Travail le 1er-mai : Les syndicats vent debout
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
ici au Sénat et on va revenir sur ce résultat avec vous Elisabeth Martichoux, bonjour merci d'être avec nous et Yves Tréard, bonjour Yves, merci également d'être avec nous, alors on le disait c'est un écart très large, alors Alors, les sondages donnaient ces derniers temps Peter Maguiar vainqueur. Mais quand même, qu'est-ce qu'on retient de ce résultat ? Est-ce que c'est un vote anti-Orban ou est-ce que c'est au-delà, Elisabeth C'est l'usure du pouvoir d'abord qui est sanctionnée. 16 ans au pouvoir pour Orban, c'est beaucoup.
Un de mes amis qui était en Hongrie il y a quelques jours me disait d'abord à quel point quand même...
Alors il n'était pas allé dans les régions reculées de la Hongrie mais à Budapest en tout cas on était pro-européens. On avait envie de revenir dans un giron anti-russe, si on peut dire, anti-Poutine. Et par ailleurs ce qui avait beaucoup frappé, ce que je trouvais intéressant c'est que la visite du vice-président américain Jay Devens avait été un flop quand même assez...
C'est pas impressionnant mais il attendait Trump, Orban, pour peut-être lui donner un petit peu d'élan. Alors l'écart est important. Il y avait quand même une envie de passer à autre chose, relatif l'autre chose, parce qu'il est conservateur.
Mais sur le plan européen, sur le plan de la corruption et de l'état de droit. Ce sont les points sur lesquels effectivement les Hongrois avaient envie de passer à autre chose, oui, une alternative, mais ça n'est pas une révolution. La Hongrie ne bascule pas, elle change de prisme en ce qui concerne l'Ukraine, ça c'est vrai, et elle l'en On avait assez, me disait-on, de la corruption.
Et enfin, l'attirance d'Orban pour Trump a aussi été sanctionnée, je – Et effectivement, est-ce qu'on va vers un vrai tournant ? Peter Maguire vient du Fidesz, le parti de Viktor Orban. Est-ce qu'il va opérer vraiment un virage à 180 degrés on va voir faut pas oublier effectivement qu'il a ce passé là que il ya deux trois ans il était encore assez proche de victor orban alors ce qui moi ce qui m'intéresse dans cette histoire est-ce que c'est un premier revers où le signe d C'est un recul du populisme.
Victor Orban, Donald Trump, qui n'est pas non plus dans une situation très confortable aujourd'hui, si j'en crois les sondages, aux Etats-Unis. Est-ce que cette période là qui a été quand même ces dernières années avec un populisme triomphant ici et là est-ce que c'est pas le début d'un le début d'un tournant on va voir je j'ai ce qu – Est-ce qu'avec des conséquences dans d'autres pays de l'Union européenne ? À commencer par la France, est-ce que c'est aussi une mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen et Jordan Bardella ou pas ? – Non, chaque pays a sa particularité, sa singularité.
Je ne dirais pas ça, mais je m aperçoit aussi que Mme Mélanie, elle a aussi quelques petits problèmes. Enfin bon, c'est intéressant de voir qu'on est peut-être dans une nouvelle phase, je ne sais pas. On verra ça.
Pour la Hongrie, ce qui est important, c'est que la Hongrie, M. Maguiar l'a dit, il veut vraiment la marrer à l'Europe. Je crois qu'elle va recevoir les milliards qui sont bloqués et que M.
Orban, par sa politique, il y a 18 milliards de pré-européens. Ça va peut-être changer aussi le quotidien des Hongrois, on va voir. Il faut qu'ils fassent ça aussi avec habileté et doité pour pas qu'on ait le sentiment d'une chasse au sorcière dans les administrations et qu'il y ait une nouvelle, un esprit de purge.
Ça serait, je pense, assez maladroit. Ce qui est intéressant, c'est qu'effectivement, le courant populiste n'est pas une vague irréversible, irréductible, inévitable. Contrairement à ce que G.
Devens à Munich est venu plaider. Le populisme, quand il est au pouvoir, et c'est le cas d'Urban, le cas de Mélanie que vous citiez, il est sanctionné. Comme d'autres le sont, évidemment, et d'autres courants politiques.
Donc non, il n'y a pas, je dirais, une une aspiration totalement déconnectée de l'épreuve du pouvoir, du populisme, ce n'est pas une idéologie qui s'imprime et qui s'impose comme ça, ex nihilo. Non, lorsqu'elle ne fait pas ses preuves, lorsqu'elle est usé. Parce que c'est vrai que la lecture quand même de l'échec d'Orban, il est beaucoup lié quand même au fait qu'il a passé 16 ans à la tête de la Hongrie, n'importe quel pouvoir.
Et avec un bilan à la fin, notamment sur le plan économique, qui était aussi difficile à vivre pour les Hongrois. Bien sûr. Et effectivement, de ce point de vue-là, c'est un chemin difficile pour le Nouveau Premier ministre, le futur Premier ministre hongrois.
Parce qu'il va falloir...
Alors, il va récupérer la manne européenne qui était bloquée par Ursula von der Leyen. Ça, ça va quand même être important pour le pays. Pour lui, effectivement, économiquement, pour revitaliser l'économie hongroise.
Ça fait aussi partie des promesses qu'il avait faites. Mais voilà. Non, mais justement, Ursula von der Leyen, c'est une des premières à se féliciter de la victoire de Peter Magyar, Emmanuel Macron, d'autres leaders européens l'ont félicité.
Mais est-ce qu'il faut vraiment s'attendre à un vrai tournant de la part de Peter Magyar, alors qui est certes plus pro-européen que Viktor Orban, mais sur l'Ukraine par exemple, il est moins pro-russe, mais il a aussi quelques réserves sur l'envoi d'armes, sur l'envoi de troupes. Est-ce que l'Europe n'attend pas trop de ce changement ? – Non, on attend.
Ce n'est pas l'Europe qui attend trop, c'est Zelensky qui souhaite effectivement que les flux d'aide soient plus pratiques et plus constants. On va voir… – Est-ce qu'il y avait un veto d'Orban aux dernières aides de 80 milliards ? – Sur le veto d'Orban… – On va voir, il y avait un veto d'Orban aux dernières aides de 80 milliards. – Sur le veto d Orban, ça change quand même pas mal de choses, on va voir.
Mais ce qui est important de savoir, c'est comment vous changez l'état d'esprit d'une administration, d'un état profond qui, au bout de 16 ans, avait pour beaucoup adopté les réflexes d'Urban et était complètement à la main d'Urban. Il faut savoir si vous arrivez à changer ça rapidement, je ne crois pas. Je crois que ça va être compliqué, je crois que M.
Maguiar va avoir beaucoup de travail et ça va être assez difficile pour lui de changer les mentalités. – Par exemple, pour Zelensky, c'est mieux que si c'était pire. Au moins les 90 milliards, ils vont pouvoir être réfléchées vers l'Ukraine, alors que l'administration américaine, on le sait, a inséré les cordons de la bourse.
Donc oui, tout n'est pas gagné, de toute façon, dans un contexte où rien est acquis, tout est incertain, on ne sait pas où on va, mais quand même, voilà, c'est quand même un verrou qui saute. Est-ce que, alors, c'est une mauvaise nouvelle pour Donald Trump ? C'est aussi une mauvaise nouvelle pour Vladimir Poutine.
Victor Orban, c'était un peu la courroie de transmission de Vladimir Poutine au sein de l'Union européenne. Oui, certes, mais bon, il faut quand même relativiser ça, vous savez. La grande chose qu'on oublie, c'est que Vladimir Poutine, il a le temps avec lui.
Il est au pouvoir normalement jusqu'à 2035, il il ne peut pas le déloger. Contrairement à d'autres pays qui sont des démocraties, lui, il n'est pas usé par le temps, puisque les Russes ne contestent pas son leadership. Et c'est vrai que sur le terrain, on oublie un peu de le dire, mais les Russes actuellement avancent moins.
Déjà, ils n'avançaient pas beaucoup, mais avancent moins qu'ils n'avançaient par le passé. On va voir, mais c'est vrai, on est rentré dans une guerre qui est une guerre longue et ça ne va pas changer du jour au lendemain, je ne crois pas. Donc on va voir, surtout que l'attention est beaucoup portée sur d'autres fronts, comme vous le savez.
Est-ce que les Européens vont tenir leur promesse de soutien à Zelensky ? C'est une chose qu'il faut regarder le Est-ce que Vladimir Poutine a perdu un peu son atout maître au sein de l'Union européenne, Elisabeth ? On a toujours sous-estimé Vladimir Poutine.
Au début de la guerre, je me rappelle certains qui disaient qu'il était plus C'est plus près de la porte que de la promotion. Non, mais c'est exactement ça. C'est la profondeur stratégique de la Russie.
Le fait qu'il ait effectivement du temps. On voit bien qu'avec la crise, sur les hydrocarbures. Il peut récupérer aussi une partie de la manne.
Donc, rien n'est...
On voit bien aujourd'hui que ce qui était défavorable hier le devient aujourd'hui parce qu'il y a des crises multipolaires et que, donc, Vladimir Poutine, il est d'une habileté redoutable. Il a des alliés considérable. Il la joue assez habilement avec Washington, avec Donald Trump.
Donc Vladimir Poutine, il peut espérer...
Je pense qu'il n'arrivera jamais à Kiev. C'est pas possible. Il n'est pas arrivé au début, il n'y arrivera pas aujourd'hui.
Maintenant, récupérer les terres qu'il occupe depuis presque le début de la guerre, c'est une aspiration qu'il a et dont on On ne sait pas si elle aboutira, mais le temps joue pour lui, comme on le dit, et c'est vrai. Et on suivra effectivement les pommets-pas de Peter Magyar, le nouveau leader de la Hongrie. On va passer à l'actualité nationale, et c'est un Un texte qui suscite les crispations.
Texte d'origine sénatoriale, désormais défendu par Gabriel Attal qui veut autoriser les salariés qui le souhaitent à travailler le 1er mai. Ça ne plaît pas du tout au syndicat. Sébastien Lecornu a demandé aux ministres du Travail de les recevoir cet après-midi à 18h.
On va écouter ce matin la leader de la CGT, Sophie Binet. Ce passage en force avec ce tour de passe-passe parlementaire qui a été organisé par Gabriel Attal en alliance avec la droite et l'extrême-droite pour nous voler le 1er mai est inacceptable. Et donc ce soir, il faut des actes très forts et très clairs.
L'acte, c'est ne pas convoquer la commission mixte paritaire et s'en remettre à la démocratie sociale parce qu'on ne peut pas s'attaquer à une question comme celle du 1er mai en passant en force de cette manière. Une demande, encore une fois, c'est une demande du terrain. Les fleuristes, moi, à chaque fois je rencontre des fleuristes partout, pas uniquement à Paris, nous disent « mais vous vous rendez compte ?
C'est un non-sens. Le jour où on peut ouvrir, apporter du dynamisme dans les centres-villes, faire vivre les commerces, dynamiser les petites villes, les villes moyennes, où on peut faire travailler des gens qui ont envie de travailler, ce ne serait pas une obligation, mais il y a des gens qui ont envie de Travailler un jour férié, un 1er mai, pour vendre du muguet, pour vendre des bouquets, pour vendre des plantes. On ne va pas leur interdire cela.
Ça me semble vraiment absurde. – Voilà, on est sur deux conceptions et Sébastien Lecornu, qui se retrouve donc au cœur d'une bataille entre les syndicats qui défendent le fait de ne pas travailler le 1er mai, c'est un acquis social et qui dénoncent aussi la méthode, parce qu'il n'y a pas eu de débat vendredi à l'Assemblée. Le texte a été rejeté pour accélérer et puis Marlène Schiappa qui dit nous on fait remonter ce que nous demandent le terrain.
Franchement cette manoeuvre parlementaire n'est pas très heureuse, alors évidemment une majorité de Français écrasante est pour qu'on puisse travailler le 1er mai à condition que ce soit majoré sur la base du volontariat, travailler plus pour gagner plus c'est un slogan qui continue de prospérer 78 % je crois des Français donc à la limite on pourrait se dire il n'y a pas débat mais enfin ce ne sont pas les Français qui décident en l'occurrence Sébastien le cornu il veille sur le parlement comme le lait sur le feu, il a un budget à faire passer, il a peut-être des ambitions qu'il ne dit pas mais pour l'instant il a besoin de garder cette espèce de consensus auquel il était il était arrivé relativement pour le budget donc il voit cette manœuvre de Gabriel Attal qui consiste à faire rejeter le texte pour mieux le transférer à la commission mixte paritaire pour que les 7 sénateurs et cette députée puissent entendre sur le 1er mai dire les syndicats sont pas d'accord ah quelle surprise le toute la gauche se met ensemble évidemment et envisage une motion de censure dans le contexte parlementaire Franchement, je trouve qu'il y a un jeu de posture. Le 1er mai, même si la majorité des Français sont favorables à ce que les boulangeries et les fleuristes ouvrent, il faut faire un peu attention. C'est un petit symbole.
Un jour, il sera détrôné. Moi, je ne sais pas si je serai encore là. Mais un jour, on travaillera le 1er mai.
Ça, c'est sûr, ça va dans le sens de l'histoire. Mais dans le contexte, il fallait faire attention. Je trouve que la manœuvre est un peu grossière.
Et Sébastien Lecornu, il essaye de ne pas tout fracturer. Maintenant, il n'a pas besoin d'être censuré. Il a mal joué politiquement, Gabriel Attal ?
Oui, c'est sûr que ce n'était peut-être pas très habile, mais c'est un combat d'un autre siècle. C'est hallucinant qu'on en soit encore là. Et c'est pour cette raison que la France ne décolle pas, quoi.
C'est tragique. C'est tragique quand on écoute Madame Binet, mais on a l'impression...
C'est tragique, quoi. C C'est tragique. Mais ça peut aboutir à une colère sociale, à des manifestations le 1er mai et au-delà ?
Non, parce que finalement, vous apercevez que tout est parti d'une amende qui a été infligée à quelques commerçants, des amendes importantes. Il y en a un commerçant, je crois qu'il a dû régler 750 000 euros parce qu'il avait plusieurs boutiques et il était ouvert. Je crois que c'était un boulanger.
C'est hallucinant. Mais c'est proprement révoltant. C'est révoltant.
Mais la réalité, c'est qu'il faut que ça passe par le Parlement pour l'instant et qu'au Parlement, ça bloque. Et donc ce type d'opération, encore une fois, essayer de passer en force. Ça ne sera pas la première fois.
Non, mais ça n'a pas de sens aujourd'hui. Ça n'a pas de sens. Je veux dire 78 % des Français sont favorables de façon cadrée quand même.
En plus, c 'est pas obligatoire et c'est pas obligatoire. Et c'est pas obligatoire Alors bien sûr, les syndicats vont dire oui, mais ça veut dire obligation, on peut tordre la main. Bon, il faut encadrer.
C'est ce que Sébastien Lecornu dit à Jean-Paul Farandou, son ministre du Travail. Essayer de trouver une voie d'accès, pas de dérogation, seulement deux profession dans des dans un vraiment dans un contexte très encadré mais il doit convoquer cette fameuse cmp réunion de députés sénateurs parce que c'est ça qui est contesté ah oui c c'est justement contourner le débat c'est ça qui est contesté mais est-ce que politiquement il doit la convoquer dès demain c'est ce que demande Gabriel Attal, Hervé Marseille c'est ce que demande son camp ou est-ce que comme le disent les syndicats il ne doit pas la Sur le fond, il faudrait se débarrasser de cette histoire assez rapidement et puis qu'on autorise le travail pour ceux qui le veulent. Voilà, c'est ça la vérité.
C'est ce que pense Hervé Marseille, c'est ce que pense Gabriel Attal. Après, bon, il y a un jeu qui est entretenu par la gauche qui est malsain, me semble-t-il. C'est pour ça que la France en est là aujourd'hui.
Voilà. Et il peut parce que Sébastien Lecornu va passer. J'ai l'impression qu'à chaque On parle de la ligne de crête de Sébastien Lecornu.
Comment il s'en sort ? Il ne va pas se mettre ça sur le dos. Il faut dire les choses.
Je suis sûr qu'il est complètement d'accord. J'en ai pas parlé avec lui, franchement. Mais évidemment qu'il est mais il ne va pas se mettre ça sur le dos maintenant, donc c'est mort il y a un jeu de posture pré-présidentiel de la part de Renaissance c'est évident, même si sur le fond les convictions sont sincères mais tout le monde est d'accord pour ne pas le faire maintenant.
Simplement, on veut montrer que si on pouvait, on le ferait. Allez, dernier thème plus politique, puisqu'on l'a compris, la bataille pour 2027 est lancée samedi. Les militants républicains vaux sont prononcés sur la méthode de désignation de leur candidat et on va écouter Marlène Schiapaz ce matin qui dit que ce serait pas mal d'avoir un candidat qui va de Raphaël Luxemann jusqu'à Bruno Retailleau.
Pourquoi les bornes seraient-elles mises sur la droite et le centre ? J'entends des gens dire qu'il faut un candidat unique de Bruno Retailleau à Gabriel Attal. Mais pourquoi le candidat unique n'y a-t-il pas d'Edouard Philippe, par exemple, à Raphaël Glucksmann ?
C'est une question qu'on peut se poser. Il y en a qui disent d'Edouard Philippe à Sain-Racneuf aussi. Oui, alors vous aurez compris que c'est pas ma tasse de thé.
Donc vous vous dites qu'il faut que ça aille de Raphaël Luxemann à Bruno Rotaillot ? Non, non, non, la ligne politique de Bruno Rotaillot n'est pas la ligne politique que nous défendons chez Renaissance avec Gabriel Attal et avec tous ceux qui se sont engagés pour Emmanuel Macron depuis 2017. Comment la droite et le centre vont se sortir de cette situation ?
Il y a 50 nuances d'opinion. Chacun est à peu près d'accord pour dire qu'il faut un candidat unique, mais personne n'est d'accord pour dire comment et jusqu'où ? Oui, bien sûr.
Mais ça, ça va durer encore quelques temps. Je pense que jusqu'au jour où le départage se fera par l'instrument de mesure qui est celui des sondages. Et quand vous aurez un candidat qui potentiellement peut atteindre 15 ou 16 % et puis un autre qui ne pourra pas décoller et dépasser les 10 %, si la raison l'emporte sur l'émotion et sur la déraison, normalement celui qui n'arrive pas à décoller doit se retirer.
C'est ce que tout le monde espère d'ailleurs. Ceux qui sont favorables à cette voie-là. Mais on va voir.
Cela dit, c'est vrai que dans l'absolu, Marlène Schiappa, elle n'a pas complètement tort. C'est-à-dire que si vous avez, et admettons un candidat social-démocrate, centre-gauche, et un candidat de la droite et du centre, c'est-à-dire centre-droite, face à Mélenchon et à Bardella-Le Pen, je ne suis pas sûr que ces deux candidats de l'axe central puissent tirer leur épingle du jeu et être au deuxième tour. je pense qu'il ne leur faudra sans doute qu'un seul donc un seul de Glucksmann a oui même si effectivement le champ idéologique est quand même assez large mais je suis pas sûr qu'il y ait de la place pour beaucoup de monde.
Le problème, c'est que comme le seuil de qualification dans ce contexte de Trembleg est assez bas, s'il y en a deux qui se retrouvent autour de 12, 14, 15, ils vont vouloir jouer leur carte jusqu'au bout et donc ça va aller à décembre, janvier, février. Vous savez que la volatilité des électeurs, je veux dire, ça va se canaliser ou plutôt cristalliser très tard. Et donc, on aura deux candidats solidement campés et dynamiques dans leur campagne depuis des semaines.
Et au milieu, le départage, entre guillemets, ne sera fait qu'à la fin. C'est un risque considérable quand même pour que vraiment à l'ultime moment celui qui est juste devant puisse s'imposer avec ses idées. Ce camp-là aura peut-être été extrêmement usé, abîmé par cette incertitude.
Vous voyez bien que Gabriel Attal, lui, regarde à gauche. Édouard Philippe regarde plus à droite. On ne peut pas gagner, comme vous le Vous disiez sans cette partie droite, centre et sans cette partie gauche non plus.
Donc bon, si c'est trop tard, ça sera tard de toute façon. Mais si c'est trop tard, le match se fera sans eux. Voilà Donc, les sondages, c'est même pas sûr que ça puisse vraiment être l'arbitre décisif et surtout sûr pour ce socle commun.
C'est une élection très particulière. Certains disent que finalement, c'est...
Vous savez, on élimine au premier tour et on choisit au deuxième tour. Là, c'est le contraire. Peut-être qu'on va choisir au premier tour.
Choisir au premier tour celui qui pourra...
Celui qui pourra éliminer, pour ceux qui sont hostiles au Rassemblement national, qui pourra éliminer ou Jordan-Anne Bardella ou Mme Le Pen. Allez, on va terminer avec l'histoire du jour. Est-ce que vous avez déjà goûté du vin sans alcool ?
Non, pour ce qui me concerne, non. Non, j'ai eu plein d'échos. Un vin sans alcool, c'est pas du vin.
Ah, voilà, alors Alors, justement, l'histoire se passe au château Clos-de-Boire. C'est du Saint-Emilion. L'histoire, elle parle de vin, de panne de voiture et de joueur du PSG.
Là, vous vous dites que j'ai bu, mais pas du tout. Alors, on est en 2019. La fille du propriétaire du Le château Angélus tombe en panne de voitures entre Bordeaux et Libourne et le garagiste qu'il a des pannes est connecté à des clients du PSG. 15 jours après, il leur annonce que le PSG souhaite une cuvée désalcoolisée pour les loges et les repas d'affaires. 35 000 bouteilles quand même, on ne fait pas dans la demi-mesure.
Deux ans et demi plus tard, sortie de la cuvée Prince Oscar avec un logo co-designé par un graphiste du PSG. Alors, comme vous, Elisabeth, elle a eu du mal, c'est la fille du propriétaire, à faire accepter le concept de vin sans alcool. On lui disait que c'était pas du vin à sa famille, justement, qui parlait d'outrage aux traditions et de perte de valeur.
Mais finalement, c'est l'engouement des consommateurs qui l'a emporté. Et ils ont fini par admettre l'importance économique. Un vin désalcoolisé.
C'est un vin fermenté dont on a retiré l'alcool. Il est ramassé et vinifié de la même façon que le vin normal. Et après, il est désalcoolisé.
Et aujourd'hui, ça représente 30 % du volume annuel. Et contrairement à la consommation de vin traditionnel qui est en baisse, la consommation du sang d'alcool à vocation augmentée. Peut-être qu'il faudra qu'on s'y mette.
Oui, mais elle l'appelait autrement. Voilà. Alors il faut réfléchir à ce concept.
Comment on appelle du vin sans alcool. Merci beaucoup, Elisabeth. Merci.
Merci à tous de nous avoir suivi. On sent complètement très bonne journée.
Gabriel Attal