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DébatLCP (sur YouTube)· 3 octobre 2025 60 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & familleRetraites

Pouvoir d'achat : l'inquiétude des Français | Chaque voix compte - 03/10/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 39 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le renoncement au 49.3 vous satisfait ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Vers quelle direction le Premier ministre va-t-il se tourner ? Sécurité ou transition écologique ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment soutenir le pouvoir d'achat sans creuser la dette ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Le travail ne paie plus : quelles solutions proposez-vous ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment aider les petites entreprises comme la vôtre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15inconnuFait
    « depuis 2017 et l'arrivée d'Emmanuel Macron, il y a une toute toute toute petite minorité de la population qui s'est excessivement enrichi »
  • 0:22inconnuChiffre
    « 100 millions d'euros de patrimoine »
  • 3:00inconnuChiffre
    « 97 % des entreprises en France en fait sont soit des très petites entreprises, soit des PME emploient en moyenne moins de 10 salariés »
  • 3:30inconnuChiffre
    « un rapport de l'OCDE qui montrait que ça coûtait chaque année aux entreprises entre 70 milliards et 90 milliards »
  • 5:00inconnuPromesse
    « plafonner les allocations sociales à 70 % du SMIC »
  • 6:00inconnuChiffre
    « La moitié des étudiants vivent avec moins de 100 € par mois une fois le loyer et les charges fixes payées »
  • 6:15inconnuChiffre
    « 34 % d'entre eux ont déjà sauté un repas faute d'argent »
  • 6:25inconnuChiffre
    « 47 % peinent à se loger à cause du prix des loyers »
  • 6:35inconnuChiffre
    « 40 % ont déjà renoncé à chauffer leur logement pour des raisons financière »
  • 6:50inconnuChiffre
    « plus d'un tiers des étudiants envisage d'arrêter leurs études à cause de problèmes psychologiques »
  • 7:05inconnuChiffre
    « la fuite des cerveaux coûterait à la France 1 milliard d'euros »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque voix compte sur LCP. C'est vendredi et comme chaque vendredi, chaque voie compte, c'est en public avec vous pour une émission consacrée ce soir à votre principal sujet de préoccupation, le pouvoir d'achat. Vous allez pouvoir échanger directement, poser directement vos questions aux trois députés que je vous présente tout de suite.

Bonsoir Olga Gvernet, député ensemble pour la République de l'IN. Merci d'être là au côté de Charla Loncle, député UDR de l'héros. Bonsoir, merci d'être là. et Aurélie Trouvé, député la France insoumise de scène Saint-Denis.

Bonsoir et merci à tous les trois d'avoir accepté de vous prêter au jeu des questions réponses avec notre public. Et Fanny Guinochet, journaliste écho à France info est également là. Bonsoir Fanny.

Voici le sommaire de chaque voix compte en public avec Sébastien Lecornu qui continue d'élaborer le futur budget de la France en consultant les formations politiques. Le premier ministre renonce au fameux 493 et fait donc le pari du compromis. Vous nous direz si ça compte pour vous et on se demandera aussi si c'est une façon d'avancer plus vite ou au contraire de gagner du temps.

En tout cas, le Parlement a plus que jamais le pouvoir. Mais comment soutenir le pouvoir d'achat des Français sans creuser la dette ? C'est la quadrature du cercle pour le nouveau Premier ministre.

Alors que 80 % des Français disent se serrer un peu voir beaucoup la ceinture. Nous avons suivi Vanessa, maman solo, au fin de mois infernale ou chaque euroctte. Vous verrez ça.

Baisse des impôts, heure sup prime Macron. On verra avec Fanny quelles sont les dernières pistes sur lesquelles travaille le nouveau premier ministre. Et vous nous direz ce que vous attendez.

Trois députés sont face à vous. Ce sont eux qui vont décider du prochain budget. Profitez-en pour leur poser toutes vos questions et pourquoi pas leur soumettre toutes vos propositions.

Voilà pour le menu de ce soir. A priori hein, puisque je vous le rappelle, cette émission c'est vous qui allez la faire. Installez-vous confortablement chez vous.

Chaque voix compte en public. C'est parti. [Musique] Mais c'est vrai qu'on ne l'avait plus entendu depuis 3 semaines et son arrivée à Matignon.

On était à deux doigts de le surnommer le reclu Sébastien Lecnu est donc apparu ce matin à 8h45 sur le péron de Matignon. Pas pour annoncer son gouvernement mais pour annoncer sa première rupture, il renonce au fameux 493. Coup de tonner ou coup de poker ? 2 minutes pour comprendre avec Elsa Mandingava. [Musique] J'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'INA3 de la Constitution puisque cet article au fond permet au gouvernement d'interrompre les débats, d'engager la responsabilité du gouvernement et au gouvernement d'écrire la copie dans un parlement qui fonctionne, dans un parlement en plus qui a été renouvelé il y a plus d'un an qui ressemble au français avec ses divisions.

On ne peut pas passer en force et on ne peut pas contraindre son opposition. Le Premier ministre a voulu créer la surprise en renonçant à l'article 493. Il tient sa promesse de rupture sur la méthode au moins.

Mais cela suffira-t-il ? À la sortie de Matignon, Marine Le Pen salue cette décision mais met en garde. J'ai pris connaissance de l'annonce de ne pas utiliser le 493, ce que je trouve pour le coup plutôt respectueux de la Constitution car je rappelle que le 493 a vocation à contraindre sa propre majorité.

Et le premier ministre n'a pas de majorité. Il semble quand même dans les derniers premier ministres être celui qui en a conscience. C'est ce discours de politique générale qui évidemment permettra de voir s'il existe une rupture ou pas.

Étant entendu et vous le savez je le répète que pour le Rassemblement national c'est la rupture ou la censure. Les socialistes ne veulent pas se faire enfermer par cette annonce sur le 493 et rappelle qu'ils se positionneront sur le fond du budget. Il nous a présenté une copie très insuffisante et à bien des égards alarmantes sur le fond, même si il a préciser que s'astraignant à ne plus utiliser le 493, la copie pourrait être corrigée par le parlement puisque c'est désormais selon ces mots le parlement qui décidera.

Mais je veux quand même un instant revenir sur la copie initiale qui est très loin de celle que nous avons nous-mêmes présenté. En renvoyant au débat parlementaires, le premier ministre espère ne pas être censuré d'office. Il essaie aussi de marquer des points dans l'opinion publique.

Les Français rejettent très majoritairement l'article 493. Voilà, renoncer au 493, c'est finalement rappeler que chaque voix compte. Est-ce que ce changement de méthode vous parle ?

Je me tourne d'abord vers vous tous. Je crois que c'est Angelo qui voulait réagir au reportage qu'on vient de voir. Le fait que Sébastien Lecornu annonce ce matin que le budget sera élaboré et ensuite sera discuté au Parlement et qu'il n'y aura pas de 493.

Est-ce que ça vous satisfait ? Oui, écoutez, j'ai bien entendu le premier ministre et j'ai bien retenu sa phrase choc. Euh cette année, pas de coup de pression, pas de coup de force.

Alors moi, j'ai dit chiche, voyons voir. Les promesses n'engagent que ceux qui les tiennent. Alors euh j'aimerais savoir euh avec euh nos nos députés, mesdames et messieurs les députés, bonjour.

Euh vers quelle direction le Premier ministre va-t-il se tourner ? Va-t-il se tourner euh sur sa droite et appuyer sur les questions les plus euh sécuritaires, les plus euh portées sur la migration par exemple ? pourraz peut-être répondre à cette question ou alors sur sa gauche et vrisale ou de transition écologique et énergétique.

Donc j'imagine que tel est le moment des réponses. Alors on va peut-être poser la question à Olga GV qui est député ensemble pour la République. Oui ben écoutez moi j'espère déjà que les débats vont pouvoir se dérouler dans les meilleures conditions possibles et dans le temps qui est contraint.

Nous avons jusqu'au 31 décembre. Ça veut dire que en tant que parlementaire, il va falloir se saisir d'abord de cette copie. estimer si elle est trop à droite, trop à gauche et ça je pense que chacun aura son avis mais surtout en fait vraiment de savoir qu'est-ce qu'on va amender, qu'est-ce qu'on va modifier dans cette copie, euh comment les débats vont se faire autour et est-ce queon aura le temps vraiment d'aller jusqu'au bout euh puisque si on ne fait pas 493 et qu'on laisse aller les les débats et bien ceux qui décideront de déposer 2000 amendements, bah on commence à se poser des questions si on aura vraiment le temps de tous les les examiner.

Donc il y a cette responsabilité que nous a remis de la part du Premier ministre entre les mains de nous parlementaires pour pouvoir euh organiser nos nos travaux pour aller à l'essentiel. Et je crois que c'est ça qui est vraiment important. Et l'essentiel va va concerner de la justice fiscale.

Il l'a dit le Premier ministre, c'est ce qu'il veut. Euh il veut également bah regarder à ce que le budget de l'État aujourd'hui n'aggrave pas le déficit. Et donc il a fait un certain nombre de propositions qu'il essaie de faire de manière équilibrée.

C'est-à-dire on va réduire des impôts sur certains et puis réaugmenter des impôts sur d'autres et notamment les plus riches. Moi, j'y suis favorable. Aurélie trouvé la France insoumise a main de fois demandé la fin du 493.

C'est l'Assemblée nationale qui a maintenant le pouvoir. Qu'allez-vous faire de ce pouvoir ? D'abord, je veux dire que c'est vous vous rendez bien compte une nouvelle entoureloupe du bloc macroniste parce que rien n'a changé.

Nous avons alors même qu'il y a eu des élections il y a 1 an et que euh la Macronie est très minoritaire hein, dans l'Assemblée nationale, grosso modo terme euh de de l'Assemblée nationale. Mais personne n'est majoritaire, pardon. Oui, je continue.

Donc, personne effectivement n'est majoritaire. Donc il y a une minorité encore plus faible de la Macronie et donc qui a essuyé plusieurs échecs à toutes les dernières élections. Plutôt que donc de nommer un gouvernement qui soit issu de la majorité relative la plus importante de l'hémicycle, c'est-à-dire le le bloc du Nouveau Front Populaire, ce qui a été choisi, c'est de maintenir à tout prix la Macronie au pouvoir et au gouvernement.

De ce point de vue, il y a toujours un blocage. Il y a effectivement un blocage mais qui est lié à ce déni. Donc ça c'est la première chose.

Et pendant toute la 5e République et dans tous les pays du monde, qu'est-ce qui se passe quand un gouvernement est nommé ? il vient devant l'Assemblée nationale, il demande un vote de confiance aux parlementaires. Donc ça c'est la première chose que l'on demande pour je veux dire justement respecter cette assemblée nationale.

Donc s'il n'y a pas de vote de confiance, il y a un outil constitutionnel qui est à disposition des députés qui est de déposer une motion de censure. Donc c'est évidemment ce que nous avons annoncé, ce que nous ferons parce que tout simplement à la base il y a une situation de blocage et de dénique. Quant au 493 et je réponds je d'abord je je n'y crois pas parce que précisément nous restons dans ce blocage sauf sauf une option effectivement qui commence à se dessiner qui est qu'en fait le gouvernement macroniste s'aligne petit à petit sur les exigences du rassemblement national alors même que ces députés la plupart ont été élus grâce à un barrage républicain contre le rassemblement national et ça c'est un nouvel élément de dénit démocratie Charles à Longle renoncer au 493 qu'est-ce Est-ce que ça change pour vous ?

Déjà, il y a un changement de méthode, déjà il y a une forme de rupture avec des années de macronisme où pour vous donner un peu un ordre d'idée sur toute la 5e République, il y a plus d'une centaine de fois 108 je crois où le 493 a été utilisé mais sous l'air Macron, ça a été à peu près une trentaine 23 ou 24 fois soit Elizabeth Born. Donc ça montre à quel point il y a eu une forme de mépris de la discussion parlementaire et de la représentation nationale imposée par Emmanuel Macron et par ses représentants. Donc déjà ça c'est un bon signal, il faut le saluer.

Alors qu'est-ce que ça va changer demain ? Euh vous le savez, on a une assemblée qui euh n'a pas de majorité. Nous, contrairement à nos collègues de la France insoumise et de l'ensemble des groupes de gauche, on ne censurera pas a priori puisque on considère le débat parlementaire plus important que tout.

Donc ce qu'on fera, on attendra évidemment le le la discussion de politique générale du Premier ministre la semaine prochaine. On attendra ses premiers axes budgétaires. On se mettra autour de la table, on lui fera part à nouveau notamment de notre plan d'économie pour sauver un peu la France qui est au bord du précipice en terme de déficit.

Et on tentera de le convaincre de s'attaquer à tous les tabous. Le tabou de la suradministration, le tabou de la bureaucratie, le tabou du mil feuille territorial, le tabou du coût de l'immigration, le tabou de toutes les gabis. qui coûte à peu près 200 milliards par an.

Et je pense que c'est la position la plus respectable quand on est parlementaire et qu'on a pas de majorité, c'est se mettre autour de la table, trouver des pistes d'économie pour la France sans aucune forme de tabou, sans aucune forme de préjugé. C'est ce que nous ferons avec l'UDER et le Rassemblant national. Je crois qu'il y a qui voulait réagir peut-être sur euh est-ce que vous pensez que les députés dans l'ensemble 577 personnes sont prêtes à discuter ensemble sans le 493, il va falloir trouver des accords.

Oui, déjà bonjour mesdames les députés, monsieur le député. Oui, c'est vrai que on a bien entendu monsieur le premier ministre dire qu'il n'y aura pas de 493. Euh, on sait qu'on a une assemblée qui n'est pas majoritaire, qui n'a aucune majoritaire.

Euh, pour vous, comment on va réussir à avancer 1493, comme l'a dit le premier ministre avec des débats qui vont être constructifs et sans mention de censure euh de la part de la gauche ou de la droite ? Bah, la première des priorités, c'est déjà faire un constat. Le constat, c'est que on n' jamais autant dépensé en terme de dépenses publiques.

On est le pays qui concentre le plus de dépenses publiques de de tout l'OCDE. On a 57 % du PIB. Et pour financer ça, on a le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé du monde.

On est le pays le plus fiscalisé du monde, près de 45 % du PIB. Donc déjà, il y a un premier constat sur lequel on pourrait se mettre d'accord avec Sébastien Lecornu, c'est que recourir à tout impôt supplémentaire est une hérésie dans le pays déjà où le travail ne paye plus. Ça c'est le premier constat et j'espère qu'on se mettra d'accord avec nos collègues du bloc central avec la majorité la plus large possible.

Et donc ensuite, ça supposera de trouver un certain nombre de pistes d'économie. On a présenté un plan très détaillé à Sébastien Lecnu, à François Baou qui à l'époque ne nous avait pas entendu, à Michel Barnier qui lui-même ne nous avait pas non plus entendu et donc il se décline, on aura tout le temps je pense toute la soirée pour le décliner avec vous mais sur à peu près trois quatre grandes priorités. La première d'entre elles, c'est la réforme de l'État.

On demande aux Français de serrer la ceinture, on leur demande de faire des efforts. Mais déjà un État qui selon nous est obèse et qui dépense des centaines de milliards parfois sur des dépenses un peu inutiles mériterait de se réformer. Un exemple par exemple que que je voudrais vous vous citer, vous l'ignorez peut-être, mais on compte en France 1200 agences au commissariat, au comité qui emploi à peu près 400000 personnes et qui coûtent chaque année entre 80 et 100 milliards par an.

Il y a beaucoup d'agences qui sont parfaitement inutiles qui sont des usines à recaser les copains Macronist beaucoup ont été recasés ces dernières années. Ça, il y a un énorme tri à faire. On l'a fait, on l'a proposé lors de la dernière mouture budgétaire.

Tous les Macronistes, les LR se sont levés vend debout pour essayer de sauver les copains. Mais on pense que déjà il y a à peu près 15 à 20 milliards d'économies à faire. Après, il y a le 1000 feuille territorial.

On est le seul pays au monde où on dispose de cinq niveaux de collectivité territoriale. On a les mairies, les intercommunalités, les métropoles, les départements, les régions. Je vous passe les syndicats mixtes et tout.

Ça fait déjà un niveau d'élus locaux absolument considérable qu'il faut rémunérer, qui souvent d'ailleurs n'ont pas vraiment d'efficacité et beaucoup de services qui interviennent en doublon et en triplon. Ça, il faut rationaliser. Mais la question de Yasmine portait sur votre capacité à vous entendre.

H la capacité à s'end à s'entendre, elle va se définir lors des débats. On a déposé la dernière fois un certain nombre d'amendements par posture, je pense que vous le voyez, mais dès qu'un amendement émane du Rassemblement national, de la France insoumise aux Républicains, il décide comme un seul homme de voter contre parce que ça vient du Rassemblement national et de l'UDR. Donc déjà le premier seul conseil que je voudrais faire à mes collègues, c'est d'arrêter le jeu des postures, d'arrêter les petits des petites logiques partisan qui paralysent l'Assemblée nationale.

C'est pas parce qu' un amendement on vient de la France insoumise du Rassemblant national ou de n'importe quel autre parti qu'il faut forcément voter contre. Donc vous dites vous dites ce soir que s'il y a un amendement LFI sur le budget, peu importe la couleur de l'amendement, vous êtes prêt à l'étudier et à l'accepter. On l'a toujours fait.

On l'a toujours fait. On avait voté d'ailleurs des motions de censure déposées par la France insoumise. On a déjà voté un certain nombre d'amendements qui nous semblaient de bon sens car allant dans l'intérêt des Français qui n'émanaient pas de nos groupes.

Et moi, je pense que dans un tel niveau de blocage, la seule posture constructive à adopter, c'est celle-ci d'étudier sans aucune forme de tabou tous les amendements d'où qu'ils viennent. Mais pour l'instant, c'est un peu compliqué. Je pense que sincèrement hein, je pense que si on ne change pas notre méthodologie comme on a pu la changer cette semaine, c'est-à-dire que on a remis nos instances à l'Assemblée nationale en place pour savoir comment on se répartissait les responsabilités de vice-président et autres.

Il y a un an, ben ça s'était pas très bien passé. Euh cette fois-ci, on on a appris à travailler ensemble et à définir en fait ces postes. Et je pense qu'il va falloir travailler comme ça aussi sur le budget, c'est-à-dire avant de déposer des amendements à Touva, en espérant ou en donnant des injonctions ou des conseils aux voisins pour dire bah vous devriez voter notre amendement, c'est peut-être de se parler et de se dire voilà les quelques points que nous pensons à plusieurs. important de de pouvoir travailler pour avoir un bel amendement qui réponde le plus largement aux besoins des Français, que ce soit en en terme de justice fiscale.

Il y a peut-être des fois où on n'aura pas tous l'hémicycle qui sera d'accord, mais on va pouvoir trouver peut-être un peu plus à droite et des fois on va peut-être pouvoir trouver un peu plus à gauche et là de réduire ce nombre de modifications sur une copie qui apparemment n'est aujourd'hui pas partagée par tous et donc de pouvoir avoir des points très ciblés ensemble. Si nous ne le faisons pas comme ça, je pense que nous irons au même crash que ce que nous avons pu faire dans les années précédentes. Auréie trouvé.

Ben si on parle des élections d'hier, non, la question était davantage sur la capacité de Chagr à essayer de Je vais y arriver en fait parce que ce qui s'est passé hier en vérité c'est un deal et je crois que personne ne peut le renier un deal au plus haut niveau entre le bloc Macoroniste et Marine Le Pen pour une distribution des places au sein de l'Assemblée nationale et c'est un deal dangereux je le redis parce que tous les macronistes ont été élus en tout cas beaucoup justement dans un esprit de barrage républicain. Donc je trouve que c'est une trahison envers envers les électeurs. Euh et donc ce qui fait d'ailleurs que maintenant 90 % des présidences de commission sont squattés par euh le bloc macroniste présidentiel alors même qu'il représente à peine un/ers de l'Assemblée nationale.

Donc déjà si c'est ça le l'esprit collégial, j'ai envie de vous dire c'est quand même très mal parti. Dans vérité, ce qui se passe, c'est que ben on alors que les Français à plusieurs reprises ont dit "On ne veut plus la politique d'Emmanuel Macron, je dire très majoritairement dans la population, les gens n'en veulent plus." Pourquoi ?

Mais parce qu'aujourd'hui on a un record de défaillance d'entreprise. Je sais qu'il y a parmi vous des petits patrons. On a un record de défaillance d'entreprise en France.

On a des investissements productifs qui chutent. On a des salaires moins 3 % en 5 ans. On n jamais vu ça dans dans l'histoire moderne de la France.

Euh, on a un record de pauvreté qui un record de pauvreté en France depuis les années 70. Je veux dire tous les indicateurs économiques sont en rouge. Il y a des articles qui sortent jour après jour.

Il y a une étude de l'OFCE qui est un grand organe de d'économie qui vient de montrer que nous prenons en France année après année, nous prenons en France un retard technologique énorme que nous sommes face à euh une destruction de l'industrie et de la souveraineté économique dans ce pays. Faute d'investissement public. D'accord ?

Et ça c'est le résultat de la politique macronise. Et les gens le voient, c'est pour ça que ça a été sanctionné dans les urnes. Et que aujourd'hui la politique macronis puisse rester en place au plus haut niveau peut-être par un deal, on le verra avec le Rassemblement national, je trouve ça scandaleux, concernant.

Voilà. Et et donc je le dis aujourd'hui, oui, la réponse que nous avons c'est la motion de censure, c'est la motion de destin et nous verrons quelles sont les vraies forces de la dissolution et des législatives anticipé. Et je le dis bien sûr et je le dis parce que nous perdons du temps.

C'està-dire semaine après semaine, cette politique macroniste emmène le pays dans le mur et les Français le voi bien et en souffrent. Donc il est temps d'un changement profond et au plus vite et là on va encore perdre des semaines et des mois pour finalement arriver au mêmes résultats. La prochaine étape la composition du gouvernement avant dimanche soir c'est promis. puis le discours de politique générale qui aura lieu mardi après-midi.

On saura donc enfin à ce moment-là ce qu'il y a dans dans le budget. Un des grands enjeux, c'est donc de redonner du pouvoir d'achat pour relancer la consommation mais aussi pour desserrer les taux sur ces français pour qui la la fin du mois commence désormais le 15. Reportage sur le terrain signé Mait Frémon et Juliette Prenier.

Le mois d'octobre débute tout juste mais déjà pour certains l'inquiétude du frigo vide. Tu es sage, tu es sage. À 51 ans, Vanessa et maman solo.

Il y a de la charcuterie que je trouve à des prix raisonnable à 2 € 3 € ici. Des nuggets, ça c'est pour mes enfants. Deux ados à nourrir.

Alors son quotidien vérifier encore et encore que rien ne manque. Avant j'allais au marché et puis bah j'ai plus les moyens. Donc voilà, j'achète plus j'achète plus ma viande fraîche au marché.

J'ai envie de pleurer. Vanessa s'interdit de craquer, même si depuis plusieurs années, elle se refuse de plus en plus de choses. J'aimerais pouvoir m'acheter des légumes tous les jours parce que j'ai tendance à manger hyper équilibré et j'ai de plus en plus de mal en fait.

Par exemple, les tomates cerises, elles sont à 99 centimes mais elles viennent pas de France, elles viennent, je crois que c'est d'Espagne, je crois. J'aimerais faire vivre mes les agriculteurs français en fait. Oui, bien sûr que j'aimerais.

Bah, depuis qu'elle travaille, Vanessa a enchaîné plusieurs métiers, femme de ménage, cuisinière et aujourd'hui, elle s'occupe de gestion de patrimoine et gagne 1500 € net par mois. Ben, ça c'est mon budget pour chaque mois. Euh là en quand j'auraiis tout payé, il me restera 494,25 € sans course.

Et ce weekend, j'ai fait 279 € 65 de course. Voilà, reste donc un peu plus de 200 € et nous ne sommes qu'au début du mois. Quand vous comptez un loyer de 910,50 € et encore il va passer à 927,10 € sur 1000 1500 et quelques euros, ben voilà.

Et en fait, c'est un engrenage en fait. On fait très vite à à toucher à l'économie, à la dépensée et puis euh et puis ben après on se retrouve dans un découvert et on essaie de remonter mais en fait il y a toujours des imprévus comme la machine à laver qui tombe en panne, ma cuisinière qui est un petit peu cassée et ainsi de suite quoi. En fait voilà, ça s'enchaîne.

Vanessa réfléchit à prendre un deuxième travail ne serait-ce que pour assurer l'avenir de ses enfants. En attendant, c'est le système de Je cumule sur ma carte fidélité. Donc là, j'ai 75 € et ça servira pour je m'en servirai pour le acheter le repas de Noël en fait.

Comme ça, ça me fera des réductions. Je vais y arriver, je vais m'en sortir. C'est c'est obligé.

Je suis pas née pour pour galérer toute ma vie. C'est pas possible. qui dans le public s'est reconnu dans le quotidien de Vanessa à compter comme ça chaque euro dès dès le début du mois en fait.

Vous voulez bien vous présenter ? Je m'appelle Damien, j'ai 38 ans aujourd'hui. Je fais partie, j'ai le salaire médian, moi.

Et ça me fout les larmes aux yeux quand je vois une femme comme ça. Je sais pas si ça vous touche, je parle à vous trois les députés, peu importe les couleurs. Parlons un peu d'humain.

Je veux dire, quand on entend cette femme qui est qui est obligée de doubler son travail, à quel moment elle va éduquer ses enfants, à quel moment elle va pouvoir leur donner des bonnes valeurs, leur montrer que travailler, ça permet de se nourrir à sa fin. de pouvoir s'éduquer, de s'élever dans la société. Enfin, je veux dire à quel moment cette personnelà va devenir propriétaire de son logement, s'épanouir euh et c'est du mérite.

Voilà, elle demande rien de plus que du mérite et et d'être voilà. Alors moi je vous demande à vous euh voilà parfois j'ai l'impression moi en tant que citoyen spectateur de cette actualité-là pardon que vous manquez d'empathie que vous manquez de je veux dire quand j'ai entendu les débats sur l'attaque Zukman ou quoi que ce soit enfin on est en train on n'est pas en train de parler de remplir euh son garage de sa 10e Lamborghini ou pardon pour les marques hein mais on est en train de parler de nuggets bas de gamme dans un frigo on est en train de parler d'études on est en train de parler de se soigner et cetera et là vous êtes en train de jouer à quoi là ? Ça veut dire pardon je rebondis sur le le 493 et cetera.

Euh c'est quoi ? C'est c'est des petites discussion là dans les bureaux et cetera. Et c'est quoi le menu ?

C'est quoi le menu ? C'est quoi le menu qui va être débattu ? C'est amend sur quelle base ?

Je veux dire, moi je suis déçu parce que j'ai dû voter à contre-cœur lors des dernières législatives. Je l'ai fait parce que j'avais malgré ma décision confiance en l'intelligence du bloc central pour comment dire soutenir les autres et cetera parce que je je vous regarde monsieur au centre aussi je veux dire vous parlez d'immigration et cetera. Moi conducteur de travaux sur les chantiers, j'envoie des gens avec des cartes de séjour he travailler et qui eux aussi méritent le respect, qui eux aussi méritent de manger à leur fin parce que c'est pas avec trois coquillettes qu'on arrive à soulever des parpins de 25 kg.

Je vous invite monsieur, on y va ensemble là, je on se prend le paris, on va sur le chantier la semaine prochaine et je vous passe le casque, les gants, tous les pays qu'il faut et et et on va travailler avec eux. On va on va et voilà, on a on a et pourtant on construit de belles choses ensemble, que ce soit des logements et ces gens-là qui les construent, ils ont même pas les moyens comment dire de de vivre dans ces logements là. Ils sont en train de s'entasser dans des ouvrez les yeux sérieux quoi.

Qui veut répondre à Damedans quoi ? Charles à l'oncle. J'ai été interpellé par monsieur et je je vais rien enlever à ce que vous ajoutez.

Évidemment qu'on a été très touché par le témoignage de cette dame et c'est ce qui est je pense au fondement de notre engagement à trois politiques. Le problème derrière tout ça, je reviendrai à la fin sur le sujet de l'immigration parce que j'ai l'impression que c'est notamment le sujet sur lequel vous m'interpellez. Le problème derrière tout ça c'est qu'en France le travail ne paye plus.

Il paye plus. qu'on soit français d'origine française, français d'origine immigrée, queles que soient nos origines, nous on n'est absolument pas là pour stigmatiser. Le problème en France, c'est que le travail ne paye plus.

Je vous donnais un chiffre. À l'époque de nos grands-parents, quand vous étiez actif, que vous travaillez, vous augmentiez votre niveau de vie de 5 % par an. À notre époque, nous notre génération, c'est 0,8 % par an.

Ça ça veut dire quoi ? Ça veut dire que pour doubler son niveau de vie, à l'époque de nos grands-parents, il fallait seulement 15 ans pour doubler son niveau de vie. pour nous, il faut 85 ans, soit plus qu'une vie.

Donc le problème central de notre pays, le problème central de cette dame, c'est que en fait une vie ne suffit pas à augmenter d'un d'un point de vue un peu durable son niveau de vie. Et donc nous, on a un certain nombre de propositions, je vais pas vous faire la course à l'échalotte sur quelle est la meilleure des propositions, mais dans un pays qui taxe euh le plus le travail par rapport à nos concurrents européens, par rapport à toute cette concurrence internationale, c'est déjà d'alléger les travailleurs, de leur permettre de rapprocher le salaire brut du salaire net. Un autre chiffre et j'en finirai là.

Euh par exemple, quand on veut quand un patron veut verser 100 € bruts à son employé, en Allemagne, il versera 120 €, l'employé en touchera 80. Au Canada, le patron en versera 115. Le salarié à la fin, en touchera 85.

Et en France, le patron devra verser 142 €. Le salarié en touchera seulement 77 €. Le problème, il est là-dessus.

Et ensuite, tout dernier point, j'en finirai là. sur la partie d'immigration. Bien sûr que ceux qui viennent chez nous, qui travaillent, qui font des efforts, qui cotisent, qui sont là pour un destin commun, qui se retrouve dans cette promesse française, évidemment qu'on est là pour les soutenir.

Évidemment qu'on est là pour leur dire "Mais et si vous contribuez au destin français, si vous voulez travailler, vous êtes les bienvenus chez nous." Mais malheureusement, c'est pas les chiffres de l'immigration. Quand vous regardez chaque année, on accueille à peu près 500000 immigrés, il y en a que 10 % qui t'ont qui sont accueillis au titre du travail.

Seulement 10 %. Donc, je veux bien qu'on encourage ceux qui viennent pour travailler. Ils méritent d'être aidés, ils méritent d'être soutenu, ils méritent s'ils le souhaitent après des années de travail d'être naturalisé s'ils en font le vœu.

Mais pour tous ceux qui ne travaillent pas, qui touchent des aides dès le premier jour alors que certains français ont travaillé pendant des décennies et en touchent beaucoup moins, pour cela, je dis qu'il y a un problème. Fanny, alors effectivement, on voit bien que la question du travail qui ne paai plus autant qu'avant est vraiment cruciale aujourd'hui et ça ça nourrit de la grogne. du côté des des salariés mais aussi du côté des chefs d'entreprise qui aimeraient pouvoir augmenter leur leurs équipes.

La difficulté à pourquoi c'est autant prélevé, il faut peut-être le préciser, c'est juste parce que on a un modèle social alors certains diront généreux mais en tout cas basé sur la solidarité, sur une mutualité et un modèle social aujourd'hui qui bah dont les dépenses augmentent. Ça pay ce qu'il faut rappeler hein, c'est que les cotisations sociales, elles paye la retraite, elle paye l'assurance maladie, elle paye les allocations familiales. Probablement que cette femme que l'on a vu dans le dans ce reportage très émouvant touche, elle paye une prime d'activité parce que parfois on essaie d'encourager le le travail via en complétant via la prime d'activité.

Et c'est vrai que c'est toujours difficile de faire des comparaisons internationales parce que certes, on a ce niveau de cotisation mais vous allez en Allemagne, vous allez au Canada, encore plus au Canada, vous allez dans certains pays, vous avez pas l'hôpital qui est complètement gratuit, vous n'avez pas une retraite, un minimum assuré. Alors après, évidemment, on peut débattre si l'hôpital a suffisamment de moyens. Moi, je suis pas là pour juger.

Je donne juste expliquer pourquoi on cotise, pourquoi sur la feuille de paye aujourd'hui, la fiche de paye c'est autant prélevé que ce soit pour les salariés ou pour les les employeurs. Et en plus, c'est vrai que ces prélèvements, ils ont tendance à augmenter parce que notre modèle social augmente, parce que on vieillit, parce que on a de plus en plus de dépenses, y compris notamment les dépenses de retraite et d'assurance maladie. Charles à l'oncle évoqué une mesure dont on entend parler depuis quelques jours, c'est rapprocher le bruit du net.

Oui. Et c'est vrai que c'est en haut de la pile de je pense du premier ministre. Après la difficulté c'est que le modèle dans lequel on est est extrêmement complexe.

Alors c'est vrai que par le passé par exemple certains ont essayer de compenser ces cette différence avec des systèmes. Les on a parlé des primes défiscalisées de la prime Macron que certains ont peut-être touché qui était une prime qui était versée au salariés et qui était sur lequel il y a pas d'impôt ni de cotisation. Il y a eu d'autres systèmes dans le passé avec Nicolas Sarkozi, on se souvient des heures supplémentaires pareil qui n'étaient pas chargé et et sur lesquels il y avait pas de de d'impôts.

Tous ces systèmes ont très bien fonctionné. Ça a permis de donner euh plus de pouvoirs d'achat au salariés immédiatement. Euh les employeurs, parfois il y a quand même eu des effets d'obè hein.

C'est-à-dire que par exemple les heures supplémentaires, on s'est rendu compte que euh il y avait on faisait faire des heures supplémentaires plutôt que d'embaucher. Donc il y avait un autre problème, c'est que ça faisait euh ça ne facilitait pas la baisse du chômage. Et euh c'est vrai que tous ces dispositifs qui viennent à essayer de de compenser et d'améliorer le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent, ils ont aussi un coût.

Ils ont un coûp sur les finances publiques parce que c'est des cotisations en moins qui rentrent dans les caisses. de des impôts en moins qui rentrent dans les caisses, c'est des milliards d'euros. Et aujourd'hui, bah on voit bien que notre pays, en tout cas au niveau économique a une dette très importante et un déficit qui se creuse.

Moi, je voudrais réagir par rapport à ce que vous avez dit. Effectivement, les témoignages comme cela, on en a chaque mois dans nos permanences parce qu'on fait des rendez-vous et puis ça nous permet de voir en fait ce que les Français vivent au quotidien en terme administratif, en terme de poids sur leur budget. Et c'est souvent en fait qu'on rentre vraiment dans la vie des gens pour comprendre d'où est-ce qu'ils touchent leur revenus.

En l'occurrence cette dame touche le SMIC un peu plus de 1800 € mais en fait on se rend compte qu'avec en brut avec les charges ça descend à à 1500 €. Et d'ailleurs, le Premier ministre propose justement pour rapprocher euh ce net du brut de pouvoir baisser la CSG pour euh tous les salaires qui sont jusqu'à 1,4 euh SMIC également et donc toucher encore un peu plus, ça peut aller jusqu'à 300 € par an. Et je pense que c'est ça c'est important pour une maman solo aussi comme cela, et bien on va lui demander mais où il est le papa ?

Et donc, on a mis déjà en place la possibilité d'aller chercher directement les allocations, les pensions les pensions alimentaire, elles sont d'ailleurs payées par la CAF par avance pour après aller les rechercher pour ceux qui ne les payent pas. et simplement pour dire aussi on va aller regarder où les fraudes peuvent se faire et s'assurer que là où il y a du non recours, ce qu'on appelle du non recours, c'est-à-dire qu'on on va pas chercher ses droits, on va pas aller cherch on a oublié de déclarer euh euh le nombre d'enfants et on a oublié de d'obtenir la prime comme il fallait, et bien on va aussi s'assurer que ces personnes-là ont bien accès à à tous ces droits. Pour cela qu'on veut aussi faire une simplification de notre modèle, de faire également que les allocations puissent directement arriver sur sur le compte.

Je crois qu'il y a Thierry qui voulait prendre la parole. Thierry, j'aimerais bien poser une question concrète en soi. Je suis jeune patron, je me suis installée il y a 2 ans.

Vous voulez bien nous dire ce que vous faites ? Je suis bouchée. Je suis à Paris.

Vous avez votre boucherie ? Exactement. J'ai ouvert il y a il y a 2 ans.

Pour donner un exemple concret, j'ai un de mes salariés qui travaillent très bien. Vous avez combien de salariés ? Pardon ?

Nous sommes cinq. H vous voilà. Euh, il travaille très bien, j'ai voulu l'augmenter donc je lui ai donné 3000 € net par mois.

Est-ce que vous savez combien ça me coûte par mois à titre personnel ? 5800 €. 5800 €.

Sur ces 3000 € il paye 300 € d'imposition. Ça revient à 2700 €. Sur ces 2700 € il va acheter quelque chose, il vair la TVA.

Où va tout cet argent ? Je passe de 5800 € à 2700 €. C'est pas normal.

Où va cet argent ? C'est une exception, c'est une exception française, hein. On se rejoint sur le constat.

Cet argent, malheureusement, il vient financer un certain nombre de Gabjis, vient financer des dépenses d'État qui n'ont jamais été contraintes. Il vient dépenser, enfin, il vient financer un 1000feuille territorial et Bissal. Il vient financer des GAJ, par exemple.

On va financer l'aide publique au développement chaque année 15 milliards d'euros. On va aider des pays comme la Chine, comme le Brésil, comme l'Algérie qui détient encore Bohem sans sal et qui joue le bras de fer. Mais on est en train de parler du brut et du net.

Oui, mais c'est des cotisations qui viennent alimenter. Ce sont des cotisations qui viennent alimenter par vous parlè de protection trouver va pouvoir l'expliquer. Bien, je veux bien revenir sur le brut chargé et le net.

D'abord, je veux répondre sur à quoi ça sert les cotisations sociales à tous les salariés parce qu'il faut bien se dire que c'est pas juste du salaire qui sera enlevé. En réalité, c'est du salaire simplement. C'est du salaire qu'on appelle du salaire indirect qui sert et bien tout simplement à quand on est enceinte par exemple, bien on peut continuer à toucher son salaire. quand euh si jamais on tombe au chômage, ben on peut continuer alors de moins en moins il est vrai, à recevoir des indemnités chômage.

Et en fait, vous rendez bien compte que la solution qui est donnée ici de diminuer les cotisations sociales, ça va se répercuter directement sur les fonds de la sécurité sociale. Ça va faire que le bloc macroniste, le gouvernement va encore diminuer les remboursements de médicaments. Et vous savez qu'un français paye plusieurs centaines d'euros et de plus en plus chaque année pour sa santé et ça n'est pas normal parce que c'est une double peine.

C'estàd que quand on est malade de plus en plus, non seulement on est malade mais on paye de plus en plus de sa poche pour pour se soigner et aujourd'hui il y a de plus en plus de gens je voyais cette dame, il suffit si elle tombe malade si par exemple elle a un problème dedans. Si elle a un problème dedans, vous savez que les soins dentaires ont été sont de moins en moins remboursés et notamment du fait de certaines réforme sous des gouvernements macronistes. Et donc faut bien voir que la sécurité sociale et bien elle est attaquée.

Comment elle est attaquée ? justement en baissant ce qui les cotisations sociales des salariés, c'est-à-dire ce qui va aller dans la sécurité sociale pour soigner tout le monde, pour faire en sorte que on soit bien traité quand on est au chômage. Première chose, je rappelle par exemple que on est aujourd'hui un temps record d'attente.

Le le temps d'attente aux urgences, il a jamais été aussi important. Il est de près 3h et vous le savez quand vous allez aux urgences. Mais c'est une catastrophe. vous-même vous allez moi je suis député je vais aux urgences aussi justement enfin peut-être il y a aussi de plus en plus mais j'y arrive en fait vous et ben vous savez pourquoi on a augmenté les dépenses maladies il y a eu des études faites là-dessus y compris par les institutions officielles parce qu'en fait déjà il y a un vieillissement de la population donc il est normal de prendre soin un peu plus de la population et la deuxième raison qui est mise en avant c'est le fait aussi que les gens ont de plus en plus de maladies socio-professionnell on a de on a par exemple parlé des gens qui sont sur les chantiers bon et Et ben, il faut savoir que les gens, ils ont des cadences de pire en pire qui leur sont imposées.

C'est pas seulement qu'on gagne de moins en moins son avec son travail, c'est qu'en plus on a des cadences et des conditions de travail qui sont de pire en pire. Alors, j'y arrive. D'abord, je veux dire au petits patrons que il y a plein de patrons différents et qu'effectivement aujourd'hui, on a on a des très petites entreprises, des entreprises artisanales qui sont de plus en plus en difficulté et ça aussi c'est un résultat de la politique macron.

Moi, je vais vous dire ce qu'il faudrait faire. un les aides en entreprises. Est-il normal qu'il y ait 211 milliards d'aides aux entreprises qui soient essentiellement vers les très très grandes entreprises ?

Pourquoi il y a pas d'aide d'avantage on veut vivre décemment de notre travail soir ? Et ben moi je pense que par exemple pour des petites entreprises en difficulté et elle le demande elle-même hein redemander euh au représentant vous avez raison de leur tr mais peut-être que sa boucherie n'est pas en difficulté donc là il ne serait pas concerné par deuxièmement vous êtes une boucherie ben moi euh boucher et vous vous avez une boucherie. Moi je je pense comme les petites entreprises comme les vôtres je pense que par exemple on doit baisser les prix de l'énergie et je sais à quel point les boucheries les boulangeries ont été impactées par la flambée des prix de l'énergie.

Il y en a plein qui ont mis la clé sous la porte à cause de ça. Troisièmement, vous avez raison, il faut vivre du fruit de votre travail. Ça veut dire aussi, par exemple, je prends les agriculteurs qui sont des petites entreprises, et ben ça veut dire aussi qu'il faut vivre avec des prix qui soient qui qui remboursent les coûts de production.

Vous voyez, le problème c'est que vous vendez souvent à des prix qui sont trop faibles. Les agriculteurs, ils vendent à des prix qui sont trop faibles, les boulangers. Et donc, ça veut dire aussi qu'il faut que les gens aient davantage de pouvoir d'achat.

Le problème c'est que le boulanger et ben il peut de moins en moins vendre sa baguette au prix auquel il devrait le vendre. Justement, je ren marg parce que j'ai une inflation depuis j'ai ouvert il y a 2 ans entre euh il y a 2 ans et actuellement selon certains produits, j'ai pris entre 15 et 25 % de hausse. Je ne peux pas me permettre de le répercuter auprès de mes clients.

Je pense à leur portefeuille. Et ben voilà. Et ben vous voyez que la politique macroniste qui est de s'attaquer tout le temps au salaire au pouvoir d'achat des classes populaires, ça ne va pas.

Il y a vous avez parlé de la taxe duman aujourd'hui. Quel est le problème notamment de de des finances publiques qu'a pointé la cour des comptes ? C'est qu' il manque 62 milliards d'euros chaque année de recettes d'impôts parce qu'il y a eu notamment 4 milliards offerts au aux ultra riches parce qu'on a supprimé l'impôt sur la fortune.

Ça ne vous concerne pas j'imagine ici d'accord ? 3 milliards c'est la taxe la flat taxe et cetera. Et donc la la taxe du Zukman ne s'en prend qu'à 1800 grandes fortunes qui ont plus d'un de 100 millions de patrimoines.

J'imagine qu'il n'y a personne ici qui a plus de 100 millions de patrimoines. Comme vous dites, c'est une ça sera peut-être une Lamborghini en moins. Voilà.

Et aujourd'hui, les 500 plus grandes fortunes en en 10 ans depuis 2017 en 8 ans ont été multiplié par 2. Est-ce que vous votre fortune a été multipliée par depuis depuis 2017 ? Il est là le problème.

Il faut rétablir de la justice fiscale. Ça devient intenable pour les Français et ça donne des situations comme ça. S'il y aura pas de partage avec une fiscalité réelle sur les ultra riches, nous n'y arriverons pas.

Si on revient sur la question du pouvoir d'achat en France aujourd'hui, on a encore une petite progression du pouvoir d'achat, ce qui est plus le cas dans certains on voit absolument pas. Ah si si si si c'est c'est perçu par les sondages. Ça c'est la blague macroniste de l'année.

Écoutez alors je le vois. Je je je comprends. Les chiffres sont quand même donnés.

On est à 0,8 % en plus. Et on a on a on a presque 60 % des Français qui voient encore le fait que ça progresse gentiment mais vraiment mais parce que vous le savez parce que il y a une activité économique aujourd'hui et puis aussi parce qu'une moyenne ne concerne jamais personne en fait. Alors on peut dire hein peut-être que ça va pas être les bon personnes.

Du coup ce serait notre sujet ce soir si le pouvoir d'achat amélioré. Pourquoi là on sera en train de parler du pouvoir d'achat ? Mais on voit que dans la préoccupation des Français, c'est un sujet qui est euh qui est en tête en en tête d'affiche.

On ne serait pas en train de parler de ça si le pouvoir d'achat était amélioré. Et je veux dire, si on parle de moyenne, moi je sur quel produit on parle, est-ce que c'est les produits de première nécessité ? Est-ce que c'est le prix du loyer ?

Est-ce que c'est le c'est c'est la santé ? C'est par rapport à quoi ? J'ai pas vu le prix de l'immobilier baissé, j'ai pas vu le prix des loyers baissés, j'ai pas vu le prix de l'énergie baissée.

Moi, j'ai pas besoin de beaucoup plus que ça. Le prix de l'énergie j'ai été ministre de l'énergie, le prix de l'énergie a baissé et heureusement dernières années madame, vous pouvez pas dire ça, il a augmenté 33 % depuis 2021 air une crise de l'énergie. Je crois que vous n'avez pas su ce qui s'est passé en terme voulu lors du dernier budget encore augmenter les quelle est la réalité des chiffres je demande un arbitrage.

Non mais la difficulté sur les prix de l'énergie c'est qu'ils ont tellement augmenté du fait du fait de la crise Covid et notamment de de la guerre en Ukraine qui ont fait exploser les prix de l'énergie. Aujourd'hui, effectivement, ça va mieux parce qu'on a remis euh un peu de plus de nucléaire pour faire simple, parce qu'on achète plus notre gaz en Russie, on le fait venir euh d'ailleurs et on a il fallait le temps que la chaîne d'approvisionnement se restructure. Mais c'est vrai que globalement ce qui pèse sur le le pouvoir d'achat des Français et sur leur budget, vous l'avez dit monsieur, c'est le logement et c'est on entend rien d'ailleurs, très peu hein, quel que soit pistes aujourd'hui et pourtant c'est le premier poste de dépenses des Français. souvent ça va jusqu'à 1/3.

On voit bien la difficulté qu'il y a à obtenir des prêts. Alors, il y a eu tout un système, là aussi, on essaie de compenser avec des systèmes de préatau zéro pour les premiers qui essayent de devenir propriétaires. Euh mais en fait la difficulté c'est que euh les Français ont le sentiment que ça n'est jamais pour eux. déjà euh c'est souvent une complexité administrative euh qui qui s'accompagne quand vous faites des démarches, quand vous voulez avoir euh des aides.

Mais c'est vrai qu'il y a eu tout un un système d'aide. Après globalement la question du pouvoir d'achat, on le voit bien avec vous, monsieur sur l'histoire de votre boucherie, c'est que ça repose aujourd'hui, c'est un choix collectif là encore, moi je ne suis pas là pour le juger, mais qui repose sur les actifs. Aujourd'hui, le modèle social français, il repose majoritairement sur les actifs qui sont beaucoup plus ponctionnés, que ce soit les employeurs ou les salariés, que ne sont d'autres parties de la population, d'autres catégories et loin de moi l'idée de les de les monter les unes contre les autres.

Mais aujourd'hui, on demande plus d'efforts que on a connu dans le passé qu'on ne demande par exemple au retraiter. D'autres pays ont pas fait ce choix-là. par exemple en Allemagne, c'est et je prene pas le modèle allemand mais c'est pour vous donner un élément de comparaison.

On n' pas fait le choix de de tenir des retraites de la même façon. aux États-Unis, vous avez des retraites qui sont indexées sur un système en bourse et vous avez pas ce niveau de retraite. Aujourd'hui, la difficulté, effectivement, il y a un sentiment largement partagé que les chiffres prouvent, c'est que les travailleurs, je le dis encore une fois, salariés et employés dans leur majorité ont le sentiment d'être asphyxié et que le travail ne paye plus.

Évidemment, quand comme je le disais, la question qui se pose aujourd'hui, c'est comment on peut améliorer tout ça ? d'abord ne pas reculer comme on a pu voir reculer par ailleurs avec des augmentations de prix une inflation. Heureusement, on a des indicateurs pour le moment d'inflation qui sont à la baisse et donc on ça nous donne un tout petit peu d'air, mais on ne peut pas être dépendant, on ne peut pas être dépendant euh de euh ces indicateurs qui peuvent repartir à la hausse.

Alors après, vous avez des propositions où il faut toujours mettre plus d'argent, plus d'argent et là on va boir si si exus quand vous avez réduction drastique de la présenté un programme à et le corn quand vous avez dépensé tous les amendements du budget sur l'année dernière, excusez-moi, vous aviez explosé les plafonds quand même. Donc je pense je pense que ça pose problème. Donc vraiment en fait la question de travailler ensemble à trouver là où on peut venir en soutien notamment du travail que chacun puisse vivre décemment de son travail qu'il puisse en tirer les revenus qui leur permettent non seulement de boucler les les fins de mois mais d'avoir un petit peu de relic pour tout ce qui est loisir.

C'est ce qu'on aspire aussi pour pour toutes les personnes. Et bien c'est c'est vraiment un point sur lequel il va falloir travailler. Est-ce qu'on va pouvoir compter sur l'état providence tout le temps ?

Ben, je ne crois pas. Et d'ailleurs, moi ma philosophie hein, mais on va encore dire que c'est le bloc central les les macronistes, c'est quand on fait un soutien par de la politique publique, il faudrait avoir euh une clause d'extinction, c'est-à-dire on y va pour 2 3 ans, on en a on a de la visibilité pour si c'est une entreprise qui en bénéficie ou si c'est les personnes qui bénéficient d'un euh d'un dispositif d'accompagnement, de rénovation de de logement, mais on sait pour combien de temps c'est et puis une fois qu'en fait la machine la machine est lancée, et bien on peut se retirer pour aller venir en soutien. Tiens, le problème ce qu'on fait c'est qu'on perfuse ici et puis en fait on arrête de on narrête jamais de perfuser et il faut de l'argent ailleurs pour venir en soutien et c'est là où en fait le budget aujourd'hui de l'État devient très difficile à contenir.

Je voudrais donner la parole à d'autres personnes dans le public notamment Manuel qui est restaurateur. Manuel profitez-en. Vous avez trois députés qui vont faire le budget devant vous ou pas d'ailleurs ?

J'ai 66 ans. Donc je suis pas un guna et Manuel il vous faut un micro donc il faut lui donner un micro. Mais je peux parler fort.

Allez-y. Oui, j'ai 66 ans et donc je suis pas tout jeune. Vous êtes restaurateur ?

Je suis restaurateur. Je suis chef cuisinier, restaurateur et chef d'entreprise. Donc j'ai eu une carrière.

J'ai eu la chance d'être partenaire dans des très beaux restaurants, des grands restaurants. J'ai bien gagné ma vie. Et puis pour accompagner ma retraite, j'ai décidé d'ouvrir un bistro à Montrouge, une cuisine régionale qui est la cuisine de mon pays, le Pays Basque.

Et j'ai vu comment les choses se sont dégradées depuis maintenant 5 ans pour bien sûr mon ma petite entreprise parce qu'aujourd'hui c'est une petite entreprise. Qu'est-ce qui s'est dégradé exactement ? Bah écoutez, on a on a on a eu tous des obstacles possibles et imaginables.

On a eu la bon c'est moi j'ai ouvert après Covid donc j'ai aucun aide évidemment. J'ai eu toute la série des et puis il y a eu l'inflation, il a l'énergie qui a augmenté énormément. Enfin tout s'est complexifié et je me rends compte parce que j'ai eu la chance d'avoir des entreprises plus importantes, avoir un comptable, avoir quelqu'un qui s'occupait de mon social.

Donc j'avais un certain confort. Je travaillais beaucoup, j'ai toujours beaucoup travaillé mais j'avais certains confort. Et sur les petites entreprises, c'est ça ma question, c'est comment on fait pour aider les petites entreprises ?

Moi, je vais finir ma carrière là. J'ai transformé mon restaurant de cuisine basque en bouillon pour m'adapter. Bon, c'est un succès.

Je sais pas ce que sont les résultats financiers. J'ai ouvert 27 août, hein. C'est plein, j'ai 200 personnes par jour, c'est intergénérationnel, c'est hyper sympa, il y a des gens de tous âges, de tous milieux sociaux.

C'est c'est ce qui compense mon l'abandon de d'une certaine philosophie que j'avais par rapport à mon métier. Mais je suis j'ai beaucoup de plaisir à ça. Un repas prix abordable.

Alors, mais c'est 22 € c'est 23 €. C'est-à-dire qu'aujourd'hui les gens retrouvent le plaisir du restaurant parce qu'il est toujours là le plaisir du restaurant. Il est toujours là au cœur des gens comme le plaisir d'avoir une bonne entrecôte. les les Français aiment ça, sauf que sauf qu'on peut pas se le payer.

Moi je dis que ce qui ce qui est hyper touchant ce qui est hyper touchant c'est de de voir par exemple des couples de retraités qui viennent maintenant chez moi et je sens que c'est des gens qui n'allaient plus au restaurant et qui retrouvent leur petit poireaux vinaigrettes leurs petites choses voilà et retrouvent des bon et ce que je veux dire c'est comment vous voulez comment vous voyez les choses pour aider les petites amenes d'entreprise parce qu'il y a pas que moi encore une fois j'écoute je suis à mon je suis à Montrouge moi j'ai plein de je suis parti de l'association des commerçants d'association des des chefs d'entreprise de Montrouge Et moi ce qui me choque et je suis pourtant pas je suis un petit patron, c'est le clivage qu'il y a entre les très grandes entreprises bien sûr et les petites entreprise. C'est c'est dingue, excusez-moi de le dire, c'est dingue de donner autant de de complexité, autant de difficultés à des petites boîtes. Le le petit patron, il est débordé de tout, de de problèmes financiers.

Les banques ne nous suivent plus. Le moindre découvert, enfin les banques, on a rien à faire des petites entreprises. Il y a plus d'empreunt.

Dès que vous avez un bilan, mauvais bilan, il vous coupe le découvert. Ils m'ont fait le coup parce que j'ai j'ai heureusement que j'ai j'ai rebondi mais j'ai eu un moment difficile où il a fallu je me remette en question. Donc franchement je c'est ça la question, c'est comment on fait ?

Parce que on peut pas vous avez l'impression que les grandes entreprises sont plus aidées que les les les petites entreprises comme la v mettre toutes les entreprises dans le même panier. Et comment on fait pour aider tout ce tissu des petites entreprises qui créent la vie, qui crée la convivialité, qui crée les emplois. Moi j'ai j'ai Amadou euh il ça fait ça fait 8 ans qu'il est avec moi.

Je me suis battu pour qu'il est ses papiers. J'ai j'ai eu la chance d'avoir la première page de l'IB avec avec monsieur. Bon, j'ai j'ai bossé pour ça et je suis touché par ça.

J'ai Yago, elle a 9 enfants, ça fait 8 ans 12 ans maintenant qu'elle travaille avec moi Yago. Donc j'ai ce voilà, je dis comment on fait pour aider les petites boîtes parce que elles font c'est une plateforme pour pour les les gens issus d'immigration qui veulent s'intégrer. On on il faut il faut aider les petites boîtes quoi.

Et pour moi c'est ça fait partie vraiment de c'est un cri. C'est un cri. Arrêtons de mettre toutes les entreprises dans le même panier.

Ça suffit comme ça parce qu'on est en train de tout en l'air. Les rideaux tombent les a y a des entreprises défaillance d'entreprise incroyable et on va et pourtant on sait que il y a de plus en plus de créations d'entreprises en France. Les jeunes, ils en ont envie.

Ils y vont, ils y vont, ils y vont. Lui, il est parti sur sa boucherie mais c'est très courageux quand on sait ce que c'est que le boulot de boucher. Moi, je suis chef cuisinier.

Je sais ce que c'est que voilà que d'avoir les mains dedans. Donc franchement éventuellement après l'émission peut-être que il pourra devenir client de votre boucherie plus fait qu'est-ce qu'on fait pour aider les petites entreprises quel qu'elles soit pas simplement le Alors je vous laisse répondre chacun mais alors chacun court d'accord aurez les trouvé d'abord je veux dire que je suis complètement d'accord avec vous arrêtons de mettre toutes les entreprises dans le même panier et je veux dire qu'il y a une étude qui vient de sortir là aussi de l'INC qui montre que la plupart de l'emploi depuis 2 ans depuis 10 ans pardon a été créé essentiellement par les toutes petites entreprises et les moyennes entreprises. En fait, les grandes entreprises ont surtout fait qu'absorber ces petites entreprises qui par ailleurs sont les premières vectrices de l'innovation.

Et je veux dire aujourd'hui qu'on a un système fiscal qui favorise énormément les très grandes entreprises qui font de l'évasion fiscale et qui d'ailleurs favorise les très grands actionnaires qui sont les très grandes fortunes de France, ces fameuses 1800 très très grandes fortunes. Et je veux vous dire aussi que vous êtes très mal représenté parce qu'en fait les gens ont l'impression que Patrick Martin qui est contre la taxe Zucman, c'est lui qui représenterait donc le patron du Médav, c'est lui qui représenterait toutes toutes les petites boîtes de France. Mais enfin la plupart des petites boîtes de France, les millions de petits de petits patrons, c'est pas les les très très grandes fortunes et les très très grandes entreprises.

C'est le boucher comme vous, c'est le restaurateur, c'est toutes ces petits ces petits patrons et je vous le dis qui pour moi ont été très très mal servis par la politique macroniste parce qui a refusé malgré nos amendements par exemple de plafonner et de réguler d'avoir des tarifs réglementés de l'énergie pour toutes les bonnes pour trouver. Là, il se trouve qu'il y a une il y a une nouvelle copie. Il y a il y a pas une page blanche, il y a une base de travail que vous allez pouvoir amender.

Est-ce que Je parle du budget 2026, qu'est-ce que vous faites ? Mais la base de travail, c'est la même que celle qu'on a depuis 8 ans. Enfin, mais vous allez avoir le parlement va avoir le pouvoir d'amender le projet de budget.

Je réponds surtout à ceux qui voilà aux gens qui sont dans le public et je vous remercie et vos remarques ont été justes. C'est que c'est la même copie que celle qu'on a depuis des années, des années. Les Français n'en veulent plus.

On nous représente la même copie, la même politique macroniste dont on voit les résultats délétaire. Et donc je le dis aujourd'hui, ça sert à rien de chercher des bouqu émissaires. Ce serait les retraités, ce serait euh ce serait les chômeurs, ce serait les immigrés. dont on voit bien qu'ils occupent quand même qu'ils consomment, qu'ils travaillent, qu'ils occupent des des boulots extrêmement utiles pour la population et qui créent de la richesse.

Bon, arrêtons d'aller chercher tous ces bouqu émissaires. La vérité c'est que depuis 2017 et l'arrivée d'Emmanuel Macron, il y a une toute toute toute petite minorité de la population qui s'est excessivement enrichi, qui franchement n'a pas besoin de toute cette richesse loin de là. Je veux dire 100 millions d'euros de patrimoine.

Est-ce que on se représente ce que c'est quand on voit des gens qui n'arrivent même plus à nourrir leurs enfants correctement et à leur acheter des légumes ? Moi ça me franchement ça me donne envie de chialer aussi. D'accord.

Et donc maintenant stop il y aura aucune solution sans partage des richesses. Aucune solution non plus sans protéger toutes ces petites boîtes qui souffrent aujourd'hui de je veux dire de la surexploitation de la pression qui sont mise par les très grandes boîtes et du refus de pour être pour être beaucoup plus concret. parce que j'ai l'impression que la proposition de la France insoumise, quels que soient les mots français, c'est taxer les riches.

Euh ça devient parfois un peu caricatural. On a du mal à voir dans le pays le plus fiscalisé au monde comment on peut réussir à trouver encore plus de recettes fiscales dans un état qui en dépense tellement. Mais pour essayer de vous répondre déjà, vous avez parfaitement raison, on a une idée des entreprises en France qui est totalement faussée. 97 % des entreprises en France en fait sont soit des très petites entreprises, soit des PME emploient en moyenne moins de 10 salariés et font moins de 3 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Donc il vous avez raison, il faut pas tout mélanger. Le cœur du tissu productif français, c'est vous, c'est vous, monsieur, qui tenez votre boucherie. C'est loin d'être les grandes entreprises.

Alors, comment on fait pour vous aider concrètement ? Quelques mesures, je pense que déjà vous croulez sous espèce d'excès normatif. où vous devez jongler entre 10000 articles du code du travail quand nos voisins européens en sont à 200 et 300 avec un droit social qui est absolument pas moins protecteur.

Vous devez jongler entre 400000 normes. C'est une exception française. Il y a eu un rapport de l'OCDE qui montrait que ça coûtait chaque année aux entreprises entre 70 milliards et 90 milliards.

C'est à vous directement, c'est 97 % de de petites entreprises. Déjà, une première solution, c'est de vous aider à vous y retrouver dans toutes ces normes, dans ce poids administratif et de réduire le nombre de normes et le nombre de charges. Deuxième solution, vous êtes dans des secteurs qui sont assez compliqués pour retenir un peu les employés.

La restauration, ben c'est un secteur où du jour au lendemain, vous pouvez vous trouver avec des gens qui ne viennent plus au travail, qui vont trouver un patron mieux disant et qui vous planteront du jour au lendemain et ça vous mettra en difficulté. Le problème, il est à nouveau sur le coût du travail. Comment on fait pour que ces gens-là décident de venir travailler chez vous alors qu'avec les aide, il pourrait rester chez eux et parfois même mieux gagner ?

Donc rapprocher le bruit du net, plafonner les allocations sociales à 70 % du SMIC, ça incitera davantage de personnes à venir aussi travailler sur ce type de secteur. J'étais quand même un peu plus court que madame trouvé et après peut-être une dernière mesure euh si je peux en avoir une dernière, c'est aussi les délais de paiement. Il y a une petite entreprise sur qu met la clé sous la porte à cause des délais de paiement.

Il y a beaucoup d'entreprises publiques et grandes entreprises qui sont coupables de payer trop tard les petites boîtes. Allez-y, allez-y. Vous avez le droit de l'interrompre.

Manuel pour nous les petites entreprises, il faudra qu'on passe par une plateforme pour facturer. Absolument. Qui en plus c'est complexe.

Beaucoup d'entreprises ne sont pas prêtes. Les délais ont été très courts. Nous on a amendé, on a essayé de demander à ce que ce soit décalé dans le temps.

Mais sur les délais de paiement, il y a beaucoup de choses à faire. Ça peut aider beaucoup de de petites entreprises. Il y a d'autres sujets sur l'apprentissage, favoriser l'apprentissage.

Mais je vais laisser la parole à mes collègues. Moi, je voulais je voulais aussi passer et c'était la seule bonne mesure d'Emmanuel Macron et elle a été supprimée. Tombé par terre.

Je voulais aussi donner la parole ce soir à deux étudiants ou ex-étudiants. Il y a Vincent dans le public qui a 23 ans. Vincent, où êtes-vous Vin Vincent ?

Vincent, vous avez 23 ans. Vous venez de finir vos études de droit. Vous c'est la fin de la galère.

Oui, c'est la fin d'un long parcours du combattant. Effectivement, je vais y revenir mais si vous me le permettez, j'aimerais faire un petit aparté vis-à-vis de l'intervention très émouvante de mon cher compatriote à droite. Monsieur le député, je crois que vous n'avez pas bien saisi demande.

Il demande plus d'humanité tandis que vous vous opposez ceux dans une certaine précarité et ceux qui sont peut-être encore plus bas, même si je n'ai pas envie de faire d'échelle de précarité. Alors que à mon sens, s'il y a bien une opposition à faire ce soir, c'est celle que pointe madame la députée à votre droite qui est pourtant de gauche et aussi l'opposition qui a pointé euh mon compatriote restaurateur. Voilà.

Maintenant, pour en revenir aux étudiants et à leur parcours du combattant, j'ai sur ma fiche tout un tas de chiffres effectivement accablants. La moitié des étudiants vivent avec moins de 100 € par mois une fois le loyer et les charges fixes payées. 34 % d'entre eux ont déjà sauté un repas faute d'argent. 47 % peinent à se loger à cause du prix des loyers. 40 % ont déjà renoncé à chauffer leur logement pour des raisons financière.

H cela aussi a un impact évidemment sur leur santé mentale et plus d'un tiers des étudiants envisage d'arrêter leurs études à cause de problèmes psychologiques. Et si on veut parler encore de productivité selon la Fédération Syntech, la fuite des cerveaux coûterait à la France 1 milliard d'euros. Et ces jeuneslà avancent pour 40 % d'entre eux des rémunérations jugées insuffis.

Moi ce que j'entends dans le témoignage de Vincent et ce que je retiens c'est le mot humanité. Il y a aussi cet appel de la part du public et de la part des Français qui eux aussi sont angoissés par l'instabilité politique et qui attendent de vous les députés qu'on puisse avancer aussi vers ce budget vers de la stabilité. De la stabilité ça rapporte aussi des points de PIB.

Ça peut être ça peut être bon. Alors qu'on le condtera donc le discours de politique générale du premier ministre mardi après-midi. Moi je pouvoir répondre quand même de façon très pu j'ai pas pu répondre.

Donc effectivement, vous parlez d'humanité quand on vous entend et que vous parlez de vos employés et comment vous essayez de les soutenir et bien c'est aussi cela trouver dans le budget des solutions. Donc avoir la prime ce qu'on appelle la prime Macron mais la prime de partage de la valeur que ce soit défiscalisé que s'il y a des heures supplémentaires également et qui veulent en faire pour pouvoir aider à la à la productivité qu'elle soit aussi défiscalisée et et déchargée. Tout cela, ce sont des dispositifs où l'État finalement se prive de recettes et c'est et c'est bien normal pour que vous puissiez vous-même sécuriser vos bien que les Français vous regarderont à l'Assemblée nationale et d'une façon générale au Parlement dans les prochaines semaines et dans les prochains mois.

Ça passe très vite 1 heure mais je voulais vous remercier le public et vous les députés d'avoir joué le jeu même si parfois vous avez été un peu long dans vos réponses et qu'on aurait aimé davantage les entendre eux. Mais merci en tout cas d'être venu vous tous ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Euh si vous souhaitez assister à l'émission, euh c'est tous les vendredis, chaque voix compte, vous pouvez flasher le QR code qui va s'afficher euh sur votre écran.

Lundi, vous avez rendez-vous à 19h30 avec Francis Lotellier pour lundi ses politiques. Il recevra Sébastien Chenu, député rassemblement national. Chaque voix compte revient mardi à 19h30 et dans un instant, vous allez embarquer pour qu numéro 8, la nouvelle émission de LCP présentée par Didier Varot qui reçoit Laurent Vouziy.

Voilà, on vous souhaite une bonne fin de semaine sur la 8 et on vous dit à mardi. [Musique]