Nouvelle-Calédonie: Emmanuel Macron exclut "un passage en force dans le contexte actuel"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Vous parlez d'un vote sur cet accord des Calédoniens, est-ce un 4e référendum ou quelle autre forme cela prendrait ?
- 21:40OuverteRéponse directe
Est-ce dans un mois que vous déciderez si la réforme du corps électoral ira au Congrès ou pas en fonction des avancées ?
- 23:20OuverteRéponse directe
Comment ça peut se passer après de tels traumatismes ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui ressort de ces échanges avec les indépendantistes ?
- 26:40OuverteRéponse directe
Pourquoi n'ont-ils pas associé la parole aux actes ce soir ?
- 28:20OuverteRéponse directe
Est-ce une révolte Canac, une insurrection Canac ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:20Emmanuel MacronFait
« nous avons aussi déployé des magistrats en soutien de ceux qui sont présents »
- 13:20Emmanuel MacronPromesse
« je ferai d'ici un mois au maximum un point d'étape pour regarder en conscience les choses et prendre les décisions sur la suite institutionnelle à donner »
- 15:00Emmanuel MacronFait
« le texte proposé par le gouvernement a été voté avec une majorité claire et à l'Assemblée et au Sénat »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
ici réuni de des conclusions des décisions que je prenais à l'issue de de cette journée je voulais vous rendre compte d'abord je ici redire que nous sommes avec ministre de l'intérieur des outrerses le ministre des Armées la ministre délégué aux outremes je remercie de leur présence arrivé ce matin pour apporter notre plein soutien au commissaire à l'ensemble service de l'état des élus mais pour dire aussi le soutien de la Nation toute entière celles et ceux qui sont tombés depuis le début de ces violences et j'ai eu l'occasion ce matin de faire moment de recueillement pour à la fois nos deux gendarmes et pour toutes les victimes depuis le début des violences l'objectif qui est le nôtre est double premièrement ne rien céder à la violence qui s'est installée depuis maintenant 11 jours parce qu'elle n'a pas cours en république trouver un chemin d'apaisement pour que le dialogue revienne au plus vite et que donc la place à la concertation et la construction d'un accord d'ensemble puisse permettre de sortir par le haut de la situation dans laquelle nous sommes le premier élément est un élément de de sécurité et de rétablissement de l'ordre j'ai l'occasion ce matin en arrivant de survoler les communes grand Néa et plusieurs quartiers de numéa où des barrages et des zones de tension existent encore et je sais ici la grande détresse la fatigue dans laquelle sont plongés plusieurs de nos compatriotes qu'il protègent leur commerce leur entreprise ou tout simplement leur logement ou qu'ils tiennent des barrages pour éviter la violence c'est une situation qui n'est pas admissible qui n'est pas tenable elle perdure depuis plusieurs jours et et notre objectif est de restaurer l'ordre dans les jours à venir nous le faisons simplement dans un cadre d'exigence de professionnalisme dont je remercie le ministre et l'ensemble des forces de sécurité intérieure de nos gendarmes ont été abattus ce qui est inexcusable mais je le dis ici aucune des victimes qui sont à déplorer depuis le début de ces violences n'est du fait des gendarmes des policiers c'est le fruit de leur sangfroid de leur professionnalisme la force de leur engagement nous allons donc reprendre pas à pas chaque quartier chaque rond-point chaque barrage c'est pourquoi nous avons et dans les heures prochaines ils finiront de se déployer 23 EGM qui seront sur le sol de Nouvelle-Calédonie ce qui représente au total avec les forces qui étai déjà présentes 3000 forces de sécurité intérieure ce qui est un niveau extrême et supérieur à ce que nous avions connu par exemple lors des émeutesusine du Sud référendum à ça s'ajoute 130 membres du G et du raid ils sont indispensables parce que plusieurs de ces quartiers sont tenus par aujourd'hui des émetiers qui ont décidé d'adopter des techniques quasi insurrectionnelles avec des équipements lourds des positionnements en haut des toits et donc des situations qui ne permettent pas de rétablir l'ordre de manière classique à côté de cela nous nous avons 60 OPJ qui sont déjà déployés pour permettre de mener les procédures et d'avoir un suivi judiciaire optimal et en particulier les incarcérations qui s'imposent nous avons aussi déployé des magistrats en soutien de ceux qui sont présents et je remercie ainsi l'ensemble de nos forces de sécurité intérieure ici déployé ainsi que nos magistrats pour le bon suivi ceci sera complété par le déploiement de blindé d'hélicoptères supplémentaires dans les prochaines heures notre objectif est avec sansfroid professionnalisme de reprendre l'intégralité aujourd'hui des points qui sont encore dans le désordre la violence les principaux quartiers encore touchés unvers salé Caméré mais aussi du C dans BA ou les sites miniers à cela s'ajoute tout le travail qui va se poursuivre en matière de ravitaillement et d'accès à la santé deux sujets essentiels pour nos compatriotes je le disais ce matin partir particulier nos compatriotes qui sont dialysés plusieurs compatriotes qui ont des maladies lourdes et qui supposent des soins ont été des victimes très clair de ces barrages et de ces situations de de blocage dans l'accès aux soins c'est pourquoi avec l'ensemble des forces de l'ordre le concours aussi des polices municipales et de l'ensemble des personnels compétents des collectivités locales nous allons finaliser le travail pour permettre le ravitaillement partout et l'accès à la santé je veux ici aussi remercier les forces armées qui dans le cadre des missions qui sont les leurs strictement définies et rappelé dans le premier conseil de défense et de sécurité que j'ai eu à présider joue un rôle absolument déterminant à la fois pour sécuriser des emprises stratégiques mais aussi pour permettre le ravitaillement et l'accès aux médicaments l'objectif vous le comprenez c'est le retour au calme à l'ordre dans les meilleurs délais mais en tenant cette ligne d'exigence que j'évoqué tout à l'heure ce qui explique aussi que dans le contexte actuel et si des appels au calme j'y reviendrai ne sont pas aujourd'hui pris par certains responsables ceci prendra plusieurs jours je veux dire aussi ici à toutes les personnes qui en sont victimes notre plein soutien et notre détermination absolue 2ème élément qui a fait l'objet de nombreuses discussions à la fois ce matin avec l'ensemble des élus les maires dont je veux saluer vraiment l'engagement et de jour et de nuit au côté de leur population mais l'ensemble des forces économiques et le président du C est évidemment sur la question économique et celle de la reconstruction à ce titre la ministre déléguée restera dans les jours qui viennent jusqu'en toute fin de semaine et nous avons installé une mission compétente sur la reconstructionidé par Monsieur requin une dizaine de fonctionnaires viendront encore renforcer les équipes déjà présentes et une équipe dédiée à Paris travaillera sur ce sujet aujourd'hui les dommages sont en train d'être chiffrés c'est l'un des objectifs de cette mission sont colossaux dans le grand Néa et donc la priorité ira vers une aide d'urgence pour payer les salaires pasalier au problème de trésorerie des engagements ont déjà été pris lors des deux réunions qu'a présidé le ministre de l'Économie des Finances avec des délis de paiement des reports de charges et de créan avec un engagement des assureurs et des équipes dédiées seront justement déployés avec aussi des prê à tau zéro pour accompagner l'ensemble des professions ce qui sera structuré dans les prochains jours c'est la mise en place d'un fond de solidarité pour venir en aide au monde économique et aider tout à la fois les salariés mais aussi les gérants et indépendants qui sont dans une situation critique l'État pour ce qu' concerne et pour ces bâtiments procédera à des mesures d'exception pour une reconstruction dans les meilleurs délais des bâtiments publics et avoir une politique d'exception et d'urgence pour les écoles et collèges même si la compétence n'est pas étatique en la matière mais mais avoir une politique d'exception auprès des collectivités pour les collectivités locales nous mettrons en place des dispositifs d'aide d'abord il y aura un système de responsabilisation dans le fond que j'évoqué nous le financerons Paris passu un pour un avec collectivité territorial compétente et puis pour ce qui est des compétences des collectivités nous viendrons compléter l'effort qui est fait sur l'activité partielle et les exonérations de charges au-delà de la reconstruction d'urgence et de l'accompagnement tout un travail doit être structuré pour reconstruire dans les meilleurs délais et de manière pertinente à ce titre prochains jours seront utilisés pour définir la gouvernance de la reconstruction économique établissement public organisation pour que les choses soient le plus efficaces rapide possible mais l'ensemble des parties prenantes ça renvoie je vais y venir aux accords qui sont à négocier devra aussi définir une stratégie économique plus largement pour la Nouvelle Calédonie qui pense sa diversification et qui pense aussi l'avenir du nickel ce qui est indispensable dans le contexte qui est le nôtre ces questions se posaient déjà avant ces violences elles sont encore plus aigues et urgentes enfin le troème pilier après la sécurité la reconstruction économique c'est évidemment le le chemin politique la question politique qui est derrière une grande partie c'estes violence et qui est aujourd'hui une de nos priorités je le dis avec beaucoup d'humilité parce que la situation est complexe elle est aussi l'héritage historique je vais revenir d'accord mais c'est notre responsabilité je l'évoqué tout à l'heure en concluant devant toutes et tous j'ai passé une heure plusieurs d'entre vous étaient là avec des jeunes de toutes condition vivant en Nouvelle-Calédonie j'ai été frappé à la fois par leur les mots qu'ils ont utilisé parfois leur peur d'autrefis leur colère leur découragement leur angoisse du jour d'après et leur besoin d'avoir une vision d'avenir évidment ils ont ai la construire et je les ai incité à le faire mais la responsabilité aujourd'hui de tous ceux qui sont en charge est vraiment de bâtir ce chemin n partons pas d'une page blanche nutre et je le dis ici parce que cela demeure est évidemment celui qui a été constitué dans les accords de Na et de matigon en particulier le préambule qui a permis des avancées historiques tout particulièrement sur le passé la la reconnaiss cédonie peuple Canac cette histoire commune les ombres et les lumières mais qui a aussi posé les termes d'un destin commun du rééquilibrage des transfert de compéten de la question minière des trois référendum et qui durant les décennies passées par l'engagement de plusieurs générations a permis des avancées importantes retour au calme plusieurs avancées pour autant il n'a pas tout purgé forcé de constater qu'il n'y a pas aujourd'hui une vision d'avenir commune forcé de constater que le rééquilibrage n'a pas permis de réduire les inégalités économiques et sociales elles se sont même accru et que les discussions que j'ai pu avoir avec les responsabl politique économique comme la société civile disent clairement que les inégalités sociales ont continué de s'accroître et que pour parti sans en rien le justifier ell nourrissent aussi une part du racisme qui a réémergé depuis 11 jours et en quelque sorte d'une manière inédite dans son caractère désinhibé et assumé de la même manière ayons l'honnêteté de reconnaître que les référendums qui étaient prévu par ces accords n'ont pas pacifié les choses en remettant une logique de bloc à bloc de oui ou non ils ont conduit les camps à se recomter et s'opposer et donc c'est aussi fort de ces enseignements que nous devons penser la méthode pour l'avenir nous avons strictement appliqué ces accords et je veux ici d'ailleurs le rappeler quand j'entends ce qui est parfois dit ou commenté ces accord prévoyent trois référendums le premier a été demandé par l'État le deuxième a été demandé par les forces politiques non indépendantistes dites loyalistes le trème a été demandé par les indépendantistes en avril 2021 ça ne soit pas oublié non plus et donc nous avons suivi un chemin qui avait été tracé pour autant nous n'avons pas collectivement suffisamment pensé le jour d'après je l'ai dit le soir même des résultats du premier référendum que ceux qui ont voté oui pensent à une vie commune avec ceux qui ont voté non et réciproquement ceci n'a pas été fait et ce dos à dos ce face à face ce bloc à bloc a réapparu avec encore plus de force néanmoins nous avons fait ce chemin y compris celui des référendum qui étit bien prévu par les accords dans les conditions et aux initiatives que je viens de rappeler malgré les temps difficiles et la gestion que nous avons réussi face au covid et une politique de vaccination inédite dans la région face aux crises qui ont pu apparaître comme celle de l'usine du Sud la question aujourd'hui est donc de retrouver la confiance confiance entre les partis prenantes et des forces politiques confiance entre les forces politiques et les élus en particulier les maires confiance entre le monde politique et les forces économiques on exprimé toutes leur défiance ce matin et confiance collective dans l'avenir de la Nouvelle-Calédonie dans ce contexte j'avais au fond dessiné une trajectoire qui demeure pleinement valide celle tout à la fois d'un chemin de pardon dont j'ai confié la responsabilité é au président Mapou et qui a très largement engagé ses travaux et nous l'aiderons à les poursuivre et les parachever et un chemin d'avenir et c'est bien celui-là dont il est question aujourd'hui celui-ci est évidemment mis en danger bloqué par cet embrasement de violence depuis 12 jours maintenant ces violences sont multifactorielles pour parti politique elles sont aussi appuyées par des délinquants qui ont parfois dépassé leurs commanditair ça a été dit ce matin d'ailleurs très clairement dans le débat par plusieurs responsables et puis une délinquence je dirais opportuniste qui s'est agrégé sur ces derniers et donc les facteurs sont multiples mais il y a un désaccord politique qui s'est cristallisé qu'il faut regarder en face en sousjant celui du dégel du corps électoral pris comme un élément séparé du reste cette réforme je veux ici le rappeler j'en ai parlé en juillet dernier quand j'étais ici en indiquant ma préférence pour un accord global mais la nécessité conformément au accords précités et au chemin qui avait été prévu par les signataires même de la nécessité passer les TR référendum d'un dégel du corps avec des critères et des restrictions qui préserv d'ailleurs la solidité Laé et la reconnaissance pleine entière du peuple can j'avais donc dit que ma préférence allait à un accord complet mais que si celui-ci n'était pas trouvé dans un délai raisonable nous devrions au moins aller en vue des Provinciales vers ce dégel cette réforme ensuite même si elle a fait l'objet d'un rejet par certains ici et a pu nourrir les violences elle a une légitimité démocratique le texte proposé par le gouvernement a été voté avec une majorité claire et à l'Assemblée et au Sénat je le dis en tant que président de la République on ne dispose pas de la souveraineté populaire comme d'un simple papier néanmoins dans le contexte actuel j'ai appelé ce soir tous les responsables a au fond une forme d'engagement collectif et volonté d'aller de l'avant pour tenir cet équilibre que j'évoqué ne rien céder à la violence mais ouvrir le dialogue et l'apaisement aussi après avoir écouté tout le monde successivement et après avoir tenu des trilatérales ou multilatérales élargis et ce matin et cet après-midi puis des bilatérales et des réunion avec les jeunes avec aussi nos forces de l'ordre j'ai pris un engagement très clair ce soir avec un processus très précisément défini je me suis engagé à ce que cette réforme ne passe pas en force aujourd'hui dans le contexte actuel et que nous nous nous donnions quelques semaines afin de permettre l'apaisement la reprise du dialogue en vue d'un accord global ceci doit suivre les étapes suivantes la première c'est que fort de cet engagement j'ai demandé je demande ici à ce que tous les responsables appellent explicitement à la levée des barrages et des points fixes c'est la demande que j'ai formulé en parti ul au FLNKS et au CCAT et que cela se fasse dans les heures qui viennent ça dépoie dans les heures et jours qui viennent deuxièmement dès que les retraits seront effectif et observé l'état d'urgence sera levé troisièmement le dialogue politique doit reprendre immédiatement c'est pourquoi j'ai décidé et écoutant la demande de plusieurs d'installer une mission de médiation et de travail installée aujourd'hui avec Monsieur bastil potier et tiers qui m'ont accompagné on resté pour lancer le travail l'État à travers ces trois au fonctionnaires fin connaisseurs de cette question et des questions institutionnelles jouera ici un rôle impartial mettre la reprise du dialogue et l'avancée des travaux pour un accord global quatrièmement je ferai d'ici un mois au maximum un point d'étape pour regarder en conscience les choses et prendre les décisions sur la suite institutionnelle à donner et je considérerai évidemment le retour au calme mais également l'engagement sincère des partis à la reprise des négociations en vue d'un accord cquièmement l'objectif et de parvenir à un accord global qui doit couvrir au moins les questions suivantes celle du corps électoral et du dégel celle de l'organisation des pouvoirs avec des éléments de simplification indispensable entre gouvernement et les provinces en particulier celle de la répartition des sièges celle de la citoyenneté ce de citoyenneté celle du nouveau contrat social et en particulier la manière de régler les inégalités économiques mais aussi les inégalités femmes homme la question de l'avenir économique de la diversification et du nickel avec des pistes d'évolution pour les usines à court moyen et long terme et la question du vote d'autodétermination ma volonté et que cet accord global soit celui qui intègre notre Constitution après avoir écouté é l'ensemble des forces engagées je suis confiance sur leur capacité à reprendre ce dialogue et à bâtir un accord global dans les semaines et les tout prochains mois cet accord doit être négocié évidemment par les forces politiques légitimes pour le faire mais doit aussi associer les maires les forces vives en particulier économique de la Nouvelle-Calédonie à la fois contenu de ce qu'ils ont supporté ces derniers jours et au fond du fait qu'ils sont les premières victimes de l'incapacité à trouver un accord aujourd'hui mais compte tenu aussi de leur légitimité et de leur esprit de responsabilité mon souhait est aussi que cet accord puisse être soumis au vote des Calédoniens voilà Mesdames et Messieurs ce que je voulais ce soir vous dire les décisions que j'ai pris à l'issue de cette journée de concertation en redonnant ici le sens de tout cela la responsabilité qui est la nôre collectivement est immense c'est celle de réaffirmer l'ordre républicain mais d'ouvrir ce dialogue dans lequel je crois et d'appeler l'ensemble des parties prenantes à l'esprit de responsabilité parce que notre jeunesse le mérite parce que la Nouvelle-Calédonie le mérite je suis maintenant à votre disposition pour répondre à toutes vos questions monsieur le Président vous parlez d'un vote sur cet accord des Calédoniens et c'estàd un 4è référendum ou quelle autre forme cela prendrait et ensuite pour éclaircir votre calendrier est-ce dans un mois que vous déciderez si la réforme du corps électoral tel que votée par les deux chambre ira au congrès ou pas en fonction des avancé mon souhait est que nous ayons un accord global et que nous puissions constater d'ici un mois que les violences sont cessées et que l'accord avance c'est ce que je souhaite et et j'espère en effet du coup aller dans le sens que vous évoquez je ne peux pas le préempter aujourd'hui cela dépend des trois étapes qui précèdent c'est-à-dire lev des barrages levé de l'état d'urgence et reprise des négociations mais c'est bien le souhait qui serait le mien pour ce qui est du référendum il sera à définir dans le cadre de la réforme constitutionnelle pour pouvoir s'organiser dans les bons termes et avec les bons quums mais l'objectif est bien d'un référendum à l'échelle de la nouvelle des donné monsieur le Président vous avez entendu tout à l'heure les jeunes parler de leur détresse de leur découragement de la difficulté qu'ils ressentent à éventuellement renouer entre eux justement les fils du dialogue comment ça peut se passer d'après vous après de tels traumatismes moi j'ai été comme vous frappé en effet par cet accablement et cette cette inquiétude du jour d'après et c'est pour ça que je le redis tous ceux qui ont pris la responsabilité de gérer un désaccord politique par d'abord la montée des tension versbal pu de manifestation enfin surtout par la violence ont une responsabilité immense à l'égard de leurs contemporains et des plus jeunes la violence on sait toujours comment on y rentre c'est très dur de revenir en arrière et donc c'est aussi pour ça que j'ai appelé ce soir à leur responsabilité je me suis engagé en venant ce qui est inédit dans une telle crise parce que je pens la conviction que c'était ce qu'il fallait faire pour essayer justement ce ce réengagement cette ouverture je leur ai proposé un chemin d'apaisement mais ma conviction c'est que pour répondre à à l'inquiétude l'angoisse de de ces jeunes la seule réponse qui c'est véritablement l'appel immédiat la lev des blocages le retour au calme parce que je où qu'il vivent quel qu'il soit N qu'un avenir c'est en Nouvelle-Calédonie et c'est en y trouvant la formation l'emploi qui leur ira pas en détruisant les capacité de formation et de production ça ne mène à rien ensuite il y aura un travail important de de discussion d'accompagnement il nous faudra trouver là aussi la forme politique pour le faire je pense que la capacité à lever les stopper des violences et enclencher l'accord sera déjà un signe j'ai aussi quand même été frappé par leur vol volé de vivre ensemble et de continuer à être là et j'ai été frappé par la la même volonté chez les maires et et les forces économiques donc je suis confiant mais je ne sous-estime pas le temps que ça prendra indépendantist également qu'est-ce qui ressort de ces échanges en particulier ce temps qui a été j'imagine un temps aussi assez fortvec des visions qui sont pas forcément les mêmes aujourd'hui qu'est-ce qui vous a frappé et quel est le message que vous leur avez envoyé écoutez nous connaissons les accords et les désaccords moi j'ai du respect pour toutes les forces politiques ils ont une légitimité et j'ai surtout cherché avec eux à à voir comment engager ce chemin de désescalade et c'est en discutant avec les uns et les autres que j'ai bâti ces différentes étapes que je viens de vous exposer ils ont affiché une volonté en tout cas clair et assumé de bâtir un accord global ils ont marqué leur capacité à le bâtir avec l'ensemble des parties prenantes dans un délai raisonnable et à vouloir faire avancer le sujet de la levée des barrages mais oui tous ceux qui étaient avec moi tous ceux qui étaient avec moi dans ce dans le cadre de cet apaisement que j'aiévoqué maintenant les questions qui sont devant eux et devant nous c'est d'abord que j'attends maintenant le la démonstration de la sincérité de cet engagement c'est la première étape et de leur capacité à le faire parfois auprès de groupes qui se sont peut-être autonomisés mais j'ai confiance en eux c'est le je crois que j'ai fait ce soir ensuite je leur ai dit et redit que je ne remettrai pas en cause et je ne reviendrai pas sur le 3ème référendum c'est un point de désaccord mais il est assumé et que c'est dans l'accord global qu' pouvait trouver un chemin qui correspondent à à leur téléologie puisqu'il restent sur un objectif d'indépendance donc voilà il y a des accord et désaccords c'est ça vivre ensemble dans un projet commun je pense que ce qui est aujourd'hui surtout très important c'est que pour notre jeunesse pour aussi tout ce qui va être fait pour la reconstruction il faut très rapidement revenir au calme et il faut redonner un cap et de la visibilité pour tout le monde parce que s'il n'y a pas d'accord global d'avenir commun de projet pour la Nouvelle-Calédonie avec aussi des délais descents qui donnent du calme de la stabilité qui réinvestira qui rebâtira l'avenir donc je crois qu'ils sont conscients de leur responsabilités ils ont pu exprimer leur désaccord et je leur ai indiquer que l'État serait dans ce rôle d'impartialité maintenant je veux leur faire confiance et ceci commence d'abord et avant tout par une exigence celle du retour au calme et la tranquillité monsieur le Président pourquoi n'ont-ils pas associé la parole aux actes pourquoi ici même ils ne se sont pas réunis ce soir pour commencer ce dialogue il s'est sur engagé pourquoi ça marchera mieux demain quand vous serez parti plutôt que ce soir pourquoi aussi avoir invité la CCAT qui a été désigné comme responsable de ces émeutes qu'ont-ils apporté à cette table je vais répondre très clairement à votre point d'abord il y a eu tout ce monde pour une partie parla pas il y avait des discussions qui existaient entre certaines composantes mais l'intérêt de la très longue réunion de ce matin que nous avons eu c'est que de manière ouverte tous se sont parler pas simplement sous le format trilatéral connu mais à dessin je l'ai élargi parce que c'était la demande des maires et des forces économiques et parce que c'est le cadre que je veux pour bâtir le prochain accord et il est bon y compris en assotion d'autres forces politiques l'veille et d'autres ont un R important à jouer pour les reconnaître ils se sont engagés sur ce chemin maintenant ils ont leur propre procédure et donc sur la base de l'engagement que j'ai pris vis-à-vis d'eux que j'ai tenu expliciter devant leurs représentants compétents qui étaient à la réunion élargie juste avant que je vous retrouve ils sont en train de mener les concertations et l'engagement qu'ils ont pris vis-à-vis de moi c'est de passer ces messages dans les heures qui viennent selon leur procédurees et leur organisation elle a ses complexités je les respecte j'ai demandé que ça se fasse dans les meilleurs délais et ils m'ont expliqué que ça se ferait dès demain ensuite à leur demande j'ai assisté j'ai en effet associé le responsable du CCAT parce que là aussi c'est une question simple puisqu'ils me disent que le CCAT est une organisation politique qui a eu recours à la violence blocage ce que nous désapprouvons que nous condamnons que nous poursuivons que nous judiciarisons mais puisque c'est une organisation politique ils ont souhaité qu'elle soit autour de la table auprès d'eux aussi pour qu'elle puisse s'engager j'ai considéré qu'il était plus efficace d'accéder à leur demande que d'y opposer un nom je considère avoir fait le maximum d'efforts possible pour permettre un retour au calme j'attends maintenant deux l'esprit de responsabilité tenir les engagements pris à mon endroit et les tenir jusque sur le terrain monsieur le Président vous avez rappelé ce matin je crois encore le le poids de l'histoire ici est-ce que vous considérez que ce mouvement actuel est une révolte Canac une insurrection Canac est-ce comment vous définissez ce ce mouvement avec les complexité que vous avez aussi évoqué et si c'est une insurrection canque est-ce qu'il faut continuer à ce que vos ministres appellent la CCAT une organisation terroriste où est-ce qu'il faut être plus précis dans le la désignation euh des commanditaires comme on les a appelés d'abord je pense que ministr font attention à ce qu'ils disent et n'ont pas utiliser ce terme nous étions tout à l'heure avec l' force de sécurité intérieure plusieurs parla d'insurrection d'autres d'émeut de grande violence je pense que la question n'est pas de savoir quel est le bon mot parce que la réalité va nous le dire je suis extrêmement prudent et humble au moment où je vous parle il y a eu des modornes politiques les responsables les fondateurs de la CCAT sont des responsables politiquesnks il y a en même temps des éminents responsables du FLNKS dit ce matin des gens multirécidivistes sortant de prison qui se sont joint don ils disent même qu'ils sont peu contrôlabl et qui ont commis des exactions gravissim et parfois des meurtres et donc ce mouvement est protéiforme au moment où je vous parle le Paris que nous faisons collectivement en responsabilité c'est de dire si c'est un mouvement politique alors apportons une réponse politique celle que je viens de donner et mettons en responsabilité ses décideurs de suivre un chemin politique les prochains jours nous diront la nature de ce mouvement en fonction de sa réaction et de la capacité des dirigeants à le tenir ou pas donc je serai prudent à ce stade ce qui m'importe c'est qu'il cesse et après je serai le premier à vous répondre avec la plus grande précision sur le nom c'est encore aujourd'hui je dirais trop protéiforme mais dans la République que ce soit d'ailleurs politique pas politique je redis ici rien ne justifie la violence rien rien et moi je ne sais pas expliquer aux ma et aux familles de gendarmes qui son ven si loin pour défendre l'ordre républicain pourquoi ils sont tombés je pense que ceux qui ont appelé à ces violences ne savent pas d'avantage que moi l'exliquer il seront pas expliqué aux familles qui ont vu leur jeun ou moins jeun tomber les qure autres nom j'é voqué ce matin ceux qui sont morts parce qu'une dialyse ne pouvait le être délivré ou autre donc c'est ça le problème de la violence c'est quand elle arrive elle sort jaill elle ne se justifie pas même politiquement donc c'est le retour au calme absolu cor électoral actuellement dans l'état actu des choses vous renoncer à convoquer le Congrès fin juin ça veut dire qu'aujourd'hui mon souit est de pouvoir obtenir l'arrêt des hostilités et donc la levée des barrages et des points fixes le retour au calme la fin de l'état d'urgence la reprise du dialogue et que sur cette base à ce moment-là je serai le premier à proposer qu'on prenne plus de temps pour avoir un accord global qui rentre dans la Constitution au moment où je vous parle j'ai exprimé ma volonté d'aller dans ce sens et cet engagement mais dans la mesure où je n'ai reçu aucun engagement ferme en retour et je n'ai rien constaté j'attends vous viendrez je donne mon intention et vous reviendrez sur place dans un mois pour ce point d'étap vous laisserez votre premier ministre nous verrons les les voies et moyens je pense que les constats seront assez factuels c'est-à-dire que il sera assez simple de savoir si le calme est revenu et si des discussions ont commencé et justement si le calme n'est pas revenu si les barrages sont encore là qu'est-ce comment vous voyez les choses très concrètement je ver dans un mois ma conviction si on croit dans l'apaisement et qu'on engage ce chemin c'est qu'on a confiance et donc j'ai confiance dans toutes les parties prenantes et dans un mois je ferai ce constat en lien avec le haut commissaire et les missionna et puis nous verrons les voies et moyens de faire je veux pas ici m'engager à tel ou tel déplacement d'autorité ministériel moi-même je pense que le constat il sera assez simple à établir et c'est à ce moment-là qu'il faudra prendre des décisions institutionnelles je les prendrai aussi en concertant avec l'ensemble des responsables politiques je rappelle simplement un cadre constitutionnel simple cette réforme dont j'ai dit que je ne souhaitais pas la passer en force aujourd'hui et que je voulais nous don donner la chance de ce processus d'apaisement dans la mesure où elle a été votée dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale et le Sénat il appartient au président de la République de par notre Constitution soit de la soumettre au Congrès soit de la soumettre au référendum avezv été surpris par le changement de ton de Marine le PEL justement à propos de ce référendum pas pour habitude de commenter les changements de ton de Madame Le Pen parce qu'ils sont et sur tous les sujets et donc qu'il s'agisse de la sortie de l'euro de la politique agricole commune comme de la Nouvelle Calédonie sans doute demain de Mayotte dès que ça devient difficile c'est un vol détourneaux donc faut mieux pas compter sur elle voilà merci merci beaucoup
Emmanuel Macron