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interviewLCP (sur YouTube)· 7 avril 2025 57 min

Elisabeth Borne, ministre de l'éducation nationale | LCP, Lundi C'est Politique - 07/04/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

En passant par le travail où la transition écologique et Matignon, Elisabeth Born est l'une des incontournables de la Macronie. Son nom est lié à la réforme des retraites aujourd'hui redébattu. Ellisabeth Borne est aussi dans la direction de Renaissance au côté de Gabriel Atal où elle hésite de moins en moins à faire entendre son point de vue pour ne pas dire sa différence.

Ellisabeth Borne, ministre de éducation nationale de l'enseignement supérieur et de la recherche et l'invité de LCP lundi c'est politique. Bonsoir et merci de votre fidélité à LCP. Bonsoir Ellisabeth Born.

Merci d'être sur ce plateau avec moi dans cette émission pour vous interroger pendant 1 heure en direct. Clément Mrique de LCP, bonsoir Clément, bonsoir Sonia Gobri de France Info, Laurent Farc de Challange, bonsoir Laurent et bonsoir Maë Morin. Vous allez grâce à la chaîne Twitch LCP Assemblée nationale nous faire remonter tout tous les commentaires, les remarques, les questions qui peuvent intervenir en ligne et qu'il vous fera remonter directement.

Avec vous Élisabeth B, nous allons parler de vacances scolaires. On est en plein dedans. Ça a commencé pour les vacances de printemps.

Sont-elles trop longues ? Une question qui a été relancée par Emmanuel Macron à propos des vacances d'été. On va aussi parler des embauches d'enseignants, de l'affaire des Baraam et des suites à en attendre mais également de retraite puisque le dossier est loin d'être clos et vous le connaissez par cœur.

Et puis dans cette émission, vous allez échanger avec quelqu'un que vous connaissez qui a été votre collègue au gouvernement, Isabelle Rome qui sort un livre sur les féminicides. Elle parle d'une affaire à laquelle elle a été confrontée lorsqu'elle était magistrate et vous pourrez échanger avec elle. Mais on va commencer d'abord par les échos des meetings d'hier qui raisonnent encore un peu aujourd'hui.

Côté RN, Marine Le Pen a dénoncé une décision politique et une chasse aux sorcières à propos de sa condamnation à 5 ans d'inéligibilité dans l'affaire des assistants parlementaires européens devant ses partisans réunis tout près de l'Assemblée nationale hier. Et au même moment, chez Renaissance, Gabriel Atal sur la scène de la cité du cinéma à Saint-Denis a renvoyé la leader du Rassemblement national à ses propos sur la justice qui doit être ferme et au passage, il a recyclé sa fameuse formule qu'il avait sortie pour parler des jeunes délinquants. Comment être crédible face à un mineur délinquant si les politiques n'ont pas à respecter les règles ?

On se bat chez Renaissance pour en revenir à des choses simples. Tu l'as dit ambroise, tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies. On dit aussi tu souffres, on s'occupe de toi.

Mais ça ne peut pas tenir si l'exemplarité n'est pas partout. Alors je le dis, tu voles, tu payes, surtout quand on est un responsable politique. Isabelle Bon, c'est clair, net et direct.

On a l'impression que là, c'est le maître d'école qui fait la leçon à son élève, Gabriel Atal à Marine Le Pen. Non, c'est un ton de quoi ? professeur de écoutez, je sais pas ce quel est enfin le ton c'est une chose, le fond c'est autre chose et le fond c'est quand même qu'il est effectivement paradoxal d'avoir un parti politique qui ne cesse de réclamer plus de sévérité de la part de la justice qui a plaidé pour une une inilégibilité à vie pour les élus qui sont condamnés dans le cadre de leur fonction et qui depuis une semaine contestent les décisions justice s'en prend au magistrat et remet en cause finalement les principes de notre état de droit.

Donc c'est quelque chose de grave. Le principe même d'appeler à une manifestation et à une pétition contre des décisions de justice. On voit que les masques tombent après des années de normalisation.

Le Rassemblement national renoue avec ses vieux démons et démontre qu'il conteste les fondements de notre démocratie. Hier, au vu de ce qui s'est passé du côté du RN, du côté de Renaissance, vous y étiez à Saint-Nis. Est-ce que vous avez eu le sentiment que c'était le coup d'envoi de l'élection présidentielle ?

Je sais pas si c'est le coup d'envoi de l'élection présidential là. C'est pour ça que je vous pose la question. Vous comment vous l'avez ressenti ?

Alors moi j'ai j'étais à Saint-Denis comme vous l'avez dit. C'était ça sent la présidentielle c'est c'était d'abord un moment qui était très attendu par nos militants. Vous savez qu'il y avait pas eu de rassemblement militant depuis je crois l'automne 2023.

Donc c'était un moment qui était attendu par nos militants qui étaient heureux de se retrouver. Et puis évidemment le fait qu'on ait cette contestation de l'état de droit par le Rassemblement national, ben c'était aussi l'occasion de montrer que notre parti politique défend l'état de droit, défend la séparation des pouvoirs, défend le respect des juges. Donc ça a effectivement boosté nos militants pour être très très présents et très mobilisé hier.

À au même moment, dans un tweet, Emmanuel Macron rappelé qu'il y a 9 ans, jour pour jour, il lançait son mouvement à Amien. C'était les débuts d'Enmarche que vous avez rejoint vous aussi dès le début. 9 ans après, est-ce que Gabriel Atal c'est la relève ?

Je crois que le sujet c'est noné c'est pointé dans le le tweet d'Emmanuel Macron, c'est qu'on a un travail à faire sur les idées. Et moi, si je me suis engagé derrière Emmanuel Macron, c'est précisément parce que son projet c'était de sortir des vieilles recettes du clivage gauche- droite où on attendait l'alternance et on travaillait assez peu sur le fond et que Emmanuel Macron apportait des idées fortes avec le souci d'apporter des vraies réponses aux préoccupations de nos concitoyens. Quand vous dites il faut relancer le travail sur les idées, ça veut dire que le logiciel est en panne.

Ça veut dire que le monde a beaucoup changé depuis 2017 et que la Macronine s'est pas renouvelée. Ça veut dire que le monde a beaucoup changé depuis 2017 et que je pense que c'est important. Il y a des choses qu'on a porté notamment sur l'activité économique, la création d'emplois, la baisse du chômage.

Là, il y a des résultats. Mais on est dans un monde où il y a des crises en permanence. On a eu le Covid, on a la guerre aux portes de l'Europe, on a maintenant les droits de douane imposés par Donald Trump.

Bah, il faut absolument pouvoir faire des propositions fortes au for et pour l'instant il y en a pas. Naturellement que quand on a des événements qui se passent tous les jours, le gouvernement est d'abord au travail pour y répondre. Et vous savez que le premier ministre notamment veut le 15 avril faire un point sur l'état de nos finances publiques et qu'évidemment on travaille pour se redonner démarche de manœuvre pour faire face à toutes ces crises.

Mais il y a aussi un travail de fond et moi hier je réunissais le conseil national qui est le parlement du parti pour lancer le travail des commissions pour qu'on soit en ordre de marche qu'on ait des propositions fortes à faire au français. Alors justement, parce que 2 ans nous sépare de la prochaine présidentielle, pour vous est-ce que ce sont deux années où il peut y avoir encore des réformes ou bien est-ce que ça va être difficile et il faut après tout attendre la prochaine présidentielle ? Je pense qu'il est pas question d'attendre la prochaine présidentielle alors qu'on a toutes les crises que je mentionnais et qu'évidemment les autres pays avancent.

Donc pendant ce temps, il faut que nous aussi on avance sur des sujets de fond sur la façon dont on va en premier lieu protéger les filières économique qui sont affecté ou menacé par les droits de douane qui viennent s'imposer à ell dans lesquelles il faut continuer à avancer pour que notre école prépare mieux les compétences de demain et ne laisse personne sur le bord de la route. Donc tous ces chantiers ils sont en cours. Et bien on va commencer par l'éducation nationale parce que c'est votre portefeuille du moment. l'éducation nationale qui embauche.

Pour susciter des vocations, vous allez revoir la formation des enseignants. Sonia, oui, avec cette réforme, vous espérez combien d'enseignants supplémentaires et dans combien de temps ? Alors, j'espère surtout pour voir tous les postes parce que vous savez que en 2024, on a mis 16000 postes au concours et 3000 postes n'étaient pas pourvus.

Donc l'objectif évidemment le nombre de recrutements dépend des départs en retraite, du nombre de postes globaux et l'objectif c'est d'avoir beaucoup de candidats, c'est de redonner envie d'enseigner et donc de proposer à des jeunes qui sortent du bac des parcours lisibles sur le chemin qui veut qui peut vous mener au professeur à des écoles ou à un poste de professeur du second a des matières à privilégier comme les mathématiques par exemple. Alors, il y a pas de doute qu'il faut privilégier les mathématiques, mais là on parle à la fois des enseignants du premier degré, donc les professeurs des écoles et des enseignants du second degré, donc des professeurs de français, des professeurs d'anglais, de tous les où sont les plus gros besoins actuellement ? C'est à peu près équilibré entre le 1er et le second degré pour les professeurs des écoles.

On va créer dès la rentrée 2026 une licence pluridisciplinaire, donc un bac + 3. Alors, on va créer d'abord cette licence qui va proposer des des enseignements disciplinaires en math, en français, en SVT, en histoire géo pour queon prépare bien euh nos étudiants à devenir professeur avec un recrutement à la fin de la licence et puis ensuite de années de master professionnalisant et donc les professeurs des écoles demain seront titularisés, tous les professeurs seront titularisés au niveau du master 2. Pour être précis, lesabatsus, ça va avoir lieu dès la rentrée prochaine à partir de non la licence pluridisciplinaire se mettra en place à partir de la rentrée 26.

Ce qu'on attend des universités, c'est dès la prochaine rentrée de proposer les préparations au concours de la prochaine session de recrutement. Il le reste peu de temps pour s'organiser. Tout ça sera prêt.

Alors, je peux vous assurer que j'échange avec les présidents d'université, tout prê à le faire qui sont qui sont très motivé. Et moi ce que je constate avec satisfaction, vous savez, j'ai été euh je me suis rendue à Reince dans une université qui prépare qui préfigure déjà ce que être demain ces licences pluridisciplinaires. Et ce que je constate avec satisfaction, c'est que les candidats dans Parcours supation d'année en année.

Donc oui, pour les syndicats quand même en restant sur la question des formations des enseignants, pour les syndicats, le principal problème, ça reste le salaire. Les enseignants français sont parmi les moins bien payés en Europe, ça reste quand même une anomalie. Alors, il y a deux sujets.

Moi, je souhaite qu'on mette devant les élèves des professeurs bien préparés et quatre professeurs sur cinq aujourd'hui nous disent qu'ils n'ont pas été suffisamment préparés, notamment à une gestion de classe, à la prise en compte d'élèves à besoins particuliers, des élèves en situation de handicap qu'on accueille plus nombreux que ça n'était le cas en 2017 et c'est une bonne chose et il faut continuer cette école inclusive. Donc d'abord des professeurs bien préparés et bien payés aussi. Et naturellement, on a à prendre en compte aussi la dimension rémunération dans l'attractivité.

Vous savez qu'on a revaloriser les débuts de carrière, on a revalorisé les fins de carrière. Il y a aujourd'hui un espèce de plateau assez désespérant pour les enseignants et donc ça fait partie des sujets qu'on va aborder avec les organisation syndical. Comment on permet aux professeurs qui ont aujourd'hui le temps le plus long avant d'avoir des avancements par rapport à leurs autres collègues d'autres ministères, ben comment on leur permet d'avoir des vrais parcours professionnels ?

C'est un chantier qui va demander du temps. Non, c'est un chantier que qui est à l'agenda social et on va leur faire des propositions pour dessiner des propos prochain des propositions déjà. Alors, ça se met pas en place un jour.

Voyez, si on dit qu'on revoit le déroulement de carrière, ça se met en œuvre progressivement. Mais donc, c'est des choses que je souhaite qu'on puisse décider effectivement rapidement avec les organisations quand vous dites rapidement, c'estàdire dans sur les choses c'est à l'agenda social avec l'objectif d'aboutir d'ici l'été. D'accord.

Juste pour revenir euh pour être très clair, avec ces nouvelles licences pour euh former les futurs enseignants, combien de places seront disponibles ? Je peux pas vous le dire parce que vous voyez, c'est des calculs en fonction des départs. Si grosso modo, enfin vous voyez en 2024, on a recruté 16000 euh professeurs.

La moitié à peu près dans le premier degré, la moitié dans le second degré. Donc il pourrait y avoir 16000 places. 16000 places.

Oui. Bah c'est l'ordre de grandeur en fonction des départs en retraite. Clément.

Ouais. Il est prévu que l'épreuve de Matth fasse son retour au au bac pour tous les élèves dès l'année prochaine, sauf que ce sera désormais en classe de première. Est-ce que vous pouvez nous dire ce soir quelle forme prendra cette épreuve et quand est-ce qu'elle sera organisée précisément dans le dans le calendrier scolaire ?

Donc elle se mettra en place pour le bac 2026. Donc comme vous l'avez dit, c'est comme l'épreuve anticipée de français. On a une épreuve anticipée de math.

Je pense que c'est important pour marquer le rôle des mathématiques. Moi, je souhaite qu'on forme enfin notre pays a besoin qu'on forme plus de scientifiques, plus de chercheurs, plus d'ingénieurs, plus de techniciens et donc ça marque l'importance qu'on accorde aux mathématiques. Et par ailleurs, vous savez qu'avec les modalités d'orientation au travers de parcours sub, bah aujourd'hui, il y a plus de notes objectivé national pour tout le monde au moment où on fait ses choix sur parcours sub.

Donc je pense que c'est important qu'on ait un repère sur les compétences des élèves en mathématiques au travers d'un examen national. H mais à quoi va ressembler cette épreuve ? On évoque la possibilité d'un QCM, un questionnaire à choix multiple qui serait commun à tous les lycéens et puis une deuxième partie d'épreuves qui se différencierait entre les élèves scientifiques et les non scientifiques.

Vous pouvez confirmer cela ? Alors, je vous confirme que évidemment l'épreuve, elle est adaptée pour ceux qui sont dans le tron commun, qui ont les maths dans le tron commun, ceux qui ont choisi une spécialité math et ceux qui poursuivent sur des options MAT expert. Donc il y aura une partie adaptée, j'allais dire en fait naturellement il y a le socle de base qu'on souhaite que tous les lycéens enfin ça je vais pas rentrer dans ce sujet aujourd'hui mais en tout cas il y a évidemment un tron commun enfin je enfin voilà je je suis pas en train de décrire les preuves de mathématiques pour le bac 2026 mais donc il y a une base commune c'est les compétences dont les lycéens enfin que les lycéens doivent maîtriser et puis ensuite on tient compte de ceux qui ont des options, des spécialités mathématiques organisé en juin C'est ça en même temps que les de français coefficient 2, c'est ce qui circule.

Enfin sur c'est des détails très précis mais qui sont importants. Vous avez des parents d'élèves en face de vous, c'est pour ça que ça les intéresse. Non mais je vous assure que c'est vrai.

Je vous assure que c'est vrai. C'est pour ça que ça les intéresse. Bah écoutez enfin je je suis ravi que vous soyez très bien informé.

Pour ce qui me concerne, j'ai pas encore pris les décisions. Donc du coup du coup je vous les annonc une fois que je press n'est donc pas officiel. Absolument pas.

Et sur le parcours sub, vous vouliez dire un mot ? Euh oui euh la semaine dernière François Baou s'est dit très interrogatif sur parcours sup estimant que l'orientation précoce profite en général aux élèves qui sont issus issus des milieux les plus favorisés. Est-ce que vous partagez ces interrogations du premier ministre ?

Le sujet c'est enfin parcours sub finalement c'est l'outil. C'est l'outil qui permet euh de rapprocher de nombreuses offres de formation de des demandes des attentes de tous les jeunes qui souhaitent s'inscrire dans l'université. Soit la première fois, soit en réorientation.

Et vous savez que cette année, on a près d'un million de jeunes qui sont inscrits sur Parcours Supont 200000 en réorientation. Je pense que le notre problème aujourd'hui et c'est ça fait l'objet d'une concertation, c'est la question globale de l'orientation de l'orientation qu'on ne doit pas définir au moment où on remplit ses choix par cour, mais pour lesquels je pense que c'est très important et ça a été un des thèmes de la réunion de l'échange que j'ai eu avec les recteurs la semaine dernière. Il faut se préparer très jeune, enfin dès le départ, presque depuis la maternelle, à réfléchir à la façon dont on se projette dans une formation et dans un métier demain.

Et naturellement, il faut aussi permettre réfléchir à la façon dont on facilite les réorientations. Je vous le disais, il y a deux offes chance à ceux qui auraient fait un choix qui correspond. Je pense qu'il faut offrir des chances tout au long de la dans la formation initiale et dans la formation continue.

Parcours sup est trop strict et trop fermé aujourd'hui. Non non, je dis que parcours supon essaie d'améliorer d'année en année. Évidemment le reproche qui est fait aujourd'hui c'est de dire il y a ceux qui ont bien compris l'algorithme de parcours sup et qui optimisent par leur choix d'option et ceux qui n'ont pas toutes ces informations.

Donc c'est naturellement quelque chose qu'il faut qu'on prenne en compte mais fondamentalement ce sur quoi il faut qu'on travaille c'est qu'on soit capable d'accompagner chaque jeune pour qu'il puisse définir un projet un projet de vie un projet de formation et qu'ensuite on le voilà on lui donne le bon chemin pour le réaliser juste en de en un mot parcours sup n'est pas menacé de toute façon on a besoin d'un outil et parcours sup est un outil qu'on essaie d'enrichir n'est pas menacé il va pas disparaître il va pas être supprimé ben on ne va pas renoncer à un outil qui nous permet de recueillir les souhaits des jeunes et de les rapprocher des formations auxquelles ils peuvent accéder. Donc c'est évidemment, je vous dis c'est 1 million de jeunes parcours sup sur parcours supé de vœux exprimés par ces jeunes. Donc vous voyez qu'il faut absolument il faut qu'il ait moins de vœux quoi.

Il faut qu'il y ait moins de vœux. C'est ça que vous voulez dire ? Je je non je dis pas ça.

Je je dis que c'est il faut naturellement s'assurer qu'on n pas les biais que j'ai évoqué, c'est-à-dire ceux qui ont les codes, ceux qui ne les ont pas et que par ailleurs on accompagne davantage les jeunes pour qu'ils fassent des choix éclairés et qu'ils prennent les bons chemins en fonction de ce qu'il chose de plus juste. Il faut remettre de l'humain dans l'histoire. En fait, il y a de l'humain dans parcours hum puisque les dossiers sont examinés.

Je je mesure parfaitement le stress des familles. Je mesure parfaitement le stress des familles pour personnaliser un peu plus. Donc je pense qu'il faut accompagner en amont les jeunes pour qu'ils soient qu'ils puissent définir un vrai projet de formation et un vrai projet professionnel avec mais accompagné comment avec des avec les enseignants avec des heures heures de formation qui sont prévues dans les emplois du temps qui pour l'instant enfin nous avons annoncé des heures qui ne sont pas totalement intégrées dans les emplois du temps du temps pour dire les choses de façon euphémisée et donc il faut que ces heures d'orientation elles existent que les jeunes puisse découvrir des métiers et donc on a une concertation en cours avec les entreprises avec les régions pêche c'estàd que les ordres d'orientation sont pas toujours effective je vous le confirme.

Donc elles doivent le devenir. Si on regarde un peu plus en détail revenez vous ministre de l'éducation sur deux réformes de Jean-Michel Blanquer. Le recrutement à bac + 5 pour les futurs enseignants et la suppression des maths pour une partie des des élèves de de terminal.

Euh et le Premier ministre critique aussi parcours sub qui a été lancé par Jean-Michel Blanquer. Euh ça donne un peu le sentiment que pendant longtemps Jean-Michel Blanquer a été cité un peu en exemple comme ministre de l'éducation et que là d'un coup euh on revient sur tout ce qu'il a fait. Est-ce que ça pose pas ?

Vous savez, on garde les fondamentaux et notamment le fait qu'on a plus les filières fermées qu'on avait notamment à partir de enfin à partir du lycée. On garde des choses très importantes qui ont été portées par Jean-Michel Blanquaire. On garde l'essentiel de ce qui entemp sur la formation des enseignants.

On garde l'essentiel de ce qui a été porté par Jean-Michel Blanquer. Je pense qu'il faut que chacun soit conscient que ce monde de l'éducation et de la formation de nos jeunes, c'est un monde qui n'est pas complètement simple, qui ne répond pas enfin ça n'est pas des ce ne sont pas que des mathématiques et je pense que c'est normal et que c'est notre responsabilité d'évaluer ce qui marche et dans ce cas-là de le garder et de voir quand on a un dispositif qui peut être amélioré, ben naturellement, il faut le faire. Laurent.

Oui. Sur un autre sujet, le sujet des vacances scolaires d'été là qui est un sujet qui fait toujours beaucoup parler. Le président de la République a plusieurs fois dit que ces congés étaient sans doute trop longs, que du coup les élèves perdaient en savoir, c'était difficile de reprendre.

Vous avez repris, je crois, ces propos. Quel est le projet ? Est-ce qu'il y a vraiment un projet quelque part dans un tiroir pour raccourcir les congés d'été scolair ?

Il y a pas un projet dans les tiroirs parce que c'est pas quelque chose qu'on peut sortir de son chapeau. Ça concerne beaucoup d'acteurs, les élèves bien sûr, les professeurs, leurs parents, euh les professionnels du tourisme. Donc c'est quelque chose qui doit relever d'une grande concertation.

Le Premier ministre a évoqué des pistes de concertation globale avec le CE. Bah peut-être que ça peut faire partie de ces de ces concertations. En tout cas, c'est pas quelque chose qu'on va sortir d'un tiroir un beau matin.

Quelle est l'échéance ? Parce que c'est vrai que parfois on se demande pourquoi ce sujet revient régulièrement et un peu agité si vous me permettez par le président de la République. Donc à chaque fois ça fait énormément parler.

On se demande mais qu'est-ce qui va se passer ? Les les secteurs du tourisme se posent des questions, les parents, les enfin tout le monde se pose des questions et puis la réforme ne vient jamais. Donc est-ce que à un moment donné vous aurez un projet et pour vous quelle serait la la bonne durée des congés d'été scolair ?

Je vais pas vous répondre parce que ce sujet, il est aussi lié à la durée de la journée euh que l'on a quand on est à l'école, au collège ou au lycée. Ce sujet, il revient sans doute et moi, il se trouve que je vais beaucoup dans des établissements scolaires. Les élèves posent la question, ils disent "On a des journées trop longues." Alors ensuite, ça renvoie aussi à des débats sur les rythmes scolaires.

Vous souvenez qu'on a eu à une époque des grands débats sur les rythmes scolaires de 4 jours, tout ça. Voilà. Donc du coup, ce sont des sujets les élèves souhaiteraient avoir des journées plus courtes.

Si on a des journées plus courtes, bah soit il faut pas être en 4 jours, soit il faut avoir des vacances plus courtes. Donc ce sujet revient effectivement, mais je vous dis, on peut pas décider sans mettre autour de la table tous les acteurs concernés. Maë Oui, alors j'ai plusieurs réactions qui me parviennent notamment sur Parcours sub qui fait beaucoup réagir.

Quelqu'un par exemple pose la question "Admission Postback est devenue parcours sup, ça n'a rien changé. Chaque année, le nouveau ministre vient nous dire, on a compris, on va faire des évolutions. Pourquoi est-ce que rien ne change ?

On peut pas dire que rien ne change parce que chaque année, d'abord il y a un une grosse différence avec euh le le l'application précédente qui tirait au sort les élèves, les élèves et les futurs étudiants. Donc je pense que le tirage au sort, on peut dire que c'est voilà, je pense qu'on peut s'accorder sur le fait que ça n'était pas une meilleure solution. Et puis chaque année, parcours sup a été enrichi.

Par exemple, dans cette année, on a introduit le la possibilité pour un lycéen qui envisage de postuler pour une formation de d'avoir le le la probabilité ou les chances qu'il a d'être retenu en fonction de la filière qu'il suit et de ses notes. Donc on on enrichit parcours sup. qui a une plateforme aussi à venir qui a été développée pour présenter les métiers aux jeunes.

Mais je vous dis c'est pas c'est pas quelque chose de simple de répondre à des attentes d'un million de jeunes en voilà en mettant en face la formation que chacun souhaite avoir. J'aurais qu'on évoque l'affaire Betaram des abus sexuels et des actes de violence dans cet établissement privé des Pyrénées Atlantiques. 200 plaintes d'anciens élèves ont été déposés à ce jour.

D'autres cas sont mises au jour au fur et à mesure, notamment encore aujourd'hui, d'après Radio France à l'institution Saint-Dominique de Neï sur scène. Euh une commission d'enquête parlementaire a été lancée. Les victimes espèrent que leur voix sera entendue, mais vous allez entendre les deux députés qui sont chargés de cette commission d'enquête et c'est pas facile.

Comment est-il possible qu'une inspection euh constatant autant de dysfonctionnements puisse rendre des conclusions favorables sous réserve avec en même temps euh des dizaines de plaintes d'enfants qui sont victimes ? Le sujet de la lenteur et de la non décision, la dilution des responsabilités est extrêmement prignant dans ce dossier du village de Riomont. On a un préfet, un recteur qui font des alertes en 2017 qui s'adresse au cabinet du ministre de l'éducation nationale de l'époque et qui demande une décision. elle ne vient pas et elle met elle ne viendra jamais euh puisque c'est début 2019 que le directeur de l'établissement Riomont lui euh indiquera que l'établissement n'accueille plus d'enfants.

Pourquoi pendant près de 2 ans donc cette réponse n'est pas venue ? C'est une des questions importantes pour nous désormais. Alors Roman, c'est près de Liin, c'était une institution catholique.

Aujourd'hui, c'est un village d'enfant. Ça n'est plus un établissement qui reçoit des enfants, mais qui l'a qui l'a fait pendant des années, qui l'a fait pendant peu de temps de 2012 à 2019 et qui effectivement juste un petit mot sur la difficulté qu'ont eu ces deux parlementaires quand ils sont allés à Rayomont parce qu'ils ont eu des pressions des éclésiastiques sur place. Ça a été parfois tendu, ont-ils dit.

Est-ce que c'est normal que des représentants de la République soient reçus ainsi dans une institution catholique en l'occurrence ? Enfin, je n'ai pas en charge euh des conditions d'accueil par les ministre de vous avez pas envie de dire les parlementaires doivent être normalement les je dis que les parlementaires doit doivent être reçus partout à forceuré quand on est dans le cadre d'une commission d'enquête. Je pense que pour les interlocuteurs qui sont les miens, le président de la conférence des évêques, le secrétaire général à l'enseigne à l'enseignement catholique, je pense que chacun a conscience de la gravité de la situation et on travaille ensemble pour que de tels fait reproduis mais qu'il y ait des pressions sur le terrain parce que c'est ça qu'ils veulent dire hein les deux parlementaires.

Oui, mais j'entends j'entends bien. Je pense que il y a des pression sur le terrain. Je pense que la prise de conscience a été tardive et on voit tous les toutes les les faits qui sont mis à jour, tous les témoignages qui sont absolument dramatiques de de d'anciens élèves qui ont pu avoir leur vie brisée par les violences qu'ils ont pu subir dans ces établissements.

Voilà, tout c'est fait, c'est important que la parole se libère et ma responsabilité des rétic plus que des réticences ma responsabilité aujourd'hui c'est de d'agir pour que ça ne puisse pas pour que ça ne puisse pas se reproduire pas d'obstacle aux enquêtes et qu'il n'y ait pas d'obstacle aux enquêtes et qu'il n'y ait pas d'obstacle au contrôle aux inspections qu'on met en place et donc là j'espère qu'on on aura de la coopération dans tous les établissements le député Paul Vanier qu'on vient d'entendre pose une question très précise sur le fait qu' en 2017 il y a eu deux demandes de fermeture qui ont été adressé acc au cabinet du ministre de l'époque par le rectorat et le préfet et le cabinet ni le ministre n'ont répondu. Comment est-ce qu'on peut expliquer cela ? Vous n'étiez pas en responsabilité à l'époque mais comment est-ce qu'on peut l'expliquer ?

Je je suis pas en mesure de vous répondre. Je pense que les décisions de fermeture, elles se prennent alors dans des dans des selon des modalités qui sont différentes depuis la loi confortant les principes de la République depuis 2021. C'est euh le préfet qui doit prendre les décisions, donc elles se prennent localement.

Je suis pas en mesure de vous répondre sur ce qui se passait. Mais est-ce que ça signifie à vos yeux qu'il y a une responsabilité politique qui est engagée sur ce cas précis ? L'absence de réponse du ministre et de son cabinet.

Je je vais pas vous répondre. Je pense que enfin moi ce que je peux vous dire c'est qu'on a fait diligence ces dernières années que quand on a eu des établissements hors contrat et en l'occurrence on est en train de parler d'établissement hors contrat il y a eu des décisions qui ont été prises. Il y a encore eu des décisions récemment et ce que je peux vous dire c'est que aujourd'hui pour ce qui me concerne si on a des signalements évidemment on prend les décisions qui s'imposent.

Oui. Alors, la commission d'enquête parlementaire dont on parlait sur la prévention des violences dans le milieu scolaire, elle a pointé la multiplicité des numéro d'urgence pour les victimes. Notamment, on a par exemple le 119 pour les enfants en danger, le 3018 pour le cyberharcèlement, le 39 19 pour les violences faites aux femmes.

C'est déjà pas évident pour nous d'y voir clair comment en fait ça pourrait l'être pour un enfant victime. Alors, je vais vous dire, c'est très simple et pour avoir moi-même rationalisé les numéros sur le harcèlement, évidemment, il faut avoir euh des un un numéro unique, mais vous voyez, tout ne peut pas arriver non plus au même endroit. Le 119, il doit être affiché dans tous les établissements qui accueillent des mineurs et dans les contrôles que nous allons opérer euh dans les établissements y compris privés sous contrat, ben on s'assurera que ce numéro 119, il est affiché comme il doit l'être partout et qu'il est y compris sur les cahiers textes des élèves, que chaque jeune sache que le numéro de l'enfance sans danger, c'est le 119.

On va par ailleurs euh travailler pour que ce 119 quand les faits qui nous sont signalés qui sont signalés sur cette plateforme qu'on veut rendre aussi plus accessible concerne un établissement scolaire comme c'est le cas pour le 308 les équipes académiques, les rectorats soient immédiatement informés et qu'on puisse diligenter des contrôles. Sonia Ellisabeth Borne ont parlé de Riomont à l'instant. Tout ça part de de l'affaire Betaram dont le nom est associé à celui de François Bairou qui a eu différentes versions pour se défendre.

Est-ce que vous avez le sentiment que cette affaire l'a fragilisé ? Je pense que il y a les faits et puis il y a les intentions politiques de ceux qui essayent de le déstabiliser et les faits en eux-mêmes. Moi, je je pense que il faut qu'on ait en tête que quand il est ministre, il s'agit de violence qui a un contrôle.

Je crois que tout le monde a vu le rapport qui a été rendu qui conclut que il n'y a pas de violence particulière dans cet établissement BRAM. Voilà, donc les faits sont là et ensuite les manœuvres politiques, c'est autre chose. Donc dire qu'il ne savait pas, c'est correct.

Vous savez, depuis des années, je crois pas queon se soit beaucoup préoccupé du contrôle des établissements privés sous contrat. C'est ce que je fais en mettant en place des remontées systématiques de tous les faits de violence, en mettant en place un numéro pour faire des signalements qui est euh plus accessibles et mieux connu et en faisant des contrôles, 40 % des établissements contrôlés dans les 2 ans avec les renforts qui sont qui sont prévus à cet effet. Alors justement en restant sur Betaram, 200 plaintes vont ou sont ou ont été déposées donc pour cet établissement pour des faits de viol ou d'agression sexuelle sur mineur.

Est-ce que l'idée d'une fermeture de cet établissement est envisagée ? Vous savez qu'il y a eu un contrôle pendant presque une semaine par h inspecteurs. Moi, j'attends les résultats de ce contrôle que je n'ai pas encore.

En fonction des résultats, on prendra toutes les mesures qui s'imposent. C'est-à-dire que la fermeture d'établissement n'est pas exclue si c'est nécessaire. Enfin, je dire je veux pas vous dire avant d'avoir lu le rapport, mais par principe, attendez, par principe, il peut y avoir des faits qui font l'objet de de remarque de de mise en demeure, si je peux dire, de l'établissement, on peut suspendre, revenir sur le contrat quand il s'agit d'un établissement sous contrat.

C'est la première étape. Voir même s'il y a des faits qui sont d'une particulière gravité. On peut aussi fermer un établissement.

Ça c'est plutôt le ce qui nous arrive dans des établissements qui sont hors contrat. Mais voilà, la panoplie, elle est là, tout est sur la table. Justement à propos d'enseignement confessionnel, Laurent Far.

Oui, il y a un autre établissement privé qui va être dans l'actualité bientôt, c'est le lycée musulman AOS qui avait à Lille qui avait perdu son contrat avec l'État suite à une décision du préfet. Il y aura une décision de justice le 23 avril. Euh si euh le tribunal administratif décide que ce lycée retrouve son contrat, euh c'est ce qui se passera.

Il y aura pas de recours de la part de l'État. Écoutez, on verrait on verra quelle serait euh euh la motivation pour euh contester la décision de l'État et en fonction on pourra faire appel. Vous connaissez déjà les arguments, ils ont été donnés par le commissaire du gouvernement, par le rapporteur public.

Par le rapporteur public. Écoutez, on partage pas l'avis du rapporteur public. Donc on verra ce que le trib qui dit lui qu'il y a pas de problème hein.

Il se trouve il se trouve que l'inspection disait autre chose. Donc en fonction de la décision du tribunal, on pourra le cascher en faire appel. C'estàd si le tribunal dit il y a pas de problème dans cet établissement l'État fera appel.

Vraisemblablement. Laurent, vous n'estimez pas que l'État a eu la main lourde sur cet établissement parce que c'est souvent ce qui était reproché de dire finalement c'est un lycée musulman donc l'État a eu davantage la main lourde que sur des établissements catholiques type Stanislas Betaram où il y a plus de de de bienveillance. Enfin, je vais pas vous refaire le dossier qui a conduit à revenir sur le contrat, mais il y a un certain nombre d'ouvrages notamment qui développer des tests qui sont parf qui sont tout à fait en opposition avec ce qu'on attend d'un établissement sous contrat.

D'accord. Autre sujet. Non, mais alors avant de ça, d'autres sujet, au-delà de ça, est-ce qu'il y a en France de la place pour un établ pour un enseignement confessionnel musulman sous contrat ?

Mais il y a de la place, attendez, il y a de la place dès lors qu'on respecte les règles. Et quand on est un établissement euh sous contrat, on a des obligation en plus par rapport à un établissement qui ne l'est pas et notamment par exemple ben enfin de toute façon quand il s'agit euh de l'égalité entre les femmes et les hommes, les filles et les garçons, là c'est ce qui s'impose à tout le monde. peut pas revenir sur les valeurs de la République de façon générale, mais on a en plus les obligations de respecter le programme quand on est un établissement sous contrat.

On donc voilà, il y a des obligations supplémentaires dès lors que tout enfin toutes ceux et quand on secret, c'est au bout de 5 ans qu'on peut demander à avoir un contrat d'association avec l'éducation nationale. Mais quand on respecte les obligations, on peut bien sûr être sous contrat si on ne les respecte pas. Il y a pas de tabou avec l'enseignement confessionnel musulman.

Bien sûr que non. Bien sûr que non. Donc vous savez, on est dans un une République laïque qui reconnaît la liberté des cultes et qui traite toutes les religions de la même façon.

Laurent, oui, sur un autre sujet, pardon, vous disiez que vous vouliez renforcer les contrôles sur les établissements privés. Donc effectivement, on a vu en 20 ans la part des des enfants issus de familles très aisées augmentai très fortement dans les établissements privés. Il y a un rapport de la Cour des comptes qui avait dit que cette part est passé de 26 % à 40 % aujourd'hui en moyenne dans les établissements privés. euh un de vos prédécesseurs avait commencé à faire euh une sorte de d'accord avec les les enseignements privés.

Est-ce que euh vous allez renforcer aussi les contrôles pour euh instaurer davantage de mixité sociale dans les établissements privés ? Alors là, on n'est pas dans l'ordre du contrôle. Les recteurs sont mobilisés pour que les principes généraux qui avaient été actés entre Papengï en l'occurrence et le secrétariat général à l'enseignement catholique soit respecté.

Ce qu'on peut constater factuellement, c'est que ce qu'on appelle les indices de les IPS et les indices de positionnement social sont très au-dessus dans les établissements privés par rapport à ce qui peut y avoir dans les établissements publics. Et je pense que c'est important cette mixité pour tout le monde. Donc naturellement dans les dialogues qui peut peuvent exister entre les recteurs et ses établissements, c'est quelque chose qui qui est qui est porté par voilà les représentants de mon ministère.

Vous voyez les premiers changements, il y a des des déjà des des changements de ces indicateurs, les pourcentages de Je peux pas vous dire pour l'instant, je peux pas Moi, je je personnellement j'arrive enfin en tout cas il y a quelques mois et aujourd'hui je constate qu'il y a des gros écarts et donc comme il y avait eu cet engagement qui avait été pris, on va s'assurer qu'il est bien tenu. Alors de l'enseignement de l'école à la retraite, la retraite à 64 ans est-elle remise en cause ? François Baou a décidé de laisser la main aux partenaires sociaux jusqu'en juin et s'il y a accord de faire voter les députés sur un nouveau texte.

Sinon, ce serait votre réforme à 64 ans qui continuer continuerait pardon de s'appliquer. Laurent : Oui. Alors, première question, est-ce que vous êtes optimiste sur le fait que les syndicats et le patronat trouvent un accord à l'issue de ce conclave ?

Ah, moi je fais toujours confiance aux partenaires sociaux et je pense qu'on a toujours raison de leur laisser la main en priorité. Donc si il trouve un accord pour améliorer la réforme très bien. Il s'agit aussi et vous avez un rapport de la Cour des comptes, enfin une analyse de la Cour des comptes qui a été présentée en amont de ce conclave qui montre que malgré la réforme le système reste en déséquilibre notamment parce que la situation économique n'est pas celle qu'on avait imaginé à l'époque.

Donc si on a des propositions des partenaires sociaux et je pense que vous voyez quand moi j'ai porté cette réforme mon objectif était de s'assurer de prendre en compte le fait qu'on n pas tous égau face à la retraite et de permettre de partir plus tôt quand on a commencé à travailler tôt qu'on a des métiers pénibles. S'il y a des pistes d'amélioration, moi je suis naturellement très heureuse si les partenaires sociaux peuvent se mettre d'accord. Justement vous saluez la les discussions entre partenaires sociaux avec du recul.

Est-ce que vous vous dites "J'aurais dû le faire ce conclave ? Alors, vous savez qu'il y a eu des plusieurs mois de discussion. Je pense qu'on oublie un peu et quand la Cour des comptes nous dit cette réforme, elle rapporte pas tant que ça, elle rapporte que 13 milliards et demi.

Oui, parce qu'il y a 7 milliards d'euros de mesures favorables, de mesures pour prendre en compte la pénibilité des métiers. On a proposé un fond de prévention d'usure professionnelle d'un milliard d'euros pour prendre en considération ceux qui ont commencé à travailler tôt. C'est le célèbre dispositif grâce au député Aurélien Pradier des carrières longues.

Donc il y a toutes ces mesures d'amélioration aussi pour les femmes. Donc on a 7 milliards d'euros de mesures pour prendre en compte les situations particulières qui résultent des concertations qui avaient été menées à l'époque. Et ce conclave euh a été initié par François Bairou pour éviter une censure des socialistes.

C'est vraiment une assurance tour risque ? Enfin, je pense que dans la situation que connaît notre pays, dans la situation où on a des droits de douane qui menace l'Europe ou qui ont même été décidés par le président des États-Unis où on a la guerre aux portes de l'Europe et manifestement la Russie qui ne semble pas s'acheminer immédiatement vers un cesser le feu. Quand on voit tous ces désordres géopolitiques, je pense que chacun peut reconnaître qu'on a besoin de stabilité.

Donc ce serait irresponsable selon vous de censurer. C'est un message que vous adressez à Olivier Fort. sur quoi après ce conclave si ça n'arrive pas à l'assemblée on va espérer que ce conclave permettra de déboucher sur des propositions.

Je crois qu'il y a aussi un souhait des partenaires sociaux d'élargir le champ de leur réflexion et j'ai pas de doute que les partenaires sociaux ont toutes leur place pour réfléchir sur ces sujets notamment d'amélioration de la réforme des retraites et sur d'autres comment rénover assurer la pérennité de notre modèle de protection sociale en général. Oui, on entend de plus en plus de voix dans votre camp Édouard Philippe, Gabriel Atal pour soutenir une dose de capitalisation qui serait alors une capitalisation sans doute obligatoire, publique. Est-ce que ça vous pensez que c'est une piste de réforme qui peut voir le jour avant 2027, avant la prochaine échéance présidentielle ?

Donc de la capitalisation et notamment enfin je pense que chacun a en tête qu'il y en a notamment pour les fonctionnaires. Je crois qu'il faut avoir en tête que euh si on doit mettre en place un système par capitalisation, ça veut dire que chacun cotise pour payer sa retraite demain. Et dans le même temps, on a un système par répartition et celui-là, il doit être aussi être équilibré.

Donc ça veut dire que chacun paye pour pour les retraités actuels. Quand on Non, je je dis pas que c'est une fausse piste, je dis que quand on superpose les deux, il y en a qui payent deux fois. Donc si on doit aller dans ce sens, ça fait ça se fait forcément progressivement et ça ne dispense pas de remettre à l'équilibre notre système par répartition.

C'est même primordial, c'est même la première étape, je crois que c'est essentiel. Oui, ce weekend, Gabriel Atal a proposé d'organiser un référendum pour détaxer massivement le travail. Donc baisser les les cotisations sociales, les cotisations salariales.

Est-ce que vous y êtes favorable à la fois sur le fond des taxer le travail sur la forme un référendum ? Et si vous y êtes favorable, par quoi vous compensez le manque à gagner ? Alors sur le modèle de protection sociale, voyez, moi je crois que ça fait des années que j'ai eu l'occasion de dire qu'il était très daté.

En tout cas, il porte euh la marque de sa création donc en juste après la guerre quand on avait beaucoup d'actifs euh peu de retraités parce qu'en général on passait pas des années à la retraite à l'époque et on a construit un modèle social qui fait financer ce qui correspond à du salaire différé par exemple la retraite ou l'assurance chômage par des cotisations salariales mais aussi ce qui va moins de soin ce qui se fait rarement dans d'autres pays. pays, la politique familiale ou encore la politique de santé qui bénéficie naturellement en tout cas dont les coût concernent massivement des personnes âgées, des personnes qui ne sont pas des actifs. Donc forcément, il faut s'interroger sur la façon dont ce système a été bâti.

À une époque, on a créé la CSG à une époque à une époque à une époque on a créé la CSG qui a retirer qui a permis d'avoir une cotisation avec une assiette plus large. Je suis convaincu qu'il faut qu'on poursuive dans ce sens et que comme les autres sur l'idée d'un référendum, je ne sais pas très bien sous quelle forme ce que Gabriel a question ça peut être très large que Gabriel mais je peux vous dire que naturellement le gouvernement qui a à réfléchir à l'équilibre des finances publiques et parmi les déséquilibres on sait très bien qu'on a notamment notre protection sociale doit enfin prof sera amené à échanger avec les partenaires sociaux sur ces questions de financement de la protection sociale. Vous seriez favorable par exemple à demander un effort au retraités pour contribuer davantage au modèle social.

Je pense que la discussion on va la faire dans l'ordre. D'abord on va faire un état des lieux. On va présenter au français la situation de de notre modèle social et ensuite on en parlera aussi avec les partenaires sociaux et on verra la suite qui sera donné.

Revenons au débat politique. J'ouvrai tout à l'heure l'émission avec les meetings d'hier, notamment celui de Renaissance 2017 2027 pardon est déjà dans toutes les têtes. Vous avez fait une proposition surprise il y a quelques jours dans le Figaro en proposant de rapprocher Renaissance et le modème pour créer une grande famille centriste.

En tout cas, vous avez dit que vous étiez pas contre cette idée. Ça n'a pas été repris hier par Gabriel Atal. On verra s'il partage la même idée.

Clément sur c sur ce sujet. Bah une question chacun sur la politique, ça va être très clair. Quand quand on vous lit dans le Figaro, ça peut donner l'impression que vouloir fusionner les deux parties, le modè et renaissance, ça veut dire qu'il y a pas de différence idéologique entre les deux.

Alors, c'est une bonne question. Je pense que la première étape et je vous dis le travail que moi j'ai pu lancer avec le conseil national doit y contribuer, c'est de préciser notre vision, notre ligne idéologique. La deuxième étape est ensuite de se demander s'il y a des différences entre les deux partis modè et renaissance.

Moi, je vais vous dire, je me suis engagé en politique parce que je crois fondamentalement au rôle que peut jouer ce bloc central et je ce n'était pas une surprise. J'ai eu l'occasion de le dire avant, j'ai même eu l'occasion de l'écrire dans un excellent ouvrage. Je je pense que c'est important ce bloc central, je pense a un rôle majeur à jouer dans notre vie politique.

Tout ce qui peut le renforcer et ça passe naturellement aussi par son unité. Euh ben moi j'y suis attaché. Et Gabriel Attal, il est d'accord avec vous, vous lui en avez parlé.

Euh on n'a pas eu l'occasion d'échanger récemment mais je crois que ma position il la tête du parti quand même. Il est directement concerné. Oui.

Ben d'accord. On a aussi le droit d'exprimer des positions. Mais il serait d'accord.

Vous pensez qu'il serait d'accord ? Qu'il est partant pour ça ? Euh franchement c'est pas une idée nouvelle.

Je pense que le président de la République en avait parlé déjà il y a quelques années. Donc enfin je je pense que si on est d'accord sur le fond, ça a un sens d'unir nos forces. Il a pasiss je c'est une question qui méritera d'être débattue par-ce que vous envoyez vous des différences entre je vous dis c'est une question qui méritera d'être débattu par nos militants.

On parlait de Gabriel Atal sur ce plateau. Vous disiez il faudra qu'il choisisse sachant que Gabriel Atal est donc chef de parti chef de groupe à l'Assemblée nationale. Il n'a pas choisi.

Est-ce que ça devient urgent pour vous ? Enfin c'est pas mon urgence. Moi, je considère et j'ai pas changé d'avis que ce sont deux deux fonctions à temps plein mais ensuite chacun fait les choix qui lui appartient.

Ah, je peux poursuivre ? Oui. Oui.

Allez-y. Euh, hier au meeting justement de Renaissance, Gérald Drmananin s'est exprimé. Il a déclaré "La place de Laurent Voquier, de Bruno Rotaillot et parmi nous.

Est-ce que vous pensez qu'il faut élargir, péréniser ce socle commun ?" Alors, ça vous fait rire ? Alors, ça c'est un rire franc.

Mais qu'est-ce qui qu'est-ce que ça veut dire ? Alors, c'est un rire france, on peut pas dire le contraire. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Je crois pas que enfin moi je vous ai exprimé le fait que je suis très attaché au bloc central. Je pense que ni Laurent Voquier ni Bruno Retaillot ne revendique d'appartenir au bloc central. C'est pas eux qui revendique, c'est Gérardman qui leur fait des appels du pied.

Oui. Oui. Non mais très bien.

Moi je bah voilà. Parmi nous qui nous Et donc que répondez-vous à ceux qui parlent d'une grande primaire pour 2027 allant de Renaissance jusqu'au LR. Vous êtes plutôt contre.

Laurent, moi je je dis très clairement que je souhaite que soit porté la voix du bloc central en 2027 et au-delà. Donc ça va de Renaissance à Modem Horizon l'UDI. Donc c'est cette famille, c'est cette famille attaché mais je pense que ils ne le souhaitent pas.

Enfin, soyons clair. Pas peut-être pas eux mais il y a des gens chez vous qui souhaiteraient les ramener chez eux. Chez vous, je veux dire.

Oui oui enfin moi je moi je moi je suis attaché au bloc central et dans le périmètre de Horizon l'UDI Renaissance le modèle. Oui dans ce bloc centriste justement on voit déjà beaucoup de candidats sur la ligne de départ on voit beaucoup de prétendants mais pas tellement de candidates. Est-ce que vous le regrettez ?

Est-ce que pensez qu'il faudrait aussi des femmes ? Je crois qu'il est trop tôt voyez pour se mettre sur la ligne de départ. Je pense qu'il faut d'abord réfléchir à un projet qui redonne de l'espoir aux Français, qui leur redonne la conviction que ça ira mieux demain qu'aujourd'hui et que ça ira mieux pour leurs enfants que pour eux.

Et je pense qu'aujourd'hui, ils sont plutôt convaincus du contraire. N'empêche qu'il y a pas de femme. Non, non, mais sérieusement, je vous dis ça, il n'y a pas de femme qui soit sur peut-être parce que les femmes travaillent d'abord sur les idées, vous voyez.

Alors, il y en a qu'une, c'est Marine Le Pen. C'est vrai. Forme de d'héritage familial.

Oui. Oui. Mais c'est la seule.

Donc ça pose problème quand même non ? Il y a Ah qu'il y ait un problème sur euh la parité, l'égalité femme-homme, qu'il y ait du sexisme en politique. Je vous le confirme.

Oui. Vous le ressentez encore ça ? Oui oui, j'ai j'ai je peux vraiment vous confirmer que c'est sans doute par rapport à d'autres univers que j'ai pu connaître comme le monde de l'entreprise, un univers où il y a beaucoup moins de règles et de pratiques qui se sont développées pour assurer une certaine égalité entre les femmes et les hommes.

Vous parliez du contexte international justement Laurent Far, il y a une question à vous poser là-dessus par rapport notamment aux chercheurs américains. Ah oui, absolument. Euh parce que c'est vrai qu'en 2017, on avait vu Emmanuel Macron organiser un peu une sorte de de produit d'appel pour tous ces chercheurs américains.

Là, on a vu des initiatives un peu éparpillées entre l'Université de Marseille, l'université de de Paris, Sciences et lettres. Et donc voilà, est-ce qu'il y a quelque chose qui se prépare à l'Élysée ? Est-ce que vous préparez quelque chose pour accueillir de manière plus organisée les chercheurs venus des États-Unis ?

Je vous le confirme, hein. Je pense que chacun doit avoir conscience de ce qui se passe sur la recherche aux États-Unis. C'est une remise en cause comme je pense on en a jamais connu de la liberté académique, de l'indépendance, de la recherche.

Il y a finalement des mots clés qui font que votre publication est proscrite. Il y a des bases de données qui ont été constituées pendant des décennies qui ne sont plus accessibles, voire dont les contenus sont dégradés. Donc ce qui se passe est extrêmement grave.

Il y a beaucoup de chercheurs qui ne se sentent plus en situation. Alors est-ce qu'il y a beaucoup de demandes ? Est-ce qu'il y a beaucoup de demandes de chercheurs amélies beaucoup c'est dire combien ? 100, 200, 300 enfin alors moi j'ai enfin s'adresse et on les invite à le faire d'abord à nos organismes de recherche et à nos université.

Je crois que l'université d'Ex-Marseille dont vous parlez a dû recevoir près d'une centaine de candidatures. Et donc du coup la enfin je peux vous assurer que quand on est chercheur aux États-Unis aujourd'hui, on voit qu'il y a des budgets qui sont coupés, qu'il y a par ailleurs des chercheurs qui sont licenciés et dans les agences de recherche dans les agences aussi des personnes qui sont licenciées. Et puis il y a cette remise en cause de la liberté académique qui est fondamentale.

Donc on se prépare en effet à pouvoir proposer d'accueillir ou de permettre de revenir quand il s'agit de chercheurs français ou européens. Donc pour tous ces chercheurs, ces laboratoires, voir ces données qui sont aujourd'hui menacées mais tous sans limite. Alors c'est des c'est un sujet qu'on porte au niveau européen et je voilà le le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche Philippe Baptiste a eu l'occasion d'en discuter avec ses homologues.

Je j'espère que l'Europe présentera prochainement un programme sur le sujet rapide. Quand vous dites on se prépare, c'està dire que vous allez débloquer des moyens financiers pour aider les universités françaises parce qu'elles disent on n' pas les moyens d' Oui, bien sûr, bien sûr. Donc certaines ont un peu plus de moyens et on annoncera des moyens financiers pour soutenir les universités.

Je pense que c'est dans les prochaines semaines que le président de la République donc il y a vraiment un plan qui est en en place clairement pour accueillir des chercheurs américains. Je vous confirme. On va recevoir maintenant l'invité qui va débattre face à vous, ancienne ministre pour l'égalité entre les femmes et les hommes et qui publie un livre témoignage et récit sur une affaire de féminicide à laquelle elle a été confrontée.

Son portrait est signé Marion Becker. Face à vous Élisabeth Borne, une ex-ministre de votre gouvernement en 2022. Ce soir, notre invité nous propose une réflexion sur la mécanique des féminicides.

Cet ex magistrate, ministre délégué chargé de légalité entre les femmes et les hommes en 2022, vient de publier Jouer ou tuer un livre dans lequel elle disse le contrôle coercitif, le schéma d'emprise à l'origine de la majorité des féminicides et qui raisonne avec l'actualité. Après la condamnation la semaine dernière à perpétuité du mari de Shines Daoud brûlé viv à Mignac en 2021. Une affaire retentissante.

Notre invité analyse la mécanique à l'œuvre dans l'affaire d'Éliane sur laquelle elle a travaillé en tant que magistrate. Le contrôle coercitif est écrit un mal insidieux, une violence invisible mais destructrice. Parmi ces caractéristiques figure la jalousie excessive basée sur le sentiment de possession de l'autre.

Comme ministre délégué puis comme magistrate, elle a appelé pour une formation spécialisée au sein des tribunaux sur le sujet des violences intrafamiliales et la création de pôles spécialisés. Elle milite également pour l'inscription du consentement dans la définition du viol car céder n'est pas consentir. Elle veut faire évoluer le regard sur la victime.

Ce soir, face à vous, Isabelle Rome. Et Isabelle Rome fait son entrée sur ce plateau. Je vous laisse saluer la ministre ministre à ministre.

Bonsoir Isabelle Rome. Je vous laisse vous installer. C'est les retrouvailles.

Vous étz au gouvernement ensemble il y a il y a pas si longtemps que ça très longtemps et je vous laisse échanger avec Élisabeth Borne autour des féminicides notamment. Bien. Bonsoir madame la première ministre.

Bonsoir. Bonsoir madame la ministre. Voilà.

Je suis très heureuse de pouvoir échanger avec vous sur ce sujet de l'égalité entre les femmes et les hommes, sur ce sujet de la lutte contre les violences faites aux femmes que nous avons un temps porté porté ensemble. Alors dans ce livre donc Jouer ou tuer en fait j'ai souhaité décrypter la fabrique d'un féminicide et à travers des faits réels que j'ai eu à juger et montrer comment à travers le contrôle la domination qu'un conjoint peut exercer sur l'autre et bien une marche presque inexorable vers le crime peut s'enclencher et à cet égard Donc je me je me réjouis que euh la proposition de loi qui avait été déposée initialement par Aurore Berger lorsqu'elle était encore députée a est été adoptée en première lecture à l'Assemblée puis au Sénat visant donc à introduire cette notion de contrôle coercitif dans la loi. Nous avons aussi depuis 2017, nous savons que l'égalité femme homme, c'est la grande cause des deux quinquen du président de la République.

Depuis 2019, grenelle des violences conjugales, nous avons pris de nombreuses mesures pour lutter contre les contre les violences faites aux femmes en matière de protection, les les téléphones grave d'angi, les bracelets antirap qu'il reste encore beaucoup de choses à faire. Voilà, les nous avons aussi pris sérieusement au sérieux la prise en charge des auteurs et pour autant pour autant le le chiffre des féminicides ne diminue pas de manière significative. Donc toujours à peu près une centaine et les discours sexistes perdurent et sont de visibles dans les v dire àab c'est qu'il y a encore du boulot ce que voilà c'est ça.

Est-ce que selon vous il existe dans notre société une violence inqu enquistée structurelle à l'égard des femmes et des filles et si oui comment l'endiguer ? Alors, moi je pense que il y a des siècles de violence sur les femmes et dans une vie antérieure, moi j'ai été nommée préfaite en 2013 et j'avais été frappé de l'importance des violences intrafamiliales à un moment où on en parlait quasiment pas. Souvent sur fond d'alcool aussi, c'est un problème qu'on peut rencontrer.

Donc cette violence, elle existe et elle est un peu indépendante des milieux sociaux. elle peut exister aussi dans tous les milieux sociaux. Ce qui peut être préoccupant, c'est ce que mentionnait Isabelle Rome, c'est le fait que finalement on voit que des les codes masculinistes euh ressurgissent beaucoup sur les réseaux sociaux.

Euh moi, j'ai été frappé là par le documentaire que je n'ai pas vu en entier mais qui assez frappant adolescence euh qui a été diffusé en Grande-Bretagne où vous voyez à quel point les réseaux sociaux remettent ces codes de domination des garçons sur les filles. Donc on doit évidemment agir au travers de toutes les mesures qu'Isabelle Rome rappel, mais je pense qu'on a aussi à agir en terme de prévention, d'éducation à l'égalité et notamment à l'école Isabelle Rome, j'imagine non, ça peut commencer à l'école. Oui, tout à fait.

Et cela me permet de de parler aussi de d'un sujet qui se rapproche et du sujet du consentement et du viol. Et euh on a vu l'année dernière l'impact euh des procès de Maan euh en France par leur ampleur. Euh mais euh on voit bien que le le sujet du consentement est au cœur des relations euh humaines et là aussi c'est une avancée que de voir euh voir introduite la notion de non consentement dans la définition du viol.

Donc c'est un une première étape puisque c'est ce qui a été euh euh adopté donc à l'Assemblée nationale sur la proposition de loi de Véronique Rioton et Marie-Charlotte Garin. Euh donc c'est une avancée euh en minut euh Oui, c'est ça. Mais donc euh justement pour ce consentement, il est important que nos enfants, enfin que les jeunes soient sensibilisés.

Je sais que vous yez euh dans le cadre de l'application de la loi 2001, mais des parents disent que cela devrait être traité seulement euh dans les familles. Donc répondez-vous à ces familles qui ne souhaitent pas que ces sujets soient abordés à l'école mais seulement dans la sphère familiale ? Alors, je réponds que comme Isabelle le sait bien, il y a 160000 agressions sexuelles sur des mineurs chaque année, essentiellement dans la sphère familiale.

Justement, c'est ce que vous disez notre responsabilité, notre responsabilité, c'est d'apprendre aux jeunes que leur intimité, leur corps doit être respecté, de leur apprendre cette notion de consentement et de leur apprendre aussi à identifier des adultes de confiance. pour pouvoir se parler, libérer leurs paroles. Ceabell R, c'est que même des parents s'opposent à ce que cette éducation soit faite à l'école.

Oui. Alors, elle est obligatoire en fait. Elle est obligatoire 2001 mais il y avait pas de programme et donc désormais il y aura un programme qui a été approuvé à l'unanimité du Conseil supérieur de l'éducation avec des représentants des parents.

On informera en début d'année les parents du contenu de l'enseignement qui va être présenté à leurs enfants. Mais ces séances se tiendront puisque ça fait désormais partie du programme. Merci Isabelle Rome d'être venu échanger avec Elisabethbor.

Vous aviez une question très très très très rapide. Très rapidement. Il y a quelqu'un qui s'interroge.

Vous avez été volontariste dans vos politiques climatiques, notamment avec la mise en place d'un secrétaire général à la planification écologique. Ce qu'un kena sera-t-il écologique ou ne sera-t-il pas ? Oui ou non ?

Je pense qu'il ne peut pas être autre chose parce que malgré toutes les crises nouvelles, la crise écologique reste là. Merci Élisabeth B d'avoir été avec nous dans l'indice et politique sur LCP. C'est la fin de cette émission.

Merci à mes confrères et consœurs de m'avoir accompagné. Merci encore Isabelle Rome d'être venu sur ce plateau. Bonne soirée sur la chaîne parlementaire et à bientôt. [Applaudissements] [Musique] Yeah.