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InterviewMarion Maréchal· 7 mars 2021 57 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSantéÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

RELIGION, BIEN COMMUN ET IMMIGRATION : MARION MARÉCHAL SUR FRANCE INFO TV

Source d'origine 8 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:44OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous trouvez que le gouvernement est arrivé à un bon équilibre entre santé et liberté ?

  • 5:45RelanceÉludée

    Vous trouvez qu'on a privilégié la santé par rapport à la liberté ?

  • 7:56FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous rouvririez les restaurants en France ?

  • 8:34FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous dites « Tout le monde doit aller se faire vacciner » ?

  • 10:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut rendre le vaccin obligatoire pour les personnels soignants ?

  • 14:07OuverteRéponse directe

    Virginia, votre salon est dans un quartier de Nice, comment allez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:18PrésentateurChiffre
    « On a eu plus de 130 000 chômeurs en plus. Début 2021, on a des estimations à plus de 600 000 à 700 000 chômeurs de plus. »
  • 9:42PrésentateurChiffre
    « Aujourd'hui, seuls, je crois, 20% des plus de 70 ans sont vaccinés. »
  • 10:07PrésentateurFait
    « On a aujourd'hui des personnes âgées qui sont vaccinées dans les EHPAD, sans que le protocole n'ait changé en rien, qui continuent de ne pas avoir le droit de sortir. »
  • 12:00PrésentateurChiffre
    « 27 000 patients ont attrapé le coronavirus à l'hôpital, c'est une maladie nosocomiale, et ça a provoqué 186 décès. »
  • 31:55PrésentateurFait
    « Génération Identitaire a reçu le financement de Brenton Taren, qui est le terroriste suprémaciste blanc, qui a assassiné 51 personnes à Christchurch. »
  • 35:42Marion MaréchalFait
    « Le pape n'est infaillible que sur le dom. »
  • 44:44Marion MaréchalFait
    « Le nombre empêche l'assimilation. »
  • 55:05Locuteur 8Chiffre
    « Le dernier cyclone d'une telle ampleur, Erika, en 2003, avait fait 2 morts, des dizaines de blessés et des millions d'euros de dégâts. »
  • 55:30Locuteur 8Fait
    « C'est la première fois qu'une évacuation d'une telle ampleur a lieu depuis le début de la crise sanitaire. »
  • 55:58Locuteur 8Chiffre
    « 38 400 litres d'oxygène pour 4 patients plongés dans le coma pour le voyage. »

Temps de parole

  • Présentateur69 %
  • Présentateur 214 %
  • ?8 %
  • Locuteur 13 %
  • Locuteur 83 %
  • Locuteur 33 %

≈ 32,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Les

0:02
Présentateur

restrictions,

0:02
Locuteur

ça

0:02
Présentateur

commence donc demain dans les zones en tension, en Ile-de-France par exemple, à Marseille ou à Lyon. Les magasins de moins de 5000 m2 seront fermés dans tout le Pas-de-Calais. C'est un vrai reconfinement qui commence pour les 4 prochains week-ends et ceux des 6h du matin.

0:20
Locuteur

On

0:20
Présentateur

est fatigué, on est énervé, on est stressé. Ça nous embête quand même pas mal de devoir fermer les week-ends.

0:26
Locuteur

C

0:26
Présentateur

'est-à-dire, sans vous mentir, c'est vrai que c'est là où on travaille bien. Coup d'accélérateur sur la vaccination à Paris. Des centaines de centres resteront ouverts ce week-end pour écouler plus de 50 000 doses de vaccin Pfizer. Finalement, on en trouve. Objectif, 10 millions de premières injections d'ici la mi-avril.

0:44
Locuteur

Si

0:45
Présentateur

on nous le demande, on peut aller jusqu'à 600 sur le week-end. Comme finalement tous les centres de vaccination, de vacciner le plus grand nombre de personnes le plus vite possible en fonction des doses qui nous sont allouées.

0:54
Locuteur

Alors

0:54
Présentateur

qu'Olivier Véran vient de publier une lettre où il met la pression sur les soignants pour qu'ils se fassent vacciner, maintenant on va en Irak. Appel à la paix du pape François dans la cathédrale de Bagdad, là où un attentat d'Al-Qaïda commis par un commando a fait 53 morts la veille de la Toussaint 2010. Le pape François entame un voyage historique de trois jours en Irak. Bonsoir Marion Maréchal.

1:28
Locuteur

Vous avez

1:29
Présentateur

été députée du Vaucluse, élue sous l'étiquette de ce qui était alors le Front National. Et maintenant vous êtes directrice de l'Institut de sciences sociales, économiques et politiques de Lyon. C'est ça, exactement.

1:39
Locuteur

Donc

1:39
Présentateur

officiellement vous êtes retirée de la politique, mais il ne vous a pas échappé, comme je le disais, que cette émission s'appelle Votre instant politique. Ce qui donc préfigure de la conversation qu'on va avoir pendant 50 minutes. Et pour ceux qui ne le sauraient pas, je précise que vous êtes la petite fille de Jean-Marie Le Pen et la nièce de Marine Le Pen. Aussi, en effet. En effet, je me tais et laisse la parole à Adrien Roar, que je salue. Bonsoir Gilles, bonsoir Marion Maréchal. Bonsoir. C'est votre première ici, donc je suppose que vous mourrez d'envie terriblement de connaître nos observateurs citoyens. Terriblement, c'est le mot.

C'est comme ça qu'on les a appelés, trois Français issus de notre panel qui vont vous interpeller ce soir, qui ont beaucoup de choses à vous dire. Donc je vous les présente, si vous voulez bien. Avec plaisir. Vous rencontrerez par écran interposé

2:18
Locuteur 3

Amélie d'abord.

2:20
Locuteur

Alors

2:20
Locuteur 3

Amélie, il faut savoir qu'elle habite le Vexin français dans un tout petit village, ce

2:25
Présentateur

petit village. Il y a des Vexins autres que français ? Il paraît que ça s'appelle comme ça. Écoutez,

2:29
Locuteur

c'est le nom historique de cette région. Le Vexin

2:32
Présentateur

français, parfait. On va la voir apparaître sur l'écran. Amélie, Réquier-Court, c'est le nom de son petit village. Elle est maman, chef d'entreprise aussi, architecte à Vernon. Et elle se sent pas mal de points communs avec vous, Amélie. Vous verrez lesquels, mais ça n'est pas sur le terrain des idées. Il y aura également Hugo. Alors Hugo, il est nantais, on ne le voit pas malheureusement.

2:53
Locuteur 3

Et il est étudiant en santé. On a besoin d

2:55
Locuteur

'eux

2:55
Locuteur 3

en ce moment, les étudiants en santé, bien sûr. Il est en quatrième année de pharmacie. Il vous parlera de la campagne de vaccination. Ça,

3:01
Locuteur

c

3:01
Présentateur

'est

3:02
Locuteur

Amélie, je crois. Voilà, c'est Amélie qui est là.

3:04
Présentateur

Vous allez voir Hugo dans

3:05
Locuteur

un

3:06
Présentateur

instant apparaître. Alors Hugo, il a une coiffure assez atypique, vous verrez. Peut-être qu'on devrait donner à Hugo le numéro de Virginia. Virginia,

3:13
Locuteur

elle

3:13
Présentateur

est coiffeuse à Nice et elle est en direct avec nous. Coiffeuse barbier. Elle va rester avec nous en direct pendant toute l'émission, Virginia. Et elle aura également pas mal de choses à vous dire. Elle vous interpellera directement. Ne se fatigue pas,

3:23
Locuteur

on ne voit personne. Voilà, la voie aussi, Virginia. Finalement, on la

3:26
Présentateur

voit, elle sourit. Elle est en

3:27
Locuteur

direct. Elle est en direct, Virginia et à

3:29
Présentateur

tout de suite. À tout de suite, bravo, bravo.

3:31
Locuteur

Un exercice équilibriste

3:33
Locuteur 5

comme un autre.

3:34
Présentateur

Alors les restrictions, mais on va commencer par parler du Covid. Les restrictions, même modérées, ça commence demain à 6h dans le Pas-de-Calais. Moins de rassemblements dans les autres départements en tension. Est-ce que vous trouvez que le gouvernement est arrivé à un bon équilibre entre santé et liberté

3:48
Locuteur

?

3:49
Présentateur

Avant qu'on ne parle de restrictions, j'aimerais bien qu'on parle des conséquences de ces restrictions. Parce que c'est quelque chose que j'entends assez peu dans le débat public, alors que ça m'apparaît quand même absolument central. Rien que pour donner

3:59
Locuteur

quelques chiffres... Le président en parle. Le

4:01
Présentateur

29 janvier, quand il n'a pas voulu reconfiner, il a dit que

4:04
Locuteur

la

4:04
Présentateur

population était fragile, la jeunesse surtout. Oui, mais au-delà

4:07
Locuteur

de ça, je vais vous appeler par exemple

4:09
Présentateur

des chiffres du chômage dont on parle assez peu. Il

4:11
Locuteur

faut

4:11
Présentateur

savoir qu'on a vécu un troisième trimestre en 2020 absolument apocalyptique. L'INSEE n'avait jamais vu ça depuis 1975. On a eu plus de 130 000 chômeurs en plus. Début 2021, on a des estimations à plus de 600 000 à 700 000 chômeurs de plus. On a aussi une explosion de la pauvreté. On a des enquêtes qui sont faites par des syndicats dans différents secteurs qui concluent a priori qu'on aurait potentiellement jusqu'à 4 restaurants sur 10 qui ne rouvrirait pas. Et dans le secteur de l'hôtellerie-restauration, peut-être même jusqu'à 2 établissements sur 3 qui n'ouvrirait

4:40
Locuteur

pas. Tout

4:40
Présentateur

ça,

4:41
Locuteur

c

4:41
Présentateur

'est plus important que la santé ? Et tout ça pour dire que chaque fois qu

4:44
Locuteur

'on

4:44
Présentateur

prend une mesure de restriction, il faut avoir ça en tête. Voilà, c'est ça que je veux dire. Et surtout, quand on n'a pas l'assurance scientifique absolue de leur efficacité. Et en ce qui concerne le couvre-feu à 18h, il n

4:56
Locuteur

'y a

4:56
Présentateur

pas de consensus scientifique. Je vous donne un

4:58
Locuteur

exemple. Je vous parlais du

4:58
Présentateur

confinement. Du confinement

4:59
Locuteur

au week-end, du confinement le

5:00
Présentateur

week

5:01
Locuteur

-end. Et l'idée pour le

5:01
Présentateur

confinement d'ailleurs, je vais y revenir dans un instant. Mais pour vous parler du couvre-feu, parce que là pour l'instant c'est ce qui est généralisé au niveau français, on a notamment, mais pas que celle-ci, une étude par exemple du CHU de Toulouse qui a été faite sur le terrain et qui a conclu qu'il n'y avait pas d'efficacité du couvre-feu, voire

5:15
Locuteur

même

5:15
Présentateur

l'inverse. D'autres études concluent l'inverse. C'est pour ça que je vous dis qu

5:19
Locuteur

'il

5:19
Présentateur

n'y a pas de consensus scientifique. Idem sur le confinement, on n'a pas de consensus scientifique. Ça veut dire qu'on a des études...

5:24
Locuteur

Dans le

5:24
Présentateur

doute,

5:25
Locuteur

il

5:25
Présentateur

ne faut pas être prudent. Dans le doute,

5:27
Locuteur

c

5:27
Présentateur

'est-à

5:27
Locuteur

-dire

5:27
Présentateur

quand on voit les conséquences, pour le coup, économiques, psychologiques, sociales, en prenant des mesures sur lesquelles il n

5:34
Locuteur

'y a

5:34
Présentateur

pas un véritable consensus scientifique, bon ben c'est vrai que moi personnellement j'aurais tendance à être dans la précaution et à éviter de généraliser des mesures à l

5:44
Locuteur

'efficacité incertaine.

5:45
Présentateur

Pour répondre à ma question sur le bon équilibre entre santé et liberté, vous trouvez qu'on a

5:49
Locuteur

trop

5:50
Présentateur

privilégié la santé par rapport à la liberté ? Mais moi,

5:53
Locuteur

je

5:53
Présentateur

n'oppose pas tout à fait les deux parce qu'il y a un espèce de débat un peu biaisé qui consiste...

5:56
Locuteur

En tout

5:56
Présentateur

cas, que le gouvernement est trop restrictif. Alors je vais vous répondre là-dessus parce qu'il y a une espèce de débat un peu moral qui consiste à dire « Ah oui, alors donc en gros, il y a les salauds qui veulent sauver l'économie et puis il y

6:04
Locuteur

a

6:04
Présentateur

les gentils qui veulent sauver... »

6:05
Locuteur

Non,

6:05
Présentateur

je ne

6:05
Locuteur

dis

6:05
Présentateur

pas que c'est votre cas, mais les gentils qui veulent sauver les malades. Je veux dire, en réalité, la personne qui vit aujourd'hui pour défendre son commerce, qui a besoin de ses revenus pour pouvoir faire vivre sa famille, nourrir sa famille et payer son loyer, ce n

6:17
Locuteur

'est

6:17
Présentateur

pas moins vital, si vous voulez, aussi que le reste. Donc c'est pas... Je veux dire, il n

6:20
Locuteur

'y a

6:20
Présentateur

pas, à mon avis... Le rôle du politique,

6:22
Locuteur

c'est de trouver...

6:23
Présentateur

Même quand on est au chômage,

6:24
Locuteur

on n'est pas mort. Vous savez

6:24
Présentateur

combien il y

6:25
Locuteur

a

6:25
Présentateur

eu de morts aujourd'hui ? 439 décès sur le plan d

6:27
Locuteur

'air. Monsieur,

6:27
Présentateur

mais n'essayez pas

6:28
Locuteur

de me faire dire... Mais n'essayez pas de me faire passer pour

6:29
Présentateur

quelqu'un qui se fiche de la situation. Je suis comme tout le monde, vous

6:31
Locuteur

savez, j'ai envie que mon pays sorte de la crise. Vous avez

6:33
Présentateur

commencé par parler des conséquences économiques qui existent. Oui,

6:36
Locuteur

parce

6:36
Présentateur

que je pense... Mais manifestement, elles passent devant pour vous. Non, je ne dis pas qu'elles passent devant. Je dis que si des mesures doivent être prises, elles doivent être prises avec la certitude de leur efficacité. Donc je ne suis pas du tout contre qu'il y ait des jauges. Je ne suis pas contre qu'il y ait des restrictions. Je ne suis pas contre qu'il y ait évidemment les masques obligatoires. Je ne suis pas contre que certains secteurs puissent éventuellement, selon les territoires, rester fermés.

Je dis juste que quand je vois qu'il y a une territorialisation des réponses, et je pense que c'est une bonne chose, qu'elles aillent dans un sens plus restrictif, d'accord, mais qu'elles puissent aussi aller dans un sens plus libre, si je puis dire, pour les territoires qui, justement, souffrent moins aujourd'hui et ont des chiffres en hospitalisation

7:11
Locuteur

qui sont moins... Par exemple, dans le

7:12
Présentateur

Finistère, où on sait que les contaminations sont faibles, vous aspireriez

7:15
Locuteur

à

7:15
Présentateur

plus

7:15
Locuteur

de liberté

7:15
Présentateur

? Par exemple.

7:16
Locuteur

Et

7:16
Présentateur

je pense, franchement, je ne vois pas ce qui peut nous empêcher de réouvrir, par exemple, les musées, moyennant des jauges, moyennant le respect de distance sociale. Pourquoi le monde de la culture ?

7:25
Locuteur

Comme l'a fait Louis

7:25
Présentateur

Allure, comme a essayé de le faire Louis Allure. Oui, oui. Aujourd'hui, il n

7:28
Locuteur

'y a

7:28
Présentateur

pas de raison qu'on puisse ouvrir la journée des magasins de vêtements et qu'on puisse, par en parallèle, avoir d'autres activités qui rouvrent.

7:34
Locuteur

Simplement, soyons

7:35
Présentateur

équilibrées. Toute l'Europe confine. On est certainement le pays où on est le plus libre de nos mouvements. Vous, vous auriez rouvert les restaurants, par exemple ? Ce n'est pas tout à fait vrai, quand même. Quand vous regardez ce qui se passe en Espagne ou en Italie, il y a même de nombreuses provinces où les restaurants sont ouverts,

7:51
Locuteur

où les marques sont

7:51
Présentateur

ouverts.

7:52
Locuteur

Oui,

7:52
Présentateur

tout à fait.

7:53
Locuteur

Il y a un couvre

7:53
Présentateur

-feu, même à 22h. Non, on ne peut pas dire ça.

7:56
Locuteur

Mais est-ce que

7:57
Présentateur

vous rouvririez les restaurants en France

7:59
Locuteur

?

7:59
Présentateur

Je pense que selon les territoires, oui. On peut se poser la question. Uniquement le midi ou midi et soir ? Si vous voulez, à partir du moment où le confinement à 18h n

8:07
Locuteur

'a

8:07
Présentateur

pas prouvé son efficacité, moi, je pense qu'il faut territorialiser. Typiquement, là, c'est le genre de mesures qu'on peut prendre en fonction du risque et en tout cas de la tension en réanimation.

8:16
Locuteur

De la carte sanitaire.

8:17
Présentateur

Voilà. Et je pense que les restaurateurs ont fait la démonstration la première fois, malgré tout, qu'ils avaient été extrêmement respectueux des distances, des protocoles. Moi, je suis

8:25
Locuteur

aussi, à un moment donné,

8:26
Présentateur

pour... Il faut enlever son masque. Est-ce que, pour qu'on en revienne à plus de liberté, celle que vous souhaitez, moins de contraintes, est-ce que vous dites « Tout le monde doit aller se faire vacciner »

8:36
Locuteur

?

8:37
Présentateur

Alors,

8:37
Locuteur

moi,

8:37
Présentateur

je n'ai... Alors déjà, à titre liminaire, parce que parfois, on a des procès un peu, comment dire, rapides sur le sujet. Moi, j'ai fait tous mes vaccins. Ma fille a fait tous ses vaccins obligatoires. Donc, les

8:45
Locuteur

11...

8:46
Présentateur

Et est-ce que vous vous êtes vaccinés ? Aujourd'hui, est-ce que

8:48
Locuteur

vous...

8:48
Présentateur

Vous n'êtes pas anti-vax.

8:49
Locuteur

C'est ça que vous voulez nous dire. Non, mais c'est ça que je veux dire,

8:50
Présentateur

parce que c

8:50
Locuteur

'est... Absolument. Est-ce

8:51
Présentateur

que, si aujourd'hui, on vous propose une dose, est-ce que vous faites vacciner ? À l'heure actuelle, non. Parce que je ne suis pas... C'est vrai que moi, bon, déjà, je ne

8:58
Locuteur

suis

8:58
Présentateur

pas une personne à risque. Je ne vis pas avec des personnes à risque. Je ne

9:01
Locuteur

suis

9:01
Présentateur

pas prioritaire. Donc, à partir de là, je ne me précipite pas

9:03
Locuteur

sur le vaccin. Mais quand vous êtes à votre

9:05
Locuteur 5

tour, vous le ferez.

9:06
Présentateur

Bah, pourquoi pas. Mais pourquoi pas.

9:08
Locuteur

Mais je ne suis

9:08
Présentateur

pas...

9:09
Locuteur

Mais je cours pas. Vous savez que vous n'êtes pas personne à risque, mais en

9:10
Présentateur

vous faisant pas vacciner, vous mettez en

9:12
Locuteur

danger... En fait,

9:13
Présentateur

je trouve ça

9:14
Locuteur

très étonnant

9:14
Présentateur

comme procès, puisque à partir du moment où vous êtes à risque, où vous vous considérez à risque, vous vous faites vacciner, pourquoi vouloir imposer aux autres de se faire vacciner ? Puisque, normalement, si j'ai bien compris le raisonnement, vous êtes protégé. Quand ? Donc, à partir du

9:27
Locuteur

moment

9:27
Présentateur

où vous êtes vacciné. Oui. Donc, à partir de là, je ne comprends pas la logique qu'ils veuillent dire aux gens qui veulent se faire vacciner, j'impose aux autres de vouloir se faire vacciner.

9:35
Locuteur

À

9:35
Présentateur

partir du moment où vous êtes vacciné, vous êtes protégé, de toute façon.

9:37
Locuteur

Oui.

9:37
Présentateur

Enfin... Aujourd'hui, seuls, je crois, 20% des plus de 70 ans sont vaccinés. Oui,

9:42
Locuteur

mais

9:42
Présentateur

moi... Si vous étiez vacciné aujourd'hui, vous protégeriez les 80%

9:45
Locuteur

?

9:45
Présentateur

Non, mais je ne protège pas, puisque manifestement, on ne sait même pas si avec ces vaccins, on est encore contagieux ou pas. Alors là, pour le coup, vous avez peut-être m'apporté la réponse,

9:51
Locuteur

mais... Non, non, on ne le sait pas formellement, mais enfin, on commence à avoir... Et c'est si

9:55
Présentateur

vrai... On commence à avoir de bons indices. Bon, écoutez, je n

9:58
Locuteur

'ai

9:58
Présentateur

pas lu la même chose que vous. En tout cas, pour l'instant, on ne sait pas combien de temps on est immunisés avec le vaccin. On ne sait pas exactement si on est contagieux ou pas. Et d'ailleurs, c'est si vrai, et le ministre en a parlé hier, qu'on a aujourd'hui des personnes âgées qui sont vaccinées dans les EHPAD, sans que le protocole n'ait changé en rien, qui continuent de ne pas avoir le droit de sortir, de ne pas avoir le droit de visite, qui sont cloîtrés comme des animaux dans leur chambre, alors qu'ils sont vaccinés. Donc, manifestement, pardon, mais on n'a pas l'absolue certitude. Tout ça pour dire que je ne suis absolument pas contre que les gens puissent se faire vacciner.

Il faut évidemment leur laisser la possibilité.

10:27
Locuteur

Mais

10:28
Présentateur

je ne suis pas pour la contrainte du vaccin. Alors,

10:30
Locuteur 5

justement, l'autre débat de la semaine concerne la vaccination des soignants. Le gouvernement incite

10:36
Locuteur 3

fortement les personnels soignants à se faire vacciner, quitte à tenter de rendre ce vaccin obligatoire. J'en ai parlé à Hugo, qui est étudiant en pharmacie,

10:45
Présentateur

qui lui est pro-vaccination, et qui pense en effet qu'il faut carrément le rendre obligatoire. C'est en tous les cas ce qu'il m'a dit tout à l'heure. On l

10:52
Locuteur

'écoute.

10:53
Locuteur 3

Moi,

10:53
Locuteur

je

10:53
Locuteur 3

suis étudiant en quatrième année de pharmacie, donc futur professionnel de santé. Évidemment, je suis favorable à la mise obligatoire de la vaccination pour les professionnels de santé, parce que finalement, les professionnels de santé, c'est ceux qui sont en contact avec les patients, c'est-à-dire les personnes les plus vulnérables. Et donc, c'est très important de vacciner, de rendre obligatoire la vaccination des professionnels de santé, voire de toute la population.

11:16
Locuteur

Alors,

11:17
Présentateur

allez-y. Je voulais juste préciser qu'Olivier Véran a envoyé, on l

11:20
Locuteur

'a

11:20
Présentateur

appris il

11:21
Locuteur

y

11:21
Présentateur

a une heure, à envoyer aux soignants la lettre qu'ils nous promettaient hier, les incitant très fortement à se faire vacciner. Alors que les Français, eux, aient le choix, c'est une chose, et vous l'avez dit, mais est-ce qu'il faut

11:31
Locuteur 5

le rendre obligatoire, ce vaccin, pour les personnels soignants, quand on sait que seulement 30% des soignants sont vaccinés en France et que c'est très peu ?

11:39
Présentateur

Disons que ce serait un peu indélicat de ma part de refuser qu'on me rende le vaccin obligatoire et de vouloir l'imposer à d'autres segments de la population pour une raison simple, c'est que malgré tout, ce vaccin est encore aujourd'hui en phase expérimentale. La phase 3 n'est pas totalement aboutie, et donc rendre obligatoire un vaccin qui est encore aujourd'hui en phase expérimentale, bon, moi, personnellement, ça me paraît délicat.

12:00
Locuteur

En même temps, on sait

12:00
Locuteur 5

que 27 000

12:01
Locuteur 3

patients ont attrapé le coronavirus à l'hôpital, c'est une maladie nosocomiale, et ça a provoqué 186 décès, là encore, c'est des chiffres énormes. Vous

12:09
Présentateur

êtes très, quand

12:10
Locuteur

même, très dubitatif

12:12
Présentateur

vis-à-vis du vaccin.

12:12
Locuteur

Non, je ne suis pas dubitatif. De tous les gens

12:13
Présentateur

qu'on a reçus ici, vous êtes celle qui fait état du plus de réserve. Alors, moi, simplement, je fais d'une certaine manière que répéter ce que j'ai pu lire là-dessus. Quand je vous dis, voilà, il n

12:21
Locuteur

'y a

12:21
Présentateur

pas de certitude sur le fait qu

12:22
Locuteur

'on

12:22
Présentateur

soit encore contagieux ou pas avec le vaccin, bon, je vous dis

12:25
Locuteur

ce que j

12:27
Présentateur

'ai lu. Quand je vous dis, je ne sais pas combien de temps on est immunisés, je vous dis ce que j'ai lu, et d'ailleurs, on voit bien, même en Israël... Tous les scientifiques, sans exception, tous ceux qu'on a reçus, appellent à se faire vacciner. Tous. Oui, très bien. Pour le coup, là, il y

12:39
Locuteur

a

12:39
Présentateur

un consensus. Moyennant, moyennant tout ce que je viens de vous dire. C'est-à-dire qu'en Israël, on voit bien aussi, en fonction des chiffres, qu'il y a évidemment une baisse aujourd'hui significative, mais on voit bien que la baisse significative attendue n'est pas aussi importante que celle qui a été espérée, parce que manifestement, ce vaccin, semble-t-il, n'est pas forcément efficace sur toutes les formes de variants. Du moins, c'est ce qui est avancé aussi. Ce que je veux dire, parce que je ne

12:57
Locuteur

veux

12:57
Présentateur

pas donner le sentiment du tout, que je suis contre le vaccin ou quoi que ce soit, une fois de plus, moi, je suis pour que cette solution puisse être mise en œuvre et le plus rapidement possible, mais je ne pense pas qu'on puisse s'en remettre absolument au tout vaccinal, et qu

13:09
Locuteur

'on

13:09
Présentateur

ne peut pas mettre la vie en suspens, sous toutes ces formes, si je puis dire, jusqu'à ce que 60% ou 70% de la population soit vaccinée.

13:16
Locuteur

Et la vie n'est pas en

13:17
Présentateur

suspens ? Et que c'est une stratégie...

13:19
Locuteur

On n'est pas en Nouvelle-Zélande

13:19
Présentateur

? Non, on n'est pas en Nouvelle-Zélande, et vous me direz, on n'est pas en Israël non plus, où c'est beaucoup plus strict, mais néanmoins, si, pardonnez-moi, il y a aujourd'hui une situation, même sur le plan psychologique, pour un certain nombre de segments de la population, qui sont très compliqués.

13:31
Locuteur

Vous

13:31
Présentateur

savez, moi,

13:31
Locuteur

je

13:31
Présentateur

suis dans l'enseignement supérieur. Je le vis, on est en fermeture administrative quasiment depuis

13:35
Locuteur

mars. Compliqué,

13:36
Présentateur

ok, mais je n

13:36
Locuteur

'ai

13:36
Présentateur

pas l'impression que la vie soit en suspens. Si vous sortez, il est dans 19h13, il

13:39
Locuteur

n

13:39
Présentateur

'y a plus personne, mais enfin... Oui,

13:40
Locuteur

d'accord. Si vous sortez l'après-midi, il y a du moment-là... Vous allez

13:42
Présentateur

discuter avec les syndicats étudiants, vous avez des taux de décrochage qui sont monstrueux, des situations psychologiques chez les étudiants qui sont très compliqués, des situations sociales qui sont dramatiques, avec des étudiants dans des tout petits logements ayant perdu leur job étudiant et tout. Donc, une fois de plus, il faut mettre tout ça en équilibre, et c'est le rôle du politique, que pas de raisonner comme un médecin, mais comme un politique, voilà. Alors, celle qui n'a pas le Covid, mais qui en souffre quand même, car elle vit à Nice et qu'elle est confinée, et bien, enfin, elle sera confinée demain, c'est Virginia.

Absolument, Virginia, coiffeuse, barbier, vous parliez des difficultés économiques, et pour le coup, Virginia, elle est en plein dedans. Votre salon, Virginia, est dans un quartier de Nice, pas très loin du port. Alors, on est en plein centre-ville, en pleine zone touristique, et les week-ends, et bien, le port de Nice doit être bien triste. Virginia, car Nice est confinée depuis maintenant plusieurs semaines. Avant de parler de votre situation personnelle et professionnelle, quelle est l'atmosphère ? J'imagine que c

14:33
Locuteur

'est

14:33
Présentateur

la morosité qui

14:33
Locuteur

prime,

14:34
Locuteur 3

à Nice, autour de vous

14:35
Locuteur

? Alors,

14:37
Présentateur

comme on dit en niçois, il y a des gains,

14:40
Locuteur

c

14:40
Présentateur

'est-à-dire personne.

14:42
Locuteur

Il n'y a

14:42
Présentateur

personne, oui.

14:44
Locuteur

Et

14:44
Présentateur

donc, le moral

14:45
Locuteur

n

14:45
Présentateur

'est pas au top, quoi. Très morose. Et vous, personnellement, alors, vous nous avez déjà parlé dans cette émission, Virginia, je rappelle que vous avez dû emménager dans votre salon de coiffure pour pouvoir survivre économiquement. Alors, ça n'est déjà pas fort avant, puisque ça, vous nous l'aviez confié avant que Nice soit confinée les week-ends. Et là, pour le coup, vous êtes dans quel état d'esprit ? Vous en avez ras-le-bol,

15:09
Locuteur

ou

15:10
Locuteur 5

vous gardez quand même votre niaque légendaire dont vous nous avez déjà gratifié dans cette émission.

15:16
Locuteur

Alors,

15:17
Locuteur 1

oui, la niaque,

15:17
Présentateur

je l'ai toujours.

15:19
Locuteur

Mais

15:19
Présentateur

là, c'est un peu le coup de grâce avec le samedi. On nous en pute en tout de deux jours

15:26
Locuteur

dans

15:27
Présentateur

la semaine. Économiquement, c'est pratiquement plus tenable. Même si on a remplacé le samedi par le lundi, en fait, les habitudes ne sont pas là. Les gens ne

15:40
Locuteur

prennent

15:41
Présentateur

pas le temps de changer leurs habitudes suffisamment rapidement

15:46
Locuteur

pour

15:47
Présentateur

pouvoir être là dans nos commerces. Nous, on les attend, mais non, ça ne

15:54
Locuteur

se

15:54
Présentateur

fait pas, ça ne se déroule plus correctement. Vous dites qu'économiquement, c'est plus tenable. Vous en êtes tout financièrement, là. Vous avez engagé des fonds propres. Si oui, combien ? Est-ce que vous craignez de même devoir mettre la clé sous la porte, carrément, ou pas

16:06
Locuteur

?

16:08
Présentateur

Pour l'instant, non. Je travaille

16:12
Locuteur

trop

16:13
Présentateur

pour avoir des aides et pas assez

16:16
Locuteur

pour

16:17
Présentateur

vivre. Mais j'ai engagé mes fonds personnels.

16:21
Locuteur

Donc,

16:22
Présentateur

je tiens le coup avec ce que j'ai déjà et ce que j'ai emprunté à ma famille, mais jusqu

16:28
Locuteur

'à

16:29
Locuteur 1

quand

16:29
Locuteur

? Je

16:30
Locuteur 1

ne sais pas, donc c'est un peu toujours sur la sellette.

16:33
Locuteur

J

16:34
Locuteur 1

'estime qu'il pourrait y avoir une reprise d'ici la fin de l'année.

16:36
Locuteur

Je

16:37
Locuteur 1

croise les doigts avec la vaccination, que ça puisse avancer.

16:41
Locuteur

Mais

16:41
Locuteur 1

bon, j'ai de l

16:43
Présentateur

'espoir. Oui, de l'espoir

16:45
Locuteur

et un peu de… Parce que je préfère

16:46
Présentateur

voir le

16:46
Locuteur 1

côté

16:46
Locuteur

bleu

16:47
Locuteur 8

que le côté noir.

16:49
Présentateur

Oui, vous avez raison, absolument. Je vous voyais écouter attentivement Virginia Marion Maréchal. Est-ce que vous auriez envie peut-être de lui dire un petit mot

16:56
Locuteur

?

16:56
Présentateur

Oui, moi, ça fait mal au cœur, en fait, ces situations. Parce que ça me rappelle justement le témoignage d'une boulangère aussi qui est

17:04
Locuteur

allée

17:04
Présentateur

dans une station de ski. Et qui, pareil, surtout, il

17:06
Locuteur

y a

17:06
Présentateur

des stations de ski fermées. Donc, il n'a plus de clientèle et qui dort dans sa boulangerie, qui a tout perdu. Enfin, c'est des situations terribles. Et c'est vrai que moi, j'ai tendance à considérer qu'aujourd'hui, des commerçants comme madame sont capables de respecter des protocoles. Et je pense qu'en faisant attention avec le gel hydroalcoolique, avec le masque, avec les distanciations, elle pourrait continuer à exercer son activité pour éviter d'être prise à la gorge. Donc, c'est vrai que là-dessus, moi, j'ai plutôt tendance à vouloir me baser sur la responsabilité des citoyens. Les barbiers, raser quelqu'un avec un masque.

17:37
Locuteur

Oui, mais elle est aussi coiffeuse. Absolument, elle peut garder son masque. Mais le

17:41
Présentateur

client doit l'enlever. Elle peut aussi, je veux dire, se concentrer sur son activité de coiffeuse, qui, je pense, quand même,

17:46
Locuteur

doit

17:46
Présentateur

être l'essentiel de son activité, je pense. Je

17:48
Locuteur

parle sur

17:48
Présentateur

son contrôle. Mais voilà, c'est vrai qu'en France, on a tendance à avoir une réponse politique et d'abord une réponse de contraintes et d'obligations. D'autres pays font aussi le pari de tabler sur la responsabilité individuelle des citoyens. Il y

18:02
Locuteur

a

18:02
Présentateur

peut-être un équilibre à trouver de ce point de vue-là. Et je pense qu'en ce qui concerne madame, c'est une femme qui saura être responsable et s'organiser. Après, c'est vrai que la situation à Nice est délicate. Mais une fois de plus, vous allez croire que je reviens à ma petite marotte, mais sur le confinement et le couvre-feu,

18:19
Locuteur

il

18:19
Présentateur

n'y a pas de consensus scientifique. On va parler maintenant avec vous, Virginia, d'un sujet de société parce que vous vouliez en parler avec Marion Maréchal dans la bienveillance, bien sûr. C'est la PMA ouverte à toutes les femmes. Vous auriez pu être concernée, vous, Virginia, directement. Malheureusement, vous n'avez pas eu d'enfant. Vous auriez aimé très certainement. Expliquez à Marion

18:38
Locuteur 3

Maréchal, qui est contre la PMA, ouverte à toutes les femmes, pourquoi vous, vous êtes pour. Elle vous écoute et vous répondra ensuite.

18:49
Présentateur

Bonsoir Marion

18:50
Locuteur

Maréchal.

18:51
Présentateur

Alors, oui, concernant la PMA, il fut un temps où j'aurais aimé avoir l'accès

18:57
Locuteur

à

18:59
Locuteur 1

ceci puisqu'il fut un temps où j'étais en couple. Et malheureusement, du fait de la difficulté

19:07
Locuteur

d

19:08
Locuteur 1

'avoir un enfant

19:09
Locuteur

en

19:09
Locuteur 1

couple homosexuel,

19:12
Locuteur

on

19:12
Locuteur 1

renonce. Et renoncer, c'est tout un travail de deuil, renoncer à un enfant, ou à des enfants, ou à une famille. Alors, peut-être qu'on n'a pas

19:24
Présentateur

l'air d'être le modèle parfait et pour autant,

19:27
Locuteur

il

19:27
Présentateur

y a tellement d'amour

19:28
Locuteur

qui sont

19:31
Présentateur

donnés par deux femmes ou deux hommes, un enfant. Et là-dessus, la PMA, elle se défend pour toutes. Elle se défend

19:40
Locuteur

encore

19:41
Locuteur 1

maintenant. Je pense que j'aimerais pouvoir avoir un enfant. Mais la machine est cassée. C'est comme ça.

19:48
Locuteur

Mais

19:49
Présentateur

pour la suite, j'aimerais que mes enfants, ou mes neveux, mes nièces,

19:54
Locuteur

puissent

19:55
Présentateur

avoir accès à ceci.

19:56
Locuteur

Avant

19:57
Présentateur

de faire

19:57
Locuteur

réagir

19:58
Présentateur

Marion Maréchal, Virginie, ça vous a rendu malheureuse de ne pas pouvoir avoir d'enfant ? Et ça vous rendrait malheureuse que cette PMA pour toutes ne se produise pas en France ?

20:07
Locuteur

À

20:08
Locuteur 1

l'époque, ça m'a rendu malheureuse. Maintenant, j'en ai fait le deuil. Mais je voudrais bien me battre, oui, pour celles qui ont envie en France d'avoir des enfants et qu'on ne soit pas obligé, comme beaucoup et nombreuses de mes amis,

20:22
Locuteur

d

20:23
Locuteur 1

'avoir été à l'étranger

20:24
Locuteur

pour

20:25
Présentateur

cela. Marion Maréchal vous répond. Oui, c'est vrai que c'est toujours des situations intimes, personnelles, qui sont douloureuses, délicates. Je comprends

20:34
Locuteur

évidemment

20:34
Présentateur

l'envie d'enfant. J'en ai une moi-même. Je ne peux que comprendre cela. Après, j'essaye aussi de projeter sur les conséquences que pourrait avoir cette ouverture. Je pense qu'elles sont doubles. D'une part, et je pense que ça, madame, ce serait intéressant aussi de voir comment vous abordez ça. D'une part, évidemment, l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes aura pour effet mécanique, et qu'on arrête de dire le contraire, puisque c'est déjà en réalité dans le débat, l'ouverture à la gestation pour autrui, pour les couples d'hommes. Parce qu'au prétexte de l'égalité, évidemment, inéluctablement, et puisqu'on est dans cette logique-là, on arrivera à cela.

Qui pose aussi des questions éthiques majeures sur la question de la marchandisation du corps de la femme, qui m'apparaît une forte régression.

21:13
Locuteur

On ne parle

21:13
Présentateur

pas de GPA, on parle de GPA. Oui, mais ce que je veux dire, c'est les conséquences que ça peut avoir. C'est-à-dire que si on est dans cette logique-là, d'ailleurs, comme on l'avait dit au moment du mariage homosexuel, quand il a été adopté, souvenez-vous, il y

21:24
Locuteur

a

21:24
Présentateur

un certain nombre d'opposants à cette loi, dont je faisais partie, alertés en disant, vous verrez, ça va être évidemment ensuite une succession de conséquences, avec bien sûr, puisque l'adoption maintenant est intégrée, il y aura la PMA pour les couples de femmes, et la GPA pour les couples d'hommes. Et c'est logique, puisque à partir du moment où on rentre dans cette mécanique, c'est logique. Donc on va se retrouver avec, moi, quelque chose que je trouve terrible, c'est-à-dire la mise en place, la légalisation d'un marché de l'humain et du corps

21:51
Locuteur

humain. Pardonnez-moi, mais ce

21:52
Présentateur

n

21:52
Locuteur

'est

21:52
Présentateur

pas du tout ce qu'elle vous a dit. Ah si,

21:53
Locuteur

si,

21:53
Présentateur

non, mais parce que moi,

21:54
Locuteur

je vous

21:54
Présentateur

parle des conséquences.

21:55
Locuteur

Oui, non, mais nous, on parle de la PMA. Elle vous a dit, nous, couple de femmes,

21:59
Présentateur

on est capables de donner autant d'amour... Eh

22:01
Locuteur

bien, moi, je vous réponds pourquoi je m'oppose à la PMA.

22:03
Présentateur

Je vous réponds pourquoi, parce qu

22:04
Locuteur

'il y a des conséquences. Vous n'êtes pas contre la PMA, si,

22:06
Présentateur

parce que je pense qu'elle induit des conséquences, c'est une logique dans laquelle l'aboutissement aboutit à ça. Et je reviens sur la PMA. Une fois de plus, si on doit se projeter un petit peu. En fait, d'ailleurs, là-dessus, je conseille un livre que j'avais trouvé formidable d'un auteur de gauche espagnol qui s'appelle Escudero, sur la reproduction artificielle de l'humain. Et il faisait une projection en disant, en fait, à partir du moment où on ouvre la PMA aux couples de femmes homosexuelles, on fait sauter le critère de la stérilité, puisque les femmes homosexuelles ne sont pas stériles en tant que telles.

Elles ne peuvent pas se reproduire entre elles, mais elles ne sont pas stériles. Et donc, mécaniquement, on va ouvrir la voie.

22:39
Locuteur

Une

22:39
Présentateur

fois de plus, lui, se projeter dans la logique. Demain, à des couples hétérosexuels qui n'ont pas de problème de stérilité et qui pourraient donc recourir à la PMA. Et on se retrouve... Non, non, mais c'est important de le dire, parce que c'est quand même chaque fois la même mécanique qui se met en œuvre. Et on va se retrouver demain avec un recours à la PMA qui, au départ, sera fait pour de très bonnes raisons, c'est-à-dire, oui, des raisons médicales, je ne

23:00
Locuteur

veux

23:00
Présentateur

pas transmettre telle maladie génétique. Et petit à petit, la possibilité de se retrouver vers un glissement où on recourt à la PMA pour de mauvaises raisons, c'est-à-dire choisir le sexe de l'enfant, choisir la couleur de ses yeux,

23:10
Locuteur

sa taille, un marché de la PMA. Vous avez

23:12
Présentateur

répondu à tout, sauf à la question...

23:14
Locuteur

Ah bah si, je vous réponds... Vous avez parlé

23:15
Présentateur

de GPA, vous avez parlé

23:16
Locuteur

de l'hétérosexuel. Je

23:18
Présentateur

vous réponds pourquoi, et je finis par là, parce que je pense que les conséquences sont importantes de le préciser, pourquoi je m'y oppose. Et enfin, et enfin, et ça, en effet, ce sera probablement notre point de désaccord majeur, c'est-à

23:31
Locuteur

-dire,

23:31
Présentateur

moi, par exemple, je suis opposée à l'adoption des célibataires, déjà à l'époque, parce que je considère qu'un enfant n'est pas un droit d'une certaine manière.

23:41
Locuteur

Et

23:41
Présentateur

donc, pour grandir, il doit grandir

23:43
Locuteur

auprès

23:44
Présentateur

d'un homme et auprès d'une femme. Dans le meilleur des cas, évidemment, parfois la vie ou les aléas de la vie font qu

23:49
Locuteur

'on

23:49
Présentateur

perd sa mère ou qu'on perd son père, mais c'est une chose toute différente que de créer un enfant à dessein ou de l'adopter alors même qu'il est déjà orphelin dans un couple homosexuel. Parce que je pense que, malgré tout, le père et la mère ne sont pas interchangeables dans leur rapport à l'enfant et que ces deux références sont essentielles. Voilà, tout simplement. Et ça n'enlève rien à l'amour. Je ne dis pas qu'évidemment, les couples de femmes ne peuvent pas aimer des enfants, mais l'éducation d'un enfant, ça n'est pas, entre guillemets, que de l'amour, d'une certaine manière.

24:15
Locuteur

Merci

24:15
Présentateur

Marion Maréchal, merci Virginie. On vous retrouve à la fin de l'émission. On va parler politique, politique, politicienne, si je puis dire. Il y

24:22
Locuteur

a

24:22
Présentateur

une petite musique qui monte, c'est celle de la candidature éventuelle d'Éric Zemmour, qui s'exprime sur une autre chaîne à peu près à la même heure. Si c'est le cas, Romain Ménard, député apparente et Rassemblement national, a fait son choix.

24:39
Locuteur 6

Je souhaite qu'il y ait à côté, entre Marine Le Pen et

24:42
Locuteur

les

24:43
Locuteur 6

Républicains, une candidature.

24:45
Présentateur

Premier tour entre Zemmour et Marine Le Pen, vous votez qui ? Je

24:48
Locuteur 6

voterai

24:49
Présentateur

Éric Zemmour. Vous voteriez Éric Zemmour ?

24:52
Locuteur

Alors

24:52
Présentateur

je précise qu'il est maire, évidemment, et pas député. Et vous, s'il y a un premier tour, vous avez le choix entre Éric Zemmour et Marine

24:57
Locuteur

Le Pen,

24:57
Présentateur

vous votez quoi

24:58
Locuteur

?

24:58
Présentateur

Alors moi, vous ne me marquerez pas là-dedans pour une raison simple, c'est qu'aujourd'hui, en étant directrice d'un établissement, je ne prends pas mes élèves en otage.

25:04
Locuteur

Et

25:04
Présentateur

donc je veux surtout... Non mais c'est une réalité. D'ailleurs, je l'ai dit et redit,

25:07
Locuteur

donc

25:07
Présentateur

je ne

25:07
Locuteur

vais

25:07
Présentateur

pas vous surprendre. Je n

25:08
Locuteur

'ai

25:08
Présentateur

pas du tout envie de vous dire aujourd'hui pour qui je vais voter si tant est que les uns et les autres soient bien candidats. Pour une raison simple, c'est qu'à partir du moment où le jour où je dis ça, je me transforme en porte-parole du candidat. Enfin, ça me paraît tout à fait évident. Donc à partir de là, je préfère garder ma distance avec cette élection présidentielle et ne pas commencer à donner des avis de vote sur les uns et les autres. D

25:26
Locuteur

'accord.

25:26
Présentateur

Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, vous n'êtes pas sûre de voter pour votre tante

25:28
Locuteur

?

25:29
Présentateur

De toute façon, aujourd'hui, moi, je ne donne pas de consigne de vote dans un sens ou dans l'autre. Que ce soit pour Marine ou pour d'autres, je ne dirai pas mon vote. Ça, c'est une absolue certitude. Et je ne

25:35
Locuteur

vous

25:35
Présentateur

dirai

25:36
Locuteur

pas

25:36
Présentateur

pourquoi je ne vais pas voter pour un tel ou un tel. Mais je ne dirai pas mon vote. Ça,

25:39
Locuteur

c'est sûr. Le

25:40
Présentateur

moment venu, vous donnerez votre choix ? Vous ferez campagne éventuellement pour celui ou celle que vous préférez ? Non. Alors, où je vous parle, il n'en est pas question pour les raisons que je vous ai évoquées tout à l'heure, d'ailleurs liées à mon école. Et puis c'est vrai qu'aujourd'hui, on a développé aussi un centre de

25:52
Locuteur

recherche.

25:52
Présentateur

Franchement, votre école, ça vous arrange bien ?

25:54
Locuteur

Non, ça m

25:55
Présentateur

'arrange. Non,

25:55
Locuteur

ce

25:55
Présentateur

n'est pas une excuse. Excusez-moi. Mais enfin, on a même développé un centre de recherche récemment au sein de l'école. Et je veux dire, si on veut que ces analyses soient prises avec un minimum d'objectivité et de crédibilité, bon, il faut éviter qu'elles paraissent comme finalement la surcursale de tel parti ou parti. Alors imaginez-moi, qui déjà ai une image très politique, qui ai eu du mal quand même à construire quelque chose en dehors du Rassemblement national. Si je recommence à me mettre au service de tel ou tel candidat, j'en sors plus, en fait. – Ok, alors je vais essayer pour la région, je vais essayer pour

26:22
Locuteur

la nation. – Vous pouvez descendre d'échelon. – Oui, voilà, maintenant je vais essayer pour la région. Vous habitez

26:26
Présentateur

Lyon, en tout cas votre école

26:27
Locuteur

est à Lyon.

26:28
Présentateur

On sait qu'il y

26:29
Locuteur

a

26:29
Présentateur

une certaine proximité idéologique entre vous et Laurent Wauquiez, le président sortant de la région. Est-ce que vous pourriez le soutenir dès le premier tour ou au deuxième tour ? – Même réponse. Ça vaut pour les présidentielles, mais ça vaut pour les régionales. D'ailleurs, vous l'avez vu jusqu'alors, je me suis tenue loin des élections, y compris municipales. Donc je ne

26:47
Locuteur

vais

26:47
Présentateur

pas, voilà, recommencer. – Vous menez quand même un combat idéologique. – Oui. – Si au deuxième tour de la région, il y a le choix entre Laurent Wauquiez et la gauche… – Mais vous pouvez me reposer la question

26:56
Locuteur

encore

26:56
Présentateur

sous différents angles, la 360. Vous allez toujours retomber sur la même réponse.

27:02
Locuteur

– Alors

27:02
Présentateur

à défaut de réussir à vous faire parler des autres, on va essayer de parler un peu de vous. Au travers d'Amélie, que j'ai interrogée tout à l'heure, c'est notre chef d'entreprise du Vexin. Alors elle, elle construit des maisons, mais elle aimerait savoir comment vous allez construire votre avenir. – Excellent, excellente transition

27:17
Locuteur

vers

27:17
Présentateur

ce qu'elle m'a dit tout à l'heure.

27:19
Locuteur

Elle

27:19
Présentateur

a un petit message à vous adresser avec une question sous-jacente, on l'écoute.

27:23
Locuteur

–

27:24
Présentateur

Je suis d'accord avec très peu de choses que vous défendez. En revanche, je vous encourage à continuer la politique pour une seule raison, c'est que des femmes dynamiques, jeunes, qui ont la niaque, on en a besoin. Et on a besoin de montrer cet exemple, et on a besoin de montrer aux hommes patriarcaux que les femmes sont capables d'être têtues et des femmes de pouvoir. En revanche,

27:45
Locuteur

je

27:45
Présentateur

ne

27:45
Locuteur

sais

27:45
Présentateur

pas très bien quel niveau de féminisme vous défendez, ou en tout cas, est-ce que vous êtes engagée dans la cause ? Mais en tout cas, est-ce que rien que pour ça, ça vous donnerait envie de vous réengager ?

27:55
Locuteur

–

27:55
Locuteur 6

Alors, est-ce que vous pourriez revenir en politique au nom du féminisme pour lutter contre le patriarcat ? C'est ce qu'elle vous demande.

28:01
Présentateur

– Écoutez, je vais décevoir madame, puisque c'est vrai que moi, je ne vis pas ma féminité contre un combat contre le patriarcat. Je pense que la plupart des combats féministes légitimes qui ont pu être menés il y a quelques décennies, pour l'essentiel d'entre eux, ont globalement été acquis. Je n

28:15
Locuteur

'ai

28:15
Présentateur

pas l'impression qu'on est dans un pays où les femmes ne peuvent pas apprendre, travailler, vivre libre, faire des choix. –

28:20
Locuteur

Vous trouvez qu'il y a cette

28:21
Présentateur

femme en politique,

28:22
Locuteur

par exemple ?

28:22
Présentateur

– Oui, mais elles ont la possibilité de faire de la politique, si elles le souhaitent. On a même mis en place des lois qui, aujourd'hui, contraignent à la parité pour qu'elles puissent être là. Donc je n

28:31
Locuteur

'ai

28:31
Présentateur

pas le sentiment, si vous voulez, que si les femmes ne veulent pas faire de politique, elles ne peuvent pas en faire. Et je vais même vous dire, je vais même vous dire, on plaint, moi j'entends souvent un discours un peu, c'est un peu ce qui me dérange dans le discours féministe en général, et dans les discours d'ailleurs des minorités en général, c'est cette espèce de tendance à la victimisation. Et j'entends souvent les femmes se plaindre dans tel ou tel milieu qu'elles ne seraient pas bien traitées, ou qu'elles ne seraient pas reconnues comme elles devraient l'être. Ça peut arriver, je ne dis pas le contraire. Mais moi je vais vous dire,

28:58
Locuteur

de

28:58
Présentateur

la petite expérience politique que j'ai eue, j'ai plutôt eu le sentiment aujourd'hui qu'être une femme en politique, c'était un atout, un atout en termes d'image, un atout parce que malgré tout on est dans le pays de la galanterie et que c'est compliqué pour un homme de vous agresser, et qu'à un moment donné, y compris quand on est une femme, on ne

29:12
Locuteur

peut

29:12
Présentateur

pas toujours se cacher derrière cet état, parce que notamment en politique, on accepte de rentrer sur un ring de boxe, si vous voulez. Donc quand on rentre sur un ring de boxe, on accepte de donner des coups et d'en prendre. Alors si vous ne le faites pas pour lutter contre le patriarcat, est-ce que vous pourriez revenir en politique pour défendre vos convictions qui sont fortes ? Moi, quand on parle de vous, quand on a dit qu'on vous recevait, ce que j'entends, c'est de toute façon, elle laisse sa tente de se planter en 2022, et elle veut reprendre le flambeau en 2027, c'est complètement faux ? Écoutez, si les gens me prêtent des stratégies à 10 bandes de cet ordre, tant mieux,

29:45
Locuteur

c

29:45
Présentateur

'est peut

29:46
Locuteur

-être

29:46
Présentateur

qu'ils me voient encore plus intelligente et stratège que je ne suis. Mais non,

29:49
Locuteur

non,

29:50
Présentateur

écoutez, moi, je vais vous faire la réponse que j'ai faite à chaque fois, puisque c'est celle que je pense sincèrement depuis que je suis partie. J'ai eu un engagement politique. D'une certaine manière, je l'ai continué à travers l'école, puisque c'est un engagement culturel, éducatif, qui m'apparaît politique au sens où il est un peu au service de la cité, si je puis dire. Je l'ai continué avec le centre de recherche aujourd'hui. C'est ma manière à moi de servir mes convictions. Je ne suis pas allée au bout de ce processus. J'ai envie de continuer, j'ai envie de faire d'autres choses dans la société civile.

30:16
Locuteur

«

30:17
Présentateur

Peut-être qu'un jour, je referai de la politique, mais je ne suis absolument pas en mesure de vous dire aujourd'hui avec qui, quand et comment. »

30:24
Locuteur

Je

30:24
Présentateur

sais que cette réponse ne satisfait personne.

30:27
Locuteur

Non, mais elle

30:27
Présentateur

est le centre. Mais c'est une réalité. J'ai 31 ans. Ce serait, je trouve, en plus un peu hasardé aujourd'hui de vous dire « J'arrête la politique à vie, alors qu'en plus, Fontaine... » Voilà, comme disait l'expression. C'est pas sûr que vous en refassiez, mais c'est pas sûr que vous n'en refassiez pas. Ben oui,

30:46
Locuteur

pourquoi pas. Alors,

30:48
Présentateur

le gouvernement a décidé de dissoudre le CCIF et Génération Identitaire. Alors, vous avez salué la première décision, le CCIF, le Comité contre l'islamophobie, mais vous relayez une pétition pour appeler à empêcher celle de Génération Identitaire. Quelle différence faites-vous entre les deux

31:04
Locuteur

? Je

31:06
Présentateur

fais une différence notable.

31:07
Locuteur

C

31:07
Présentateur

'est-à-dire que, en ce qui concerne Génération Identitaire, alors je rappelle pour les gens qui ne connaissent pas peut-être, c'est un mouvement de jeunesse qui, en fait, fait des actions d'agite propre, donc en fait des actions médiatiques pour interpeller l'opinion publique et les pouvoirs publics sur les dangers d'une immigration incontrôlée, de l'islamisme et de l'insécurité. Alors, ce qui est surprenant avec Génération Identitaire, c'est qu'en fait, c'est un mouvement qui a chaque fois été poursuivi après chacune des actions et qui n'a jamais été condamné. Donc,

31:32
Locuteur

c

31:32
Présentateur

'est vrai qu'à partir de là, il a été dissous. Alors, je ne

31:35
Locuteur

sais

31:35
Présentateur

pas si vous avez lu le décret sur des prétextes qui sont quand même un peu surprenants, notamment le fait qu'ils auraient

31:41
Locuteur

eu... La violence, par exemple.

31:42
Présentateur

Non, justement, il n'y

31:43
Locuteur

a

31:43
Présentateur

jamais eu de violence. C'est ça qui est fou. C'est que s'il y avait eu de violence, il y aurait eu des condamnations. Il n'y a pas eu de violence. C'était des actions pacifiques à chaque fois. On leur reproche d'avoir eu des doudounes floquées qui, soi-disant, faisaient uniforme milice. Moi, j'ai le sentiment...

31:55
Locuteur

Excusez-moi. Génération

31:55
Présentateur

Identitaire a reçu le financement de Brenton Taren, qui est le terroriste suprémaciste blanc, qui a assassiné 51 personnes à Christchurch. Alors, vous accusez le CCIF de soutenir le terrorisme. Est-ce qu'il y

32:08
Locuteur

a

32:08
Présentateur

des différences entre les terroristes ? C'est très intéressant, monsieur, ce que vous êtes en train de dire. Parce que ça veut dire que demain... Sachant qu'il n'était pas membre. Donc, demain, quelqu'un qui fait un don ou qui finance une association, je veux

32:19
Locuteur

dire,

32:19
Présentateur

quel qu'il soit, quel que criminel qu'il soit, je

32:21
Locuteur

veux

32:21
Présentateur

dire, son crime est imputé à l'association. Bah, si, c'est ce que vous dites. Il y a une différence entre les terroristes. Ce que je vous dis,

32:26
Locuteur

c

32:26
Présentateur

'est qu'aujourd'hui, cet argument qui est utilisé n'a aucune valeur juridique. Ça veut dire qu'il n'y a pas de texte aujourd'hui dans le droit, je vous l'affirme, qui dit que vous pouvez être

32:34
Locuteur

condamné au prétexte d'un donateur. Voilà. Un homme,

32:39
Présentateur

le mouvement que vous défendez,

32:40
Locuteur

a

32:40
Présentateur

été défendu également par un homme qui, au nom de la suprématie blanche, a tué

32:44
Locuteur

51 personnes. Et donc, demain,

32:46
Présentateur

et donc, demain... Non, mais vous, écoutez, franchement, ne soyez pas ridicule. Vous ne pouvez pas dire que ça me laisse indifférente et que je cautionne ce crime ou que je pourrais avoir une quelconque incointance idéologique avec celui-là. Enfin, je veux dire, attention quand même à ce que vous dites, parce

32:58
Locuteur

que ça va loin.

32:59
Présentateur

Mais je veux dire, si demain, ça veut dire, je ne

33:00
Locuteur

sais

33:00
Présentateur

pas, moi... Vous

33:00
Locuteur

vous êtes

33:00
Présentateur

accusé d'autant publicité. Mais non, mais si, vous vous dites, ça ne vous choque pas, comme si, enfin, je ne

33:04
Locuteur

sais

33:04
Présentateur

pas, l'insinuation est un peu dérangeante. Aucune insinuation. Si demain, vous avez, je ne

33:08
Locuteur

sais

33:08
Présentateur

pas, moi, le Parti Socialiste qui reçoit un don d'un pédophile, jusqu'à preuve du contraire,

33:13
Locuteur

ils

33:13
Présentateur

ne

33:13
Locuteur

vont

33:13
Présentateur

pas être considérés comme responsables du crime commis par cet homme-là. Voilà. Donc, oui, je trouve qu'il

33:19
Locuteur

n

33:19
Présentateur

'y a pas d'argument juridique valable. Je considère qu'aujourd'hui, la critique de l'immigration doit être permise. On voit bien qu'en plus, il

33:26
Locuteur

y

33:26
Présentateur

a un deux poids, deux mesures, puisque les actions typiquement similaires qui peuvent être conduites par Greenpeace, d'ailleurs beaucoup plus souvent violentes et beaucoup plus radicales, elles, pour le coup, n'entraînent pas de dissolution. Donc, je suis un peu dérangée, si vous voulez, quand on porte une atteinte aussi grave à la liberté d'association et qu'on le fait, me semble-t-il, sur des motifs qui sont des motifs à la fois idéologiques et politiciens. Qui vous dérangent moins pour le CCIF.

33:49
Locuteur

Ah, oui,

33:49
Présentateur

qui me dérangent moins pour le CCIF, excusez-moi. Je

33:52
Locuteur

ne voulais pas

33:52
Présentateur

vous relancer parce qu'il faut qu

33:53
Locuteur

'on

33:53
Présentateur

avance. Ah oui, d'accord, mais bon, je pense que tout le monde voit qu'il y

33:55
Locuteur

a

33:55
Présentateur

le CCIF, les accointances islamistes du CCIF.

33:58
Locuteur

Pour

33:59
Présentateur

le coup, je pense, personne ne peut les dénier. Ça me paraît compliqué.

34:03
Locuteur

Je n'ai pas

34:03
Présentateur

l'impression qu'on puisse dénier non plus les accointances identitaires. Enfin,

34:05
Locuteur

moi, vous ayez envie d'être l'avocat du CCIF, je ne sais pas. Mais alors, pas le

34:07
Présentateur

moins du monde. Mais je n

34:09
Locuteur

'ai

34:09
Présentateur

pas l'impression qu'on puisse dénier non plus les accointances identitaires de génération identitaire. On y va. On va parler du pape François. Le pape François qui est en Irak. Un voyage de trois jours. Et ce voyage, il a fait réagir Amélie. Je vous l'ai présenté tout à l'heure, notre chef d'entreprise du Vexin. Et je vous parlais de vos points communs. Et bien, justement, elle s'interroge sur l'un d'entre eux, Amélie.

34:30
Locuteur 7

Il

34:30
Locuteur

dit,

34:30
Locuteur 7

c'est

34:34
Présentateur

le pape.

34:34
Locuteur

Oui,

34:34
Présentateur

on

34:35
Locuteur

a un peu chemin. Notre

34:36
Présentateur

culture catholique. Moi, j'ai grandi dans une famille très engagée où on prônait les valeurs de tolérance, d'accueil constamment. C'était ça, être catholique. Aujourd'hui, le pape est comme ça. Ça me pose cette éternelle question des catholiques comme vous, mais qui sont à l'opposé de ces idées d'accueil, de partage, d'amour d'autrui, quelle que soit sa race et sa religion. Je reste vraiment très, très étonnée de votre position contre l'immigration en France, alors même que vous avez cette culture religieuse. Alors, qu'auriez-vous envie de lui répondre ? Est-ce que votre christianisme à vous rejette le partage et la bienveillance ? C 'est un peu caricatural, quoi.

Mais bon, on va dire, je vais essayer de répondre sur le fond. Alors déjà, oui, en effet, je suis catholique. Je suis fière d'être catholique. Je sais qu'on est très minoritaire en France à être vraiment des catholiques engagés. En fait, en réalité, c'est un peu plus complexe qu'il n'y paraît parce que cette espèce de... Oui, bon, en gros, si vous êtes gentil, et puis si vous êtes méchant parce que vous critiquez la politique d'immigration, donc vous ne

35:41
Locuteur

pouvez

35:41
Présentateur

pas être catholique.

35:42
Locuteur 3

Mais le pape s'est prononcé plusieurs fois pour l

35:44
Locuteur

'accueil

35:44
Locuteur 3

des

35:45
Locuteur

migrants.

35:45
Présentateur

Je vais vous répondre.

35:47
Locuteur

Ce qui n'est pas votre cas. Alors, vous savez

35:48
Présentateur

que, en fait, ce qui est extraordinaire avec la religion catholique, d'ailleurs, c'est qu'il

35:52
Locuteur

y a

35:52
Présentateur

les textes, il

35:52
Locuteur

y a

35:52
Présentateur

les évangiles, et puis il

35:53
Locuteur

y a

35:53
Présentateur

ce qu'on appelle la doctrine sociale de l'Église. Donc, il y

35:55
Locuteur

a

35:55
Présentateur

en fait une doctrine élaborée par l'Église depuis des siècles et des siècles, et qui fixe un peu les grands principes. Et en l'occurrence, il y a une différence, il faut quand même le rappeler, entre la charité individuelle et la charité d'État. C'est-à

36:07
Locuteur

-dire

36:07
Présentateur

que moi, en tant que catholique, demain, évidemment, je croise un migrant dans la rue blessé, je vais évidemment lui porter secours de toute suite.

36:17
Locuteur

La sorte de

36:17
Présentateur

charité individuelle, ça fait une charité collective. Alors, laissez-moi finir. Et donc, la charité d'État, c'est la recherche de ce qu'on appelle, les termes souvent utilisés par le catholicisme, le bien commun. Or,

36:28
Locuteur

le

36:28
Présentateur

bien commun, dans une société, il doit être atteint notamment par le respect de l'harmonie aussi de cette société, l'équilibre de cette société et la sécurité de cette société. Et donc, quand on constate qu'aujourd'hui, une immigration incontrôlée, une fois de plus, avec les difficultés d'assimilation que ça peut représenter, les développements aujourd'hui d'une forme d'islamisme sur le territoire, dont le terreau se trouve malheureusement aussi dans une forme d'immigration inassimilée. Quand on voit tout cela, la recherche du bien commun, ça doit être aussi de pouvoir réguler l'immigration. En aucun cas, le fait d'être catholique n'interdit de pouvoir réguler l'immigration.

Je ne sais pas d'où ça sort. Et ce n'est pas parce qu'on veut réguler l'immigration, avoir des frontières nationales, avoir des exigences pour obtenir la nationalité ou pour rentrer sur le territoire, qu'on déteste l'autre, qu'on est raciste ou qu'on est obsédé par sa race et son identité. Enfin, je veux dire,

37:20
Locuteur

on est pour faire

37:20
Présentateur

la part des choses quand même. Au nom de leur foi chrétienne, le pape, un certain nombre d'ecclésiastiques en France, prônent l'accueil des réfugiés et des étrangers. C'est une constatation. Et vous n'êtes pas dans cette

37:31
Locuteur

tradition. Vous

37:31
Présentateur

avez raison. Alors, une fois de plus, il faut savoir raison garder aussi. Il faut savoir que chez les catholiques, le pape n'est infaillible que sur le dom. Oui, bien sûr. Vous le savez. Or, le pape n'engage pas le dom quand il parle. C'est un homme aussi qui a un parcours. Il vient d'Amérique du Sud. Il

37:47
Locuteur

a

37:47
Présentateur

aussi son regard qui lui est propre. Vous pouvez être catholique et critiquer

37:49
Locuteur

le pape. Et

37:49
Présentateur

il est dans son rôle, une fois de plus. Il est dans un rôle qui n'est pas un rôle politique. Il est dans un rôle de conscience. Il est dans un rôle de morale. Donc, je veux dire, ce n

37:58
Locuteur

'est

37:58
Présentateur

pas tout à fait la même chose que d'avoir un pape qui va être aussi un directeur de conscience sur le plan individuel. Mais vous

38:03
Locuteur

savez très bien que des curés

38:04
Présentateur

accueillent des gens dans leur paroisse.

38:06
Locuteur

Qu'est-ce qu'on

38:06
Présentateur

attend d'un

38:06
Locuteur

État ? Là,

38:06
Présentateur

ce n

38:06
Locuteur

'est

38:06
Présentateur

pas un rôle moral. C'est un rôle concret. D'accord. Mais une fois de plus, j'y reviens. Il n'y a pas... Je veux dire qu'il n'y a pas... Dans ces questions-là, il n'y a pas qu'un rôle moral.

38:14
Locuteur

Je veux dire,

38:14
Présentateur

le pape n'est pas un... Comment dire ? Un chef politique. Non, non, absolument.

38:18
Locuteur

Donc, quand il tient des

38:19
Présentateur

propos, il ne les tient pas au nom de la politique et pour donner des conseils au gouvernement respectif des pays. Voilà. Donc, il faut simplement faire la part de choses entre ces deux choses. Et je pense qu'elles ne sont pas antinomiques. Et qui m'apparaît aussi, pardon, parce qu'on a tendance à l'oublier un peu aussi, aussi charitable de penser aussi parfois à ceux qui subissent les conséquences de l'immigration de masse, de l'islamisme,

38:43
Locuteur

de l

38:43
Présentateur

'insécurité. Je veux dire, il y a aussi des conséquences graves sur la société française, à de nombreux égards. Et donc, on pourrait aussi de temps en temps parler de ceux qui en souffrent aujourd'hui en France et qui manifestement ne font pas l'objet de la bienveillance des uns et des autres, ou en tout cas de leur empathie.

38:59
Locuteur

Alors,

39:00
Présentateur

c'est l'heure du débat ou de la confrontation. L'islam en France, la lutte contre l'islamisme reste au cœur de votre réflexion, Marion Maréchal, puisque votre think-tank, qui s'appelle le Conseil d'analyse et de prospective, a livré le mois dernier un texte très critique de la loi contre le séparatisme. Pour en débattre avec vous ce soir, je vous présente Abdelhali Mamoun, qui est imam et théologien. Bonsoir Abdelhali Mamoun. Merci d'avoir accepté notre invitation et l'idée de ce débat. « Pourquoi pensez-vous que Marion Maréchal se trompe dans son analyse sur le séparatisme

39:30
Locuteur

? »

39:30
Présentateur

Écoutez, moi, je voudrais lui poser une question. Je suis imam depuis 30 ans. J'exerce dans les différentes régions d'Île-de-France notamment,

39:40
Locuteur

où

39:41
Présentateur

souvent ce sont des zones assez défavorisées, où l'intégration a eu beaucoup de mal à se faire. Certaines ont réussi, d'autres pas. Ça fait 30 ans, comme je le disais. Nous avons donc aujourd'hui plus de 6 millions de musulmans environ. C'est approximatif de musulmans. Je voudrais moi savoir qu'est-ce que vous attendez d'eux. Qu'est-ce que vous attendez d'eux ? Parce qu'on les assimile souvent à soit des victimes collatéraux de cet islamisme radical. On les assimile, on fait l'amalgame. Ou parfois,

40:13
Locuteur

on les

40:14
Présentateur

accuse de complicité avec cet islamisme radical. Vous parlez d'entrisme. Mais moi, qu'est-ce que je suis quand, depuis 30 ans, j'ai contribué à faire construire des mosquées en France en mobilisant les musulmans et même les militants musulmans qui ne cherchaient à travers ces constructions que de seulement permettre aux musulmans de vivre dignement leurs pratiques religieuses, exercées dans de bonnes conditions, et en aucun cas de vouloir islamiser la France ou d'imposer la charia en France à qui que ce soit.

40:40
Locuteur

Ils

40:41
Présentateur

voulaient simplement s'imposer à eux des règles religieuses et c'est tout à fait leur droit, comme ça existe dans d'autres religions, mais en aucun cas de vouloir les imposer aux autres.

40:48
Locuteur

Tout

40:49
Présentateur

cela sous le chapeau de la laïcité qui est pour nous une chance. Nous nous considérons tous musulmans aujourd'hui laïcs et cela constitue ce à quoi aspire une grande majorité de musulmans de France. Quel est le message que vous voulez donner à ces millions de musulmans, dans lequel ils se sentent frustrés de votre discours, dans lequel vous les assimilez à ce tantrisme, ce séparatisme, et dans lequel ils se sentent particulièrement visés et frustrés. Et justement, pour les rassurer, dire que non, ce n

41:21
Locuteur

'est

41:21
Présentateur

pas à vous, ce n

41:22
Locuteur

'est

41:22
Présentateur

pas à vous que s'adresse ce message, mais à certains qui sont infiltrés parmi vous.

41:28
Locuteur

Alors,

41:28
Présentateur

est-ce que je peux répondre à votre question par une autre question ? Est

41:30
Locuteur

-ce

41:30
Présentateur

que vous m'autorisez ? Est-ce que quand je parle de l'islamisme, vous vous sentez visé

41:33
Locuteur

?

41:34
Présentateur

Ah non, puisque moi, je ne suis pas de la religion islamiste. Je suis musulman de la religion de l'islam. Et donc, pourquoi considérez-vous, alors que je tiens des propos qui m'apparaissent clairs de distinction entre les musulmans et l'islamisme, que les jeunes dont vous parlez, eux, se sentiraient visés, alors que vous, vous ne sentirez pas visés ? Moi, je pense que la plupart des Français sont, vous en faites la démonstration d'ailleurs, musulmans font totalement la distinction quand on parle de l'islamisme et quand on parle des

41:58
Locuteur

musulmans. vous

41:59
Présentateur

êtes en totale opposition avec un parti d'extrême droite qui existe en France, qui, quand on a un élu, qui est dans une ville, par exemple, Racheline, David

42:10
Locuteur

Racheline,

42:10
Présentateur

qui a mis pieds et mains pour détruire la mosquée, une magnifique construction qui a été faite par les musulmans.

42:18
Locuteur

Je ne vais pas revenir sur le dossier, mais vous savez qu'elle a été construite

42:20
Présentateur

de manière illégale.

42:21
Locuteur

Non

42:21
Présentateur

mais, excusez-moi, l'illégal, aujourd'hui, le tribunal a débouté, monsieur le

42:27
Locuteur

maire. Il y avait

42:27
Présentateur

un problème d'illégalité de base sur la

42:29
Locuteur

construction. Peu importe, la mosquée

42:29
Présentateur

a été

42:30
Locuteur

construite. Peu importe, non. Non mais répondez,

42:32
Présentateur

il y a 6 millions de musulmans en France, parfois, il manque de lieu pour rier. Est-ce que vous trouvez

42:36
Locuteur

normal d'être sur le droit ? Je vais vous répondre alors. Et

42:39
Présentateur

pas qu'à Fréjus. À Mante-la-Ville, par exemple, aussi, pareil, monsieur Naud a tout fait pour essayer d'empêcher la construction et l'existence d'une mosquée, qui, je rappelle, avait pour objectif non pas d'islamiser Mante-la-Ville, mais pour pouvoir permettre aux musulmans de Mante-la-Ville de pouvoir pratiquer leur religion dans des conditions dignes. Et j'en passe, c'est des meilleurs. Et c'est partout pareil. Est-ce qu'on pourra s'accorder

42:59
Locuteur

sur… Vous,

43:00
Présentateur

vous vous positionnez où ? C'est ça que je veux savoir. Déjà, moi, je réfute totalement les termes extrêmes de droite et tout, mais je pense qu

43:05
Locuteur

'on

43:05
Présentateur

n'aura pas le temps de débattre là-dessus, donc je ne

43:06
Locuteur

vais

43:06
Présentateur

pas m'attarder là-dessus. Mais en l'occurrence, est-ce que vous admettez avec moi qu'aujourd'hui, l'islamisme prospère malgré tout prioritairement sur une jeunesse qui est une jeunesse très souvent d'origine immigrée, qui a des problèmes d'assimilation ? Je

43:18
Locuteur

peux

43:18
Présentateur

vous proposer quelque chose ? Est-ce que vous voulez bien répondre sur les mosquées ? Non, mais

43:22
Locuteur

deux

43:22
Présentateur

secondes.

43:23
Locuteur

Je réponds non,

43:24
Présentateur

je ne suis pas d'accord avec vous.

43:24
Locuteur

La grande majorité des

43:26
Présentateur

musulmans

43:27
Locuteur

qui

43:27
Présentateur

sont dans la forêt, qui poussent paisiblement et surliceusement, on ne les entend pas. C'est l'arbre qui tombe qu'on entend.

43:33
Locuteur

C'est cette unité extrême qui fait du bruit.

43:36
Présentateur

Aujourd'hui, la question que je vous pose, et vous qui êtes dans ces quartiers, vous avez peut-être un regard encore plus aiguisé, je le souhaite en tout cas, qu'aujourd'hui, la radicalisation, elle touche principalement, principalement, pas exclusivement, mais principalement quand même, des jeunes qui sont d'origine immigrée, qui ont des problèmes d'assimilation dans la société et qui, à travers la radicalisation, finalement, font une sorte de cheminement identitaire, si je puis dire,

44:00
Locuteur

un

44:00
Présentateur

peu caricatural, d'ailleurs, à travers cet islam radical et qui leur permet, finalement, de s'en oublir, de donner du sens à leur vie et de trouver du sens là où ils n'en trouvent pas

44:13
Locuteur

dans la société. Pour résoudre

44:14
Présentateur

le problème,

44:15
Locuteur

est-ce qu'il faut

44:15
Présentateur

limiter la présence de

44:17
Locuteur

l

44:17
Présentateur

'islam ou au contraire, mieux organiser la présence de

44:21
Locuteur

l'islam en

44:21
Présentateur

lui donnant encore plus de force pour qu'elle puisse s'organiser elle-même à travers un CFCM plus fort ou un CNI, un Conseil national des imams qui va bientôt naître

44:30
Locuteur

?

44:31
Présentateur

Je vais vous répondre. Tout ça pour dire que, parce que j'arrive à ce constat, vous n'avez pas l'air d'ailleurs de le contredire, je le mets en lien, et c'est là d'ailleurs où il y a un amalgame terrible qui est fait, je le mets en lien avec le fait que,

44:43
Locuteur

pour

44:43
Présentateur

moi, la condition, elle passe par l'emploi et par l'assimilation et que pour s'assimiler,

44:46
Locuteur

il

44:46
Présentateur

faut s'assimiler à quelqu'un et à quelque chose. Et que donc, le communautarisme entraîne, si vous voulez, une difficulté d'assimilation par une concentration sur les territoires qui est liée aussi au nombre. C'est tout ce que je dis. À partir du moment où je dis ça, immédiatement, ça se transforme en « c'est du racisme ». Non, je fais un constat simplement sociologique et j'essaie de mettre

45:05
Locuteur

en lien notre... C'est quoi cette assimilation

45:06
Présentateur

que vous attendez des musulmans

45:07
Locuteur

?

45:08
Présentateur

L'assimilation, c'est d'accepter qu'on arrive sur un territoire qui a une histoire, qui a des cultures, des mœurs,

45:13
Locuteur

ce qui est aussi un territoire.

45:14
Présentateur

Ça fait 5 ,10 milliers. Il

45:17
Locuteur

a fait la guerre pour la

45:18
Présentateur

France pendant la guerre d 'Algérie. Il a travaillé 40 ans dans les unies françaises. Et je parle de mon père, mais des millions de Français qui sont venus du pays, qui se sont parfaitement assimilés en contribuant à l'essor économique du pays. Et vous attendez quoi ? Monsieur, je crois en l'assimilation. Je n

45:35
Locuteur

'ai

45:35
Présentateur

pas trop la même chose. Je crois en l'assimilation. Et donc, je ne nie pas le fait. Heureusement, d'ailleurs, qu'il y

45:39
Locuteur

ait

45:39
Présentateur

des Français d'origine émigrée qui puissent s'assimiler. Et même, je le souhaite. Ce que je dis juste, c'est que pour cela, il y a des conditions. Et c'est pour ça que je fais le lien avec la politique d'immigration.

45:47
Locuteur

C'est que

45:48
Présentateur

je pense qu'à un moment donné, le nombre empêche l'assimilation. Parce que quand vous avez des classes, et je pense que vous le voyez, y compris...

45:54
Locuteur

Vous parlez des

45:54
Présentateur

immigrants, des musulmans. Donc qu'est-ce

45:55
Locuteur

qu'il faut faire ? Il faut limiter le nombre. Je pense qu'il faut le

46:00
Présentateur

mettre en lien avec la question de l'immigration. Parce que vous avez des Français. Aujourd'hui, la plupart de ceux-là sont français, vivent en France. Leurs enfants sont

46:07
Locuteur

français. Il y en a beaucoup

46:07
Présentateur

qui sont résidents. Et il y a aussi des résidents, vous avez raison. Et chaque année, arrivent de nouveau, à la fois légalement et malheureusement illégalement, de nouvelles populations qui contribuent, si vous voulez, à enclaver un peu ces territoires et qui ne contribuent pas à aider à l'assimilation. Pourquoi ? Parce que dans ces classes, et je pense que vous le constatez vous-même, vous avez parfois 9, 10, 12 nationalités différentes et que c'est très compliqué pour apprendre la langue. Voilà. C

46:32
Locuteur

'est tout ce que je dis là-dessus.

46:33
Présentateur

Pour vous répondre...

46:34
Locuteur

Je vous réponds, je vous réponds... Pour pouvoir

46:35
Présentateur

s

46:35
Locuteur

'assimiler... Ça joue aussi, bien sûr. Je vous réponds

46:38
Présentateur

sur le CFCM et tout, sur la

46:39
Locuteur

représentation de l'islam. Je vais vous répondre

46:41
Présentateur

après. Sur la question de la représentation de l'islam. Alors là, pour le coup, je m'en remets à vous parce que vous êtes théologien. Donc ça me paraît, êtes-vous le mieux placé pour ça. Malheureusement, malheureusement, il semble qu'il soit extrêmement compliqué, comment dire, c'est d'ailleurs ce qu'avait tenté de faire Nicolas Sarkozy, de créer artificiellement par le biais de l'État une représentation officielle de l'islam de France pour une raison simple, c'est qu'en fait, les islamistes considèrent que les imams comme vous, qui portez ce message-là, vous n'êtes pas un vrai musulman et vous n'êtes pas un bon musulman. Parce que moi, à

47:13
Locuteur

la

47:13
Présentateur

limite, je veux dire,

47:13
Locuteur

je

47:13
Présentateur

n

47:13
Locuteur

'ai

47:13
Présentateur

pas le problème en tant que catholique. On a, vous le savez, on a une organisation, on a un pape, voilà, on a une organisation.

47:19
Locuteur

Qui n'est pas infaillible.

47:20
Présentateur

Absolument, mais on a une organisation, je veux dire, qui est officielle et que tout le monde reconnaît. En islam, c'est différent, évidemment. Donc à partir de là...

47:28
Locuteur

Ce n'est

47:28
Présentateur

pas très différent parce que la question d'organiser un statut fonctionnel de

47:34
Locuteur

l'imama, je suis désolé. Oui, mais ils ne seront pas reconnus par les gens qui sont en religion du séparatisme. C'est un débat

47:38
Présentateur

passionnant mais qui est un peu plus loin de la vie quotidienne des musulmans.

47:42
Locuteur

Je

47:42
Présentateur

voudrais que vous répondiez à la question à laquelle vous n'avez pas répondu. Vous êtes pour l'assimilation. Je suis pour l'assimilation. Très bien. Il y a 6 millions de musulmans. Même assimilés, ces musulmans doivent pouvoir prier. Vous n'avez pas répondu sur les mosquées. Est-ce que vous êtes pour ou contre l'édification de mosquées pour que ces musulmans, même assimilés, puissent prier

48:03
Locuteur

? Ne pas

48:03
Présentateur

prier dans les rues à côté des crottes

48:05
Locuteur

de chiens. On est d'accord. Sauf que... que c

48:06
Présentateur

'est du prosélytisme que les milliers de musulmans qui prient en dehors des mosquées, ils le font parce que ça leur plaît de sentir les crottes

48:15
Locuteur

de chiens.

48:15
Présentateur

Ils aimeraient bien prier à l'intérieur de la mosquée, mais c'est parce

48:18
Locuteur

qu'il n'y a pas de place. Et quand vous avez les élus

48:20
Présentateur

de votre camp, on va dire, je ne

48:21
Locuteur

sais

48:21
Présentateur

pas si c'est votre camp, mais en tout cas, assimilés, ils s'opposent à ce qu'on se construise en France des mosquées, mais en même temps, ils s'opposent à ce que les gens prient dans la rue. Et dans les

48:30
Locuteur

cas... Laissez

48:31
Présentateur

la réponse.

48:31
Locuteur

C

48:32
Présentateur

'est un peu réducteur quand même, malgré tout.

48:34
Locuteur

Non, mais

48:34
Présentateur

vous, d

48:34
Locuteur

'accord. S'il vous plaît, je peux vous

48:37
Présentateur

placer une.

48:38
Locuteur

Non, mais c'est des sujets compliqués. Vous

48:40
Présentateur

exagérez. Alors, je vous réponds. Sur la question des prières de rue, je pense que c'est un peu plus compliqué que ce que vous présentez. Ça veut dire que malgré tout, la plupart des prières de rue qu'on a pu voir ces dernières années de manière un peu spectaculaire ne sont pas toujours des problèmes de place. Parce que vous savez aussi bien que moi qu'il y a aussi la question de chaque communauté nationale veut aussi sa mosquée. Il faut quand même le dire. Donc ce qui veut dire qu'aussi, ce n

49:02
Locuteur

'est

49:02
Présentateur

pas toujours un problème de place. Parfois, on ne

49:03
Locuteur

veut

49:03
Présentateur

pas forcément construire une nouvelle mosquée parce qu'il y

49:05
Locuteur

a

49:05
Présentateur

un manque de place dans la présidence. C'est parce que chacun, finalement, veut avoir sa mosquée.

49:11
Locuteur

des

49:11
Présentateur

manifestations de

49:12
Locuteur

musulmans qui

49:13
Présentateur

se sont

49:13
Locuteur

représentés comme accueillis la garelle ou des musulmans manifestés devant

49:18
Présentateur

la mairie pour réclamer la construction d'une mosquée algérienne ou marocaine, je ne

49:22
Locuteur

sais plus

49:22
Présentateur

c'est quoi, d'un conflit inter-ethnique. Ce n

49:24
Locuteur

'est

49:24
Présentateur

pas si peu fréquent

49:25
Locuteur

que ça. Mais la majorité des autres mosquées où les gens

49:30
Présentateur

pris dehors, c'est parce qu'il n

49:32
Locuteur

'y a

49:32
Présentateur

pas de place à l'intérieur. Alors déjà, pardon, mais en l'occurrence, sur les prières de rue dont vous parlez, ce n'était pas un problème de place. Il y avait des revendications. La plupart des plus spectaculaires qu'on a pu voir ces dernières années, ce n

49:43
Locuteur

'étaient

49:43
Présentateur

pas des problèmes de place. C'était aussi des revendications d'ordre politique.

49:46
Locuteur

Ah oui, donc les gens

49:47
Présentateur

priaient dans la rue par revendication

49:49
Locuteur

politique. Oui, ça arrive, monsieur le Président. Si vous voulez que Mario Maréchal réponde sur l

49:55
Présentateur

'édification de nouvelles mosquées, il faut la laisser parler.

49:57
Locuteur

Oui, mais je veux dire, oui

49:58
Présentateur

ou non, qu

49:59
Locuteur

'on

49:59
Présentateur

construit

49:59
Locuteur

de nouvelles mosquées. Alors, je vais vous répondre, mais

50:00
Présentateur

puisque je n'arrive pas à remplacer. Vous êtes...

50:02
Locuteur

Non, non, non,

50:02
Présentateur

je vous assure, c'est difficile. Je ne suis pas contre le principe qu'il puisse y avoir des lieux de culte qui soient édifiés en France. En revanche, c'est ce que j'ai essayé de vous expliquer, mais on ne

50:10
Locuteur

m

50:10
Présentateur

'a pas laissé aller au bout. On prétexte du problème de place. La réalité, c'est que ce problème de place est la plupart du temps un faux argument. Et on peut en discuter avec les maires qui sont sur le terrain. La plupart du temps, il n

50:21
Locuteur

'y

50:21
Présentateur

a pas de problème de place. Il y a la volonté de chacun d'édifier sa propre mosquée en fonction de ses communautés. Donc ça, c'est une première chose.

50:27
Locuteur

Donc

50:27
Présentateur

si c'est ce

50:27
Locuteur

prétexte-là, c'est une mauvaise chose.

50:29
Présentateur

Vous l'avez déjà. Vous l'avez

50:35
Locuteur

déjà.

50:36
Présentateur

Juste les chiffres. 800 000 m², vous voulez mettre 6 millions de musulmans dans 800 000 m², vous faites comment ? Laissez-la finir. La

50:42
Locuteur

deuxième chose,

50:43
Présentateur

tout dépend à ce qui prévaut à l'édification de ces mosquées. Quand ce sont des mosquées qui ont vocation à être

50:50
Locuteur

des

50:50
Présentateur

mosquées extrêmement ostentatoires comme ce qu

50:52
Locuteur

'on

50:52
Présentateur

peut voir à Bordeaux, oui, le principe me dérange. Parce que là, on a le sentiment qu'il y a la volonté d'envoyer un message à travers des minarets qui sont extrêmement voyants, qui ne s'inscrivent pas. À Bordeaux ? Oui, à Bordeaux. C'est Tarek Oubrou à Bordeaux.

51:05
Locuteur

Oui, je sais.

51:05
Présentateur

Oui, Tarek Oubrou, d'ailleurs. On pourrait en parler parce que je sais que vous êtes très, très proche de lui.

51:08
Locuteur

Vous vous mettez... Non, ce débat, je suis désolé. Qu'est-ce qui se passe à Bordeaux ?

51:13
Présentateur

On devait rendre à 53.

51:16
Locuteur

Très bien, très bien. Tarek Oubrou, qui est un ancien des frères musulmans, en effet, on va en parler. Je ne maîtrise pas la grille. Il n'était

51:21
Présentateur

pas aux frères musulmans. Il était. Beaucoup de gens évoluent. Vous avez énormément de politiciens qui sont passés d'extrême-gauche à l'extrême-droite, l'extrême-droite au centre.

51:29
Locuteur

Vous l'avez lu, son interview de départ ou pas ? Ils ont certainement évolué. Vous l'avez lu, son interview de départ ? Bien sûr.

51:33
Présentateur

Est-ce que vous l'avez lu, son interview de départ des frères musulmans ?

51:35
Locuteur

Ce n

51:35
Présentateur

'est pas votre élément. Vous parlez

51:36
Locuteur

de Tarek Oubrou des années 80. Et

51:38
Présentateur

Tarek Oubrou, en 2018, il quitterait

51:40
Locuteur

les frères musulmans. Je suis désolé. Et il dit, je ne

51:43
Présentateur

romps pas. Je ne romps pas. Et une fois qu'on a été dans

51:45
Locuteur

cette famille, on reste en ce pays. Je suis désolé.

51:57
Locuteur 6

Ce soir, Virginia, on vous écoute. Vous

51:59
Présentateur

avez entendu ou tenté d'entendre Marion Maréchal ce soir dans cette émission. L'avez-vous trouvée convaincante ? Auriez-vous envie de revenir sur un sujet ? On n'a plus beaucoup de temps, mais vous avez la parole.

52:09
Locuteur 1

Alors, oui, effectivement. J'aimerais savoir si au moins, si elle n

52:13
Locuteur

'est

52:13
Locuteur 1

pas féministe,

52:14
Locuteur

si

52:14
Locuteur 1

la

52:15
Présentateur

sororité, ça lui parle. Parce que la PMA, c'est pour toutes les femmes

52:20
Locuteur

un

52:20
Présentateur

droit fondamental.

52:22
Locuteur

Point. Je

52:24
Présentateur

ne sais pas ce que c'est que la sororité. Je connais la fraternité en langue française. Mais la sororité,

52:28
Locuteur

je

52:28
Présentateur

ne sais pas ce que

52:28
Locuteur

c'est.

52:28
Présentateur

Virginia, est-ce que vous pouvez lui expliquer

52:30
Locuteur

ce que vous vouliez dire ? Un

52:32
Présentateur

nouveau mot à votre vocabulaire.

52:34
Locuteur

Ça, c

52:34
Présentateur

'est du militantisme.

52:35
Locuteur

C

52:35
Présentateur

'est le langage inclusif militant

52:40
Locuteur

qui écorche mes oreilles. Eh

52:44
Présentateur

bien, écoutez, si le modèle patriarcal pour vous, c'est un papa, une maman, deux enfants et un labrador, il

52:51
Locuteur

va falloir un petit peu Écoutez, madame,

52:53
Présentateur

moi, en fait, je ne raisonne pas en tant que femme. Je ne raisonne pas, d'ailleurs,

52:57
Locuteur

on

52:57
Présentateur

va y revenir, je ne raisonne pas en tant que blanc, je ne raisonne pas en tant que catholique et je ne vois pas les gens comme ça. Donc, en fait, quand je porte des idées et que je défends l'idée de nation, j'essaye de transcender ça. Et donc, cette espèce de réduction permanente dans les combats politiques à une guerre des sexes, à une guerre ethnique, à une guerre religieuse, moi, je ne me reconnais pas là-dedans. Voilà.

Donc, l'organisation en minorité ou soi-disant minorité, parce que les femmes ne sont pas une minorité en fonction du sexe, en fonction de l'orientation sexuelle, en fonction de la religion, c'est quelque chose, moi, qui me dépasse complètement et dans laquelle je ne me retrouve pas. Je suis désolée, je ne

53:29
Locuteur

suis

53:29
Présentateur

pas en guerre contre les hommes. Ils sont nos

53:31
Locuteur

partenaires, ils sont nos égaux.

53:34
Présentateur

Et heureusement qu'on ne raisonne pas comme ça parce que je pense que c'est extrêmement toxique pour l'harmonie de la société. Merci beaucoup pour cette émission passionnante. Merci, Virginia, de nous avoir accordé de votre temps depuis votre salon de coiffure de Nice. Merci, M. Limam, d'avoir été là. Merci, Adrien. Merci,

53:50
Locuteur

Marlon Maréchal.

53:51
Présentateur

Bon week-end à tous. Dans un instant, le Flash présenté par Claire Coach, le Flash à 20h, puis les informer avec Jean-François Akkidi. Merci à tous. Bon week-end.

54:12
Locuteur

Le

54:12
Locuteur 8

cyclone Niran est attendu dans les prochaines heures en Nouvelle-Calédonie. Un phénomène qui s'annonce violent avec des rafales de vent prévues à 270 km heure. La compagnie Air Calédonie a envoyé ses 4 avions en Australie.

54:28
Locuteur

En

54:28
Locuteur 4

voyant la force avec laquelle le cyclone va arriver et également la proximité des côtes, il nous a semblé bien préférable de faire partir tous nos avions

54:37
Locuteur

et

54:38
Locuteur 4

de les mettre réellement à l'abri pour que nous puissions continuer à exploiter très rapidement ensuite.

54:43
Locuteur 8

Dans toutes les marinas, les bateaux ont été sécurisés et pour affronter Niran, des centres d'hébergement d'urgence ont été ouverts.

54:51
Locuteur

Il

54:51
Locuteur 8

y

54:51
Locuteur

a

54:51
Locuteur 8

le

54:52
Locuteur 1

bus qui est mis en place à partir de 19h. Donc il va récupérer, il

54:57
Locuteur

y a

54:57
Locuteur 1

un circuit qui est prévu, donc il va récupérer les personnes et puis les personnes peuvent venir d'elles-mêmes aussi si elles ne sont pas en sécurité dans

55:03
Locuteur

leur

55:04
Locuteur 8

logement ou au squat. Le dernier cyclone d'une telle ampleur, Erika, en 2003, avait fait 2 morts, des dizaines de blessés et des millions d'euros de dégâts.

55:22
Locuteur

Dans

55:22
Locuteur 8

ces ambulances, 4 malades du Covid en provenance de la Réunion, ils ont atterri ce matin à Roissy-Charles-de-Gaulle après 11 heures de vol. C'est la première fois qu'une évacuation d'une telle ampleur a lieu depuis le début de la crise sanitaire.

55:36
Locuteur

Le

55:37
Locuteur 3

voyage s'est bien passé, le vol s'est bien déroulé.

55:39
Locuteur

Les

55:40
Locuteur 3

patients ont été confiés au SMUR du SAMU de Paris dans un état clinique stable et

55:45
Locuteur

identique

55:46
Présentateur

à leur prise en charge hier au CFU Belle-Pierre.

55:50
Locuteur 8

La veille, l'avion avait été médicalisé à la Réunion pour ce vol exceptionnel. 15 personnels de santé mobilisés, 800 kilos de matériel, 38 400 litres d'oxygène pour 4 patients plongés dans le coma pour le voyage.

56:04
Locuteur 3

On a identifié des patients qu'on estime être les plus à même de voyager, ceux qui ont le moins de risque de se compliquer parce que c'est vrai aussi que cette maladie, la Covid, peut poser des problèmes, notamment d'oxygénation.

56:19
Locuteur

Les

56:19
Locuteur 8

4 patients ont été acheminés vers des hôpitaux de la région parisienne. D'autres vols d'évacuation sanitaire Réunion Paris pourraient avoir lieu dans les prochaines semaines. Mayotte, reconfinée depuis le 5 février. De nombreuses familles n'ont plus de quoi se nourrir. Des bons sont distribués au plus précaire. Cette famille de 9 personnes bénéficie de 4 tickets de 20 euros, une bouffée d'oxygène.

56:49
Locuteur

On

56:50
Locuteur 1

souffre beaucoup parce qu'avec le confinement, on ne peut pas sortir pour aller vendre et faire manger les enfants. On reste à la maison sans aucune autre solution. Dans cette maison, nous sommes 16 et nous ne recevons aucune aide, nous n'avons aucun revenu. Je suis là avec mes petits-enfants et mes enfants. Je sors juste cultiver le manioc pour avoir de quoi les nourrir.

57:11
Locuteur

Pour

57:12
Locuteur 8

aider le maximum de familles dans le besoin, les agents communaux comme ici à Dambeni passent dans tous les quartiers afin de n'oublier personne.

57:21
Locuteur

On

57:21
Présentateur

avait déjà une première liste faite depuis longtemps.

57:24
Locuteur

Avec les repérages d'autres

57:25
Présentateur

familles

57:26
Locuteur

qu'on a faites,

57:27
Présentateur

on

57:27
Locuteur

a rajouté des noms. Sous-titrage Société Radio-Canada comme ça.