est souvent partagé c'est l'incompréhension [Musique] des gens lorsqu'on narrive pas à reconduire notamment les OQTF ceux qui ont une obligation de quitter le territoire dans leur pays. C'est incompréhensible. les gens ne comprennent pas pourquoi.

Et finalement quelque part et bien on ne peut qu'en apprécier la faiblesse des relations international et notamment des relations étrangères qui sont celles de notre pays avec nos anciennes colonies parce que le premier bien sûr les premières difficultés sont d'une part sur le Maghreb mais je sais qu'elles existent aussi sur d'autres pays puisqueaujourd'hui bah ce sont eux qui font la loi qui font la loi chez nous tout simplement. Thbo, moi je partage avec Raymond Aon euh le pessimisme de la raison et l'optimisme de la volonté. le pessimisme parce que je pense que nous sommes dans une situation qui est catastrophique et très sincèrement aujourd'hui, je ne vois pas comment nous allons pouvoir éviter une assez grosse vague de violence parce que nous allons vers le cumul effondrement qui est fondé sur en gros 40 années de l'acheté de de renoncement, d'immigration non maîtrisée, de changement culturel et cetera et d'une crise de la dette parce que en plus on n pas d'argent pour réagir à ce qui va arriver.

Je prône, vous le savez. Euh moi, j'ai pas une mesure, j'ai un catalogue assez large que j'appelle depuis longtemps le le choc d'autorité. Il y en a qui ont repris l'expression mais ils ont pas repris ce qu'il y avait dedans.

J'espère que ça va venir et il faudra qu'on qu'on construise ça ensemble. Mais euh il va falloir que nous assumions, je vous l'ai dit tout à l'heure, un passage par le rétablissement de la force légitime. Soit on va subir un accident grave comme 2023 x 10 en bien pire avec en plus de l'agitation étrangère. beaucoup algériennes, sans doute un peu russe, mais avec les Algériens également, les Ianiens, les Turcs dont on parle peu mais qui agissent aussi beaucoup.

Bref, tous les clignotants sont au rouge écarlate. Et si nous ne le faisons pas de manière proactive de reprendre les choses en main, de toute façon, on va se prendre une vague. Donc ce ça aboutira d'une manière ou d'une autre à à la nécessité impérieuse, comme disent les juges, en tout cas la Cour européenne des droits de l'homme, de reprendre les choses en main.

Et encore une fois, il faudra le faire parce que si l'État ne le fait pas, ce qui va se passer, c'est beaucoup de gens me le disent dans mes réunions publiques en province, c'est que le peuple va s'organiser. Le peuple n'aura plus confiance dans l'appareil d'État, il aura plus confiance dans la police et la gendarmerie et il va créer des milices. Et ça, croyez-moi, mesdames messieurs, c'est quelque chose qu'on peut comprendre à titre personnel mais pour lequel on ne peut pas avoir le moindre sympathie politique parce que c'est le début de fracture irréversible dont on voit dans ça a mené beaucoup de pays.

Moi je vois beaucoup d'Algériens, de Yougoslaves, de Libanais réfugier en France me dire "Mais Thbo, ils font quoi les Français ? Nous, on voit se lever en France tout ce qu'on a vu arriver dans notre pays et qui a amené, je vais dire le mot, à la guerre civile." Cette guerre civile, mesdames et messieurs, il faut absolument l'empêcher.

Et la meilleure façon de l'empêcher, c'est d'être lucide sur le risque et intraitable sur la façon de l'affronter. Quant, la sécurité, c'est le socle de tout, mais il va falloir pour les mois et les et les années qui viennent euh et vous pouvez compter sur moi et sur beaucoup d'autres là-dessus, une très grande force morale. Je pense que c'est un moment important de notre histoire que beaucoup ne mesurent pas encore et en tout cas je pense que c'est le temps de d'une génération politique nouvelle qui est capable d'assumer ce qui va arriver et comme après Robert j'aurais pas la parole d'ors et déjà je vais vous dire un truc que j'ai viscéralement dans mes tripes c'est vive la France Mard même question pour vous et ce sera le mot de la Ah attention.

Bref, non mais je vais pas revenir le triptique sécurité immigration autorité c'est évidemment là-dessus qui qui qu'il faut aller de façon annexe si vous pouviez changer la loi avant que je sois condamné parce que j'ai pas j'ai refusé de marier un mec. Ça me ferait plaisir. Je le dis au ministre là, il est pas là mais il faut Non, tu répètera.

Tu lui répéteras. Non non, moi je pense que ça se pose pas exactement à ces termes. Ce que vous dites, ce qui se dit ici, c'est ce qu'il faut faire en étant pas trop caricatural.

Tout à l'heure, je lisais sur avant mes 68, c'était l'enfer. C'était bien, maintenant c'est l'enfer. C'est pas vrai.

Moi par exemple, je suis sidéré qu'on laisse à la gauche l'idée, j'en prends un exemple, qu'on laisse à la gauche l'idée que moi ça me choque pas, qu'on taxe un peu plus, les mecs, il gagnent beaucoup d'argent. Honnêtement, ça me choque pas. Mais ici à droite, c'est un espèce de tabou.

Dès que tu dis "On va le faire" et alors ? Et alors ça va empêcher de dormir les je sais pas les types qui gagnent combien ? C'est plus de 200 millions par an.

Oh, tu vois ? C'est comment 200 milliards, tu vois ? Tu vois ?

Non mais ça va, ils iront en Suisse 2 % on s'en fout. Tu vois sur l'autorité c'était vachement bien quand proposier de réécrire la constitution. Non mais d'accord mais moi je dis ça.

La seule chose que ce que je dis, je finis là-dessus, c'est pas sur les propositions, c'est la façon d'en parler. On trouve pas les mots, on sait pas toucher les gens. On parle de l'immigration, ça blesse plein de gens.

On parle des riches, on se les foie d'eau et on en aura besoin. On parle des pauvres, on leur trouve toutes les qualités, on est capable de faire des meetings en passant sous silence, la duplicité des choses et tout. Comment on peut et c'est la moi c'est la chose qui m'étonne, c'est comment ce pays est à ce point d'accord avec tout ce qui se dit ici globalement.

Tu le disais 70 80 % et pourquoi ils votent pas pour nous ? Parce qu'on sait pas leur parler. parce qu'on sait pas leur parler et c'est la chose qu'il faut trouver.

Il faut arrêter. Il va mal le prendre. Il faut arrêter.

Non non parce que n'écoute pas 2 minutes. Je suis sidéré des discours d'hommes politiques. Mais tu es pas un homme politique dont je m'en fiche.

Tu vois qui avec 18 citations dans en en 40 minutes qui te renvoie les gens à ton ignorance. Je me rappelle Éric Zemour qui disait comme tout le monde connaît l'historien truc mûche mais personne le connaît tu vois et et moi je voyais était dans la salle moi je l'aidais au début tu vois tu es dans la salle les gens disaient qui c'est tout ça et ça te renvoie à ta propre ignorance il faut faire attention non je le c'est sérieux ce que je dis il faut qu'on sache trouver les mots pour cajoler les gens pas les prendre pour des cons, les cajoler leur dire qu'on est sensible à leur malheur, qu'on ne croit pas tout ce qu'ils disent, qu'on est capable de prendre des distances et ce vocabulaire là, on l'a pas inventé. C'est ça, c'est sur ça que vous devez vous pencher.

Parce que sans ça et sans les problèmes des alliances, Coco, tu es pas demain au pouvoir. Merci beaucoup messieurs, mesdames. Vive Robert Ménard, vive Thibau de Montbrial, vive Marie-Hélène Toraval, vive Frédéric Penard, vive les Républicains, vive la droite et vive la France. et bon appétit. [Applaudissements] Et merci à nos intervenants de grand talent pour cette matinée riche en échange.

Tous les participants inscrits au déjeuner sont invités à rejoindre les tables en sortant sur votre droite. Bon appétit et à tout à l'heure. Ah.

Le RDV de la Droite - Séance plénière - Deuxième jour (1/2) — Michel Barnier · Pourquijevote