Les 11 millions d'électeurs du RN ne peuvent pas être ignorés ! - Laurent Jacobelli (RTL)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteÉludée
Qu'est-ce que vous retenez de l'allocution du Président de la République ?
- 1:08OuverteRéponse directe
Est-ce que vous devinez un profil pour le futur Premier ministre ?
- 2:32OuverteRéponse directe
Est-ce que le PS accepterait qu'un socialiste puisse arriver au pouvoir ?
- 3:42OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous avez envie de retenir de l'intervention présidentielle ?
- 5:03OuverteRéponse directe
Qu'allez-vous dire au Président de la République demain ?
- 10:37OuverteRéponse directe
Quel est le point qui vous intéresse dans l'idée d'un gouvernement d'intérêt général ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:11Invité politiqueChiffre
« On a une nette majorité de Français qui sont favorables à la démission »
- 12:07PrésentateurFait
« Quand on arrive à réduire le déficit de 5,2% à 3%, quand on gère la crise des attentats, quand on équilibre la sécurité sociale, on n'est pas un si mauvais gestionnaire »
- 13:56Invité politiqueFait
« Ce n'est pas le chaos qui nous attend, nos institutions, celle de Michel Debré, celle du général de Gaulle sont solides, nous aurons un nouveau budget, les fonctionnaires seront payés, les médicaments seront remboursés »
- 32:35Invité politiqueFait
« On va leur présenter l'addition de toutes nos erreurs passées depuis 40 ans et on va augmenter les impôts, dérembourser les soins et retarder l'indexation des retraites »
- 33:20Locuteur 3Fait
« Une allocution d'un président de la République pour nous annoncer un gouvernement qui refera exactement ce qu'a tenté monsieur Barnier, ça ne me paraît pas apporter de la stabilité »
- 33:30Locuteur 3Fait
« Le problème politique qu'on a aujourd'hui, c'est lui. C'est son manque de légitimité politique, c'est le fait qu'il bloque tout »
- 36:04PrésentateurFait
« la France Insoumise va voter la motion de censure tous les trois mois jusqu'à ce qu'il se passe. »
- 36:16PrésentateurFait
« si à chaque fois qu'un président de la République perd une élection il doit démissionner, on s'en sort pas. »
- 36:45PrésentateurFait
« ceux qui ont censuré ceux qui ont décidé que Barnier durerait que trois mois. »
- 38:19Invité politiqueChiffre
« 3200 milliards de dettes »
Temps de parole
- Présentateur68 %
- Laurent Jacobelli9 %
- Locuteur 36 %
- Locuteur 75 %
- Locuteur 24 %
- Locuteur 93 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Jacques Laurent Jacobéli, porte-parole du Rassemblement National et député de la Moselle. Je vais vous demander le même exercice, Laurent Jacobéli. Alors, le Président de la République, en peu de temps, qu'est-ce que vous retenez de ce qu'il nous a dit ? Pas grand-chose. C'était très lyrique, c'est vrai. Il s'est beaucoup écouté parler, mais on a l'habitude. Mais je pense que ce soir, on attendait des réponses concrètes. Quel type de Premier ministre allons-nous avoir ? Pour quel type de gouvernement ? Pour quel type d'action ? Comment on va faire en sorte que les Français retrouvent du pouvoir d'achat, soient plus matraqués fiscalement, retrouvent la sécurité ?
On a trouvé un Président de la République, ce soir, un peu perché, un peu ailleurs. Alors qu'on a besoin, dans cette crise que nous traversons en ce moment, de réponses concrètes. Je pense qu'on attendait de sa part au moins une indication sur le profil du Premier ministre. On a entendu des thèmes peu amènes sur les oppositions, qu'elles soient de droite ou de gauche. Ça ne sent pas du tout la concorde générale. Un Président qui reprend sa casquette de diviseur en appelant à l'Union. Un paradoxe, en fait, pendant dix minutes, qui s'écoute parler. Honnêtement, c'est très gênant, presque, parce qu'on repart de cette interview sans plus d'informations quand on est arrivé.
Alors, Thomas Després, vous étiez à l'Élysée, on vous retrouve une nouvelle fois pour RTL. Est-ce que vous devinez, je dirais, un profil, ou en tout cas, on a quand même eu un semi-portrait du futur Premier ministre ? Est-ce que vous voyez de quoi il pourrait s'agir, Thomas Després ?
Oui, Emmanuel Macron parle d'un gouvernement d'intérêt général représentant toutes les forces politiques qui s'engagent à ne pas censurer la future équipe. Si on décortique les mots, a priori, ce n'est ni une personnalité marquée à droite, ni une personnalité marquée à gauche. Ce qui élimine, de fait, des profils comme Sébastien Lecornu, qui vient plutôt de la droite, ou Bernard Cazeneuve, qui a été Premier ministre d'un gouvernement socialiste. Il reste donc l'option privilégiée, ce soir, de François Bayrou, ce gouvernement d'union nationale d'intérêt général. Cela fait plusieurs années qu'il milite pour François Bayrou.
D'ailleurs, son idée, encore ces derniers jours, c'est d'être chef d'un gouvernement qui peut inclure, comme ministre, des personnalités comme Xavier Bertrand et Bernard Cazeneuve. Il veut donc faire ce gouvernement d'intérêt général. Donc, s'il fallait mettre une pièce ce soir en écoutant Emmanuel Macron, je dirais que c'est la flèche plutôt vers François Bayrou.
Alors, est-ce que vous avez la même analyse, Patrick Cannaire ? Vous savez, quand il nomme M. Barnier... Et est-ce que le PS accepterait qu'un socialiste puisse arriver au pouvoir, en fait ? Enfin, nous nous demandons... Participer au gouvernement, d'une quelconque façon. Nous nous demandons à pouvoir occuper le poste à Matignon. Clairement, nous l'avons écrit même ce matin, avec Olivier Faure et Boris Vallaud, au président de la République. On estime que l'expérience de nommer un représentant de la droite républicaine qui était dans l'opposition, sans pour autant aller jusqu'à une forme de cohabitation, était un acte fort. Nommé M.
Bayrou, c'est finalement passer par perte des profits les élections européennes et les élections législatives. On revient au point de départ, comme s'il n'y avait pas eu d'élection, et comme s'il n'y avait pas eu de sanctions de la politique menée par M. Macron. Je trouve ça, Bayrou, c'est pas mieux que LR, par exemple ? Vous savez, moi, je ne suis pas un instituteur qui donne des bons points et des mauvais points. Un petit peu quand même, ce soir. Je considère qu'il n'est pas anormal aujourd'hui, avec l'échec de M. Barnier, que nous puissions solliciter un Premier ministre de gauche. Et M. Bayrou est quand même dans la majorité de M. Macron depuis 2017.
Ce qui veut dire que, encore une fois, le vote des Français passe par pertes des profits dans une telle hypothèse. Jean-Daniel Lévy, je ne vous ai pas posé la question. Qu'est-ce que vous avez envie de retenir, vous, de l'intervention présidentielle ? On sait qu'Emmanuel Macron avait une crainte, et d'ailleurs il a indiqué, c'est qu'il ne peut pas se représenter.
Et que, dans ce contexte-là, il se demandait dans quelle mesure il serait en capacité de pouvoir vraiment avoir de l'influence jusqu'à la fin de son mandat, en considérant un tort ou à raison que Jacques Chirac, notamment dans le cadre de son deuxième mandat, avait rencontré des difficultés, n'avait pas pu agir comme il l'aurait souhaité. On a presque entendu un président en campagne, quand on écoute la fin de son propos.
On a l'impression qu'il fait des promesses, qu'il a des orientations, qu'il veut remonter le moral des Français, qu'il parle de l'Europe, qu'il parle d'un certain nombre de sujets ou de chantiers à devoir développer, pas tout à fait en les hiérarchisant, un peu plus sur la fin qu'au début, mais en tout cas, si on n'était pas au courant de la situation, si on loupait le début d'intervention, on a un peu l'impression d'avoir un président qui est un président en campagne.
Donc ça va nous renseigner, probablement, également sur l'attitude du président de la République, qui a priori ne va pas du tout se mettre en retrait, qui ne va pas du tout être complètement au-dessus de la mêlée, parce que là, il fixe clairement des orientations, des valeurs et des aspects qu'il souhaite voir porter de la part du futur gouvernement. On a cru comprendre, si on lit bien la Constitution, que la composition du gouvernement ne dépend pas du président de la République.
Et pour autant, quand on regarde, c'est lui qui a indiqué que le gouvernement serait déjà un gouvernement resserré, alors que, si je ne me trompe pas, ce n'est pas forcément des prérogatives du président de la République de définir cela. Vous ne vous trompez pas. Olivier Bost.
Emmanuel Macron a aussi répondu à l'un des points du sondage Harris-RTL ce matin sur la démission, Jean-Denier. Absolument. Déjà, on peut rappeler qu'on a une nette majorité de Français qui sont favorables à la démission,
en tout cas, quand on leur pose la question, ils ne se lèvent pas tous les matins en disant vivement que le président de la République quitte le palais de l'Elysée, que cette attente de démission est plus importante de la part des électeurs qui sont les plus à gauche comme les plus à droite,
mais que malgré tout, on a un quart des électeurs qui ont voté pour Emmanuel Macron au premier tour de la dernière élection présidentielle, qui accueilleraient favorablement la démission du président de la République.
Vous êtes impressionné, enfin vous en tant que Macroniste, de ce rejet quand même du président qui reste massif. Bon, hélas, on se souvient tous que Nicolas Sarkozy a été rejeté à la fin de son mandrin, que François Hollande est parti aussi avec des plumes et du goudron. Je le regrette, c'est un comportement assez français. Vous pouvez le représenter. C'est vrai, c'est pire. Et donc, je pense que ce que dit le président de la République, ce sont des mathématiques assez simples. Quand on fait une alliance entre le bloc central et l'ALR, ça ne suffit pas pour éviter la censure. Et donc, il appelle à un compromis plus large. Il appelle à un compromis d'ALR jusqu'au parti socialiste.
Évidemment, c'est extrêmement difficile à faire. Et moi, j'appartiens à un bloc central. Moi, c'est l'intérêt des Français et l'intérêt du pays qui m'intéresse. Et moi, je suis prêt à soutenir un gouvernement si le premier ministre est LR. Je suis prêt à soutenir un gouvernement si le premier ministre est au parti socialiste. si on arrive à avoir un compromis pour mener notre pays et affronter les grands défis qu'il a, à la fois au niveau international et au niveau des finances publiques. Donc moi, je suis prêt, en tant que membre du bloc central, à soutenir un premier ministre sur ce large éventail.
Je ne pense pas que ce sera le cas de Laurent Jacobelli, à qui nous donnerons la parole dans quelques instants. Pas grave, on s'en remettra. Bien compris. Et bien entendu, à Patrick Canard. Vous allez à l'Élysée demain, Patrick Canard, je le rappelle. Oui, donc nous avions écrit tout à l'heure à Emmanuel Macron et nous venons de recevoir une réponse positive de son secrétariat particulier qui, donc, nous sommes en train de caler l'horaire. Mais demain, entre 10h et midi, nous devrions être reçus par le président de la République. Et nous en sommes très heureux parce que nous avons des choses à lui dire. C'est l'info du soir, commentée en direct sur RTL. A tout de suite.
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Moi, celui qui m'intéresse, c'est l'idée d'un gouvernement d'intérêt général et de chercher ce qu'on pourrait nommer un nouveau socle commun un peu élargi et qui va jusqu'au parti socialiste. C'est l'aspect intéressant. On ne voit pas très bien comment ça peut fonctionner. Mais peut-être que M. Caner peut nous renseigner.
Alors, je vous propose d'écouter... Oui, on va l'écouter. À partir d'aujourd'hui, c'est une époque nouvelle qui doit commencer. Où tous devront agir pour la France et où il faudra bâtir des compromis nouveaux. Parce que la planète avance, parce que les défis sont nombreux et parce que nous devons être ambitieux pour la France. Nous ne pouvons nous permettre ni les divisions, ni l'immobilisme. C'est pourquoi je nommerai dans les prochains jours un Premier ministre. Je le chargerai de former un gouvernement d'intérêt général, représentant toutes les forces politiques d'un arc de gouvernement qui puisse y participer ou à tout le moins qui s'engage à ne pas le censurer.
Patrick Caner, vous allez demain à l'Assemblée nationale. Non, à l'Élysée. À l'Élysée, pardonnez-moi. Oui, c'est beaucoup plus important, nous sommes d'accord. Oui, c'est pas sûr. Mais non, mais s'il demande aux socialistes de lui donner un Premier ministre, est-ce que vous dites oui tout de suite ? Je pense que vous rêvez, M. Calvi. Vraiment. C'est un cauchemar, plutôt. C'est pas un cauchemar, chers collègues. Je veux dire que nous avons, nous, déjà gouverné ce pays et pas si mal finalement. Et on a vu, c'est vrai. Non, non, non, non.
Je veux dire que quand on arrive à réduire le déficit de 5,2% à 3%, quand on gère la crise des attentats, quand on équilibre la sécurité sociale, on n'est pas un si mauvais gestionnaire. Je précise que c'est M. Jacobelli, le Rassemblement National, qui vous titillait. Il me titille, mais à sa décharge, il n'a jamais géré un pays. C'est vrai que nous ne sommes pas du tout responsables du chaos actuel. C'est vrai, et j'espère que vous ne serez jamais responsables de quoi que je serai dans l'avenir. Qu'allez-vous lui dire à notre président de la République, et qu'attendez-vous non plus qu'il fasse ?
Tout d'abord, nous lui avons demandé un rendez-vous pour lui dire que nous voulions lui présenter la méthode qui a été notamment initiée en termes de concept par Boris Vallaud, il y a une quinzaine de jours, le président du groupe à l'Assemblée Nationale, des groupes socialistes, disant que nous pouvons dégager peut-être des voies d'un consensus de non-censure, de non-censure, sous réserve que le Premier ministre s'engage à ne pas utiliser le fameux article 49 aligné à 3, sinon ce serait un déséquilibre majeur, et sur la base de majorité de projets, texte par texte.
Chacun sait que l'expérience va s'arrêter le 8 juillet prochain, c'est-à-dire la date, la première date où il peut y avoir une dissolution. Mais le pays existe, donc nous notre intérêt c'est la France, c'est les Français, c'est pas les calculs politiciens, et donc on est prêt à contribuer à cette construction politique. Laurent Jacobelli, ça vous fait sourire. Oui, d'entendre un socialiste, malgré tout le respect que je dois, monsieur le sénateur, dire qu'il n'est pas dans les calculs politiciens, et qui pour faire élire des députés s'associe à ce qu'il y a de pire dans la politique française, c'est-à-dire des soutiens du Hamas, c'est toujours savoureux.
Mais pour en revenir à l'allocution de monsieur le président de la République, il y a deux points, un point positif déjà, il reconnaît ce que nous disons depuis maintenant quelques jours, ce n'est pas le chaos qui nous attend, nos institutions, celle de Michel Debré, celle du général de Gaulle sont solides, nous aurons un nouveau budget, les fonctionnaires seront payés, les médicaments seront remboursés, et là-dessus il a clarifié ce que son propre camp d'ailleurs essayait de faire croire aux Français en jouant la stratégie de la peur. Ça c'est le bon point.
Le deuxième point, là où je suis un peu plus inquiet, c'est que celui qui s'annonce, et il l'est de fait, comme le garant de la République, nous explique que ceux qui ne sont pas d'accord avec ce budget et qui votent la censure sont anti-républicains. Et là j'ai du mal à comprendre. La République pour lui c'est quoi ? C'est ceux qui sont d'accord avec lui et pas les autres. Et donc comment demain pourra-t-il accepter un gouvernement d'union, d'union nationale peut-être, pour avoir un budget qui ne déplaise pas à tout le monde ? Et puis surtout, quel Premier ministre ? Pour quelle alliance ? Parce que si vous avez une alliance qui va du Parti Socialiste aux Républicains, ça veut dire quoi ?
On connaît la tentation du Parti Socialiste pour l'impôt. On connaît la tentation, en tout cas théorique, des Républicains pour une économie plus libérale. Comment marier les contraires ? Tout cela fait un peu peur et le Président n'a pas donné de garantie ce soir. D'abord sur le fait que nous aurons un budget rapidement, dans quelle direction ? Et surtout, je le répète, quel profil de Premier ministre ? Tout cela est encore un peu flou. Alors on retrouve, pardonnez-moi, Thomas Despré à l'Elysée, qui a des précisions sur les invités du Président de la République demain matin. Je vous redonne bien entendu la parole, Jean-René Cazeneuve. Il n'y aura pas que des socialistes, Thomas.
Non, exactement, ces informations RTL. Donc les socialistes seront reçus demain dans la matinée. Mais il y aura également les représentants de l'ancienne majorité, les Blanques centrales, qui seront reçus également demain matin à l'Elysée par Emmanuel Macron. Et demain après-midi, ce sont les représentants de la droite qui seront reçus. On imagine Laurent Wauquiez, le Président du groupe à l'Assemblée, et son homologue du Sénat, reçus par Emmanuel Macron. Donc pour tenter de fabriquer finalement ce gouvernement d'intérêt général, l'information à retenir.
Ce sont donc ces rendez-vous demain à l'Elysée entre Emmanuel Macron et les représentants de la gauche, du Bloc central et de la droite demain à l'Elysée. Jean-René Cazeneuve. Oui, j'étais taquin.
Je vous répondrai que vous avez voté hier avec la France insoumise. J'imagine que vous avez voté ensemble la censure. J'imagine que vous aviez une idée très précise du Premier ministre qui permettrait de vous représenter tous les deux. Que vous vous adressez à M. Jacobelli. Oui, absolument. Donc je lui dis, je suis assez surpris que vous ne proposiez pas un nom commun à tous les deux. Et donc le Président de la République a rappelé de manière très précise qu'effectivement ça n'est pas le chaos, mais personne ne peut dire que c'est quand même une bonne nouvelle. Je suis désolé. Lisez la presse internationale aujourd'hui, on est la risée du monde.
Oui, mais il ne s'appelle pas le Front international, il s'appelle le Front national. Il faut le rassemblement, d'ailleurs. Pardonnez-moi, vous m'avez compris. L'attractivité de notre pays, le pays est au ralenti, la consommation des Français s'arrête. Mais bien sûr... La question que vous posez, c'est pourquoi le Président de la République reçoit demain tout cet éventail, d'après vous ? Parce que pour éviter la censure et faire avancer notre pays alors qu'il n'y a pas de majorité claire, on est obligé d'aller vers des compromis. Et donc nous, nous sommes prêts des compromis et ça doit aller le plus largement possible. et on l'a déjà dit au mois de juillet et on n'a pas été bon.
Objectivement, on n'y est pas arrivé au mois de juillet. Il faut réessayer d'être de DLR jusqu'au Parti Socialiste et pourquoi pas aux écologistes, pourquoi pas, s'ils le souhaitent. Essayer de trouver un projet commun, de faire avancer notre pays parce qu'autrement, si vous voulez, le monde entier n'attend pas. Vous savez, les Chinois bossent en ce moment, Trump arrive, c'est où on peut se regarder le nombril et ça c'est... Il n'y a pas de gage au Rassemblement National et un peu plus pour la gauche, si je vous comprends bien, et les autres formations politiques. Ben écoutez, absolument, je ne cherche pas des gages au Rassemblement National.
Vous pouvez me rappeler quel parti est sorti premier quand même de ces élections législatives ? Le Rassemblement National. Est-ce que vous ne trouvez pas curieux que le président de la République puisse recevoir un certain nombre de formations et pas la première d'entre elles ? Je pense que tout cela commence... M. Barnier a eu assez de contact avec Mme Le Pen. ...sur des mauvaises bases. Et d'ailleurs, je le dirais, je pense qu'il ne faut ignorer... Vous n'êtes pas fiables, vous le savez. Il ne faut ignorer aucun électeur, y compris d'ailleurs ceux de la France Insoumise, je le dis, parce qu'ils ont la même valeur que tous les autres.
Et commencer à dire, on va faire la grande union, on va gérer le pays, la main dans la main, mais sauf tous ceux qui ne parlent pas comme nous, ça veut dire un gouvernement étroit, un gouvernement obtu. Est-ce que vous craignez qu'une nouvelle coalition se mette en place, en fait, pour vous barrer la route d'une quelconque façon ? Non, je ne le crains pas, parce que c'est probablement ce qui arrivera. Et je vais vous le dire, d'ailleurs, nous ne sommes pas candidats à participer à ce gouvernement, simplement. Nous, ce que nous voulons, c'est demain pouvoir gouverner avec une majorité. D'ici là... Vous avez le courage de se mettre les mains dans le cambouis aussi.
Vous avez raison, mais sans majorité, on voit ce que ça donne. Donc, nous, on veut faire des réformes profondes sur l'immigration, sur la sécurité, sur notre relation à l'Union européenne. On ne peut pas le faire si on n'a pas la majorité. En revanche, nous prenons un engagement. C'est comme nous l'avons fait pour M. Barnier, nous laisserons le gouvernement travailler et nous ferons en sorte d'y apporter les modifications pour représenter les Français qui nous ont élus et faire en sorte que ce gouvernement, que ce budget soit acceptable partout, pas d'obstruction, et nous espérons, une fois encore, éviter la censure, comme nous aurions aimé l'éviter la fois précédente.
Olivier Bosse, chef du service politique d'RTL.
Je voulais réagir, en fait, à ce que nous disait Thomas Despreux depuis l'Élysée, c'est-à-dire qu'il nous donnait les rendez-vous à venir de demain. On nous avait expliqué hier, dans l'entourage d'Emmanuel Macron, que cette fois-ci, il s'agissait de nommer un Premier ministre qui, ensuite, était chargé d'élargir et de trouver une majorité contre une censure un peu plus large que celle de Michel Barnier. Visiblement, ce mois de décembre, on commence à ressembler à celui du mois de juillet et du mois d'août, parce que c'est le Président de la République qui reçoit et qui cherche cette fameuse majorité, jusque-là, introuvable, pour éviter une censure.
Donc, la perspective d'avoir un Premier ministre lundi n'est franchement pas assurée.
Jean-Daniel Lévy, ce soir, on avait... Quand je lis vos derniers sondages, on a l'impression qu'on a un Président de la République qui est incroyablement rejeté et quoi qu'il fasse, quelle que soit l'équipe qu'il puisse l'entourer, ça ne changera pas les choses. J'en rajoute ou on en est là ?
On en est à peu près là. C'est-à-dire qu'il y a des regards, en fait, de la part de Français qui sont quand même assez clivés. Un rejet, comme vous l'avez indiqué. Avec également, on l'a vu au cours de la période récente, une baisse de la confiance qui est exprimée à l'égard d'Emmanuel Macron. Rappelons d'ailleurs que la confiance dans le Président de la République était inférieure, voire nettement inférieure, que celle qui était exprimée à l'égard de Michel Barnier. Et surtout, en fait, qu'il y avait de la part du cœur de l'électorat d'Emmanuel Macron une baisse tendancielle du nombre de Français
qui avaient voté pour lui au premier tour de la dernière élection présidentielle qui lui accordait de moins en moins confiance. Alors, ça reste encore un niveau qui est un niveau confortable. Près de 7 personnes sur 10 qui ont voté pour Emmanuel Macron. Mais en fait, il nous avait habitués à tangenter les 90%, voire plus, de sympathisants ou d'électeurs de la majorité présidentielle. Probablement autour de la question à laquelle il a souhaité répondre tout à l'heure. Mais pourquoi a-t-il dissous l'Assemblée nationale ?
Et c'était une question qui est vraiment majeure de la part du cœur de l'électorat d'Emmanuel Macron avec le sentiment qu'il y a peut-être un peu les travers du Président de la République qui sont réapparus. Premier travers, il décide sans consulter. Et donc, avec la perception que cette gestion, qui est une gestion personnalisée du pouvoir, parfois à outrance, le déstabilisait, peut-être était parfois un avantage, mais en tout cas, en l'espèce, ce n'était pas une bonne situation. Et puis, le deuxième aspect, ne pas toujours se justifier, c'est-à-dire dire, je prends une décision et croyez-moi, je vais prendre la bonne décision et faites-moi confiance sur parole.
Et dans ce contexte-là, ce qui a déstabilisé le cœur de l'électorat d'Emmanuel Macron. Donc, il y a différents enjeux, mais parmi les enjeux du Président de la République, éviter qu'il poursuive le décrochage, un, d'opinion, et deux, notoirement, auprès du cœur de son électorat. On poursuit notre débat dans un instant. On s'interroge toujours sur le fait de savoir qui sera notre futur Premier ministre. On refait le Monde, édition spéciale, avec Yves Calvi.
Génération Senior, avec le laboratoire GSK. Le zona est une infection liée au virus de la varicelle. C'est parfois grave et douloureux. Françoise, bonjour. Bonjour. Alors, vous avez été touchée par un zona. Comment ça a commencé ? Les premiers jours, en fait, j'ai eu comme des piqûres d'araignées sous les selles qui se sont transformées en boutons avec une douleur très, très intense, comme des brûlures. Et puis, j'ai consulté mon médecin. Et comment l'avez-vous vécu, alors ? Bon, disons que je me suis sentie très seule, terre inconnue, avec une gêne, une douleur. Ça a persisté plusieurs mois, même plusieurs années. Bon, en fait, j'ai fait face, le quotidien, la famille, le travail.
Mais surtout, j'espère ne pas re-subir un zona à l'avenir. Ça a tellement marqué mon corps. Quel message souhaiteriez-vous adresser aujourd'hui ? Moi, je crois qu'il y a un manque d'informations sur le zona. Il faut s'informer avant le zona, pendant, et puis après le zona. Et puis surtout, ne pas rester seule face aux douleurs très fortes et aux questions qu'on peut se poser.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur demain-santé.fr. Ce message de prévention vous a été proposé par le laboratoire GSK.
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Le mandat que vous m'avez démocratiquement confié est un mandat de 5 ans.
Et je l'exercerai pleinement jusqu'à son terme. Ben voilà ce que vous dit, vous, responsable politique ce soir, Laurent Jacobelli, Patrick Caner, le président de la République. Vous le comprenez ? Vous allez jouer cette partie avec lui ? On pourrait être critique quand on voit que cette dissolution a été occasionnée par le caprice vengeur d'un homme vexé. Donc on pourrait être, j'ai envie de dire, choqué par M. Macron. Mais nous ne demandons pas la démission de M. Macron.
Aujourd'hui, malgré l'état dans lequel est le pays, encore une fois sur le plan économique et social, nous considérons qu'il est le président légitime, certes élu dans des conditions particulières pendant la guerre en Ukraine, etc. Mais il est élu, et donc on ne va pas rajouter du chaos institutionnel au chaos politique que nous connaissons aujourd'hui. François Bayrou, nommé Premier ministre, est-ce que vous le censurez ? Moi, je pense qu'il ne faut pas imaginer des censures automatiques. La censure est un acte politique qui est majeur dans la Constitution de la Ve République.
Et donc, tout d'abord, il n'y a pas de limitation en nombre de censures quand il y a la mise en oeuvre d'un 49-3, mais par contre, on ne peut censurer que trois fois par part député dans une session ordinaire. Donc, il y en a déjà une qui a été utilisée. Donc, c'est un fusil à des coûts limités. Donc, moi, je pense que M. Bayrou, s'il est nommé, et c'est une hypothèse qui n'est pas inenvisageable, nous regarderons quel sera son projet et sa capacité réellement de dialoguer. Avec M. Barnier, on avait un espoir d'un dialogue, mais ça a fini très vite dans un monologue avec le Front National, enfin le RN, pardon, excusez-moi. Et bien même pas, vous savez...
Laurent Jacobelli, vous censurez-vous, François Bayrou, Premier ministre ? Mais nous, nous ne sommes pas non plus pour une censure a priori. Voilà, nous avions dit lors de la nomination du précédent Premier ministre. Donc, vous ne le censurez pas s'il est nommé Premier ministre ? Je vous parle de François Bayrou, ma question est très claire. Mais il n'y a pas de censure a priori, donc ma réponse est très claire. Alors, sauf, évidemment, un cas improbable, où il arrive avec M. Mélenchon, ministre de l'Intérieur, ou des choses comme ça. Mais a priori, non.
Vous savez, nous, ce qu'on demande au Premier ministre, c'est d'être un homme de synthèse capable d'écouter tous les partis, y compris le Premier Parti de France. Du coup, ne méprise pas les électeurs du Rassemblement national, ni même d'ailleurs aucun électeur. Et puis, quelqu'un qui, évidemment, n'est pas lié au nouveau Front populaire, dont on connaît, je crois, l'horreur, avec la mainmise de Jean-Luc Mélenchon sur ses affidés. Donc, voilà les quelques conditions que nous pouvons poser. Laissez Mélenchon là où il est. Oui, mais il a fait élire vos collègues. Donc, voilà quelques principes de base.
Une fois encore, on ne pourra pas travailler en ignorant des millions de Français à un budget aussi rapidement avec un gouvernement fait de gens qui, hier, se combattaient. Donc, il faut cette sagesse. Cette sagesse, apparemment, le président de la République ne l'a pas. Espérons que le prochain Premier ministre l'aura. Il y a des surprises à attendre demain, Thierry.
Pendant les mots, Olivier Bost. Alors, demain, il faut voir, et effectivement, on va se faire raconter tous ces rendez-vous à l'Élysée. On va voir, finalement, vers où va Emmanuel Macron. Ce qui va être, moi, je pense, intéressant demain, c'est voir l'ouverture aux socialistes pour aller vers une non-censure. S'il va effectivement proposer ou pas et soumettre des noms de Premier ministre, tester des noms de Premier ministre, comme il l'avait fait cet été, pour voir les réactions. Je vous rappelle qu'à un moment, Emmanuel Macron, cet été, a proposé Bernard Cazeneuve et que le Parti Socialiste n'a pas suivi. Donc, il peut se passer exactement la même chose demain.
Ça, c'est ce qui peut se passer demain. Après, on va avoir un week-end d'événements. Le Président a insisté largement là-dessus dans la fin de son allocution sur la réouverture de Notre-Dame, qui est un moment important pour lui. Bien sûr. Et après, la semaine prochaine, peut-être encore un peu longue.
Pourquoi on a l'impression que, en tout cas, la question de Cazeneuve n'est même pas posée ? C'est-à-dire que ça devient presque une évidence et que ça l'était déjà cet été ?
Alors, ce que nous a dit l'entourage ces dernières heures d'Emmanuel Macron, c'est que l'hypothèse d'un Premier ministre issu de la gauche, ne fait pas partie des hypothèses. Quelque part, un peu, Emmanuel Macron reprend... L'écart définitivement. Il reprend un petit peu la main dans le choix du Premier ministre et il reprend un peu la main avec quelqu'un de sa famille politique. Il a essayé avec Michel Barnier, Michel, oui, Michel Barnier, qui était donc dans l'opposition. Ça n'a pas fonctionné. Aller rechercher une autre position pour voir si ça fonctionne, c'est pas la piste privilégiée ce soir.
Jean-Daniel Lévy, il a raison, de son point de vue. Il ne faut pas qu'il fasse du compliqué, il faut qu'il prenne dans la maison. Il n'y a rien de simple, là. Si on avait la réponse absolue, je pense qu'on l'aurait trouvée depuis un petit bout de temps. Ce qui est un peu étonnant, c'est qu'il y a eu une évolution de la part du Parti Socialiste, en tout cas dans ses prises d'opposition. Et quand vous écoutez Boris Vallaud, Olivier Faure et d'autres acteurs, ils ne mettent plus en avant Lucie Castel comme étant Premier ministre. Ils ne mettent pas forcément en avant le nouveau Front Populaire comme étant une entité à proprement parler.
Même si vous écoutez ce qu'a pu dire Olivier Faure hier sur la question de la réforme des retraites, ils ne font plus un préalable absolu comme étant un des aspects qui ferait partie d'une forme de contrat de gouvernement. Et en même temps, si je peux utiliser cette expression-là, il y a un président de la République qui donne le sentiment de fermer la porte à deux reprises. Il l'a fermé lorsqu'il était à Riyad parce qu'il a été assez critique à l'égard des socialistes, nommément, ce qu'il n'a pas fait dans le cadre de son allocution télévisuelle où il a parlé de l'extrême-gauche si je ne me trompe pas. Et puis même d'une manière globale... Et de l'ancien...
Oui, il y avait une illusion claire. Et de l'élocher en tant que socialiste. Mais en tout cas, ce terme-là n'a pas été utilisé. Et le deuxième aspect, c'est qu'on n'a pas l'impression effectivement qu'à l'heure actuelle, ils se disent qu'il y a une possibilité de pouvoir élargir cette forme de majorité quand bien même il y aurait un signal qui aurait été donné de la part d'une partie de la gauche
à l'heure actuelle. Moi, j'ai juste ajouté un... Thierry, Olivier Bosse, je fais une chose, c'est qu'aux conditions... Enfin, à l'ouverture des socialistes, il y a quand même une limitation aujourd'hui, c'est que ça doit être un premier ministre socialiste. Premier ministre de gauche. De gauche. Voilà. Mais c'est quand même une condition importante et qu'il faut rappeler, c'est la limite de votre ouverture.
La gauche, il y a qui ? Il y a donc les socialistes, les radicaux de gauche, les écologistes, les écologistes, les communistes, et les filles. D'accord. Donc vous soutenez un premier... Non, non, mais c'est intéressant. Vous soutenez un premier ministre communiste, par exemple. Mais, enfin, je veux dire, c'est une hypothèse, c'est quand même peu probable. La première force politique parlementaire à gauche, ce sont les socialistes. Nous sommes 130 parlementaires. 130 parlementaires. Je le dis très simplement. Les sénateurs ne sont pas des parlementaires de seconde zone. Je crois qu'il faut le dire. Personne ne dit ça. Non, mais j'ai vu un sourire en face de moi. Mais bon...
Ah, mais c'était pas du tout le 60... Non, non, non. Jusqu'où peut-on aller, Jean-René Cazeneuve, dans l'ouverture d'esprit pour nommé un premier ministre ? Dans toutes nos communes de France, sans exception, les socialistes et les républicains travaillent ensemble. Moi, élu du Gers, je travaille tous les jours avec des maires socialistes. Heureusement. Et c'est ça qu'attendent aujourd'hui les Français. Ils sont fatigués de ces querelles. M. Giacomelli, il nous dit qu'il a censuré Michel Barnier à cause du budget. Personne n'y croit. Mais personne n'y croit.
Et aucun premier ministre, et je le dis solennellement, aucun premier ministre n'a fait autant de modifications dans son budget que Michel Barnier. Et il n'est pas de mon parti, il n'est pas de ma famille. Non. Donc je le dis sereinement. Aucun premier ministre n'a fait autant d'efforts. Et pourtant, ils l'ont censuré parce qu'ils ont un agenda personnel, parce que Marine Le Pen avait des problèmes juridiques, etc. Vous avez tous des agendas personnels, si je puis permettre. Moi, j'espère qu'on va trouver ce consensus parce qu'autrement, on n'y arrivera pas. Et une fois de plus, ce sont les Français qui vont payer l'addition parce que l'économie s'arrête, parce que le chômage va remonter.
Laurent Jacobelli, le risque obligataire français aujourd'hui atteint son plus bas niveau depuis deux semaines. Le CAC 40, deux jours de suite, a augmenté et les taux d'intérêt vers la France. Je ne dis pas que tout va bien. Je dis que les marchés continuent leur avance. Parfois ça monte, parfois ça descend, comme c'était il y a un mois. Mais qu'il n'y a pas eu le grand chaos qu'on nous avait promis. Tout va s'arrêter, tout va s'effondrer. Pour l'instant, les faits ont démontré que c'était faux. Donc il faut arrêter de jouer sur la peur. Il faut prendre cette censure comme un signal. Il faut même la prendre comme un signal positif.
L'occasion de remettre les cartes sur table, d'imaginer quelque chose de nouveau et ne pas s'enfermer dans cette logique. On va faire payer aux Français. On va leur présenter l'addition de toutes nos erreurs passées depuis 40 ans et on va augmenter les impôts, dérembourser les soins et retarder l'indexation des retraites. Il faut imaginer autre chose de plus intelligent, dégresser l'État. Il y a beaucoup de domaines où on peut faire des économies, sociales et épargner les Français. Ça, ce serait un ordre de priorité, je pense, sur lequel on pourrait se mettre d'accord et qui serait utile. Saisissons la chance de ne pas continuer comme avant.
Bonsoir Louis Boyard, vous êtes député France Insoumise du Val-de-Marne. Merci beaucoup de nous rejoindre dans cette émission. J'imagine que vous avez suivi l'intervention du président de la République et j'imagine aussi qu'il ne vous a pas convaincu.
J'aimerais commencer avec quelle arrogance. Je commence à me demander mais pour qui se prend ce monsieur à donner des leçons à tout le monde ? Il perd toutes les élections à la chaîne et il apparaît qu'il n'a pas compris. Une allocution d'un président de la République pour nous annoncer un gouvernement qui refera exactement ce qu'a tenté monsieur Barnier, ça ne me paraît pas apporter de la stabilité. En réalité, le problème politique qu'on a aujourd'hui, c'est lui. C'est son manque de légitimité politique, c'est le fait qu'il bloque tout et donc du coup, la question de son départ se pose dix fois plus qu'avant son allocution.
Quand le président Macron vous dit les députés ont choisi le désordre, qu'est-ce que ça vous inspire comme commentaire ?
Les députés, ils ont fait quelque chose qui est peut-être grave aux yeux d'Emmanuel Macron mais ils ont voté. Il y a eu un vote lors des élections législatives où les Françaises et les Français ont fait leur choix et puis ensuite il y a eu des votes à l'Assemblée nationale qui certes ne plaisaient peut-être pas à Emmanuel Macron mais à la fin on a voté. Et ensuite, il y a eu un budget qui a été proposé. Monsieur Barnier a choisi d'engager la responsabilité de son gouvernement et de nous empêcher de voter. Le cœur du problème, c'est qu'on n'a plus le droit de voter dans ce pays ou quand vous votez ça ne change rien.
Que vous soyez citoyen ou député parce qu'à la fin on ne prend pas en compte le résultat des élections où vous avez un 49-3.
Il a lui en tout cas été président de la République et il vous a dit ce soir qu'il irait au bout de terme de son mandat.
Malheureusement, il n'est pas tout seul à décider parce que dans la République française c'est le peuple français qui est souverain. Et il ne vous aura pas échappé que le peuple français n'aime pas beaucoup Emmanuel Macron ces derniers temps précisément parce qu'il est en train de faire tous les pays. Et il ne vous a pas échappé
que vous ne trouverez jamais un accord politique pour le destituer non plus ?
M. Barnier a tenu trois mois. Il nous reste encore 30 mois à tenir. Au bout d'un moment parce qu'Emmanuel Macron refuse de résoudre le cœur du problème qui est le fait que c'est lui qui bloque tout on ne va pas pouvoir continuer comme ça pendant des mois. Il faut qu'il admette sa propre responsabilité ce qu'il a été incapable de faire pendant son allocution. Donc nous on va continuer d'appeler à la seule solution qui apporterait de la stabilité redonner la parole au peuple français à travers un référendum qui serait celui d'une élection présidentielle.
En fait vous êtes en train de nous dire que le désordre
c'est le président de la République. Mais évidemment c'est le président de la République puisque l'Assemblée c'est ce que lui appelle le désordre ce que lui appelle l'anti-républicanisme. C'est des députés qui ont voté à l'Assemblée nationale. Certes pour un budget qui ne lui plaît pas mais enfin il n'est pas le roi de France il ne décide pas tout seul. Les députés les sénateurs votent ça fait un budget et même les françaises et les français votent et ça fait des résultats d'élections législatives. Ils refusent d'en prendre compte. Donc on a un problème c'est qu'à chaque fois qu'il y a un vote qui est contraire à l'avis d'Emmanuel Macron c'est la situation dans laquelle on se retrouve.
On a encore 30 mois à tenir comme ça avec un président de la République qui refuse de reconnaître la moindre responsabilité accuse tout le monde de tous les torts du monde ce n'est pas possible.
Jean-René Cazeneuf qui est député pardonnez-moi je vous interromps du macroniste du Gers va vous répondre parce que visiblement cette intervention vous a fait réagir. Oui on a un scoop ce soir donc la France Insoumise va voter la motion de censure tous les trois mois jusqu'à ce qu'il se passe.
Voilà on a au moins quel que soit le premier ministre quelle que soit la politique quel que soit le budget le chaos le chaos le chaos je suis désolé si à chaque fois qu'un président de la République perd une élection il doit démissionner on s'en sort pas il faut quand même un minimum de stabilité Jean-Luc Mélenchon on les a perdus trois fois les élections alors je veux bien que vous êtes pressés qu'ils reviennent excusez-moi excusez-moi Patrick Cannaire c'est quand même ça va être le sixième premier ministre en sept ans quand même en termes de stabilité oui je sais bien mais enfin c'est pas le président de la République qui a appuyé sur le bouton hier je suis désolé c'est un renversement des responsabilités ceux qui ont censuré ceux qui ont décidé que Barnier durerait que trois mois ceux qui ont préféré privilégier leur intérêt personnel et leur agenda politique plutôt que l'intérêt de notre pays c'est pas le président de la République c'est le NFP et le Rassemblement National quel premier ministre pour le pays je vous pose la question je vous ai dit moi je soutiendrai tous les premiers ministres entre l'LR jusqu'au parti socialiste je le soutiendrai parce que c'est l'intérêt de notre pays même s'il n'est pas de ma famille politique je ne peux pas être plus ouvert c'est ça qui m'intéresse on l'appelle en effet une offre d'ouverture Patrick Cannaire oui nous avons un projet politique aussi qui n'est pas celui qui a été évoqué par notre collègue du Rassemblement National vous avez 66 députés je vous dis ça sans méchanceté mais la réalité est là mais on est conscients et le NFP globalement n'a pas la majorité absolue la tripartition elle est là donc on est obligé de partir sur cette logique de compromis moi ça ne me enchante pas moi je crois au clivage droite-gauche et je pense que le clivage droite-gauche est sûrement le meilleur antidote pour éviter les extrêmes mais on n'y est pas on n'y est pas aujourd'hui donc on va faire avec pendant quelques mois je donne la parole au premier groupe tout simplement de l'Assemblée Nationale qui est celui du Rassemblement National vous avez 30 secondes un gouvernement qui sache que 11 millions de français ont choisi une autre politique que celle qui est menée depuis 40 ans et qui ne pourra pas faire sans on l'a montré et on l'a vu et donc la sagesse voudrait qu'on ne fasse pas comme si ces électeurs étaient des électeurs fantômes et que leurs députés étaient des députés de second plan donc nous sommes républicains tout autant que les autres et il va falloir écouter cette voix qui est souvent la voix de la sagesse contrairement à un gouvernement qui nous a amené lui et ses prédécesseurs à 3200 milliards de dettes c'était une situation économique terrible
Laurent Jacobelli