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Podcast / conversationHugoDécrypte (sur YouTube)· 7 janvier 2026 13 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalNumériqueInstitutions & élections

Macron annonce déployer des soldats français en Ukraine en cas de cessez-le-feu, le débat expliqué

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    « D'après Emmanuel Macron, plusieurs milliers de soldats français pourraient y être déployés. »
  • 3:23PrésentateurFait
    « « pas de force qu'on engage au combat » »
  • 11:30InvitéFait
    « les centres de données sont, je cite, « très énergivores » et consomment de grandes quantités d'électricité »
  • 11:52InvitéChiffre
    « sans politique de transition écologique, la consommation énergétique pourrait être multipliée par 3,7 en France d'ici à 2035 »

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Présentateur

La France, le Royaume-Uni et potentiellement d'autres pays vont envoyer des troupes en Ukraine si un accord de paix est conclu. D'après Emmanuel Macron, plusieurs milliers de soldats français pourraient y être déployés. Mais alors que dit exactement la déclaration prononcée hier et d'autres pays pourraient-ils y participer ? Vous allez le voir, c'est une annonce qui fait beaucoup débat, que ce soit à l'échelle européenne mais aussi au sein des différents partis politiques français. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. C'est donc le sujet à la une de ces actualités de jour sur Youtube et en podcast audio sur toutes les plateformes.

Et sans la caméra aujourd'hui puisque le déplacement au bureau n'était pas évident avec la neige. Alors sur le front, à l'est de l'Ukraine, les soldats russes qui occupent en grande partie les régions ukrainiennes de Luangsk ou encore de Donetsk mais aussi de Zaporizhia et de Kherson continuent de progresser. Et ce même si l'armée russe progresse beaucoup plus lentement qu'au tout début de la guerre. On en a déjà parlé mais des négociations de paix entre l'Ukraine et la Russie, notamment menées par les Etats-Unis, sont en cours. Mais tout cela prend beaucoup de temps et le président ukrainien Volodymyr Zelensky accuse Vladimir Poutine de faire traîner les discussions pour gagner du temps.

En réalité, beaucoup de spécialistes estiment que Poutine veut à minima un accord qui lui permettrait de récupérer officiellement tous les territoires qu'il a envahis. Mais que si ce n'est pas le cas, eh bien il préférerait poursuivre la guerre. Pendant ce temps, les alliés européens de l'Ukraine préparent des garanties qui visent à empêcher une reprise des hostilités. Et disons les choses en fait, ils visent à faire en sorte que si un cessez-le-feu est signé demain, eh bien la Russie est dissuadée de tenter toute nouvelle attaque contre l'Ukraine. Puisque c'est là la crainte aujourd'hui du côté des Européens, c'est qu'il y a un cessez-le-feu signé.

Et que quelques mois plus tard, le temps que l'armée russe se prépare, eh bien l'armée russe décide d'envahir à nouveau l'Ukraine et d'aller encore plus loin. Alors ce mardi, une trentaine de pays de la coalition des volontaires, donc un groupe de pays occidentaux alliés de l'Ukraine, dont font partie la France, l'Allemagne ou encore le Royaume-Uni, ils se sont réunis à Paris et ils se sont engagés à fournir une série de garanties de sécurité, je cite, robustes à l'Ukraine. Et ce donc en cas de cessez-le-feu. Alors que contiennent ces garanties de sécurité pour l'Ukraine ?

Avant de détailler ces garanties, il faut déjà savoir que ces déclarations, pour l'instant, elles ne sont pas contraignantes. Ça veut dire que c'est pas un traité signé et ratifié, c'est simplement une déclaration commune. Ce que ça veut dire, c'est que dans l'immédiat, si ce dont je vais vous parler juste après n'est finalement pas mis en place, eh bien il n'y aura pas de sanctions ou quoi que ce soit. Cependant, il faut tout de même noter que les différents pays se sont engagés à travailler sur des textes potentiellement davantage contraignants. Il faudra donc observer tout ça dans les prochains jours.

L'élément central, c'est que les pays de cette coalition, de cette alliance donc, se sont engagés à continuer à fournir à l'Ukraine une assistance militaire à long terme et de l'armement. Mais aussi de créer une force multinationale pour l'Ukraine. Alors cette force multinationale, qu'est-ce que c'est ? Eh bien elle serait dirigée par la France et par le Royaume-Uni. Et sur ce point, le Premier ministre britannique Keir Starmer a notamment déclaré qu'en cas de cesser le feu entre l'Ukraine et la Russie, eh bien la France et le Royaume-Uni vont établir des bases militaires en Ukraine et construire des installations sécurisées pour les armes et pour les équipements militaires.

Et ce, afin de soutenir les besoins de défense de l'Ukraine. Emmanuel Macron, où vous en parlaz hier sur notre compte Instagram, a aussi annoncé que, je cite, plusieurs milliers d'hommes pourraient être envoyés en Ukraine après un cessez-le-feu, tout en précisant qu'il ne s'agirait, je cite, « pas de force qu'on engage au combat ». En fait, a priori, selon cette déclaration, ces soldats français, ils n'auraient pas de mission offensive, donc pas de mission d'attaque. Ce serait surtout du soutien logistique et une forme de dissuasion, non ? Contre une nouvelle attaque russe en Ukraine. A priori donc, les soldats français ne seraient pas en première ligne.

En tout cas, Emmanuel Macron a déclaré s'attendre à ce que d'autres nations rejoignent la France et le Royaume-Uni en s'engageant à envoyer des troupes en Ukraine en cas de cessez-le-feu. Mais alors, de quel pays parle-t-on ? Puisque, vous allez le voir, tous les pays ne sont pas favorables à tout cela. À l'heure actuelle, le chancelier allemand Friedrich Merz a par exemple déclaré qu'il n'excluait pas le fait de déployer des troupes, mais des troupes allemandes qui seraient non pas en Ukraine, mais sur des territoires voisins et des pays voisins qui sont membres de l'OTAN.

L'OTAN étant donc cette alliance politico-militaire menée par les États-Unis, dont on parle beaucoup ces derniers jours. Par ailleurs, la première ministre italienne Georgia Meloni affirme toujours, quant à elle, son refus catégorique d'envoyer des soldats italiens directement en Ukraine. Alors pour l'instant, la Russie n'a pas encore réagi à ces annonces. Il faut savoir que le gouvernement russe s'est jusque-là toujours opposé très fermement au déploiement de troupes de l'OTAN en Ukraine. On est donc dans une situation assez délicate, puisque certains estiment que cette présence de troupes en cas de cessez-le-feu, elle est nécessaire pour dissuader la Russie de toute nouvelle attaque.

Et d'autres estiment que cela peut aussi compromettre l'avancée de négociations dans le cadre de cessez-le-feu. Et après, si on rentre dans le détail, certains estiment que la Russie aujourd'hui veut un cessez-le-feu pour pouvoir se préparer puis attaquer à nouveau. Tandis que d'autres estiment que c'est simplement une ligne rouge pour la Russie. L'autre élément important à noter, c'est que ce document, il parle aussi des États-Unis. Les États-Unis qui devraient notamment mener le suivi de vérification du cessez-le-feu. En fait, il y aurait plus précisément une commission spéciale avec les Européens et les États-Unis dont le but serait d'examiner toute violation du cessez-le-feu.

Par ailleurs, on peut noter que Steve Whitcoff, le bras droit en quelque sorte de Trump sur ses négociations, a assuré que le président des États-Unis, je cite, « soutient fermement les protocoles de sécurité ». Autrement dit, ce qui peut être en discussion en ce moment. Alors Zelensky s'est félicité de ses déclarations. Il a notamment déclaré, je cite, qu'il est important que la coalition dispose aujourd'hui de ses documents et pas seulement de paroles qui démontrent, selon lui, une détermination à œuvrer pour une sécurité réelle.

Alors maintenant, si on prend un peu de recul, et on terminera peut-être là-dessus avant de passer au reste de l'actualité, au vu de la situation, il faut prendre tout ça avec beaucoup de pincettes. Et en fait, c'est surtout la position des États-Unis qu'il va falloir observer. En effet, on vous en parlait hier, d'un côté, les États-Unis menacent d'annexer le Groenland qui appartient au Danemark. Le Danemark est membre de l'Union Européenne, membre de l'OTAN. C'est donc clairement une tension très importante et une réelle opposition.

Et en parallèle, les États-Unis semblent en quelque sorte s'accorder, en tout cas dans les dernières discussions avec les Européens, sur ces garanties de sécurité pour l'Ukraine. Mais en réalité, plusieurs spécialistes estiment que pour les États-Unis, cette potentielle contradiction, elle n'est pas si gênante. En fait, l'objectif des États-Unis serait de défendre leurs intérêts à tout prix. Au Groenland, donc, où l'annexion potentielle du Groenland leur permettrait d'asseoir une présence dans l'Arctique et de capter des ressources stratégiques comme des minerais rares ou encore du pétrole.

Et en parallèle, en Ukraine, où Donald Trump souhaite vouloir exploiter ou co-exploiter avec l'Ukraine des terres rares suite à un accord, encore une fois, qui avait été discuté il y a quelques mois avec Zelensky. En tout cas, cette situation semble mettre en difficulté la diplomatie européenne qui ne sait pas forcément sur quel pied danser avec les États-Unis. Par ailleurs, on a déjà eu l'occasion d'en parler sur la chaîne, mais la présence de troupes françaises directement sur le sol ukrainien fait énormément débat au sein de la classe politique française. On continuera donc à observer tout ça. En tout cas, pour l'instant, il n'y a pas d'accord de cesser le feu.

Et donc, de la même façon, il n'y a pas de sujet d'envoi de troupes en Ukraine. Mais s'il y a un accord de cesser le feu dans les prochains jours, on prendra le temps d'analyser beaucoup plus en détail les différents regards des partis politiques français sur le sujet. Puisque, vous allez le voir, il y a des regards extrêmement divergents sur la question. Et c'est important de prendre le temps de voir les différents débats sur le sujet comme on l'a déjà fait dans le passé. Je vous laisse avec Léa pour les restes de l'actualité et je reviens juste après.

7:19
Invité

Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec un nouveau point sur l'épisode de neige qui frappe la France depuis ce lundi. Premièrement, 5 personnes sont mortes dans des accidents de la route en France, selon un dernier bilan. Sur les routes, plus de 1600 km de bouchons ont été relevés par Bison Futé ce mercredi matin, dont 950 km de ralentissement en Ile-de-France, selon l'opérateur Citadin. Toujours en Ile-de-France, la circulation des bus a été interrompue ce mercredi jusqu'à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies. Les RER, métro et tramway circulaient normalement. Cependant, le trafic ferroviaire reste perturbé en France.

La SNCF a donc recommandé aux voyageurs de vérifier la circulation de leurs trains. Concernant les aéroports, une quarantaine de vols ont été annulés à Orly et une centaine à Roissy-Charles-de-Gaulle. Ce mercredi à 18h, 7 départements étaient en vigilance orange neige vers glas. A noter qu'une nouvelle perturbation nommée tempête Goretti s'apprête à souffler sur la France dans la nuit de jeudi à vendredi. Un vent froid s'approchera de la Bretagne avant de circuler en Manche vers les Hauts-de-France, selon Météo France. On suivra ça.

Deuxième actu, la Syrie et Israël ont annoncé la création d'une structure commune d'échange après des discussions menées à Paris entre les deux États avec l'appui des États-Unis. Alors comme ça, ça peut paraître assez flou, mais l'objectif c'est d'avoir un lieu d'échange numérique et de partage d'informations qui permettrait de réduire les risques d'escalade militaire, d'approfondir les discussions en vue d'un éventuel accord de sécurité et de développer des opportunités commerciales entre les deux pays. Le tout sous la supervision des États-Unis.

Cette annonce, elle intervient alors qu'Israël a mené des centaines de frappes et a déployé des militaires en Syrie depuis la chute du régime de Bachar al-Assad et la prise de pouvoir par une coalition islamiste. A noter que des discussions avaient déjà eu lieu l'été dernier, supervisées par la France et les États-Unis, mais elles avaient été abandonnées après des désaccords sur la mise en place d'une zone démilitarisée au sud de la capitale syrienne de Damas. Ce nouvel accord n'a pas évoqué la question de cette zone. Troisième actu, je voulais vous reparler de la situation en Iran qui fait face à d'importantes manifestations depuis le 28 décembre.

A Téhéran, la capitale, un hôpital a été accidentellement touché par du gaz lacrymogène utilisé par les forces de l'ordre pour disperser les manifestants, selon l'agence de presse iranienne Isna, proche du pouvoir. L'incident s'est produit ce mardi alors que des affrontements opposaient des manifestants aux forces de l'ordre. Dans l'ouest de l'Iran, des affrontements ont aussi été signalés ces derniers jours. C'était notamment le cas à Malek Shahi, un comté d'environ 20 000 habitants où vit une importante population kurde. Au moins un policier et un membre des forces de sécurité y ont été tués.

Depuis le début du mouvement, au moins 27 personnes sont mortes, dont 5 mineurs, selon l'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège. De leur côté, les autorités iraniennes ont évoqué un bilan officiel de 13 morts. Quatrième actu, au Venezuela, la nouvelle présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a pris la parole ce mardi, affirmant, je cite, « qu'aucun agent extérieur ne dirigeait le pays » alors que les États-Unis avaient affirmé être aux commandes il y a quelques jours.

Quelques heures après cette déclaration, le président américain Donald Trump a répondu que le Venezuela allait tout de même lui remettre 30 à 50 millions de barils de pétrole et que les ventes seraient contrôlées par lui, je cite, « président des États-Unis ». Les profits des ventes de barils seront aussi gérés par les États-Unis au profit, je cite, « des peuples du Venezuela et des États-Unis », sous-entendant donc que les États-Unis gardent un certain contrôle sur le Venezuela. Aussi, le détail du bilan humain de l'opération qui a mené à l'enlèvement de Nicolas Maduro par les États-Unis s'est alourdi. Il fait état de 55 militaires décédés, cubains et vénézuéliens.

Des civils ont aussi été tués, mais le nombre exact est encore inconnu. La présidente Delsi Rodriguez a ainsi annoncé 7 jours de deuil national en hommage à ses victimes. De son côté, le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, est toujours détenu par les autorités américaines à New York après son enlèvement vendredi dernier par des troupes américaines à Caracas, la capitale vénézuélienne. L'ONU a dénoncé une atteinte aux droits internationaux.

Cinquième actu, les usages numériques des Français et l'utilisation croissante de l'intelligence artificielle pourraient faire quadrupler la consommation électrique des centres de données d'ici à 2035, a indiqué l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, l'ADEME, dans un rapport publié ce mardi. Selon elle, les centres de données sont, je cite, « très énergivores » et consomment de grandes quantités d'électricité pour alimenter et refroidir les serveurs.

Dans ce contexte, l'ADEME a tenté de projeter l'évolution de la consommation de ces infrastructures qui regroupent des serveurs informatiques servant à stocker, traiter et faire circuler des données numériques à travers cinq scénarios s'étendant jusqu'à 2060. Elle estime que sans politique de transition écologique, la consommation énergétique pourrait être multipliée par 3,7 en France d'ici à 2035 et par 4,4 en incluant les centres de données étrangers utilisés par les Français.

Concrètement, si la situation ne change pas, la consommation d'électricité pourrait causer un accroissement important des émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique, ce qui serait incompatible avec l'accord de Paris sur le climat. Cet accord, il vise à limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2 degrés par rapport à 1850 et si possible à 1,5 degré en engageant les États à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Et on termine avec cette actue culturelle, la cérémonie américaine des Grammy Awards, l'équivalent des Oscars de la musique, a réintroduit le prix de la meilleure pochette d'album pour l'édition 2026 qui sera diffusée le 1er février.

La catégorie avait disparu depuis 1973. Les nommés dans cette catégorie sont le rappeur américain Tyler The Creator pour son album Don't Tap The Glass, le portoricain Bad Bunny pour Debitirard Mass Photos, le groupe de rock anglais Wet Leg pour Moisturizer, ainsi que le chanteur américain Joe pour The Crux qui apparaissent tous les 4 comme directeur artistique de leur pochette d'album. Sinon, Cody Critchlow est nommé dans la catégorie pour avoir dirigé artistiquement la pochette de l'album Glory du chanteur américain Perfume Genius.

13:11
Présentateur

Merci beaucoup Léa. Alors pour suivre toute l'actualité et tout ce qui se passe en ce moment, il se passe beaucoup de choses, rendez-vous directement sur Instagram. Vous êtes plus de 5 millions là-bas, le nom du compte c'est Hugo Descrits. Je reviens avec la caméra demain. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches, et puis on se dit donc à demain pour une nouvelle vidéo.