Julien Odoul, député RN, est l'invité de la matinale de franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Julien Odoule. Bonjour. On va évoquer le budget mais d'abord on commence avec cette journée de commémoration.
Nous sommes le 13 novembre. Il y a 10 ans, trois attaques simultanées menées par trois commanda liés à Daesh, à Paris, à Saint-Denis faisait 130 morts et plus de 400 blessés. Quel sentiment vous anime ce matin ?
C'est déjà le recueillement, l'hommage aux victimes, à nos morts, hommage aussi aux policiers qui sont intervenus et qui ont arrêté cette tuerie. Et c'est aussi un immense gâchi puisque depuis 10 ans, rien n'a été fait par les différents gouvernements pour déclarer la guerre à l'islamisme, pour définir l'islamisme, pour enrayer la propagation de l'islamisme dans notre pays. Donc on a une immense lâcheté depuis 10 ans et nous sommes toujours sous le coup de possibles attentats d'attaque de tuerie.
Malheureusement, on sait effectivement que la menace reste élevée, que des attentats sont régulièrement déjoués, mais qu'est-ce qu'il faut faire ? C'est quoi la recette magique ? Mais déjà, c'est déclarer la guerre à nos ennemis, ce qui n'a pas été fait depuis euh 10 ans.
Depuis 10 ans, nous subissons les attentats, nous reculons sur nos principes et notamment sur la laïcité. Et nous voyons que le fondamentalisme islamiste se diffuse partout et essaie de conquérir tous les pans de la société. Donc ce qu'il faut faire, c'est déjà définir ce qu'est l'islamisme.
C'est déjà mettre hors la loi les frères musulmans comme l'a fait le gouvernement autrichien. C'est fermer toutes les mosquées radicales. Je rappelle qu'aujourd'hui au moment où nous parlons, il y a toujours des lieux de culte radicalisés.
Il faut expulser les imames étrangers radicalisés. Il faut expulser tous les fichiers S étrangers pour islamisme. Il faut couper tout les financements de ces mouvances islamistes.
Et très clairement, il faut être intransigent sur les principes, sur les valeurs, notamment sur l'interdiction du voile pour les sorties scolaires, notamment pour l'interdiction du voile dans les compétitions. C'est la même idéologie. Bien sûr que si.
Non, bien sûr. C'est la même idéologie. Non, ça n'a pas ça n'a pas de rapport.
C'est c'est l'idéologie islamiste. Excusez-moi. Que ce soit les musulmans ne sont pas des islamistes.
Je vous fais une vous faites le mal l'amalgame. Il y a une distinction entre nos compatriotes de confession musulmanes et les terroristes islamistes et l'idéologie islamiste. Et aujourd'hui, on a tué au nom d'Allah Akbar, on a tué au nom de l'islamisme d'une idéologie qui nous fait la guerre, qui cherche à conquérir notre société, qui cherche à anéantir nos libertés d'égalité entre les hommes et les femmes, notamment notre démocratie.
Et je constate que ce gouvernement comme tous ceux qui l'ont précédé n'a aucune intention de lutter contre l'ISMI. Je me rappelle d'une petite phrase qui est lourde de conséquence. Vous dites il a quand même géré justement euh les attentats, il a géré euh au plus près euh sub ils ont subi des dossiers qui maîtrisent parfaitement. 2017 2 ans après le 13 novembre 2015 après les tueries du Bataclan, Emmanuel Macron après l'attentat sur les Champsélysées et la mort d'un policier Xavier Jugelé nous disait qu'il n'avait pas inventé un programme de lutte contre l'islamisme et contre le terrorisme dans la nuit.
Il y a eu beaucoup de nuit depuis et il n'a toujours pas inventé ni cherché à déclarer la guerre à l'islamisme. On avance hier, la suspension de la réforme des retraite a été largement votée à l'Assemblée nationale. Pour vous, c'est une victoire pour qui est-ce que c'est une victoire des socialistes ?
C'est pas une victoire des socialistes. Non, c'est la magouille entre socialiste et macronisme pour éviter une motion de censure et éviter un retour aux urnes. Euh les socialistes et les macronistes sont prêts à vendre père et mère pour éviter effectivement la sanction et le retour devant les électeurs.
Et ce qui est quand même assez coaucase dans cette histoire, notamment pour les Macronistes, c'est parce que les Macronistes avaient fait de cette réforme des retraites l'alpha et l'oméga de leur politique. C'était indispensable, c'était fondamental pour l'économie du pays. et finalement ils se sont bradés, ils l'ont lâché assez facilement.
Mais nous nous satisfaisons encore une fois de cette amélioration pour pour les Français même si elle est minime. Et nous nous sommes dans le sens et dans la continuité de notre programme, de nos positions, c'est-à-dire remettre en cause cette réforme qui est profondément injuste. Je précise également que le Rassemblement national donc vota effectivement pour cette suspension.
En revanche, Eric Sioti a voté contre cette suspension. C'est pourtant votre seul allié. Mais nous avons des comment dirais-je des sensibilités différentes avec Écotti.
C'est le cadre dans d'une alliance. Vous savez dans une alliance, vous n'êtes pas censé penser exactement la même chose. Sinon, vous faites une fusion tout simplement.
Et nous, nous constatons, voilà, que nous avons sur cette questionlà des sensibilités, mais c'est tout à fait honorable. Mais est-ce que sur cette question là qui va être un sujet aussi crucial qui va être aussi le cœur de la campagne présidentielle de 2027 et ben on peut faire campagne avec un allié qui qui pense radicalement différent. Non, qui ne pense pas radicalement si vous vous a voté vous avez voté pour il a voté contre.
On peut pas faire mieux siin. Il ne pense pas radicalement différent. Nous avons des sensibilités différentes mais dans comme dans toute alliance politique et alliance électorale.
Vous regardez dans les les autres partis mais nous nous accordons sur un programme de gouvernement sur un programme de gouvernement pour une union nationale. Nous sommes tout à fait en phase et nous travaillons nous travaillons très bien avec les députés UDR d'Éric Si nous sommes complémentaires sur bien des aspects et encore une fois nous souhaitons que ce rassemblement soit le plus large possible pour réunir 50 % des Français. Gabriel Atal propose une retraite universelle avec finalement les mêmes droits pour tous, sans âge légal de départ à la retraite.
Jordan Bardella, il semble partager un petit peu la même idée. Il dit que c'est la durée de cotisation qui détermine avant tout l'âge de départ à la retraite. Est-ce que pour 2027, ce sera porté par le Rassemblement national ?
Est-ce que Mais c'est déjà le cas ? C'est déjà le cas Jordan Bardella et Marine Le Pen. Oui, mais est-ce que par exemple cette retraite universelle, c'est-à-dire sortir de ce qui est aujourd'hui le système de retraite, vous pourriez vous aussi avoir un projet différent pour 2027 ?
Non, c'est pas sortir du système des retraites actuel. Nous ce que nous souhaitons c'est sauver notre système par il sort à chaque fois Gabriel Natal. Il est sorti déjà du gouvernement et puis il est sorti quelquefois des réalités.
Mais est-ce que vous est-ce que vous pourriez dire bah voilà, nous on va plus parler des 62 ans, des 63 des 64, on va être uniquement sur la durée de cisation. Mais c'est déjà le cas. Nous avons un système qui est progressif pour les Français qui commencent à travailler après 20 ans.
Après 20 ans, ce qui compte c'est les annuités travaillées pour partir avec une retraite à Toplin. Et nous nous disons qu'il faut qu'il y ait 42 annuités travaillé pour partir avec une retraite à ta plein. Et donc vous avez un système progressif, je prends un exemple, vous avez un emploi stable à partir de 25 ans, vous partez avec une retraite à ta plein à 67 ans.
Voilà, c'est c'est très clair. Et plus vous commencez à travailler tard et plus vous pouvez partir tard avec une retraite à ta plein. Je pense que c'est le système le plus juste, le plus cohérent et surtout le plus efficace économiquement.
Le budget poursuit son chemin parlementaire, hein. Est-ce que c'est pas aussi finalement la la victoire, une victoire politique pour le premier ministre Sébastien le Cornu ? Est-ce qu'il s'y prend bien ?
Non, c'est pas une victoire, c'est certainement gagner du temps, essayer de retarder la sanction, essayer de retarder surtout l'accession au pouvoir du Rassemblement national qui arrivera inévitablement parce que les Français le souhaitent et parce que nous avons fait le les bons constats et que nous avons les bonnes solutions. Donc que ce soit dans 3 mois avec une dissolution 202, oui, parce que la situation est totalement paralysée, totalement bloquée. Ça ne pourra pas évoluer avec ce gouvernement.
On ne pourra rien faire avec ceux qui ont tout échoué, qui ont tout raté, qui sont impuissants dans la gestion du pays. Donc nous le disons, oui, il faut revenir aux urnes. Le plus tôt sera le mieux.
Si euh malheureusement Emmanuel Macron ne dissou pas l'Assemblée nationale, ce sera en 2027 et ce sera la victoire du RA national. Un dernier mot de euh sur Boemstanal qui est désormais libre, hein, je le je le rappelle, l'écrivain franco-algérien a passé 362 jours en prison euh en Algérie. C'est l'Allemagne qui a joué un rôle clé dans dans cette libération.
Est-ce que vous trouvez que c'est un camouflé pour la France ? Oui, c'est une humiliation. Alors déjà, c'est un soulagement de savoir que notre compatriote Boem Sansal va retrouver la liberté, va retrouver les siens et va sortir de cette détention arbitraire en Algérie.
Mais pour le coup, c'est un camouflet puisque depuis le début de cette crise, le gouvernement français était incapable d'engager un rapport de force et de faire libérer un compatriote. Nous sommes la 7e puissance du monde. On s'est fait dicter notre conduite par la 67e puissance du monde.
C'est justement parce que il y a des tensions entre Alger et Paris et bien que Boam Sansal n'a pas été libéré par la France mais pas mais mais par l'Allemagne. C'est parce que les relations étaient mauvaises. Est-ce qu'il faut pas au contraire avec en fait ils ne comprennent que le rapport de force.
On a toujours été dans le dialogue, on a toujours été dans la réponse graduée, on a toujours été dans les courbettes et dans la soumission. Voilà le résultat. Et moi encore une fois, je dénonce ceux qui ont voulu maintenir Bolhem Sensal en détention et notamment les députés de la France insoumise qui ont voté contre la proposition de résolution au mois de mai dernier qui demandait la libération immédiate du Bèem Sensal.
Ils ont été complices du gouvernement algérien, ils ont été les soumis du gouvernement algérien et on a bien vu qu'à l'Assemblée nationale, il y avait une 5e colonne qui ne voulait pas la libération de Bollème sans sal. Merci beaucoup Julien Odoule. Bonne journée à vous hein.
Julien Odoul