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interviewC dans l'air· 23 décembre 2021 65 min

Déferlante omicron : "rien n'est exclu" #cdanslair 22.12.2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Bonsoir à tous et bienvenue dans C'est dans l'air. Nous vivons le début d'une vague Omicron. Cette fois, plus de doute à en croire le porte-parole du gouvernement. La France, comme d'autres pays, est confrontée à une double vague de Covid. Delta, encore, dont les effets se font sentir à l'hôpital. Plus de 3000 personnes en soins critiques. Les hôpitaux de Marseille, en particulier, appellent à l'aide. Et Omicron, 20% des nouvelles contaminations. Le cap des 100 000 contaminations par jour devrait être atteint avant la fin de l'année. C'est deux fois plus que la moyenne de ces derniers jours. Au-delà de ces chiffres, l'actualité du jour, c'est une nouvelle phase dans la vaccination.

Les enfants, 5-11 ans. Autre réponse au Covid, le développement du télétravail. Objectif 3 à 4 jours par semaine à la rentrée. C'est 2 à 3 actuellement. Et puis le pass vaccinal va rapidement remplacer le pass sanitaire dès janvier. C'est l'objectif, en tout cas. Le gouvernement et le Parlement vont travailler pendant les vacances. Quoi d'autre ? Eh bien, le gouvernement n'exclut rien. Déferlante Omicron, rien n'est exclu. C'est le titre de notre émission ce soir. J'attends vos questions. SMS, Internet et réseaux sociaux. 5 invités pour y répondre. Nicolas Béraud, vous êtes journaliste aux Parisiens.

Vous avez un compte Twitter à suivre pour avoir les chiffres de l'épidémie et la mise en perspective. Et puis vous avez publié sur le site de votre journal cet article. Aujourd'hui, Omicron moins sévère. Point d'interrogation. Donnée encourageante en Afrique du Sud et au Royaume-Uni. Sophie Orange, vous êtes rédactrice en chef à RTL et vous suivez tout particulièrement la crise sanitaire. Patrick Pelou, médecin urgentiste au SAMU de Paris, président de l'AMUS, Association des médecins urgentistes de France. Neila Latrousse, journaliste politique à France Info. On vous retrouve tous les matins dans le Brief Politique. Et puis en duplex de Genève, le professeur Antoine Flau, épidémiologiste.

Vous dirigez l'Institut de santé globale de l'Université de Genève. Et votre livre « Covid, le bal masqué » est publié chez Duneau. Allez, trois touches sombres et tout de même deux touches claires pour dessiner le tableau à trois jours de Noël. D'abord, professeur Flau, on est bien face à deux vagues. Une vague hospitalière de Delta et la vague Omicron qui galope, si j'ose dire. Oui, vous avez raison de dire cela. La vague Delta est d'ailleurs en train de regresser. L'idée qu'il y avait un pic autour du 15 décembre n'était pas fausse. On voit très bien, par exemple sur les données de l'Île-de-France, on voit très bien régresser la vague Delta.

Malheureusement, on vient se brancher dessus un petit peu sur le modèle des Danois. Une vague de contamination pour le moment Omicron qui est tout à fait préoccupante. Et sur un degré d'inquiétude de 1 à 10, vous êtes où ? Moi, je suis assez inquiet parce que je suis un épidémiologiste. On est là pour anticiper, on n'est pas là pour prédire vraiment. Mais disons qu'on n'est pas capable de prédire à très long terme, donc tout peut arriver. Je pense qu'il faut anticiper qu'une vague comme ça pourrait tout à fait venir à nouveau saturer les hôpitaux. Et donc, il va falloir s'y prendre. Et comme sa transmissibilité est extrêmement élevée, il va falloir agir tôt.

On a vu les Néerlandais, peut-être c'est un des exemples où ils agissent préventivement. Ils n'attendent pas d'être au bord de la saturation de leurs hôpitaux pour agir. Parce qu'ils savent bien que si le nombre de cas doit doubler tous les deux ou trois jours, lorsqu'ils prendront des décisions, s'ils les prennent trop tard, il y aura encore une vague immense qui viendra déferler dans les quelques jours qui suivront la prise de décision. Parce que les décisions, comme on le sait, n'ont pas un effet immédiat sur l'épidémie. – Les Néerlandais qui sont passés au confinement, alors l'hôpital, c'est la deuxième touche.

Patrick Peloux, l'hôpital de Marseille, on a entendu la PHM ce matin appeler le privé, les étudiants à l'aide, on manque de bras, il y a des plans blancs un peu partout. Vous, vous voyez quoi de votre poste ? – On voit, comme vient de dire le professeur Flau, fort justement, on voit les conséquences de ce qu'on appelle la cinquième vague, c'est-à-dire les conséquences du variant Delta, avec la saturation des lits de réanimation qui ont fait qu'on a dû fermer et reporter des activités avec les plans blancs, parce qu'on reporte des activités, parce qu'il a fallu prendre en charge, et je le redis, 80% des malades graves du Covid sont des gens qui ne sont pas vaccinés.

Donc ça, c'est à la fois une mauvaise nouvelle, et je suis triste pour ces gens qui n'ont pas voulu se faire vacciner, qui sont malades graves et qu'on prend quand même en charge, mais je suis aussi triste pour les autres malades qui sont vaccinés pour d'autres maladies, dont on est obligé de reporter la prise en charge, parce qu'il faut prendre les autres malades. Donc du coup, ce qui se passe à Marseille, c'est en gros ce qui risque de se passer, selon ce qui se passe avec Omicron dans les prochains jours, c'est-à-dire que si on a une saturation des hôpitaux, oui, on va devoir faire ce qu'on avait fait les fois précédentes, mais j'y reviendrai sans doute au cours du débat.

En sachant que la différence, c'est que les transferts entre hôpitaux ne sont pas possibles. C'est impossible, c'est impossible parce qu'il est partout, et en effet, ce qu'on constate là, c'est qu'il est en train de se répandre de manière fulgurante dans le pays, et ce qui est intéressant, c'est que pour l'instant, ça ne bouge pas, c'était les chiffres que je regardais avant de rentrer sur votre plateau, ça ne bouge pas sur les malades graves qui sont pris en charge. On reste avec quelque chose. Donc, il faut croiser les doigts. – Au cours de 3 000, ça bouge. – Oui, il faut croiser les doigts, et ça, c'est plutôt…

On reste humble, on ne dit pas de bêtises, on reste humble, mais pour l'instant, c'est plutôt bon signe quant à la virulence d'Omicron. – Les chiffres, Nicolas Béraud, d'abord à propos de l'hôpital, donc 3 000 patients en soins critiques, la capacité théorique, évidemment, on l'élargit si besoin, c'est 5 000, on est à peu près à 3 000 sur une capacité théorique globale, ça dépend des hôpitaux, de 5 000, c'est ça le rapport. – Bien sûr, et on peut monter plus haut si nécessaire, mais on sait que dans ce cas-là, ça entraîne des déprogrammations qui rappellent évidemment des mauvais souvenirs, il y a déjà des médecins qui disent y être confrontés, donc le but, c'est de les éviter au maximum.

Ce que disait le docteur Pelou, effectivement, sur la virulence, c'est la grande question, parce que ce variant, il a été identifié il y a moins d'un mois, donc c'est déjà incroyable dans moins d'un mois d'avoir autant de données du monde entier, les scientifiques ont beaucoup travaillé. Il y avait une grande question, c'était, on a vu qu'il se propageait beaucoup, ça c'est incontestable, on a vu dans les données que les vaccins étaient moins efficaces, en tout cas avec deux doses, c'est aussi incontestable. La question c'est sa sévérité, est-ce qu'il entraîne plus ou moins ou autant de formes graves ?

On a constaté des choses en Afrique du Sud, on commence à constater des choses dans des pays plus proches de nous en Europe, comme le Danemark et le Royaume-Uni, il semblerait, mais il faut être très prudent, que d'après les différentes données, le risque d'avoir une forme grave, donc d'être hospitalisé, notamment lorsqu'on est infecté par Omicron, soit un peu moins élevé que lorsqu'on est infecté par Delta. Cela étant dit... Plus contagieux, moins vicieux, avec toutes les réserves. C'est possible, ce qui est un scénario qui a été jugé possible par des chercheurs, déjà il y a quelques semaines. Une fois qu'on a dit ça, il y a deux limites.

La première, on ne sait pas encore précisément, si c'est confirmé qu'il est moins virulent, pourquoi ? C'est est-ce qu'intrinsèquement, de par ses caractéristiques, quand on l'attrape, on risque moins d'avoir une forme grave, ou est-ce que c'est parce qu'il y a l'immunité de la population, soit par les vaccins, soit par l'infection, qui est tellement forte, que ça joue ? Et juste une deuxième chose qui est importante... Il y a une courbe sur l'Afrique du Sud. Est-ce que la vague Omicron est plus courte ? Je pense que c'est ce que raconte... Il y a ça aussi. Elle semble aller plus vite et être plus courte, mais monter très haut.

Et la deuxième chose, juste pour compléter, c'est que même s'il est un peu moins virulent, s'il est très contagieux et qu'il entraîne beaucoup de cas positifs, même s'il est moins virulent, il y aura quand même beaucoup de formes graves. Alors, Sophie Orange, encore, les chiffres risquent de passer le cap des 100 000 contaminations jour d'ici à la fin de l'année, 107 000 aujourd'hui au Royaume-Uni, 100 000 en France, depuis qu'on calcule précisément, ce serait du jamais vu. Ce serait du jamais vu. Chiffre donné ce matin par le ministre de la Santé, on n'a pas aucune certitude.

En fait, la seule certitude qu'on ait, c'est que ce chiffre n'a jamais été atteint, parce qu'on ne connaît pas ce qui se passait en mars, avril, mai, juin 2020, parce qu'à l'époque, on ne testait pas. Donc, c'est sûr que là, on explose l'incidence. On n'a jamais été aussi haut. Chez les enfants, on n'a jamais été aussi haut. Là, on atteint des sommets, évidemment, d'où l'inquiétude. Et c'est vrai que la semaine, 10 jours à venir seront assez décisifs, parce qu'on aura un peu plus de recul. Ce qui est frappant sur Omicron aussi, c'est qu'il arrive partout très vite. Le Delta a mis 4, 5, 6 mois avant d'arriver vraiment en France. Alors qu'on le trouvait fulgurant à l'époque.

Alors qu'on le trouvait fulgurant. Donc là, je ne sais pas ce qu'est l'objectif, ce qu'on peut trouver au-delà de fulgurant. Alors que là, Omicron, il est arrivé presque partout, en même temps, à 2-3 semaines d'écart en Europe. Donc ça aussi, c'est assez frappant. Et ça permet d'avoir des données quand même assez rapides aussi. Alors, la double vague, l'hôpital, et troisième touche sombre, Neila Latrousse, ou en tout cas qui donne un sentiment d'urgence, c'est l'accélération du calendrier politique.

8:39
Gabriel Attal

– Effectivement, ce qui est incroyable dans la séquence qui vient de se passer, c'est Jean Castex qui a annoncé vendredi, il y a juste quelques jours, on a l'impression que c'est passé il y a un mois déjà, le doublement des heures supplémentaires pour les soignants qui acceptaient, tout simplement, de faire un peu plus d'heures, qui annonçaient que le pass sanitaire allait se transformer en pass vaccinal. C'était juste vendredi, on a l'impression que c'est une séquence qui est complètement passée. Entre-temps, en moins d'une semaine, ça s'est totalement bousculé.

Deux prises de parole cette semaine d'Olivier Véran, je parle sous le contrôle de mes collègues qui suivent plus particulièrement la santé, mais je crois que c'est assez inédit que le ministre de la Santé fasse deux matinales la même semaine pour expliquer comment passer les fêtes de Noël, pour expliquer le cap de la politique sanitaire, pour éventuellement préciser un certain nombre de décisions.

9:20
Présentateur

– Donc on est un ou deux Gabriel Attal par jour.

9:22
Gabriel Attal

– Hier, le porte-parole du gouvernement qui effectivement prend la parole deux fois aujourd'hui après le Conseil des ministres pour là encore préciser des points, c'est-à-dire qu'on n'est pas dans une répétition dans l'exercice classique de la communication où on répète le même message jusqu'à ce qu'il soit entendu. Il y a à chaque fois un nouveau message, peut-être le passe en entreprise, finalement pas le passe en entreprise, le passe vaccinal peut-être pour début janvier, finalement pour fin décembre, et puis aujourd'hui le rien n'est exclu sur de nouvelles restrictions à venir.

Donc on voit qu'effectivement on n'est plus dans une crise qui est gérée de Conseil de défense en Conseil de défense, on est dans du heure par heure, voire dans la demi-heure par demi-heure, les choses peuvent changer effectivement très vite, en quelques heures à peine.

10:01
Présentateur

– Alors mes touches claires, Nicolas Béraud vous en avez dévoilé une, c'est Omicron qui peut-être selon les études serait moins dangereux que redouté. L'autre touche claire, professeur Flau, un peu d'histoire, il y a un an, jour pour jour, l'Agence Européenne du Médicament autorisait l'utilisation du vaccin Pfizer, un an de vaccination, certes la situation est sérieuse, mais on a l'arme pour y répondre, Joe Biden le dit lui-même, no panique. – Oui, on a des vaccins qui sont d'une très grande efficacité, certes ils ne sont pas à 100% efficaces, mais on a sauvé un très grand nombre de vies avec ces vaccins.

On peut voir d'ailleurs des pays qui étaient peu vaccinés, par exemple d'Europe centrale, d'Europe de l'Est, et qui ont eu de plein fouet, plutôt que nous d'ailleurs, la vague Delta, ont énormément, ont payé un tribut extrêmement lourd en termes de mortalité, et en termes aussi de saturation de leurs hôpitaux, chose que nous n'avons pas connue, ni cet été pendant la première vague Delta, ni dans cette deuxième vague Delta, même si les hôpitaux sont lourdement chargés en ce moment, il n'y a pas cette hécatombe que l'on aurait eue sans les vaccins. Donc les vaccins sont très utiles.

La seule chose, c'est que l'on voit que le vaccin avec deux doses n'est pas en mesure d'arrêter cette vague, il n'avait pas été très efficace pour arrêter la vague Delta, il le sera encore moins pour arrêter une vague Omicron. En revanche, comme l'a souligné Nicolas Béraud, les statistiques que l'on voit tant en Afrique du Sud qu'au Royaume-Uni nous laissent penser quand même que sur les formes sévères, sur les hospitalisations, le vaccin à deux doses semble garder une efficacité. Donc ça, ça reste à confirmer, mais si c'est le cas, avec trois doses, ce sera encore mieux, encore plus élevé comme efficacité, mais c'est évidemment très très appréciable.

C'est un nombre de vies incalculable que l'on est en train de sauver grâce à ces vaccins. Voilà pour les touches sombres et les touches claires. Et donc, l'une des actualités importantes du jour, un an après le début de cette campagne de vaccination, les enfants, nouvelle étape aujourd'hui, les enfants 5-11 ans, ce qui fait 5 millions de personnes supplémentaires éligibles. Et on le disait, pour le pass vaccinal, le gouvernement veut aller très vite. Juliette Perrault et Constant Meyère.

12:16
Gabriel Attal

Comme presque tous les jours depuis une semaine,

12:24
Invité

le variant Omicron s'invite à l'agenda du gouvernement.

12:31
Gabriel Attal

Avec hier, une nouvelle annonce,

12:34
Invité

l'accélération de la mise en place du pass vaccinal, 15 jours d'avance sur la date initiale.

12:40
Présentateur

Un Conseil des ministres extraordinaire se tiendra lundi prochain, le 27 décembre, dans lequel le projet de loi sera présenté, ce qui permettra au Parlement d'être en situation, d'examiner ce texte dès la semaine prochaine, donc entre Noël et le jour de l'an. Et nous visons désormais une adoption définitive du pass vaccinal dès la première quinzaine du mois de janvier.

13:02
Invité

Pas de pass sanitaire en revanche pour les entreprises. Impossible pour l'instant de trouver un consensus sur le sujet.

13:09
Gabriel Attal

Au cœur des préoccupations, la hausse du nombre de nouvelles contaminations, près de 73 000 ces dernières 24 heures, dont 20% attribués à Omicron.

13:20
Invité

Un variant bien plus contagieux que Delta ou la souche initiale, et qui pourrait donc devenir très rapidement dominant dans le pays. Mathématiques, selon le ministre de la Santé, Olivier Véran. Si c'est 20% des cas aujourd'hui à l'échelle du pays, ça veut dire que c'était environ 10% il y a deux jours, 5% il y a quatre jours, ce qui correspond au début de la montée de la vague Omicron, ce qui veut dire que dans deux jours, on sera déjà à 35-40, et donc dans quatre ou cinq jours, c'est-à-dire juste après Noël, il devrait être, selon toute vraisemblance, majoritaire dans notre pays. Alors, face à cette croissance exponentielle, faut-il rétablir des jauges, un couvre-feu, voire un confinement ?

Interrogé à ce sujet cet après-midi, le porte-parole du gouvernement semble l'exclure, pour l'instant.

14:01
Présentateur

Si nous considérions que des mesures de freinage supplémentaires étaient nécessaires, nous les aurions déjà annoncées aux Français. Nous ne souhaitons pas dévier de notre stratégie, qui consiste encore une fois à faire le choix du vaccin, à inciter à la vaccination, et dès lors que nous avons des mesures de freinage ou de restrictions à prendre, à les faire peser davantage sur les personnes qui ne sont pas vaccinées que sur les personnes qui ont fait le choix de se vacciner.

14:26
Invité

Des Français, qui même vaccinés, vont massivement se faire tester à l'approche du réveillon. Dans cette pharmacie parisienne, 500 tests sont réalisés chaque jour, contre 150 auparavant. On se rassemble le 24 et le 25, donc par précaution je préfère avant faire le test pour être sûr que tout aille bien. Je vais me retrouver avec des personnes vulnérables, je préfère être sûre même si je suis asymptomatique.

14:49
Gabriel Attal

La prudence, c'est aussi la consigne des soignants,

14:52
Invité

qui craignent un afflux de patients après les fêtes de fin d'année. Si on a prévu de danser à 25 dans une pièce, ça c'est complètement débile. Mais c'est vraiment débile. Donc c'est la part des choses que l'on peut se dire. Si c'est retrouver avec quelques-uns de ses plus proches parents, ou ses deux meilleurs amis, parce que ça fait du bien d'être ensemble, ça, ça va très bien. Avec, dans le même temps, toujours le même objectif. Vacciner encore et encore,

15:21
Gabriel Attal

y compris depuis ce matin, les enfants de 5 à 11 ans. Une vaccination sur la base du volontariat. Encore faut-il convaincre les parents. Plutôt réticents.

15:35
Invité

Est-ce que, justement, on ne les prive pas, justement, de construire leur système immunitaire en vue de tout ce qui arrive, les variants, tout ça ? Est-ce que, même dans leur développement tout court, on n'en sait rien, il n'y a pas de recul, donc c'est compliqué de faire vacciner son enfant ? Ma fille de 7 ans, je refuserais de la faire vacciner. Voilà, c'est un choix personnel. Et c'est surtout un choix, parce que les enfants sont vaccinés, eux ne craignent absolument rien, et d'ailleurs, c'est prouvé. Et si on vaccine les enfants, c'est pour protéger les adultes qui, eux, refusent de se faire vacciner. Alors ça, c'est totalement impensable pour moi.

16:10
Présentateur

Selon un sondage Elab publié la semaine dernière,

16:13
Invité

près de 70% des parents d'enfants âgés de 5 à 11 ans seraient aujourd'hui opposés à leur vaccination.

16:19
Présentateur

Et on va faire justice à l'argument de ce que vient de dire cette dame. D'abord, l'aspect scientifique au fond, Sophie Orange, ce que disent la Haute Autorité de Santé et tous les autres, bénéfice-risque en termes de vaccination des enfants, il n'y a pas de doute. Voilà, pendant quelques mois, on disait non, la vaccination des enfants, c'est en fait pour protéger les adultes. Là, aujourd'hui, maintenant, les autorités nous disent, les avis scientifiques que nous avons depuis pas plus tard que ce matin, 8h30, disent qu'il y a un bénéfice aussi individuel pour l'enfant. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en étant vacciné, l'enfant évite le Covid, il évite des Covid longs.

Et puis, on sait aussi qu'à l'hôpital, aujourd'hui, 8 enfants sur 10 hospitalisés n'ont pas de comorbidité, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas, par ailleurs, d'autres maladies graves qui les fragiliseraient. Donc, le premier point, oui, la vaccination protège individuellement l'enfant. Et ensuite, effectivement, ce bénéfice collectif de moins de classes fermées, de moins de contamination à la maison, moins de contamination des grands-parents éventuellement. Donc, voilà, la vaccination des enfants est lancée. Alors, attention, tous les centres, 1500 centres ne sont pas équipés pour accueillir les enfants. Il y en a, allez, 200.

L'objectif, c'est 350 d'ici la fin de l'année sur les 1500 centres qui accueillent tous les adultes. Voilà, donc ça va démarrer doucement. Aujourd'hui, voilà, il y a eu les premiers rendez-vous qui peuvent être pris. Ça va monter en charge. Et peut-être aussi un dernier élément sur la vaccination des enfants en ville. Donc, ça veut dire chez le médecin, le pédiatre, le médecin généraliste pédiatre ou l'infirmière sur prescription médicale. Mais ce ne seront pas pour le moment, en tout cas, les sages-femmes, les kinés, les pharmaciens, comme c'est le cas pour les adultes.

C'est pour le moment pour maintenir cette relation de confiance pour les parents qui ont l'habitude de voir un médecin généraliste ou éventuellement une infirmière. Vous nous avez fait l'encadré pratique, c'est parfait. Le nota bene, c'est un tiers de dose, c'est ça ? Un tiers de dose, un flacon avec un couvercle orange. Ça ne t'intéresse pas les parents, mais c'est quand même sûr de ne pas confondre. Et deux doses, voilà, pour les 5-11 ans. Et pas obligatoire et accord d'un seul parent. Exactement, avec un questionnaire aussi comme pour les adultes.

Et puis sur le site du ministère de la Santé, sur santé.fr, on peut aller voir en mettant son département, sa ville, si on a un centre près de chez soi, un peu plus loin de chez soi, si on est vraiment très pressé pour se faire vacciner. Et puis il y aura aussi sur le ministère de la Santé un petit explicatif adapté aux enfants avec des mots simples pour que les enfants comprennent ce qu'est ce vaccin. Enfants hospitalisés, il y en a beaucoup, alors numériquement, et puis en proportion des malades, Nicolas Véran ? Aujourd'hui, il y a à peu près 150 enfants de moins de 10 ans hospitalisés. C'est un niveau qu'on n'avait jamais atteint pour le passé.

Mais bien sûr, les enfants restent très peu à risque de forme grave par rapport aux adultes, quel que soit le variant. Mais toujours est-il que, comme disait ce matin Olivier Véran, quand on est parent, qu'on a un enfant qui est hospitalisé, cette statistique de dire que les enfants ne sont pas à risque de forme grave, on l'oublie un peu parce qu'on est directement confrontés. C'est pour ça que la Haute Autorité de Santé, effectivement, elle n'est pas la seule instance, mais considère qu'il y a aussi un bénéfice-risque sur le plan individuel pour les enfants. Et en termes d'effets indésirables, là, on a maintenant du recul avec les États-Unis.

6 millions d'enfants vaccinés depuis un mois et demi. Et on voit qu'il n'y a pas d'effets indésirables. 14 mucardites. Moi, j'avais même 7 millions d'injections, 14 mucardites. Voilà, il n'y a pas de signal particulier. On a longtemps dit, professeur Flau, que la vaccination des enfants, c'était pour éviter que le virus ne circule. En gros, pour protéger les autres, et je soumettrai la question à Patrick Peloux, vous n'avez pas de doute sur l'intérêt de cette vaccination et l'importance de protéger les enfants. Oui, je pense que Sophie Orange l'a très bien dit. Il y a des enfants, aujourd'hui, en réanimation, 80% des enfants qui sont à l'hôpital n'ont pas de comorbidité.

Il faut vraiment répéter cela. C'est-à-dire que ça n'est pas... C'est un peu la roulette russe, y compris chez l'enfant, cette maladie. C'est une sale maladie, c'est un sale virus. Il peut vraiment vous coller à l'hôpital. Et je pense qu'on a l'énorme avantage d'avoir un vaccin qui est extrêmement efficace chez l'enfant, qui est très sûr, puisqu'il a été administré, s'il y a plus de 5 millions de petits Américains sans nouveaux problèmes, sans qu'apparaissent des nouveaux problèmes. Donc c'est vraiment une perte de chance que de ne pas faire profiter ces enfants, aujourd'hui, de cette vaccination.

Par ailleurs, je voudrais juste quand même faire remarquer qu'on vaccine contre la rubéole les garçons et les filles en France, et c'est même obligatoire. Or, il faut juste se rappeler que ça n'a aucun bénéfice individuel pour les petits garçons d'être vaccinés contre la rubéole. C'est juste parce que si les filles ne sont pas vaccinées, si leur future conjointe n'est pas vaccinée, alors on veut qu'ils ne transmettent pas la rubéole lors d'une grossesse de leur future conjointe.

C'est donc vraiment un bénéfice complètement collectif et altruiste qui ne choque personne, qui n'a jamais mis quelqu'un dans la rue, qui n'a jamais fait que personne sur un radio-trottoir a dit « Ah ben moi, je ne vaccinerai pas mon petit garçon contre la rubéole, parce que ça ne lui apportera aucun bénéfice, et puis que les petites filles, elles n'ont qu'à se faire vacciner. » Donc vous voyez, on a curieusement, vis-à-vis de la Covid, de drôles de réactions, parce que la vaccination altruiste, elle est aussi très claire pour les enfants avec le Covid.

L'Europe a fait des simulations et a montré que ça permettrait, en vaccinant en France les petits-enfants de 5 à 11 ans, on réduirait la transmissibilité du virus de 15%, c'est-à-dire autant que les masques, finalement. C'est un apport aussi important que lorsque nous portons tous des masques dans la collectivité. Ça vaut le coup quand même aussi. Il y a donc aussi un bénéfice individuel, un bénéfice indirect, en plus du bénéfice individuel direct. Et Patrick Pelou, ce que disait la dame dans le reportage, et que nous demande Christian dans le Nord, est-ce qu'on ne fait pas peser sur nos enfants le poids des adultes qui ne veulent pas se faire vacciner ?

On a déjà répondu en partie, mais c'est important d'aborder ça. C'est important parce que ce poids se ressent sur l'hôpital. Ce poids se ressent sur la relation médecin-malade. C'est-à-dire que là, dans certains services de réanimation, on fait intervenir maintenant des psychologues pour essayer d'amoindrir la relation entre le personnel qui n'en peut plus de soigner des gens qui n'ont pas voulu se faire vacciner et qui après regrettent de ne pas s'être fait vacciner. Parce qu'ils ont des formes graves, ils ont parfois des formes qui passent en réanimation, ils en meurent, et à l'heure actuelle, 80% des malades que nous avons graves en réanimation sont non vaccinés par la Covid.

Donc du coup, ce poids, il est collectif. Petit insiste, Karine Lacombe disait hier sur France Inter qu'elle avait à l'hôpital Saint-Antoine des malades plus difficiles à soigner, plus réticents, voire plus agressifs. Ils sont agressifs. Je ne comprends pas pourquoi ils sont agressifs puisqu'on est là pour les soigner. Donc d'un coup, ils nous en veulent. Mais on n'y est pour rien puisqu'ils n'ont pas voulu être vaccinés et qu'ils sont malades. Donc ça, c'est vraiment un... On sent l'agacement des hospitaliers et des patients moins. Et des patients, et donc il va falloir un moment se calmer. On est là pour soigner tout le monde. C'est ce qu'on dit, c'est ce que je vous dis là.

On soigne tout le monde, on prend en charge tout le monde et on se retourne vers le politique pour qu'il prenne des décisions et ses décisions pour qu'on puisse soigner tout le monde. Le problème qu'on a, et par rapport à ce que disait justement le professeur Flau à l'instant, c'est que par rapport à l'année dernière, nous n'avions pas le vaccin. Donc là, on a le vaccin, on a cette chance incroyable d'être un pays riche, d'être un pays où le vaccin est gratuit, où les tests sont gratuits. Et on a, oui, 5 millions de personnes qui renacent. Est-ce qu'on va paralyser le pays parce qu'il y a 5 millions de personnes qui refusent ? La réponse, elle est non.

Et en effet, par rapport à ce que disait la dame, est-ce que les enfants ne sont pas en train de... Faire peser le poids sur les enfants ? Non, ce n'est pas ça. C'est juste, en effet, protéger aussi les enfants. Sophie Orange, puis question pour Naila Latrousse. Sur cette question-là, je pense qu'aujourd'hui, l'argument n'est pas valable quand on voit le nombre de personnes adultes qui sont vaccinées en France. Cet argument était peut-être valable cet été ou en début septembre. Mais d'ailleurs, les avis des autorités scientifiques n'auraient peut-être pas été le même.

C'est-à-dire qu'à partir du moment on a autant de personnes adultes vaccinées, on ne peut pas dire qu'on fait porter sur les enfants le poids de cette vaccination. On vaccine aussi Naila Latrousse pour ne pas avoir à fermer les écoles, ce qui est une des constantes parmi les objectifs du gouvernement depuis le début de cette crise.

24:21
Gabriel Attal

Oui, la constante, c'est de dire que les écoles, c'est la dernière chose à fermer. Parce qu'évidemment, il y a tout l'aspect pédagogique que l'on a vu au moment de la fermeture des écoles lors du premier confinement, les effets notamment sur les plus petits, les retards d'apprentissage, les effets psychologiques, aussi que ça a induit, les violences dans les cours de récré qu'il y a pu y avoir ensuite, et pas que dans les cours de récré.

D'ailleurs, le ministère de l'Intérieur expliquait qu'un certain nombre des violences gratuites qu'on voyait étaient aussi un effet de ce premier confinement où derrière, il y a une violence, un trop-plein qui a pu s'exprimer et qu'on a pu retrouver dans un certain nombre de faits divers. Donc, on ne veut pas fermer l'école parce qu'il y a un bénéfice pédagogique. On ne veut pas fermer l'école parce qu'il y a aussi un bénéfice économique. Du moment où vous fermez les écoles, vous vous retrouvez dans les familles des parents bloqués, parfois peut-être des soignants bloqués, des pompiers bloqués aussi.

C'est-à-dire qu'au-delà simplement de l'effet sur l'entreprise, il y a un effet sur cette première ligne. On a essayé d'organiser au mieux les gardes d'enfants lors du premier confinement avec les limites forcément que cela et on ne veut pas se retrouver dans cette nouvelle configuration. Donc, vacciner les enfants, ça permet tout simplement, alors peut-être pas là immédiatement dès le mois de janvier parce qu'il faut évidemment laisser le bénéfice du vaccin et Sophie a expliqué que c'était un schéma à deux doses. Donc, bon, avant qu'il ne soit pleinement immunisé, que le schéma vaccinal soit complet, il va y avoir un peu de temps.

Mais l'idée, c'est, on ne sait pas après Omicron, est-ce qu'il n'y a pas un autre variant qui va arriver ? Est-ce qu'on ne va pas se retrouver en février, en mars ? La vaccination des enfants, ça permet d'assurer la fin d'année scolaire la plus normale possible et de aussi protéger les enseignants parce qu'avec des variants extrêmement contaminants, on peut aussi se retrouver sans fermer les écoles à avoir beaucoup d'enseignants qui d'un coup tomberaient malades, beaucoup de personnel dans l'éducation et où on se retrouverait dans le domaine éducatif, dans la même situation qu'à l'hôpital, avec le risque de ne pas avoir assez de bras.

26:10
Présentateur

La prolongation d'une semaine des vacances scolaires, là aussi, c'est une option dans l'air, mais que le gouvernement vraiment utilisera en dernier recours. C'est vraiment le dernier recours. Est-ce qu'une semaine suffirait ? Est-ce qu'il ne faudrait pas deux semaines ? Pourquoi pas trois semaines ? Le problème, c'est quand on met le doigt dans l'engrenage de la fermeture une semaine, ce n'est pas très efficace une semaine. On bouge le protocole ou pas ? Est-ce que ça, pour l'instant, il n'en est pas question non plus ? Alors, le protocole, on va juste le rappeler pour le moment parce qu'il change aussi très régulièrement.

Donc, dans une classe, quand il y a un cas positif, les enfants se font tester au premier jour. Les cas positifs, évidemment, restent chez eux et la classe continue à être ouverte sauf s'il y a trois cas positifs. En revanche, le septième jour, on recommande aux parents de faire un test pour le retour à l'école le septième jour. Mais ce retour à l'école après une classe fermée le septième jour, si le test n'est pas obligatoire, il y a forcément des parents qui ne font pas son test. Donc, il y a forcément des enfants positifs qui reviennent à l'école. Et des trous dans la raquette. Et des trous dans la raquette, évidemment. Encore un mot sur les enfants.

Antoine Flao, je crois que c'était dans le Parisien ce matin. Il était question d'un syndrome post-infectieux, des inflammations de vaisseaux sanguins après un Covid. Alors, c'est une maladie qui s'appelle PIMS, 700 cas depuis le début de l'épidémie. La moitié des enfants touchés ont dû passer par l'hôpital. On est au stade de la vigilance, pas de l'inquiétude sur ce type de cas. 700 depuis le début de l'épidémie, c'est quand même très très peu numériquement. Oui, c'est peu numériquement. C'est vrai que, dans le fond, c'est une forme de Covid long. C'est-à-dire que c'est un syndrome qu'on appelle post-infectieux.

Ce n'est pas directement le virus qui l'entraîne, mais c'est des conflits immunitaires, des problèmes immunologiques qui surviennent au décours de l'infection. On connaît le syndrome de Kawasaki. C'est un autre nom pour ce type de syndrome qui surviennent avec d'autres agents infectieux. On les a connus depuis presque le début en France, après le Covid. Donc, ce n'est pas du tout spécifique ni du variant Delta ni du variant Omicron. Mais c'est vrai que c'est aussi un justificatif de plus pour la vaccination. Gardez la parole. Deux questions. D'abord, Olivier Véran a précisé ce matin, pas de troisième dose pour les adolescents, pour l'instant. Pour quelles raisons ?

La question suivante, ce sera vos conseils pour passer les fêtes. Enfin, probablement, tout le monde devra avoir trois doses. En fait, il faut concevoir la troisième dose comme la complétion d'un schéma vaccinal. Un schéma vaccinal complet contre le Covid, c'est trois doses. La troisième dose, elle apporte beaucoup, on le voit, elle apporte beaucoup en termes de protection. Elle restaure la protection au niveau de ce qu'on avait vu au tout début du vaccin. Donc, les trois doses, très rapidement, ils seront probablement valables pour tout le monde.

Maintenant, je pense que les autorités de santé prennent un tout petit peu de temps et de recul pour voir ce que font les uns et les autres dans les différents pays. On a la chance, si je puis dire, de pouvoir observer les autres. On a Israël qui est en train de s'engager sur une quatrième dose. Donc, si vous voulez, on n'est pas obligé d'être toujours les premiers à tenter ce type de politique. Et je pense qu'avoir un petit peu de prudence et aussi regarder un petit peu sur le plan logistique, comment déployer d'abord la troisième dose chez les gens qui en ont le plus besoin, qui sont quand même les personnes à risque, âgées et vulnérables, est peut-être de bonne politique.

Et lorsque, en plus, on aura un certain décalage, parce que l'immunité des jeunes adolescents est meilleure que l'immunité des plus âgés et dure un petit peu plus longtemps. Donc, on n'est pas extrêmement pressé pour la troisième dose chez les adolescents, mais à mon avis, tout le monde aura la troisième dose à terme. Patrick Pelou, comment on est à trois jours de Noël ? Qu'est-ce qu'on fait ? On se fait tester, même si vacciné, même si asymptomatique et même si ça commence à être galère de trouver des tests ? D'abord, on prépare la fête. D'accord ? On prépare à bien manger et bien boire. On achète les cadeaux. On achète les cadeaux. Ok. D'accord ? C'est la fête de l'amour. D'accord ?

Donc ça, quand vous êtes heureux... Ça, c'est le petit 1. Non, non, c'est le petit 1, mais quand vous êtes heureux et que vous êtes riche en amour de la famille, etc., déjà, vous soignez mieux. Déjà, d'emblée. Premièrement. Deuxièmement, c'est ça. On a entendu Martin Hirsch dire devant Neila Latrousse ce matin, c'est débile de se réunir à 25. Quelle précaution ? Non, ça, évidemment. Alors, c'est toujours pareil. Non, parce que si vous avez un château, vous pouvez être à 25. D'accord ? Chacun dans une pièce. Chacun dans une pièce. Évidemment, si vous êtes à 25 dans 20 mètres carrés, c'est impossible. Donc d'un coup, il faut savoir nuancer.

Moi, je ne suis pas aussi radical que Martin Hirsch parce que l'année dernière, ça ne s'est pas si mal passé que ça. On n'a pas eu de vagues après que certains avaient promis. Il n'y a pas eu de vagues. Les gens, vous savez, les Français comprennent bien. Ils savent faire. Je le vois dans mon entourage. Les gens, ils ont prévu des petites jauges, si on appelle ça une jauge, mais quelques personnes à table. Il y a les tests. Donc beaucoup de gens vont se faire tester. Donc il va y avoir un embouteillage sur les tests. Mais vous, vous dites quoi ? Faites-vous tester même si vous êtes vacciné, même si vous êtes à Saint-Permattier, si vous n'avez pas été...

Non, mais si vous n'avez pas été cas contact connu, si vous n'avez pas été alerté par la Sécurité sociale grâce à l'abri et superbe application TousAnti-Covid qui marche très bien et tout, il n'y a pas de raison de vous tester, surtout si vous êtes vacciné. Vous aérez la pièce toutes les heures, d'accord ? Et puis, vous avez les gestes barrières. Aération, gestes barrières. Le gel hydroalcoolique à l'entrée, etc. Vous mettez une distance. Il n'y a pas de raison parce qu'on ne va pas entraîner et dire à la France entière et aux 67 millions de Français d'aller se faire tester tous les jours pendant les fêtes. Ça n'aurait pas encore grand intérêt.

Juste ces précautions-là des gestes barrières et de les rappeler et à mon avis, ça passe. Par contre, si vous n'avez été qu'à contact, oui, là, c'est différent. Il faut vous faire tester et redoubler de vigilance sur les gestes barrières. Nicolas Véraud. Et d'ailleurs, aujourd'hui, il y a 900 000 tests PCR ou antigéniques qui sont réalisés chaque jour. Un petit peu plus de la moitié d'entre eux sont des tests antigéniques. C'est un record. On n'a jamais autant testé.

Et c'est vrai qu'il y a des gens qui veulent se faire tester à Noël ou faire tester leur enfant simplement parce qu'ils vont voir le grand-père, la grand-mère et qui veulent être sûr de ne pas être positif pour ne pas risquer de leur transmettre le virus. La seule problématique, et on revient au micron, aujourd'hui, on a 55 000 cas positifs par jour. En moyenne, ça va sûrement continuer à monter. Du coup, ça fait beaucoup de cas contacts. Tous ces cas contacts, il faut les tester. Donc, entre tous les cas contacts à tester, les gens qui sont testés avant Noël, etc., ils risquent d'y avoir un embouteillage et ça arrive d'être compliqué de trouver un endroit, un lieu pour se faire tester.

Avant d'aller à l'étranger, Naïla Latrou, cette remarque de Robin dans l'Inde, remarque un peu ironique et le 2 janvier, on reconfine, point d'interrogation.

32:46
Gabriel Attal

Alors ça, pour le coup, s'il y a une chose que l'exécutif veut éviter en un, donc en deux, c'est la fermeture des écoles, en un, c'est le confinement. Pour le coup, il n'y a aucun doute là-dessus.

Emmanuel Macron garde en tête en fait ce qui a été fait justement après les fêtes de l'an dernier où à l'Élysée, dans le gouvernement, on vous dit on a misé sur l'esprit de responsabilité l'an dernier où quand un certain nombre de responsables médicaux appelés à confiner, on a tenu en disant respect individuel, faites-vous vacciner, faites attention, redoubler de vigilance, ça a permis de passer au final cette période-là sans trop d'encombre et sans repasser par un confinement en allant chercher d'autres mesures de mémoire. On avait décalé les soldes par exemple l'an dernier pour éviter des engorgements dans les grands magasins.

On avait également incité au télétravail en disant bon bah si vous avez la possibilité d'être pendant 2-3 jours en télétravail, prenez-la, discutez avec vos entreprises et ce sera encore le cas cette fois-ci. Mais pour le coup, l'idée c'est vraiment en tout dernier recours d'aller au confinement et pour l'instant, on en parle comme une hypothèse très peu plausible voire inenvisageable au sein de l'exécutif.

33:51
Présentateur

On va aller au nouveau reportage et puis on reprendra la discussion à l'étranger. Les deux informations du jour viennent d'Israël et des Etats-Unis. Aux Etats-Unis, 800 000 morts depuis le début de la pandémie. Les trois quarts des contaminations c'est du Omicron. Eh bien, pas de nouvelles restrictions. Il n'y a pas de raison de paniquer, dit Joe Biden. En Israël, on lance la campagne pour la quatrième dose. Barbara Steck et Christophe Roquet. Et de 4, nouvelle campagne de vaccination en Israël. Face à Omicron, le Premier ministre a annoncé hier une quatrième dose pour les plus de 60 ans et le personnel médical.

34:31
Invité

Mesdames et messieurs, le temps que nous avons gagné est en passe d'être écoulé. Omicron est déjà dans le pays de la Knesset au jardin d'enfants et il se propage rapidement. Les chiffres ne sont pas encore élevés

34:44
Présentateur

mais il s'agit d'un variant très contagieux dont le nombre double tous les deux ou trois jours comme nous le constatons dans le monde entier. Je vous l'assure, la cinquième vague a commencé.

34:55
Invité

Et pour lutter contre cette nouvelle vague, Israël ferme ses frontières. À l'aéroport de Tel Aviv,

35:01
Gabriel Attal

les voyageurs, obligés d'écourter leurs vacances et de rentrer chez eux sont partagés entre lassitude et résignation.

35:07
Invité

C'est décevant.

35:12
Présentateur

J'avais voyagé en Europe pour voir mes amis

35:14
Invité

et on m'a dit

35:18
Présentateur

que je devais rentrer dans deux jours.

35:21
Invité

Sinon,

35:21
Présentateur

j'aurais été obligé de m'isoler dans un hôtel pour 14 jours. Je pense que c'est comme ça. La réalité nous oblige à renforcer les mesures de sécurité. Ce qui doit être fait doit être fait. Alors que le variant Omicron est désormais présent dans 80 pays, à quelques jours

35:41
Gabriel Attal

des fêtes de fin d'année, l'OMS appelle à la plus grande prudence.

35:45
Présentateur

Un événement annulé vaut mieux qu'une vie de moins. Il est préférable d'annuler maintenant et de célébrer plus tard que de célébrer maintenant et de pleurer plus tard. Aux États-Unis, le variant Omicron représente plus de 75% des contaminations et Joe Biden tente de rassurer la population.

36:08
Gabriel Attal

Hier, dans une allocution solennelle, il a appelé les Américains à se faire vacciner et a pris pour cible les complotistes.

36:17
Présentateur

Écoutez, les non-vaccinés sont responsables de leurs propres choix, mais ces choix sont alimentés par la désinformation à la télévision et sur les réseaux sociaux. J'ai fait ma piqûre de rappel dès que ça a été disponible. Et l'autre jour, l'ancien président Trump a annoncé qu'il avait reçu sa dose de rappel. C'est l'une des rares choses sur lesquelles nous sommes d'accord.

36:39
Gabriel Attal

Une référence à Donald Trump surprenante tant les deux hommes s'opposent, mais politiquement habiles, les antivax étant plus nombreux dans les rangs des trumpistes républicains.

36:49
Présentateur

A ce stade, pas de fermeture d'école, 500 millions d'autotests gratuits bientôt disponibles. Pour le patron de la Maison-Blanche, le pays est bien mieux préparé à la situation qu'en mars 2020. Et aux quatre coins des États-Unis à 48 heures de Noël, des dizaines de milliers d'Américains se ruent vers les centres de dépistage.

37:09
Gabriel Attal

Je devais rentrer chez moi en Floride demain, mais de nombreuses personnes sont testées positives. Je travaille dans une salle de sport, certaines portent des masques, d'autres non. On verra. Ma mère sera en tout cas très déçue.

37:23
Invité

Eh bien, si je suis positive, je n'irai pas voir ma famille. Mais je ne pense pas que je le sois. Les personnes avec qui j'étais ont toutes été testées négatives. Je suis complètement vaccinée et j'ai eu ma dose de rappel. Mais je veux être responsable. Un espoir pourtant

37:41
Gabriel Attal

face à cette nouvelle vague brutale. Selon une étude sud-africaine,

37:44
Présentateur

le risque d'hospitalisation et de formes graves serait moins élevé en cas d'infection par le variant Omicron comparé au Delta. Antoine Flau, vers une quatrième dose en Israël pour l'instant pour les personnes fragiles. Ce que je retiens aussi, c'est quatrième dose quatre mois après la troisième. Ce qui semble court, ça veut dire que l'effet booster retombe vite ? C'est beaucoup trop tôt pour le savoir, mais la chance que l'on a, c'est qu'Israël nous montre toujours un peu le chemin. Peut-être, parfois, il nous montrera que ce n'est pas la peine de s'y engager. Mais au moins, on aura dans une population entière les résultats de leur quatrième dose.

les Israéliens ont mis la troisième dose bien avant les Français. Donc, pour l'instant, ce qu'ils voient, c'est qu'ils voient une remontée des cas en Israël, mais pas une remontée des hospitalisations. Donc, peut-être, on verra, et peut-être, la quatrième dose ne sera pas nécessaire parce que l'on restera bien protégé contre les formes graves et les formes sévères, ce qui est quand même l'essentiel. Si l'on évite tout engorgement des hôpitaux, si l'on évite toute forme grave, toute sévérité, tout risque de décès, alors, on aura vraiment gagné la bataille. Donc, c'est de cela dont il s'agit. Est-ce qu'il faudra une quatrième dose ?

C'est trop tôt pour le dire, mais l'expérience d'Israël sera très, très profitable. Je voudrais juste dire une chose, si je peux. Je trouve que dans l'expérience nord-américaine, le fait de distribuer des autotests gratuitement est une très bonne idée. Et si on faisait cela en Europe davantage, si on pouvait s'autotester, on n'engorgerait pas les pharmacies et les hôpitaux en faisant des PCR, et les gens pourraient s'autotester très simplement. Comme le disait Patrick Pellou, ce n'est pas facile de demander aux gens d'aller se tester tous les jours à Noël.

Mais s'ils ont eux-mêmes des tests, ils le feront une ou deux heures avant la partie familiale, et ce sera peut-être quelque chose qui serait très utile parce que ça permettra aux gens qui sont positifs d'aller faire une PCR, d'aller confirmer s'ils sont vraiment positifs à ce moment-là, et de s'isoler et de ne pas participer malheureusement à la fête cette année-là. Est-ce que le calme de Joe Biden vous a surpris ? Non, c'est bien. Les dirigeants politiques qui font confiance à la science et qui appuient, qui adosent leur politique sur la science, vous avez pu remarquer, sont plutôt des dirigeants qui sont paisibles, qui sont sereins, qui tiennent bien le gouvernail.

Et je pense que c'est de cela dont on a besoin car ça remplit de confiance. On peut être en opposition avec son gouvernement, mais au moins qu'on ait confiance dans les décisions qui sont prises et qui sont basées sur les consensus d'experts. Parce qu'ici, on est dans des domaines sanitaires qui sont complexes et où on a besoin des données les plus récentes de la science. Elles sont très évolutives et on voit que la nouvelle administration américaine fait vraiment confiance à ces scientifiques et non, je pense que c'est de manière à rassurer une grande partie de l'électorat américain.

Et dit même Biden que le vrai président des États-Unis, c'est Anthony Fauci, son conseiller en matière de Covid. Question de Xavier Patcalet. Je vous la pose à vous, Sophie Orange, puis l'avis du médecin Patrick Pelou. En quoi serait-ce gênant de se faire piquer tous les trois mois tant que le virus circule ? On vient d'entendre ce que disait Antoine Flau. Ce n'est pas parce qu'Israël le fait qu'on va le faire. Est-ce qu'il y a une lassitude ? Est-ce que ça poserait des problèmes de réception, d'acceptation au bout d'un moment ? Je pense que la première notion pour accepter tous ces rappels, il faut qu'il y ait une validité scientifique.

C'est-à-dire se faire piquer, injecter un vaccin tous les trois mois si ça n'est pas nécessaire. Je pense que très vite, les gens se lasseront. S'il y a une obligation parce qu'on voit que la protection diminue au fil des mois, les gens adhéreront plus et iront se faire vacciner. Après, c'est vrai que jusqu'à maintenant, on avait dit que le schéma vaccinal complet, c'était deux doses avec un rappel. Maintenant, on voit qu'on est glissé schéma vaccinal complet, c'est trois doses. Voilà, il y aura une lassitude au bout d'un moment. Donc, ajustons les rappels sur vraiment des solides bases scientifiques. On peut la comprendre, la lassitude.

Je disais, la vaccination a commencé il y a un an, mais la crise, elle dure depuis deux ans. La science ne peut pas être une lassitude. Ce qui est lassant, c'est justement le fait qu'on soit dans une pandémie et qu'on est dans un monde ultra-moderne avec une communication tous azimuts. Les journalistes font leur travail. On a augmenté la connaissance collective et journalistique en matière de médecine. Donc, c'est sûr que la lassitude... Moi aussi, j'en ai ras-le-bol, évidemment. Mais c'est comme ça. Alors, il ne faut pas... Moi, je crois que je ne suis pas en position pour faire justement des plans un peu de science-fiction. En gros, j'en définis deux à l'heure actuelle.

Un, Omicron n'est pas aussi pathogène que ce qu'on croyait et le vaccin fait face. Auquel cas, on n'a pas de saturation dans les hôpitaux. Auquel cas, il n'y a pas l'idée... C'est une hypothèse. C'est une hypothèse. Et auquel cas, dans cette hypothèse, il n'y a pas de reconfinement. Et ça suit son cours. Et comme disaient le professeur Flau et Sophie Orange, on a l'hypothèse de savoir comment évoluera l'immunité, etc. On verra en fonction de ce qui se fait en Israël, aux Etats-Unis, etc. Donc, voilà.

Deuxième hypothèse, on a une saturation des hôpitaux parce qu'Omicron touche en premier lieu les non-vaccinés qu'on retrouve et on sature parce que si on a même 10% des 5 millions de personnes non-vaccinées qui se retrouvent en réa, on sature l'hôpital. Auquel cas, scénario catastrophe, il faut reconfiner, etc. Ça serait dommage. Ça serait dommage. C'est pour ça que j'insiste sur le fait qu'il faut vacciner. Déjà, pensons à cette première dose. Pensons à la revaccination avant d'émettre l'hypothèse d'une quatrième injection. Autre question à propos de l'étranger. Nicolas Béraud, est-ce que Chine et Russie sont touchés par la vague d'Omicron ?

Ils vont sans doute l'être comme tout le monde entier. Ils ont une particularité, la Chine et la Russie, c'est qu'ils n'ont pas les mêmes vaccins que nous. En Russie, c'est essentiellement Spoutnik. En Chine, c'est essentiellement les deux vaccins chinois, Sinovac et Sinopharm. Et pour l'instant, les premières données sur l'efficacité des vaccins chinois contre Omicron sont très mauvaises. Très mauvaises. Sur la Russie, on n'a pas vraiment de données pour l'instant et on peut craindre, en tout cas, les scientifiques craignent que dans ces pays-là, avec ces vaccins-là, la situation soit encore plus difficile que chez nous.

Parce que chez nous, avec Omicron, comme ça a été dit tout à l'heure par le professeur Flau, les premières données qu'on a, deux doses face à Omicron, l'efficacité est vraiment réduite. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'une dose de rappel permet de faire remonter l'efficacité à un très bon niveau. On estime avec les données qu'on a que contre l'infection, c'est à peu près 75% et contre les formes graves, ce serait davantage. Mais ça, c'est avec une dose de rappel de vaccins à ARN messager, Pfizer ou Moderna.

Avec d'autres vaccins, on a très peu de données et c'est pour ça que dans ces pays-là, lorsque Omicron sera devenu dominant, ce qui sans doute arrivera, comme ça va être le cas dans les prochains jours en France et en Europe, la situation pourrait être plus compliquée. Et juste, si je me permette de compléter un tout petit mot sur la quatrième dose, dans son dernier avis, le Conseil scientifique, lui, il estime que si des doses de rappel, donc quatrième voire cinquième, sont nécessaires à terme, il pense que ce sera uniquement pour les personnes âgées ou fragiles et pas pour toute la population.

Et en Israël, pour l'instant, il commence, on l'a dit, par les 60 ans et plus, par les soignants, par les personnes immunodéprimées. Pour l'instant, là-bas, les experts en charge de la stratégie de vaccination disent qu'il n'y a pas lieu, scientifiquement, de faire une quatrième dose pour tous. On verra comment ça se passe. Naïla Latrousse, avant de parler d'économie avec le prochain reportage, juste puisqu'on vient de passer à l'étranger, la France, au fond, est dans une position, disons, médiane. On a la Grande-Bretagne qui est relativement ouverte, les Pays-Bas qui confinent. Et en France, on essaye de trouver une position médiane avec une quasi-obligation vaccinale.

Ce n'est pas obligatoire, mais la pression est vécue comme une forme d'obligation vaccinale.

45:23
Gabriel Attal

Oui, Patrick, on nous disait qu'on a tous amélioré nos connaissances médicales. On a tous amélioré aussi nos connaissances, ou en tout cas, notre semblant de connaissances ou notre semblant de maîtriser les politiques de santé publique. Et donc, effectivement, c'est aussi l'un des écueils auxquels fait face le gouvernement, c'est qu'on compare les politiques de santé publique. Alors, avec la Grande-Bretagne et les États-Unis, avec les limites aussi que cela peut avoir, effectivement, ce sont des pays plus ouverts, mais ce sont des pays qui n'ont pas le même système de santé que le nôtre, qui n'ont pas la même couverture médicale.

C'est-à-dire que le principe de responsabilité individuelle, vous prenez un risque, vous le payez plein pot, si vous me permettez de parler de manière un peu triviale, il est beaucoup plus poussé. C'est inenvisageable en France. C'est le problème éthique que soulevait Patrick Peloux. Vous ne pouvez pas dire à une personne qui a fait le choix de ne pas être vaccinée, « Écoute, c'est ta responsabilité, je ne te soigne pas, je vais aller soigner quelqu'un d'autre. » C'est impossible. Donc, la limite, en fait, de la comparaison à l'international, elle est là.

Ensuite, vous avez tout simplement des gouvernements qui ne font pas les mêmes choix et c'est aussi leur liberté, on va dire, en tant que gouvernant. Le Portugal, beaucoup plus vacciné que la France, 89% de couverture vaccinale sur des schémas complets, fait un choix, on va dire, le principe de précaution, il est beaucoup plus poussé dès le 25 novembre, on annonce qu'à la rentrée, il y aura une semaine de télétravail obligatoire, une semaine de fermeture des écoles pour être capable de tracer, entre guillemets, les contaminations après un brassage de population, après les fêtes.

Ce n'est pas le choix de la France où Emmanuel Macron fait un autre choix qui est de dire, bon, on n'est pas trop mal couverts, on est en train de lancer la troisième dose, on va miser sur le fait que les uns et les autres seront responsables pendant ces fêtes armés de ce vaccin, c'est-à-dire que sans le vaccin, l'année dernière, la responsabilité individuelle avait fonctionné. On se dit qu'avec le vaccin, en tout cas à l'Elysée, ça peut fonctionner davantage.

Et troisième écueil, si je puis me permettre, pour Emmanuel Macron, c'est qu'on arrive à la présidentielle et que donc de fait, la pression politique de la part des oppositions est aussi beaucoup plus forte sur les deux aspects précédents, c'est-à-dire qu'on va aller comparer ce qui se passe à l'étranger, on va dire qu'il n'y a pas assez de visibilité et effectivement, en période épidémique, donner un cap sur cinq mois, six mois, un an, on le voit, c'est compliqué et en période de présidentielle, ça peut jouer au détriment du sortant d'Emmanuel Macron.

47:31
Présentateur

Sophie Orange, j'ai vu votre petit signe, je vous donne la parole après le reportage, on aura encore le temps de prolonger. Parmi les métiers qui souffrent tout particulièrement de cette fin d'année sous Covid, il y a les traiteurs. Ceux qui organisent des réceptions ont perdu 70% de leur chiffre d'affaires en décembre. Illustration à Chaville, en région parisienne, avec Laszlo Gellaber, Stéphane Lopez et Benoît Thibault. Chez ce traiteur de région parisienne, l'ambiance est plutôt morose. En temps normal pendant les fêtes de fin d'année, c'est le coup de feu pour préparer des cocktails et des buffets réservés par les entreprises.

Mais ce jour-là, une seule commande, un plateau de fruits frais. Et c'est bien ce qui agace le responsable, Christophe Dehé.

48:15
Invité

C'est pour quelle heure ça ? C'est après-midi. C'est après-midi ? À quelle heure ça part ? 16h ? 16h, ouais. Ok. Depuis deux, trois semaines, on tourne à une moyenne d'environ une cinquantaine de repas. Habituellement, à cette période-là, on est à 250, 300. Et ça, c'est du jamais vu ? Ah non, c'est du jamais vu.

48:33
Présentateur

D'une façon très anecdotique, septembre, octobre sont les deux meilleurs mois de la vie de l'entreprise depuis 20 ans. Et novembre, décembre vont être les deux mois les pires. En septembre, la demande explose. Christophe Dehé embauche six salariés, investit 40 000 euros dans du matériel flambant neuf. Mais début décembre, le gouvernement demande d'éviter les rassemblements. Par précaution, les entreprises annulent leurs événements. En quelques jours, Christophe Dehé et son épouse voient leur carnet de commandes se vider et celui des annulations se remplir. Vous avez là, regardez.

49:07
Invité

Qu'est-ce que c'est ça ?

49:08
Présentateur

Voilà, c'est le classeur des annulations des commandes. Donc il y a quoi dedans des annulations de commandes ? Toutes les annulations dernières sur la prévision de décembre, janvier. 100 000 euros perdus en une semaine, 20% de leur chiffre d'affaires sur l'année. Un coup dur pour cette PME familiale créée il y a 19 ans.

49:26
Invité

Vous voyez, ce matin, on a eu deux annulations. Une qui est arrivée à 23h hier soir et une qui est arrivée ce matin. Des clients qu'on connaît très bien avec qui on travaille depuis 20 ans. C'est compliqué de leur dire je vais vous faire payer la totalité. Non, mais nous, on a la marchandise et on a le personnel qu'on a fait venir ce jour-là qui s'est levé et à qui on n'a plus de travail à donner.

49:46
Présentateur

En attendant, ils essayent de s'arranger comme ils peuvent avec leurs fournisseurs.

49:50
Invité

Christophe, tu essayes de voir si on peut annuler l'arrivée du champagne. Là, on ne pourra pas... Là, ça va nous coûter trop cher. On va avoir ce stock de champagne qui va nous rester.

49:59
Présentateur

Des traiteurs, aux agences d'événementiel, la reprise épidémique paralyse tout un secteur déjà éprouvé par de longs mois d'inactivité. Stanislas Surin dirige cette société de 200 salariés spécialisés dans des prestations techniques.

50:13
Invité

Vous la connaissez ou pas la consommer ? Celle-là,

50:15
Présentateur

c'est la première fois que vous l'avez sorti ? Celle-là, oui. Cérémonie de vœux, arbre de Noël, spectacle, la période des fêtes est censée être la plus mouvementée de l'année. Mais cette fois, l'immense entrepôt de 18 000 m2 semble endormi.

50:34
Invité

Aujourd'hui, vous avez des caisses de transport dans lesquelles il y a du matériel de son, de lumière, d'électricité et de vidéo. Ce matériel, il est en train de mourir sur les étagères car aujourd'hui, notre activité est à l'arrêt et là, c'est le calme plat.

50:49
Présentateur

Sur les 1 500 événements prévus en décembre, 800 ont été annulés. Même scénario pour janvier et février. Les pertes financières sont colossales.

50:58
Invité

On peut l'estimer à peu près à 6-7 millions d'euros. Donc c'est énorme. Pour nous, au-delà du chiffre d'affaires, c'est des opérations qui ne se referont pas. Donc c'est du chiffre d'affaires qui est perdu. C'est clair que quand on fait une fête de Noël pour une fête de fin d'année, on ne va pas la faire à Pâques.

51:17
Présentateur

Aux conséquences économiques, s'ajoute la lassitude des employés. Thomas Constantien devrait être en train de travailler sur un projet mais celui-ci a été annulé.

51:26
Invité

C'est quand ta première date en janvier ? C'est quand ? La prochaine date en janvier, ça ne va pas être tout de suite, ça va être fin janvier, je pense.

51:33
Présentateur

Son quotidien se résume à nettoyer le matériel ou entretenir les projecteurs. Pas de quoi illuminer ces longues journées.

51:40
Invité

Qu'est-ce qui manque ? Le terrain, l'activité, gérer le personnel, gérer les livraisons et puis installer matériel, travailler, travailler, travailler. Il y a cette frustration de voir que les événements s'annulent malgré qu'on a les compétences, les talents qui sont là,

51:55
Présentateur

on a le matériel disponible et on a tout le protocole sanitaire que l'on maîtrise parfaitement. Promesse du gouvernement à partir de 50% du chiffre d'affaires perdu en décembre, les coûts fixes seront pris en charge. Un coup de pouce pour ces professionnels mais eux n'ont qu'un seul vœu, travailler de nouveau normalement. Et voilà, voilà pour ce reportage. Question sur les conséquences économiques, Nicolas Béraud. Omicron, d'abord les règles pour l'isolement avec Omicron, quelles sont-elles ? Et on imagine que si on est à 100 000 cas par jour, ça va faire des absents dans les entreprises.

Je parlais ce matin avec un professeur de santé publique qui me disait le risque de surcharge des hôpitaux, il est présent, mais on est face à une nouvelle problématique qu'on n'avait pas eue jusqu'auparavant parce qu'on n'a jamais eu autant de cas positifs recensés chaque jour. C'est celle d'avoir trop de personnes isolées et donc avec des entreprises qui sont en difficulté parce qu'elles ont, je ne sais pas, 3 salariés sur 10 qui soient isolées par exemple. Donc pour ce qui est des règles, si on est testé positif, on doit s'isoler pendant 10 jours. Si on n'est qu'à contact et vacciné, depuis cet été, on ne devait plus s'isoler.

Mais depuis qu'Omicron est arrivé, la règle, c'est que si on n'est qu'à contact d'une personne infectée par Omicron, on doit s'isoler pendant 17 jours si on partage le domicile de la personne positive. 17 dans le foyer. 17 jours si on partage le foyer de la personne positive et sinon 7. Mais bon, ça fait un isolement qu'il n'y avait plus avant Omicron. Or, on sait qu'Omicron, il va devenir dominant en France dans les jours à venir. Là, il représente 20 à 30% des nouveaux cas. Donc résultat, on a 55 000 cas positifs par jour en moyenne. Ça devrait augmenter. Tous ces gens-là, ils doivent s'isoler. On a plusieurs cas contacts par cas positifs. Souvent, c'est Omicron.

Donc ces gens-là doivent aussi s'isoler. Et du coup, le risque, et on le voit au Royaume-Uni, au Royaume-Uni, il y a des théâtres ou des musées qui doivent réduire leur activité. Le risque, c'est d'avoir des entreprises qui n'ont pas forcément un problème de demande, comme là, on a vu les traiteurs, les restaurateurs, où il y a des clients qui annulent, etc. Mais d'avoir aussi des entreprises qui doivent un petit peu réduire leur activité parce qu'elles ont un salarié en moins pendant une semaine ou deux salariés en moins pendant plusieurs jours. Sachant que le télétravail n'est pas possible partout. Et à l'instant, ce sont les salles de spectacle qui vont fermer en Belgique dimanche.

Patrick Pelou, vous pouvez lui dire un mot ? Ce protocole est très juste, il est très bien expliqué, mais inapplicable à l'hôpital parce qu'on n'est qu'à contact ipso facto parce qu'on soigne des malades du Covid, on en croise tout le temps, j'en croise tout le temps. S'il fallait que je m'isole à chaque fois sur la règle de 7 jours, 17 jours, c'est impossible. Alors c'est pour ça que nous, ce qu'on utilise, et ça c'est important à le signaler, les masques chirurgicaux, c'est bien, mais vous avez le FFP2, l'espèce de masque de canard. De canard. Voilà.

Et si vous avez des notions ou des possibilités ou des comptages ou des personnes qui sont particulièrement vulnérables, il vaut mieux utiliser le fameux FFP2 plutôt que le masque chirurgical. Sophie Orange, oui, vous vouliez dire ? Sur la règle des cas contacts, je pense qu'objectivement, même nous, qui suivons ça tous les jours, on a du mal à s'y retrouver. Je pense que quand on parle à des amis, tout le monde est complètement perdu. Moi, j'ai même entendu des personnes dire « Je suis arrivée dans un endroit, je me suis découverte positive, du coup, j'ai repris le train dans l'autre sens le lendemain pour rentrer chez moi.

» Bien non, quand on est positif, on reste au même endroit pendant 7 jours. C'est ce que je vous raconte là. Et vécu par quelqu'un qui est informé, qui pensait bien faire, je suis allée m'isoler chez moi. Oui, mais dans le train, j'espère que les voisins ont gardé le masque. Est-ce que lui a gardé le masque ? Je pense que sur les cas contacts, il faudrait quand même réexpliquer cela parce que vraiment, il y a une grosse confusion et même dans les entreprises, dans certaines entreprises, je pense qu'en certains cas contacts, tu n'es pas vraiment cas contacts, tu peux peut-être rester quand même.

Enfin voilà, il y a quand même une sorte d'arrangement avec la règle et un peu du flou et aussi un embroglio parfois pour comprendre les règles. L'enjeu économie et politique, si j'ose dire, Naïla Latrousse, c'est quoi ? On se prépare une campagne sous Covid, ça veut dire qu'on a un Emmanuel Macron qui ne va pas pouvoir parler d'autre chose. Est-ce que ça l'arrange ? Est-ce que c'est un problème ?

55:50
Gabriel Attal

Alors, moi j'ai posé la question très concrètement à l'entourage d'Emmanuel Macron en disant au final est-ce que la crise sanitaire, une présidentielle sous crise sanitaire, ça profite au sortant parce qu'assez régulièrement on a tendance à dire qu'en temps de crise, c'est celui qui tient le manche, c'est celui qui est en charge qui de fait apparaît comme étant le capitaine en pleine tempête et donc qu'il est reconduit au final qu'il est bien ou mal géré, on ne veut pas changer. C'est une espèce de théorie de loi d'airain de la sociologie politique. Alors, je peux vous dire qu'ils sont au contraire très très inquiets autour d'Emmanuel Macron que cette règle ils n'y croient pas du tout.

Moi ce qu'on m'explique c'est que l'un des points forts du bilan d'Emmanuel Macron qu'il souhaitait mettre en avant c'était l'économie, le recul du chômage, les effets du quoi qu'il en coûte, le fait que la France redevienne attractive qu'il y ait des investissements.

Mais si vous prenez une vague Omicron avec effectivement des entreprises contraintes au chômage technique ça va non seulement compliquer la défense du bilan mais ça risque de désorganiser de manière durable l'économie parce que, encore une fois on est en train de parler Nicolas Béraud parlait des salles de spectacle imaginez les transports demain la RATP, la SNCF qui n'aurait plus de contrôleurs qui n'aurait plus de conducteurs ça arrive en Grande-Bretagne on est en train de réorganiser des tours de transport public parce que justement trop de personnel atteint j'ajoute un deuxième point en un mot s'il vous plaît la présidence française de l'Union Européenne très importante dans la campagne d'Emmanuel Macron si vous vous retrouvez sur une présidence française de l'Union Européenne où tout se fait par visioconférence où chaque pays prend ses décisions de son côté où il n'y a pas de coordination pareil, vous ne pouvez pas faire campagne sur ce thème là donc les deux éléments forts sur lesquels comptait Emmanuel Macron peuvent être complètement percutés par ce variant Omicron

57:25
Présentateur

Allez, nous en revenons à vos questions Sophie Orange la sécurité sociale fait-elle pression auprès des non-vaccinés dont elle a connaissance puisque tout le monde a un numéro d'assuré ? Alors qu'est-ce que ça veut dire faire pression ?

Oui, la sécurité sociale envoie des SMS sans doute à envoyer des millions de SMS à envoyer des courriers à envoyer des mails appelle les gens met en place des numéros dédiés voilà, je ne sais pas quel sens derrière je ne pense pas que les SMS se soient faits de vous vacciner Je pense que les SMS c'est voilà le numéro à appeler pour prendre rendez-vous voilà, il y a toujours un souci quand même avec ces 5 millions 700 000 personnes qui ne sont pas vaccinées dont 500 000 qui ont plus de 80 ans il faut aller les chercher ça augmente un tout petit peu tout petit peu il y a à peu près 20 000 premières injections chaque jour ça monte un tout petit peu depuis l'annonce du pass vaccinal mais tout cela est très lent Pourquoi ne pas mettre en place la gratuité de l'autotest au moins pendant la période des fêtes ?

Antoine Flau nous disait tout à l'heure qu'il était pour Patrick Pelou ?

Oui bien sûr bien sûr mais ça c'est intéressant alors l'autotest il faut savoir quand même qu'il faut bien se tester c'est pas juste je mets la barrette dans le nez comme si je me grattais le nez c'est pas ça c'est un peu spécifique donc il faut faire un test il faut qu'il soit bien fait mais pourquoi pas mais la gratuité ça permettrait de tester largement Oui oui mais il y a déjà la gratuité attention la gratuité pour ceux qui sont vaccinés c'est gratuit il ne faut pas oublier les enfants c'est gratuit Nicolas Béraud Oui ça avait été envisagé ça avait filtré parmi les annonces possibles de vendredi de rendre par exemple un ou deux autotests gratuits pour les vacciner ça n'a pas été mis en place Olivier Véran disait notamment samedi matin que c'était en raison d'une fiabilité moins élevée avec les autotests qu'avec un test classique mais pardon les autotests ne sont pas gratuits non à 4,50 euros entre 4-5 euros en pharmacie fiabilité professeur Flau de l'autotest on ne sera jamais aussi précis on n'enfoncera pardon jamais les couvillons aussi loin aussi précisément qu'un professionnel de santé non mais même c'est d'ailleurs bien on n'enfonce pas loin les couvillons il fait 2 cm vous le mettez il faut gratter un tout petit peu avec les couvillons des deux narines en tournant 3 ou 4 fois à chaque fois c'est pas douloureux du tout c'est facile à faire soi-même et c'est fiable c'est d'autant plus fiable que vous êtes contagieux c'est à dire que si vous avez beaucoup de virus dans votre nez alors vous êtes plus contagieux vous avez une charge virale plus élevée et c'est positif donc je pense que bien entendu il peut être négatif et vous pouvez quand même être porteur mais ça arrive aussi avec les PCR donc il y a également ce problème de faux négatif donc je crois que non c'est toujours vous savez il ne faut pas chercher depuis le début de la pandémie on regrette parfois que les mesures ne soient pas efficaces à 100% il ne faut pas chercher le risque zéro si vous voulez un risque zéro alors c'est Noël sur Skype ou sur Zoom si vous voulez passer Noël en famille avec vos amis alors vous voulez peut-être réduire les risques et vous réduisez les risques en étant vacciné en pratiquant des autotests en n'étant pas trop nombreux en ventilant bien voilà en aérant et puis peut-être en mettant des masques si jamais vous ne buvez ni ne mangez je dirais que c'est un petit peu ça et tout ça ne garantit pas un risque zéro mais ça réduit le risque et ça contribue à réduire le risque Neila Latrousse l'opposition est globalement contre ce qu'annonce le gouvernement d'abord est-ce le cas et si c'est le cas que proposent les différents partis

1:00:57
Gabriel Attal

alors pas forcément sur la transformation par exemple du pass sanitaire en pass vaccinal mais effectivement globalement l'opposition c'est ce qu'elle porte comme message c'est de dire on n'a pas assez anticipé c'est à dire que plus globalement on est sur une position qui n'est pas dans la gestion de crise immédiate dans la gestion de l'urgence mais vous allez avoir la France insoumise qui va dire il fallait augmenter le nombre de lits à l'hôpital ou recruter plus de soignants une Valérie Pécresse qui explique qu'il fallait réorganiser l'hôpital en ayant moins d'administration plus de soignants aussi sur le terrain mais globalement on n'est pas dans le personne dans l'opposition ne réclame par exemple un confinement là dans l'immédiat personne dans l'opposition ne dit il faut revenir sur la stratégie vaccinale vous avez ici ou là effectivement des velléités de rendre plus de tests gratuits de dire bon on a peut-être eu tort de trop miser sur la vaccination et pas assez sur le test le contact tracing etc mais globalement en fait ça se joue vraiment sur des curseurs ça ne se joue pas sur la philosophie globale de santé publique

1:01:53
Présentateur

et quand je vous disais qu'on passait une partie de nos vacances de Noël avec Gabriel Attal il vient de dire que l'élection présidentielle aurait bien lieu comme prévu combien de temps faut-il pour adapter un vaccin à ARN messager à un nouveau variant qu'est-ce qu'on peut en dire pour l'instant il faut plusieurs mois Pfizer et Moderna dès les premiers jours après l'identification de ce variant Omicron fin novembre ils ont dit qu'ils travaillaient sur un nouveau vaccin qui serait adapté à Omicron pour l'instant il faut quand même bien dire on n'est pas certain l'agence européenne des médicaments l'a dit cette semaine Anthony Fauci le conseiller de Joe Biden il a dit il y a quelques semaines on n'est pas certain qu'un nouveau vaccin spécifique à Omicron sera nécessaire lorsqu'il sera mis au point sans doute au début du printemps peut-être que les rappels des vaccins qu'on connaît qui marchent bien Pfizer, Moderna suffiront on peut rappeler quand on parle de 80-90% d'efficacité contre les formes graves par exemple oui c'est un peu moins que les 95% ou les 98% qu'on aurait pu espérer sur Omicron mais le critère de l'OMS par exemple pour approuver un vaccin c'est 50% on oublie que 90% c'est déjà extrêmement bon donc qu'est-ce qu'il faudra si jamais ce 90% se confirme avoir un rappel d'un nouveau vaccin spécifique sur ce variant on ne sait pas encore d'autant qu'il peut toujours y avoir de nouveaux variants et dans ce cas là on fait quoi avoir ?

Sophie Oran-Chacan l'antiviral efficace et peu coûteux nous demande Vincent dans les Hauts-de-Seine la recherche paradoxalement on pourrait dire est allée un petit peu moins vite il y a des médicaments qui arrivent sur le marché qui sont finalement décevants donc très clairement cette partie là de la lutte contre l'épidémie est sans doute faible et en tout cas est décevante par rapport à tous les investissements toutes les recherches qui ont été lancées la pilule Pfizer vient d'être acceptée aux Etats-Unis ça fait partie des informations de cette fin d'après-midi Professeur Flao question d'Abdel Laïd dans le Oise peut-on encore parler d'immunité collective dans la mesure où plus de 80% de la population est vaccinée et que les contaminations perdurent ?

Alors on ne peut pas parler d'immunité collective au sens où ça va nous bloquer tout démarrage d'épidémie puisque partout on voit même en Israël ou même chez nous on voit des démarrages épidémiques alors qu'il y a une très grande couverture vaccinale en revanche ce que l'on voit c'est que cette immunité collective acquise par la vaccination et aussi d'ailleurs par l'infection naturelle protège beaucoup les gens contre les formes graves et les formes sévères et il y a quand même beaucoup moins d'hospitalisation beaucoup moins de décès que ce que l'on aurait eu si on n'avait pas eu cette immunité collective Patrick Pelou vous avez 15 secondes tous nos voisins réagissent face à la déferlante Omicron pas nous en tout cas un peu moins pourquoi ?

pour sauver le réveillon du nouvel an non non non j'ai dit 15 secondes je le répète 15 secondes réagissent très bien parce que justement on évite d'avoir cette pensée de confinement comme ça a été dit tout à l'heure fort justement on n'est pas comme les autres pays parce qu'on a fait différemment et je pense que là on est en train de jouer on va tout savoir dans les 15 jours on va tout savoir dans les 15 jours et l'urgence actuellement c'est d'anticiper ça au niveau des hôpitaux merci à tous les 5 d'avoir participé à cette émission qui se termine bravo qui se termine ainsi elle sera rediffusée à 22h40 vous pourrez réécouter les 15 secondes de Patrick Pelou je vous retrouve demain avec grand plaisir bonne soirée sur France 5