Episode 7 - Christine Hennion : "Les femmes aspirent à relever des défis"
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[Musique] je suis tradio l'expérience sonore du magazine chute vous présente tout troll modèle radio bonjour à toutes et à tous sur orbite ica la co-fondatrice du magazine chute et je suis très heureuse de partager avec vous un nouvel épisode de tout rôle modèle ça fait un moment que nous avions cette idée en tête cette envie même créé un podcast mettant en avant les femmes de la tech nous le pensons comme un prolongement de notre magazine papier notamment notre premier numéro intitulé affamés l'avenir de l'apec parue en décembre 2019 deux ans après ce premier numéro militants nous sommes heureuses de vous partager ce podcast que nous réalisons avec le soutien de sopra steria l'entreprise de la tête justement de conseil de services numériques et d'édition de logiciels engagé en faveur de l'égalité femmes hommes [Musique] dans le numérique ce vaste champ des possibles trajectoires sont multiples et prennent parfois des directions inattendues ici comme ailleurs il est possible de s'y engager pour que chacun puisse trouver sa place en pleine transformation de nos sociétés le parcours de notre invité du jour reflètent bien les opportunités qu'offre le numérique de s'engager en faveur d'un monde plus juste et plus égalitaire largeur christine aignan bonjour ce nouvel épisode tout rôle modèle nous échangeons avec christine hennion ingénieur en physique chimie devenu depuis député des hauts-de-seine est aussi présidente de l'association femmes at numérique une figure de femme de science est une femme politique est ce que vous vous souvenez du jour où vous vous êtes dit je vais faire une carrière d'ingénieur alors du jour proprement dit non mais de la période pendant laquelle toute cette idée a pu mûrir dans ma tête oui absolument ça s'est passé lorsque j'étais adolescente en 4e et en 3e donc un ajout ou les jeunes et filles et les garçons commencent à former dans leur tête une idée de leur avenir et pourquoi parce que j'ai eu la chance à cet âge là d'avoir des cours de physique chimie à l'époque il y avait deux types de formation une formation dite classique vous prévoyez des études plus longues et une une filière moderne et dans cette filière moderne on avait des langues vivantes et aussi de la de la physique et de la chimie et donc j'ai pu découvrir très tôt ces matières qui m'ont passionné à cette époque là les cours étaient d'un très bon niveau puisque quand je suis arrivé ensuite en seconde et en première et que j'ai retrouvé le cursus de mes petits camarades j'avais déjà fait tout le parcours au moins jusqu'à la moitié de la première donc vraiment une curiosité qui s'est éveillée autour des écrans des atomes enfin voilà et j'ai toujours trouvé que c'était vraiment pour moi une richesse une chance d'avoir pu faire ça à cette eau et les sciences c'était ça voulait dire quoi pour vous à l'époque c'était là je pense que ça correspondait à une vraie curiosité de découvrir le monde de comprendre comment quelque chose pouvait fonctionner effectivement moi je suis comme beaucoup de filles très curieuse et ça m'amusait beaucoup vous n'aviez pas cette aujourd'hui on a l'impression que dès qu'on parle de science de mathématiques les jeunes filles se disent maintenant ça c'est pas pour moi je ne suis pas fait pour les maths vous n'aviez pas cette cette vision on va dire des sciences des mathématiques ce n'est pas du tout pas du tout en plus c'était une enseignante une femme jeune intéressante qui est peut-être qu'effectivement elle a aussi contribué à à me faire aimer cette cette matière les les enseignants sont sont toujours importants je pense pour les pour les jeunes mais c'était effectivement pour moi non je n'ai eu aucune ni appréhension je n'ai pas ressenti de barrières quelconque infamie m'ont encouragé voilà c'était pour moi très naturel de m'intéresser à ces matières et comme on passe du moment où on se dise je suis intéressé par les sciences au moment où je deviens ingénieurs comme on devient ingénieur alors ça c'était un peu plus compliqué pour moi d'abord parce que [Musique] bon j'étais dans l'enseignement privé et il y avait des classes qui n'étaient pas mixtes encore penser que j'ai vraiment un âge canonique mais ça veut dire quelque chose voilà les choses on les choses ont quand même changé évolué heureusement et donc il fallait quand même que j'ai une détermination forte dès la seconde de dire je veux faire une carrière d'ingénieur une carrière si on dit fille parce qu' il fallait donc que j'aille chez les garçons à ce moment là puisqu'il fallait faire plus tôt enfin les une filière c'est qui est ensuite passé à air pur pour pouvoir faire des maths et de la physique et que dans les classes de filles on faisait plutôt la biologie mais pas deux mais pas de physique et de maths en c est donc là je me suis retrouvé très vite effectivement dès la seconde dans un univers masculin puisque nous étions trois filles dans la classe voilà un test de 30 donc un tout petit noyau de filles mais ce qui m'a peut-être aussi aider en étant assez jeunes confrontés cette situation à m'habituer à ce milieu masculin mais bon d'habitude ne veut pas dire non plus aucune difficulté je crois que de ce fait je me suis aussi construit en fait une petite carapace pour arriver à évoluer dans un milieu qui a inquiété quelquefois pâtre effectivement accueillant aux femmes et vous après du coup après cette ce bac scientifique oui passé par lyon facile de je suis pas du tout de suite parti on m'avait présenté comme ingénieur en fait j'ai fait une je suis allé à l'université j'ai fait un doctorat du coup vous avez fait votre doctorat en étant rémunéré en même temps par thales c'est ça oui oui on fait donc sont des entreprises qui ont des grands laboratoires de recherche qui qui prennent des doctorants donc ça a été mon cas j'ai fait une thèse une thèse chez eux utiliser ses qualités de changer de tête alors c'était l'époque du plan calcul est donc [Musique] il s'agissait de faire c'était quoi c'était un alors c'était un master électronique donc c'était une machine qui devait servir à faire les masques de semi conducteurs et donc moi je travaillais sur la source d'électrons d'accord et donc le titre exact de ma de ma thèse c'était sur l'effet boeuf fait boersch donc il fallait savoir comment on peut au mieux focaliser les électrons pour aller taper la résine manière plus précise possible d'accord et ça vous avez ça vous a amené du coup à travailler alors ça m'aurait puces auraient pu et auraient dû logiquement mené vers l'industrie du semi-conducteur mais selon moi il y avait encore des tubes électroniques et comme j'avais travaillé sur la source d'électrons et l'optique électronique j'ai commencé par les tubes ce qui était une industrie en perte de vitesse à l'époque et donc il fallait à un moment donné que je que je m'en sorte pour pouvoir évoluer et et pouvoir bouger aussi d'une entreprise à l'autre et puis évolué donc c'est ce que c'est ce que j'ai fait ensuite il fallait ou bien que j'aille vers le semi conducteurs ou bien que je bouge plutôt de manière horizontale c'est ce que j'ai fait en en allant plutôt sur de technico commercial du marketing et ensuite d achat d'accord vous avez un peu vous êtes un peu éloigné des des sciences c'était je me suis un peu éloigné des sciences parce que ça me permettait d'avoir plus de flexibilité au niveau de dolan gauche et donc aussi de meunier une carrière de front avec mon mari ça nous donnait plus de ça me donnait plus de mobilité tout en restant aussi sur des sujets techniques et et quand même où il est important de comprendre les sciences puisque dans ces entreprises et grandes entreprises dans lesquelles j'ai travaillé que ce soit à l'aise que ce soit alcatel même quand on est dans des métiers de vente ou bien deux dash arriver il faut quand même un peu comprendre né à la fois les produits sur lesquels on travaille qu'on l'achète ou vent mais également savoir discuter avec ses collègues qui sont plus dans la dans la technique donc ça m'a toujours servi dans ma carrière de poing effectivement davout d'avoir effectivement cette formation cette formation scientifique ce que vous me disiez que votre mari avait une carrière en même temps que vous faisait lui une carrière au cnrs c'est ça oui mon mari lui a fait une carrière de pure scientifique au cnrs ce qui veut dire que donc oui à quelques lieux en france ou dans le monde où il pouvait faire des choses intéressantes moi aussi et il fallait qu'on arrive à organiser tout ça et vous ça nous a pas manqué de faire plus de science non bon par rapport à mon mari donc qui lui est vraiment dans les sciences pures et il est encore aujourd'hui non il y avait aussi un mois j'avais vraiment envie d'être dans le concret de l'industrie dans dans le projet qu'on voit se réaliser dans le produit il ya un côté un petit peu dans la recherche la science et de ses les processus qui sont quand même assez long et donc ça se prêtait sans doute moi mon caractère d'accord et c'était sait ce qu'est ce que ça se prêtait aussi moins à une vie de famille peut-être non non je dire pour faire de la recherche s'il ya beaucoup de femmes qui sont au cnrs et qu'ici pour d'autres et bien non non c'était pas du tout c'était pas du tout ce sujet là puisque avec les fonctions que j'avais qui était en fonctions commerciales j'ai énormément voyagé je suis parti sur des périodes qui sont qui était même assez longue alors que j'avais des enfants jeunes je me déplaçais beaucoup ce qui n'est quand même pas si simple quand on a une famille donc non non c'était pas du tout pas du tout le pain et vous avez sentiment d'avoir eu des freins tout au long de cette carrière alors j'ai quand même eu l'impression à un moment donné lorsque j'évolue effectivement dans dans ma carrière d'abord si je peux commencer j'ai deux enfants ça ne s'est pas toujours très bien passé dans les entreprises où j'étais voilà donc ça n'a certainement pas aidé à ce que mon évolution de carrière surtout pour la pour le pour ma fille pour la deuxième puisque quand je suis rentré de congé maternité j'avais plus de postes qu'on m'a fait comprendre qu'il valait mieux partir donc ça c'est quand même peut pas dire on peut pas dire que ce soit une si tu es si vous n'avez ni agréable ni normal et j'espère que ce genre de situation ne se produit plus trop pour les femmes j'espère oui ça c'est un premier sujet deuxième sujet effectivement lorsque j'ai pu avancer dans la carrière puisque en fait je n'ai jamais pris de temps partiel je n'ai jamais pris des congés maternité plus long pour pour élever mes enfants un moment donné c'est vrai que je ce fameux plafond de verre dont on parle j'avais quand même ressenti et et que la possibilité par exemple qui était donné dans certaines entreprises de pouvoir être considérés comme au potentiel au bond ça m'a été proposé et d'une manière très bizarre c'est mon responsable hiérarchique de l'école qui m'a dit de l'époque et qui m'a dit non c'est pas pour vous aider tellement diplôme qu'est-ce que vous irez faire là dedans et moi ne sachant pas ce que c'est bon j'ai pas insisté et je pense qu'à ce moment là j'ai manqué quelque chose effectivement et donc je crois que les lorsque les j'espère que c'est que ça change mais que lorsque les avons le connais très bien joué que lorsque les femmes malheureusement les responsables hiérarchiques ne considère pas de la même manière les femmes et les hommes qu'ils ont dans leur équipe et ne leur donne pas de manière équivalente eu les mêmes chances et ça c'est pas normal voilà donc j'ai été confronté à ces situations plusieurs fois dit voilà donc ce plafond de verre effectivement je l'aimé mais il se construit aussi ce plafond versèrent quand vous êtes dans des situations comme ça où on vous donne pas votre chance effectivement après c'est plus compliqué de progresser d'accord qu'est-ce qu'elle fait votre fille aujourd'hui alors ma fille si c'est pas trop indiscret ma fille j'ai essayé de la convaincre de faire des sciences mais malheureusement je ne suis pas sérieux donc ma fille ait fait sciences po mais ce qui est amusant c'est que après avoir fait sciences po elle elle s'est rendue compte aussi qu'elle était vraiment intéressé par tous ces sujets techniques et scientifiques et qu'elle a fait un master de spécialités à l'école centrale pour pouvoir gérer tous ces projets d'innovation et de technologie donc don kelly elle y revient quand même d'une manière aussi un peu détournée et personnellement je trouve bien aussi que dans tous ses métiers on trouve des personnes avec des profils et des formations plus divers et plus large que les que simplement les écoles d'ingénieurs je pense qu'il faut aussi pour pouvoir être créatif innovant on a besoin de profils multiples donc c'est ça ma ça m'a amusé réconforter quelque part qu'elle qu'elle y retourne dans un deuxième temps aidant une manière d'une manière un peu détournée et vous pensez qu'elle va repasser qu'elle risquait de repasser parce que vous vous avez vécu par exemple en entreprise alors alors pour l'instant on n'est pas dans une entreprise mais écoutez je j'espère que non pendant toute ma carrière j'avais le sentiment de bon c'est sûr pour moi c'était difficile mais je me battais comme les quelques femmes qui était dans ma situation et j'espérais que eh bien on allait finalement déblayer le chemin et le terrain pour tout les plus jeunes qui arrivait derrière nous alors quand je vois qu effectivement dans les formations scientifiques des pourcentages n'ont pas évolué je me dis ben non c'est dommage donc on a certainement manqué quelque chose pourquoi peut-être parce qu'on était trop c'était tellement compliqué pour nous de devoir nous comporter exactement comme des hommes parce qu'il fallait qu'on en fasse plus contre plus qu'en mai la famille qu'elle a donc être sur tous les fronts c'était très compliqué et il ya aussi certainement quelque chose qu'on n'a pas fait suffisamment à l'époque maintenant je pense que ça c'est compris c'est s'entraider créer du réseau c'est des choses que j'ai vu arriver plus tôt quand j'étais déjà plutôt en fin de carrière donc et ça je pense que c'est important de pouvoir échanger de de pouvoir comprendre comment ces descente raide et les les meilleurs meilleures pratiques est ce que les hommes le font de toute façon c'est comprendre aussi que vous n'êtes pas la seule à vivre exactement une situation exactement on fait une pause anne-marie kermarrec est informaticienne directrice de recherche à l'inria de rennes et au triste du livre numérique compter avec les femmes sorti en février 2021 elle nous parle de la place qu'ont eue les femmes dans l'histoire de l'informatique et bien importance des rôles modèle pour les jeunes filles historiquement il ya pas mal de femmes quinti exclus du tout un tas de récompenses a c'est vrai c'est vrai dans pas mal d'autres sciences parce que il n'y pas que les femmes avaient du mal à se frayer un chemin dans les labours il ya même faire des choses s'intéresser aux activités scientifiques dont elles ont fait un petit peu en catimini et puis parfois ben voilà on a vécu une époque où il n'était pas nécessaire de de récompenser les femmes pour ce qu'elle avait fait alors l'informatique pas vraiment eu ce problème parce que c'est quand même une science qui est relativement jeune mais alors là c'est un bon exemple j'ai fait des études informatiques j'en ai tellement entendu parler un an effectivement or j'ai entendu parler babbage maintenant donc 25 30 ans après ça y est les gens commencent à en parler à ce qu'elle a fait et puis en plus elle a eu un rôle assez important serre qu'elle a vraiment été un petit peu alan turing avant la tuerie dont quelque sorte en tout cas dans sa tête donc donc ça vaut la peine d'en parler et puis y'a pas de raison c'est un peu plus pour ça c'est par souci de justice je dirais et puis et puis c'est pas mal aussi de montrer que même à une époque où elle n'avait pas le droit de s'y intéresser trop et où c'était très rare va y avait quand même des femmes qui s'intéressait que c'est bien pour les filles on en vient au studio avec christine aignan pour parler de son engagement politique et de son passage d'ingénieur à députés elle qui était lui dans les hauts-de-seine depuis 2010 est à vous a amené est ce que c'est qu'est ce qui vous a amené est-ce que ça ça fait partie des choses qui vous ont amené à vous engager politiquement à devenir une femme politique alors ce n'est pas ce qui m'a amené à m'engager en politique parce que j'ai toujours été intéressé par ces sujets c'est aussi pour ça que ma fille a fait sciences po batailleur mais c'est plutôt la situation globale de la société la montée du front national qui ont été mon premier motif mais en un moment donné je me suis dit moi femme je dois m'engager j'ai quand même eu un appel d emmanuel macron aux femmes pour dire mesdames on a besoin de vous parce que si on veut avoir effectivement de la mixité en politique il faut des femmes candidates et on vous promet qu on vous mettra aussi sur des circonscriptions où vous pouvez être élu et pas seulement comme l'ont fait certains partis pendant des années des années cantonner les femmes là où on savait que c'était perdu d'avancé donc c'est là où effectivement je me suis dit oui je faut que franchir le pas et pourquoi pas moi vous l'avez franchi à quel moment ce pas là et bien au moment bon déjà j'ai contribué comme beaucoup de personnes en 2016 et 2017 qui ont suivi le mouvement d' emmanuel macron donc à lancer le mouvement sur sur ma ville et ensuite à lepage est franchi lorsque j'ai candidaté à l'investiture donc ce devait être en janvier 2010 est d'accord et donc depuis vous êtes député des hauts-de-seine et donc j'avais été élu vous avez été bravo [Musique] justement enfin il ya beaucoup de femmes qui ont été élus à ce moment là vous êtes bien sûr bien sûr lors les chiffres exacts je ne les ai plus je pense qu'on était qu'est la quasi parité à la république en marche effectivement avoir été élu et donc l'assemblée c'est beaucoup beaucoup féminisée depuis 2010 est oui vous avez l'impression que ça change quelque chose très certainement alors moi je n'ai pas vécu la période précédente donc mais quand j'entends certains commentaires de femmes politiques qui disent va quoi elles ont été confrontées oui ça a changé les choses parce que mon n'entend plus de les remarques sexistes qui devait être le quotidien avant cette mandature quand je dis pas qu'il ya jamais de distorsion mais bon franchement et par rapport à ce que j'ai cru du souci dans mon entreprise quand on était en tout qui nombre de familles ça n'a rien à voir les relations sont assez fluide et normalisé je dirais oui vous avez l'impression que voix de voix est entendue au même titre que n'importe qui d'autre alors bon je vous dirai pas que de temps en temps il faut pas qu on est on se démène un peu plus je pense aussi que si vous regardez d'hémicycle vous y voyez aussi beaucoup plus de femmes présentes que d'hommes ça nous arrive souvent de nous conter donc voter pour les femmes parce que elles sont sérieuses [Rires] elles sont là pour un engagement citoyen puisque pour une évolution de carrière ce serait alors je pense qu'on allait on a les mêmes défauts en politique qu'on a effectivement dans dans d'autres dans d'autres branches très certainement il ya toujours cette question de recherche du pouvoir aussi où les femmes sont un petit peu moins bon ce qui n'est pas le cas de tout temps mais un petit peu moins dans cette recherche que que les hommes c'est vrai on a l'impression que ce enfin on retrouve en fait c'est ce combat pour l'égalité la mixité en tant que femme politique mais on le retrouve c'est quelque chose qu'on retrouve aussi dans le numérique et dans cette idée de dire que le numérique doit être aussi un secteur féminin ce sont des questions que vous porter aussi au travers de votre engagement politique alors oui tout à fait parce que mon en étant effectivement dans l'industrie j'ai évolué dans ma carrière au rythme aussi des technologies donc étant chez alcatel moi je connaissais les télécoms je connaissais le numérique c'était c'était mon portefeuille d'achat quand j'étais en poste et en quittant alcatel puisque j'avais quitté alcatel avec un plan de départ ça s'est passé pour beaucoup aussi de deux collègues j'avais souhaité parce que nous en donner la possibilité refaire une formation et j'ai fait une telle époque aussi où on commençait à parler beaucoup de protection des données le rg était en discussion à la niveau de la commission européenne et donc j'ai refait une formation sur la un master je voulais aussi quelque part me démontrer que à 60 ans oui on pouvait refaire des choses et donc j'ai refait un master de la protection des données en disant que c'était un sujet qui était extrêmement citoyens et en arrivant à l'assemblée bon j'étais vraiment convaincu que le numérique devenez un sujet de société et un sujet politique et donc c'est pour ça que j'ai vraiment depuis le début de mon mandat c'est évidemment je ne regarde pas que ça mais disons que c'est quand même un fil conducteur ont d'abord il ya eu la rgpp qui est arrivé en france en début de mandat donc j'ai pu m'engager sur ce texte mais ensuite sur l'intelligence artificielle sûr j'ai eu une mission aussi sur l'identité numérique qui est aussi un sujet un pour un citoyen régaliens de cybersécurité un sujet extrêmement important est là actuellement je travaille aussi sur le dj tle market act donc puisque je fais partie aussi la commission des affaires européennes et louise pourquoi parce que on est face à deux révolutions aujourd'hui la révolution numérique et la révolution environnementale et que ça va structurer je pense notre société pour pour les années à venir et c'est aussi pour ça que lorsqu'on va proposer donc de devenir président de la fondation femme at numérique j'ai accueilli cette proposition à temps à la fois honoré et puis convaincu que effectivement les femmes ne pouvaient pas être à l'écart de cette révolution numérique c'est impensable on laisse de côté la moitié de la population donc voilà c'est la raison profonde de mon engagement sur le numérique c'est un sujet de société d'aujourd'hui au fait une pause serge abiteboul est un informaticien français membre du collège de l'arcep chercheurs à le ms paris et directeur de recherche à l'inria comme christine et nyon et avec son oeil de scientifiques il considère le big data comme un chantier numérique d'envergure pour lui la question des données personnelles soulève des enjeux forts tant à l'échelle individuelle que collective d'un premier enjeu ce serait d'ouvrir au maximum les données pour permettre des avancées pour permettre de la collaboration pour pouvoir pouvoir faire beaucoup de choses notamment dans les recherches mais pas uniquement alors ça c'est ce qu'on appelle les données ouvertes l'open data c'est un premier enjeu un deuxième enjeu il ya une asymétrie d'information considérable entre nous et ces grandes entreprises qui ont toutes nos données alors comment on peut lutter contre ça donc un premier moyen qui est des lois comme le r j'ai pété qu'il faut encourager et un deuxième une deuxième chose qui est d'utiliser des systèmes qui sont en devenir qui sont les systèmes d'informations personnelles qui vont gérer les données pour moi encore une fois je peux pas gérer m'est donné c'est devenu trop compliqué ya trop de système il faut que l'informatique m'aide à gérer mes données persos et ça c'est les systèmes de gestion d'informations personnelles et puis je pense qu'elle est la troisième est le plus important à terme c'est l'éducation il faut éduquer les gens il faut qu'ils apprennent à série de ces nouveaux outils il faut qu'ils comprennent ce qu'ils font et ça ça veut dire la vie tu la lutte contre l'électronique mme on vient au studio avec christine et nous pour parler de son engagement féministe et associatif avec fama numérique et des différents défis que rencontre la fondation vous disiez que vous avez accepté d'être présidente de la fondation femme at numérique quasiment au même moment où à quelques mois près au moment où vous êtes devenu aussi du coup député des hauts-de-seine un petit peu après oui ben salah la fondation a été lancée en 2018 donc au bout de vingt ans de mandat à peu près bon j'ai voilà [Rires] c'est un beau projet oui c'est une fondation qui a été lancé à l'initiative de six associations mais qui fait d'air à la fois des entreprises qui sont les entreprises qui financent le font les pouvoirs publics puisque nous sommes nous avons les beaucoup de ministères qui sont représentés dans dans notre dans le comex et puis des associations bon à la fois les associations fondatrices mais aussi un collectif d'associations qui est on essaye de fédérer voilà vous pouvez me rappelais pardon peut nous rappeler les associations fondatrices préfète alors les associations fondatrices alors vous avez la fmt vous avez à la conférence des grandes écoles le cigref souchal bidder avec vous connaissez le syntec numérique est aussi talent du numérique voilà est en fait le constat puisque ce sont quand même des associations qui travaillent aussi avec les entreprises c'est que les ont d'abord c'est ces entreprises manque de talent qu'elles sont elles-mêmes convaincu qu'il faut aller vers plus de mixité mais que quand elle essaie d'en embaucher des femmes elle n'en trouve pas sur le marché donc c'est là où il ya eu un constat se dire et finalement si on n'en trouve pas sur le marché c'est parce que dans les casses dans les formations il n'y a pas suffisamment de fil qui s'oriente vers ces métiers et donc il est important de les orienter donc on travaille et que l'éducation nationale on travaille aussi dans ma femme travaille pour l'emploi on travaille avec bien sûr la délégation aux droits des femmes on travaille avec en fin de vie gassion le secrétaire et le ministère secret a mis les abattements et nous voilà donc l'idée étant que la situation est tellement grave et sérieuse il faut unir nos forces pour avancer et le faire dans la durée parce que c'est il faut changer les mentalités parce que les stéréotypes se mettre très vite dans la dans la tête des enfants que c'est aussi au niveau des enseignants qu'il faut travailler enfin voilà il ya énormément de choses à fait d'accord m pardon vous dirais que c'est une fondateur c'est une fondation de l'association enfin c'est une fondation c'est sa part non alors c'est une fondation et on vient récemment de créer une association pour venir la soutenir les fournitures et la vengeance et pardon c'est une fondation féministe ramat numérique on peut dire que c'est une fondation féministe on peut dire que nous sommes féministes il ya deux semaines ou trois semaines temps passe vite nous avons voté à l'assemblée un texte sur l'égalité économique des femmes moi je suis convaincu que effectivement là l'autonomie des femmes passent par leur autonomie et économiques et les métiers du numérique étant des métiers d'avenir pour elle c'est vraiment une veut pas dire une voie royale mais il faut qu'elle y aille pour effectivement pouvoir s'épanouir pleinement dans la société de demain conserver leur liberté conserver leur liberté et contribuer comme le dit contribuer à construire cette cette société je vous parlais d'intelligence artificielle d'intelligence artificielle s'est basé sur des sur des données les données elles sont elles sont collectées de différentes manières il faut absolument que les données des femmes comme d'autres diversité d'ailleurs il n'y a pas que les femmes apparaissent dans les jeux de données si on veut pas introduire des billets si on veut pas donc ça c'est c'est un exemple on a aussi besoin des femmes dans la cybersécurité parce qu'il faut pour être créatif il faut avoir des variétés profile donc sont deux exemples mais il y en a il y en a bien d'autres il faut absolument que leur leur façon de voir de penser puissent être prises en compte dans dans les outils que leur créativité aussi ed oui et bien dans vos métiers le numérique de 6 et aussi par tous donc c'est une autre manière de voir et de faire les choses il faut qu'elles y contribuent et l'enjeu pour pour faire mettre numérique c'est de parvenir quels sont les moyens que vous pouvez mettre que vous allez mettre pour aider la société à se transformer pousser l'epa leur entrée dans le secteur donc je vous ai dit la fondation et à ces jeunes les entreprises qui sont les entreprises aussi qui font partie du collectif des fondatrices elles elles se sont engagées pendant cinq 5 ans a abondé donc le fonds pour financer des projets associatifs donc ça nous l'avons fait dès 2019 et nous avons financé des projets dans le milieu scolaire des projets intéressants mais notre ambition c'est aussi de pouvoir passer à l'échelle et d'avoir et de financer des projets à impact donc là on a des années dans une première phase un petit peu de deux pas de test mais on doit vraiment maintenant je vais vous donner un exemple on a un projet qui est de faire une valise de jeu pour présenter aux collégiens les différents métiers donc là on a un premier échantillon de ses valises on a quelques unes si on veut que tous les collégiens de france puissent profiter de ce jeu il faut trouver la manière de l'industrialiser de le fabriquer qu'ils soient pas trop cher et qu'il puisse être distribué voilà donc là on associe de passage à l'échelle et puis aussi d'animations de collectifs de femmes qui veulent s'engager parce que on a aussi un annuaire de femmes qui veulent bien parler de leur expérience qui veulent bien éventuellement témoigner ou ou faire ou faire du mentorat et là on a des efforts à faire pour pour leur offrir des choses qui les intéressent pour pour animer ce collectif et ça c'est un 1 de nos enjeux pour les les mois et les mois qui viennent donc là on est vraiment en train de consolider de pérenniser la fondation et l'association pour les années à venir parce que justement on sait que voilà c'est dans l'axé dans la durée qu'on va arriver à changer les mentalités maintenant ce qu'il veut pas dire on veut aussi regarder jeunes filles qui sont en lice et se demander comment faire pour qu'elle aille plus facilement plus vite aussi vers ces filières du numérique parce que voir aussi les des opportunités sur le marché du travail les entreprises cherchent aussi embauché donc si on peut améliorer les choses en deux trois ans avec un certain nombre de mesures il ya des expériences qui est qui sont faites en dans des écoles d'ingénieurs qui qui prennent tout ça a brassé sujet à bras le corps qu'ils font en sorte que le le milieu éducatif soit aussi plus agréable et plus l écoute de ce coût est ce que ce que souhaitent les les jeunes filles et jeunes femmes et qu'est ce qu'elle souhaite justement [Rires] alors moi je vous ai dit les défis les femmes sont curieuses moi c'est ma curiosité qui m'a amené faire ses métiers je pense que je suis pas la seule on nous reproche de temps en temps des curieuses moi je pense que c'est pas un défaut il faut qu'elles qu'elles se rendent compte que c'est des métiers dans lesquels elles peuvent s'épanouir avoir une vie équilibrée sortir de cette image de deux geeks devant son ordinateur le numérique c'est des métiers multiples en fait et c'est ça qu'il faut arriver à leur faire découvrir bien sûr il ya le métier de codeurs c'est très important et je pense qu'elles peuvent tout à fait trouver un une satisfaction intellectuelle à à rentrer dans ses branches mais c'est plus large que ça parce que tous les métiers vont avoir besoin du numérique donc quelle que soit la branche dans laquelle elles s'engagent que ce soit la culture que ce soit la médecine les soins la biologie que ce soit va je dire 2 mais même enseigne et aujourd'hui je pense qu'on sort de la crise du coc vide on se rend compte à quel point le numérique a été indispensable à quel point ça nous a aidés dans cette dans cette crise donc dans tous les métiers on va avoir besoin du numérique donc on a aussi besoin de double formation donc si ça c'est un moyen aussi de les amener il faut pas il faut pas hésiter à elle est poussé dans cette direction mais voilà je pense que il faut arriver à montrer que ce sont des métiers qui ne sont pas incompatibles de d'une vie de femme épanouie voilà c'est pas aujourd'hui dans la communication vous avez besoin de numérique dans la mode j'ai plus rien est conçu de la même manière c'est pour ça que c'est important effectivement s'est formée dès maintenant qu'est ce que vous auriez envie de leur dire à ses filles à ses jeunes filles ces femmes qui hésitent peut-être à se lancer dans ces crimes je veux leur dire qu'il faut absolument qu'elle ose qu'elle ose qu'elle aille voir dans nos projets on essaye aussi et le gouvernement le fait aussi d'essayer de pousser des des stages le stage de 3e par exemple c'est une très bonne opportunité d'essayer de comprendre de s'ouvrir sur ses métiers donc qu'elle cherche des petits stages pour pourvoir dans le concret des choses qu'est ce que ça veut dire à quoi ça correspond ce que ça peut leur apporter et elles auront envie d'y aller [Musique] avant de conclure je vous partage une situation bien connue de simone de beauvoir qui entrent toujours en résonance aujourd'hui malheureusement n'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question ces droits ne sont jamais acquis vous devrez rester vigilante votre vie durant vous êtes toujours là super on espère bien que l'expérience auditive ou zap lui même convaincu de quoi vous donner peut-être des envies de formation de reconversion pour vous pour l'une de vos proches ou pour votre fille par exemple le combat contre les stéréotypes de genre continue nos outils nos mots et nos voix nous les mettons au service d'autres rôles modèle à vous présenter bientôt sur chute radio restez à l écoute [Musique]