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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 20 novembre 2025 23 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesLogement

Laurent Jacobelli : "Il y a une volonté de faire mal avec la fiscalité !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Laurent Jacobelli, bonsoir. Merci d'être là.

  • 0:12OuverteRéponse partielle

    Vous nous avez dit en entrant sur ce plateau que vous êtes venu pour nous faire engueuler. Vous allez engueuler Jean-René Cazeneuve, Laurent Jacobelli ?

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Sadisme, vous savez, je suis venu pour me faire engueuler, bah on y est.

  • 1:56OuverteRéponse directe

    La taxe foncière, qu'est-ce qu'on fait ?

  • 2:43RelanceRéponse partielle

    Donc vous vous validez Jean-René Cazeneuve ?

  • 3:40OuverteRéponse directe

    Laurent Jacobelli, ensuite Amélie, Yves, parce que vous dites « Tout le monde s'excite », vous n'avez pas encore entendu Yves Trier.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueFait
    « Ce gouvernement a voulu s'en prendre aux retraités, à ceux qui travaillent, aux chômeurs, aux malades, et maintenant il débarque chez les propriétaires en leur disant « est-ce que vous avez l'eau courante ? Oui. Est-ce que vous avez des toilettes ? Oui. Oh, vous devez être bien riches, on va augmenter votre taxe foncière ». »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « Ce gouvernement est pris de, je ne sais pas, de sadomacronisme, une espèce de maladie, de volonté de faire mal aux autres par la fiscalité. »
  • 1:52InvitéChiffre
    « vous avez voté quelques 20 milliards de dépenses supplémentaires. »
  • 2:25InvitéChiffre
    « La taxe foncière, elle a augmenté de 26% depuis 2017. »
  • 4:05Invité politiqueChiffre
    « Bercy décide que 7,4 millions de foyers vont être victimes de matraquages fiscales supplémentaires. »
  • 7:16Invité politiqueChiffre
    « Il y avait à peu près 200 taxes nouvelles qui nous étaient proposées. »
  • 7:26Invité politiqueChiffre
    « Vous avez voté 3 milliards de plus. »
  • 14:01Invité politiqueChiffre
    « La masse fiscale a augmenté de 250 milliards. »
  • 14:16Invité politiqueChiffre
    « 1300 milliards de dettes supplémentaires. »
  • 15:49InvitéChiffre
    « 400 milliards lors de grandeur. »
  • 16:12InvitéChiffre
    « À partir de 1 700 euros par mois, je ne sais pas quelle est la limite. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli31 %
  • Invité27 %
  • Présentateur15 %
  • Invité 215 %
  • Présentateur 26 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %

2,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Laurent Jacobelli, bonsoir. Merci d'être là, député du Rassemblement National de Moselle, porte-parole du RN Jean-René Cazeneuve. Bonsoir, député Ensemble pour la République du Gers. Vous nous avez dit en entrant sur ce plateau, mais les téléspectateurs en ont été privés, vous nous avez dit « je suis venu pour vous faire engueuler ». Vous allez engueuler Jean-René Cazeneuve, Laurent Jacobelli ?

0:16
Laurent Jacobelli

Pas lui personnellement, j'ai beaucoup de respect, mais engueuler ce gouvernement, pourquoi pas ? Parce que là on ne parle même plus de fiscalité, on parle de sadisme. Ce gouvernement a voulu s'en prendre aux retraités, à ceux qui travaillent, aux chômeurs, aux malades, et maintenant il débarque chez les propriétaires en leur disant « est-ce que vous avez l'eau courante ? Oui. Est-ce que vous avez des toilettes ? Oui. Oh, vous devez être bien riches, on va augmenter votre taxe foncière ». Ce gouvernement est pris de, je ne sais pas, de sadomacronisme, une espèce de maladie, de volonté de faire mal aux autres par la fiscalité. Et quand est-ce qu'ils vont se poser la vraie question ?

C'est que plutôt de savoir quelle vice on va trouver pour aller piquer l'argent des Français ou pour aller les attaquer dans leur bien personnel, quand est-ce qu'ils vont se demander quelles dépenses on fait en trop ? Est-ce qu'on ne peut pas plutôt faire des économies sur l'immigration ? Est-ce qu'on ne peut pas faire plutôt des économies sur l'Union Européenne ? Sur les agences qui ne servent à rien, tiens, l'ARCOM, l'ADEME, tout ça qui nous coûte des milliards pour rien ou pour caser les copains.

Pourquoi est-ce qu'on ne fait pas des économies là, plutôt que de s'en prendre à ceux qui ont bossé toute leur vie, ont acheté leurs biens et à qui on va dire « Vous avez une baignoire, mon Dieu, vous êtes privilégié, taxe, ça devient invivable ».

1:25
Présentateur

Jean-René Cazeneuve, sadisme, vous savez, je suis venu pour me faire engueuler, bah on y est.

1:29
Invité

Non, d'abord, le Rassemblement National a voté des dizaines de milliards d'impôts supplémentaires. On n'est pas au pouvoir. On n'est pas au pouvoir.

1:40
Présentateur

Ça n'empêche que vous avez voté à l'Assemblée quand même.

1:42
Invité

Oui, oui, deuxième partie du PLF, projet de loi de finances, pardon, en commission, où on voit les dépenses cette fois-ci, vous avez voté quelques 20 milliards de dépenses supplémentaires. Pardon Jean-René Cazeneuve, d'abord sur ce sujet-là, la taxe foncière, qu'est-ce qu'on fait ? Écoutez, plusieurs choses, si vous me permettez, si vous me donnez un tout petit peu. D'abord, ce n'est pas de l'argent pour Bercy, vous voyez, ce n'est pas Bercy qui a fait un coup pour remplir ses caisses, c'est faux. C'est de l'argent qui va intégralement dans les caisses des collectivités territoriales et donc dans les services publics locaux.

Il faut quand même juste le rappeler, donc il n'y a pas un centime pour Bercy. Ça, c'est la première chose. Deuxième chose, c'est que la taxe foncière, elle augmente chaque année. La taxe foncière, elle a augmenté de 26% depuis 2017. C'est un peu plus que l'inflation. Pourquoi ? Parce qu'elle est indexée justement sur l'inflation chaque année. Il y a un pouvoir de taux que les maires utilisent ou n'utilisent pas. Et il y a aussi une mise à jour des bases. Donc le résultat, c'est qu'aujourd'hui, hélas, on peut peut-être... Mais donc vous vous validez Jean-René Cazeneuve ? Non, non, je ne valide pas parce que ce qui s'est passé là...

2:49
Présentateur

Vous êtes à deux doigts de dire qu'il y a un problème de méthode.

2:53
Invité

Oui. Il y a un problème de méthode. Il y a clairement un problème de méthode. D'abord, ça n'a pas été clairement explicité au moment où on a présenté ce budget. Donc on le découvre un petit peu par hasard. Ensuite, je pense que ça nécessitait un minimum de la concertation avec les uns et les autres et un peu de pédagogie. Qu'est-ce qui se passe ? Chaque année, tout le monde s'énerve et tout le monde s'excite, mais chaque année, il y a ce qu'on appelle les valeurs locatives, c'est-à-dire la valeur sur laquelle est basée la taxe foncière, et réévaluée. Pourquoi elle est réévaluée ? Parce que vous faites une piscine, vous êtes censé déclarer, et votre impôt augmente.

3:32
Présentateur

Si vous ne le déclarez pas, il peut y avoir... Sauf que là, c'est une des choses qui étaient déjà présentes dans la maison, et qui n'avaient pas été forcément déclarées. Laurent Jacobelli, ensuite Amélie, Yves, parce que vous dites « Tout le monde s'excite », vous n'avez pas encore entendu Yves Trier.

3:44
Laurent Jacobelli

Il y a le fond et il y a la forme, en plein débat budgétaire. Vous êtes très présents à l'Assemblée nationale, nous sommes aussi très présents, quand je dis vous, ce n'est pas votre groupe, c'est vous personnellement, pour débattre des questions budgétaires, savoir ce qu'on va dépenser, quelles sont les recettes, en tout cas c'est le débat du moment qu'on va faire, et pendant qu'on a ce débat, tranquillement, tranquillement, sans en parler aux députés, ni à vous de la majorité, ni à nous de l'opposition, eh bien Bercy décide que 7,4 millions de foyers vont être victimes de matraquages fiscales supplémentaires.

4:14
Présentateur

Juste une chose, Laurent Jacobelli, vous dites « victime », je vais me placer dans la position d'électeur de votre circonscription en Moselle.

4:20
Laurent Jacobelli

La 8e circonscription.

4:21
Présentateur

La 8e circonscription, si vous voulez. On est en Moselle, j'ai une maison dans laquelle tout est déclaré, l'eau, l'électricité, la baignoire, tout ce que vous voulez, je paye ma taxe foncière, pardon, plein pot, j'ai mon voisin, lui, tout n'est pas déclaré chez lui. Lui, il paye moins de taxes foncières alors qu'il a la même maison que moi. Est-ce que c'est normal ?

4:38
Laurent Jacobelli

Écoutez... Non, est-ce que c'est normal ? C'est peut-être pas normal, mais ça va être une hausse d'impôts. C'est certainement pas normal. C'est depuis 1970 qu'on n'y a pas touché. Pourquoi ? Il y a bien une raison. Si vous vivez dans ma circonscription, et d'ailleurs vous êtes un heureux homme, et notamment dans la ville d'Aïange, vous aurez un maire Rassemblement National, que je salue, Fabien Angelman, qui n'aura pas augmenté d'un centime sa part de taxes foncières. La hausse de la taxe foncière sera venue soit de l'État, soit de l'intercommunalité, gérée par les socialistes soi-disant, cependant. Donc voilà, voilà la réalité. Donc on va imposer à des maires un certain nombre de choses.

Vous déplacez le débat.

5:13
Invité

Parce que le débat, il n'est pas là. Il n'est pas sur la taxe foncière que vous augmentez ou pas. Non, non, non. Le sujet, je vais vous dire une chose. Le sujet dont on parle là, il est très mauvais, parce qu'il n'est absolument pas polémique. C'est la méthode qui est en cause, et la méthode est détestable. Amélie l'a très bien dit tout à l'heure, parce que ça tombe en plein de discussions budgétaires, où tout le monde s'affole, s'excite, s'insulte. Et polémique, et controverse. Mais sincèrement, l'exemple que donnait Maxime tout à l'heure, c'est le bon exemple. Pourquoi vous avez 7 millions, depuis 1967, leur base foncière n'a pas été de taxe, n'a pas été révisée ?

Alors vous habitez la Haute-Corse, vous avez une super propriété, avec piscine, avec spa, tout ce que vous voulez, et puis vous ne déclarez pas que vous avez refait tous les travaux à l'intérieur. Il y en a plein, attendez, il y en a plein, j'en connais beaucoup. C'est pas ce dont on parle, Yves Tréa. Si, si, c'est exactement ça. On parle de gens. C'est exactement, je vais vous laisser terminer. C'est exactement comme les appartements de la ville de Paris, au tournant du XXe siècle, où il y avait des gens qui habitaient dans des palaces, et qui payaient des loyers ridicules.

6:32
Laurent Jacobelli

Alors je vais vous prendre... C'est exactement... Allez-y dans Jean-Cobie,

6:34
Présentateur

ensuite j'en ai 159.

6:35
Laurent Jacobelli

Si c'était pas un traquenard fiscal, alors on dirait... Ne dites pas ça, c'est 67 euros par poignet. On dirait...

6:41
Invité

63 en moyenne.

6:43
Laurent Jacobelli

Alors vous m'avez demandé de vous laisser aller jusqu'au bout, je vais vous demander la récite. Oui mais vous avez beaucoup parlé. Mais je suis en bonne compagnie, c'est toujours très intéressant de débattre. Un demi-milliard de recettes fiscales supplémentaires. À ce moment-là, je veux bien vous entendre, qui est une forme, et c'est ce que vous disiez, deux voisins qui ont la même maison, qui ne sont pas traités de la même manière.

6:58
Présentateur

Et vous avez commencé par le reconnaître. Il y avait peut-être un sujet là-dessus.

7:01
Laurent Jacobelli

C'est qu'on augmente pour l'un et qu'on baisse pour l'autre, pour qu'au final, on ait la même masse fiscale. Or là, à la fin, on va se retrouver avec un demi-milliard supplémentaire qui va bien venir de la poche des Français. Comme à chaque fois. Je vais vous dire, on passe notre journée. Aujourd'hui, on a dû voter... Allez, 200 amendements, j'en sais rien. Il y avait à peu près 200 taxes nouvelles qui nous étaient proposées. C'est une folie. On ne les vote pas. Acceptez ce qui est acceptable et enlevez ce qui est de l'air. Ce n'est pas acceptable. Vous avez voté 3 milliards de plus. C'est faux. Je veux bien en reparler. Ce n'est pas le sujet. Mais je suis prêt à en parler avec vous.

Alors, Amélie... Question.

7:33
Invité

Je vous propose même une autre taxe. Est-ce que ça a été une erreur de supprimer la taxe d'habitation ? Est-ce que si aujourd'hui, on en est là, c'est parce qu'on a supprimé la taxe d'habitation ? Non. Pas du tout. Alors, deux remarques. D'abord, si vous regardez aujourd'hui... Évidemment, les Français n'ont pas du tout cette perception. mais les chiffres sont implacables. Si vous regardez ce que payaient en impôts locaux les Français en 2017, c'était environ, en moyenne, 1 500 euros. Taxe foncière plus taxe d'habitation. Aujourd'hui, ils payent 1 000 euros. Aujourd'hui, les Français payent un tiers d'impôts locaux de moins qu'il y a 7 ans. Ça, c'est une moyenne.

C'est vrai, y compris dans votre commune. Deuxième chose, le système actuel est absolument obsolète. C'est ça qu'il faut reconnaître. C'est pour ça qu'il ne bouge pas. C'est-à-dire, on vous demande de compter vous-même, le nombre de salles de bains que vous avez, le nombre de toilettes que vous avez, les métiers, la taille de la piscine, etc. Donc, vous faites ce déclaratif et c'est à partir de ce déclaratif qu'est calculé cette fameuse taxe foncière. Vous imaginez bien que par négligence, par oubli, par oubli,

8:32
Présentateur

il faut donc repasser

8:35
Invité

sur un système, je termine là-dessus, un système qui a la valeur vénale, c'est-à-dire qu'elle a véritablement la valeur de votre bien et à partir de là, vous ne calculez l'impôt juste.

8:44
Présentateur

On parle depuis des semaines et des mois à la fois de taxes et d'impôts et de l'efficacité en face des services publics. Comment on peut accepter que les services publics de l'État disent aujourd'hui, par exemple, que cette revalorisation de la taxe foncière va concerner 60% des résidences en Haute-Corse, par exemple, 60% qu'ont fait les services de Bercy pendant des années et des années pour qu'on dise aujourd'hui il y a 60% des résidences en Haute-Corse qui ne respectent pas les bonnes déclarations ?

9:13
Invité

Heureusement que Bercy ne passe pas son temps à frapper à la porte des uns et des autres pour compter les piscines et pour compter... Et aujourd'hui, des méthodes. Il y a des photographies aériennes qui permettent de voir ce qui est plus visible, les extensions de maisons qui ne sont pas déclarées, les piscines qui ne sont pas déclarées, mais effectivement, à l'intérieur, si vous avez tout revu, vous avez transformé un garage en pièce d'habitation, ça ne se voit pas. Pourquoi vous disiez, Amélie, que ce n'est pas exactement ça ?

Je vais défendre les services de l'État parce que quand on prend la Corse ou une commune comme Marseille que je connais très bien où il y a très souvent soit des WC sur le palier, soit pas de WC, soit des WC sur le balcon, en fait, ce n'est pas que les services de l'État n'ont rien fait pendant des années, c'est qu'en Corse plus qu'ailleurs, il y avait 60% des logements qui n'étaient soit pas raccordés à l'eau, soit n'avaient pas d'électricité, soit n'avaient pas des WC et dont on va considérer aujourd'hui qu'a priori, ces 60%-là, désormais, ils l'ont. Ce qui n'est pas dit. Ce qui n'est pas dit et d'ailleurs, ce qui est probable, ce qui n'est pas dit et pas vérifié.

10:15
Laurent Jacobelli

Il y a quand même une fausse naïveté quelque part. C'est-à-dire, imaginez qu'aujourd'hui, en 2025, des gens n'aient pas l'eau courante ou pas l'électricité. Si quelqu'un le croit, moi, je ne le crois pas. Si cette taxe n'a pas été revisitée, c'est parce qu'il y avait des augmentations permanentes et que tout le monde a dit « Bon, c'est un système obsolète » et vous l'avez très bien dit, chers collègues, tout cela est incalculable. Laissons la progression naturelle des choses et n'allons pas fouiner. Si aujourd'hui, on nous dit qu'il va falloir déclarer votre douche, vos toilettes, c'est parce qu'il y a un besoin fiscal.

Mais on est en train de dire que les Français sont taxés sur leur baignoire que les Français sont taxés parce qu'ils ont un interrupteur qui amène le courant chez eux. Donc tout est taxé dans ce pays. C'est une frénésie fiscale.

10:55
Invité

Donc c'est la méthode de calcul. Il faut en voir. Moi, ça me choque beaucoup moins, je vais vous dire. Il n'y a plus rien qui vous choque. Tous ceux qui ne payaient pas qui n'ont obligé de parler. Vous êtes devenu un fanatique de la taxe, vous aussi ? Non, mais pas du tout. Mais attendez, il y a un nombre de risquilleurs dans cette histoire qui est absolument... Moi, je connais l'histoire par cœur, cette histoire-là. Je l'ai travaillée quand j'étais jeune journaliste. Mais vous avez compris les poilets de ces gens ? Les quatre vieilles, ça fait longtemps qu'on connaît la truanderie sur les quatre vieilles. Qu'est-ce que c'est ça, les quatre vieilles ?

Taxe professionnelle, taxe financière, taxe financière non bâti. Ça, c'est un... Je vais vous dire, c'est un fleuve à truanderie, ce truc-là. Et comme par hasard si on prend les départements qui sont les départements concernés, je vais vous dire, il y a beaucoup à dire. Beaucoup, beaucoup à dire. Oui, mais faites gaffe parce que vous allez sur une pente très risquée, Richard. C'est pour ça que je m'arrête. Ça me gêne beaucoup moins, je vais vous dire, qu'on parle de cette taxe-là et qu'on accepte cette taxe-là que plutôt tout ce qui a été voté à l'Assemblée nationale est là pour le coup.

11:51
Présentateur

Je vous demanderai dans un instant, Jean-René Cazeneuve, si le gouvernement doit lever le pied, renoncer, etc. Je voudrais simplement qu'on écoute l'ancien Premier ministre, Gabriel Attal, à qui la question a été posée. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? Écoutez ce que dit l'ancien Premier ministre.

12:04
Invité

Moi, je le dis, je voudrais que la France puisse devenir ou redevenir une France de propriétaires. Que les jeunes couples d'actifs, les classes moyennes qui ont envie de pouvoir devenir propriétaires de leur logement puissent le devenir. Et ce n'est pas avec des mesures administratives comme celle-là qu'on y arrivera parce que quelque part, ça crée de l'incertitude, de l'inquiétude chez beaucoup de Français qui veulent pouvoir devenir propriétaires. Donc oui, moi, je le dis, je ne comprends pas cette décision et j'espère qu'elle n'ira pas à son terme.

12:33
Présentateur

J'espère que ça n'ira pas à son terme. Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement, disait tout à l'heure, on se réserve le droit d'interroger la pertinence de cette mesure dans quelques mois. Qu'est-ce que vous dites ce soir, Jean-René Cazeneuve, à votre camp ?

12:45
Invité

Alors, je dis d'abord, il faut que la France soit un pays de propriétaires. Nous sommes d'accord. Je suis bien évidemment en phase avec ce que dit Gabriel Attal. Ça, c'est la partie

12:51
Présentateur

la plus facile de la réponse.

12:52
Invité

Ça, c'est la partie la plus facile de la réponse. Après, sur le deuxième sujet, comme ça a été très bien dit, c'est un sujet appel, c'est l'impôt principal qui alimente les services publics. On ne peut pas se plaindre parce qu'il n'y a pas assez de police municipale ou se plaindre parce que les routes ne sont pas entretenues et ne pas vouloir payer la taxe foncière. Mais à un moment donné, il faut quand même arrêter. Donc, c'est un sujet d'équité. Maintenant, je trouve qu'effectivement, la méthode est assez brutale.

Donc, il aura été probablement beaucoup plus intelligent d'écrire ces différents, ces 7 millions de foyers, de leur dire, écoutez, je suis quand même surpris, il n'y a pas d'électricité chez vous. Si j'en prends vos déclarations de 1970, est-ce qu'entre-temps, vous avez le temps de la mettre ? Et à partir de ces réponses, dire, écoutez, oui, on va peut-être mettre à jour la taxe foncière. C'était ça, probablement, qu'il fallait faire. C'est plus long, c'est plus compliqué, c'est plus éliminatif, c'est moins brutal.

13:46
Présentateur

Laurent Jacobelli, et après, j'ai une autre proposition d'économie à vous faire.

13:49
Laurent Jacobelli

Très bien, on écoute ça avec grand plaisir. C'est marrant de raisonner fiscalement par petits bouts, comme ça vous expliquait tout à l'heure que les taxes locales ont finalement diminué que les Français devraient être contents. Mais globalement, les Français payent plus d'impôts depuis que vous êtes arrivé au pouvoir. La masse fiscale a augmenté de 250 milliards. Alors, peut-être pas tout est local, peut-être qu'il y a d'autres taxes, mais enfin, ça devient une frénésie. Plus d'impôts, plus de dettes, 1300 milliards de dettes supplémentaires. Bravo les artistes. Sur tout ça. Et, devant cet afflux d'argent, les emprunts et les impôts, moins de services publics.

Eh bien, quand on ne sait pas gérer un pays, on ne s'en prend pas aux propriétaires, on n'essaye pas de taper sur les classes moyennes, on s'en va.

14:31
Présentateur

J'ai une autre piste d'économie à vous proposer ce soir. Enfin, c'est pas moi, c'est la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, qui met ça sur la table dans le Parisien. C'est le gel des retraites, il en a beaucoup été question, mais pour les retraités les plus aisés. On bloque, donc pas d'augmentation des retraites l'année prochaine, au-dessus de 1700, 2000 euros par mois, la ministre ne tranche pas. Elle dit, on pourrait se dire qu'à partir d'un certain niveau de pension, il pourrait y avoir une contribution plus grande à l'effort national requis en 2026. Qu'est-ce qu'on fait, Jean-René Cazeneuve ?

Est-ce que c'est une piste, effectivement, de bloquer, de geler les pensions au-dessus d'un certain niveau ?

15:05
Invité

C'est une piste. Et d'ailleurs, c'est une piste qui a été mise sur la table par les sénateurs. Il se trouve aujourd'hui une telle démagogie au sein de l'Assemblée nationale, que ce soit à l'extrême gauche ou à l'extrême droite, que de toute façon, ils racontent sur les plateaux qu'ils veulent baisser les dépenses, etc., mais il n'y a pas le début du commencement d'une proposition. La proposition du Rassemblement national, c'est l'immigration. Tout va être financé parce qu'on va arrêter l'immigration. Tout le monde sait que c'est complètement pipo. Et la gauche, l'extrême gauche, c'est qu'il faut taxer les riches 20 milliards, 30 milliards, 40 milliards. Il n'y a pas de limite.

Donc oui, si on veut freiner la dépense parce qu'on veut réduire le déficit, il faut regarder les grosses dépenses. Et la plus grosse dépense, aujourd'hui, c'est le social. Et dans le social, la moitié, ce sont les retraites. 400 milliards lors de grandeur. Donc, l'idée, ce n'est pas de baisser, évidemment, les pensions de retraite. Les gens méritent, méritent évidemment la pension de retraite. Mais c'est de ne pas les augmenter. C'est de ne pas les augmenter par rapport à l'inflation qui, à l'époque, elle va être assez faible. Attendez, pour être clair, vous dites, c'est une piste et j'y suis favorable ? C'est une piste et j'y suis favorable. Absolument. Moi, c'est clair. Oui, c'est clair.

Ce n'est pas une piste. À partir de 1 700 euros par mois, je ne sais pas quelle est la limite. Il faut discuter de la limite. C'était peut-être 2 000 euros. C'est ce qu'on avait fait en 2017 sur la CSG. Donc, on peut discuter du seuil et là aussi, ça demande... Laurent Jacobelli,

16:25
Laurent Jacobelli

qu'est-ce que vous dites, vous ? Ce n'est pas une piste et c'est inacceptable pour quel que soit le montant de la retraite. Et si on est riche avec 1 700 euros par mois, alors honnêtement, c'est terrible. Pourquoi vous dites que ce n'est pas une piste ? Parce que ce n'est pas une piste. Quand on a travaillé toute sa vie, quand on a cotisé toute sa vie, on mérite d'avoir la retraite qui va...

16:42
Présentateur

Alors, René Cazeneuve vous dit que c'est une piste.

16:44
Laurent Jacobelli

Non, c'est pas... Mais nous, nous ne l'accepterons pas et nous ne l'avons jamais accepté. Une fois encore, quand on dit qu'on gèle les retraites, il y a l'inflation à côté. Donc, c'est qu'en fait, on ne la gèle pas. Il y a une baisse de la retraite. Or, vous le savez, quand on est retraité... Du pouvoir d'achat, pas de parole. Du pouvoir d'achat. Quand on est retraité, on paye plus en médicaments. Quand on est retraité, on a ses petits-enfants. Quand on est retraité, mais c'est normal qu'à 65 ans, on ait sa maison et que quand on a 20 ans et qu'on commence à travailler, on ne l'est pas encore. Excusez-moi, j'ai bien compris que vous n'aimiez pas les propriétaires.

J'ai bien compris que vous pensiez qu'il fallait faire la poche des retraités. Enfin, ne faites pas des pensées elliptiques qui vous amènent à dire des bêtises, si je puis me permettre. Une fois encore, il faut arrêter de vouloir faire la poche des gens. Il y a 100 milliards.

17:30
Invité

C'est vrai qu'il y a un discours électoraliste qui fait que... Mais c'est bien sûr que si. On parlait de l'immigration. On bouge comme droit tous les partis politiques pour le fait que les seuls qui ont été épargnés, et je peux en parler en connaissance de cause, les seuls qui ont été épargnés depuis 30 ans. Arrêtez avec les immigrés. Les immigrés, d'accord, laissez ça. Mais je vous parle des retraités. Non, des 8 milliards avec le méchac à nous. Si on parle des retraités depuis 40 ans, c'est la catégorie de la population. Je suis désolé de le dire. Toutes les statistiques le montrent.

Sauf évidemment ce qu'on appelle d'ailleurs négligemment et à tort les petits retraités secours des petites retraites, tous les autres n'ont pas été défavorisés par les 40 dernières années de choix politiques. Pourquoi devrait-il être défavorisés ? Et ceux qui ont été les plus spécialisés, je vais vous dire, ce sont les jeunes. Et je ne fais pas de jeunisme en disant ça. Ce sont les jeunes qui ont été défavorisés et toutes les statistiques qui ne s'agit pas de les défavoriser. Attendez, on ne s'entend plus. Si vous augmentez les retraites, il faut bien que quelqu'un paye.

Si vous augmentez les retraites, si vous voulez, parce qu'on va augmenter les retraites de 10%, pourquoi pas, tant que vous y êtes. Si vous augmentez les retraites, c'est du déficit et le déficit. Ce sont les générations qui arrivent qui vont les payer. Je suis désolé, vous n'aimez pas les chiffres, vous n'aimez pas la réalité.

18:45
Laurent Jacobelli

Vous avez cassé ce pays, vous avez aidé à la désindustrialisation, vous avez fait en sorte qu'il n'y ait plus de productivité, vous avez stoppé les aides à la natalité et vous venez nous dire après, on ne comprend pas, il n'y a pas d'agent pour les retraites, les retraités n'ont qu'à payer. Non, vous n'avez qu'à partir. Ce sera plus simple, il faut une autre politique, mais arrêtez de faire la poche de faire la poche des Français qui travaillent et de ceux qui ont travaillé.

19:06
Invité

Vous allez continuer à vouloir reculer l'âge de départ à la prête à 62 ans ?

19:11
Laurent Jacobelli

42 annuités, oui, bien sûr. Vous savez très bien qu'il faut un âge de vie. Non, on ne repart pas là-dessus. Il tréa,

19:16
Présentateur

s'il vous plaît. Jean René Cazeneuve, Laurent Jacopé, je vous garde encore un instant. Avec plaisir. Les toutes dernières images d'actu à vous montrer ce soir, c'est la mise à jour. Et c'est avec Lisa Deft. Lisa, on commence par un guide de survie qui va finalement voir le jour et être mis en ligne demain. Oui, parce que vous vous souvenez certainement du guide de survie proposé par Jean Castex en 2021. Un manuel pour faire face à toute situation d'urgence. Conflits armés, inondations, séismes, pandémies, crises industrielles, toute situation d'urgence. Il est de retour et vous pourrez le découvrir demain. À l'intérieur, des conseils.

Rester à l'abri, ne pas prendre sa voiture, couper la ventilation par exemple. Et il y a surtout une liste d'objets à mettre dans son kit de survie qui permettrait de tenir 72 heures. 72 heures décrites comme les plus éprouvantes.

Dans ce kit, regardez, radio à piles, médicaments, trousse de premier secours, des outils de base, un couteau, un ouvre-boîte, nourriture non périssable comme des petits pots pour bébés ou de la nourriture pour animaux, vêtements chauds, couverture de survie, lampe de poche à piles, évidemment, des bougies, un briquet, des allumettes, un chargeur de téléphone portable, de l'argent liquide au cas où les distributeurs ne fonctionneraient plus, de l'eau potable bien sûr en grande quantité.

Le guide préconise 6 litres par personne, 6 litres par personne, mais aussi paire de lunettes de vue de secours, double des clés de la maison, de la voiture, des photocopies, des documents essentiels comme votre pièce d'identité ou vos ordonnances, le tout dans une pochette étanche et ils ont pensé à tout. Il y a même des jeux pour passer le temps. Ce kit de survie devait initialement être imprimé et envoyé par la poste à tout le monde, mais il est resté en attente de validation à Matignon pendant quelques années. Vous le trouverez donc finalement dès demain, pas dans vos boîtes aux lettres, mais en ligne sur les sites des ministères.

Je peux faire le signe que vous venez de faire Laurent Jacobelli ? Vous m'avez regardé à la caméra en faisant ça.

20:56
Laurent Jacobelli

Pourquoi ? Non mais honnêtement, cette infantilisation. Soit on fait un vrai guide de survie et on explique comment vivre à une attaque au gaz toxique, etc. On fait quelque chose de réel. Mais là, buvez de l'eau. Excusez-moi, il n'y a pas dans le guide comment réagir à une bouffée fiscale du ministre des Finances, par exemple ? On n'a pas tout lu,

21:16
Présentateur

mais je crois qu'il n'y a pas. Jean-René Cazeneuve, vous êtes à l'aise avec ça ou pas ?

21:22
Invité

Je le découvre avec vous. Avec le bonheur. Quand on n'a pas les masques sur le Covid-19, on nous a dit vous n'avez pas préparé le Covid, vous n'avez pas préparé le gaz. C'est vrai d'ailleurs. Là, on se dit on prépare. Et là, on nous reproche de le préparer. Mais non ! À tous les coups, on perd avec le Rassemblement national et son niveau de démagogie universellement connu. C'est pas ça !

21:40
Présentateur

C'est aussi préparer les esprits quand on voit le chef d'état-major qui dit devant les maires de France qu'il faut que la France soit prête à perdre ses enfants, les enfants de la nation, d'autres militaires, voilà ce qu'il a en tête. Le chef d'état-major, généralement non, ça participe de tout ça, en Jacobelli.

21:56
Laurent Jacobelli

Ce n'est pas son rôle déjà d'avoir ce type de déclaration. À la limite, le président de la République pourrait avoir ce type de dialogue. On voit bien la stratégie de la peur qui est en train de se profiler quand même. Oublions les impôts, oublions la mauvaise gestion, oublions l'immigration, oublions la sécurité. Attention ! On va être en guerre, on vous donne un kit de survie. Et puis le général arrive en disant vous allez perdre vos enfants. C'est ça qui est essentiel. Oublions vous avez vu je serre l'avocat du diable.

22:18
Invité

Jacobelli, ça a toujours existé.

22:19
Laurent Jacobelli

Ce kit de survie a toujours existé. D'accord, mais là je vous parlais du propos du général Mandon. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas se réarmer. Ça ne veut pas dire qu'il faut imaginer ce que sera demain la mobilisation et la conscription. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas mettre les moyens dans les investissements de l'armée. Et d'ailleurs, nous le disons. Mais en revanche, le discours dans trois ans, il y a la guerre. Honnêtement, il faut s'y préparer. Mais il ne faut pas faire peur à la population. Merci.

22:43
Locuteur

Merci.