Législatives : retour sur une campagne inédite ? - C à vous - 12/07/2024
Emmanuel Macron Au micro : Anne-Élisabeth Lemoine, Nathalie Saint-Cricq, Bertrand Chameroy, Mohamed Bouhafsi, Patrick LescureSource d'origineTranscription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 40 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir joué les prolongations jusqu'au 12 juillet ?
- 0:30OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez consulté le président avant la dissolution ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les Français comprendront que Macron laisse traîner les choses ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
Qui est le futur Premier ministre selon vous ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Le NFP peut-il trouver un consensus durable ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le front républicain a mieux marché cette fois ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30E.MacronFait
« Je dissous ce soir l'Assemblée nationale. »
- 1:00J.-L.MélenchonFait
« Il renvoie les autres à la maison au lieu de partir lui-même. »
- 1:30E.MacronFait
« C'est choisir d'écrire l'histoire plutôt que de la subir. C'est maintenant. »
- 4:00J.BardellaPromesse
« Si les Français nous font confiance, s'ils me font l'honneur d'être leur Premier ministre, je serai le Premier ministre de chacun d'entre eux. »
- 6:00O.PérouFait
« Aucun de ceux qu'on a vus n'a la majorité numérique pour gouverner. »
- 8:00N.BeytoutFait
« Tous ces Premiers ministres ont tous dit qu'ils gouverneraient avec l'ensemble du NFP qui contient un répulsif puissant: LFI. »
- 11:00M.Le PenPromesse
« Nous sommes prêts à exercer le pouvoir si les Français nous font confiance lors de ces futures législatives. »
- 19:00E.DhéliatFait
« En Bretagne, l'avantage qu'ils ont, c'est que dès qu'il y a de la pluie qui arrive, elle passe très vite. »
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... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Ravie de vous retrouver pour clore ensemble la 15e saison de "C à vous" avec toute l'équipe. Salut à tous les 5. Avant de nous autodissoudre le temps d'un été, retour sur la raison pour laquelle "C à vous" a joué les prolongations jusqu'au 12 juillet. - E.Macron: Je dissous ce soir l'Assemblée nationale.
Cris de joie. - J.-L.Mélenchon: C'est assez curieux, il renvoie les autres à la maison au lieu de partir lui-même. - Une dissolution juste avant les Jeux, c'est très troublant. - Je suis un joueur, je joue un coup de poker. - Il a envie qu'il y ait une cohabitation avec le RN pour qu'il prouve que cette politique n'est pas la meilleure. - M.Le Pen: Nous sommes prêts à exercer le pouvoir si les Français nous font confiance lors de ces futures législatives. *-Vous avez vu le président de la République.
Il vous avait consulté avant la dissolution. - Quelques heures, non. - E.Macron: Je compte sur vous pour aller massivement voter. - J'ai remis mon voyage pour aller voter. - E.Macron: C'est choisir d'écrire l'histoire plutôt que de la subir.
C'est maintenant. - A.-E.Lemoine: On en parle ce soir avec C.Vigogne Le Coat, O.Pérou et N.Beytout.
Vous êtes directeur de "L'Opinion". Bonsoir. Merci d'avoir accepté de clôturer le bal ce soir après ce saut dans l'inconnu voulu par celui qui a le goût du risque.
Mohamed? - M.Bouhafsi: Cela devait être hier une conférence de presse de grand garçon, sans prompteur, sans fiches pour J.Biden.
Ca a tourné au supplice. - A.-E.Lemoine: Lorrain?
Rires. - B.Chameroy: Cet idiot nous a dit de sortir! - A.-E.Lemoine: Lorrain? - B.Chameroy: Sûrement un quiz! - P.Lescure: Il va revenir sur le XV de France et l'inculpation... - A.-E.Lemoine: L'incarcération des 2 joueurs de l'équipe de France accusés de viol.
Bertrand? - B.Chameroy: Les vacances qui arrivent à grands pas et plus vite pour d'autres... - A.-E.Lemoine: C'est bien la première fois...
On reprend notre sérieux. Vous pouvez partir, maintenant. 4 semaines, 3 journées d'élection, 1 France chamboulée et inquiète.
Le président voulait clarifier. On l'accuse d'avoir provoqué le chaos. L'extrême droite a cru décrocher Matignon.
La gauche revendique la victoire mais n'a pas trouvé de capitaine pour son équipe unifiée. Les macronistes, déboussolés, veulent rester dans la course. Ce soir, le 12 juillet, la France cherche toujours un Premier ministre.
Pourtant, ce ne sont pas les candidats qui manquent. - J.Bardella: Si les Français nous font confiance, s'ils me font l'honneur d'être leur Premier ministre, je serai le Premier ministre de chacun d'entre eux. - J.-L.Mélenchon: Je viens de dire que je m'en sens capable, mais je ne m'impose pas. - F.Ruffin: Je m'en sens capable aussi.
S'il y a un consensus qui aboutirait à un nom, je suis prêt à prendre la place qu'on souhaitera pour transformer la vie des gens. - R.Glucksmann: Je pense à L.Berger. - F.Roussel: Il y a plusieurs personnalités parmi vous qui pourraient être capables de construire une majorité, de tendre la main, de rassembler. - Vous en faites partie? - F.Roussel: J'ai dit que j'étais capable de faire ça. - O.Faure: Je suis prêt à assumer cette fonction.
Mais ce sera dans le dialogue avec nos partenaires. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'on a vu le futur Premier ministre dans ceux qui sont intervenus? - O.Pérou: Non, ou si on l'a vu, il ne restera pas longtemps en poste.
On se demande tous qui sera Premier ministre. Mais la vraie question, c'est: combien de temps va-t-il rester Premier ministre? Aucun de ceux qu'on a vus n'a la majorité numérique pour gouverner, pour réformer à l'Assemblée nationale.
Sa durée de vie est limitée au pire à 24 heures ou, au mieux, à un mois, voire jusqu'au vote du budget. La somme des adversaires des gens qu'on a vus est forcément majoritaire par rapport à eux. Ils risquent la motion de censure. - A.-E.Lemoine: C'est ingouvernable? - N.Beytout: Ca l'est d'autant plus que tous ces Premiers ministres ont tous dit qu'ils gouverneraient avec l'ensemble du NFP qui contient un répulsif puissant: LFI, dirigée par J.-L.Mélenchon et M.Bompard. - A.-E.Lemoine: Qui est maintenant inclus dans la liste. - N.Beytout: Ils sont 4 potentiels candidats au nom LFI.
Toutes les autres forces politiques hors du NFP disent: "Hors de question. Motion de censure s'il y a un ministre de LFI." - A.-E.Lemoine: Quel que soit le temps que laisse E.Macron aux coalitions de se constituer?
Même s'il laisse le temps au temps, on ne trouvera pas de résolution durable? - C.Vigogne Le Coat: On verra.
On a l'impression que chaque parti politique, chaque camp politique réfléchit avec les siens sans conciliabules extérieurs, là où on aimerait les mettre dans une salle fermée en leur disant: "Vous ne sortirez que quand vous aurez un Premier ministre." On voit mal quel consensus il peut y avoir. On entend qu'il pourrait y avoir un Premier ministre à l'italienne, une personnalité qui pourrait être respectée hors partis, comme des dirigeants d'une organisation internationale...
Ca fait partie... - N.Saint-Cricq: Draghi avait été adoubé par le gouvernement. - A.-E.Lemoine: Pendant ce temps, le président de la République s'exprime par écrit dans une lettre adressée aux Français et publiée dans la presse régionale.
Hier, à l'issue du sommet de l'Otan, il a esquivé toutes les questions sur la situation politique actuelle en France. - Le NFP devrait dévoiler le nom d'un Premier ministre demain. Vous nommerez à Matignon cet homme ou cette femme qui sera désigné? - E.Macron: Je ne ferai aucun commentaire depuis Washington sur la situation politique intérieure. - Vous êtes optimiste?
Qu'est-ce que vous diriez du calendrier, de la date limite que vous attendez pour nommer ce nouveau gouvernement? - E.Macron: Je ne voudrais pas que vous vous sentiez obligé de me poser aucune question sur l'Otan, la défense, l'Ukraine...
Ne vous sentez pas réfréné. - Ca veut dire que vous dites ce soir que LFI n'intégrera pas le gouvernement français, même si c'est ce que vous demande une partie des forces politiques françaises qui estiment être arrivées en tête? - E.Macron: Je ne répondrai pas davantage à des questions de politique intérieure.
Je ne peux pas vous reprocher d'avoir essayé. - A.-E.Lemoine: C'est la première fois qu'il ne fait pas de commentaire sur la situation politique. - N.Beytout: Il est très embarrassé.
Il est arrivé en position de grande faiblesse au sommet de l'Otan. Ses homologues lui ont beaucoup posé de questions sur ce qui peut se passer et quelle part la France doit conserver dans ce système de défense crucial au moment où l'Ukraine est attaquée par la Russie. - A.-E.Lemoine: Est-ce que les Français comprendront que, si le NFP se met d'accord sur un nom, E.Macron laisse encore traîner les choses? - C.Vigogne Le Coat: Les Français auront du mal à comprendre qu'on reste dans une situation de blocage.
Il y a une envie forte d'éclaircissement, d'avoir un chef et un gouvernement à la tête du pays qui surpassent toutes les craintes par rapport à tel ou tel gouvernement. Il y a l'envie d'avoir une réponse aux questions au moins à l'issue de l'été. - A.-E.Lemoine: Les Français comprennent-ils encore E.Macron?
A-t-il dissous la Macronie en même temps que l'Assemblée nationale? Est-il plus seul et isolé que jamais? - E.Macron: Certaines décisions se font seul.
C'est ainsi qu'elles peuvent se faire. - B.Le Maire: Ce n'est pas une décision qui a été prise en me consultant. - G.Attal: Cette dissolution, je ne l'ai pas choisie mais j'ai refusé de la subir. - On aurait pu faire ça plus tôt ou plus tard. - Les Français ne veulent pas la chienlit! - E.Macron: Moi non plus. - G.Attal: Je mène cette campagne en tant que chef de la majorité. - E.Macron a choisi la forme de la lettre aux Français pour s'exprimer. ... - G.Attal: Je remettrai demain matin ma démission au président. - La Macronie est terminée.
Le macronisme, c'est fini. - Cette formidable promesse n'a pas été tenue. En tout cas, elle n'a pas rempli tous les effets qu'on aurait pu attendre. - E.Philippe: D'une certaine façon, le président de la République l'a dissoute. - A.-E.Lemoine: Un mot sur la lettre? - N.Saint-Cricq: Au début, les Français pouvaient se dire qu'on ouvre...
Dans la lettre, c'est: "Débrouillez-vous." - A.-E.Lemoine: C'est Ponce Pilate? - N.Saint-Cricq: Ca a un côté: "Vous êtes bien sympathique..." Les Français vont lui dire que c'est lui qui les a mis dans cette situation.
La situation économique ne peut pas traînasser pendant 107 ans. - O.Pérou: C'est là le grand talent d'E.Macron.
On a une Ve République construite d'une telle manière à ce qu'il n'y ait pas de crise institutionnelle. En faisant cette dissolution, il a trouvé le petit interstice pour créer une crise institutionnelle qui pose un problème fondamental. Les Français ne comprennent plus leurs institutions.
La carte du vote au premier tour qui met majoritairement le vote RN et le basculement total au 2e tour, où les Français votent différemment...
Les Français ne comprennent plus comment les institutions fonctionnent. Il y a une ambiance de fin de Ve. Le président ne peut que présider.
Or, il gouverne. Il fait de la politique. Ce n'est pas possible. - A.-E.Lemoine: Fin de règne, fin de Macronie, fin de Ve? - N.Beytout: Je ne pense pas, fin de Ve République.
Le "en même temps" est fracassé. Les fidèles et les troupes se sont retournés contre le président. Ca m'est arrivé souvent d'entendre des ministres dire du mal de leur président.
Mais à ce point-là... - A.-E.Lemoine: B.Le Maire, G.Attal... - N.Beytout: En public et en privé, c'est une dévastation. - A.-E.Lemoine: C'est quoi, le pire que vous avez entendu? - N.Beytout: C'est le fait qu'ils ont perdu tout lien d'affection, toute fidélité.
Ils considèrent qu'il a fait le geste le plus égoïste qui soit. Il s'est essuyé les pieds sur 7 ou 8 ans de vie politique qu'ils lui ont donné. C'est terrible. - C.Vigogne Le Coat: On entend parler d'hubris, de déconnexion totale, de vanité présidentielle, d'un président isolé, de narcissisme... - N.Saint-Cricq: Les députés ou même les ministres disent: "Il nous amène à l'abattoir.
Qu'il se démerde." Ils ne veulent plus en entendre parler, sauf R.Ferrand et F.Bayrou, qui restent fidèles. - A.-E.Lemoine: L'image que vous retenez de cette campagne, c'est le président version "Top Gun", veste en cuir et casquette pour aller voter.
Un président qui vous a fait penser à un grand classique de C.Aznavour, "Mes emmerdes". ...
Pourquoi cette chanson? - N.Beytout: C.Aznavour raconte l'histoire de quelqu'un qui a fait une ascension en s'appuyant sur ses amis et qui les a oubliés, ses amis, ses amours, ses emmerdes.
Il a gâché tout ce qui a fait son plaisir de vivre, son succès et ce qu'il est devenu comme personnage. - A.-E.Lemoine: Camille, quand on vous a demandé un mot pour résumer ces 33 jours, vous avez choisi "vertige".
Pour la première fois, on a vraiment cru que le RN pouvait accéder au pouvoir. Tout s'est enrayé en une semaine pour finir 3e. Retour sur un parcours en forme de montagnes russes. ...
On n'a pas le magnéto? - J.Bardella: En 3 mots: nous sommes prêts. - On veut essayer quelque chose de nouveau. - Il ne faut pas amalgamer le fait que le RN de maintenant n'est plus le RN de l'autre fou, de Jean-Marie. - Elle n'aurait pas dû être ministre du fait de sa double nationalité? - J.Bardella: Il y a parfois des brebis galeuses. - Je voyais une candidate avec une casquette nazie sur la tête. - M.Le Pen: La marée monte.
Notre victoire n'est que différée. - A.-E.Lemoine: Autrement dit, c'est une "fausse défaite", une défaite "en trompe-l'oeil" et 2027 lui tend les bras?
C'est ce qu'elle dit? - C.Vigogne Le Coat: C'est un élément de langage lepéniste qu'on entend à chaque lendemain de soirée électorale.
J'ai passé quelques soirées électorales...
J'étais avec elle aux résultats du second tour des législatives. Ils ont choisi publiquement de relativiser cette contre-performance du second tour en rappelant que 10 millions de Français ont glissé dans les urnes un bulletin du RN. Ils passent de 89 députés à 143.
Pour un parti qui a connu des défaites très lourdes, ça n'en est pas une. Il y a la résurgence du front républicain qui, pour eux, est une mauvaise nouvelle. Une mobilisation très forte de Français qui ont voulu faire barrage.
C'est un concept qu'on pensait dépassé. On l'avait enterré trop vite. On l'a vu ressurgir à l'aune de cette campagne. - A.-E.Lemoine: Ce front républicain qu'on croyait moribond...
Mais voilà que la jeunesse de 2024 a fait de cette chanson de 2004 son hymne. ...
Pourquoi le front républicain a mieux marché? - C.Vigogne Le Coat: Ca a permis de réactiver le fait que, dans le parti, il reste une certaine dose de radicalité, que le parti n'est pas lisse, normalisé, professionnel, comme le clament J.Bardella sur les plateaux de télé et M.Le Pen.
Il y a aussi l'éminence de la possibilité d'une victoire d'un parti qui était arrivé en tête dans plus de 1 circonscription sur 2 au premier tour. L'arc républicain, le front républicain n'a pas fonctionné partout. Il faut regarder une carte électorale dans le détail.
Ca a fonctionné là où il y avait une marge de progression. Dans le Nord et le bassin méditerranéen, on a des candidats RN qui ont gagné, y compris en duel. Ca reste inédit dans ces proportions. - N.Beytout: Ce qui a réveillé le front républicain, qui était mort, qui s'était largement effondré en 2022, c'est la proximité du pouvoir du RN et, surtout, cette dynamique.
Des élections, c'est une dynamique. Ce qui s'est créé entre les européennes, forte dynamique RN, et le premier tour des législatives, donnait une dynamique qui faisait penser à une grande partie de la population que cette fois-ci, c'était la bonne pour le RN. Ca donnait un sentiment de danger.
L'autre élément qui a joué et qui laissera des traces, c'est cette déclaration de G.Attal qui rentre dans la réflexion de tous ceux qui ne voulaient pas du RN: "Votez LFI, cette fois-ci, ils ne pourront pas gagner." Beaucoup de Français ont voté pour des gens qu'ils ne voulaient pas, uniquement pour faire barrage face au RN. - N.Saint-Cricq: Le programme était sans arrêt...
Il y avait déjà la vieille trace de M.Le Pen avec l'Europe...
Sur les retraites, surtout, il y a eu sans arrêt... - N.Beytout: Oui, mais c'est une façon de capter...
C'est le parti attrape-tout. C'est un parti qui est premier en nombre de voix dans toutes les catégories de population et les classes d'âge. C'est le résultat...
Ils ont travaillé avec une gomme. Ils ont écrit leur programme avec une gomme. Toutes les aspérités ont été mises à la poubelle. - C.Vigogne Le Coat: Il y avait encore le droit du sol...
Il y avait la préférence nationale... - N.Beytout: Il y a 2 campagnes pour le RN.
Il y a la première campagne qui est une dynamique forte vers le premier tour de l'élection législative. La mécanique s'inverse avec le front républicain et avec l'histoire des binationaux, les "zozos", les "dingues"...
Je n'épilogue pas. Entre les 2 tours des élections législatives, on a la même campagne qu'entre les 2 tours de la présidentielle de 2022. - M.Bouhafsi: Vous enquêtez depuis plusieurs années sur l'extrême droite.
On entendait parler depuis 2 ans du plan Matignon. Les Français ont constaté l'impréparation et le manque de crédibilité de certains députés. On parle des erreurs de J.Bardella.
Est-ce que cette campagne va laisser des traces chez J.Bardella et M.Le Pen quand on sait...
J.Bardella pensait déjà à 2027. Il peut y avoir des traces entre les 2? - C.Vigogne Le Coat: Je n'ai pas senti de tension dans le duo.
Ils ont conscience des choses. Pour J.Bardella, c'est la première relative défaite...
C'est la vraie première contre-performance qui sera associée à son nom. Il a endossé la responsabilité des erreurs. On va avoir une réorganisation interne qui va permettre de faire du ménage.
Il y a déjà eu une annonce de démission. Gilles Pennelle, le secrétaire général du parti... de cadres compétents, c'est une arlésienne dans le parti. "Vous réfléchissez encore comme si c'était le FN..." - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas le RN qui est arrivé en tête, c'est le NFP, une union montée en 4 jours. - F.Ruffin: J'en appelle à M.Tondelier, F.Roussel, O.Faure, M.Bompard, pour qu'on se mette derrière une bannière Front populaire. - O.Faure: Avec des gens qui se respectent. - R.Glucksmann: On ne va pas refaire la Nupes.
Il y a eu une inversion des rapports de force. - S.Rousseau: Le moment est grave.
Il faut que tu gagnes. - M.Tondelier: Nous avons réussi à nous mettre d'accord. - Il est de retour. - Je suis heureux de vous revoir. - Cette union a présenté son pouvoir. (-Abrogation de la réforme des retraites.) - A.Corbière et R.Garrido n'ont pas été investis par LFI dans leur circonscription. - L'alliance avec LFI, ça ne passe pas. - J.-L.Mélenchon est un boulet? - R.Glucksmann: C'est un problème immense. - J.-L.Mélenchon: Je fais partie de la solution, pas du problème. - On a vécu 3 semaines dures parce qu'on a un boulet. - J.-L.Mélenchon: Quand le vent souffle fort, il emporte aussi les girouettes. - A.-E.Lemoine: Un Front populaire qui a permis de faire barrage au RN est arrivé en tête.
Le NFP...
E.Macron avait pourtant parié sur les gauches irréconciliables. Il s'est trompé. - O.Pérou: E.Macron dit souvent qu'il adore l'histoire politique française.
Si on regarde l'histoire politique française, de tout temps, la gauche, face au spectre de l'extrême droite, s'est réunie, malgré ses nombreuses différences. L'élément déclencheur de la création du NFP, ce n'est pas l'annonce de la dissolution. C'est E.Ciotti qui ouvre la possibilité de l'union des droites.
Ce jour-là, quand E.Ciotti fait cela, ceux qui étaient anti-Mélenchon, de R.Glucksmann à C.Delga, se sont dit qu'il fallait faire une alliance.
Il y a eu une inversion des rapports de force au sein de la gauche. Quand les socialistes sont entrés en négociation, ils sont rentrés gourmands. Ils ont réclamé beaucoup.
Les négociations ont été très dures, même très violentes. Parmi les négociateurs, il y avait un personnage qui n'est pas membre du PS mais qui connaît très bien J.-L.Mélenchon: B.Payan.
C'est le maire de Marseille. Il est assez malin. Il est très dur à la négociation.
Il avait été capable de faire le printemps républicain. Il avait bataillé très fort avec les insoumis marseillais. Il est arrivé aux négociations.
Ils n'ont pas laissé les clés de la négo à O.Faure, qui aurait pu céder plus facilement à J.-L.Mélenchon.
J.-L.Mélenchon a recédé du terrain aux sociaux-démocrates.
Il a vu le retour de F.Hollande. - N.Saint-Cricq: A se demander si, depuis le début, il n'est pas inscrit que J.-L.Mélenchon et LFI feront capoter l'affaire en disant: "Je recule, je reviens..." - O.Pérou: Leurs électeurs ne comprendront pas. - N.Saint-Cricq: Est-ce que le but de J.-L.Mélenchon n'est pas d'attendre 2027, 2026? - O.Pérou: Ca marche quand les socialistes sont faibles et les Ecologistes aussi. - N.Saint-Cricq: Vous croyez que ça va marcher? - O.Pérou: Je ne sais pas.
Mais les socialistes ont remis une main sur le flambeau de la gauche. J.-L.Mélenchon aujourd'hui n'est pas le roi du cimetière.
Il n'est pas le seul à gauche à ouvrir des possibilités de gouvernance. - P.Lescure: On passe à droite.
On revient à E.Ciotti, qui a provoqué le divorce, un divorce chez Les Républicains, en s'alliant avec le RN. Est-ce qu'il leur a rendu service ou il les a affaiblis, ces LR? - N.Beytout: Si on compte le nombre de députés qui ont survécu à cette vague terrible, il leur a rendu service.
Ils ont été en partie élus par ce fameux front républicain. Je pense qu'il pourrait rendre service à terme aux Républicains si ça permet de clarifier les choses. La voie est libre pour L.Wauquiez. - P.Lescure: Qui, visiblement, vise 2027. - N.Beytout: Il ne veut pas de coalition.
Il est prêt à fixer un certain nombre de domaines sur lesquels il laisserait faire un gouvernement. A la question que vous posiez sur le temps qu'un gouvernement pourrait tenir...
La seule solution, ce serait une majorité d'abstention. On n'a pas les extrêmes de droite, on n'a pas les extrêmes de gauche, et il y a un gouvernement qui n'est majoritaire sur rien mais qui peut essayer de bâtir un programme de bric et de broc, sur lequel il y aura toujours une majorité d'abstention, ou en tout cas suffisamment pour que les voix majoritaires soient supérieures à l'addition du RN et de LFI. Ca peut permettre de tenir quelques semaines, peut-être quelques mois.
Ce n'est pas très ambitieux. Par rapport aux enjeux qui sont ceux de la France, en particulier budgétaires, dont on a le souffle froid de Bruxelles sur la nuque dès lundi, ce n'est pas terrible. - O.Pérou: Les petits groupes sont très importants.
Ce sont des groupes pivots. Si on a des petits groupes, on peut faire passer des textes. On se souvient de Liot.
On allait souvent les séduire pour faire passer des textes. - C.Vigogne Le Coat: Personne ne peut dire qui est vraiment le chef de la droite française et quel projet ils portent pour la France.
C'est la grosse claque qu'ils se sont pris dans la figure avec le départ d'E.Ciotti. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 3.
Merci au réalisateur de ces récaps de cette campagne fast-food. C'est comme ça que vous la surnommez. - N.Beytout: C'est une campagne vite faite, vite avalée et dure à digérer.
A l'inverse du fast-food, ça a fait maigrir tout le monde! - A.-E.Lemoine: On passe à la story de M.Bouhafsi.
Tous les regards des Américains et du monde entier étaient tournés vers la grande conférence de presse de J.Biden. - M.Bouhafsi: "Une conférence de grand garçon", c'est comme ça que les Américains l'ont présentée.
Un discours censé rassurer, sans prompteur. J.Biden est revenu non sans difficulté sur sa santé. - M.Bouhafsi: Cette conférence de presse a rapidement tourné au supplice pour le président américain. de rassurer les journalistes sur ses capacités à 81 ans. - M.Bouhafsi: Ce qui devait arriver arriva.
Une séquence a fait le tour du monde, avec un J.Biden au regard hagard appelant à la tribune le président V.Zelensky par le nom de son plus grand ennemi... - M.Bouhafsi: Sabordage de trop, pour la presse américaine.
On a pu échanger avec un journaliste présent dans la salle. - M.Bouhafsi: Hier soir, J.Biden n'a pas qu'agacé les journalistes américains.
La Première ministre G.Meloni semblait exaspérée de son retard. J.Biden a peut-être perdu le précieux soutien de sa vice-présidente, K.Harris. - M.Bouhafsi: Avant le débat face à D.Trump, J.Biden avait 1 point d'avance sur D.Trump.
Il en a perdu 6 depuis. - A.-E.Lemoine: Merci.
Le 5/5 de L.Sénéchal. Les 2 rugbymen français formellement inculpés pour viol aggravé en Argentine... - L.Sénéchal: O.Jégou et H.Auradou ont été pour la 1re fois présentés au tribunal de Mendoza, en Argentine, à huis clos.
Viol aggravé, ça veut dire que les autorités judiciaires argentines ont retenu les faits les plus graves qui pouvaient leur être reprochés. Ils risquent 20 ans de prison. Les 2 joueurs sont accusés par une femme de viol et de coups en marge du match des Bleus face à l'équipe d'Argentine.
Les images de cette soirée ont commencé à filtrer à la télévision argentine. On voit H.Auradou en train de commander à boire.
Les joueurs continuent de nier toute forme de violences. Ils parlent de relation consentie. Ils ont choisi de ne pas témoigner à l'audience.
Ils se disent inquiets, par la voix de leur avocat. Ils sont en détention provisoire et vont y rester. - A.-E.Lemoine: La France est coupée en 2.
Rien de politique. C'est la météo. Sinon, on serait coupés en 3... - L.Sénéchal: Ca fait plusieurs jours qu'il fait frais sur le Nord-Ouest.
Chaud, voire très chaud au Sud-Est. Avant-hier, plus de 20 degrés de différence entre Brest et Cogolin, dans le Var. La Bretagne est sous la pluie, mais ce n'est pas toujours le cas... - A.-E.Lemoine: Non! *-E.Dhéliat nous annonce de la flotte toute la journée du matin au soir!
Il n'y a pas eu une goutte de flotte depuis le matin! Il fait beau! Il y a grand soleil!
Comment on peut se planter à ce point-là? Comment ils font leurs prévisions? Dans le marc de café?
En plumant un poulet? Je ne sais pas, moi! - A.-E.Lemoine: Bonsoir, E.Dhéliat, cheffe du service météo à TF1.
Vous avez entendu ce témoignage d'Eric, de Quimper? - E.Dhéliat: Non. - L.Sénéchal: Ca remonte à plusieurs années, mais ça circule en ce moment.
Il prétendait que vous annonciez de la pluie en Bretagne mais qu'il faisait très beau chez lui, à Quimper. Ca vous arrive qu'on vous reproche le temps qu'il fait? - E.Dhéliat: Mais non!
En Bretagne, l'avantage qu'ils ont, c'est que dès qu'il y a de la pluie qui arrive, elle passe très vite. Un microclimat! A part les petits monts d'Arrée, il n'y a rien qui arrête les perturbations.
Elles passent plus vite que quand elles se bloquent sur les montagnes. - A.-E.Lemoine: Voilà l'explication! - E.Dhéliat: C'est pour ça qu'il fait bon en Bretagne. - L.Sénéchal: L'été tarde à arriver sur une partie de la France.
On va voir des images d'orages violents qui traversent la France en ce moment. Là, c'était la Bourgogne. Avant-hier, l'Yonne, avec des arbres qui se sont effondrés.
Plus au sud, l'Ardèche a été touchée par des intempéries. Du vent, des orages violents. Il vaut mieux rester protégé derrière la baie vitrée.
Du vent, de la grêle...
La ville de Clermont-Ferrand n'a pas été épargnée. C'était vers 1h du matin. Quelques dégâts annoncés, rien de grave, mais quelques vitres brisées et de la tôle de voitures touchée.
En Aveyron, de violents orages. Ca circule comme ça partout en France depuis plusieurs jours. 4 départements sont aujourd'hui en vigilance. - E.Dhéliat: Du côté des Alpes.
On constate...
On a toujours eu des orages, surtout l'été. Ils sont de plus en plus violents, avec des conséquences importantes. Avec le réchauffement climatique, on a de l'air de plus en plus chaud.
Comment se produisent les orages? On ne va pas faire un cours...
En ce moment, on a de l'air très chaud...
On frôlait les 40 degrés dans le Sud. On avait de l'air extrêmement frais dans le Nord. Ca fait mauvais ménage.
Quand ça se rencontre, ça produit des orages violents et de plus en plus violents. Il y a une différence de température de plus en plus importante. - L.Sénéchal: Dans le Sud, on se rafraîchit comme on peut, comme dans le Var. - Depuis 2 jours, c'est très dur. - Très chaud.
La nuit, on dort mal. - D'habitude, c'est de la noisette. Ce matin, c'était la menthe à l'eau. - A.-E.Lemoine: Il n'y a que dans le Sud-Est que ça va être vraiment l'été? - E.Dhéliat: Impossible de dire ce que sera l'été, les autres semaines...
On parle de prévisions à 2 jours, de tendance pour 6 ou 7 jours. On parle de signal pour... - A.-E.Lemoine: Il y aura un été avant d'avoir un Premier ministre? - E.Dhéliat: C'est orageux, aussi, cette semaine...
Les températures risquent d'être plus élevées que la normale, surtout dans le Sud-Est. C'est ce qu'on voit actuellement. Maintenant, dire si on aura beaucoup de pluie ou pas, non.
C'est tellement difficile, déjà, de le dire à 6 jours...
On peut avoir très chaud avec un anticyclone, donc un temps sec. Le problème, c'est ce qu'on vit actuellement, avec des perturbations qui arrivent sur de l'air très chaud. - L.Sénéchal: Il y a l'enjeu des JO, qui commencent dans 2 semaines.
On n'est pas encore capable de dire si ces Jeux vont se passer sous le soleil, sous la canicule ou sous la pluie? - E.Dhéliat: Non.
Pour l'arrivée de la flamme à Paris, le 14 juillet et le 15 juillet...
Peut-être un peu de pluie le 15...
Pour le 14, c'est parfait, en tout cas. En 2e partie de semaine prochaine, il va faire très chaud et il va y avoir beaucoup de soleil. Ce sera pour tout le monde.
Encore un peu d'hésitation pour le début de la semaine côté soleil au Nord. - L.Sénéchal: Vous êtes confiante pour la qualité de l'eau de la Seine? - E.Dhéliat: Ce n'est pas de la météo...
C'est un peu une conséquence de la météo! S'il pleut et qu'on a beaucoup d'alluvions remuées, je ne sais pas. - N.Saint-Cricq: Le bain d'A.Hidalgo est le 17... - E.Dhéliat: Ca approche. - L.Sénéchal: On ne sait pas encore si E.Macron participera. - N.Saint-Cricq: Il a autre chose à faire en ce moment... - L.Sénéchal: Elle a choisi son maillot de bain.
Il y en a un qui en a marre du JO bashing, notamment sur la question de l'eau de la Seine, c'est celui qui a été désigné porte-drapeau de la délégation tricolore: A.Hanquinquant. Il est paratriathlon.
Son rêve, c'est de se baigner dans la Seine. - A.Hanquinquant: Je ne suis pas en stress vis-à-vis de la pollution de la Seine.
Je suis un peu fatigué que cette question revienne actuellement. On est athlète. On s'entraîne pour la compétition.
Ca rajoute du stress. Je nage entre 5 et 6 fois par semaine. Ce n'est pas pour qu'on me dise qu'il n'y aura pas de natation le jour du triathlon.
J'ai toute confiance dans la municipalité de la Ville de Paris. - L.Sénéchal: Est-ce qu'il y a aussi un enjeu économique... - N.Beytout: Ca fait longtemps que j'habite au bord de la Seine et je ne l'ai jamais vue aussi sale... - L.Sénéchal: Elle était baignable sur 10 des 12 derniers jours.
C'est scruté. Sur l'enjeu économique de ces JO, on a beaucoup entendu dire qu'il y a des hôtels, des AirBnb qui sont vides alors qu'ils espéraient faire le plein. Qu'est-ce qui se passe?
Jeux ne sont pas au rendez-vous? - N.Beytout: C'est en effet d'éviction.
C'est comme quand un nouvel iPhone arrive sur le marché. Ca crée une éviction dans les semaines qui précèdent l'arrivée de ce produit miracle... - L.Sénéchal: Ca veut dire qu'on n'achète pas les autres produits pour attendre celui-là. - N.Beytout: Les hôteliers constatent qu'il y a 25 % de fréquentation en moins.
Beaucoup de gens veulent voir Paris autrement que derrière des palissades et des grilles, comme il y en a aujourd'hui. C'est étonnant, la sensation qu'on ne peut plus traverser comme on veut... - L.Sénéchal: Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de monde au moment de l'événement. - N.Beytout: Mais avant, il y a cet effet d'éviction. - L.Sénéchal: Les JO de Paris seront ceux qui auront accueilli le plus de spectateurs de tous les temps.
On a déjà battu le record d'Atlanta. 8,5 millions de billets vendus. - M.Bouhafsi: Il y a beaucoup plus d'augmentations à J-7.
C'était le patron d'Accor qui disait ceci. - L.Sénéchal: Ce sera l'avenue Foch à cause des JO.
La flamme va descendre les Champs-Elysées. Le défilé militaire est relégué à l'avenue Foch. Il y a eu d'autres défilés insolites dans l'histoire.
Par exemple, cette chute de chevaux en 2021. 200 chevaux de la Garde républicaine défilaient à ce moment-là sur les Champs-Elysées. Regardez!
Un peu comme le Tour de France. - A.-E.Lemoine: C'est le peloton. - L.Sénéchal: Des chutes à moto, cette fois, en 2018. 2 motards de la gendarmerie s'étaient percutés.
E.Macron leur avait adressé un regard désolé. Les pauvres, ils avaient du mal à remonter sur leur bécane...
La même année, il y avait eu un raté. Un avion de la Patrouille de France avait embarqué la mauvaise couleur. Ca faisait rouge-bleu-blanc-rouge.
Spectacle impressionnant...
Ils sont très proches, les parachutistes. Sauf qu'il y avait eu des turbulences. La chute n'avait pas été captée, mais il y en a un qui s'était cassé la jambe.
C'était pour le premier 14-Juillet de F.Hollande. - A.-E.Lemoine: Il ne pleuvait pas, ce jour-là. - L.Sénéchal: Je vous ai gardé le meilleur pour la fin.
Le 14-Juillet, c'est aussi le moment où on peut faire des demandes en mariage quand on est soldat ou policier. 2021 et 2023...
C'est récurrent. - A.-E.Lemoine: Tu fais quoi, toi, le 14 juillet?
Tu ne demandes pas quelqu'un en mariage? - L.Sénéchal: Non... - A.-E.Lemoine: Juste avant de conclure, un grand merci à la rédaction de "C à vous", qui travaille tous les jours comme des fous.
On a eu une année exceptionnelle, très chargée en actualités. Merci de nous avoir accompagnés pour mieux la décrypter. Bravo à la productrice éditoriale, aux rédacteurs en chef et à tous les autres.
On est nombreux, mais pas tant que ça. C'est une équipe solide. Merci à la documentation, aux images et à celui qui a imaginé "C à vous" il y a 15 ans avec A.Sublet.
Ce n'était pas une mauvaise idée! Merci à tous les 4. Les actualités de Bertrand. - L.Sénéchal: Toujours aussi ringard... - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous devrions avoir les pieds dans l'eau. On a la tête dans le cul. Précédemment... - Contrairement à ce qui se disait, il ne devait pas se coucher à 20h tous les soirs... - Les vacances...
B.Le Maire dit: "Je ne suis pas à la plage. Je ne suis pas en tongs." - Les chipolatas!
Les merguez! - 80 km de partouze, il fallait avoir les jambes... - Les vacances, ça pousse la sexualité. - Très, très bel été. - Très bel été!
Cri de dauphin. - Les vacances, les vacances... - B.Chameroy: Elles arrivent dans 7 minutes! - P.Lescure: Je vous l'ai fait un peu décontracté... - B.Chameroy: A la une, c'est toujours le bazar en France, mais la majorité a trouvé une solution pour retrouver la confiance des Français... - C'est ce qu'on n'a pas suffisamment fait... - E.Philippe: Il y a un travail d'écoute des Françaises et des Français. - B.Chameroy: Ca aurait été dommage de ne pas terminer la saison comme on l'a démarrée...
On n'a pas entendu le début du magnéto. Invité de CNews ce matin, qui a aussi lâché la rampe... - Est-ce que G.Attal est votre candidat? - Ce n'est pas un concours de...
Bip. - B.Chameroy: Quoi?
C'est un montage. Evidemment, il n'a pas dit ça. - Ce n'est pas un concours de Miss France. - B.Chameroy: Il a les poches remplies d'expressions... - Un bourre-pif...
En France, on serait un microclimat? On n'est pas la fève dans la galette! - A.-E.Lemoine: Oh là là! - B.Chameroy: Les vacances approchent.
En tant que fin observateur de la vie politique française, je suis inquiet quand je vois ce qui s'est passé dans le pays en 3 semaines. Je me demande à quoi va ressembler un portrait politique dans un mois et demi et, par ricochets, notre émission. - N.Saint-Cricq: Il y a un député écologiste prêt à rallier le groupe Renaissance.
Il est devenu le groupe C'est reparti. Il y a 2 anciens PS qui disent qu'ils ne voteront pas. C.Autain siège seule.
En éliminant la moitié des LR ciottistes qui ne voteront pas...
Toujours pas de majorité. C'est le foutoir. - B.Chameroy: Ca risque d'être compliqué pour les éditorialistes, comme Nathalie ou Patrick.
Sur le terrain, avec 12 dingueries par jour, je n'ose imaginer Mohamed. Vous êtes en direct à 2 pas de l'Assemblée. Une polémique enfle... - M.Bouhafsi: Monsieur le député, une réaction!
Vous trouvez normal de faire l'hélicoptère avec votre pipou? - B.Chameroy: On se charrie souvent avec Lorrain, mais qui aime bien châtie bien.
J'ai hâte de le retrouver. C'est l'heure du 5/5 de Lo-ringard Sénéchal. Des nouvelles de nos députés? - L.Sénéchal: Pendant les vacances, les députés ont décidé de jeter l'éponge.
Ils se sont déjà reconvertis. Regardez F.Hollande.
E.Borne profite de sa retraite à 64 ans sur les marchés. S.Guerini a trouvé un poste dans les assurances.
M.Tondelier s'est engagée dans l'armée pour devenir maréchal des logis. - B.Chameroy: Merci.
Le mieux est l'ennemi du bien. Très bien. Qui sera Premier ministre?
La question est sur toutes les lèvres. Chaque jour, un nouveau nom s'ajoute dans le panier. Heureusement que Pierre sera toujours là pour nous donner les dernières infos. - P.Lescure: Et si la solution venait de la gauche?
Le Nouveau Front populaire 3.0. Après l'explosion, l'implosion du NFP 2.0, qui vient de proposer le nom de M.Touraine. - Pierre, les dissidents proposent... - P.Lescure: J.-P.Chevènement serait candidat à Matignon! - On parle aussi de J.Lang.
C'est pas vrai? - P.Lescure: F.Barthez, vous avez bien entendu, semble aussi prêt à endosser le rôle de Premier ministre. - B.Chameroy: Tout ça, ça promet.
Les fondamentaux restent. Vous les aimez...
Les personnages préférés de l'ABC reviendront à la rentrée avec la question: "Comprendra-t-on enfin ce que F.Valletoux veut nous dire?" - F.Valletoux: Ce sera à...
à signaler... - B.Chameroy: G.Attal aura-t-il enfin vieilli? - G.Attal: Je suis jeune, je l'assume.
Je suis né en 1989. Je suis né en 1989...
Mesdames et messieurs, je suis né en 1989. - B.Chameroy: Le melon de Chris Béch aura-t-il dégonflé? - C.Béchu: Je suis le ministre de la Planète... - B.Chameroy: X.Bertrand sera-t-il fidèle au poste? - X.Bertrand: Je ne sais pas si nos débats auront intéressé B.Chameroy aujourd'hui. - Bonjour, Nathalie. - B.Chameroy: Ils reviennent en septembre.
Pour l'heure, il est temps de... - V.Pécresse: Chut! - B.Chameroy: Parce que, quand même...
On me signale une dernière priorité, la dernière de la saison. Quelqu'un veut prendre la parole... "La Marseillaise".
Téléspectatrices, téléspectateurs, vous nous avez suivis toute la saison avec fidélité. Je vous en remercie. Aussi, le principal enseignement de cette semaine d'émissions bonus est clair: l'équipe est au bout du scotch.
C'est pourquoi, après avoir procédé aux consultations prévues à cet effet, je dissous donc ce soir "C à vous". Vive les vacances! Yes! ...
L'info revient à la rentrée! Ciao, bambino! Applaudissements. - A.-E.Lemoine: On revient le 2 septembre.
Merci, Nathalie, de nous avoir accompagnés. Pierre, Mohamed, Lorrain, rendez-vous le 2 septembre. On embrasse Patrick, qui est parti en vacances avant tout le monde.
Et Emilie aussi! Merci à vous. ...
Merci à la réalisation de "C à vous". Merci aux cameramen. A suivre, un film de Costa-Gavras, "Clair de femme".