Les Partis Pris : "Non, Netanyahou n'a pas forcé Trump !", "Iran, les marchés s'affolent" et "Dis...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
En 20 minutes tout juste, ce sera l'allocution d'Emmanuel Macron qui va donc préciser les [musique] choses sur la place de la France dans cette guerre, sur l'impact de cette guerre sur la France et juste avant les partis prix. C'est l'heure des partis prix. Routel Crièv pour la politique, François Langlais pour l'économie, Abnus Chalmanie pour l'international nous rejoignent.
Bonsoir à vous trois et ce soir, on terminera avec vos routes parce que en évoquant sans doute le discours d'Emmanuel Macron sur le nucléaire, il y a un changement important, il faut le noter. Ça nous amènera peu à peu euh examiner les enjeux de cette allocution du chef de l'État tout à l'heure. Et c'est vous qui commencez à Abnous, votre parti prix.
Alors, c'est vrai qu'on entend beaucoup ça depuis ces dernières heures. À mesure qu'on comprend les difficultés de cette guerre, que certains évoquent le doute. On l'évoquait nous-même en début d'émission, certains autres parlent déjà d'enlisement mais on sait très bien que le temps médiatique n'est pas le temps militaire.
Et on évoque l'idée que Trump se serait laissé forcer la main par Benjamin Netanyahu pour rentrer en guerre. et vous dites ce n'est pas vrai. Rien que cette phrase que quelqu'un puisse forcer Trump est risible.
Donc je pourrais m'arrêter là sur mon parti prix et tout le monde va voir mais j'ai plein d' en juin c'était un peu le cas quand non j'ai plein d'arguments. Vous allez voir.Aarrête pas quand même je vais quand même faire un vrai parti prix.
Mais oui regardez le New York Times qui titre que je cite "La décision américaine de frapper l'Iran a été une victoire pour monsieur Netaniau qui poussait monsieur Trump depuis des mois. Même Marco Rubiot euh le secrétaire d'État devant le Congrès a déclaré "Nous savions qu'Israël allait agir, nous savions que cela déclencherait une attaque contre les forces américaine et nous savions que si nous ne les devanions pas, nous ciburons davantage de perte." Et ben tous ces éléments qui sont factuels et ben ça a suffi et c'est là où moi j'ai tout de suite vraiment tilté pour glisser vers une lecture pour le moins dérangeant selon laquelle un dirigeant étranger en l'occurrence le juif je rajoute des tas de guillemet aurait contraint le président de la première économie du monde à entrer en guerre contre sa volonté c'est quand même fabuleux cette thèse avec plein de guillemets encore selon laquelle Netho aurait manipulé Trump ça s'inscrit quand même dans la plus ancienne et la plus toxique des constructions antisémites, c'est le juif comme marionétiste du pouvoir mondial.
Alors ça a commencé vraiment officiellement parce qu'en plus on a une date officielle, ça a toujours circulé mais avec le protocole des sages de Sion, vous savez qu'il y a un faux qui a de 1903 créé par la police secrète tsariste pour qui décrivait un couple juif pour dominer le monde en je cite contrôlant la presse et les économies mondiales et en maintenant je cite encore le monde dans un état de guerre jusqu'au ZOG, le zauniste occupa un gouvernement forgé par les suprémacistes blancs en passant par l'imagerie nazi qui a systématisé la figure du ju marinignétiste tirant les ficelles bien entendu dans l'ombre et c'est cette idée-là qui est réactivée. C'est quelque part sans même s'en rendre compte, tout le monde trouve ça normal que le juif Netaniaahu soit allé murmurer à l'oreille de Trump qui quand même jusqu'à il y a de jours était l'homme le plus incontrôlable de la terre qui faisait ce qu'il voulait. Mais il a suffi ce truc pour que Tako en change d'idée.
Et en fait juste j'ai regardé et d'ailleurs nous en avons fait des parties prix et je m'en étais occupé ici même. C'est rien que prendre 2025 et deux rencontres entre Trump et Netaniaou. À chaque fois Trump a fait quoi ?
Il a humilié Nethaniaou. La première fois, c'était dans le bureau Val. Bon ben, vous allez me dire que Trump a humilié tout le monde systématiquement dès qu'il mettait le pied dans le bureau Val.
On est en avril 2025, ils sont à la Mais en blanche dans le bureau Val et Trump annonce en direct des négociations avec l'Iran. Des négociations que Netalayaho était venu justement supplier Trump de ne pas faire. La presse israélienne parle d'humiliation et du fait que Netaniaahu serait rentré les mains vides.
Incapable d'infléchir Trump sur les tarifs doués, sur l'Iran, sur la Turquie, en Syrie. Donc échec total. En décembre 2025, cette fois c'est à Maralago et Trump devant Netaniaou, qu'est-ce qu'il fait ?
Il se met à louer Erdogan. Erdogan qui a allié du ramas ses critiques féroces d'Israël en le qualifiant de leader fort ayant aidé à renverser Assad en Syrie et face aux caméras en en alors que là Nethan ne bouge pas, il a une espèce de petit sourire contraint, qu'est-ce qu'il fait ? Il dit à Neto, "Allez, faut être raisonnable maintenant." Je sais pas vous, moi j'ai un peu du mal à imaginer que 3 mois après, il arrive à convaincre Trump de dire "Écoute, c'est ma guerre, faut que tu m'aides.
Allez, on y va." Et d'ailleurs Trump comme d'habitude a réagi sur cette idée qui circule. On l'écoute.
Je pense qu'il y a une erreur de traduction. J'ai peut-être forcé la main d'Israël. Il démont avoir forcé la main d'Israël d'une certaine manière. alors j'ai pas lu c'est lui qui dit c'est moi qui les ai c'est moi qui les ai peut-être forcer la main d'Israël c'est ça pour démentir le s'adresse à son opinion publique bah oui et c'est ça et là où intervient Rubi c'est que Marc Rubio ce qu'il dit c'est pas pour dire on est en servitude c'est un argumentaire juridique et politique qui est destiné au public américain et au contraire l'absence de vote du concret c'est parce qu'il y avait une menace imminent l'intervention comme défensif nous avions pas le choix Israël de toute façon agir, c'est pour se décharger de la responsabilité s'il y a un bourbier en disant de toute façon on avait pas le choix, on était mins et point lié.
C'était pas c'était un choix tactique du moment. Et qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? C'est de la communication politique classique mais qu'on arrive à chercher dans ces mots le fait que alors que on sait très bien que le public américain, l'opinion public américain n'est pas pour cette guerre, ça va de soi que il est là pour convaincre le public américain Robio et surtout le contraire.
Et puis il y a quand même autre chose pour moi, c'est le trauma. Et vous savez comme j'aime le trauma. C'est le Brookin institution qui a décommenté la crise, comment la crise des otages de l'ambassade américaine à Terran 79 constitue l'expérience fondatrice de Trump en politique étrangère.
Je ne peux pas vous montrer les images mais on est en 1980 et c'est la première déclaration de Trump sur une affaire d'affaires international. Vous le voyez là à l'image, il a 34 ans. Euh c'est sur NBC, il est interviewé par Rona Barret qui a une journaliste chroniqueuse mondaine qui lui dit "Vous êtes super, vous êtes beau, tout le monde veut vous épousailler, c'est génial." Et tout d'un coup, ça dérive sur la politique et là il dit que ce pays reste assis et permette à un pays comme l'Iran de retenir nos otages est à mes yeux une horreur.
Et en 2020 après beaucoup pensaient la même chose à l'époque he Oui. Mais en 2020 après qu'il a ordonné l'élimination de Kassem Solimani à la tête de Halcots des brigades HCT Trump il a fait quoi ? Il a touché exactement 52 sites iraniens qui correspondaient au nombre d'otages qui sont restés prisonniers pendant 44 jours aux États-Unis 79.
Ils étaient 52, ils étaient 66 mais 6 ont été libérés. Donc ça réactive ce souvenir et Trump il veut la gloire, il veut marquer l'histoire. Vous imaginez s'il y arrive ce que Dominique Moïi disait tout à l'heure, le 47e président américain réussit après 47 ans à mettre à bas le régime qui a foutu la honte aux euh aux Américains qui est encore dans la psyché collective l'une des plus grandes offenses.
Donc il y a un moment il y a tellement de raisons en faveur que Trump a choisi lui-même que aller chercher la figure de Netaniaahu qui murmure à l'oreille de Trump pour le convaincre. Moi, je trouve ça absurde. Bon, faut quand même rappeler qu'en juin, c'est Israël qui a commencé à bombarder l'Iran et que quelques jours plus tard, d'une certaine manière, les États-Unis, entraînés par le mouvement ont envoyé leur fameux bombardier pour percer les sites nucléaires.
Mais là encore pour une seule raison, c'est que un moment euh Trump voyant que la population iranienne réagissait positivement, il allait pas non plus laisser toute la lumière à Netaniaou. Je faut toujours imaginer que Trump c'est narcisse et la gloire et vous prenez ça et tout tout devient très clair. François, votre parti prééconomique, il se passe quelque chose ce soir.
Hier, on a dit que tout le monde gardait son sang fr, les cours, les les négociants en matière première, euh les marchés financiers, il en est tout autrement aujourd'hui avec ces vrais un vrai mini craque boursier. Oui, c'est on va prendre la mesure de ça. - 3,46 à Paris aujourd'hui. - 3,44 à Francfort, - 304 à Londres.
En fait, les marchés prennent aujourd'hui la mesure de cette nouvelle crise au Moyen-Orient. Pourquoi ? Parce qu'entre-temps, disons entre hier et aujourd'hui, deux faits sont affirmés.
Un, le régime n'est pas tombé hein et la riposte qu'il a déclenché a surpris par sa vigueur. Et de l'autre côté, Trump par-delà les contradictions ou les allers-retours qu'on peut voir dans les nombreuses interviews qu'il donne quotidiennement à un discours plus dur. Et du coup, tout le monde se prépare à une guerre plus longue que prévue.
Ça c'est manifeste. Que craint la bourse exactement ? En fait, c'est une chose assez simple.
Vous savez, les boursiers sont des animaux assez primitifs. Il y a une chose qui les intéresse, ce sont les bénéfices des entreprises. C'est pour ça qu'ils achètent, c'est pour ça qu'ils vendent.
Et ils craignent aujourd'hui que les bénéfices des entreprises soient impactés par ce conflit à cause de trois facteurs. Le premier, les perturbations du transport mondial. On en a parlé ici même hier soir avec la paralysie de la zone du Moyen-Orient.
Bien sûr dans les airs, le Moyen-Orient est un hub très important mais aussi et surtout dans les mers. C'est le D3 d'Ormous qui est concerné, mais pas seulement et probablement pas de façon principale parce que le D3 d'Ormous n'impacte que les produits hydrocarbur, le gaz et le pétrole qui vient du golfe Persique. Pour le reste, c'est bien sûr le canal de Suè mais qui lui aussi est dans la même zone, qui lui aussi est paralysé depuis un moment, non seulement à cause de la guerre actuelle mais à cause des attaques, des outils et cetera.
Ça fait d'ailleurs un petit moment que ça dure. Renanchérissement du coût du transport. Donc il faut contourner l'Afrique par le sud.
Le cap de bonne espérance, c'est 5000 km de plus. 10 jours de navigation et 500000 dollars de plus par voyage. Les outils n'ont pas repris les bombardements à cette femme.
Non, mais si vous voulez, il y a une espèce de continuum entre les les les le blocage de ce pour des raisons contingentes. Un navire s'était mis en travers les attaques des outils, la guerre des 12 jours, enfin tout ça finalement avait contraint les entreprises à s'organiser. Deuxième problème plus délicat, c'est la montée du coût de l'énergie.
Ça aussi ça renchérit la fabrication des produits. Ça aussi ça diminue les bénéfices. Quelques chiffres, le pétrole était tout à l'heure à 83 dollars le baril contre 62 début janvier + 30 %.
C'est pas rien. [grognement] Le gaz, on en parlait hier aussi 52 € ce soir le MW plus 70 % par rapport à la semaine dernière. Donc euh une nouvelle crise énergétique est possible même si elle n'a pas l'ampleur de de la Russe. 3e facteur, la fermeture des marchés moyen-orientaux qui consommait pas mal de produits de luxe, qui consommaient de l'alcool, qui consommait de des avions.
On estime que bah voilà, pour un temps imprévisible, ces clients-là n'existeront plus. Quelques quelques évolutions boursières. LVMH a perdu 11 % depuis 8 jours.
Pernoricard 14, Airbus 12 % par rapport au plus haut les plus récents. Au total, les marchés sont en train de s'ajuster à une guerre plus longue que prévue. Ils avaient en tête deux deux scénarios.
La guerre des 12 jours comme son nom l'indique, elle était courte et évidemment le Vené où on a capturé Maduro et où au fond les affaires ont continué comme avant. Donc il se disait peut-être ça sera du même du même genre et ça n'est évidemment pas du tout le même le même scénario. Si on élargit la focale, bah si une nouvelle rupture dans l'économie mondialisée après la guerre d'Ukraine qui avait déjà contraint les entreprises occidentales à détourer la Russie et ses satellites hein et à opérer ailleurs.
Évidemment une nouvelle incitation à organiser des chaînes d'approvisionnement de substitution de façon à ne pas se faire prendre à revers en cas d'accident comme ça peut arriver désormais beaucoup plus fréquemment que guerre. Et puis c'est une nouvelle alerte sur les risques géopolitiques qui s'impose désormais à l'économie, il faut le rappeler de façon euh avec un disons une force d'rain alors que pendant 30 ou 35 ans, c'était le contraire. En réalité, on croyait que c'était le contraire, mais devant le retrait du politique, l'économie avait fini par considérer qu'elle était reine.
En réalité, elle ne faisait que jamais faire là où on lui disait de faire, là où on lui permettait de faire. Et cet espace s'est rétréci. En tout cas, cet affollement des marchés, ces perturbations sur la finance et sur l'économie mondiale, c'est aussi d'une certaine manière et ça confirme la discussion qu'on avait depuis 2 heures, une victoire pour ça fait partie de ces objectifs principaux.
Voilà, il l' annoncé d'emblé avant même les opérations, ils ont dit qu'il simer le chaos et qu' aurait un embrasement régional et c'est une façon de faire pression sur Donald Trump à travers toutes les perturbations économiques de ses alliés de tout le monde. Pense sur l'affaire du gaz, trois drones à 20000 dollars suffisent à provoquer une crise énergétique en Europe. Vous imaginez pour 60000 dollars, vous créez une crise énergétique en Europe.
C'est évidemment un ratio euh un rapport qualité- prix, si je puis dire, qui est euh euh extraordinaire. Ça fait 47 ans qu'ils sont spécialistes du chaos et ils savent exactement où frapper. Il le font très bien.
Mais par contre et vraiment c'est pas juste de l'humour, je suis très sérieuse. Un peu de patience parce qu'après la chute des molvm comme Perner Ricard vont trouver un nouveau marché, les bras grand ouverts qui vont les attendre et en l'occurrence je pense que ça va faire un carton plein dans l'Iran retrouvé. Le court terme, le moyen terme et long terme.
Abus a tout à fait raison. dans le scénario le plus favorable, la chute de la de la de la République, le marché ça va ouvrir, mais c'est la chute du mur de Berlin pour l'Europe. C'est-à-dire que ça permet la constitution d'une zone plus intégrée où il y a du capital, de l'éducation et des perspectives de marché et les gens qui boivent déjà de la vodka dans des bo dans des bouteilles de Fanta azerbaïdjané qu'on achète planqué dans des épiceries.
Là, vous imaginez Pernor Ricard sur place, vont faire un carton. On sent l'expérience vécue. [rires] Mais vous étiez très jeune pourtant à l'époque.
Mais non, à l'époque mon père faisait son propre vent. Bon, dans 6 minutes tout juste, la France et la guerre allocution d'Emmanuel Macron. Vous ne manquerez rien.
Le temps de vous entendre pour votre parti prix route et vous nous donnerez aussi peut-être les enjeux de la locution. Mais d'abord, vous teniez à donner un coup de chapeau à Emmanuel Macron sur sa [raclement de gorge] doctrine nucléaire européenne énoncée hier. Écoutez, c'était hier sur la base de l'île longue à Brest pour annoncer un tournant dans la stratégie de dissuasion nucléaire française un moment très solennel. [déclamation] marchons marchons qu'un sans un je voulais vous montrer la partie très solennelle et le décor de ces discours très important pourquoi est-il important ?
Il a annoncé un tournant dans la stratégie de la dissuasion nucléaire française. Un lieu symbolique, le port d'attache des sous-marins lanceurs d'engin qui constitue la composante marine complétée, on le sait, par la composante aérienne. Un tournant parce que ça s'appelle désormais la dissuasion avancée.
C'est l'expression du président. Alors, qu'est-ce que ça veut dire ? Ce qu'on veut résumer, c'est que c'est la capacité nucléaire stratégique française est à la fois augmentée, élargie au reste de l'Europe, tout en gardant un contrôle strict et souverain de la France.
C'est-à-dire qu'elle augmente l'autonomie de l'Europe face à au retraits relatifs de de l'Amérique. Alors, il faut d'emblé que ce discours a été euh accueilli avec beaucoup de succès en Europe et dans le monde. Et il y en a dans la presse internationale qui ont parlé de ground breaking, c'est-à-dire de révolution, innovation, d'avant-gardisme parce que c'est vrai que c'est un tournant dans la stratégie française.
Alors, qu'est-ce que c'est que la dissuasion avancée ? dès 2026 de mettre en place une coopération avec seps de l'Union européenne et le Royaume-Uni avec la possibilité pour les partenaires de se joindre aux exercices militaires de la dissuasion ou de participer aux opérations dans leur dimension conventionnelle. Écoutez Emmanuel Macron.
La dissuasion avancée est une démarche progressive. Elle offre la possibilité pour les partenaires de participer aux exercices de la dissuasion. Elle pourra enfin prévoir le déploiement de circonstances d'éléments de force stratégique chez nos alliés.
Voilà, il n'est pas question de positionner en dehors de nos frontières des avions ou des ogives nucléaires comme le font les États-Unis, mais de répondre, de les prêter par exemple, vous voyez, de répondre à des besoins qui peuvent être ponctuels et urgents mais temporaires, de les prêter en quelque sorte, vous voyez, d'être à la disposition d'avoir des accords pour pouvoir les utiliser de façon plus large comme il y avait des bombes atomiques américaines sur les territoires de l'Allemagne ou de la Pologne, Il y aurait des bombes atomiques françaises. Non, elles ne seront pas installées en permanence, elles seront ponctuellement prêtées. Vous voyez, c'est un peu différent.
C'est très a bien compris que le bouton, lui, il reste à 100 % français. Ça a été dit, redit et encore dit. Voà.
Bah, si vous voulez, on peut l'écouter. Il n'y aura aucun partage de la décision ultime, ni de sa planification, ni de sa mise en œuvre. En vertu de notre Constitution, elle appartient au seul président de la République comptable devant le peuple français.
Voilà, c'est la réponse à tous ceux qui dans l'opposition déjà prévoyent que la France allait brader toute sa toute son arme nucléaire et sa dissuasion. Là, c'est très clair, ça reste le bouton reste en France. Par ailleurs, il y a la définition des intérêts vitaux.
Vous savez que c'est la grande, c'est très important. Les intérêts vitaux, ils sont pas déterminés mais ils resteront dans le flou. Ça fait partie de l'arme de dissuasion.
Et là, d'une certaine façon, on comprend qu'ils sont encore plus larges et qui vont s'élargir aux pays les plus proches et notamment l'Allemagne dont le nom a été répété cinq fois pendant le discours. Alors, est décrit comme notre partenaire essentiel. Et puis l'autre annonce importante, c'est que la France va augmenter le nombre d'ogives.
Aujourd'hui, elles sont 290. Elles augmenteront. Mais attention, on ne sait pas de combien.
Maintenant, désormais, on ne donne plus le chiffre de notre augmentation. Juste pour comparer, il faut savoir que la Russie et les États-Unis en détiennent plus de 1700 têtes, la Chine 600, le Royaume-Uni 225 et nous on en a 290. Mais il y en aura beaucoup plus ou un peu plus, on ne sait pas encore.
Alors juste quelques questions pour conclure. Est-ce qu'on peut vraiment aller si loin avec l'Allemagne alors qu'on sait par exemple qu'on n'est pas aligné sur le SCAF, le fameux avion euh et qui continue à se fournir en armée américaine ? Euh comment va réagir le prochain président si jamais ou la prochaine présidente si jamais n'était pas de la même famille politique ? qu'Emmanuel Macron.
Alors là à l'Élysée, on dit pas de souci, c'est la continuité depuis François Mitteran, c'est le même état d'esprit, on ne lâche pas le bouton et on définit vitaux euh en fonction de la situation. Euh et puis la question financière, euh on comment est-ce qu'on passe euh on augmente notre budget sachant que on a un déficit très important ? Voilà les trois questions qui peuvent être posées, mais c'est un tournant puisque c'est une façon vraiment de de rendre d'une forme d'autonomie à l'Europe dans ce domaine-là et en même temps de profiter d'une forme de leadership français sans céder pour autant sa souveraineté.
Yeah.
Emmanuel Macron