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Podcast / conversationParti socialiste (sur YouTube)· 3 septembre 2026 81 minAutoproduitFond programmatiqueNumériqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesCulture, médias & sport

Subir l’intelligence artificielle ou la gouverner ? - #CamPuS2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 22:00RelanceRéponse partielle

    Face aux systèmes d'IA développés sans contrôle démocratique, seriez-vous prêt à défendre un moratoire international sur les systèmes les plus avancés ?

  • 24:00OuverteRéponse directe

    La formation des enseignants à l'IA est-elle prévue dans vos propositions ?

  • 26:00OuverteRéponse directe

    L'IA menace-t-elle davantage les métiers qualifiés que les métiers manuels ?

  • 28:00RelanceRéponse partielle

    Comment redistribuer la richesse produite par l'IA et éviter une concentration accrue ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Quelles tâches confier à l'IA et comment accompagner les travailleurs ?

  • 32:00OuverteRéponse directe

    Comment questionner l'IA pour comprendre ses limites et ses risques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:00Nicolas HazardChiffre
    « Il y a plus de 50 % des personnes en emploi dans les pays de l'OCDE qui ne sont pas à jour en terme de compétences et de qualification pour suivre cette vague. »
  • 1:00Fait
    « Le droit d'auteur fait partie je le crois de notre socle aussi de l'état de droit et il est hors de question je crois de de le remettre en question. »
  • 2:30Chiffre
    « On a plus de 50 % des de la musique en ligne qui est générée par IA. »
  • 3:30Chiffre
    « Dans le top 100 des livres Amazon, 70 % aujourd'hui des livres et vous ne le savez pas qui sont générés par IA. »
  • 4:30Chiffre
    « 71 % des 18 24 ans s'informent avec les agents IA. »
  • 5:30Promesse
    « Il faut qu'on réinvestisse le sujet de la réduction de temps de travail. »
  • 7:30Fait
    « Il y a 50 ans, c'était des gros acteurs industriels. Aujourd'hui, ce sont une dizaine de patrons de la tech. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ah mais non parce que vous avez parlé. Non, je me mets là comme ça je vous présente tous les deux. Non, pas de souci, pas de souci, t'inquiète pas.

C'est vrai que comme ça, il y a l'ordre. Il y a l'ordre, c'est parfait. Ouais.

Non, non, moi je suis là. C'est très bien là. C'est bon, on va pouvoir démarrer avec le tout petit quart d'heure de retard.

Merci d'être venu à cette table ronde et de nous a pas de ne pas nous avoir laissé dans la tente de la solitude seul. Et alors on va aborder la question de Lia. Donc je commence par me présenter donc David Rochus sénateur de l'essonne.

J'ai été maire de la commune d'Orsé pendant 16 ans. Je salue mon président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Caner, qui est malgré son expérience qui est très au fait de l'IA et du numérique plus sérieusement, c'est des c'est des c'est des sujets que qu'on porte évidemment beaucoup dans dans l'hémicycle. C'est un sujet que j'ai porté au niveau du projet du Parti socialiste en tant que secrétaire national en charge de l'IA et du numérique avec mes deux délégués qui se présenteront Pauline et Mathieu. on est arrivé à un niveau du projet, donc on n'est pas encore évidemment sur l'aspect programme proposition assez concrète mais ce que je voulais dire en introduction c'est que souvent c'est un sujet qui est traité en tant que tel alors que on voit de plus en plus qu'il a d'impact de plus en plus important dans notre quotidien que ce soit en terme d'individu ou en terme d'organisation collective que ce soit dans les institutions ou que ce soit même au niveau de l'État et des questions de souveraineté que ça touche bien sûr des questions liées au travail lié à l'éducation la culture la démocratie de la santé santé de l'environnement que ça prend en compte les données des données personnelles, des données des nations, donc des questions de souveraineté, des questions d'énergie, d'eau, des centres de données, des questions économiques bien sûr et avec des lorsque vous lisez par exemple un quotidien comme les chos, j'en parlais avec Emma récemment, lorsqu'on voit le nombre d'articles par jour qui sort autour de l'IA et du numérique, on pourrait presque faire un journal entier que sur ça avec des déclarations de plus en plus importante d'acteurs de plus en plus reconnus.

Je parle bien sûr du pape pour l'encyclique, mais on peut aussi parler de Bill Gates en tant que qui vient de sortir hier une déclaration sur le travail en disant il va peut-être falloir limiter et réserver des emplois pour les humains et qui a commencé à parler même de taxes sur les robots. Donc on voit que c'est un sujet vraiment qui est prignant dans le monde entier. Euh l'ambassadeur de Chine en France de lui-même a fait part de réflexion qu' avait la Chine pour taxer les robots au-là de 8h travaillé.

Donc ils sont aussi dans un modèle qui peut mettre en péril leur modèle social euh du travail. Bref, donc c'est un sujet qui nous impacte fortement et qui va nous impacter encore plus fortement à l'avenir et qui touche tous les plans de la société, donc tous les plans de l'action publique de dans lequel les socialistes seront à se à se positionner. D'où le titre l'intelligence artificielle et le numérique en général, est-ce qu'il faut la subir ou la gouverner ou essayer en tout cas d'intervenir ?

Donc nous avons une table ronde avec beaucoup d'acteurs. On va essayer de le faire en deux temps. Donc je vais laisser en introduction les différents acteurs se présenter rapidement pour dire plutôt en quoi ils ont été confrontés à l'A et au Numérique, que ce soit dans leur vie professionnelle ou personnelle.

Euh et puis on va faire deux temps donc un premier temps plus sur l'approche IA et travail avec deux témoignages importants de Nicolas Hazard et de Therier Beau Webéber qui est notre secrétaire national en charge du travail mais qui est aussi consultant spécialiste sur les transformations du travail qui est du parti et Nicolas Hazard qui lui n'est pas du parti, il a le droit de prendre sa carte mais il est pas du parti et lui il est fondateur d'InC et il a sorti un ouvrage sur je ne suis pas un algorithme trouver du sens à l'heure de l'intelligence artificielle. Donc une première partie, ils ont 10 minutes à peu près chacun sur le travail. Ensuite, on se laisse 10 minutes pour discuter avec l'auditoire sur les questions lié à cet aspect-l qui aurait été développé.

Et dans une deuxième partie, l'impact sur la vie personnelle citoyen entre guillemets. Donc on a la chance d'avoir alors Emma, elle fait un marathon, elle est dans toutes les tables rondes, elle est si elle est fatiguée, c'est pas normal parce qu'elle est jeune donc elle a pas le droit d'être fatiguée. C'est un robot. c'est notre robot du Parti socialiste.

Elle est capable d'intervenir sur tous les sujets. Elle a surtout en tant que député européen beaucoup travaillé sur les aspects autour de la culture et aussi de l'éducation. Donc elle nous fera aussi un témoignage sur tous les enjeux au niveau européen.

Ensuite, on a aussi la chance d'avoir Mathieu Azoir donc qui est aussi délégué et qui en plus de sa connaissance de ces sujets-là est conseiller régional de la Nouvelle Akitaine et c'est une région qui a aussi beaucoup vré, qui se pose beaucoup de questions sur l'impact de l'IA sur sur le citoyen. Et enfin donc Paul de Gavrilov qui est aussi ah bah il a les locaux il est venu avec le bus de de Bordeaux. Désolé pour le club de foot de Bordeaux.

Et puis euh Pauline Gavrilov qui est donc aussi déléguée national et euh qui est ingénieur conseil et qui lui qu'elle abordera davantage les questions liées à la santé et à l'environnement. Et donc là encore, on se garde 10 minutes pour pouvoir échanger avec vous. Voilà, je pense que j'ai été suffisamment long en introduction et donc je commence tout de suite par la parole à Nicolas.

Merci Nicolas ta présence. Voilà. Oui, pardon.

Un petit tour de table, une minute sur la raison de l'impact de l'IA sur vos vies. Bonjour, moi je suis très contente d'être invité à cette table ronde. Donc, j'exerce la profession d'ingénieur conseil dans une entreprise de service du numérique.

Et à ce titre, je suis actuellement sur un projet de recherche de recherche et de développement qui travaille sur l'élaboration d'un modèle vertueux de collaboration hybride entre les IA et les humains tout au long de la chaîne logiciel. Donc cette chaîne logicielle, elle a des impacts très importants dans notre vie de citoyenne et de citoyens. Et c'est à ce titre que je vais vous livrer un certain nombre de réflexions et de travaux de recherche par rapport à cette problématique qui nous semble lointaine et qui en fait est notre vie depuis déjà une dizaine d'années.

Bonjour à toutes et à tous, c'est un peu fort. Je m'appelle Emma Rafovic, donc je suis vice-présidente de la commission culture, éducation, sport au Parlement européen. Ça a été un sujet qui je dirais a un peu fracassé mon mandat dès le début puisque les acteurs culturels sont venus me voir dès le début du mandat pour me parler de ce qui s'appelle le pillage des œuvres par les services d'IA générative pour vous expliquer en très court ce que ça veut dire.

Ce que ça veut dire c'est que en fait quand on parle d'IA et de modèle d'IA même le terme d'intelligence artificielle peut-être pourrait être réfléchi et remis en question. C'est un terme qui est avant tout marketing euh parce que ce dont on parle c'est de probabilité, c'est de synthèse. Et pour faire des probabilités et des synthèses et bien il faut bien les faire à partir de quelque chose.

Et euh on on fait de la synthèse sur une base de données extrêmement larges qui sont pillées et parfois en l'occurrence protégé par le droit d'auteur qui pour nous est un droit important. Euh vous avez peut-être vu il y a quelques temps, il y a quelques jours, il y a eu en Allemagne une condamnation de l'entreprise SNO qui est euh le modèle d'IA qui génère de la musique euh et qui crée et c'est là on va revenir peut-être plus tard sur qu'est-ce qui est réellement de la création ou pas, mais a été condamné pour non respect euh du droit d'auteur. Donc, je travaille beaucoup là-dessus depuis depuis quelques temps et sur les réglementations et les régulations qu'il faudrait produire pour on va dire réussir à construire si c'est possible, on y avraera peut-être une IA vertueuse si ça pouvait exister et c'est un travail que on mène au Parlement européen mais aussi en lien avec nos parlementaires au niveau national et je me permets de de voir Dorine Bregman pour la saluer parce que c'est un travail qu'elle mène aussi à l'Assemblée nationale. et Karine Daniel qui était là mais je ne sais qui est au fond qui mène le travail au Sénat également.

Voilà globalement pour poser le sujet. Bonjour à toutes et tous. Donc comme l'a dit effectivement David, je suis Mathieu Azoir conseiller régional de Nouvelle Aquitaine.

Ma délégation concerne les enjeux numériques. Donc vous comprendrez que parmi ces enjeux, celui de l'intelligence artificielle vient percuter nos politiques publiques au quotidien. Et donc dans les quelques minutes après, je j'aurai l'occasion de vous présenter la stratégie régionale du conseil régional euh qui va viser à bâtir une stratégie dans les dans les prochains mois.

Et au quotidien, je tente de répondre en permanence à la question qu'est-ce qu'il y a de gauche voire qu'est-ce qu'une a socialiste ? Bonjour. Euh donc je suis Tier Beauber, je suis secrétaire national, tu l'as dit, du parti sur les questions du travail et donc je reviendrai dessus parce que effectivement je suis persuadé que la question de de l'IA aujourd'hui telle qu'elle rentre, en tout cas dans les entreprises et les administrations vient questionner euh est un sujet du travail plutôt.

Et par ailleurs, moi le l'histoire avec Liam, on y reviendra tout à l'heure, elle a commencé dans le syndicalisme parce que j'ai été permanent à la CFDT pendant longtemps et puis j'ai été responsable pendant un mandat à la Confédération européenne des syndicats dans les années 2015-219 et il y avait eu si vous vous en souvenez un premier grand débat autour de l'IA à l'époque des robots et et des voitures autonomes et donc j'avais eu la chance de participer à ces travaux-là à ce à ce moment-là. Et sinon, je suis conseiller municipal à Mulouse. Voilà.

Donc, bonjour. Alors, attendez, je On va faire comme ça. Voilà.

Bonjour, moi je m'appelle Nicolas Hazard, je suis entrepreneur. J'ai monté un groupe qui s'appelle Inco. Euh Inco, j'ai créé ça il y a 15 ans.

C'est un groupe de l'économie sociale et solidaire, de l'entrepreneur social. Aujourd'hui, on est 500. On fait deux métiers.

La première, c'est on accompagne des entreprises et des entrepreneurs qui ont des modèles différents d'entreprises, donc des structures de l'entrepreneur social. Donc on les accompagne via du financement. Aujourd'hui, on gère plus de 500 millions d'euros.

On a accompagné plus de 150 entreprises sur tous les territoires en en France pour les faire grandir, pour faire grandir cette nouvelle économie à laquelle on croit, qui est une économie qui est à la fois plus inclusive et plus durable avec des vrais modèles qui marchent et on le prouve au quotidien. Et la deuxième partie de notre activité, c'est qu'on forme des jeunes qui sont des jeunes décrocheurs et on fait ça dans le monde entier euh au métier de demain. Alors, quand on dit métier de demain, c'est bien évidemment les métiers de la transition euh écologique, c'est les métiers de la santé, mais c'est aussi et bien sûr les métiers des technologies et en particulier de l'IA.

Et donc, on forme plus de 200000 personnes par an dans plus de 140 pays. Donc, on est vraiment dans le monde entier. Et des jeunes décrocheurs, c'est aussi bien des jeunes aborigènes en Australie. euh des réfugiés nord-coréens en Corée du Sud, euh des femmes mères célibataires en Espagne, voilà, tout type de de personnes qui ont aujourd'hui des difficultés à trouver un emploi.

Et justement, on trouve que bah l'IA, c'est aussi une une manière finalement aussi positive parfois pour trouver un emploi, pour remettre des gens sur le chemin du travail. Et moi aussi, je crois beaucoup au travail et c'est euh en tout cas ce don ce dont on va parler. Et pour nous, pour moi, en tout cas, la valeur travail, même si c'est un terme qui est très galvodé, mais en tout cas le travail reste une un formidable aspect à mon avis d'émancipation, bien évidemment dans des conditions qui doivent être correctes mais on voit en tout cas dans les jeunes qu'on accompagne à quel point c'est important pour eux de trouver un travail, de pouvoir se développer et de pouvoir grandir vis-à-vis de ça.

Donc moi, pour commencer peut-être comme ça je je j'enchaîne directement. Il il y a des places devant, c'est le même prix normalement. Donc vous pouvez sur le côté aussi pour ceux qui sont arrivés au fond.

Euh moi en tout cas ce que j'ai envie de dire parce que quand on parle d'IA et on l'entend beaucoup dans les euh dans les dans les médias c'est toujours très anxiogène aujourd'hui quand on en parle. L'IA c'est forcément quelque chose qui est négatif dont il faut se méfier et cetera. Alors, bien évidemment, il y a des gardes fou à avoir, mais je voudrais quand même qu'on revienne sur une seconde sur le fait que l'IA, c'est une technologie qui est quand même incroyable, qui fait partie de ce qu'on appelle la 4e révolution industrielle au même titre que l'électricité, au même titre que le charbon, au même titre des technologies qui ont pu se développer et donc on assiste et on est à un moment clé où on a une technologie qui est extraordinaire.

Euh mais comme toute technologie, comme toute révolution technologique et comme la finance, comme l'entrepreneuriat, en fait c'est un outil, c'est pas une finalité en soi. L'innovation, le progrès, la technologie pour moi, c'est pas une une finalité dans le sens c'est pas ce qu'il faut rechercher pour rechercher du progrès et du futur. C'est à quoi on va utiliser, pourquoi on va utiliser ces technologies.

C'est comme avec un marteau. Euh avec un marteau, je peux euh construire une maison où je peux fracasser la tête de quelqu'un. Bah l'A, c'est un peu la même chose.

C'est cette puissance, c'est un outil qui est hyper puissant. Et donc il faut revenir sur qu'est-ce qu'on veut en faire de Lia. C'est pourquoi faire l'Afait.

Si c'est juste pour du progrès, pour du progrès, ça n'a pas de sens. C'est pourquoi faire ? Et bien je pense que on a la capacité et aujourd'hui l'opportunité d'utiliser l'IA pour créer une autre société, une société qui soit à la fois plus juste, plus inclusive, plus durable, qui permette de de lutter aussi contre les les grands défis auxquels on fait face, notamment le réchauffement climatique, même si bien évidemment c'est très consommateur aussi d'énergie et c'est tout le paradoxe de de l'intelligence artificielle.

Mais en tout cas, voilà, il c'est un rôle d'outil et il faut faut le faut le percevoir tel quel et à partir de là, il faut créer les conditions et comprendre ce qu'on a envie de faire de cet outil-là. Merci. Donc le sur le sur la thématique qui est est-ce qu'on doit la subir ou la gouverner, c'est surtout qu'est-ce qu'on veut en faire ?

Pour quelle société ? Et en fait, c'est ça le le débat profond et c'est là-dessus qu'il faut qu'on puisse réfléchir. Bien évidemment, ça a un impact lié à un impact gigantesque aujourd'hui sur l'emploi.

Et ça, c'est un sujet qui est absolument et c'est ça qui fait peur à beaucoup de gens et à juste titre, c'est que l'A aujourd'hui, elle transforme les emplois. Aujourd'hui, il y a plus de 50 % des personnes en emploi dans les pays de l'OCDE qui ne sont pas à jour en terme de compétences et de qualification pour suivre cette vague il y a il y a que très peu de personnes qui sont qui se font former et les personnes qui se font former généralement c'est les grands groupes et les grandes entreprises qui ont les moyens d'investir pour pouvoir accompagner notamment les cadres dans cette transformation d'IA. Et donc ça crée aujourd'hui en terme notamment de de formation et de formation professionnelle, ça crée des inégalités encore plus grandes.

Et donc c'est là, c'est mon premier point de vigilance là-dessus, c'est que bien évidemment, ça remplace des jobs et il y a beaucoup de jobs qui vont disparaître et qui disparaîtront. On sait pas encore combien, on sait pas encore où, on sait pas encore comment exactement, mais on sait que dans toute révolution industrielle, il y a vraiment une disparition, une vague qui existe et après il y a une création, ce qu'on appelle le phénomène choup péterrien de destruction créatrice. Il y a une création qui va se créer mais on sait pas si ça va en créer plus ou moins.

Généralement, ça en crée plus enfin dans l'histoire mais on n'est pas sûr encore une fois parce que là on est sur un outil qui est différent, qui est autour du cognitif et donc qui fait que les choses changent. Et donc qu'est-ce qu'on Et donc il y a plein d'emplois qui ont disparu avant avec les différentes révolutions industrielles. Il y avait des gens qui éteignaient les réverbaires la nuit, d'autres qui réveillaient les personnes le matin.

C'était un vrai job. Dans les bowlings dans les années 50 ou 60, il y avait des gens qui venaient remettre lesquilles. Voilà, une fois qu'on avait joué.

Donc on est sur un un mouvement finalement où on peut on sait qu'il existe et on sait qu'il va être très très grand mais on sait pas encore l'impact qu'il peut avoir. Mais donc la première chose pour moi c'est l'inégalité que ça crée et c'est ce sur quoi je pense qu'il faut le plus travailler maintenant qu'on a dit que c'était une opportunité pour faire des choses. C'est les inégalités que ça peut créer et comment on fait pour les les combattre.

Et ben la première chose c'est et le premier pan de la de tout ça c'est la formation et c'est l'éducation. Aujourd'hui, on voit que cette vague, elle existe, elle est grande. Alors, on peut se mettre devant les bras en croix, mais finalement, c'est comme un tsunami, ça nous arrive droit dessus.

Et donc, c'est comment on va protéger notamment les personnes les plus fragiles, les plus faibles, celles qui ont le plus mal à rentrer dans le marché sur le marché du travail, celles qui y sont et qui vont se faire remplacer petit à petit, comment on va faire pour pouvoir les former à à ces métiersl ? Et là aujourd'hui, il y a de l'argent qui est donné dans la dans la formation professionnelle, mais c'est encore pas assez parce que il y a pas encore assez de de de formation qui existe, pas assez de contenu, les contenus ne changent pas assez vite et et ce qui fait que des qualifications qu'on peut avoir aujourd'hui dans une formation, quand on rentre dans une entreprise 2 ans après, bah en fait elle ne servent plus à rien parce que justement l'IA a pris le dessus. Et donc le rôle des entreprises et moi qui parle un peu au nom de des entrepreneurs aujourd'hui, c'est aussi de devenir demain des universités et des écoles en elles-mêmes.

C'estàd une entreprise demain vu le changement technologique que c'est qui est exponentiel et ça c'est la grande différence par rapport aux révolutions industrielles précédente où finalement quand on a inventé le charbon le temps que le train se mette en place il y a eu des dizaines et des dizaines d'années on a trouvé le charbon les mécaniques comme pour l'électricité on a trouvé après toutes les applications elles ont mis longtemps là les applications c'est tous les an tous les 6 mois tous les an tous les 2 ans que ça change et de manière drastique. Et donc il faut pouvoir travailler avec les entreprises, les aider les accompagner pour qu'elles aussi puissent former tout au long de la vie des salariés. Et donc le tripti qui consistait à on se forme, on travaille pendant 40 42 ans et demi, ça dépend des débats et après on part à la retraite.

Ça c'est terminé. Aujourd'hui, on se forme, on commence à travailler, on se reforme pendant un ou 2 ans, on continue à travailler et cetera et cetera et on doit se former en continu. Et donc cette formation continue aujourd'hui, ça doit être vraiment un big bang absolu et c'est une priorité pour moi fondamentale et je pense qu'on a pas pris encore la mesure de l'enjeu qui est qui est face à nous.

Ça c'est le premier point sur le marché du travail. Le deuxième point qui est encore plus fondamental et qui est dans le cœur des débats notamment de la campagne présidentielle aujourd'hui, c'est le modèle social. Aujourd'hui, notre modèle social auquel on est si attaché, pour lequel voilà, on on se bat, on fait beaucoup de choses, qui a un modèle qui a été développé notamment après la deuxième guerre mondiale et qui qui voilà qui repose sur une chose, son financement repose sur une chose que je pas c'est le travail.

C'est aujourd'hui c'est le travail, c'est les employés euh qui cotisent et c'est les patrons qui cotisent mais dans le cadre du monde du travail. Et donc ceux qui vont fournir l'assurance maladie, les retraites, euh ceux qui vont les prestations sociales qui existent, tous ces milliards et ces milliards dont on discute aujourd'hui et c'est le débat est-ce qu'il faut couper, est-ce qu'il faut en faire plus ou est-ce qu'il faut le réorienter et cetera. Et ça a un impact fiscal qui est très grand. aujourd'hui, il est basé sur le travail et uniquement le et principalement sur le travail.

Et ça aujourd'hui, c'est problématique pour deux raisons. La première, c'est que la démographie, elle est en chute libre. Ça c'est vrai dans tous les pays européens et aussi en France qui était pourtant une exception avant.

Mais aujourd'hui, les chiffres montrent que vraiment ça a baissé drastiquement. Donc avant, il y avait trois personnes qui cotisaient par exemple pour la retraite pour une personne. Bah là ça va descendre à une personne et demi et quasiment dans quelques dizaines d'années, il y aura une personne qui devra cotiser euh pour un retraité.

Donc vous voyez déjà sur le financement du modèle social et aujourd'hui on empreunte pour ça c'est l'impact va être gigantesque. Ça c'est la démographie. Mais il y a aussi l'IA.

Ça c'est la deuxième composante et c'est un peu le ciseau entre la démographie ces technologies là. les emplois, ils vont la la richesse, la production de richesse, elle va changer, elle ne va plus être basée uniquement, enfin principalement sur euh sur le travail de moins en moins finalement puisque les robots vont faire les choses à notre place si je schématise. Et donc ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que globalement il y aura besoin pour euh pour un 100 par exemple de richesse créée. Avant il y avait besoin de 20 salariés, demain, il y aura besoin de trois salariés. Je caricature, c'est pour vous faire un exemple.

Et donc du coup, toute notre ma sociale va être basée sur ces trois salariés-là alors qu'on en avait 20 avant. Et donc avec la démographie plus ça, on voit que on va arriver au bout du bout d'un système. Et aujourd'hui, c'est ça qu'il faut pouvoir réfléchir.

Euh c'est ce à quoi il faut pouvoir réfléchir pour essayer de réfléchir à comment on peut augmenter les cotisations, continuer les cotisations salariales, les cotisations patronales. On a l'impression qu'on est quand même au bout du système pour beaucoup de gens notamment et principalement ça c'est un sujet sur lequel je travaille beaucoup sur les PME, les artisans et cetera qui ont beaucoup de mal sur le pouvoir d'achat qui a un vrai sujet aujourd'hui auprès de de beaucoup de personnes qui se disent bah voilà ma feuille de paye elle part mon salaire il part dans les cotisations. Bon c'est une bonne chose mais c'est comment on va demain recalculer notre modèle social et sur quoi on va se baser ?

Ben moi je pense qu'il faut le baser sur la création de richesse et qui n'est plus seulement le travail mais qui est globalement sur les plusvalues et qui et les plusvalues et et le et le le résultat qui est créé par les entreprises. Parce qu'aujourd'hui entre une entreprise qui a des salariés, une entreprise qui n'a pas de salarié, il y a des entreprises qui n'ont pas de salariés, qui sont basées en France mais qui vont payer beaucoup moins d'impôts et qui vont participer beaucoup moins au modèle social parce que justement elles ont pas de salariés. Donc il y a une prime à avoir de moins en moins de salariés aujourd'hui et donc de de de faire du mal entre guillemets de plus en plus à notre modèle social.

Et c'est exactement sur ce sur quoi je pense qu'il faut vraiment qu'on réfléchisse de manière globale que le modèle de de de 45 et qui a été développé doit être repensé parce qu'il faut pouvoir inciter parce que sinon on va on va faire financer surtout les salariés qui sont captifs. Donc par exemple, si j'ai une si j'ai une brasserie ici à Blois, bah j'ai des salariés. Alors que si j'ai une boîte de technologie et que je la mets ailleurs et et que j'ai moins de de salariés parce que j'utilise des technologies ou je reste en France mais j'ai moins de technologie et je remplace les salariés par des technologies et ben finalement je vais contribuer beaucoup moins au modèle social et donc du coup il faut pouvoir rééquilibrer les choses et donc réinventer tout ça et c'est un vrai problème fiscal et c'est l'impact moi je vois principal de de de l'IA par rapport au travail c'est sur la réinvention de ce modèle et de faire de baser et il y a des modèles qui existent là-dessus la richesse non plus sur le travail mais sur la production effective des entreprises et ça permettra du pouvoir d'achat et ça permettra aux entreprises de grandir et de repenser leur stratégie pour que ça soit incitatif finalement de recruter des gens et que ça soit plus désincitatif comme c'est aujourd'hui parce que ce qui est incitatif c'est plutôt de de remplacer par des machines.

Merci beaucoup Nicolas pour à la fois ce témoignage et et cette vision un peu de de chef d'entreprise si j'ose dire. Alors là, on va avoir un peu entre guillemets le complément même si euh l'approche sera peut-être finalement convergera sur euh sur les mêmes enjeux à la fin par Thiebo qui est à la fois consultant puis qui a il l'a dit une expérience aussi dans le monde syndical. Donc c'est un peu la la vision vue depuis les travailleurs entre nous.

Merci. Euh alors effectivement et ça vient d'être évoqué à l'instant. Dans quel contexte on parle ?

On a beaucoup beaucoup d'articles sur la question de l'intelligence artificielle. On sent qu'effectivement c'est arrivé avec une vitesse et c'est d'ailleurs ce qu'on ce qu'on constate avec les la révolution numérique, c'est une accélération de la montée en puissance et de la montée en maturité, j'ai envie de dire, de des nouvelles technologies. Et avec l'IA, ça se vérifie encore en en un an, on a l'impression d'avoir fait un bon d'un siècle sur non seulement la puissance d'un certain nombre de larges modèles de langage, hein, c'est ce qui se cache derrière les intelligences artificielles, pardon, et puis en plus leur leurs applications concrètes dans les entreprises.

Et donc ça crée beaucoup de de beaucoup de craintes, beaucoup d'espoir. Et quelque part, on retrouve les recettes classiques des nouvelles technologies avec d'un côté un peu un aspect du pharmacon quoi. C'est autant le remède que le poison et que le bou que le bouc émissaire.

Ça nous fait parler de beaucoup de choses qui parfois dépassent simplement la technologie elle-même. Et puis il y a aussi ce que un philosophe des technologies appelait le hallo symbolique des technologies. C'est-à-dire qu'il y a un certain nombre de technologies.

On sait pas pourquoi elles parlent pas, elles font pas beaucoup parler d'elle. La 5G finalement, on en a parlé un peu mais c'est vite retombé. Par contre, le nucléaire, par contre, l'intelligence artificielle porte un hallo symbolique très fort parce qu'elles viennent toucher peut-être à des peurs anthropologiques chez nous.

Et là, il y a quelques éléments puisque pour le meilleur et pour le pire, on vit une période historique dans l'histoire de manière générale, mais en tout cas dans l'histoire des sciences et des technologies, c'est que pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, on peut le dire, nous vivons un rapport cognitif avec la machine plus simplement fonctionnel. Alors, il reste fonctionnel au sens de l'assistance ou autre et de ou de la génération de l'organisation des données. Mais parfois, tu as cité le mot hybride, il y a des des des pensées hybrides qui apparaissent où bah l'humain pense avec la machine. quand même assez nouveau et je pense que si on devait faire un sondage ici pour ceux qui utilisent régulièrement qui ont déjà utilisé l'intelligence artificielle, vous avez été sans doute déçu mais vous avez sans doute été bluffé parfois par les usages que vous avez avec la machine et vous avez autant parfois euh travaillé plus rapidement que subir un grand vertige en se disant "Waouh, jusqu'où ça va m'entraîner tout ça ?" Voilà le contexte dans dans lequel on est.

Euh moi je je veux je me rappelle d'un truc dans l'histoire des sciences et des technologies, dans ma propre histoire des sciences et des technologies, c'est ce que j'appelle avec l'IA maintenant le paradoxe de l'industrie et de l'automatisation dans l'industrie. En gros, on n pas le temps de développer mais l'intelligence artificielle générative, c'est la revanche des des coles bleues sur l'école blanc, l'automatisation, la mécanisation dans l'industrie, ça fait belle lurette que ça existe. Euh on le sait que il y a énormément de d'emplois qui ont été remplacés dans l'industrie pour des raisons de gain de productivité mais aussi pour des raisons de santé sécurité.

Et moi je me souviens quand j'étais étudiant, j'étais intérimaire au ferrage à l'usine Peugeot à Mulous et je discutais, j'ai eu l'occasion de discuter à son lors de son dernier jour avec quelqu'un qui était au ferrage et qui partait à la retraite ce jour-là et il me parlait un peu de ses souvenirs et tout ça et il regrettait le temps de la chaîne parce que la le ferrage était plus organisé en chaîne, en tout cas peu organisé en chaîne. Il y avait beaucoup de postes et les pièces passaient de poste en poste. Et il se rappelait du temps où on faisait encore des barbecue le vendredi dans l'atelier où en fait on pouvait parler avec son voisin.

C'est vrai que le ferrage d'aujourd'hui, vous parlez plus avec vos voisins. Il y a beaucoup de bras articulés. D'ailleurs, vu de vu de loin, la première fois qu'on rentre dedans, c'est assez euh assez bizarre comme impression puisque ça paraît vivant alors que c'est une forêt de bras articulés.

Et et pour autant, je lui dis "Ah ben oui, j'imagine que tu dois regretter ça." Et là tout de suite, il me prend un revers, il me dit "Bon, pas forcément parce que quand on portait les pinces à souder à nous-même, je peux te dire qu'en terme de trouble musculosoquelettique, il a pas utilisé ce terme mais bon voilà." Et donc le paradoxe de la l'automatisation dans l'industrie, il est celui-là. c'est qu'en même temps, on a automatisé et on a vu mécaniquement perdre l'industrie perdre euh des emplois dans notre d'entre dans notre économie nationale, mais qu'en même temps quand vous posez la question au premier concernés, il reprendrait jamais les boulots d'une d'un certain nombre de tâches et j'insiste sur ce mot parce qu'on parle beaucoup en terme d'emploi en fait, il faut d'abord raisonner en terme de tâches qu'on été qui ont été automatisés.

Mon récit personnel aussi, tu citais le syndicalisme, il a commencé quand j'ai quand j'ai été à la Confédération européenne des syndicats et j'ai commencé mon mandat là-bas en 2015. Et comme j'étais le jeune de la bande, on a dit "Bah toi, tu vas prendre comme dossier entre autres la digitalisation. À l'époque, on appelait ça comme ça, la digitalisation du travail et il y avait les premiers travaux autour de l'intelligence artificielle.

Et à l'époque, la Commission européenne vers 2018 avait mis en place un groupe d'experts de haut niveau, attention s'il vous plaît, sur l'intelligence artificiel. On était pas du tout dans les IA génératives ou les IA générales qu'on appelait à l'époque. On parlait là vraiment de la première vague de la robotique, de l'automatisation, des voitures autonome.

Et puis il y avait des débats qui étaient pas encore a mais au Parlement européen, on se demandait est-ce qu'il faudrait une personnalité juridique des robots et des choses comme ça avec beaucoup de fantasme là encore qui se plaçaient dans un débat où moi je me souviens dans le syndicalisme où on avait des syndicats de la route par exemple qui imaginaient que 5 ans plus tard ça y est tout le monde allait être remplacé par les machines quoi et que y compris les poids lourds c'était fini le temps du chauffeur livreur et tout ça on voit que après 10 ans après la réalité est pas aussi simple que ça mais au-delà de ça il y avait eu cette première vague sur l'aut automatisation et aujourd'hui on a l'intelligence artificielle générative qui dans un autre champ de métier pas forcément sur au sens de l'automatisation pure et simple mais vraiment du cognitif vient plus sur le tertiaire plus sur des métiers un peu plus qualifiés entre guillemets vient poser beaucoup de beaucoup de questions. Moi, je regrette pour répondre à la problématique est-ce qu'il faut subir ou les gouverner que bien sûr que la réponse c'est qu'il faut pouvoir les gouverner et pouvoir se donner les moyens de gouverner les IA au sens large du terme, au sens d'une gouvernance dans les entreprises autant qu'une gouvernance au sens politique du terme et d'une stratégie industrielle. C'est sous les radars malheureusement au niveau politique, on a euh toi au Parlement européen et d'autres camarades qui se battent dans dans leur parlement respectif euh pour euh pour avancer des stratégies, mais ça devrait être beaucoup plus haut dans l'agenda et j'espère que dans la présidentielle qui vient ou ailleurs, on on va parler de ces sujets-là et puis peut-être qu'on on sortira de tous les débats internes qu'on a eu ces derniers mois et qu'on va pouvoir aussi reparler de ces sujets importants comme on le fait aujourd'hui et d'aller d'aller un petit peu plus loin Euh c'est un regret parce que c'est un sujet important, c'est un sujet qui concerne énormément de Français aujourd'hui.

Euh ils sont pas forcément infolés. C'est pour ça que ce sujet-là, moi je le prends avec précaution parce que comme on dit dans le syndicalisme, faut pas désespérer bien en cours sur la la question de l'IA parce que les salariés eux-mêmes, je pense ne sont pas nécessairement euh effrayés. Pourquoi ?

Parce que ce que j'ai constaté plutôt dans mon boulot, c'est que dans l'année 2025, en fait, l'IA est arrivé dans les entreprises et les administrations plutôt comme un passager clandestin, comme un nouveau collègue, pas imposé par les directions, mais utilisé par les salariés eux-mêmes. Et j'ai vu nombre de salariés qui parfois utilisaient ou testaient l'IA dans leur travail en payant un abonnement sur leur propre frais. C'estàd qu'il payaient un outil pour travailler quand même au travail.

On imagine l'ouvrier du textile ramener son métier à tisser dans la manufacture. Voilà, la première révolution industrielle. Bon, c'était un peu particulier.

Là, en 2026, on passe à l'échelle. Beaucoup d'entreprises basiquement mettent à disposition un certain nombre de solutions surétagères entre guillemets, la copilot, là un compte GPT pro et là ça on commence à passer à l'échelle et c'est le moment de l'action. C'est là où il faut pas se rater.

C'est là où le politique devrait s'en imparer. Tu me dis si je suis trop long, hein. Tu me tu me coupes.

Et c'est là où vraiment on est encore dans le temps de l'action. C'est pas trop tard, mais il faut définir qu'on adopte une stratégie. Et on a et vous le découvrirez bientôt en complément du projet redéfini le programme sur la question du travail.

Et dans cette question du dans ce programme là, on plaide pour une stratégie offensive sur la question de l'intelligence artificielle. Je m'explique sur la la question de la stratégie offensive. L'idée c'est pas d'être naïf mais c'est pas simplement de soit nier l'intelligence artificielle pour ce qu'elle est et parce qu'elle est développée en grande partie par des Américains ou des Chinois et tout ça.

C'est surtout de dire il faut pas attendre les conséquences et rester dans une dans un paradigme première révolution industrielle de l'intelligence artificielle en attendant que de constater les premiers effets de l'intelligence artificielle pour la mettre en place le le mutualisme, la mettre en place des des caisses mutuelles euh ici mettre gérer la question de santé sécurité. Il faut anticiper d'ors et déjà les évolutions dans le travail et donner les moyens de se définir un modèle économique et social français voire européen de l'intelligence artificielle. Il y a, je terminerai là-dessus, il y a deux enjeux qui se règlent par la loi et par la négociation collective.

Les deux sont complémentaires mais je je rentrerai pas forcément dans les détails. D'abord, c'est de partir du travail réel. En en fait ce que je constate dans les entreprises, c'est que c'est pas tant l'idée de dire "On va choisir telle ou telle solution et elle s'impose et elle modifie complètement l'activité de l'entreprise." C'est c'est souvent l'inverse.

C'est en fait qu'est-ce que qu'est-ce que dans les premiers constats qu'on a fait dans l'utilisation de l'intelligence artificielle, ça vient modifier dans l'activité dans notre activité quotidienne au travail ? Et ce qui est encore très peu le cas dans les entreprises, c'est de se poser la question de la stratégie de l'entreprise. Bah en fait, si on doit gagner du temps ou si on doit en tout cas déléguer à la machine un certain nombre de tâches, qu'est-ce qu'on fait à la place ?

Il y a des des entreprises qui choisiront peut-être de détruire de l'emploi et on sera au rendez-vous pour peut-être les en empêcher. On sera surtout là aussi pour regarder dans quelle mesure et je sais que c'est déjà le cas dans un certain nombre d'entreprises. Ce temps, il peut être utilisé à mieux se former, à peut-être faire d'autres activités, à peut-être faire mieux des choses qu'on faisait déjà mais qu'on faisait pas assez.

Et ça aujourd'hui, il y a pas ni au niveau national interprofessionnel ni au niveau de la négociation collective dans les entreprises les germes pour permettre pour permettre ça. Donc il faut il faut développer cette stratégie économique et sociale qui permet non seulement ce que j'appelle un dialogue social et technologique qui est un autre paradigme que simplement de dire on attend de voir comment ça se passe et on engère les conséquences et puis surtout une stratégie économique et sociale qui vise à dire et là je rejoins ce qui a été dit avant qu'est-ce qu'on fait des gains des gains de de qui qui sont ceux de l'intelligence artificielle. Il y a déjà des pays qui commencent à y réfléchir pas des moindres en terme de rapport à la technologie.

La Corée du Sud par exemple, elle est déjà en elle est en train de réfléchir à mettre en place une forme nouvelle de taxation de la valeur, pas forcément des robots. Il faut sortir du du fait de dire "On va plus taxer l'humain ou le travail, mais on va taxer les robots." En fait, il faut juste reprendre la taxation de la valeur créée et de de pouvoir la taxer différemment pour continuer à à financer nos systèmes de protection sociale, continuer à financer nos systèmes de solidarité.

Et si on devait placer l'IA, et j'ai pas traité la question de l'environnement qu'on traitera peut-être quand même, mais c'est quand même un gros bout. qu'on a peut-être pas le temps de traiter. Si on devait replacer l'a dans dans une utopie socialiste, peut-être qu'on pourrait imaginer d'ailleurs que dans nos nos systèmes dans notre système économique qui un système de haut niveau de protection sociale quand même, on est on on pourrait imaginer replacer l'IA là-dedans dans une forme de de deunia qui peut participer à à faire monter en gamme l'économie française justement pour qu'elle soit non seulement au service de l'activité bien sûr, mais surtout au service aussi du financement de haut niveau de protection sociale qui doit être le donc ça doit être un cercle vertueux qui pose pos autant la question de l'évolution du travail de son activité et du financement de notre modèle de solidarité au niveau français mais aussi au niveau européen.

Merci beaucoup. Alors avant de passer à on va 5 minutes de questions, il y a Emma qui est remise de toute son marathon des tableau rondes qui voulait rajouter un un petit élément d'une minute. Oui, parce que je pense que c'est compliqué pour nous de dissocier quand même la discussion sur IA et travail de l'état de notre marché du travail aujourd'hui en France et y compris l'ultra financiarisation tout de même beaucoup de nos entreprises et du monde du travail.

Si aujourd'hui des gens se posent la question de "Est-ce que" et ont peur en se disant "Est-ce que Lia va me prendre mon travail ?" Euh je pense qu'il faut qu'on l'entende et surtout qu'on comprenne tout ça. Parce que moi, je crois que cette peur, elle est légitime quand on voit les conférences de presse d'entropique et compagnie qui théorisent aujourd'hui le remplacement purement et simplement des travailleurs versus leur modèle d'intelligence artificielle.

Et pour nous qui en tant que socialistes avons quand même la question du travail comme élément central aussi de de notre philosophie, je pense qu'on on peut tout à fait quand même s'engager dans ce débat-là parce que aujourd'hui la question de l'intelligence artificielle n'est pas qu'une question technologique, c'est pas qu'un rapport à la tech, c'est un rapport aussi aux entreprises qui développent ces modèles d'intelligence artificielle, à ces monopoles qui se développent ou ces oligopoles et qui finalement aujourd'hui décident d'avoir un rapport en le disant comme tel prédateur vis-à-vis à la fois du travail et de la création. Quand on a récemment en tropique qui je trouve est un des exemples clés mais aussi open AI qui publie note sur note pour expliquer très concrètement qu'ils veulent à la fois détruire la création et le travail puisqu'ils le disent aussi comme tel. Il faut qu'on prenne on va dire leurs annonces tout à fait au sérieux puisque c'est aussi eux qui ont envie de développer ces monopoles là.

Et je dirais que sur la question du travail, pour l'étendre un peu quand même, on la pose dans nos sociétés occidentales et européennes. Mais il faut aussi qu'on la pose avec un regard internationaliste. Quand aujourd'hui les boîtes d'IA ont développé du tacheronnage dans des régions des régions du monde en entraînant typiquement par exemple au Bangladesh ou dans d'autres pays du monde des personnes à plier un drap 1000 fois avec un bras mécanique pour entraîner une IA demain à pouvoir éventuellement le faire.

Je pense que ça pose aussi des questions d'éthique et donne notre rapport finalement humaniste à tout cela. Et je pense que au-delà de la question un peu basique que certains voudraient nous poser ou le débat dans lequel notamment les services d'IA voudraient nous enfermer ou parfois la droite, est-ce que vous êtes technophile ou technophobe ? Est-ce que vous avez envie d'être pro contre l'innovation ?

La question qu'on doit se poser encore plus particulièrement ici, c'est pour nous où est-ce que l'humain doit être central aussi dans le monde du travail ou pas ? Où est-ce qu'on estime que l'Aide et où est-ce qu'elle crée un besoin ou un désir qui finalement n'a pas besoin d'exister, qui est peut-être juste créé par un marché qui a besoin de ça pour pour exister et ensuite évidemment quelle régulation on crée pour être à la fois souverain en tant qu'européen et en tant que français mais aussi éventuellement je crois que c'est intéressant autonome toujours en tant qu'humain. Merci.

C'est ça permet d'avoir donc le spectre complet sur les relations très complexes, vous avez compris entre le l'IA et le travail. On se laisse 5 minutes de questions. S'il y a des questions, je les prends en bloc et puis comme ça les intervenants vont répondre.

Alors très rapidement parce que Merci. Euh, j'aimerais contester une idée qui est revenue plusieurs fois euh dans cette table ronde. Euh celle euh selon laquelle l'IA serait simplement un outil.

Euh un marteau, c'est un outil, je suis d'accord avec ça. Euh il fait rien tant que l'humain l'humain le prend pas dans dans sa main. Mais les actuellement on est dans un moment charnier où les plus grands spécialistes dans la sécurité de l'IA nous alertent.

Euh on développe aujourd'hui des modèles d'IA euh auxquels on donne un objectif et euh qui peuvent planifier, écrire euh écrire du code, utiliser internet, euh trouver des failles 0D euh et euh et prendre des initiatives de manière autonome. Ça, on l'a très bien vu autour de l'actualité, autour des agents d'IA qui se sont organisés en essant pour pirater à leur propre initiative une entreprise qui n'avait absolument rien demandé, hugging face. Euh donc, je trouve que voilà, le titre de cette table ronde, c'est subir l'intelligence artificielle ou la gouverner.

Euh mais je pense que pour pouvoir la gouverner euh il faut surtout pas tomber dans le piège euh de la sous-estimer et de sous-estimer ce que quelques grandes entreprises sont en train de construire actuellement sans aucun contrôle démocratique. Donc ma question c'est face actuellement à des systèmes qui sont développés dans une course industrielle où chaque entreprise est vraiment incitée à aller plus vite que les autres et cetera. Est-ce que vous seriez prêt à défendre un moratoire international sur le développement des systèmes d'IA les plus puissants, les plus avancés ? le temps de mettre en place des garanties de sécurité, des mécanismes de contrôle démocratique et des accords internationaux qui soient réellement contraignant.

Et sinon, quel serait le niveau de risque qu'il faudrait atteindre pour que vous considéreriez qu'une pause devienne nécessaire ? Merci. Euh deux petites questions rapides.

Une première, quand Nicolas, tu nous parles de la formation, euh moi j'ai entendu le ministre de l'éducation nationale dire que tous les élèves seraient formés à l'IA. Il a juste oublié un petit détail, c'est qu'il n'a pas formé les enseignants et on va être dans le même cas que ça a été pour l'informatique, on a mis les outils sans les former. Donc ça c'est important à mettre en œuvre.

Donc l'IA, moi je ne suis absolument pas contre mais avec une formation d'un très haut niveau. Et deuxème petite question rapide, est-ce que toutes les questions qu'on se pose actuellement sur l'IA par rapport à à la révolution industrielle, c'est parce que les risques de perte de métier sont plus pour des des personnes enfin des métiers supérieurs alors qu'avant c'était plutôt des métiers manuels qui disparaissaient. Voilà, c'est tout.

Oui. Euh je voudrais juste rappeler ce que ce que disait le PDG de Black Rock, le premier gestionnaire d'actifs sur la planète. Il disait ça euh depuis 89, la richesse produite est allée en grande partie aux personnes qui possédaient des actifs et non à celles qui gagnaient l'essentiel de leur argent en travaillant.

Il prédit que la que l' a menace de reproduire ce ce schéma à une échelle encore plus grande. Est-ce que c'est possible ? Ouais.

Ce que je veux dire, c'est que ce monsieur dit globalement ce que Nicolas Hazard vient de dire, c'est qu'il y a un vrai risque avec l'IA et la robotique. Et ce qui m'étonne, c'est que le discours des partis de gauche, particulièrement le PS, est complètement aveugle sur ce point-là que comment redistribuer la richesse autrefois produite par le travail. Que dit le PS à ce sujet ?

Qu'a proposé le PS à ce sujet ? Pour l'instant, rien. Je pensais avoir dit deux trois trucs, deux dernières questions mais vraiment après il faut arrêter sinon.

Merci. Alors, j'étais un peu contente d'entendre parler des tâches parce qu'effectivement, il y a une grande confusion entre les emplois, les métiers et les tâches à réaliser. Et il me semble que si on veut gouverner justement l'A et bien il faut commencer à analyser par rapport c'est un peu mon métier de d'origine disons, mais il faut commencer par analyser quelles sont les tâches que l'on peut voir confier parce que c'est positif et donc quel impact sur les métiers et après quel impact sur les emplois et comment on accompagne ce travail-là.

On n'attend pas que on nous dise "Ah ben il faut on va les licencier et et pour moi former à l'IA ça veut rien dire. C'est qu'il faut que ce soit appliqué à un métier, à un emploi. Donc quand on nous dit on va former les élèves à mais pour faire quoi ?" Donc la première question à se poser, c'est bien cette réflexion là qu'il faut absolument avoir.

Dernière question. Voilà. Bonsoir.

Bonsoir. Oui. Bonsoir.

Alors moi, voilà, je voulais euh proposer quelque chose, c'est-à-dire on on pose toujours des questions à Lia en l'utilisant, mais en fait pour faire face à Lia, il faudrait lui poser des questions sur elle pour savoir à qui on a affaire. C'est ça qu'il faudrait faire en fait, c'est savoir parce que on l'a construite. Donc on peut C'est à nous de de pouvoir essayer de de par plein de questions de savoir à qui on affire.

Et là après, on peut savoir si elle fait des coupfalgares, des choses comme ça. Parce que nous l'humain, bon, on sait pas qui nous a construit hein. Moi je suis pas dans la religion donc on peut rien.

On peut on peut on sait même pas qui on est, on sait même pas pourquoi. Alors là au moins on peut savoir euh voilà, moi c'est ce que je propose en tout cas de questionner L. Bah Lia n'est Lia n'est pas une personne en fait.

Euh et donc c'est c'est de là qu'il faut partir, c'est que Lian n'est pas une personne. Et encore une fois, moi je minimise pas du tout, hein. Quand je dis c'est un outil, bah vous l'avez dit vous-même parce que vous avez dit vous avez dit exactement, vous avez dit euh on lui dit de on et cetera.

Bah oui, donc ça veut dire qu'il y a quelqu'un il y a derrière et donc de prendre des initiatives. On lui a dit de prendre des in mais qui c'est on C'est des humains en fait. C'est nous qui avons dit que on allait prendre qu'elle pouvait prendre des initiatives et cetera.

Et donc c'est nous qui sommes derrière finalement là-dessus et après on peut on peut lui dire de faire et après elle peut être autonome effectivement par rapport à ça. Juste pour revenir là-dessus donc Lia n'est pas une personne en tout cas aujourd'hui. Euh ce qui est intéressant sur le travail et juste pour rebondir alors moi je suis d'accord sur bien évidemment la formation.

En fait c'est gentil de former des jeunes mais en fait c'est surtout le monde du travail actuel. Ce que je disais, c'est aujourd'hui c'est les salariés qui sont en poste qui sont les premiers ou ceux qui cherchent des emplois qui sont les premiers à qui il faut faire des formations qui soient adaptées madame à chaque secteur d'activité. Bien évidemment ça va de soi.

Donc chaque secteur d'activité a sa propre utilisation de l'IA plus ou moins forte d'ailleurs. Et pour rebondir sur ce que vous disiez sur est-ce que ça concerne plus l'école blanc aujourd'hui ? C'est pour ça qu'on s'en inquiète. aujourd'hui les chiffres bien évidemment que ça remplace l'école blanche des avocats et cetera, des euh euh des médecins d'une certaine manière et c on va reparler de santé mais ça remplace aussi énormément de colle bleu hein et et là l'impact il va être très très important parce qu'il y a beaucoup de de métiers qui vont disparaître aussi là-dessus et moi je m'inquiète de de ça parce que je m'inquiète de l'école blanc ils peuvent encore se former ils peuvent encore comprendre ce qu'ils vont pouvoir faire l'école bleu ils ont aucune idée de même comment on commence et par où on commence et cetera.

Et c'est là où il y a une responsabilité fondamentale sur la formation et pour moi c'est le premier des combats, c'est avoir une vraie stratégie à long terme avec Lia parce que LIA elle est là quoi qu'on quoi en dise pour former les gens, la population et aujourd'hui c'est plus de 50 % des personnes qui devraient être formées pour pouvoir s'adapter au marché du travail. Donc c'est un sujet qui est énormissime et donc je laisse les autres répondre sur que fait le PS sur ce sujet. Bonne chance.

Non mais tu euh en fait il y a la question de la formation. Alors, je vous le dis, moi je de ce que je constate et si d'ici 2 ans j'ai tort, vous me pendez en place publique. Je ne crois pas au grand hiver numérique.

On a un peu l'IA qui vient s'inscrire dans le côté le grand hiver numérique, je vais l'expliquer, mais le côté on a une une angoisse climatique qui est très très forte et derrière en plus de ça, le coup de grâce, il va nous être porté par la machine qui va tous nous remplacer demain. Je pense que c'est pas totalement de comme ça que ça va se passer. Bien évidemment, ça va pas être tout rose.

Moi, je suis pas un promoteur de l'IA pour l'IA, ça c'est voilà. Euh quoi qu'il en soit, la question de la formation, c'est seulement un morceau parce qu'à un moment ou à un autre, je pense qu'on peut et c'est véritablement la question de la stratégie économique et social pour laquelle on plaide, on peut mettre le curseur à un moment ou un autre, notamment avec la question de la fiscalité sur la valeur. Et je pensais quand même un peu à avoir répondu à la question sur il est où le besoin de la machine et le besoin de l'humain là-dedans.

Déjà beaucoup d'entreprises, il faut pas caricaturer les entreprises entre les très grandes qui éventuellement voient les humains comme des chiffres et des résultats et des tableurs Excel et les autres qui sont des comme la majorité des entreprises en France he des petites et moyennes entreprises qui voi surtout le fait de bah en fait entre la machine qui sait pas totalement répondre à 360° à tout ce que je fais et l'humain qui sait qu' a l'historique qu' a la connaissance qu'à la compétence bon l'arbitrage il est toujours encore en faveur de l'humain. C'est pas forcément immuable mais quand même c'est pour ça qu'en fait il nous faut des gardes de fous des gardes de fous qui soient pas forcément réactifs vis-à-vis de l'IA mais qui pose avant tout qu'est-ce qu'on veut comme modèle économique et social et dans quelle mesure la technologie s'inscrit dans un modèle économique et social dans lequel nous avons décidé la place de l'humain et c'est drôle de quand même constater que même y compris chez les Américains, on a quelqu'un qui s'appelle Ass Moglou qui est un expert de l'IA depuis très très longtemps qui vient de sortir un papier au MIT pour des IA pro travail. pro travailleur.

Donc même aux États-Unis ça ça se passe. Même Open AI a sorti un papier plaidant, vous savez quoi ? Pour les 32 heures.

Il y a des Américains qui ont découvert les 32 heures. On pourra leur apprendre l'historique là-dessus. En tout cas, il faut qu'on ait ce débat de société.

Il il faut pas qu'on laisse l'offre et ça on n pas eu le temps de développer parce que je pourrais en parler pendant des heures ce que je ne ferai pas sur bien sûr les stratégies industrielles, comment elles se développent, qui maîtrise les modèles et ainsi de suite. Mais quoi qu'il en soit, il ne faut pas laisser l'offre d'IA euh façonner nos modèles économiques et sociaux. C'est nous qui devrons prendre la main là-dessus et j'espère avoir été plus clair sur ça.

Merci beaucoup. Alors je je suis désolé, je vois qu'il y a des frustrations mais c'est plutôt positif. Ça montre que il y a une volonté de se saisir du débat et évidemment on avait pas la prétention en en 45 minutes de régler le sujet mais je pense qu'on a on a posé sur la table tous les paramètres.

Alors comme il y a le fan club de Mathieu qui est présent qui me dit "Quand est-ce qu'il va parler ? Quand est-ce qu'il va parler ?" On passe à la deuxième partie avec l'impact de de Lia sur le quotidien.

Donc je vais vous demander de faire un peu plus court. On va Non, ben je vais il y a Lia qui prend la décision puis il y a le l'animateur aussi. Donc là, j'ai décidé de de prendre la suite.

Donc je vais passer d'abord, on terminera par le meilleur avec Pauline, mais on va d'abord démarrer avec Emma. Alors si vous pouvez faire un peu plus court que ce qu'on avait prévu parce que si chacun fait 10 minutes ça va pas tenir. Donc si vous permettez madame, vous nous faites perdre du temps.

Et donc là on va passer sur l'aspect de l'IA et de la culture avec tout ce qui a été notamment travaillé au Parlement européen. Emma, tu peux r J'ai pas entendu. Je suis désolé ce que tu nous as dit.

Je te laisse 5 minutes pour parler de l'impact IA culture et notamment ce que tu as pu travailler au niveau du Parlement européen. Bah j'associe du coup encore une fois Dorine et et Karine sur les travaux qu'on a pu mener ensemble aujourd'hui. Les modèles d'agénérative pill il y a deux sujets on va dire que je vais que je vais placer dans le dans deux sens.

Il y a ce qui se passe avant que l'a vous y êtes confronté et il y a ce qui se passe après. Pour l'avance et ce que j'évoqué en début de en début d'échange, ce pillage généralisé d'œuvre protégé par le droit d'auteur par des services d'IA générative qui finalement décident de spéculer sur cette masse et créer de la valeur pour le coup de la valeur que on pourrait d'ailleurs relativiser et ne vous inquiétez pas, je vais le faire dans une deuxième partie de propos mais finalement pour vous faire payer ensuite beaucoup de choses très très cher à partir d'œuvres qu'ils n'ont pas rémunéré en l'occurrence qu'ils n'ont rémunérer les artistes. Ça c'est une première chose sur laquelle on travaille.

Pour l'instant, c'est extrêmement dur parce que les services d'IA, y compris ceux qui ne font pas de la génération de contenu culturel, je pense à Mistrral par exemple en France, passe leur journée à passer dans tous les Parlements nationaux et européens pour demander à ce que surtout il n'y ait aucune régulation sur l'IA et sur la protection de notre droit. Moi, je crois qu'il faut qu'on soit très au clair là-dessus. ne pas se laisser faire ce que disaitbo finalement à l'instant c'està-dire savoir là où nous ne transigerons pas et là où nous ne négocierons pas avec les services diagénérative.

Le droit d'auteur fait partie je le crois de notre socle aussi de l'état de droit et il est hors de question je crois de de le remettre en question. Il y a ensuite ce qui se passe après tout ce qu'on va vous dire est de la création générée par IA. Je ne sais pas si vous êtes parfois des utilisateurs de Spotify, de même peut-être d'Amazon si vraiment des fois vous vous avez fait ce choix-là.

Aujourd'hui, sur les services de streaming, on a plus de 50 % des de la musique en ligne qui est générée par IA. Mais vous ne le savez pas, vous ne le savez pas. Vous êtes parfois confronté à des contenus générés par IA, donc des contenus synthétiques.

Moi, je refuse de parler de création qui sont sur ces plateformes là, pas par volonté toujours des boîtes, parfois c'est le cas, je parle de Spotify et et Dieser, mais davantage parce que certains décident de spéculer et donc de synthétiser un certain nombre de contenus dit pseudoculturel pour finalement vous confronter à ces contenus, vous tromper et vous faire consommer ces contenus synthétiques sans vous le faire savoir. On a des entreprises notamment Dieser qui est une entreprise française qui a décidé de se battre pour faire en sorte que ses contenus soient retirés des plateformes mais c'est extrêmement difficile. Spotify par contre, même si aujourd'hui il semble reculer un tout petit peu, Spotify a au contraire décidé de faire une stratégie commerciale autour de la création enfin des œuvres pardon des contenus synthétiques sur sa plateforme.

Pourquoi ? Bah tout simplement parce que aujourd'hui le modèle économique de la culture et bien il rémunère des artistes en tout cas sur ce type de plateforme en fonction de si vous les écoutez ou pas. Et bien si vous passez 1 heure par semaine ou par jour de vos vies à écouter de la musique sur Spotify, et bien c'est clair que si vous passez 50 % de votre temps à écouter des contenus synthétiques IA et 50 % à écouter des chansons d'artistes et bien oui à la fin ça coûte plus cher à Spotify que vous écoutiez des vrais artistes plutôt que l'inverse parce qu'ils doivent payer les artistes.

Ça c'est quelque chose enfin sur lequel on lutte et moi je demande l'interdiction purement et simplement d'avoir des contenus synthétiques sur les plateforme dit culturelle. Sur Amazon, on a le même phénomène avec dans le top 100 des livres Amazon, 70 % aujourd'hui des livres et vous ne le savez pas qui sont générés par IA. C'est des chiffres qui nous viennent du service national de du syndicat national de l'édition en France.

Et quand je vois qu'Amazon est sponsor du salon du livre à Paris cette année, et bien moi ça me choque énormément. La question de la culture, elle est elle demande des régulations fortes. Pourquoi ?

Parce que en fait c'est le cœur de l'humain qu'on évoque tout à l'heure, c'est la création. Et j'en viens à la question de l'éducation parce que tu m'as demandé de faire cours mais parce qu'elle me semble importante. On a parlé de formation tout à l'heure et qu'est-ce qu'on dit de l'éducation ?

Moi, il me semble que l'IA à ce titre est une opportunité intéressante pour la gauche, non pas pour s'y voter, mais pour réagir collectivement, intelligemment. Pendant des années, on a un peu subi le discours de la droite et de la droite libérale, disant qu'il fallait adapter notre éducation nationale, les les formation de des enfants à l'école, au lycée, au marché du travail, qu'il fallait former tout le monde, non pas d'être des citoyens éclairés, mais bien être avant tout, je dis pas que c'est pas important, mais avant tout des futurs travailleurs. D'ailleurs, la droite porte toujours un message autour de l'adaptation de la formation à plein de choses, notamment au marché.

Moi, je crois que LIA, elle nous bouscule aussi dans notre capacité à garder un esprit critique. Parce que dans ce qu'on évoque, et pour certains peut-être que vous étiez à la table ronde culture avant, ce qu'on sait c'est que la guerre dans laquelle on est plongé, c'est une guerre des imaginaires où certains veulent nous bousculer dans ce qu'on pense et dans ce qu'on réfléchit. Et quand on sait que 71 % des 18 24 ans s'informent avec les agents IA, et bien ça doit nous interroger.

Et quel est le rôle de l'école là-dedans ? Moi, je suis persuadée que alors que Lia n'est pas seul, enfin je pense, je dis pas que il faut être contre absolument, mais en tout cas, elle est un danger pour nos esprits et pour notre autonomie intellectuelle, et bien il faut faire en sorte que à l'école on fasse des citoyens libres et éclairés et donc avoir davantage de lecture. Bonjour au Tarn qui est arrivé au fond et il faut faire en sorte qu'on ait davantage de philosophie, davantage d'éducation aux arts, davantage de lecture et d'apprentissage de tout ça parce que les meilleurs outils en réalité de résistance face à tous ces toutes ces non pas ces technologies parce que le problème encore une fois n'est pas tellement la technologie mais pourquoi est-ce qu'aujourd'hui elle est créée par certains et notamment oui ces oligopoles américaines ou chinoises c'est bien aussi parfois de nous ébranler dans notre solidité intellectuelle et citoyenne.

Et donc je pense qu'il faudrait qu'on prenne à bras le corps ce sujet-là, non pas pour céder ou pour dire que dans tous les cas ça va être terrible, mais bien pour dire que oui, avec l'IA, il faut qu'on réinvestisse le sujet de la réduction de temps de travail. Oui, il faut que on aborde le sujet de réellement faire de l'école un refuge pour nos cerveaux et nos imaginaires et qu'il faut en effet accompagner les professeurs à tous les changements mais surtout leur dire ce qu'on va pas laisser changer parce qu'il y a aucune raison en fait que la République accepte de changer des choses qui sont pour nous si importantes. Voilà.

Merci beaucoup. Donc on avait effectivement à la fois la vision de du travail fait au parlement puis aussi évidemment de toutes les réflexions dans le parti. Alors maintenant Mathieu lui va faire un témoignage au travers de la la collectivité Nouvelle Aquitaine qui a beaucoup travaillé aussi sur ces questionsl et la relation avec le citoyen et tous les enjeux lié à ça.

Alors effectivement pas facile de faire ça en quelques minutes. D'autant plus quand les jeunes socialistes ont décidé de venir perturber notre notre table ronde en chantant et bon moi je je suis convaincu aujourd'hui que il y a deux bouleversements majeurs avec une accélération incroyable ces trois dernières années. En tant que girondin que je suis, nous avons subi des incendies assez incroyables cet été.

Donc un une accélération autour de la crise des incendies, du changement climatique et la deuxième accélération, c'est celle de l'intelligence artificielle qui vient percuter nos vies. Et moi je trouve que en tant que homme et femme de gauche et singulièrement en tant que socialiste, nous avons trop souvent parfois sentiment de dire bah comme on a accompagné le libéralisme, on pourrait accompagner le développement de l'intelligence artificielle. cette vision angélique, je pense qu'il faut vraiment qu'on inverse la charge de la preuve.

Et donc pour être vraiment très synthétique et et juste donner quelques éléments, un le premier élément fondamental pour moi c'est la régulation. la régulation. On a quelques exemples à l'échelle européenne avec l'IA Act qui est venu porter un certain nombre de choses.

Je vais pas vous décrire les différents risques, mais aujourd'hui, on s'aperçoit que l'ensemble des outils de régulation ne suffisent pas parce que on peut aussi avoir un certain nombre d'outils qui sont en règle avec ces enjeux de régulation mais en même temps qui peuvent détruire de la valeur et qui peuvent détériorer les conditions de travail. Mais il faudra et je conclurai par cette cet élément. rappeler qu'en tant que socialiste, globalement notre discours c'est de dire que le progrès technique doit être au service de l'émancipation humaine et que parfois on oublie un peu de repartir de ces éléments-là pour forger un discours de de gauche et qu'à la fin et mais ça on l'a dit tout à l'heure, la le vrai sujet c'est la question à la fois de la création de la richesse et qu'est-ce qu'on fait de la création de la richesse en fait ?

Comment on fait en sorte que la richesse créée soit socialisée et non pas entre les mains de quelques acteurs privés ? Si vous regardez aujourd'hui, celles et ceux qui possèdent la richesse à l'aisselle mondiale, il y a 50 ans, c'était des gros acteurs industriels. Aujourd'hui, ce sont une dizaine de patrons de la tech.

Et donc, si on ne pose pas cette question de la redistribution, je pense que on continuera à accompagner le libéralisme. Je vais être très rapide. On aurait pu parler de la question du revenu universel parce que c'est quand même assez singulier de voir le patron d'anthropique ou Elon Musk aujourd'hui nous parler de de revenu universel.

Il y a une camarade Colline Courtois que j'ai vu tout à l'heure là, je sais pas, elle me elle elle me remettait en tête le philosophe Gunter Anders qui parle d'obsolescence de l'homme. C'est notre capacité et le les de le décalage promoté, c'est le décalage qui existe entre la capacité des machines à produire de l'innovation à outrance et notre incapacité à nous d'en prévoir les les conséquences. Et je pense que il faut vraiment avoir ça en tête.

Je vais pas développer, mais pour moi aussi Emmal l'a dit avant, l'enjeu culturel et l'enjeu éducatif sont fondamentaux. Pour revenir parce que j'ai dit que j'allais être très rapide sur ce que nous faisons, ce que nous avons initié au sein du conseil de régional de Nouvelle Aquitaine. L'enjeu éducatif et l'enjeu culturel sont nos matrices.

Avec la vice-présidence de de la région en charge de la culture, la semaine prochaine, je rencontre l'ensemble des acteurs culturels pour qu'on regarde avec eux quelles sont les conditions éventuellement d'un soutien de la région à un certain nombre d'outils à base d'IA. la question de la rémunération de la création aujourd'hui, c'est peut-être l'élément fondamental. J'ai proposé également au vice-président de la région que nous portions en lien avec le le rectorat tout un développement d'un module autour de IA et esprit critique pour nos lycéens.

Parce qu'à un moment donné, et je crois qu'Emma a utilisé aussi le terme de résistance, un lycéen doit pouvoir dire l'IA vient m'aider à un moment donné, mais à un moment donné je dois résister euh à l'IA. Je je pourrais vous évoquer le fondement de notre démarche qui est de venir interroger dans l'ensemble de nos politiques publiques comment l'IA vient percuter. Qu'est-ce que ça veut dire d'être agricultrice au 21e siècle à l'heure de l'IA ?

Qu'est-ce que ça veut dire être infirmier, être soignante à l'heure de l'IA ? Qu'est-ce que ça veut dire d'être enseignant à l'heure de l'IA ? Et à chacune de ces questions, nous allons tenter d'y répondre et surtout de voir comment nous allons accompagner derrière parce que je suis convaincu que on parlait de levier politique tout à l'heure.

La conditionnalité des aides, c'est un formidable levier politique. En tant que conseiller régional, pourquoi je dois accompagner tel projet ou pas ? Quand un chef d'entreprise vient nous voir en disant "Ah bah si, regardez, c'est génial pour le développement de mon entreprise cet outil en matière d'IA, on doit pouvoir nous dire oui ou non." On a initié une démarche avec deux entreprises.

Une entreprise qui s'appelle Adam qui fait travailler autour du bois, une autre autour du qui qui fait du scan de livre numérique. Ce sont les patrons qui sont venus nous interroger, nous proposer leur projet. Ma réponse, permettez-moi de faire un peu de jeu, ça a été de dire très bien, mais qu'en pensent vos salariés ?

Et donc revenez en deuxème semaine, revenez avec le représentant du CSE ou éventuellement avec d'autres personnes de votre entreprise pour qu'on comprenne aussi que le projet, il va améliorer la qualité de vie au travail. Il va faire en sorte qu'il ne soit pas subi par vos salariés mais aussi accepté. Et donc c'est ça le partage de la valeur à l'heure de de l'IA.

Euh, j'ai dit que j'allais pas être trop long. Garde fou numérique, c'est fondamental. Et voir aussi comment ça vient percuter nos agents.

Il y a 8000 agents au sein du conseil régional de Nouvelle Aquitaine. Beaucoup dans les lycées, mais beaucoup qui produisent aussi. Et donc, qu'est-ce que ça veut dire le développement des outils d'IA pour euh pour nos pour nos agents ?

Cybersécurité derrière, IA cybersécurité. Nous avons créé en Nouvelle Aquitaine un campus régional cybersécurité que j'ai la chance de présider qui vient aussi accompagner celles et ceux qui sont attaqués mais qui font surtout beaucoup de prévention. Et puis pour finir, je parlais de régulation, moi je suis convaincu qu'il nous faut un comité scientifique régional humaniste de l'UA en région et à l'échelle nationale de la même façon qu'il y a une autorité de sûreté nucléaire.

Il nous faut une autorité de sûreté de l'intelligence artificielle. J'ai essayé d'être synthétique. Merci beaucoup.

Et on termine avec Pauline donc une intervention davantage centré sur les aspects de santé et d'environnement. Donc le temps est certainement venu dans cette dernière intervention de savoir qu'est-ce que c'est que l'intelligence artificielle. Et bien il y a deux facteurs qui ont mené la rupture avec l'intelligence artificielle.

C'est le fait qu'on ait des technologies numériques qui soient capables d'échanger un langage naturel avec les humains. C'est ça la révolution de l'intelligence artificielle. Je m'explique, on n plus besoin de coder.

Les technologies numériques ne sont plus assises sur des codes qui étaient non évolutifs. Elles sont basées maintenant sur le machine learning. Ça veut dire que les intelligences artificielles, les agents de d'intelligence artificielle comme les systèmes multi-agents qui sont par exemple chat GPT sont capables d'apprendre de façon autonome.

Il y a une intervention à ce sujet. C'est pourquoi je vais vous citer un philosophe, le philosophe Michael Bratman, professeur de philosophie à l'université de Stanford aux États-Unis, qui a créé une théorie qui est particulièrement adaptée au monde de l'intelligence artificielle. Cette théorie, c'est la théorie des intelligences, des intentions partagées.

Pourquoi ? Parce qu'en fait les agents, ils ont plusieurs motivations. Ils ont des croyances, l'état du monde, ils ont des désirs qui sont en fait des objectifs.

Ils ont des intentions. Et ces intentions, c'est l'engagement qu'ils vont mettre pour réaliser une action. Donc aujourd'hui, on n'est plus du tout au stade où l'intelligence artificielle exécutait ce qu'un humain lui demandait.

Ça reste en partie vraie mais c'est pas totalement exact. D'où la question qui est transcendant et qui en fait à mon avis amène l'inquiétude, c'est où va se situer la région de confiance ? Dans quelle mesure est-ce qu'on va pouvoir déléguer à des intelligences artificielles un certain nombre de tâches de nos vies quotidiennes ?

Et cette question, elle va se poser de façon de plus en plus cruciale car vous savez tous cloud souverain européen. On est soumis donc au cloud Azure de Microsoft et au cloud de AWS de Amazon. et ce sont des entreprises qui ne partagent pas forcément les mêmes valeurs que les valeurs européennes et qui vont donc amener un risque accru sur la protection des données personnelles.

Je vais toutefois donner dans un premier dans la première partie une vision euh progressiste et une vision optimiste avec l'application de ce que l'intelligence artificielle amène dans le domaine de la santé. Et là pour le coup, s'il y a bien un domaine dans lequel on est tous égaux, c'est la maladie qui peut nous frapper indépendamment de nos conditions de vie. Pourquoi est-ce que c'est intéressant de pourquoi c'est intéressant ces applications médicales dans deux domaines ?

Malheureusement, je pourrais pas développer. Premièrement, dans l'aide au diagnostic. Ça c'est extrêmement intéressant parce que comme vous savez les IA brassent des données gigantesques et bien elles arrivent à affiner les diagnostics et à permettre une meilleure prédictivité dans la dans les détections des maladies.

C'est particulièrement vrai dans tout ce qui concerne les détections du cancer. C'est particulièrement vrai dans tout ce qui concerne les prédictions des AVC et d'autres pathologies lourdes. Et plus la prise en charge est précoce et plus efficace est le traitement.

D'autre part, ce qui est extrêmement intéressant aussi en médecine, c'est le suivi des patients puisque vous savez qu'il y a un problème, en fait, l'hospitalisation est extrêmement difficile et la technologie donc des objets connectés permet en fait un suivi des malades à domicile et permet donc de d'accroître l'efficacité de la médecine dans ce dans ces domaines. Autre domaine où ça va très vite, c'est les médicaments. On l'a bien vu avec le le vaccin contre contre le Covid.

En fait, l'intelligence artificielle permet énormément de progrès et domaine clé que j'aurais malheureusement pas le temps de développer, c'est tout ce qui concerne l'imagerie. Donc cancer du sein et cetera. Là, ça va, ça permet un diagnostic extrêmement fiable et très précis.

En fait, en synthèse, ce qu'on peut dire, c'est que l'intelligence artificielle appliquée à la médecine pour le meilleur, c'est une médecine plus prédictive. plus personnalisé parce que ça traite des données qui sont beaucoup plus personnalisées donc qui sont beaucoup plus affinés. Malheureusement, il y a aussi le côté sombre de la médaille, c'est que ça traite des données personnelles qui sont parmi les données les plus sensible dans la catégorisation des données et qui ne sont pas toujours protégé comme on le pourrait du fait de leur hébergement sur des clouds et du fait des failles de sécurité dans les dans les systèmes d'information qui peuvent évidemment faire peser un risque de p de piratage extrêmement important mais également un risque de terrorisme très important avec cette cette manipulation des données.

En fait, pour traiter aussi une question, une question qui est revenue, l'IA ne pense pas, ça c'est pas vrai, l'IA, elle exécute un certain nombre de tâches, parfois de façon autonome, mais je pense que penser que UNIA va se substituer à la pensée humaine, c'est une erreur de raisonnement fondamentale. et c'est pas moi qui le dit, c'est le plus grands chercheurs en intelligence artificielle, notamment les LLM là, les modèles linguistiques, on sait bien qu'ils sont limités. C'est un peu moins vrai pour les agents euh DI qui sont autonomes et qui ont une capacité d'apprentissage extrêmement rapide, mais ça reste extrêmement controversé.

La limitation de l'intelligence artificielle, elle pourra venir de la régulation ou d'autres éléments, mais il y a un domaine où elle va percuter, c'est la ressource énergétique et tout ce que ça produit comme émission exponentielle des du CO2 dans l'atmosphère. Je vais vous donner un titre, un chiffre, c'est pas mon chiffre, c'est le chiffre de de l'Agence internationale de l'énergie en 2014. Donc les les data centers ont émis 415 TAW de on consommait la consommation électrique était de 415 TW pour alimenter donc leur puissance de calcul.

Euh pour mes pour mémoire, vous savez, c'est 1072 euh wath. Donc vous voyez ce que ça fait, c'est colossal, c'est 1,5 % de la consommation électrique mondiale. Mais cette même agence de l'énergie prédit que d'ici 2030, le chiffre va être multiplié par 2.

Donc qui produit de l'énergie ? Même si elle est bassement carbonée, c'est pas toujours le cas en France. Oui, mais dans des pays comme la Chine, les États-Unis, c'est beaucoup moins vrai, même si ça évolue.

Donc là, on va très très vite trouver la la limite parce que le cerveau humain, il produit beaucoup, il consomme pas beaucoup. C'est simple, vous pouvez réfléchir toute une journée, vous allez pas maigrir de 10 kg ou autre. Par contre, pour faire tourner des modèles d'apprentissage, pour faire tourner tourner des modèles de d'IA, l'empreinte carbone est exponentielle.

Et il y a une autre problème, c'est l'empreinte hydrique. On en parle de plus en plus pour refroidir les serveurs. Il y a énormément de de consommation d'eau.

Donc je pense que l'inquiétude euh elle est elle est aussi à mesurer. N'oublions pas aussi pour finir sur une autre positive que toutes ces ces technologies permettent aussi de la mise en œuvre de réseaux intelligents, d'électricité et de ce fait-là, ça permet aussi de limiter la consommation. Donc finalement, arrivé au bout de cette table ronde extrêmement intéressante, on pourrait se poser la question de savoir gouverner ou subir.

Moi, je dirais plutôt comment coopérer. Comment coopérer et comment poursuivre un objectif partagé. On en revient un petit peu à la théorie de Bratman qui était pas à l'origine sur les agents I mais plutôt sur les agents rationnels mais qui nous ramène à cette question à cette question essentielle, c'est en fait comment collaborer avec les intelligences artificielles ?

Parce que effectivement dans notre projet de société, dans notre vie citoyenne, elles vont prendre énormément de d'importance. J'ai pas eu le temps de développer tout ce qui concerne les composants électroniques avec les terres rares, le lithium, le cuivre qui sont effectivement dans des zones qui ne sont pas en Europe qui accroissent le risque géopolitique. Donc quand on dit que l'IA, c'est au cœur de notre projet de société, c'est pas une vue de l'esprit, c'est qu'en vérité euh c'est un sujet qui nous percute, qui évolue en même temps que nous.

Et je pense que le plus le plus grand risque serait d'une IA malveillante ou d'une IA utilisée de façon malveillante à l'encontre de la démocratie et on en a malheureusement pas mal d'exemples dans l'actualité. Merci beaucoup. [applaudissements] Merci.

Euh merci beaucoup Pauline. Alors comme j'ai la régie cognac G du PS qui m'a dit qu'il nous restait 5 minutes maximum. Les gens qui sont restés s'il y a deux questions, je prends deux questions rapidement. en priorité ceux qui ont pas posé et puis après on conclut.

Plus une remarque qu'une question. m'a parlé tout à l'heure de la culture et de l'opposition entre culture et de comment il fallait nourrir nos jeunes par la culture. Je pense que enfin pour avoir vu d'autres éléments enfin d'autres présentations autour de l'IA, la culture c'est aussi le meilleur moyen de se former à l'utilisation de l'IA parce que l'IA a besoin qu'on qu'on mobilise ses propres ressources et pour le coup il y a une double un double intérêt pour les socialistes à aller défendre cette éducation à la culture comme une forme de rempart contre mais aussi d'outils pour utiliser l'A.

Ça c'est le premier point et le deuxième point et vous l'avez relevé c'est le coût de l'IA aujourd'hui. Le coût d'un agent commence à être pris en compte dans les dans les grandes très grands groupes et il se trouve que le coût d'un agent c'est plus cher que le coût d'un agent humain. On retrouve les idées de d'énergie.

Merci pour ces deux commentaires. Est-ce qu'il y a une autre question ? Oui.

Bah venez venez venez vite. Vous êtes jeune avec des grandes jambes. Donc bonjour et merci beaucoup pour cette intervention.

J'aimerais revenir sur le sujet de la de la régulation que vous avez évoqué. À mon sens, la première régulation qui doit se faire, c'est dans la tête de de tout un chacun et notamment des plus jeunes à l'école à qui on doit faire formuler un éveil. Et je pense qu'il y a deux questions à se poser à chaque utilisation de l'IA.

La première, c'est est-ce qu'elle est plus efficace que l'humain ? C'est une première un premier niveau de question à se poser. On vient de de l'évoquer à l'instant.

Et la seconde, c'est est-ce que je m'élève en tant qu'être humain en faisant cette utilisation de LIA ? C'està dire qu'il y a des utilisations où finalement bon pour remplir un fichier Excel assez bête effectivement l'IA est peut-être plus efficace et j'ai pas grand chose à y gagner mais pour aller créer de la chanson pour aller créer de la vidéo pour aller faire des réflexions approfondies pour aller concevoir une maison par exemple là-dessus en déléguant ceia je ne mélève pas en tant qu'être humain et là-dessus je pense qu'on a une vraie réflexion à à se poser tous à chaque utilisation et peut-être un message plus positif sur ce sujet c'est que les ordinateurs battent les humains aux échecs depuis je crois 1995 quelque chose comme ça et ça a pas empêché à l'être humain de continuer à jouer aux échecs et même à mieux jouer aux échecs parce qu'on a été capable d' d'apprivoiser l'informatique sur ce volet là et donc je pense que c'est ces questions là qu'il faut qu'on se pose sur l'IA pour la priver au mieux. Merci beaucoup pour ce témoignage.

Thbo, un dernier mot tu veux dire c'est bon. Non, moi je voulais répondre sur le l'éducation des enfants. Je pense que tu soulèves un point central en fait.

Et il y a une question aussi qu'on a pas eu le temps de traiter, c'est celle des usages de l'IA. C'est fondamental en fait notamment pour les jeunes esprits, pour les jeunes enfants qui subissent pas en fait parce qu'il y a des il y a des modèles d'IA qui sont extrêmement addictifs et qui sont extrêmement toxiques pour le développement de la pensée de l'enfant. Donc ça c'est quelque chose sur lequel je pense que les politiques doivent aussi beaucoup réfléchir.

Évidemment pas à la façon de Macron qui veut interner les portables comme ça sans de façon un petit peu abrupte. Moi, je pense qu'il y a vraiment une réflexion à mener sur le temps d'écran, sur le le les contrôles et surtout la façon dont l'enfant aborde dans la question là, je rebondis sur la dernière question mais ça rejoint ce que disait en fait, c'est la la place fondamentale qui est posée, c'est la place de l'humain d'un point de vue individuel dans notre étose personnelle mais aussi au travail et autres et puis la place de l'humain aussi dans notre capacité collective et on est un parti politique à faire des choix de régulation. Et je terminerai juste en disant ce qui est intéressant dans ce qui dit là, ce que moi je vois c'est qu'entre dans l'éducation par exemple entre des jeunes et des élèves qui utilisent l'IA comme aide au devoir pas pour faire leur devoirs à leur place pas ceux qui se font choper à copiercoller quand on les interroge au tableau, ils savent pas répondre.

Ça c'est boucle négative. Ceux qui l'utilisent comme aide au devoir quand ils ont pas compris en classe ça c'est une chose au travail ceux qui font le copiercollé. Mais pareil, bon voilà, on rend un rapport et devant le client, ben on n'est pas capable d'expliquer ce qu'a produit la machine ou ceux qui l'utilisent et il y a beaucoup de salariés qui ont déjà utilisé, qui ont déjà vu là où la machine leur été utile et là où la machine leur était pas utile.

Ça c'est un sujet du travail. C'est un sujet du dialogue professionnel, potentiellement du dialogue social et ensuite de la négociation collective. Et après le choix de l'humain, je pense que cette table ronde est un point sur lequel on est d'accord, c'est n'ayons pas peur de la machine au sens où en fait tous les choix qui sont derrière la machine, c'est des choix qui sont faits par l'humain.

Et donc c'est ça qu'il faut réguler. Alors moi je vais nuancer ça parce que non les choix qui sont faits par les intelligences artificielles de dernière génération ne sont pas systématiquement faits par l'être humain. C'est pour ça qu'il faut pousser le modèle collaboratif et coopératif.

C'est très important d'avoir ça à l'esprit. cadré par moi je pense qu'il faut je je parlais d'angélisme tout à l'heure euh aujourd'hui il y a une vraie bascule dans je dirais la l'évolution d'un jeune dès lors qu'il touche à l'outil informatique dès lors qu'il a un smartphone dans les mains ou pas dès lors qu'il a cet outil dans les mains, cette dimension coopérative cette dimension de curiosité cette dimension de dialogue d'ouverture, elle s'arrête du jour au lendemain. C'est c'est pas être vieux con aujourd'hui.

On peut toujours dire oui dans un sat d'endroit ça vient aider. Oui, je suis d'accord mais le le comment dire intrinsèquement le jeûne il change du jour au lendemain. Et pourquoi je dis ça ?

C'est parce que derrière parce que évolution des outils d'IA, il confie de plus en plus de choses à l'IA. et quand il vient à confier 90 à 95 % de sa vie dans le questionnement parce qu'aujourd'hui un outil d'IA a remplacé tous les moteurs de recherche. Chez un jeune ça n'existe plus un modèle de recherche.

Il ne google plus, il chat gpétis ou il chat. Euh donc je je veux dire c'est que la dimension d'éducation, vous avez terminé vos deux questions là-dessus, pour moi elle est fondamentale. Un ça repose la question de la formation des enseignants.

Un enseignant qui a 55 ans aujourd'hui, il a pas et je lui en veux pas mais il a pas la même évolution. Et le deuxième élément c'est comment on accompagne le jeune pour qu'à un moment donné il sache résister face à l'IA. Ça vient m'aider ou ça vient pas m'aider ?

C'est fondamental la question éducative. Merci les amis en tout cas. Merci.

On peut donc applaudir Mathieu, Pauline, Thébo et puis Emma et et Nicolas qui ont dû nous quitter. Deux dernières choses, vous voyez que le sujet est très large. On n pas évoqué un élément extrêmement important moi sur lequel j'ai travaillé, c'est les données puisque évidemment tous les modèles génèr sont générés parce qu'il y a des données.

Donc il y a la valeur des données, la protection. Et c'est un appel qu'on vous fait notamment avec Tiébo en tant que secrétaire nationaux. S'il y a des gens qui veulent poursuivre le travail, envoyez-nous vos coordonnées.

On va avoir des méthodes un peu plus modernes pour faire participer tout le monde parce qu'il y a des gens qui ont vraiment envie de d'apporter leur pierre à l'édifice. Donc merci à vous et bonne poursuite dans le campus.