Olivier Faure reconnaît un "scandale du périscolaire" à Paris
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Olivier Faure nous rejoint sur ce plateau, premier secrétaire du Parti Socialiste. Venez Olivier Faure, rejoignez-nous sur ce Il faut dénoncer le scandale du périscolaire dans une mairie socialiste. Vous êtes le premier secrétaire du Parti Socialiste.
Est-ce que vous dites collectivement, nous socialistes, nous avons failli ? Ce que je vous dis ce soir, c'est que vous avez un maire qui a été élu il y a quelques semaines, Emmanuel Grégoire, et qui a fait de ce sujet sa première priorité. Qu'a-t-il fait ? 150 personnes qui étaient au contact des enfants ont été suspendues sur la base simplement de ce qui avait été révélé par les enfants ou par leurs parents.
Il a mis en place une commission, une commission indépendante qui va travailler sur le sujet, faire en sorte que la transparence soit totalement assurée et permettre donc de rassurer les parents qui ont des enfants qui sont dans le périscolaire à Paris et faire en sorte que ce – Pardon, Emmanuel Grégoire ne débarque pas à la mairie de Paris. – Moi je vous parle du maire de Paris. – Il est en charge des ressources humaines, les socialistes étaient là avant qu'Emmanuel Grégoire n'arrive à la tête de la mairie de Paris.
Je vous repose la question, est-ce que vous avez le sentiment que collectivement, les socialistes, vous avez pu faillir dans ce dossier ? C'est un échec pour vous ? Écoutez, à chaque fois qu'un enfant est victime, c'est un échec.
C'est un échec dont nous devons prendre la responsabilité, en tout cas la part qui nous incombe. Et loin de moi, l'idée de penser que nous avons tout fait parfaitement et partout. Simplement, ce que j'observe, c'est qu'il y a ceux qui, quand ils ont le sentiment de ne pas avoir été suffisamment loin dans leurs préconisations, changent de comportement et ceux qui, au contraire, s'obstinent.
Et ce soir, sans doute parlerons-nous de ce qui se passe depuis l'affaire de cette jeune Iyana. Et la réalité, c'est que malheureusement, après un scandale qui est un scandale d d'État, eh bien malheureusement, il n'y a aucun changement qui soit en vue. Je vous repose la question.
Vous parlez d'un scandale d'État et on l'entend parfaitement à propos de la chaîne de dysfonctionnement, d'erreur, de négligence et aujourd'hui la mort de Liana et la non-condemnation pour le viol d'autres fillettes. Parlez-vous de scandale du périscolaire à Paris ? Bien sûr, il y a eu un scandale du périscolaire parce qu'il Il est absolument insupportable que des enfants, ceux que nous avons de plus précieux, les vôtres, les miens...
Mais alors je vous pose la question de la responsabilité. C'est-à-dire que c'est une question qu'on a posée à tous nos invités et nos interlocuteurs politiques depuis une semaine. La responsabilité du garde des Sceaux, la responsabilité des juges.
Est-ce qu'Anne Hidalgo, est-ce qu'aujourd'hui Emel Grégoire ont une forme de responsabilité dans le fait de n'avoir pas plus tôt mesuré, parce que ça fait des années maintenant, mesurer à quel point il y avait une faillite systémique, il y avait une faillite du système ? Je crois que dès lors qu'ils ont compris qu'il y avait une faillite systémique, ils ont agi et ils ne se sont pas restés les bras croisés. Ce qui serait là, condamnable totalement.
Et ce que je vous dis, c'est qu'il y a deux types de comportements. Moi, je ne dis pas que les hommes et les femmes politiques sont infaillibles. Personne ne l'est, ni vous, ni moi.
En revanche, il y a deux types de comportements. Il y a ceux qui se remettent en question dès lors qu'ils ont connaissance d'un phénomène qui peut être systémique ou individuel, et à partir de ce moment-là, ils agissent. Et ce que je vois, ce que j'observe pour la mairie de Paris, c'est que dès lors qu'il a été compris qu'il y avait un problème systémique, il y a eu une action qui a été menée.
Une question encore sur même, j'allais dire, la forme de condamnation ou d'écarté. On dit le mot « ils sont suspendus ». J'ai rencontré, j'ai été même abordé dans la rue l'autre jour par une maman dont l'enfant a été victime à l'école Paul Dubois.
C'est l'un des premiers scandales du périscolaire à Paris et elle a réalisé uniquement récemment que l'animateur qui a violé son enfant ou dont son enfant dit qu'il l'a violé mais il y a également là des signes médicaux comme pour la petite Rosa et bien en fait quand on dit suspendu ça veut dire qu'il est payé en fait qu'il est payé à rester chez lui que ça fait des années que cet animateur il est payé tranquillement par nos impôts suspendu ça veut dire en réalité pour la plupart d'entre eux qui continuent à être payés. Est-ce que vous trouvez ça juste ? Je ne trouve pas ça juste mais est-ce que vous trouvez juste le fait que l'on puisse en réalité condamner des gens avant la justice et nous sommes dans un état de droit et donc vous comprendrez assez aisément que tant que quelqu'un n'a pas été condamné on ne peut pas en fait considérer qu'il est définitivement coupable même s si les soupçons qui pèsent sur lui sont évidemment très lourd même s'il y a des éléments mais enfin on ne se fait pas justice eux-mêmes et le maire de paris ou la mère de paris précédemment n'a pas le droit y compris tout simplement de considérer que quelqu'un est coupable sur la base d'un témoignage c'est pas le maire qui fait la justice si mon chiffre est exact animateurs qui sont suspendus là simplement ces derniers mois ils sont toujours payés donc j'imagine parce que malheureusement même si les soupçons pèsent sur eux vous vous ne pouvez pas tant que la justice n'a pas procédé à un jugement bien vous ne pouvez pas condamnés par vous même autrement c'est qu'on décide que désormais la justice se fait à la mairie se fait sur la télévision se fait n'importe où la réalité c'est que l'état de droit on doit le défendre même quand c'est difficile même quand parfois il ya des dilemmes comme ceux que vous posez ce soir et qui sont évidemment très difficiles à comprendre parce qu'on se dit bon on sait en réalité que ces gens là sont coupables mais tant qu'ils n'ont pas été jugés vous ne pouvez pas vous même prendre la décision de les licencier de les renvoyer de les suspendre y compris leur traitement olivier fort le drame vécu par liana le fiasco autour de toute cette affaire vous parlez de scandale d'état ce soir est-ce que vous faites partie de ceux qui réclament la démission de gérald darman le ministre de la justice dans un premier temps j'ai considéré que en fait la démission que l'on demande de manière récurrente presque rituel avec quelque chose d'assez ridicule mais j'observe maintenant quelle est la défense de Gérald Darmanin.
Et là, je me dis que oui, effectivement, Gérald Darmanin, désormais, doit démissionner. Pourquoi ? Parce qu'il a été ministre de l'Intérieur, il est ministre de la Justice, il a été responsable de toute la chaîne pénale.
Et malheureusement, aujourd'hui, la seule chose qu'ils fassent, c'est en réalité de faire porter la responsabilité sur les magistrats. La réalité, c'est que c'est le système qui qui est en réalité la cause des dysfonctionnements. Vous avez là, en fait, un article qui a été ce soir rendu public par Mediapart autour d'un rapport qui a été C'est rendu au ministère de la Justice dès 2023.
Je vous lis simplement un attendu. La mission d'inspection écrit ces stocks parlant des affaires qui sont non jugées, non instruites, peuvent concerner des faits graves d'atteinte aux personnes n'ayant fait l'objet d'aucune investigation depuis plusieurs années, notamment d'agressions sexuelles et de viols. Alors tenez-vous bien que les auteurs présumés sont identifiées voire localisées.
Et donc quand vous avez ce type de rapport sur votre bureau, que vous n'agissez pas, que vous laissez en réalité les services d'instruction, les services d'enquête se paupériser, au fur et à mesure, avec des membres de la police judiciaire qui sont en réalité submergés par les dossiers que vous ne faites rien pour arriver à faire en sorte que ces gens-là puissent traiter les dossiers. Mais à un moment, il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui soit responsable politiquement. Si encore il avait dit je comprends, non pas je m'excuse pour les autres mais je m'excuse parce que je n'ai pas fait mon travail et que je n'ai pas surveillé.
Il parle de ces directives mais savez-vous que toutes les directives qui ont été publiées par Gérald Darmanin sont chaque fois au lendemain d'une affaire. Sur le périscolaire c'est au lendemain du scandale qui a été révélé par la presse. Là sur l'affaire Liana, la priorité faite sur les enfants mineurs, elle est postérieure à l'affaire Liana.
Comment voulez-vous que nous ayons un ministre de la justice qui nous explique en réalité qu'il a tout bien fait ? La réalité c'est qu'il n'en avait jamais fait une priorité. Alors oui parce qu'il défend aujourd'hui très mal son fait Gérald Darmanin, Emmanuel Macron, etc. vous diront on a augmenté les moyens de la justice plus 30 % depuis qu'ils sont arrivés.
Emmanuel Macron dit d'ailleurs ça n'est pas un problème de moyens. Donc ils avaient les moyens de faire ce qu'ils auraient dû faire dans cette affaire là. Le problème pour eux il n'est pas là.
Ah oui, il est où le problème alors ? Il est par exemple, on l'a raconté souvent, il est par exemple dans le fait d'avoir entre les mains une plainte avec des rapports d'examens médicaux qui sont parlants, des rapports d'examens psychologiques qui sont parlants et qu'avec ces rapports-là entre les mains, personne n'a rien fait. Personne n'a convoqué ce Gérôme Barrella.
Eux vous disent, je dis ce que dit Gérard Darmalin, ils vous disent il est là le souci. C'est un souci d'erreurs individuelles. Mais quand vous avez en réalité des magistrats ou des policiers instructeurs, de la police judiciaire qui sont submergés par l'ombre de dossiers, vous croyez qu'il n'y a rien qui peut leur échapper ?
Vous pensez que ces gens-là sont infaillibles ? La réalité, c'est que ça a été dit précédemment par d'autres que moi. Vous avez en France moitié moins de juges que dans la moyenne européenne.
Pour le nombre de procureurs, c'est quatre fois moins. C'est six fois moins qu'en Allemagne. Nous avons un budget de la justice qui est très inférieur à tous les budgets de nos voisins européens.
Et donc vous considérez là qu'ils ont fait complètement le boulot. Je ne dis pas que c'est facile, je ne dis pas que c'est simple, mais je dis que quand on sait ce qu'il se passe, quand on sait diagnostiquer les raisons de cet échec majeur, eh bien plutôt que de dire il n'y a pas de problème de moyens, on a tout fait ce qu'il fallait, etc. Si on ne sait pas se remettre en cause, alors les mêmes causes produiront les mêmes effets et c'est précisément ce qu'il ne faut pas.
Une précision de rectification importante, vous disiez Gérald Darmanin, ces des consignes face au crime qui concerne les mineurs datent d'après l'affaire Diana, c'est faux. Non, ce n'est pas faux. La circulaire dont on parle, 27 janvier 2025, où il demande de prioriser les affaires qui concerne justement les crimes, notamment des crimes sexuels.
Il a présenté 114 directives en 17 mois, deux par semaine. Alors déjà, admettez que...
Ils ne sont pas du même niveau, etc. Ils ne sont pas du même niveau, c'est vrai. Mais en fait, avec des mentions signalées ou très signalées.
Et je vous donne quand même dans le mille la circulaire politique pénale générale du 27 janvier. Les mineurs victimes n'y figurent qu'en deux lignes sur cinq pages deux lignes sur cinq pages vous appelez ça une priorité vous pas moi et donc ce qui est vrai c'est qu'il y a eu une circulaire du 8 juin du 8 juin 2026 et qui elle est postérieure à l'affaire Liana c'est donc la raison pour laquelle je vous dis qu'il y a une politique de communication chez Gérald Darmanin mais il n'y a pas une politique de garde des sceaux et c'est la raison pour laquelle plutôt que de chercher à se sauver, il devrait chercher à sauver nos enfants. C'est ça que je lui reproche parce qu'aujourd'hui on voit bien que sa défense est exclusivement une défense qui est liée à sa propre fonction ministérielle mais absolument pas au traitement des cas qui sont devant nous et malheureusement moi je ne veux pas qu'on puisse dire voilà il y a eu Liana et puis il y aura une autre Liana la semaine prochaine et puis le mois prochain parce que nous n'avons rien fait et rien compris de ce qu'il se passait donc oui nous avons un problème aujourd'hui dans la justice parce qu'il n'y a pas suffisamment de moyens c'est la préhistoire y compris sur les moyens informatiques est-ce que c'est une question de moyens on a parlé des fichiers on a parlé effectivement du nombre de greffiers ou est-ce que c'est aussi un problème de j'allais dire presque de philosophie de rapport à la peine de qu'est ce qu'on fait par exemple je vous pose la question et on l'a posé aux autres personnes que nous avions face à nous qu'est ce qu'on fait de ces pédocriminels c'est à dire que est-ce que vous considérez que la peine la prison c'est une manière aussi de réinsérer avec la possibilité pour des pédocriminels une fois qu'ils ont purgé leur peine de retrouver la société est ce qu'il faut au contraire qu'ils soient ensuite fichés voire même comme le propose Sarah Knafo de faire comme en Grande-Bretagne ou en Pologne c'est à dire que ces figés soient publics qu'on puisse savoir s'il y a un pédocriminel dans notre à l'école de nos enfants bref qu'est ce qu'on fait est-ce que vous donnez une chance est-ce que vous acceptez donner une seconde chance à des pieds de criminels ou pas parlons plus largement des violences sexistes et sexuelles J'ai entendu ce que disait Sarah Knafo, qui parle même d'avoir un fichier de toutes celles et ceux qui sont soupçonnés d'avoir commis des actes d'agression ou de viol.
Mais est-ce qu'elle imagine simplement ce que ça donnerait Éric Zemmour serait sur le fichier Éric Zemmour serait sur le fichier Je vous rappelle qu'il a lui-même été accusé publiquement par 9 ou 10 femmes d'agression sexuelle et donc il n'a jamais été condamné On va être tout à fait – Elle dit, c'est public s'il y a condamnation. En revanche, il y a un fichier qui devrait être accessible par la police et la justice s'il y a soupçon. – S'il y a soupçon, et même je crois avoir compris que pour les employeurs, c'était sur la base du soupçon qu'on pouvait transmettre ces noms.
Si ce sont des employeurs d'enfants. Je vous le dis. Où il y a un contact avec les enfants.
Moi, je suis pour que...
Je vais être très clair. Moi, je suis pour qu'il y ait un fichier qui soit transmis aux employeurs éventuels dès lors qu'ils sont dans un service public ou qu'il y a un contact avec le public pour qu'il y ait la possibilité pour les employeurs de savoir à qui ils s'adressent et de savoir qui ils emploient. Par ailleurs, pour tous les employeurs qui aujourd'hui attendent peut-être des changements du côté de la loi, ils peuvent dès à présent introduire dans leur contrat de travail des clauses de moralité qui font que dès lors qu'ils ont connaissance de faits, ils puissent effectivement les licencier.
Olivier Faure, l'une des question que l'on pose. Sur la castration chimique puisque c'était la question posée, non ? Vous aurez compris que là on est dans l'effet d'annonce totale.
En fait Bruno Retailleau dit ça mais il sait très bien que c'est impossible. Pourquoi ? Parce que c'est sur la base du volontariat et que...
Justement il veut lever le volontariat. Oui, il veut lever le volontariat mais comment il fait ? Il ne sait pas comment on fait.
Moi ce que je vous dis c'est que par exemple il y a une autre possibilité qui n'est pas la cassation chimique mais qui est le bracelet électronique. Dans l'exécution de la peine au lendemain de la sortie de prison, on peut très bien considérer qu'il y a des bracelets anti-rapprochement où on ne peut pas s'approcher d'une école, on peut pas s'approcher d'une crèche, on peut pas s'approcher...
Bien sûr qu'il y a des mesures qui sont possibles, y compris techniquement. Olivier Faure, notre premier invité tout à l'heure, vous le citiez, c'était Bruno Retailleau. On parle d'autorité aussi ce soir.
Bruno Retailleau notamment face aux images du PSG et des violences après le match du PSG. Face à cet exemple et à d'autres, vous accusent. Accuse la gauche, la culture de l'excuse.
Il dit c'est vous, c'est vous, c'est la gauche qui a créé ce désordre-là en France, en excusant un certain nombre de délinquants, en ne les envoyant pas en prison, en faisant tout justement pour éviter les envoyés en prison, c'est ce qu'il disait tout à l'heure. Qu'est-ce que vous lui répondez à Bruno Retailleau ? Est-ce que vraiment je dois lui répondre ?
Est-ce que vous croyez que ce soir je vous donne le sentiment d'être quelqu'un qui souhaite que les délinquants se baladent, que les pédocriminels continuent leurs agissements, que rien de tout cela n'est vrai ? Évidemment. La réalité c'est que si on parle d'autorité et si on parle y compris des événements qui ont eu lieu après les débordements et les émeutes urbaines qui ont suivi la victoire du PSG.
Mais là encore, on sait traiter ces questions-là, mais il y a une impréparation totale de la part de l'État. Vous avez là une d'improvisation totale. Ce soir-là, en fait, on sait que le PSG peut gagner et qu'il gagne ou qu'il perde, il peut y avoir des exactions.
Mais la mairie de Paris a demandé à ce qu'il y ait une fanzone. Pourquoi ? Non pas que les gens qui sont dans la fanzone soient justement ceux qui viennent pour casser, mais précisément pour pouvoir faire le tri entre ceux qui viennent pour supporter une équipe, qui viennent finalement faire exploser leur joie dans un lieu qui est déterminé, et puis ceux qui viennent pour casser.
Il n'y a pas eu de fanzone. Moi, j'espère que pour la Coupe du Monde qui commence, on va quand même se poser des questions, que les élus locaux vont être eux-mêmes interpellés, qu'on va pouvoir travailler avec eux et faire en sorte que l'Intérieur, le ministère de l'Intérieur puisse travailler avec toutes les mairies de France pour qu'ils aient la possibilité de savoir comment ils vont gérer ensemble les mouvements de foule. Il dit qu'aujourd'hui, quand vous cassez un abribus, quand vous détériorez des biens, finalement à la fin personne ne paye vraiment.
Et il dit jusqu'en 1981, il y avait une loi qui était une loi d'une sorte de solidarité collective vis-à-vis. On prenait les vins qui étaient sur place à ce moment-là et en fait ils se partageaient la facture plutôt que ce ne soit aux habitants de la ville de les payer. Il dit mais ça c'est typiquement un exemple, c'est la gauche en 1981 qui a supprimé cette possibilité-là.
Est-ce que vous vous dites que c'est une bonne chose de l'avoir supprimée ? Aujourd'hui les abribus par exemple cassés ce soir-là, ils sont payés par tous les contribuables. Mais ça c'est pas bien mais je vais vous répondre, mais je vais vous dire comment on peut faire.
Si ce n'est pas les casseurs qui payent, c'est les contribuables qui payent ? Là vous dites en fait on as des gens et puis au hasard on prend une tribune entière dans un stade de foot et puis on dit c'est la tribune qui paye. Non mais enfin il faut arrêter les conneries.
Pardon, mais enfin il y a un moment où il faut quand même, le principe même du droit pénal c'est l'individualisation de la peine. Là vous dites on tape dans le paquet et puis on verra bien. Le problème aujourd'hui de ceux qui maintiennent l'ordre c'est qu'ils ont une logique qui est une logique d'interpellation.
On interpelle le plus grand nombre possible. Vous savez combien il y a d'interpellations qui se traduisent ensuite par de vraies actions en justice ? Très peu.
Pourquoi parce qu'en réalité ils tapent dans le tas et puis rien n'est instruit, il n'y a pas de documents qui permettent...
Les procès-verbaux sont faits à la hâte. On n'a aucun élément de preuve et donc tout ce beau monde ressort aussi sec. Qu'est-ce qui se passe chez nos voisins britanniques ?
Ça ne se passe pas du tout de la même façon. Là vous voulez un bon exemple. Les britanniques, qu'est-ce qu'ils font ?
Eux, ils ne sont pas à chercher à taper en le tas le soir même de l'événement. Ce qu'ils font c'est qu'ils vont tracer des gens qui sont peut-être masqués au moment où ils rentrent dans le magasin en ayant cassé la vitrine. Mais enfin ces gens-là, ils repartent dans la rue, on les suit par les caméras, ils vont dans le métro, ils rentrent chez eux.
On sait exactement identifier ces gens-là et parfois ça ça prend deux ans, mais ces gens-là sont retrouvés et on est là sur l'impunité zéro. Eh bien écoutez, moi je préfère des gens qui sanctionnent ceux qui sont vraiment coupables plutôt que de sanctionner à l'aveugle, y compris des gens qui sont innocents. Ça c'est pas de la Merci Olivier Faure, on va poursuivre cette émission spéciale
Olivier Faure