Budget : la méthode Lecornu peut-elle marcher deux fois ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à toutes et à tous et désolé pour cette incident technique. Si vous nous rejoignez à l'instant, c'est sens public votre rendez-vous quotidien de débat chronique et reportage avec deux grands thèmes ce soir. D'abord le budget évidemment les députés ont voté le budget de la sécurité sociale.
On va se demander à quel prix la France est-elle en train de laisser filer encore une fois ses déficits publics. une victoire du parlementarisme et puis la méthode le corps nu, est-ce qu'elle pourra fonctionner aussi pour faire voter le budget de l'État ? Réponse dans une minute et puis dans la seconde partie de notre émission ce chiffre 63 % des détenus français qui récidivent dans les 5 années qui suivent leur sortie de prison.
Quand quelqu'un rentre en détention, souvent s'il avait un emploi, il va le perdre. S'il avait un logement, il va pas pouvoir payer parce que il a plus de revenus. Donc il va perdre son logement.
Et bien et aujourd'hui quand on prépare la sortie avec une durée de peine et la fin de peine aussi qui est euh qui manque de lésibilité aujourd'hui, mais on va se retrouver avec quelqu'un qui de jours au demain peut ressortir sans logement, sans travail. Comment éviter cette récidive des métrodes des méthodes qui fonctionnent ailleurs en Europe ? Est-ce une question de moyen ou alors de philosophie de notre politique pénale ?
Ne ratez pas la confrontation de nos experts sur ce thème, ce sera dans 3 qu4 d'heure. Vous pouvez d'ailleurs réagir comme tous les jours grâce à notre QRC notamment sur l'actualité politique, des obstacles budgétaires encore nombreux pour le Premier ministre Jérôme Rabier. Après l'adoption du budget de la sécurité sociale à l'Assemblée, ce budget baptisé PLFSS revient au Sénat ce vendredi en séance.
Mais alors qu'il pouvait réécrire le texte, les sénateurs à majorité de droite et du centre vont le rejeter d'emblé. permettant sa validation définitive mardi prochain à l'Assemblée. Le Sénat a montré beaucoup de sagesse parce que si on avait réouvert le dossier, bien sûr, on aurait pu reprendre un certain nombre de mesures qui nous sont chers, mais je crois qu'on aurait pas tenu les délais et de ce fait, ont tué le PLFSS.
Reste maintenant un autre gros morceau, le projet de loi de finance pour 2026 et le gouvernement espère encore arracher un compromis cette fois-ci avec l'ensemble du Parlement. L'objectif de doter la France d'un budget d'ici au 31 décembre, c'est possible, c'est ce que nous souhaitons. Mais la balle est aujourd'hui dans le camp du Parlement et significativement de la droite sénatétatoriale qui occupe, comme vous le savez, une grande place dans la commission mixte paritaire.
Le Sénat doit voter ce lundi 15 décembre sur ce budget avant que se députés et sep sénateurs se retrouvent en commission mixte paritaire jeudi 19 décembre pour tenter de se mettre d'accord. S'ils y parviennent, le Sénat et l'Assemblée devront valider ce compromis en séance le 23 décembre et le gouvernement prévient que malgré les appels du pied, il n'utilisera pas le 493. Le 493 n'a pas été utilisé pour le PLFS.
Il ne sera pas utilisé sur le PLF dans la démarche que je viens de vous donner. Il faut donner toutes ces chances à cette commission exparitaire. Il faut faire confiance au sénateur dans la capacité à construire des compromis.
Si la CMP échoue ou en cadre G au Sénat ou à l'Assemblée, il sera impossible de tenir les délais. Restera l'option de la loi spéciale utilisée l'an dernier et qui permet de reconduire le budget voté l'année précédente mais qui ne peut être qu'une solution provisoire. Renvoyons la recherche du compromis au début de l'année prochaine ministre. et on se demande si la méthode le cornu peut fonctionner euh deux fois avec Jean-Daniel Lévi.
Bonsoir, bienvenue. Vous êtes le directeur délégé d'AIS interactif. John Christopher Rolland, bonsoir et bienvenue.
Vous êtes maître de conférence à l'université Parisine Nanterre, co-auteur de ce livre Standard contre standard, réflexion sur une catégorie juridique en droit public. C'est aux éditions Larmatan. Aurore Malval, bonsoir, bienvenue.
Vous êtes grand reporteur à Marianne et Jean-Sébastien Ferjou, bonsoir, bienvenue. Directeur du site Atlantico éditorialiste pour pour sens public. Alors, on commence par ce budget de la sécurité sociale PLFSS, projet de loi de finance de la sécurité sociale.
On fait comme si c'était terminé Jean-Daniel Lévi, mais il y a encore une navette parlementaire et c'est pas dit que cette courte majorité soit soit reconduite. Non, c'est pas dit. Effectivement, en fait, le fait que ça a été adopté hier ne veut pas dire que le projet de loi de financement de la sécurité sociale a été complètement adopté. un passage et en cas de texte qui ne soit pas strictement identique, on repasse devant l'Assemblée nationale.
Mais c'est vrai que globalement pour les Français, c'est passé en fait quand vous voyez des propositions même qui peuvent apparaître comme étant relativement minimes, il y a la perception que la réforme des retraites a été suspendue déjà à l'heure actuelle, qu' a un nombre de points qui ont été adoptés et ça pourrait effectivement constituer une forme de surprise d'un point de vue global. Quoi qu'il en soit, à l'issue de cette de cette séquence, on a été amené à interroger pour RTL les Français. Ils sont assez satisfaits du fait queil y ait ce projet de loi de finance de la sécurité sociale qui a été adopté.
Évidemment, nos compatriotes ne connaissent ni la totalité des tenants et des aboutissons de ceci, mais c'est plus la question de principe et l'idée de se dire ça fait quand même un bout de temps qu'on est emmené à parler exactement de d'une situation qui apparaît comme étant sensiblement endémique depuis pratiquement un an voire un an et demi et que quel que soit le jugement que l'on peut effectuer à l'égard du fond de celui-ci, l'idée qu'on puisse être amené à avoir des débats qui soient des débats d'une autre nature satisfait globalement nos compatriotes. Alors, est-ce que c'est une victoire du parlementarisme John Christopher Rolland ? Alors, c'est difficile à dire.
À mon sens, non. Tout simplement parce que c'est d'abord c'est une victoire de Sébastien Lecnu et de ce texte qu'il a présenté, c'est un texte d'agilité mais il faut quand même pour savoir si vraiment le Parlement est parvenu à faire son rôle de parlementaire et d'aller si vous voulez vers des compromis, il faudrait qu'on ait deux obstacles en moins. Le premier c'est qu'on a une tripartition.
Si on fait un peu d'archéologie, il y a pas si longtemps que ça, François Berérou voulait convertir l'intégralité de l'Assemblée nationale à des réductions de 40 milliards. Donc on était pas du tout sur la même copie. Qu'est-ce qui fait que radicalement tout à coup finalement il y a un peu plus de souplesse et de consensus ?
Mais en fait c'est simplement que il a un allié de poids Sébastien Lecnu et c'est cet allié finalement qui fait qu'on ne peut pas savoir si c'est une vraie démarche de compromis ou si c'est je vais le dire une crainte de la dissolution, une crainte du chaos. On peut le présenter de manière très très polie hein. C'est-à-dire mieux vaut un texte pas tout à fait acceptable par tous mais pas tout à fait non plus inacceptable plutôt que le chaos plutôt que l'instabilité.
Donc l'allié de du premier ministre c'est la peur de la dision. Bien sûr c'est en tout cas en tout cas cette menace là ne peut pas être si vous voulez sous-estimée. Je on aura une véritable vision sur la capacité du parlement à faire du parlementarisme le jour où ils seront capables d'arriver à ses compromis sans menace de dissolution et sans réveil. intestif un an et demi après, on s'aperçoit qu'il y a une tripartition.
C'est c'est un peu tard pour s'en apercevoir. C'est Sébastien le Cornu qui salue, je le cite, une majorité de responsabilité Hor Malval. Est-ce que c'est vraiment le point commun de celles et ceux qui ont euh soit voté, soit se sont abstenus face à ce budget de la SQ ?
Ben, c'est intéressant parce que cette coalition un petit peu des raisonnables, des responsables, c'est finalement ce qu'Emmanuel Macron appelé de ses vœux au lendemain de la dissolution. voulez euh cette vaste coalition qui n'a pas grand sensement qui euh serait allée justement des de du PS OLR et ce qui est intéressant aussi de voir c'est que finalement dans le cadre d'une trip partition et bien c'est le centre à la fin qui gagne en tout cas dans notre système actuel et en fait alors est-ce que c'est cette idée des responses responsables ? Je dirais un petit peu quand même cette peur en tout cas de l'instabilité, de la dissolution, ce désir de rassurer des électeurs, de se montrer dans une posture en tout cas pour la gauche parce que effectivement Sébastien Lecornu a eu comme allié la peur de la dissolution, il a eu comme allié actif Olivier Fort.
C'est quand même une victoire. C'est aussi le binô le cornforce qui a fonctionné à plein qui à fait le binô le cornuforce que n'avait pas François Bairrou d'ailleurs parce qu'il s'adressait lui exclusivement quasiment à François Hollande qui l'avait choisi comme interlocuteur au PS et ce qui n'avait pas du tout eu le résultat escompté. Et donc effectivement là il avait Olivier Fort qui a mouillé la chemise non seulement dans son groupe mais même on l'a vu en fin de parcours auprès des d'autres groupes politiques même des républicains euh pour l'adoption de ces textes parce que très clairement c'était ça aurait été pour lui un échec personnel.
Et effectivement pour Olivier Fort, je pense que il poursuivait une double stratégie à la fois de vraiment d'entériner lui qu'on avait décrit comme soumis aux insoumis et cetera, d'entériner la rupture définitive en tout cas avec la France insoumise et de l'autre côté de faire vivre un petit peu cette gauche de gouvernement euh alors qu'il a un rival quand même dans les sondages qu'il incarne, c'est Raphaël Gluxman. H et de l'autre côté chez les LR, je dirais que c'est encore plus compliqué. Alors les LR, on y revient un peu plus tard.
Mais parce que du coup c'était c'était cette coalition mais je dirais que ça répond encore à d'autres enfin les votes pour répondent encore à d'autres logiques. Ouai on y reviendra sur les on va essayer de regarder un peu alors pas toutes les familles politiques mais en tout cas les les les principales ou celles qui nous qui nous intéressent sur lesquelles il y a des peut-être des leçons à à tirer. Je commence par les ver une majorité de députés écologistes qui sont finalement abstenus.
La secrétaire nationale Marine Tondelier elle a mis en avant les milliards supplémentaires pour l'hôpital public pour la santé en France. négociation à la fin parce que c'était pas possible de dire bah comme d'habitude on augmente pas assez le budget de l'hôpital et donc ils doivent faire plus avec moins d'argent même quand c'est enfin un hôpital même à budget constant vous voyez bien comme le coût de la vie augmente c'est toujours les soignants qui font la variable d'ajustement depuis trop longtemps et donc nous avons obtenu à la fin plus de milliards d'euros pour Londam pour les dépenses d'assurance mali donc pour l'hôpital et aussi pour les soins de ville par rapport à la copie initiale du gouvernement et donc est-ce que à la fin on trouve que c'est un PLFSS parfait que c'est comme ça que l'on réécrit sûrement pas. En fait la casse continue, nous avons réussi à l'amoindrir.
Je LV pour comprendre alors il y a effectivement le le fond hein et ce que le premier ministre a lâché sur le l'hôpital et le le financement de de la santé publique en France. Très bien. Mais il y a est-ce qu'il y a aussi de la stratégie de la part des écologistes notamment en perspective des municipales de se dire il faut peut-être plus s'arrimer au PS que à LFI dans la perspective des municipales parce que c'est ce à quoi on a assisté un petit peu quand bah évidemment évidemment en fait qui a aujourd'hui déjà de la part du parti socialiste et de la part de Lier Fort l'idée déjà de se détacher de la France insoumise.
On sait que le Parti socialiste était quand même assez traversé par des courants qui étaient des courants différents et que malgré tout là aujourd'hui il arrive assez sensiblement à unifier le parti socialiste parce qu'il y a non seulement le comportement de la part des députés mais il y a également le comportement de la part des différentes instances internes du Parti socialiste. Aujourd'hui, les oppositions sont quelque peu taries et donc n'ont plus forcément de prise sur le positionnement à avoir à l'égard de la France assoumise et par de dynamique entre guillemets, il est parvenu à pouvoir faire en sorte qu'il puisse y avoir non seulement des écologistes mais également des communistes qui ont adopté une position qui était pas une position de vote contre et pour partie de votre soit d'abstention, soit-même de vote qui était des votes favorables. Dans ce contexte-là, ça montre bien qu'il y a aujourd'hui une partie du champ politique au sein de la gauche qui se redessine quelque peu et qui se détache de la France insoumise.
On sait que qui plus est dans le cadre des élections municipales, les la confrontation va se produire où dans la plupart des communes la France insoumise ne se présentera pas en alliance avec le Parti socialiste et même pour certains d'entre eux ont indiqué que leur objectif ne serait pas forcément de gagner mais de faire perdre de faire perdre le Parti socialiste. Effectivement ou juste un mot sur les ver, il y a aussi des projections pour les législatives qui sont faites et qui montrent que bah il ne passe plus que deux points en réalité c'estd que selon que vous les mettez allié avec le bloc socialiste communiste ou que vous les mettez à lié avec la France insoumise, ça ne fait varier que de deux points. Et donc les verts ont certainement beaucoup perdu à devenir une forme de substitut aux insoumis.
Ça leur a fait perdre leur identité propre et certainement perdre une partie de ce qui était leur électorat traditionnel. Donc il y avait probablement aussi ce calcul là en essayant de se détacher des insoumis alors que politiquement ils en sont beaucoup moins éloignés que le Parti socialiste aujourd'hui. Bon on on avance un peu plus vite.
Donc là je voudrais qu'on parle des des LR et je vais vous demander votre avis à tous les deux peut-être pour commencer John Christopher Rolland les LR qui se sont finalement abstenus enfin pas un certain nombre de LR qui se sont finalement abstenus. Alors là aussi il y a la la lecture basique et puis il y a il y a ce qu'il y a derrière l'écran. C'est quoi ? le match retovier qui repart de plus bel notamment mais on on peut le superposer au discours qu'on vient d'avoir de Marine Tondelier en fait hein c'estàd que pour les LR comme pour les écologistes euh l'équation c'était celle-là tout le monde souhaitait que le voter contre ce texte en réalité tout en espérant implicitement qu'il puisse passer quand même.
Cette formule n'est pas de moi, elle est de mon ami spécialiste de la Constitution Miguel Cassano. Mais c'est exactement ça en fait la formule. les 18 membres des LR qui ont voté pour pour hein pas ils se sont pas abstenus c'est simplement pour faire la pointe quand quand vous êtes à 347 calculette quoi soigneusement dosé c'est pour ça d'ailleurs qu'il faut le rappeler vous avez raison de rappeler que il y aura un vote à nouveau probablement le 15 ou le 16 c'est que il risque pas à mon sens d'avoir une divagation entre les résultats qu'on a obtenu hier sur ce PLFSS et celui qu'on aura euh enfin le vote qu'on aura la semaine prochaine.
Il y a il y a il y a toujours cette ces deux élans contradictoires. Je veux voilà, je ne veux pas le chaos, je veux voilà paraître pour responsable et puis de l'autre bah maintien de ma posture idéologique. Je pense que les retours ce weekend sur les circonscriptions pour certains vont donner lieu à quelques frictions probablement, c'est certain.
Et puis effectivement au milieu de tout ça puisque comme un malheur n'arrive jamais seul, il y a effectivement le duel voquier retaillot puisque les députés apprécient guerre en règle générale quelle que soit la formation politique qu'un sénateur fut-il le patron de leur parti vienne leur donner des consignes de vote dans une chambre où lui au Sénat ne risque pas de dissolution en plus. Effectivement c'est c'est bien de le rappeler. C'est d'ailleurs le titre de d'une dépêche de nos confrères de l'agence France Press ou la plume d'Antonio Rodriguez.
Retaillovo qui le match retour à propos de ce de ce vote du budget de la sécurité sociale Malval. Qu'est-ce qui s'est joué hier hier soir ? Alors, il s'est il s'est joué plusieurs choses en même temps. qui a bien sûr ce match Laurent Voquier Bruno Rotaillot qui empoisonne littéralement le la vie du parti depuis d'ailleurs un petit peu avant les les élections à la tête et c'est vrai qu'on on a du mal quand même à à penser quand on voit ce qui se passe aujourd'hui chez les LR pourquoi Bruno Retaillot ne s'est pas débarrassé de son adversaire lorsqu'il en avait la possibilité parce qu'on voit véritablement qu'aujourd'hui les LR sont sont un petit peu éparpillés en mode puzzle et n'ont pas enfin et ne renouvelle pas enfin ne livre pas la bataille qu'il devrait livrer d'ailleurs programmatique pour se reconstruire si vous voulez être véritablement une force politique pour peser en 2027 et d'ailleurs c'est assez intéressant les les députés à l'air à l'Assemblée nationale on les qualifie souvent d'auto d'auto-entrepreneur on dit ce sont justement ils sont guidés par des intérêts en circonscription qui sont très variables et d'ailleurs on l'avait vu, on l'a vu à plusieurs reprises.
On l'a vu aussi quand il s'agissait de voter ou non la confiance à François Bairrou. Ils n'étaient pas tous du même avis. Donc c'est vrai qu'on a cette mosaïque un petit peu députés qui poursuivent chacun leurs intérêts et qui se montrent indépendants qui ne se laissent pas dicter effectivement leur conduite par Bruno Rotaillot qui a été très virulent quand même envers eux mais il ils ne sont ils ne mangent pas forcément dans la main de Laurent Voquet non plus.
Euh chacun a un petit peu pris sa décision en son am. Alors, je vous demande d'aller vite les uns et les autres parce que on a perdu un peu de temps à cause de notre souci technique en début d'émission. Donc, on essaie d'accélérer mais je vous donne la parole sur les LR.
Tout le monde veut veut veut en parler. D'abord Jean-Sébastien ensuite, je crois qu'il y a aussi un raisonnement qui structure euh l'attitude des LR, c'est qu'ils ne veulent pas s'il ils ne veulent pas dissolution, pas parce qu'ils ont peur de perdre leur siège, mais parce qu'ils ne veulent pas avoir à répondre à la question. Voulez-vous ou pas être la force d'appoint qui permettrait au RN de gouverner si le RN n'avait qu'une majorité relative après une dissolution ?
Peut-être qu'ils répondront à cette question là au lendemain d'une présidentielle. Ils ne veulent pas avoir y répondre à la veille d'une présidentielle. Jeaniel, ce qui est frappant, c'est qu'on a pris l'exemple d'Olivier Fort qui a pris une position et globalement il a été suivi par les députés socialistes, ce qui était pas une évidence.
On a vu en fait Marine Tondelier qui a pris une position qui a été suivie globalement par ses députés. En revanche et de la part de Bruno Rotaillot voire même de la part d'Edouard Philippe qui a été là pour le coup extrêmement virulent. Quand vous regardez les votes aussi bien des députés LR d'un côté enfin droite républicaine et les députés Horizon en aucun cas ils ont suivi les prises de parole qui ont été extrêmement fermes de la part de leurs dirigeants politiques.
Donc on voit bien même des craquellements internes à des formations politiques. On aurait pu s'attendre à ce que ce soit plus dramatique ou plus dur à gauche qu'à droite. Et au final en fait on voit que au centre et à droite c'est plus difficile à l'heure actuelle.
Allez on s'intéresse. Chapitre consacré à la méthode euh le cornus. C'est notre titre. la méthode de Cornu peut-elle marcher deux fois et Jean-Sébastien vous dites que ce premier succès, il pourrait en cacher un autre.
Oui, mais déjà parce que sur les votes à venir, la même logique politique aura vraisemblant vraisemblablement tendance à produire les mêmes effets. Les LR, les PS et cetera sont trop engagés dans ce processus là pour revenir en arrière et ça a déjà quasiment été acté par les Français. Mais au-delà de ce moment-là, est-ce que ça n'est pas le moment de monsieur le cornu justement ?
Alors, je suis prêt à prendre les les paris, je prends le risque. Moi, je crois que nous allons devant une Lecornu Mania parce que Sébastien Lecornu est finalement déjà identifié par l'électorat du centre voire de centre droit comme celui qui pourrait le représenter en 2027. Il me semble dans un sondage que vous avez publié d'ailleurs que il y a plus de 63 % des électeurs du bloc central qui disent qu'ils sont prêts à voter pour lui, 36 % des électeurs républicains et il y a quelques signaux faibles.
Souvenez-vous son interview dans le vinur de France 2 qui avait fait une très très grosse audience et il a quelques atouts dans sa manche quand même monsieur le Cornu parce qu'au-delà de l'habileté dont il vient de faire preuve bah il y en a une autre grande habileté c'est que personne ne sait ce qu'il pensent comme le disait le cardinal de R on ne sort de l'ambiguité qu'à son détriment et c'est exactement la carte qu'a joué Sébastien le cornu il n'a pas offert le point contrairement à ce que faisait Michel Barnier ou François Baou qui essayait de tirer le point vers leur propre camp là c'est la victoire officiellement du parlement Mais quand vous dites ça, autant dire que c'est la victoire de tout le monde, donc de personne. Mais alors, où est-ce que ça peut nous mener cette cette le cornumania si tenté qu'elle se produise ? Mais à la présidentielle de 2027, je vous disais puisque on voit dans les sondages là encore, vous venez d'en publier qui montre à quel point Marine Leopen ou Jordan Bardelas sont très très loin dans les intentions de vote comme dans les codes d'avenir qu'on leur prête. quand même dans le système certains se disent que si Marine Le Pen est empêché Jordan Jordan Bardella peut-être à cause de sa jeunesse, de son manque d'expérience, enfin c'est comme ça qu'il l'analyse, serait un candidat moins fort en campagne qu'il ne l'a paraît aujourd'hui.
Et donc s'il est prenable, le système a besoin de se trouver un candidat. Et donc comment se trouver un candidat alors qu'on est dans la pleine confusion idéologique autrement qu'en essayant de bah d'identifier le plus petit dénominateur commun. Et de ce point de vue-là, ben monsieur le cornu a montré qu'il avait réussi à être le plus petit dénominateur commun.
Et aelà ça sur le style regardez avec son pulvéon ça a été beaucoup commenté son apparition au marché de vernon avec des poireau à la main c'est l'anti Emmanuel Macron parce que le principal handicap de tout candidat du bloc central ça sera d'apparaître comme l'héritier d'Emmanuel Macron mais au moins sur la forme il apparaît comme l'anti Emmanuel Macron est-ce que vous voyez Jean-Daniel Lév c'est signaux faibles là d'une le cornumania dans vos enquêtes d'opinion ? Pas du tout, pas du tout, pas du tout. Enf en tout cas, pas pour l'instant.
Euh il y a aujourd'hui en fait déjà une connaissance de des Français à l'égard de Sébastien Lecnu qui est somout assez euh récente hein parce que quand bien même il a été euh ministre des armées, il n'a pas eu une exposition médiatique extrêmement importante, il n'a pas eu de candidature au niveau national qui était en ce propre nom et même ce qui est assez frappant et on l'a vu même récemment, c'est-à-dire que il a une présence dans les médias et en tout cas à la télévision qui est assez faible. Jean-Sébastien, il faisait référence, il avait fait effectivement le journal de 20h mais dans un moment qui était un moment particulier parce qu'en fait il y avait ce moment d'émission mission en fait et il avait utilisé le terme de de moins de soldats mais que jusqu'à présent on peut pas dire qu'on le voit matin, midi et soir d'ailleurs hier soir il aurait très bien pu ce soir faire un 20. vous me l'enlevez de la bouche.
C'estàd qu'en fait on aurait pu s'attendre que n'importe quel premier ministre qui sorte d'une solution qui apparaisse comme étant inextrucable prenne la parole pour en tirer un minimum de bénéfice d'opinion et puis après potentiellement électoral et cetera. Pas du tout. Et d'ailleurs quand Sébastien Lecnu s'exprime souvent enfin c'est de manière un peu impromptue à des horaires qui sont des horaires qui sont lunaires à l'époque médiatique que l'on connaît.
C'est-à-dire qu'en fait ça va être le matin relativement tôt, il va être seul face à la caméra. des discours en plus en général qui sont des discours assez courts, assez resserrés, qui sont pas véritablement polémiques, qui met sur la table les difficultés ou potentiellement les avancées et qui en fait ne vise pas donner à voir qu'il peut être autre chose que Besogn proprement parler. En revanche, John Christopher Rolland, il on peut dire qu'il maîtrise quand même les arcanes de du fonctionnement parlementaire et et ça ça a été un atout.
Ça le sera peut-être d'ailleurs pour le budget de l'État. C'est c'est assez d'ailleurs je je faisais la réflexion pendant que vous parliez, je trouvais ça très intéressant. Je j'étais en train de me rappeler de la seule du seul petit accro de Sébastien Lecornu qui était euh cette histoire de diplôme.
Est-ce qu'il a eu son diplôme, pas son diplôme et cetera ? Mais je forcais de constater hein que d'abord il met bien en évidence que un diplôme ne sert à rien pour être intelligent. Il est connaissant.
Alors j'ai en plus j'ai pas d'ant Macron. Ah mais totalement. C'est c'est quelqu'un d'une intelligence politique que j'ai rarement vu surtout dans la période qu'on vient de vivre des cin derniers premier ministres d'Emmanuel Macron. il a une connaissance comme vous dit des arcanes et du fonctionnement et de la procédure.
Ce ce ce je je le vois encore de plus nettement aujourd'hui ce piège du de la non utilisation du 493 on avait l'impression que c'était une victoire arrachée par les groupes d'opposition enfin il y a pas vraiment d'opposition et de majorité à l'assemblée mais c'était extraordinairement Alors dans les je sais plus quel film c'était je crois que c'était le dîner de con. On dirait que c'est bougrement intelligent. Il est très intelligent.
Enfin, je je trouve quand même que ce qui va peut-être même les contraindre à lui réclamer un 49 c'est ce que font les centristes ici au Sén seulement d'ailleurs mais notamment on a entendu mais même que les socialistes finissent par de François Hollande a commencé à François Hollande n'est pas le dernier oui effectivement la dé je indépendamment de toute opinion politique qu'on peut avoir sur lui force c'est de constater que c'est c'est un ensoleillement dans la pratique politique de ces deux ou trois dernières années voyez que le corum ah non c'est pas mais c'est vrai Sébastien Lecornu, il a quelque chose, certains l'appellent dans son entourage un petit peu le conseiller général parce que c'est cette méthode là de d'aller convaincre personne par personne, député par député un petit peu comme justement les conseillers généraux labourent leur territoire maire par maire et cetera pour justement arriver à à à engranger des victoires. Et c'est vrai que moi je me souviens lorsque Sébastien Lecnu a dit dans l'hémicycle est-ce que j'ai l'air d'être le chef d'une majorité ? Ça ressemblait d'ailleurs un petit peu à toute proportion gardé à deux Golf qui dit "Est-ce qu'à 67 ans je vais commencer une carrière de dictateur ?" Et il y avait un petit côté comme ça chez le cornuud de de plus une antifrase que ça l'était pour le général de Oui [rires] mais mais c'est vrai avec le recul mais voilà cette volonté en tout cas de montrer ses faiblesses et d'en faire une force et et c'est et c'est pour Sébastien le Cornu cette métonnable.
Alors pourquoi il n'est pas allé fanfaronner justement sur un plateau de télé ? Moi je pense quand même c'est que c'est une victoire qui est extrêmement fragile et précaire. Oui, on l'a dit, il va y avoir un nouveau vote la semaine prochaine les mérites et cetera.
Il risque de tout faire capoter. Chacun reprend ses billes en disant de l'État, le PLF, le projet de loi de finance pour lequel ce sera pas forcément aussi simple parce que autant il a donné justement des compromis des des victoires à chacun. C'est pas le cas.
C'est loin d'être le cas sur le projet. Je l'ouvre ce cette partie du euh du du débat, notre chapitre sur qui va ouvrir sur le le budget de l'État avec d'abord euh un constat qui est celui du gouverneur de la Banque de France. C'est vrai que le déficit de la sécurité sociale là, il est annoncé à plus de 24 milliards au lieu de 17 initialement prévus.
Note salée qui pourrait s'alourdir encore avec le budget de l'État et c'est ce que François Villrois de Galot rappelait sur Europe 1 ce matin. Reste au moins deux inconnus sur le chemin du redressement budgétaire. C'est pas du tout la fin de ce chemin.
Euh, d'abord, on a parlé hier du budget de la sécurité sociale, il reste le budget de l'État. Oui. Et là, il va falloir adopter un budget.
Et puis l'autre inconnu et surtout c'est qu'on ne sait pas aujourd'hui si on va arriver à baisser suffisamment le déficit total parce qu'il faut regarder notre déficit public, c'est-à-dire la sécurité sociale plus l'État plus les collectivités locales. Et comme vous savez, c'est ça notre problème. C'est ça qui fait que la France a trop de dettes parce qu'elle a beaucoup plus de déficit que que ses voisins.
On peut imaginer que la note finale sera très salée. Jean-Daniel Levi, mais qui en parle au français ? Donc quoi ?
Vous voyez ce que je veux dire ? Qui pourrait en en tirer euh en être nommé responsable ? Vous voyez ce que je veux dire ?
Mais oui, mais mais dans ce flou artistique, si tent que ce soit un sujet et ce que je trouve intéressant, c'est qu'à l'heure actuelle, ça n'est pas un sujet. La question qui s'est posée au cours de ces dernières semaines et qui a été posée comme cela de la part des Français, c'est pas est-ce qu'on va réduire durablement la dette et les déficits ? Est-ce qu'on va augmenter la croissante ?
Est-ce qu'on va accroître la trajectivité de la France ou pas ? Pas du tout. plutôt est-ce qu'on va se doter ou pas d'un budget déjà concernant la sécurité sociale et soit avec un déficit aggravé finalement c'est c'est pas un sujet ça n'a pas été un sujet du fou et que quand on regarde en fait d'ailleurs la nature des débats quand vous regardez d'un point de vue général en fait il y a pas eu d'affrontement sur les méthodes c'est une facilité politique voir une démagogie politique plus facile d'alourdir un déficit que de le réduire c'est probablement alors effectivement il y a eu pour à la suite en fait des des prises de position de de François Baou une forme de crispation en fait de la part de nos compatriotes et notamment autour des de jours et en fait on voit que à ce moment-là en fait quand il avait proposer des de jours fériers qui seraient amené à être travaillé sans avoir augmentation de la rémunération des salariés qui avait crispé de manière extrêmement forte nos nos compatriotes et puis il y a peut-être un point supplémentaire dont on parle pas beaucoup et c'est que il y a une dissolution on le sait en 2024 et que cette dissolution sur le fond n'a pas été véritablement expliquée et que quand bien même aujourd'hui il y a un enjeu de dette et de déficit à aucun moment dans le cadre du débat que nous avons eu au cours des quelques semaines qui ont précédé les élections législatives, il a été question la dette déficit et éventuellement des moyens pour pouvoir y parvenir.
On a aujourd'hui une situation qui est une situation objective qui est perçue de la part de nos compatriotes et qui considère à tortur ou à raison que aujourd'hui on met à l'agenda un enjeu politique sans avoir fait en sorte que cet enjeu politique soit tranché démocratiquement et et et et ça crée aujourd'hui cette forme de de jugement non pas sur l'efficacité mais beaucoup plus autour de l'idée faut-il ou pas ou arriverons-nous ou pas à sortir du fait de de savoir si nous avons un budget ou pas. Alors voulez tous réagir là-dessus. D'abord, je donne la parole à l'un de nos téléspectateurs, Bertrand qui nous écrit de cond survir.
Si le budget de la SQU a été adopté à une courte majorité, pensez-vous que ça donne le ton pour le budget de l'État qui a l'air beaucoup plus compliqué. On va on va répondre à cette question dans les minutes qui viennent. Jean-Sébastien, je vous donne la parole et et après John Christopher.
Et pour faire d'une pierre de coup, moi je pense que l'intelligence politique de Sébastien Lecnu a été de comprendre que les Français voulaient passer à autre chose. Ils ont compris que et vous venez de le dire d'une certaine manière, il n'y aurait rien, il n'y aurait pas de bon budget. Il ne va rien se passer avant 2027.
Ce pointl est acté. finalement il a été soldé avec la crise entourant le départ de François Bairou. Donc finalement l'enjeu c'est et c'est ça a été tout l'argument de Sébastien Lecnou qui l' martelé devant les syndicats, devant les chefs d'entreprise, devant les Français mieux vaut un budget que pas de budget.
La question du bon budget, on verra ça plus tard. Ce qu'il emporte là maintenant c'est la cohésion finalement du pays. Et le baromètre du Svipov qui est paru la semaine dernière montre que la crise politique est devenue en question ouverte, c'estàd en déclaration spontanée, le premier sujet de préoccupation des Français.
Il a compris ça et je pense qu'il y a des responsables politiques comme Édouard Philippe, peut-être Bruno Rota ou d'autres qui continuent à parler du contenu et il y a ceux qui disent "De toute façon, on est passé à autre chose. Les Français attendent juste qu'on avance et rien ne se passera avant 2027." On parle de l'hypothèse d'une loi spéciale dans un instant pour doter la France d'un d'un budget ou d'un budget Sparadra, je sais pas quel terme employé, mais d'abord je vous donne la parole John Christopher Roland avec peut-être un un son de cloche.
Ils vont pas l'assumer sur une antenne mais que ce soit à l'Assemblée ou ici au Sénat, il y a il y a il y a aussi un peu de lassitude ou de rat de bol de certains parlementaires. Est-ce que ça joue pas dans dans l'adoption de la du projet de loi de financement de la SQ et peut-être dans l'adoption l'adoption d'un budget ? On veut passer à autre chose.
Mais oui, mais le problème c'est passer à quoi ? parce que on va on va très vite se retrouver d'abord en plus dans des dans une période de municipal et donc parle bon parlera sans doute de la loi spéciale dans quelques instants. Pour un sénateur si vous voulez les choses sont plus figées, les le long terme est beaucoup plus acceptable parce que vous n'avez pas de à part le le renouvellement tous les 3 ans, vous n'avez pas d'enjeu.
Les députés alors désolé de revenir à ça mais ils sont quand même soumis à à cette exigence à la fois d'être responsable à Paris et puis fidèle à leurs électeurs en circonscription. Donc ils sont dans cette entre et puis euh juste pour rebondir là-dessus, c'est que ça va faire le lien avec les postures et notamment la posture DLR, mais pas c'est pas les seuls mais du Parti socialiste, c'est que cette histoire de budget de déficit des dérapages, je rappelle quand même que les discours jusqu'au mois de septembre étaient apocalyptique de la part de beaucoup de de parlementaires et de la part de François Berou en chef et puis finalement vous d'Élisabeth Born notamment puis finalement vous avez un retournement spectaculaire où on vous dit la réforme des retraites c'est pas si grave. Mais ça c'était une arme de destruction massive de crédit.
Et ben peut-être que les Français se dirent bah peut-être que l'angoisse n'était pas si angoissante. Et donc ça ils ont un peu démonétisé l'angoisse. Un mot là-dessus peut-être.
Je je cite Boris Vallot qui est le le président du groupe PS à l'Assemblée qui dit pour l'instant sur le budget de l'État projet de loi de finance PLF je ne vois pas le chemin. Est-ce que la stratégie notamment on va se concentrer sur celle du PS qui a fonctionné là sur le budget de la sécurité sociale peut fonctionner ou peut être la même sur le budget de l'État ou pas d'après vous Malval ? En fait, c'est ça va être très compliqué parce que effectivement sur le budget de la sécurité sociale, c'est là où il y avait la suspension de la réforme des retraites qui était quand même le premier objet du deal qui a été arraché.
Et ensuite, ils se sont attachés aussi à la marge à à atténuer ce qui avait été appelé le musée des horreurs. Euh mais en fait euh dans ce budget quand même, on peine à voir même ce que ce que défend le Parti socialiste, c'est-à-dire qu'ils sont sont posés uniquement dans une posture justement d'atténuation du moins pire. Sur le budget de l'État, déjà aucune concession ne leur a véritablement été faite, hein, le et et là, on voit on finit avec 19 milliards de plus de déficit pour la sécurité sociale.
Donc, il va falloir les trouver. h dans le budget de l'État peut-être il va falloir qu'il un équilibre c'est ce que disait le gouverneur de la banque de France ou alors le gouverneur de la Banque de France moi je sais pas qui a élu pour donner comme ça des consignes politiques mais mais effectivement en tout cas ça va être l'objet d'un débat politique dans lequel le PS va avoir énormément de mal à jouer tout à jouer la même partition. Alors effectivement pour eux il y a un coût politique parce que avoir une une option sur le PLFSS et en changer radicalement sur le budget de l'État ça va être compliqué.
C'est pour ça que moi je pense que la on va ça va se terminer en tout cas dans un premier temps par une loi spéciale pour aller jusqu'au début de l'année l'année prochaine et on verra quel sera l'état du débat. Alors justement la loi spéciale merci de m'offrir la transition malval c'est terme de la chronique de Stéphane Duget qui nous rejoint tout de suite sur ce plateau. Bonsoir Stéphane bienvenue tout simplement pour nous expliquer ce qu'est une loi spéciale.
C'est une loi qui est très courte he qui permet à l'État de continuer de fonctionner même si aucun budget n'est voté avant le 31 décembre. Alors très concrètement le projet de loi de finance he ce budget de l'État qui est discuté en ce moment ici au Sénat, il décide des crédits de chaque ministère, des postes de fonctionnaires qui seront créés, qui seront supprimés ou encore des montants des impôts l'année prochaine. Si vous n'avez pas d'accord et donc qu'il n'y a pas de budget, et bien tout est figé Thomas.
Et en théorie, l'État ne peut plus ni collecter les impôts, ni payer les fonctionnaires, d'où l'intérêt de recourir à cette loi spéciale qui ne remplace pas le budget. Non non, loin de là. C'est un parachute de dernier ressort comme le dit la ministre des comptes publics.
Un parachute prévu à l'article 47 de la Constitution. Et alors, quand euh ce texte doit-il être voté au Parlement ? Alors, il doit être impérativement voté avant le 1er janvier.
Le gouvernement a jusqu'au 19 décembre pour le déposer à l'Assemblée nationale. Donc, le temps presse puisque c'est déjà vendredi de la semaine prochaine. Concrètement, cette loi, elle sera pas très compliquée à écrire.
Elle ne contient que trois articles à peine. Le premier de ces articles, il autorise l'État à percevoir à continuer de percevoir les impôts qui existent déjà. L'autorisation est temporaire jusqu'à l'adoption définitive du budget de l'État.
Et les deux autres articles de cette loi spéciale, elle permet à l'État et aux organismes de sécurité sociale de continuer à emprunter. La loi spéciale, elle reconduit aussi les crédits qui avaient été votés pour chaque ministère l'année précédente au même niveau, ni plus ni moins. Je vais vous prendre un exemple très concret pour qu'on comprenne bien Thomas.
Si je prends l'exemple des armées, le gouvernement souhaite une augmentation de 6,7 milliards d'euros du budget des armées cette année. Et bien s'il n'y a pas de budget voté, ce sera zéro et tout sera zéro tant que le budget ne sera pas voté. Tout sera en pause.
La loi spéciale permet donc à l'état de continuer de fonctionner provisoirement jusqu'à l'adoption définitive du budget. Et puis on termine avec un regard historique. Si le gouvernement venait à faire voter cette loi spéciale, ce serait la 3è fois sous la 5e République.
Oui, la première fois c'était en 1979 sous le gouvernement Raymond Bar. et la présidence de Valérie Giscardestin. Le budget avait été déclaré inconstitutionnel juste avant Noël.
La loi spéciale avait alors permis à l'État de tenir pendant 18 jours avant qu'un budget soit validé et voté. Le deuxième cas, le plus récent, hein, on s'en rappelle tous, c'était l'année dernière. Michel Barnier, premier ministre censuré au début du mois de décembre.
Impossible de voter un budget avant le 31 décembre. Et donc une loi spéciale pour attendre le nouveau gouvernement, celui de François Bairou et le nouveau budget qui avait fini par arriver le 14 février pour terminer Thomas l'année dernière. Même si l'assemblée était très divisée sur le budget, cette loi spéciale, elle avait été adoptée sans aucun problème.
Zéro vote contre et c'était la même chose ici au Sénat. Merci beaucoup Stéphane. John Christopher Rolland, ça veut dire bon, on achète du temps avec une loi spéciale mais ça veut dire que Sébastien Lecnu qui est en photo derrière vous euh bah il va devoir construire un autre compromis d'une certaine façon ou trouver d'autres alliés ou peut-être les mêmes d'ailleurs que ceux qui lui auraient permis de faire voter le budget de la sécurité.
Oui. Oui. Ben là, il va avoir un deuxième allié en plus.
Alors sur le PFSS effectivement je rejoins ce Cadior c'està-dire qu'il y avait le trophée la suspension des retraites donc il a il revêtait une import il revit toujours d'ailleurs c'est pas tout à fait fini mais une importance capitale notamment pour le deal le corn fort pour le budget principal oui effectivement ça sera plus compliqué parce que les rapports de force vont s'exprimer beaucoup plus nettement les compromis sont pas les mêmes mais c'est entre guillemets un alors je devrais pas le dire comme ça alors moins grave en ce sens que on peut effectivement faire jouer la montre et le temps va devenir aussi un allié pour Sébastien le cornu si on part sur une loi spéciale, on reconduit simplement les crédits comme ça vient d'être dit pour l'ire jusqu'à l'obtention d'un budget et puis là on on a une donnée temporelle. On va arriver en mars, février, mars, ce sera les élections et puis après quel intérêt de dissoudre puisque quand on dissou, on peut plus redissoudre pendant un an, ça serait lié les mains du successeur et donc on s'achemine tranquillement, tout le monde semble le comprendre vers une présidentielle. Donc cet allié du temps, c'est aussi encore une habileté. mais il faut reconnaître quand même que d'ailleurs le gouvernement prépare en ce moment la loi spéciale donc oui.
Alors ça c'est intéressant parce que pour qu'elle soit déposée avant le 19 décembre, il faut quand même l'écrire, la préparer donc tout ça se fait en parallèle des discussions sur sur le budget et de l'espoir de faire passer un vrai budget avant la la fin de l'année. Alors, ce sont pas exactement les mêmes circonstances qu'il y a un an, Jean-Daniel Desvie, mais est-ce qu'il y avait eu un responsable de l'absence de budget au-delà de du Premier ministre Michel Barnier qui avait sauté ? Mais est-ce qu'il y a eu un responsable politique dans les enquêtes d'opinion ?
Pour dans les enquêtes d'opinion, oui, mais il n'était pas au parlement. Il était à l'Élysée. Voilà, il était à l'Élysée parce qu'en fait les Français disaient qu'il ne comprenaient pas la raison pour laquelle il y avait eu une dissolution qui considérait en fait que si la situation politique était celle-ci, c'est parce qu'en fait elle était le fruit d'une décision unipersonnelle prise par le président de la République et que globalement c'était lui qui était essentiellement le le fautif en tant que tel.
Il y a peut-être un point complémentaire, je pense, à avoir à l'esprit, c'est que euh le projet de loi de finance de la sécurité sociale et le projet de loi de finance d'un point de vue global euh ne revête pas exactement le même sens politique d'un point de vue global. C'est autant hier le parti socialiste a pu voter pour sans pouvoir être taxé de faire partie de la majorité et on a dans l'idée commune que il y a soit ceux qui sont d'accord et qui sont dans la majorité et qui votent la loi de finance c'est ceux qui sont dans l'opposition et soit qui vont s'abstenir soit budget de l'État c'est un acte beaucoup plus politique caractère beaucoup plus politique donc avec des incidences qui peut être des incidences beaucoup plus fortes donc il s'agira pas uniquement de la question de l'habilité tactique de la part du du premier ministre mais également de la manière dont les uns et les autres peuvent être éventuellement en capacité de pouvoir résister à une critique de traîrise ou de bascule complètement autour d'un autre camp politique. On peut se rappeler que François Baou avait tenté l'opération lorsqu'il avait expliqué que le vote de confiance n'était pas un vote de confiance à son égard mais qui était un vote de confiance à l'égard du constat qu'il avait effectué sur la gravité de la situation.
On peut pas dire que ça avait été particulièrement performant. Donc je pense qu'il faut avoir ça l'esprit. Ouais.
Jean-Sébastien Ferou. Mais moi je crois qu'en fait le risque est pas si grand que ça pour la plupart des parties parce qu'encore une fois les gens attendent 2027, ils ont compris que rien ne serait clarifié avant. Et ce qui s'est passé, vous l'avez dit, ce qui s'est passé sur les retraites, c'est-à-dire que il y a 2 ans, on nous a expliqué les mêmes personnes.
Ellisabeth Bon par exemple, première ministre, nous expliqué que nous péririons tous dans d'être souffrant si cette réforme n'était pas votée. Et puis finalement, elle revient à l'automne 2025 en expliquant que bon, si ça donne 3 semaines de vie en plus à un gouvernement, c'est pas si grave. Donc c'est ce relativisme là qui s'est installé dans l'esprit des Français.
Ça n'est pas que les Français ont renoncé. La question de la dette, elle reste très élevée dans les préoccupations des Français. Ils ont juste compris qu'il n'y avait pas de majorité pour voter un bon budget, quoi qu'il en soit.
Et notamment une question centrale qui est le la pérennité de notre modèle social qui aurait dû être au cœur des débats notamment de ce projet de finance de la sécurité sociale. Ben, je suis assez d'accord avec vous. Tout le monde a compris que ce sera un débat pour la prochaine présidentielle.
Merci à tous d'avoir participé à à cette première partie d'émission. Votre livre John Christopher Rolland. Standard contre standard.
Réflexion sur une catégorie juridique en droit public, c'est aux éditions Larmatan et Aurore Malval. On vous lit évidemment dans l'bdomadair Marianne, je vous dis à bientôt sur sur Public Sénat. Yeah.
Sébastien Lecornu