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Podcast / conversationLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 24 novembre 2025 14 minComplaisantPortrait personnelOutre-merSantéSolidarités & familleInstitutions & élections

Olivier Serva, député LIOT de Guadeloupe | La politique et moi

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Bonjour Olivier Servat.

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Votre visage est apparu sur les écrans dans les JT en novembre 2022.

  • 1:14OuverteRéponse directe

    Vous êtes d'un naturel plutôt calme d'habitude. Qu'est-ce qui s'est passé ce jour-là ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Et qu'est-ce qu'il vous a dit pour vous mettre dans cet état de colère ?

  • 3:19OuverteRéponse directe

    Vous regrettez ces mots aujourd'hui ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Et il faut dire que tous vos combats politiques ou presque sont liés aux Outre-mer.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Invité politiqueFait
    « Vous êtes content d'avoir pu trouver une petite mesquinerie obstructive pour ne pas laisser une niche aller jusqu'au bout. »
  • 1:27Invité politiqueFait
    « On sort du Covid. »
  • 1:32Invité politiqueFait
    « Et dans celle-ci, il y a la réintégration des personnels soignants qui ne sont pas vaccinés, qui ont été suspendus, qu'on doit réintégrer parce qu'on a besoin, on manque de personnels soignants. »
  • 1:41Invité politiqueFait
    « Souvenez-vous, on les applaudissait aux 20 heures quelques mois auparavant. »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « Et donc, ils déposent des amendements, des sous-amendements pour faire durer le débat. »
  • 2:10Invité politiqueFait
    « Dix minutes avant, la présidente Naïma Mouchou suspend l'Assemblée nationale parce qu'elle voit qu'il y a une grosse tension. »
  • 2:34Invité politiqueFait
    « Il y avait un deal oral. »
  • 3:00Invité politiqueFait
    « Sylvain Maillard est à 25 mètres de moi. Moi, je l'entends très bien, même si on n'entend que moi au micro. »
  • 3:25Invité politiqueFait
    « Je vous ai pu lui dire, tais-toi. »
  • 3:38Invité politiqueFait
    « Parce qu'il y avait en face de cette violence des mots, une violence des actes, une obstruction par rapport à des personnels soignants, des Français. »
  • 4:26Invité politiqueFait
    « Je considère qu'il y a parfois des injustices, des discriminations, des manques d'égalité qui doivent être corrigés. »
  • 4:36Invité politiqueFait
    « Je ne suis pas peu fier d'avoir créé pour la première fois en 250 à l'Assemblée nationale un groupe qui porte en son sein le nom Outre-mer. »
  • 5:28Invité politiqueFait
    « Je dépose un amendement en disant qu'on doit remplacer le terme métropole par hexagone. »
  • 5:33Invité politiqueFait
    « Métropole, dans le dictionnaire, c'est territoire dont sont issus les colonies. »
  • 5:44Invité politiqueFait
    « Mais quand j'explique, eh bien figurez-vous que c'est voté à l'unanimité, hexagone c'est plus neutre, c'est plus géométrique, alors que métropole c'est plus connoté. »
  • 6:01Invité politiqueFait
    « Les cheveux texturés doublent le risque de micro-agression au travail. »
  • 7:03Invité politiqueChiffre
    « Les femmes qui utilisent des produits lissants ont trois fois plus de chances d'avoir des fibromes ou des cancers de l'utérus. »
  • 7:31Invité politiqueChiffre
    « Huit femmes noires sur dix, dans le monde, quand elles vont postuler un emploi, elles se changent de coupe de cheveux. »
  • 7:34Invité politiqueChiffre
    « Les femmes blondes, lorsqu'elles doivent progresser, elles progressent 30% de moins que les brunes. »
  • 8:50Invité politiqueFait
    « Deuxième au concours national. Après avoir échoué deux fois auparavant. »
  • 10:44Invité politiqueFait
    « Je vais vous dire pourquoi je lui ai fait confiance à Emmanuel Macron. Je suis expert comptable. Il était ministre de l'économie. »
  • 11:16Invité politiqueChiffre
    « Chez toi, en France hexagonale, t'en as 55%. »
  • 11:59Invité politiqueFait
    « Béninoise. Eh bien, je suis fier de revendiquer mon ascendance africaine. »
  • 12:14Invité politiqueFait
    « D'ailleurs, tout être humain vient des hauts plateaux d'Éthiopie. »

Temps de parole

  • Olivier Serva66 %
  • Présentateur29 %
  • Invité3 %

4,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Mon invité a été un des premiers macronistes de Guadeloupe, mais il siège aujourd'hui au sein du groupe Liotte à l'Assemblée. Qu'il parle de coupe de cheveux, d'étymologie ou même du Bénin, tout le ramène à son combat pour les Outre-mer. Bonjour Olivier Servat. Bonjour à vous. Votre visage est apparu sur les écrans dans les JT en mois de novembre 2022. Vous êtes devenu célèbre à une occasion un peu particulière, on va le voir. C'était lors d'un débat dans l'hémicycle sur ce qu'on appelle la réintégration des personnels soignants qui avaient été suspendus de leur fonction parce qu'ils n'étaient pas vaccinés.

0:47
Olivier Serva

Vous êtes content d'avoir pu trouver une petite mesquinerie obstructive pour ne pas laisser une niche aller jusqu'au bout. Tu vas la fermer.

1:00
Locuteur non identifié

De cette manière-là, la séance est suspendue pour cinq minutes.

1:14
Locuteur

C'est pas possible.

1:14
Présentateur

Vous êtes d'un naturel plutôt calme d'habitude. Qu'est-ce qui s'est passé ce jour-là ?

1:19
Olivier Serva

Effectivement, c'est un moment très dense à l'Assemblée nationale. Nous avons une niche parlementaire de la France Insoumise. Souvenez-vous, on sort du Covid. Donc ça veut dire que le groupe la France Insoumise a l'initiative pour présenter ses propres propositions de loi. Exactement. Et dans celle-ci, il y a la réintégration des personnels soignants qui ne sont pas vaccinés, qui ont été suspendus, qu'on doit réintégrer parce qu'on a besoin, on manque de personnels soignants. Souvenez-vous, on les applaudissait aux 20 heures quelques mois auparavant.

Et là, il y a une démarche obstructive du groupe En Marche, Sylvain Maillard, en l'occurrence le responsable du groupe, où il y a une tension énorme, où ils voient qu'ils vont perdre le vote. Et donc, ils déposent des amendements, des sous-amendements pour faire durer le débat. Pour empêcher d'aller au vote. Oui, une niche parlementaire. Ça arrête à minuit. Ça arrête à minuit, à minuit, c'est fini.

2:06
Présentateur

Et qu'est-ce qu'il vous a dit pour vous mettre dans cet état de colère ?

2:09
Olivier Serva

Je vais vous dire. Dix minutes avant, la présidente Naïma Mouchou suspend l'Assemblée nationale parce qu'elle voit qu'il y a une grosse tension. Il y avait déjà eu des incidents. Et elle réunit les responsables de texte. Je suis le responsable de texte pour mon groupe plus haut. Sylvain Maillard, le responsable de texte pour En Marche. Et elle nous dit, soit on arrête le débat tout de suite, la présidente, soit on recommence, mais chacun parle à son rôle et on se laisse parler. Et là, on tombe dans la main Sylvain Maillard, Mathilde Panneau. Il y avait un deal, quoi. Il y avait un deal oral. Et Mathilde Panneau m'a dit, bon, Olivier, comme c'est toi le plus calme de la bande, commence.

Et je commence assez calmement. Et alors qu'on s'était dit qu'on se laisse parler, vous savez, dans l'hémicycle, c'est très petit. Ça résonne beaucoup.

2:49
Présentateur

On ne se rend pas compte, c'est vrai, quand on voit les images à la télé, parce que les micros ne captent pas l'ambiance.

2:53
Olivier Serva

Oui. Mais c'est vraiment bruyant. Mais je peux vous dire que Sylvain Maillard est à 25 mètres de moi. Moi, je l'entends très bien, même si on n'entend que moi au micro. Et là, Sylvain, que je connais très bien, se lève en me disant, ah non, vous n'avez pas donné des leçons de morale. Je me dis, mais qu'est-ce que c'est que ça ? On s'était dit, dix minutes avant qu'on se laisse parler. Je reprends mon souffle, ça ne se voit pas, je continue. Et il se lève de nouveau en disant plus fort, m'interrompant. Alors là, je me suis dit, il fallait que je puisse signaler mon mécontentement. Vous regrettez ces mots aujourd'hui ? Bon, la violence des mots n'est jamais souhaitable, n'est-ce pas ?

Je vous ai pu lui dire, tais-toi. Mais sur le fond, la tension, l'obstruction, le non-respect de la parole donnée. D'ailleurs, on m'a demandé de présenter mes excuses, que j'ai refusé de faire. Parce qu'il y avait en face de cette violence des mots, une violence des actes, une obstruction par rapport à des personnels soignants, des Français.

3:44
Présentateur

C'est un sujet qui a beaucoup mobilisé en Guadeloupe et dans les Outre-mer en général, la réintégration des personnels soignants non vaccinés. Et il faut dire que tous vos combats politiques ou presque sont liés aux Outre-mer. Vous dites que c'est votre socle, les Outre-mer. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est votre parti ? Vous n'êtes ni de droite ni de gauche ? Vous êtes du parti des Outre-mer ?

4:11
Olivier Serva

Oui, bien sûr. Si vous voulez me toucher, il faut me parler des Outre-mer. Il y a 577 députés. Chacun choisit ses combats. Moi, je suis d'origine ultramarine. Je suis français de la Guadeloupe. Je fais partie de ce qu'on appelle la France visible. Et je considère qu'il y a parfois des injustices, des discriminations, des manques d'égalité qui doivent être corrigés. Et effectivement, je pense que c'est un combat qui mérite d'être mené. Je ne suis pas peu fier d'avoir créé pour la première fois en 250 à l'Assemblée nationale un groupe qui porte en son sein le nom Outre-mer. Liottes. Liberté indépendant Outre-mer Territoire.

4:46
Présentateur

Alors, parmi vos combats, il y a le combat contre la vie chère aux Antilles, le combat contre les sargasses, ces algues qui polluent les côtes de la Guadeloupe et de la Martinique, qui polluent les plages. Et puis, vous vous battez contre l'usage de certains mots aussi. Et donc, en préparant l'émission, j'ai découvert l'étymologie du mot métropole. Je ne connaissais pas son étymologie. Et vous avez obtenu qu'il soit remplacé désormais par le mot hexagone dans les textes publics. Expliquez-nous pourquoi.

5:10
Olivier Serva

Eh bien oui. Souvent, c'est la connaissance d'une personne bien placée. En l'occurrence, Sébastien Lecornu est ministre à l'époque de la Défense, mais elle a été ministre des Outre-mer. Et dans un texte sur la loi d'orientation pour la Défense, je dépose un amendement en disant qu'on doit remplacer le terme métropole par hexagone. Pourquoi ? Métropole, dans le dictionnaire, c'est territoire dont sont issus les colonies. Or, depuis 1946, les départements d'Outre-mer ne sont plus, en théorie, des colonies. Et quand je commence à expliquer ça dans mon amendement, je sens notamment sur la partie droite extrême de l'hémicycle que ça touche un petit peu.

Mais quand j'explique, eh bien figurez-vous que c'est voté à l'unanimité, hexagone c'est plus neutre, c'est plus géométrique, alors que métropole c'est plus connoté. Or, on n'est pas colonies.

5:52
Présentateur

On va s'arrêter sur un autre de vos combats, si vous le voulez bien. Plus inattendu, celui-là. Ça a d'ailleurs pu en faire sourire certains, mais c'est un sujet très sérieux.

6:01
Olivier Serva

Les cheveux texturés doublent le risque de micro-agression au travail.

6:06
Invité

C'est le cas d'Aboubacar Traoré, qui a poussé le parlementaire Olivier Servat à proposer cette loi contre les discriminations capillaires. En 2012, le jeune homme est en conflit avec son employeur à cause de ses dreadlocks. Ce steward d'Air France a dû porter une perruque pour travailler pendant 4 mois et demi. La coupe, la longueur, la couleur ou la texture des cheveux viennent s'ajouter à la liste des discriminations passibles de sanctions pénales.

6:29
Présentateur

Vous êtes donc à l'origine de cette loi contre les discriminations capillaires. Alors, n'y voyez pas malice, mais quand on est chaud, on peut aussi être victime de discriminations capillaires ?

6:38
Olivier Serva

Absolument. Figurez-vous que moi aussi, quand ma collaboratrice parlementaire suggérée par Guylaine Conquette, une ancienne journaliste de Guadeloupe 1ère, est venue m'apporter ça, j'ai souri en disant « mais qu'est-ce que c'est que ça ? » Très rapidement, au bout de 5 minutes, j'ai compris.

6:51
Présentateur

Guylaine Conquette, elle est là, on la voit.

6:53
Olivier Serva

C'est elle, c'est elle, avec Max Mathias et mon collègue, drapeau de la Guadeloupe. Et donc, qu'est-ce qui s'est passé ? En fait, en recherchant rapidement, on comprend que, un, c'est un problème sanitaire. Les femmes qui utilisent des produits lissants ont trois fois plus de chances d'avoir des fibromes ou des cancers de l'utérus. Un problème économique, ça coûte plus cher d'utiliser des produits lissants. Et c'est un problème de représentation de soi. Vous savez, quand on se lisse les cheveux, quand on se transforme ses cheveux, on se dénature soi-même. Et quand on se dénature soi-même, on n'est pas bien pour soi ni pour la société.

Huit femmes noires sur dix, dans le monde, quand elles vont postuler un emploi, elles se changent de coupe de cheveux. Mais, très important, j'insiste dessus, ce n'est pas qu'un problème de noirs. Les femmes blondes, lorsqu'elles doivent progresser, elles progressent 30% de moins que les brunes. Les femmes rousses aussi, par rapport à quelques préjugés. Et vous avez raison, les chauves aussi. Et bien, ils ont 30% de chances. Et les barbus ou pas ? Je n'ai pas de statistique des barbus. Mais quand on cumule une chauve et barbu, je pense que ça s'est pénalisé. Mais en tout cas, 30% de chances de moins de progresser. Ça veut dire, c'est un problème universel. Et, vous avez parlé de...

7:56
Présentateur

C'est un combat qu'on peut mener en chanson aussi. On vous a vu faire une petite chorégraphie dans les couloirs de l'Assemblée, avec Eloïcha Isa.

8:02
Olivier Serva

Elle est incroyable, cette chanteuse, qui... Je suis fort, je suis beau, et puis ma force est dans mes cheveux. Je crois que c'est important pour le... Vous savez, la douleur d'autre n'est qu'un songe. Et souvent, la France visible, sans plus que la France, je dirais, normale, entre guillemets, c'est problème de discrimination. Et donc, j'y tiens beaucoup.

8:21
Présentateur

On va revenir un peu en arrière dans le temps pour évoquer votre histoire personnelle. À 26 ans, ce n'est pas la politique qui vous a valu un long reportage à la télévision. Non, c'est votre agrégation d'économie et de gestion comptable. Je crois que vous avez été le premier antillais à obtenir cette agrégation, c'est ça ?

8:36
Olivier Serva

Oui, je n'en suis pas peu fier, beaucoup de travail. On voit, à l'époque, en train de fêter ça en famille. Oh là là, j'avais des cheveux. Vous avez retrouvé ces archives, c'est incroyable. Eh bien, c'est fort, ça. Et donc, c'est bon ? Eh bien, écoutez, je n'en suis pas peu fier. Deuxième au concours national. Après avoir échoué deux fois auparavant, vous savez, c'est un message pour ceux qui ne réussissent pas du premier coup. On doit toujours persévérer. Et je suis aussi expert comptable.

9:01
Présentateur

Et alors, par la suite, vous avez créé une association qui s'appelle Ecozabime. Alors, au début, c'était une association sportive et culturelle pour aider la population. Et puis, c'est devenu aussi, je crois, un parti politique. Un parti avec des militants qui, de temps en temps, offrent des paniers alimentaires aux habitants ou qui vont distribuer des packs d'eau dans les quartiers qui subissent des coupures d'eau en portant des t-shirts à votre nom, avec votre visage. Est-ce que ce n'est pas un peu limite, tout ça ? Est-ce que ce n'est pas une forme de clientélisme électoral ?

9:30
Olivier Serva

Vous savez, je crois que la politique, c'est aussi être au plus proche de la population.

9:34
Présentateur

Parce que là, on vous voit avec votre père en train de distribuer des packs d'eau. On vous voit avec votre famille.

9:39
Olivier Serva

Vous savez, en Guadeloupe, il y a des coupures d'eau. Un tiers de la population n'a pas d'eau tous les jours. Et c'est sûr que ça, ce n'est qu'une goutte d'eau qui va peut-être soulager une personne un jour. Mais je crois que chacun, comme le colibri, face à un gros incendie, fait sa part. Mais ce n'est pas une façon de s'acheter les bonnes grâces des électeurs ? Eh bien, écoutez, nous, on fait notre travail. Au moins, on fait quelque chose. Et ceux qui n'en font rien, eh bien, ils n'ont qu'à proposer quelque chose d'autre.

10:03
Présentateur

En 2016, alors que vous étiez plutôt proche du Parti Socialiste, vous avez été un des tout premiers à soutenir Emmanuel Macron dans sa campagne présidentielle. Et je crois que vous avez d'ailleurs passé une soirée mémorable à l'époque. C'était au moment de Noël, à la fin de l'année. Vous avez fait une fête avec lui. Vous avez chanté, dansé. Il était vraiment déchaîné ce soir-là. On le voit d'ailleurs danser. Il danse bien le zouk ?

10:23
Olivier Serva

Il s'est bien débrouillé. Et je dois dire que c'était le chantier Noël des Kouzabim, où c'est une tradition chez nous. Et il avait, je pense, bu deux ou trois ponches avec moi. On était bien là. On avait chanté, on avait bu. Et je me souviens que ses équipes disaient, bon, ben, monsieur le candidat, on va rentrer. Ils disaient, mais non, on est bien là. Et oui, à l'époque, on lui a fait confiance, très clairement, parce qu'il était... Je vais vous dire pourquoi je lui ai fait confiance à Emmanuel Macron. Je suis expert comptable. Il était ministre de l'économie. J'étais président de l'Ordre des experts comptables. Et je l'ai vu bien gérer la réforme des professions libérales.

Et donc, c'est un homme pragmatique, intelligent. C'est ça qui vous a converti au macronisme. Mais sauf qu'en 2022, vous avez quitté son parti pour rejoindre l'IOT dont on parlait. Justement par rapport à l'obligation vaccinale. En un mot, vous savez quoi ? Quand il décide en janvier 2021 de faire l'obligation vaccinale, eh bien, je lui dis, président, chez moi, en Guadeloupe, j'ai 20% de personnel vacciné. Chez toi, en France hexagonale, t'en as 55%. Ça ne va pas marcher chez moi. Ce sera le bordel. Résultat des courses, il y a eu des émeutes, il y a eu des tensions.

11:26
Présentateur

Donc, on en revient à ce sujet-là.

11:27
Olivier Serva

Ah oui, c'est le casus belli, parce qu'il n'a pas traité les Outre-mer à leur niveau de différenciation par rapport à l'hexagone. On ne voulait pas de la vaccination, il ne fallait pas l'imposer.

11:37
Présentateur

On va conclure l'émission avec le quiz de la politique et moi. Vous allez donc devoir compléter les phrases que je vais vous proposer. Mon dernier coup de sang dans l'hémicycle.

11:47
Olivier Serva

C'était pour la réintégration des soignants.

11:49
Présentateur

Il n'y en a pas eu d'autres depuis.

11:50
Olivier Serva

Pas encore.

11:51
Présentateur

Pas encore. Depuis que je suis devenu béninois, j'ai découvert ça. Vous avez demandé la nationalité.

11:57
Olivier Serva

Béninoise. Eh bien, je suis fier de revendiquer mon ascendance africaine. Je suis fier de rappeler, ici à l'hémicycle, quand on voit une montée de la xénophobie, qu'on est fier de revendiquer la nationalité africaine, entre guillemets béninoise en l'occurrence, parce que je crois que l'Afrique, c'est un continent riche. D'ailleurs, tout être humain vient des hauts plateaux d'Éthiopie. Et donc, c'est une réalité, je dirais, génétique.

12:19
Présentateur

Peut-être qu'on peut expliquer cette loi votée par le Bénin qui permet à tout descendant d'Africains de demander la nationalité béninoise.

12:28
Olivier Serva

Vous disiez que j'étais attaché au mot, et je vais dire d'ascendance africaine, parce que déjà, l'Afrique, on voit que c'est mal vu. Alors, si on dit descendant, ce n'est pas moi qui l'ai dit, c'est la décennie des peuples noirs qui m'expliquaient qu'on dit plutôt d'ascendance africaine. Oui, on peut demander la nationalité béninoise, et je crois que ça fait partie du soft power. Enfin, les séances de gym d'Ecosabim. Je trouvais sur une vidéo récemment de Zumba.

12:50
Présentateur

Je ne sais pas, mais on vous voit danser, là. Terrible.

12:53
Olivier Serva

Dans la rue, avec beaucoup de monde. Alors, c'était à l'issue d'une marche. On fait, donc, après une Zumba géante, où chacun peut s'exprimer, je dirais, de façon tout à fait décontractée, dont moi.

13:03
Présentateur

Oui, on vous voit là. Et d'ailleurs, vous ne faites pas que de la gym, vous faites de la course à pied, je crois.

13:07
Olivier Serva

Je fais de la course à pied, je fais de la boxe française. J'aime bien le sport, en fait, quand j'ai le temps d'en faire.

13:11
Présentateur

Merci à vous, Olivier Servat, d'être venu dans La Politique et moi.