Influenceurs : une loi pour mettre fin aux abus
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et pour ce club des territoires on va parler de ce texte voté au Sénat qui vise à encadrer les pratiques des influenceurs et à lutter contre les dérives sur les réseaux sociaux on va tout vous expliquer ne vous inquiétez pas ce qu'est un influenceur ce que va changer ce texte ce que vous pouvez faire si vous êtes victime de ces pratiques et pour en parler nous sommes avec Amel caca bonjour merci beaucoup d'être avec nous c'est notre finition centrices du Pas-de-Calais vous êtes la rapporteur de ce texte qui a été voté au Sénat Karine Fernandez bonjour présidente de l'unique l'Union des métiers de l'influence et des créateurs de contenu c'est tout récent ça a été créé en janvier 2023 vous nous direz justement en quoi ça consiste et Clotilde de Biron bonjour merci d'être avec nous vous êtes avocate enseignante en droit numérique d'abord pour nos téléspectateurs qui ne savent peut-être pas tout simplement ce qu'est un influenceur quelle définition on peut donner à ce mot avec le caca alors je vais reprendre la définition telle qu'elle a été définie notamment et votée dans le cadre de l'assemblée sénatori le mardi mardi soir puisque vous l'avez très justement dit l'idée où l'objet de cette proposition de loi à la base c'était bien de définir en tout cas un cadre juridique autour de cette activité d'influenceurs commerciales et la définition c'est donc c'est une personne physique et morale qui est aujourd'hui à titre onéreux c'est à dire en contrepartie d'une rémunération en contrepartie et d'un bénéfice commercial en contrepartie du en contrepartie voilà de d'un avantage en nature va promouvoir un bien un service ou une cause quelle qu'elle soit par voie électronique donc voilà comment elle a été définie aujourd'hui dans le cadre de cette proposition de loi Karine est-ce qu'il y a une différence entre un influenceur et un créateur de contenu ou est-ce que c'est la même chose on préfère le terme créateur de contenu parce qu'on pense que le terme influenceur va suggérer que l'influence et une fin en soi et finalement un créateur de contenu c'est quelqu'un qui partage sa passion ses valeurs etc sur les réseaux sociaux va du coup agréger une communauté autour de lui et du coup va faire qu'il a une audience qui va le rendre connue infinie et donc faire qu'il a une influence sur cette audience donc on va préférer une audience c'est combien à partir de combien on dit qu'on est en influenceur connu mais finalement alors connu c'est toujours voilà c'est tout et ça a été un débat d'ailleurs par rapport par rapport à la définition on savait pas exactement s'il fallait mettre une jauge etc connu c'est c'est très compliqué à définir par contre on devient influenceur de son audience dès lors qu'on a des gens qui nous suivent en fait on peut même être un influenceur avec 500 abonnés du moment que les gens nous suivent et qui portent un intérêt à ce qu'on raconte même nous dans notre quotidien et en dehors des réseaux on influence notre entourage par notre opinion donc ce qui compte c'est ce qu'on appelle la visibilité l'échange avec sa communauté la crédibilité surtout en fait le ce qui fait qu'on nous suit parce qu'on est crédible ça nous rend du coup influence influençant finalement sur des gens qui peuvent être influencés mais c'est pas négatif dans ce terme-là c'est qu'il croit la personne et peuvent suivre son opinion Clotilde Biron est-ce qu'il y a un statut légal de l'influenceur une définition légale aujourd'hui non donc justement c'est ce que vient combler la proposition de loi je rajouterais juste euh par rapport à la définition en cette proposition de loi est focalisée sur l'activité d'influence commerciale parce que l'influence au sens large alors je m'appuie sur aucun texte juridique mais c'est un leader d'opinion un influenceur est un leader d'opinion donc il va inciter à avoir des pratiques dans les habitudes de vie ou des habitudes de consommation mais pas que il peut aussi guider des personnes ou en tout cas voilà porter une opinion et fédérer ou en tout cas faire adhérer à ses idées un groupe de personnes concombres il y a d'influenceurs aujourd'hui Carine Fernandez en France on en recense 150 000 grâce aux différentes plateformes technologiques et annuaires on en ressent on en recense 150 000 donc c'est c'est énorme tous aussi grand que petit ouais on va venir sur le texte amalgaquerre d'abord peut-être un mot vous qui avez évidemment beaucoup travaillé sur cette question est-ce qu'il y a un profil de l'influenceur qu'on peut définir alors ça c'est été toute la difficulté ou particularité justement du domaine de cette activité d'influenceurs commerciales et qui n'existe pas de profil type pour mener ces travaux d'ailleurs un des premiers objectifs c'était ça c'est de faire connaissance avec ce secteur de l'influence et on a tous types d'influenceurs aujourd'hui ça peut être la mamie qui parce que on parle souvent des jeunes mais pas que alors ce sont aussi le jeune à Dubaï exactement chez elle exactement voilà pourquoi j'ai commencé par cet exemple donc on a et c'est vraiment la pas la difficulté la difficulté mais la particularité de ce canal commercial numérique c'est de ne pas avoir de profil type tout en sachant quand même que la moyenne d'âge généralement d'un influenceur en tout cas c'est ce qu'on dit souvent d'une trentaine d'années plutôt des femmes mais encore une fois je le redis il n'y a pas de profil type ça peut être l'étudiant qui lui va le faire de temps en temps et puis on a par contre un chiffre intéressant à voir en tête aujourd'hui sur les 150 000 influenceurs seuls 15% en tout cas ce sont les chiffres que nous avons aujourd'hui le font à temps plein donc une petite donc c'est une minorité quand même et ça c'est intéressant de le suivre pour d'autres c'est un complément de revenu exactement de leur métier tout à fait exactement justement sur la rémunération d'un influenceur pour qu'on comprenne bien comment ça marche est-ce que c'est encadré par contrat en fait les les influenceurs qui contractent avec des annonceurs donc des marques qui souhaitent faire de la publicité en ligne via ce canal de diffusion et bien va conclure vont conclure un contrat et dans lequel va être décrit les prestations que qui vont être fournies par l'influenceur et la contrepartie financière ou non parce que parfois c'est des échanges c'est des échanges des des cadeaux ou en tout cas bon une contrepartie non financière donnée à l'influenceur est-ce qu'on a une idée car il faitent du revenu moyen d'un influenceur aujourd'hui dans le pays le revenu moyen c'est il est compliqué à définir puisqu'il dépendent beaucoup de facteurs et justement plus on monte en notoriété plus on va se retrouver sur des rémunérations d'image comme ça peut être le cas pour pour un acteur ou une personnalité publique mais il faut surtout retenir que dire combien de rémunération d'images on peut gagner combien avec un chantier ça peut être ça peut être quelques milliers d'euros par mois quelques dizaines de milliers voire plus ça dépend vraiment l'audience mais par contre 80% de ces 150 000 créateurs de contenu aujourd'hui gagnent moins de 5000 euros par an donc c'est vraiment dire que on est sur des choses plutôt ponctuelles qui permettent pas d'en vivre du coup et qui font que c'est plutôt quelque chose de secondaire dans la vie des créateurs de contenu plutôt que quelque chose de dominant vous avez réussi à avoir des chiffres un peu précis sur le revenu de ces influenceurs combien ça rapporte alors justement et nous avions nous avons les mêmes chiffres que ceux qui viennent d'être communiqués et c'est encore une fois je le redis la difficulté du du secteur qui est en fait un secteur assez jeune puisque il a démarré il y a une petite dizaine d'années et aujourd'hui en effet c'est encadrement va nous permettre justement d'y voir plus clair sur la façon dont s'exerce ce secteur d'activité et justement on va voir ce que contient ce texte Audrey vous avez suivi avec attention cette séance et vous allez nous dire ce que contient le texte pour encadrer l'influence sur les réseaux sociaux le statut des personnalités qu'il exerce et des agences qui leur donnent c'est la première fois qu'un Parlement se penche sur la régulation de ce secteur en Europe l'objectif c'est que l'influence en pleine expansion ne soit plus une zone de non-droit une zone floue alors pour vous faire rapidement la navette parlementaire le texte vient de l'assemblée il a été adopté à l'unanimité unanimité aussi mardi soir au Sénat avec des ajustements alors qu'elles sont-ils alors avec cette nouvelle mouture du Sénat les influenceurs devront afficher la mention unique publicité sur leur publication commerciale ils n'auront pas le droit à votre initiative madame la rapporteur de faire la promotion de l'abstention thérapeutique des sachets de nicotine dont la vente ben moi je l'ai appris se développe chez les adolescents en ligne ça vient s'ajouter à une autre interdiction qui était prévue elle par les députés la promotion de la chirurgie esthétique autre ajout contre la vie du gouvernement cette fois l'interdiction de toute promotion portant atteinte à la protection de la santé publique c'était porté par la sénatrice salaire Jacqueline ne s'arrinho et l'interdiction de se mettre en scène avec des animaux que l'on n'a pas le droit de domestiquer en France c'était porté par Arnaud Bazin les sanctions aussi ont été alourdies après passage au Sénat en cas de non-respects de ses règles les influenceurs s'exposent à deux ans d'emprisonnement au lieu de six mois dans le texte des députés et 300.000 euros d'amandes toujours sous votre contrôle alors certains à gauche ce sont désolés que ces interdictions n'aillent pas plus loin ils voulaient notamment empêcher la promotion par des mineurs de ce qui est trop gras trop sucré trop salé et des jeux d'argent et de hasard mais nous sommes sur une ligne de crête car tout cela est autorisé dans la publicité traditionnelle si on l'interdit pour les influenceurs alors on a une rupture d'égalité et ça c'est censuré par le Conseil constitutionnel en fait mardi soir on a senti dans les débats les sénateurs de tout bord avaient envie de mieux régulé la publicité de manière générale alors Sophie prima la présidente de la commission des finances a signé non sans humour la fin de ce match là en tout cas moi j'engage à ce que des travaux soient faits sur la publicité influenceurs pas influenceur sur l'ensemble de la publicité si vous voulez réguler la publicité et bien faites des propositions de loi là dessus mais ce n'est pas le lieu quand je vous entends parler des influenceurs qui sont un vrai un vrai phénomène de société j'ai l'impression d'entendre mes parents parler de l'arrivée de la télévision dans les années 70 donc je voudrais pas que dans 20 ans on se réveille avec un train de retard commission des Affaires d'économiques vous l'aurez compris alors en ce qui concerne les influenceurs sénateurs et députés devront maintenant se réunir en commission mixte paritaire pour s'entendre sur un texte qui convient aux deux chambres par rapport au texte qui vous est arrivé de l'Assemblée à belgaca et en même temps on l'a compris c'était compliqué d'aller beaucoup plus loin oui alors c'est le texte arrivé de l'Assemblée nationale était déjà un texte et qui faisait l'unanimité qui était déjà très équilibrée ce qu'on a souhaité c'était le rééquilibrer le simplifier aussi parfois ne serait-ce que sur la notion de définition d'y ajouter aussi certaines interdictions mais tout en gardant en tête qu'on ne partait pas contrairement à ce qu'il se disait on ne partait pas d'un vide juridique à aujourd'hui il existe un cadre légal Grégoire et que j'ai dû rappeler à plusieurs reprises c'est-à-dire qu'aujourd'hui il existe un code de la publicité de la promotion qui définit des règles des interdictions et donc il s'agissait surtout pas de faire ce qu'on nous reproche parfois ce qu'on reproche au législateur de mettre du droit dans le droit la loi dans la loi et donc les discussions parfois ou les ajustements ont porté là-dessus donc il ne s'agissait pas de s'opposer à des débats de fond sur la malbouffe sur l'alcool mais de dire il existe aujourd'hui un cadre qui n'est pas assez connu par les influenceurs qui n'est pas assez connue par les agents d'influenceurs donc il était bon de le rappeler c'était tout l'intérêt aussi de cette PPL et de ne pas forcément aller beaucoup plus loin sauf et vous l'avez parfaitement frapper je n'ai pas grand chose à ajouter sur des interdictions 20 sur 20 22 sur 20 si vous voulez mais sauf sur des interdictions que nous avions relevé dans le cadre des nombreuses heures d'audition et qui nous paraissaient importantes quand même de fixer sur voilà c'était des lignes de craie qui fait sur lesquelles il fallait se tenir parce que dangereuse en terme de santé publique notamment c'est un bon texte qui sort du Sénat car une Fernandez pour vous nous on est on est très contents dans la dans la globalité du texte parce que l'équilibre a été préservé donc ça c'était essentiel pour nous et comme vous l'avez rappelé c'était essentiel aussi de pas mettre l'influence dans un le secteur en tout cas de l'influence dans un panier différent de celui du secteur de la publicité digitale parce qu'il y a déjà tout un ensemble de règles maintenant c'est vrai qu'on va aussi être assez attentif à ce qui va se passer avec la CMP notamment parce que il y a encore un peu de flou notamment sur la question de la santé il y a des interdictions qui ont été renforcées à l'issue du vote au Sénat et donc on se pose un petit peu la question de savoir jusqu'où ça va et qu'est-ce que ça veut interdire sur les par exemple justement c'était évoqué tout à l'heure le fait de vouloir interdire toute forme de promotion directe ou indirecte autour des sujets de santé et liés à la santé publique portant atteinte à la protection de donc beaucoup l'ont compris comme une interdiction au globale c'est ce qu'on a vu en tout cas dans les médias mais une interdiction au globale de parler de la santé tout court on pense que c'est un peu flou parce que justement la santé publique du coup qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on va chercher qu'est-ce qu'on va pas chercher et aujourd'hui il y a des agences des créateurs de contenu qui sont kinésithérapeutes médecins ou autre et qui travaillent avec l'Ordre des médecins au quotidien pour mettre en place leur campagne autour de la santé et la sensibilisation qui du coup pourrait si c'était une interdiction globale le plus du tout pouvoir travailler alors qu'ils ont un vrai rôle dans le secteur je vais laisser répondre à belgaca avant de vous entendre petit Biron là dessus sur les inquiétudes quand même oui inquiétude que nous entendons que nous avions déjà entendu et je le redis hormis les quelques dispositions qui ont été rappelées chirurgie esthétique abstention thérapeutique sachet de nicotine voilà l'idée c'est de ne pas aller plus loin que le cadre légal donc nous resterons de toute façon sur en tout cas voilà ce sont des échanges qui ont lieu dans le cadre de cette commission mixte paritaire mais l'idée c'est de ne pas interdire plus que ce qui existe aujourd'hui en plus de ce qu'on a évoqué qui nous paraissait encore une fois être menaçant pour la santé publique notamment de nos jeunes avec le titre Biron sur ce texte d'abord quel est votre avis sur ce texte et puis après je poserai la question sur le fameux vie juridique le texte à l'avantage de d'année la clarté c'était une clarté qui était nécessaire parce que on a vu les dérives les dérives dans le secteur je suis en tout point d'accord avec Amel gacer sur le fait que ce n'était pas un vide qu'il n'y avait pas de vie juridique à combler en réalité c'était plus un flou on a même parlé du Far West dans dans le secteur concrètement c'est à dire concrètement la loi est là on est dans le secteur dans un secteur de publicité et la loi dit clairement que la publicité qui ne dit pas son et donc est interdite c'est une pratique commerciale trompeuse qui est déjà sanctionné par par les textes français mais les influenceurs ne se sentaient pas concernés absolument il y avait deux chats voilà une méconnaissance pure et simple de la loi qui existait donc voilà donc ce texte au moins l'avantage de venir sensibiliser davantage et de d'apporter une pédagogie aux acteurs de l'influence les influenceurs en premier et puis à l'avantage aussi d'une certaine façon de venir condenser un petit peu toutes les règles qui existaient de manière disparate jusqu'à présent dans les textes on a en matière de publicité on peut retrouver des règles dans le code de la santé publique justement avec les l'obligations de faire mentionner des des formules sensibilisation sanitaires Manger Bouger etc etc donc là ça l'avantage de venir concentrer tout ça dans un texte unique et ce qui est pas mal pour pouvoir faire appliquer toutes ces règles Olivia Grégoire elle a dit aussi que ce texte répondait à une demande populaire c'est le c'est le sentiment que vous avez eu à Malga car oui qui est lié j'ai envie de dire à la médiatisation sur médiatisation de ces influenceurs aujourd'hui auteur des dérivés et d'arnaque ces grandes stars de la téléréalité parce qu'on parle souvent d'eux et j'ai envie de dire et c'était ma ligne de conduite dans la façon des j'ai venu mener ces travaux c'était de ne surtout pas jeter l'opprobre en fait clairement sur ce secteur qui a un secteur d'activité comme un autre bien sûr avec des spécificités avec des dérives évidemment mais l'idée c'était de se dire encore une fois que il fallait aujourd'hui l'encadrer véritablement et puis renforcer par contre les moyens de sanction pour ceux qui cette fois-ci ne respecterait pas ce cadre légal et ça va donner peut-être ce texte aussi une meilleure image des influenceurs qui étaient peut-être c'est vrai qu'on a beaucoup parlé parler des dérives et de ces stars effectivement souvent des téléréalités qui faisaient des dérives et qui faisaient de l'ombre à la grande majorité des influenceurs qui font leur métier et leur activité de manière tout à fait claire ça va ça va ça va faciliter les choses en tout cas au moins il y aura plus de flou sur cette sur cette question et c'est vrai que même nous et même avec les plus grands experts de la publicité parfois on se posait la question est-ce qu'on a bien fait pas bien fait est-ce que c'est comme il faut comment faire à quoi on se réfère et à la RPP déjà qui qui mène un travail depuis très longtemps et qui nous guide sur les bonnes pratiques mais au moins là ce sera ce sera officiel par contre soyons vigilants je pense aussi sur l'adaptabilité à réseaux sociaux parce que dans deux ans on sait pas quel sera le nouveau social qui va émerger quand on voit du coup que dans la loi il va être demandé par exemple de maintenir sur une sur une communication un contenu en entier un bandeau ou une signalisation qui va dire que ce contenu est sponsorisé par une marque quand bien même sur 10 minutes de contenu il y a 30 secondes de sponsorisation bon déjà c'est ça ne s'applique pas sur les autres secteurs aujourd'hui de publicité et surtout quid des réseaux vocaux par exemple qu'est-ce qu'on fait sur un podcast est-ce qu'il faut qu'il y ait une voix en continu du coup qui disent c'est sponso c'est sponso c'est sponso enfin voilà il y a un ensemble de choses je pense qu'il faut qu'on arrive à figer dans le dans le texte ce qui est essentiel et qu'on arrive à garder une part de flexibilité pour ce qui va se passer demain et c'est dérives dont on a parlé c'est dérives des influenceurs elles ont fait des victimes Cécile Sixou est allé rencontrer l'une d'entre elles on écoute son témoignage tu es dingue enfin franchement j'en rajoute pas je vous promets que vous avez mais la peau hyper doucement une marque de qualité c'est une marque suédoise et franchement on est trop bien dedans ça sent vraiment très peu ils sont suivis par des milliers de personnes et font la promotion de produits sans signalés qu'ils ont signé un partenariat ou qu'un achat engage à un abonnement un autre certains influenceurs abusent leur notoriété pour gagner de l'argent des tromperies aux escroqueries certains en ont fait les frais c'est le cas de Slim il a suivi les conseils d'un instagramur très en vue pour faire des investissements financiers toutes les lignes que vous voyez là ce sont des transactions qui m'ont été envoyées par le par l'influenceur en question donc des transactions financières à prendre sur sur le site du courtier donc là on peut voir par exemple sur cette transaction là qui a été prise le 16 août 2021 que j'ai perdu 121 euros au bout d'un an il a perdu 1500 euros il a également acheté des NFC de l'art virtuel pour 2400 euros en échange de promesses de gains facile par exemple il disait que les 15 premières cartes sont des cartes légendaires elle rapporteront automatiquement 2500 dollars tous les mois à vie je me suis aperçu que c'était une arnaque au bout d'un an été frustré parce que je me suis dit que cette influenceur là a beaucoup d'abonnés et qu'il arrive à convaincre beaucoup de gens à tomber dans le panneau et que en termes de vu que nous n'avons pas d'audience nous pouvons rien faire c'est même nous exprimer à travers nos réseaux sociaux la portée est très petite nous avons quoi à une centaine d'abonnés chacun alors que lui il y a des millions d'abonnés donc face à lui face à ces influenceurs là on notre voit n'est pas portée donc il continue leur manigances et leurs arnaques sans que nous soyons entendus en 2022 spams s'aperçoit qu'il n'est pas seul et décide de créer une association de victimes aujourd'hui son collectif reçoit des centaines de messages quotidiens et regroupent les plantes les gens partaient plainte un peu partout donc vous en avez un qui porte plainte à Bordeaux un à Paris 1 à Marseille à Nice etc et les procureurs il reçoit à chaque fois une plainte ils disent bon allez c'est sans suite donc le fait de regrouper tous les plaignants et qu'on dépose une place chez un seul procureur avec des centaines de plaignants je pense que ça fait une grosse différence une différence car jusqu'à présent l'activité des influenceurs n'est pas encore encadré ils sont 150000 en France et selon cette spécialiste du marketing d'influence ce sont surtout les profils exportés à Dubaï qui posent problème il faut être super vigilant il y a des gens très bien très honnêtes mais la partie la moins honnête c'est aussi celle qui peut faire le plus de mal parce que l'audience et l'impact est très gros ils ont des de très grosses audiences très jeunes qui sont très influença très malléable et si demain il leur disent cette personne allait la démonter sur les réseaux sociaux ils vont y aller pour elle un meilleur contrôle des influenceurs passe avant tout par leur formation on a l'exemple Anne pas suivre parce qu'en gros il y a pas la mention partenariat rémunérée et qui est de la plateforme ou normalement qui est affiché en haut on réduira l'impact je dirais des arnaques auprès du consommateur final si le le la personne qui à travers laquelle transit l'information à savoir le profil et suffisamment au courant et bien encadré donc je mettrai plutôt un taux d'effort sur l'information l'éducation et le cadrage de ces profils là plutôt que sur le consommateur final la future loi devrait donner tous les outils législatifs pour mieux sanctionner ce qui abuserait elles ont du mal à se faire entendre face aux géants de l'influence avec des milliers des millions d'abonnés oui et c'est tout l'intérêt de cette PPL qui est d'ores et déjà de mettre en place ce cadre juridique qui va permettre d'avoir une accroche une attache pour pouvoir aller plus loin véritablement vous voyez là vous vous demandiez tout à l'heure vous parliez de l'annonce enfin de la demande populaire et bien c'est vraiment celle-ci qui reflète en effet les situations dramatiques parfois dans lesquelles peuvent être certaines victimes donc collective que j'ai eu l'occasion en effet d'auditionner à plusieurs reprises dans le cadre de la préparation de l'examen de cette PPL quand les recours pour ces victimes est-ce qu'elles ont des recours possible est-ce qu'elles peuvent se faire entendre aujourd'hui oui il y a des dispositifs légaux pour pour se faire entendre le dépôt de plainte et là on voit dans le comme le comme on peut le constater dans le témoignage malheureusement non parce que vous imaginez le nombre que peuvent représenter ces victimes il y a une solution le de recours à les recours collectifs qui ont été introduits par la loi Hamon néanmoins en pratique ce qu'on se rend compte c'est que ces recours sont rares et sont fastidieux à mettre en place donc effectivement on a pu ressentir une frustration de la part de la part des justiciables et donc c'est pour ça que en mettant enfin en tout cas c'est le l'objectif de la proposition de loi c'était d'avoir un effet dissuasif limité autant que possible que ce cas de figure se reproduise parce que là malheureusement pour tout ce qu'on a déjà constaté pour toutes les dérives la proposition de loi ne va malheureusement pas pouvoir régler ses soucis là puisqu'ils sont arrivés avant l'entrée en vigueur de l'application de la loi elle arrive un peu tard cette proposition de loi tard peut-être qu'il fallait ce temps peut-être pour constater effectivement on peut regretter le timing mais c'est souvent comme ça la loi aussi vient en fonction des circonstances alors juste on parle de cette loi qui arrive un peu tard nous sommes quand même en France le premier pays au sein d'une européenne à légiférer sur dans ce domaine-là donc je pense que c'est intéressant et important de le mentionner je le redis c'est un secteur jaune et autre point aussi qui se réglera pas par la proposition de loi mais c'est la sensibilisation du public aussi il y a une vraie effort de de pédagogie à l'égard aussi de la cible que touche ses influenceurs il faut aussi éveiller voilà les les personnes au caractère illicite de tel ou tel publicité ou telle ou tel produit etc si clairement la personne présente un produit de contrefaçon on sait très bien qu'en France c'est interdit on n'achète pas un produit de contrefaçon sur la partie sensibilisation c'est vrai que les collectifs et notamment celui dont vous avez parlé là d'ailleurs je les salue il faut un travail incroyable ça demande beaucoup d'énergie de recenser tout ça et de permettre aux gens de se regrouper je pense que ça a eu un véritable effet de sensibilisation déjà auprès du grand public parce que ça a été relayé partout dans les médias mais par contre responsabilisons aussi les plateformes je pense que c'est essentiel parce que du coup cette loi va permettre je pense d'aller plus vite d'identifier plus vite les problèmes et du coup on se rend vraiment compte que c'est en potentiellement en éteignant certains comptes de créateurs de contenu que justement là on arrête le problème et qu'on est capable de se dire ok tu ne peux plus parler donc du coup tu ne peux plus faire de mal et du coup de c'est essentiel les plateformes doivent avoir leur responsabilité à mon sens Audrey après je vous donne et en séance la ministre Olivier agrégoire a annoncé une augmentation du nombre d'agents de la répression des fraudes alors il faudra attendre le projet de loi finance pour savoir combien d'agents en plus mais elle a prévu des agences supplémentaires justement pour repérer ses fraudes et il y a une autre mesure qui a été annoncée par le gouvernement c'est Bruno Le Maire qui a annoncé qu'il allait rendre prochainement public les sanctions prises à l'encontre de certains influenceurs 60% des influenceurs contrôlés d'immis font l'objet de constat d'infraction c'est la bonne méthode de rendre public les noms des gens tout ce qui est aujourd'hui va concourir à mieux protéger les consommateurs pour ma part et quelque chose de positif donc cette technique du néman shame on apprécie on apprécie pas pour tout vous dire nous cette question a été posée au sein de l'assemblée sénatoriale nous n'avons pas souhaité aller plus loin parce que c'est ça fait l'objet en fait d'un amendement je trouve cela encore une fois pourquoi pas intéressant parce que j'ai en tête encore une fois notre objectif premier qui est de protéger les consommateurs sur Internet cette manière de rendre public les sanctions ça vous paraît la bonne méthode Karine Fernandel comme on pour l'instant en plus on ne sait pas quels sont les noms qui sont prévus à être annoncés donc difficiles pour moi de commenter par contre c'est vrai que il faudra voir dans quelle manière c'est c'est de les rendre public sur la méthode pourquoi si on est sur de la mise en danger de consommateur était pratique véritablement dangereux je pense que c'est essentiel parce que du coup justement encore une fois on revient sur la sensibilisation du du consommateur à tout ça par contre voilà voyons comment c'est fait effectivement et je sais que encore au quotidien aujourd'hui et comme on l'expliquait il y a une vraie sensibilisation aussi à faire auprès des créateurs de contenu qui très souvent par exemple vont oublier ou mal mettre l'identification de la publicité plutôt par non savoir plutôt que par volonté de nuire et donc c'est important de pas mettre sur le même niveau finalement quelqu'un qui arnaque sciemment et veut faire du mal plutôt que quelqu'un qui a fait un oubli de bonne foi je suis assez partagée sur sur le sujet déjà le Diamond shame est déjà fait aussi par d'autres autorités administratives je pense notamment à la CNIL pour tout ce qui est sanctions en cas de non conformité aux règles sur la protection des données à caractère personnel donc pourquoi pas effectivement rendre public des sanctions des sanctions les plus importantes je vois l'autre contrepartie c'est attention à ne pas ensuite tomber dans des dérives qui seraient que chaque victime ou en tout cas le les utilisateurs des réseaux sociaux se fassent just eux-mêmes et on retombe on tombe dans un autre effet que serait le du cyber-harcèlement parce que bon les influenceurs restent quand même des personnes physiques pour la plupart même si parfois c'est ils ont des sociétés qui qui exploitent leur compte mais c'est des personnes physiques donc attention à ne pas tomber après sur du cyber-harcèlement etc et on connaît donc son victime on vous le dites certains influenceurs et là il y a un autre texte qui a été présenté hier en conseil des ministres justement sur le cyber-harcèlement les personnes condamnées pour cyber-racellement pour être bannis des réseaux sociaux pour six mois voire un an en cas de récidive ça c'est une bonne chose là aussi c'est une vraie avancée oui pour assainir un petit peu les usages sur les réseaux sociaux c'est bien parce que le cyber-harcèlement c'est un fléau un vrai fléau qui ne touche pas que les personnes qui ont une certaine notoriété mais enfin ça touche aussi tout n'importe quelle utilisateur et avec des désastre des conséquences désastreuses donc je pense que c'est une bonne chose et en plus enfin si on l'idée c'est qu'on ne puisse pas cautionner que des personnes qui ont un rayonnement donc des influenceurs qui puissent eux faire de leur propre nem and shame et venir donc cyber-harceler d'autres personnes on sait que c'est ces attitudes vont aussi ruisser les et aller chez chaque utilisateur donc effectivement interdire le cyber-harcèlement des influenceurs n'aura que des conséquences positives pour après le tout à chacun utilisateur des réseaux un mode conclusion mais le caca est-ce que vous pensez que le texte voté par les sénateurs peut marquer un tournant dans le monde de l'influence et dans la pratique des influenceurs alors il marquera nécessairement un tournant et d'ailleurs le caractère transpartisan unanimement à partager partout ça et je trouve un élément important à rappeler ça montre bien aujourd'hui que nous avons tous conscience de l'intérêt du texte de l'intérêt aujourd'hui d'avoir un cadre légal clair on le redit mais qui existait mais aujourd'hui qui est vraiment annoncé assumé donc oui pour ma part et je l'espère ça marquera un tournant et j'espère que la CMP qui arrive en tout cas et je n'ai pas beaucoup enfin je l'espère je vois là au travers en tout cas des échanges dans les deux assemblées parlementaires j'estime que on pourra aller sur un texte équilibré partagé par tous merci il nous reste 10 secondes j'ai 10 secondes simplement on espère aussi que les plateformes type annuaires de annuaire d'influenceurs ne seront pas demain continuer enfin qui ne seront pas considérés comme agent influenceurs aujourd'hui le texte le prévoit et c'est un problème ce ne sont pas des agences c'est des annuaires et des plateformes de mise en relation donc on y sera sensible aussi voilà c'est dit si vous voulez bien rester avec nous on va regarder ensemble ce qu'elle a une de nos quotidiens régionaux [Musique] et Audrey on parle rien du se réalisation de la France à la une de la presse régionale et d'après La Dépêche du Midi ça pourrait être une manière pour Emmanuel Macron de tourner la page après la séquence des retraites le chef de l'État lance à partir d'aujourd'hui de nombreux chantiers industriels pour montrer que la France va de l'avant malgré la contestation toujours active ça commence aujourd'hui par une réunion à l'Élysée sur le thème comment accélérer notre réindustrialisation et demain le chef de l'État se déplace à Dunkerque pour acter l'implantation d'une énorme usine de batterie pour véhicules électriques avant une série de déplacements la semaine prochaine sur ce même thème d'après les experts c'est une manière pour Emmanuel Macron d'occuper l'espace médiatique avec l'espoir peut-être de relancer de lancer enfin son second quinquennat un sujet que la montagne place en manchette la réindustrialisation enjeu de souveraineté Macron lance cette semaine une opération reconquête fin de citation la montagne qui fait aussi c'est une sur un sujet qui a retenu mon attention Oriane la sobriété ça paye dans le contexte de la hausse des prix les énergies de nombreuses communes ont dû faire en urgence des réductions de leur compte de consommation de gaz et d'électricité et finalement les résultats sont plutôt satisfaisants clairement fait en par exemple a décidé d'éteindre l'éclairage public de minuit à 6h du matin sur une partie de son parc résultat moins 18% de consommation d'énergie à celles sur du rôle la mairie trop difficile à chauffer à déménager dans la salle des associations moins 80% de consommation alors ces actions prises dans l'urgence pourraient finalement être pérennisé Oriane et dans un contexte économie des ressources sud-ouest s'intéresse aux piscines privées oui on apprend que la France est championne d'Europe des bassins privés deuxième marché mondial après les États-Unis après l'interdiction de la vente de piscine hors sol dans les Pyrénées-Orientales dans un contexte de sécheresse évidemment le quotidien se demande s'il ne faut pas généraliser cette interdiction et même l'étendre à toutes les piscines privées et puis je termine avec une question je sais pas si vous avez une âme d'artiste autour de cette table sachez que ce week-end plus de 300 artistes alsaciens ouvrent les portes de leurs ateliers au public c'est ce que nous apprennent les dernières [Musique]
Amel Gacquerre