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AutreSud Radio (sur YouTube)· 2 septembre 2026 40 minMixte

"Dès qu’on parle de sécurité, on nous traite d’extrême droite" - Benoit Leriche

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Midih 14h, Sud Radio, la France dans tous ces États. Le face- à face. Vous êtes bien sur Sud Radio en ce mardi 2 septembre 2026, il est 13h05.

Euh, je reçois une personnalité importante de la République. C'est pas un ministre, c'est pas c'est pas un élu, même s'il a été, c'est un grand policier. C'est un homme qui est monté au front puisque le président de la République parle souvent de guerre à propos des maladies.

Est-ce qu'on est en guerre aujourd'hui contre d'autres menaces contre la France ? Il s'agit de Jean-Michel Faverg, ancien patron ancien patron du RAID. Je l'avais reçu l'an dernier à l'automne.

Il venait de publier ni capitulation ni résignation aux éditions Fillard. Je le reçois aujourd'hui parce que je voudrais d'abord faire le point. Jean-Michel Fert, merci d'être là.

Est-ce qu'on est en plus près de la capitulation ou de la résignation ? et et savoir aujourd'hui parce que l'inquiétude dans le pays est énorme, que ce soit des élus, que ce soit des militaires de la police nationale et que ce soit surtout des citoyens et les citoyens, on ne se sent plus en sécurité. On a vu des situations, des scènes, des configurations qui fait qui font penser que peut-être l'État n'a plus tout à fait ou tout le temps les moyens de défendre la citoyenneté contre la menace de la délinquence, des voyou, du terrorisme et toute autre menace.

Jean-Michel Fauver que je vous dis merci d'être là, d'avoir accepté. capitulation résignation, on fait un bilan sur un an depuis l'apparution du livre. Vous êtes plutôt optimiste ou plutôt pessimiste ?

Alors déjà, bonjour et bonjour aux auditeurs et merci de de m'avoir fait venir. C'est toujours un plaisir. Euh moi, écoutez, je suis un je je suis euh optimiste par nature.

J'ai eu beaucoup de de de combats dans ma vie euh et je suis optimiste par nature et c'est dans le combat que la que la France et on le voit historiquement aussi, c'est dans le combat que la France la France se remet. Alors, est-ce qu'on est proche de la capitulation de la résignation ? Le le sous-titre de mon de mon bouquin, c'est Oosons le courage.

Ce que je peux vous dire jusqu'à présent, c'est qu'on l'a pas encore osé ça et que personne ne l'ose et qu'il va falloir commencer commencer à s'y mettre. Alors, on a des voix qui sont intéressantes. On a des voix qui sont intéressantes dans dans dans ces dans cette élection là.

Euh par exemple David Lisnard qui qui qui nous amène un certain nombre de choses. Il y a il y a dans les discours des uns et des autres aussi quand on les prend dans le détail des détails qui sont intéressants. Mais le mais tout ça tout ça c'est de la cantation pour l'instant Jean-Michel Fauver ces gensl pour certains d'entre eux ils ont gouverné ils ont été confrontés, ils ont géré des situations.

Oui. Et puis certains sont dans dans l'opposition depuis très longtemps et pour autant ils ont pas ils ont pas murrié non plus. H donc c'est ça va être difficile.

Alors j'espère queon aura quelqu'un quelqu'un ou quelquune qui qui va nous qui qui qui va nous amener la France. François Hollande est plus ou moins en lise. Il tourne autour de il tourne autour de la de la ruche pour voir s'il y rentre ou pas.

Quand il a été président, il a été confronté aux épisodes des plus violents. Vous souvenez le temps qu'il a mis avant de parler de terrorisme islamiste ? C'était le terrorisme en général, c'était la violence.

Je me souviens de ça. Vous avez raison Perico. Je me souviens absolument de ça.

Mais je me souviens d'autre chose beaucoup plus importante à mon à mon à mon avis, c'est que à l'issue de cet attentat euh terrible euh de du Bataclan du Bataclan euh où j'y étais bien évidemment, euh il a proposé la déchéance de nationalité. et il l'a proposé devant députés et sénateurs qui étaient réunis en congrès à Versailles qui l'ont applaudi à tout rompre et qui ont entoné une Marseillaise. Et quelques jours après, les députés de droite reniant leurs idées sont allés contre cette idée-là et les députés de gauche, il y avait des frondeurs à l'époque, reniant leurs chefs sont allés contre.

Ce qui fait que quand les intérêts majeurs de la France sont là, et bien nos hommes politiques élus n'ont pas le courage de défendre les intérêts de la France. Et c'est et et c'est là-dessus où il faut du courage, il faut c'est pas uniquement sur les les décideurs du moment, c'est tout le monde euh les Français, y compris. Euh je je je suis euh euh orphelin de du époque où on où on avait de de grands premier ministres.

Je suis en train de lire les mémoires de de Pierre Mesmer. Pierre Mesmer, c'était avant tout un combattant. C'est un héros de la résistance la français de la résistance et de la et oui l'Indochine enfin un certain nombre de combats euh bon sans évidemment sans rechercher ces profils-là qui aujourd'hui euh ont disparu parce que euh peut-être avoir des profils qui soient des des profils de combattants.

Vous êtes en train de me dire que la société n'hérite que de ce qu'elle engendre et à tous les niveaux éducatif, santé, sécurité, classe politique. Oui, il y a un effondrement de notre de notre société. Nous sommes d'accord à le constater.

On peut pas partager cet avis, hein. C'est c'est mon avis et effectivement ça se retrouve au niveau de la sécurité. Pour autant pour autant Jean-Michel Fauver, vous avez été patron du RA, vous avez été en première ligne, vous savez ce qui est une menace et un danger.

Vous avez vécu dans votre chair ces tragédies, ces violences. Donc, vous savez que ça existe y compli sur le territoire national. En France, il s'est produit des choses qu'on aurait jamais imaginé.

Si aujourd'hui euh il y avait réimaginons, des troubles comme ceux de juin 2023 consécutifs à la mort du jeune Noël à Lanterre, les banlieux étaient à feu à 100 et pu pas seulement les banlieux, beaucoup de villes. J'ai rencontré et on a su ensuite que euh des dirigeants de la gendarmerie de nationale en disant on était limite au niveau de la saturation tant au niveau des effectifs que des moyens ne serait-ce que des grenades lacrymogènes ou des armes. Nous sommes en carence.

Est-ce que vous pensez Jean-Michel Fauvert que si cet épisode se répétait sur une période beaucoup plus longue ou si nous avions une autre forme d'agression, est-ce que on est en train de nous dire si on avait la l'invasion de la Russie, l'armée française tiendrait 5 semaines l'équivalent de l'Ukraine ? Est-ce qu'aujourd'hui Jean-Michel Foguer, en en fonction des moyens, des connaissances que vous avez et des informations que vous avez, est-ce que la République peut défendre la citoyenneté en cas d'agression grave à l'intérieur ou de sédition à l'intérieur du pays ? Oui, là vous me parlez de vous me parlez de moyens euh opérationnels et très réels.

Les Grenades, les deux les deux. Là, il y a la volonté politique, bien sûr, mais ensuite, si on a la volonté politique, est-ce qu'on a les moyens matériels ? Ben, je l'ai évoqué dans mon dans mon livre.

Moi, moi je vous euh je vous parle de euh de reconstruire un certain nombre de choses pour faire tenir l'État. D'abord, la première des choses, c'est que si les flics et les gendarmes, les policiers municipaux, euh tous les tous les les métiers d'autorité sont à saturation, euh c'est parce qu'on a une problématique très forte en France, c'est que euh on a euh une justice qui est défaillante euh et si vous passez votre temps à remettre à à arrêter la même personne et à la remettre aux mains de la justice et vous faites ça à longueur de journée, et bien à un certain moment vous vous épuisez. Si euh la le le problème est traité dès la première infraction, à ce moment-là, il y a une réponse qui est faite et vous avez beaucoup plus de possibilités et de loisirs de vous intéresser aux autres délits qui qui se passent une fois que l'un est est remis est mis en hors d'état de nuire.

La problématique, c'est ça. Un état qui ne qui n'a pas de justice, la justice aujourd'hui est complètement défariante, et un État qui n'a pas de justice n'a pas de pouvoir. Euh la le pouvoir, la main armée de l'État aujourd'hui, c'est pas la police, c'est pas la gendarmerie, c'est pas c'est l'armée à l'extérieur, mais sur sur notre territoire, c'est la justice.

Ça c'est la première chose. Deuxième chose que je voudrais vous dire, c'est que sur les grands troubles que l'on a aujourd'hui, nous n'avons jamais eu de stratégie politique. Sur la lutte contre les stupes, il n'y a pas de stratégie politique.

Il y a des stratégies de service, il y a des stratégies de police, il y a des stratégies de gendarmerie, des stratégies de douanes qui font le job, le job, le taf et cetera. Mais stratégiquement, est-ce qu'on s'est dit politi et là c'est l'homme politique que j'ai été, vous avez été élu député, je rappelle. Donc j'ai j'ai les deux facettes.

Est-ce que quelqu'un a déjà dit la la la lutte contre l'estup ? Et bien sur les 5 ans à venir, on va aller dans cette direction là. Plutôt que de lutter contre le produit, on va peut-être lutter contre les réseaux.

Est-ce que Est-ce que on peut aujourd'hui on peut se poser cette question là ? Est-ce que on peut aujourd'hui encore dire que on va lutter contre le produit alors qu'il y a 17 millions de français qui ont tâé du de des produits stup où est-ce qu'il vaut mieux s'attaquer au réseau ? Est-ce que c'est un problème de santé ou est-ce que c'est un problème de sécurité publique ?

C'est un problème de sécurité publique aujourd'hui. C'est là-dessus qu'il faut s'attaquer. de volé donc de volonté politique sur le donc de volonté politique d'avoir une stratégie politique dans le long terme et sur le et sur le on a parlé du terrorisme sur le terrorisme tout à l'heure je je l'évoquais assez rapidement sur sur le terro on on a évolué là-dessus et pour le coup la justice sur le problème du terrorisme n'a pas la main qui tremble mais sur le terau du terro c'est-à-dire ce qui arrive avant c'est-à-dire sur l'islam politique c'està-dire sur les frères musulmans C'est-à-dire sur sur T ces gens-là, est-ce que il y a un consensus politique ?

La réponse, je vous l'ai donné tout à l'heure avec la déchéance de nationalité. La réponse est non. Chacun y va en ordre dispersé.

On doit avoir une stratégie politique là-dessus. Du coup, les Français vont peut-être faire confiance à des gens qui vont prescrire et appliquer les mesures que vous regrettez de ne pas avoir vu mise en place. Oui, bien sûr, bien évidemment, mais mais je ne les vois pas dans les programmes actuels.

Alors, ça va évoluer, hein. On est on est un an un peu moins d'un an. Euh je le vois pas dans les programmes actuels, j'espère les savez qu' y voir Jean-Michel Favert.

Il y a une intelligencia de gauche qui est extrêmement vigilante là-dessus qui voit immédiatement des atteintes à liberté de la xénophobie du racisme déconmet à parler d'immigré ou de danger sur une délinquence par rapport à la population immigré et puis il y a des magistrats qui vous disent mais nous nous ne faisons appliquer que la législation que les hommes politiques ont mis en place. C'est des excuses. C'est une excuse.

Ce sont des excuses. Euh j'ai eu un j'ai eu un débat ce weekend avec une responsable syndicale de la magistrature modérée. Euh c'est c'est effectivement ce qu'on nous resser c'est on on applique les lois qui ont été votées et si ça vous convient pas voter d'autres lois.

En fait, moi j'ai été législateur pendant 5 ans. Il y a une la problématique de justice que l'on a, c'est le fait que il y a il y a il y a il y a deux deux choses qui sont fortes dans la magistrature, mais qu'il faut qu'il faut conserver, c'est l'indépendance de la justice et c'est l'individualisation de l'autorité judiciaire. L'individualisation.

Alors, mais l'indépendance de la justice, elle doit se marquer sur les juges jugeants, c'est-à-dire sur les juges qui qui du siège d'une manière générale. Il y a d'autres juges qui jugent aussi, mais les les les juges du siège, elle ne doit pas se marquer sur d'autres types de juges. Par exemple, un juge d'application des peines n'a pas à euh à à altérer la décision de son collègue et le juge d'application des peines.

C'est la première chose qu'il faut faire disparaître. D'accord. C'est la première chose, c'est une fausse cour d'appel qui se permet de de Exactement.

Donc donc euh voilà, il y a tout un certain nombre de choses et les les et les lois, on les a. Les lois, on les a. Euh mais il faut euh il faut pas que ce couvert d'indépendance le juge euh détricote les lois en disant "Moi, je moi je condamne pas celui-là parce qu'il me semble que le son cas ne revit pas une sévérité nécessaire".

Quoi ? Vous restez avec nous, je reçois Jean-Michel Fauverg, ancien député, ancien patron du RA. Anissa dans quelques instants nous fera un point sur la sécurité et puis nous aurons en ligne Benoî Remich, secrétaire départemental adjoint du syndicat unité du Val de Mar qui lui nous racontera comment ça se passe sur le terrain.

Vous restez sur Sud Radio et vous nous appelez au 0826 300. À tout de suite bien entendu. Midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États péricoléas.

Vous êtes bien sur Sud Radio. Il est 13h21. Nous parlons de choses pas forcément réjouissantes, inquiétantes, mais il faut en parler et on en parle avec des gens des gens compétents.

Jean-Michel Faverg ancien patron du Red, ancien député. On va entendre Benoît le riche dans quelques instants qui lui représente le terrain syndicat unité dans le Val de Mar. Mais là Anissa, je voudrais que vous nous faisiez un point sur la sur la façon dont les Français essaient de se sécuriser.

Bah en matière de sécurité, on va dire que les Français s'américanisent. La sécurité est aujourd'hui la première préoccupation des Français comme vous le savez, mais il y a un phénomène dont on parle moins. Face à cette inquiétude, les Français ne se contente plus d'attendre que l'État les protège.

Ils achètent eux-mêmes leur sécurité, alarme, caméras, télésurveillance, porte renforcé. Chez les particuliers comme dans les entreprises, le marché de la sécurité privée s'est considérablement développé. Dans nos villes, même phénomène.

Les communes investissent dans des milliers de caméras de vidéoprotection, recrutent des policiers municipaux et parfois des agents privés. Autrement dit, nous payons une première fois par nos impôts pour que l'État assure notre sécurité et puis nous payons quand même aussi une deuxième fois par nos lo impôts locaux pour financer la police municipale et les caméras et d'autres maintenant payent une troisième fois pour installer une alarme ou faire surveiller leur maison. Alors une question se pose pourquoi la protection des citoyens cesse-t-elle d'être seulement une mission régalienne de l'État pour devenir une dépense individuelle à la charge de chacun ?

Jean-Michel Fauverg, les Français s'inquiètent, ils le savent. Il y a évidemment des des on a vu des milices formées quelquefois dans certains quartiers. Votre idée ça serait là on va parler on a parlé assez un peu théorie politique aujourd'hui sécurité.

Aujourd'hui concrètement si vous voulez qu'un gouvernement soit efficace de quel appareil législatif ou administratif doit-il se doter pour faire face à un moment donné à une confrontation qui menace l'ordre public et la République ? Tout à l'heure on parlait de ces manifestations qui ont eu lieu en juin 2023. Oui. sur lesquels les policiers et les gendarmes à un certain moment arriv arriver au taquet, arrivé au bout de de leur intervention. euh d'autant que ces policiers et ces gendarmes ne sont pas euh protégés et on les retrouve quelquefois en garde la vue.

Alors que c'est normalement euh euh tout ça n'est pas très logique. Euh moi je pense que sur et je l'avais déjà dit euh à plusieurs reprises, ce qui nous manque c'est un un état de d'exception, on l'appellera comme on veut, d'exception qui peut se déclencher au niveau local, en particulier par les préfets. Pour ça, il faut une loi territoriale.

Voilà. D'accord. territoriale qui peut être Ça n'existe pas pour l'instant. de ce qui a l'état d'urgence, il est national.

Voilà, ça c'est ça ne peut-être que national, non, mais le faire au niveau du local et donner au moins de de nouveaux pouvoirs à l'intérieur de cette de cet état qui est déclenché, qui serait déclenché d'ailleurs très localement, physiquement. Ça peut être quoi sur une commune, sur un département ? Sur une commune, sur un département et et pendant un trait de temps bien défini dans lequel euh on aurait eu la possibilité aussi d'avoir une responsabilité collective des délinquants.

Voilà. Parce que la problématique qu'on a aujourd'hui sur les manifestations, quand un délinquant est pris au milieu de 10 autres devant euh un un flic qui est blessé ou devant une une vitre qui est cassée avec un piège, c'est que il se renvoie la la la balle les uns les autres et que c'est difficile de prouver qui a fait quoi. Donc une responsabilité collective, ça existe, ça existe déjà dans d'autres d'autres formes sous la forme de complicité et cetera.

Donc il faut une responsabilité collective. La deuxième chose, c'est que dans ce lapse de temps là, comme les les affrontements seront très violents, et bien il faut que les policiers et les gendarme soit protégé juridiquement quand on arrête de les mettre en garde à vue quand ils ont obéi aux ordres et donc une meilleure protection dans ce cadre-là bien précis. Voilà ce que ce qui pourrait ce qui pourrait se faire.

Voilà, ce qui pourrait faire partie d'un programme et ce qui pourrait aider, s'il y a une manifestation qui se déclenche, à aller euh déjà à ce que les les policiers, les gendarmes euh aent a euh aillent au contact et euh et ne soit et ne se préoccupe pas de la problématique qui qui peut surgir après. Ça c'est la première chose. La deuxième chose, d'une manière générale aussi, à chaque fois qu'il y a soit usage des armes ou usage de la violence légitime de la part de policiers de gendarme, de policiers municipaux aussi, et bien euh de faire en sorte non pas qu'il qu'il passe devant un un juge et n'importe quel juge, mais qu'il que ça soit délibéré par une par une assemblée avec des juges à l'intérieur et qui qui soi et et et qui arrivent à purger ce problème de légitime défense.

C'estàd et assez rapidement parce que et et c'est-à-dire que si vous avez un fait de de de violence légitime, dire ben elle s'explique, point final, terminé, maintenant on va on va juger l'affaire, le vol et cetera. Si ça s'explique pas, et bien à ce moment-là, il y a il y a a un jugement. mais que ça se fasse rapidement et que ça soit pas feuilletonné parce que le feuetonnage d'abord ça nuit euh à la psychologie, à la santé mentale des policiers qui sont attaqués là-dessus pour finalement se terminer la toujours quasiment toujours euh par euh une relaxe des policiers où on dit "Ouais, vous en fait ils ont fait leur boulot" sauf que c'était il y a 2 ans auparavant et qu'entre-temps le policier a souffert, le gendarme a souffert et la deuxième chose c'est feuilletonné par les gens qui s'en emparent.

Je je donne l'exemple de la de la famille Traoré, par exemple, qui a vécu là-dessus euh euh sur ces ces ces problématiques-là, il faut arrêter de ces feuilletonnages là. On est d'accord. Euh Benoît Lich, vous êtes secrétaire départemental adjoint du syndicat unité dans le Val de Marne.

J'allais dire vous représentez le terrain, vous avez été confronté et vous êtes toujours confrontés. Vous avez entendu Jean-Michel Fauverg. Est-ce que vous pensez qu'il y a des situations où euh les forces de police, les forces de l'ordre devraient disposer localement de moyens particuliers pour établir l'ordre si la situation commence à devenir tendue ?

Bonjour, merci pour l'accueil. Euh effectivement, il y a des beaucoup de choses intéressantes dites par monsieur Faverg. Je reviendrai sur la partie des des manifestations.

Il faut comprendre aussi certaines choses parce que effectivement quand on a ce genre de manifestation ou encore dernièrement la finale Ligue des Champions ou euh ou d'autres faits qui ont amené à des à des à des heures et des et des exactions, faut comprendre, on touche toujours au même sujet. C'est un problème aussi d'effectif. On le martelle assez souvent.

Euh je sais qu'on aura pas des millions du jour au lendemain bien sûr. On le répète sur sur tous les plateaux. Mais en fait, il faut comprendre que euh on a des services d'intervention qui sont préparés pour ça.

Les compagnies de de sécurisation, on a les les CRS, enfin je on a les gendarmes mobiles. Il y a des gens qui sont formés pour ça. Il faut comprendre qu'aujourd'hui par le manque d'effectif, moi j'ai mes collègues qui tous les jours sont sur le terrain à faire de la police secours ou même parfois des bacs.

He moi j'ai appartené à une bac. On on est appelé en fait à aller sur ce genre de manifestation. on n'est pas formé, on n' pas le matériel nécessaire et on arrive là un petit peu à l'emporte-pièce avec des personnes qui nous dirigent et qui eux-mêmes sont pas forcément formés.

Donc tout ça ça implique derrière bah toutes les difficultés et effectivement euh certains collègues bah derrière qui se retrouvent euh dans des situations auxquelles ils ont pas l'habitude, pas facile à gérer et qui se retrouve euh comme le disait monsieur Fer devant les les tribunaux avec un un suivi zéro de notre administration et un suivi encore pire de la part de certains magistrats. Donc ça c'est c'est une chose. Après l'idée de d'avoir effectivement des fois des prérogatives locales, c'est à réfléchir.

Moi je je vous dis que là pour l'instant aujourd'hui c'est pas le cas. On verra ce qu'on nous proposera après les élections présidentielles. Nous vendredi prochain, enfin vendredi là pardon, on a rendez-vous avec monsieur Nounes parce qu'il y a des grosses grosses difficultés en ce moment sur le ressort de la plaque parisienne, sur le ressort de la préfecture de police et euh et on a beaucoup beaucoup de choses à lui dire parce que aujourd'hui il faut comprendre que euh dans les rangs ça va mal et ce n'est pas qu'une question euh d'effectif.

On a un revendicatif, un cahier revendicatif très important pourrait parler de la de la procédure du judiciaire et et c'est du très très lourd. On va continuer en parler tous ensemble. Vous restez sur Sud Radio, vous nous appelez au 0826 300300, vous avez évidemment des raisons de réagir.

Est-ce que vous vous sentez en sécurité ? Est-ce que vous estimez que la police manque de moyens ou qu'elle n'est pas assez présente quand vous avez des inquiétudes ? Et puis Anissa prendra vos appels sur Sud Radio.

À tout de suite. Midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États. Périco gaz.

Nous sommes avec Jean-Michel Fauvergonn député, ancien chef du raide et puis avec Benoît Leiche qui est lui sur le terrain secrétaire départemental adjoint du syndicat du Tal de Marte qui est aujourd'hui affecté à Créteille. Nous parlons évidemment et puis Anissa là à nos côtés également qui nous a donné des statistiques sur les faits que les Français ben c'est qu'ils font un peu la police eux-même. En tout cas, ils essayent en se en se protégeant.

Il y a une inquiétude dans ce pays. Jean-Michel Frverc, vous nous disiez tant qu'il y a pas une résolution, une décision politique de mettre en place des moyens à la fois législatif et administratif, Benoît Leiche, vous dit c'est une histoire vraiment de moyens qui faute la la volonté. Euh ça va être un sujet de la future euh élection présidentielle.

Je trouve qu'ils en parlent les uns et les autres relativement peu. À part David Lissard vous l'a dit ou ça sera quand même un moment donné. Je pense que la sécurité est bien dans les trois premières priorités et premières inquiétudes des Français.

À part le Rassemblement national qui en parle très clairement, les autres partis ont l'air d'éluder le luder. Vous avez raison Pericot, ils en parlent peu ou mal. Alors vous vous donnez l'exemple du Rassemblement national, je serai pas aussi catégorique que vous.

Je trouve qu'ils en parlent mal. Ils sont les seuls à ils sont les seuls à à en tout cas l'évoquer de façon claire. J'ai pas dit que c'était des bonnes solutions.

Il faut des lignes claires et il faut pas se ce se ce pays de mote. Je vous ai dit tout à l'heure que dans dans de nombreux domaines, c'est c'est le cas pour les les stup la lutte contre les narcos, c'est le cas pour pour l'islam radical, c'est le cas aussi pour l'immigration. On a pas dans notre pays, on l'a jamais eu dans notre pays durant les dernières décennies de stratégies politiques qui établies sur lesquels on on puisse bâtir des choses.

Ça c'est la première des choses. Faire des bilans, avoir ces ces ces politiques là. Et puis la deuxième des choses, c'est aussi euh de reposer euh je l'ai je l'ai dit aussi tout à l'heure sur quelque chose de de stable en terme de de justice parce que si vous continuez euh à vider l'eau avec la petite cuillère et à chaque fois que des policiers des gendarmes les policiers municipaux pour arrêtent quelqu'un qui soi remis dehors, vous comprenez bien que les les les moyens qui sont demandés par Benoît ici présent et et par vous-même, vous comprenez bien que ces moyens ne serviront à rien parce que c'est le rocher de Sicil quoi vous à chaque fois il vous tombe dessus.

Donc il faut arriver déjà à à à boucher le trou de la baignoire, fermer les robinets et coper la baig noire parce que si si vous gardez tout ouvert, ça marche pas. Et c'est ce qu'on fait aujourd'hui. Il faut avoir des stratégies pour travailler sur la sécurité.

Planifier tout simplement. Nous avons Johann qui nous appelle de Marseille. Bonjour Johann.

Bonjour Pico. Vous vous sentez en sécurité ou en insécurité là où vous êtes ? Euh moi en tant que homme faisait 1,83 et pas 26 kg.

Ça va c'est déjà un peu plus facile. Voilà. Euh vous êtes dans un métier exposé ou non ?

Vous êtes dans un métier exposé quand même dans votre activité ou pas spécialement ? Non non non pas spécialement. Je suis moi je suis directeur informatique donc ça au niveau exposition on est plutôt on est plutôt on est plutôt seré.

Euh mais non non non c'est il y a un problème. Alors c'est vrai que Marseille c'est une grande ville et comme malheureusement la plupart des grandes villes euh on est touché par par des flot d'insécurité grandissante qui Marseille bah secret polyel plateforme de la drogue. Voilà donc c'est les c'est parados parce qu'on adore cette ville qui était qui est un coin de paradis si l'on veut mais ça peut être aussi quelque fois infernal.

C'est oui oui et puis c'est c'est des bons élés. C'est la vie élément de communication de tous les nouveaux premiers euh de tous les nouveaux ministres de l'intérieur qui arrivent. C'est clair.

Alors vous comment comment vous vivez la situation ? Euh moi je pense qu' il y a il y a il y a plus ce qu' ce qu'a dit euh euh votre interlocuteur est tout il y a voilà pardon excusez-moi j'avais son nom. Euh effectivement, il y a un problème de alors de moyen euh matériel, humain en tout cas euh et aussi effectivement au niveau de la de de de de de cohérence après au niveau de la justice effectivement euh comme il a dit et c'est quelque chose que je vois de vos îles, c'est le petit euh le petit délinquant qui vous pourrit la vie chaque jour, il est arrêté le matin et à 14h il est ressorti parce que soit il est mineur, soit parce que c, soit parce que ça.

Mais bon, et il va faire un petit rodéo devant le commissariat qui l'a arrêté. Ça, on a vu, on a vu des scènes de ce genre. Voilà.

Exactement. Donc ça ça demande ça demande pardon un gros un gros effort, un gros courage politique aussi de pouvoir aborder ces ces sujets-là. Euh vous l'avez très bien dit euh dans les candidats qui sont à l'élection.

Alors effectivement, ils en parlent pas très bien mais le Rassembl national est le seul à est le seul à en parler ou éventuellement reconquête aussi. Euh mais on a l'impression que dès qu'on parle du régalien ou juste de sécurité, c'est qu'on est forcément d'extrême droite. Euh sauf que non, c'est juste le le quotidien qu'on doit tous qu'on doit vivre.

Et euh actuellement le vivre ensemble, c'est pas génial quoi. Sans avec un gros manque de sécurité comme ça, c'est pas ce qui se fait de mieux. Allez-y, allez-y Joan.

Et et d'autre part de de suivi derrière au niveau de la justice. Alors, on parlait euh euh par exemple mais mais la justice aussi, ça veut tout rien dire. C'estàd que il y a les les lois sont existantes, mais est-ce que elles sont appliquées ?

C'est une chose. Euh il y a la charge de travail effectivement des magistrats, euh les les procédures de juge et cetera et aussi ben les les places en prison euh qui ben sont commencé à être compliqué et que si on veut construire une prison quelque part, ça devient très très compliqué. J'en parlais dans mon humeur de à midi justement en disant la situation carcérale s'aggrave d'année en année et là on est en train de battre tous les records sur le fond et sur la et sur la forme.

Jean-Michel Fauverg euh une mesure une mesure très concrète, vous parliez éventuellement d'une législation pour les pour les territoires. Est-ce que le ministère de l'intérieur aujourd'hui dispose, j'allais dire des moyens politiques pour assurer la sécurité des Français où il y a quand même des barrières législatives qui fait à un moment donné, il y a des il y a des franches, il y a des seuils qu'on peut pas franchir parce que Benoît Lich disait la loi existe, c'est vrai que les lois existent et vous avez dit aussi il suffit de les appliquer pour autant il y a des entraves. C'est c'est quoi les entraves ?

Alors la problématique c'est une problématique de courage. En fait en réalité on a beaucoup beaucoup moi c'est l'ancien législateur qui vous parle aussi, on a beaucoup beaucoup de lois et des lois qui ne sont pas appliquées. Alors plutôt que de faire des nouvelles lois, appliquons les autres et faisons en sorte qu'elles soient efficaces.

Par exemple, on ne s'est pas attaqué non plus au problème de la multirécidive. Euh vous savez la loi de Paretu qui existe dans l'économie qui dit que 80 % des effets sont faits par 20 % des effeur des effecteurs. C'estàdire que 20 % des personnes nous produisent 80 % des choses.

Et bien dans la dans la criminalité c'est à peu près pareil et on ne s'est jamais attaqué à la multirécidive. La problématique aussi c'est le fait que vous parlez des des places de prison. Certes, il manque des places de prison.

Personne n'en dis ce convient. Par contre, ce qui serait intéressant, c'est aussi de se consacrer à la aux pénalités dès le premier délit et en en mettant en place des des peines ou des très courtes peines. Et alors et alors et alors là, je vous donne un exemple qui est extraordinaire qui est l'exemple de pays nordique et du Danemark en particulier.

Au Danemark, vous avez un pays la la la première ministre, elle est socialiste, elle est social-démocrate. Tout à fait. Madame et elle a euh des elle a un programme de de sur la sécurité et sur l'immigration qui ferait palier de de palier de jalousie le le Rassemblement national.

Donc elle elle a pris à bralcor ce cette problématique là. Et euh au au Danemark, vous avez mis en place des courtes peines et des très courtes peines. Ce qui fait qu'au Danemark, vous avez beaucoup plus d'incarcération en France par rapport à la population. beaucoup plus d'incarcération mais elle dure moins longtemps, le flux est plus rapide et il y a des places libres en prison.

Mais en tout cas, c'est appliqué. La justice est appliquée tout de suite. Oui, il y a des plac C'est de ça que l'on doit s'imprégner et entre autres et on doit faire ça et puis la fois l'application aussi des des des décisions de justice qui chez nous la la l'exécution des des décisions de justice, c'est un vrai problème avec cette cette barrière du juge d'application des peines qu'il faut faire disparaître.

Faut faire disparaître le jugation. Je compléterai juste pour euh par rapport à ça pour dire qu'effectivement il y a un autre souci aussi, c'est euh le temps le temps du jugement, le temps qu'on a à avoir à un moment donné la procédure et nous on est confronté à ça au niveau de la police. Moi j'ai mes collègues ont pas les outils aussi qui sont nécessaires pour faire une bonne procédure.

La procédure elle est alourdie de jour en jour. On nous demande toujours plus et c'est vrai que tout ça c'est du temps de perdu. Alors que et ben pendant ce temps-là le gars il est rarement détente provisoire.

Pendant ce temps-là, on le on effectivement on a des contrôles judiciaires, on a des on perd beaucoup beaucoup de temps. Je prends juste Olivier qui nous appelle de Beauer. Bonjour Olivier.

Oui, bonjour. Bon Olivier, oui, qu'est-ce que vous pensez de tout ça Michel Auverg ? Mais alors pointerz les carences de la justice.

Moi je dis avant la justice c'est un J majuscule mais elle a perdu sa majuscule depuis longtemps parce qu'elle est plus à la hauteur du tout. Je vous prends un simple exemple. Prenez quatre personnes, une à Lille, une à Marseille, une à Lyon, une à Bordeaux.

Elles font exactement la même chose de délinquence. Elles ont pas la même peine. Oui.

Ah déjà moi ça me heurte parce que on devrait avoir la la même conséquence. Oui. Mais il y a une interprétation différente par magistrat et et c'est facile à changer.

C'est très facile euh de résoudre des problèmes comme ça. Vous faites un tableau et vous dites voilà un préjudice pour quelqu'un de 0 à 10000 € ce sera un an de prison. De 10000 à 50000.

On peut on peut mais on ne veut pas. On ne veut pas. Et c'est ça qui m'énerve parce que j'ai fréquenté beaucoup des avocats et des juges parmi mes amis et quand le juge te dit "Ben tiens, si tu as un problème à Nî, tu viens je fais la pluie et le beau temps." Ça veut dire je fais ce que je veux mais non je suis pas d'accord même si je suis ton ami, je fais une connerie, je dois payer et non on veut pas on on s'arrange.

Euh donc à un moment donné, moi je dis quand on va au supermarché, il y a les prix, il y a les articles et il y a les prix. Ben là c'est pareil, il y a la ce que tu as fait et la peine qui correspond. Et on parlait des multirécidivistes, c'est facile hein.

Tu as pris 2 ans de prison pour ça, mais tu la prochaine fois c'est 4 ans et la prochaine fois c'est 8 ans. Olivier vous restez on a plus la peur du gendarme on a plus on a bien compris et on va en discuter avec avec Jean-Michel Fauverg. Vous restez avec nous, vous nous appelez continuez à nous appeler au 0826 300300.

On parle de sécurité. Est-ce que les Français ont raison d'avoir peur ? Sur Radio à tout de suite.

Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h48. Nous parlons sécurité, nous parlons police, force de l'ordre, justice avec Jean-Michel Fauverg, ancien patron du RA d'Ancien député Beno Lich qui est secrétaire départemental adjoint du syndicat unité dans le Val de Marne qui lui est sur le terrain. Nous avions Olivier en ligne qui nous appelait de Beauquer et qui disait "Le problème c'est l'application des peines par les magistrats, par les juges.

Est-ce qu'on pourrait avoir des grilles des barêes qui fait que telle infraction c'est temps, c'est appliqué tout de suite ?" Et vous Jean-Michel Vauverc, j'ai dit ça serait bien aussi qu'on l'applique immédiatement. Voilà, à la façon danoise tu payes, tu casses, tu payes.

Comme dirait sur d'autres principes sanction, application immédiate, c'est quelque chose d'envisageable. La France, elle a connu quand même ce ce cette pratique à un moment donné. Oui.

Alors le le le les bar les barennes, c'est ce qu'on a ce qu'on a appelé les peines planchées. La problématique des peines planchées, ça a été mis en place sous SarkoZi par par Rachi Adalati qui était ministre de l'intérieur ministre euh ministre de la justice. Euh la problématique des peines planchées, si vous mettez une peine planchée, mais euh l'indépendance et l'individualisation des peines dont ce revendique la justice fait queelle elle n'était pas appliquée du tout appliquée.

Donc ça a été un échec les peines planchées. Il y a d'autres choses à faire, je pense. En particulier, moi j'entends pas beaucoup ça dans les programmes politiques, mais le arrêter le non cumul des peines pour certaines peines importantes et donc cumuler les peines à la manière un peu des États-Unis, vous êtes condamné à 80 ans de prison parce que vous étiez porteur d'une arme, parce que vous avez blessé quelqu'un, parce qu'en plus vous avez fait un braquage, parce que en partant vous avez écrasé un flic et cetera et cetera.

Donc tout doit se cumuler de cette manière-là pour les infractions les plus graves. Ça personne n'en parle. ça serait quelque chose d'important et ça serait prévu par la loi et le magistrat serait obligé de s'y plier.

Et puis la deuxième chose, c'est de revoir la formation des magistrats et peut-être de recruter des magistrats euh parmi des gens qui ont déjà travaillé, qui ont déjà une vie et non pas uniquement les recrutés au détour de sciences pot euh des des des jeunes qui vont qui vont sortir passer par l'école de la magistrature, recruter des magistrats qui ont déjà une vie, pas seulement dans le domaine police ou régalien, mais dans le domaine des chefs d'entreprise quand ils veulent se recycler et cetera. Il y a des choses à faire de ce de de ce point de vue-là, je pense. Et et puis travailler énormément sur la récidif, ça j'y tiens.

Enfin, j'y tiens. Ça c'est un c'est un sujet qui est cur du débat politique. Nous avons Véronique qui nous appelle de Montpellier.

Bonjour Véronique. Bonjour. Euh oui, je vous appelle de Montpellier et je suis d'accord avec ce que vient de dire la personne sur tout ce qui est justice, sur tout le plan justice.

Euh il faut qu'on soit un peu plus ferme quand même. Et je voudrais dire qu'en fait l'insécurité, ça commence par des jeunes de 12 13 ans qui s un peu la terreur, sont là en train d'imiter certainement leurs frères ou ou des exemples qu'ils ont dans dans la dans leur zone. Et j'avoue que nous Islam Montpellier, c'est très pénible.

C'est très très pénible. On se sent vraiment pas en sécurité. Ce que je voudrais dire aussi, c'est que je j'ai vu tout au long de l'été, il y avait des des des choses qui avaient été mises en place, notamment par exemple de pas le promenu.

Euh en fait ça n'est pas appliqué. Donc ça commence un petit peu par là, ça commence par le respect. En fait, c'est des personnes, ces gens-là, ils sont ils ils sont en roue libre.

Il faut tout leur apprendre. C'est ils ont pas été élevés comme la plupart des gens, faut le dire. C'est c'est la vérité.

Problème d'éducation, d'autorité et et de contrainte pas par la crainte de contrainte. Et puis surtout ils n'ont pas peur de la police. Ils n'ont pas peur.

Ils n'ont plus peur. Il faut que la il faut qu'on donne les moyens à la police en fait d'être une ferme parce qu'aujourd'hui nos policiers ils souffrent. Il n'y a pas la police.

La police ne peut être respectée que si elle est crainte, disait un des patrons de la guerre civile espagnole Benoît Leiche. Vous constatez sur le terrain, c'est insolence de la part des jeunes qui n'ont plus peur peur du flic. Bien évidemment, mais risque rien.

Le le le mineur par excellence euh lui de toute façon, il a déjà l'exemple de ses grands frères, euh l'exemple de ses copains et on revient toujours au même problème. C'estd que nous on fait le boulot, on l'attrape. Quand on l'attrape, le principe de la c'est de la la protection des mineurs.

Euh tout de suite, c'est la machine qui est mise en place et euh la garde à vue. Il y a eu la réforme de la garde à vue il y a il y a très peu de temps avec les mineurs de de moins de 13 ans. Je veux dire, tout ça nous nous permet pas de travailler dans des bonnes conditions parce que derrière il faut comprendre que quand le copain il a fait une bêtise, quand il ressort le lendemain et que c'est le héros du quartier, bah le copain d'à côté, lui aussi il va être un héros.

Donc il va faire la bêtise et il va ressortir comme pareil. Qu'est-ce que vous faites Benoir le riche quand un gamin que vous interpellez, un adolescent ou même quelqu'un d'un peu plus grand vous dit connard de flic je t'emmerde et vous fait un doigt d'honneur vous pouvez sévir tout de suite ou alors nous nous par les yeux dans les yeux parce que j'ai vu je vais vous le dire moi j'étais confronté à ça refus d'obtempérer sur un scooter l'individu qui quiarrière qui nous tend un un joli doigt bien évidemment c'était le le majeur on le récupère on l'interpelle ça se passe plutôt bien au niveau de l'interpellation pas de blessé encore heureux parce que si en plus on fait un ref de tempéré et que il y a un blessé, c'est nous he qui allons être responsable. Euh donc là tout va bien, on le ramène.

Euh j'ai forcément déposé plainte parce que mon officier de police judiciaire me demande de déposer plainte pour la procédure qui va encore durer beaucoup de temps et forcer de constater qu'elle a duré énormément de temps parce que là en plus c'est pas du tout les mêmes parquets au niveau des mineurs. Ça a mis 3 ans pour que je touche 150 €. Moi je suis pas là pour récupérer de l'argent.

J'ai pas besoin de faire des fins de mois. Je peux vous dire qu'en Espagne, en Italie ça ne se passe pas comme ça. Il le fait qu'une fois.

Il le fait une fois mais il fait cet exemple là, il illustre complètement aujourd'hui le problème qu'on a avec des mineurs. J'ai interpellé moi des braqueurs de 14 ans, voilà, qui vont avec une gazeuse et un couteau dans un supermarché et qui vont terroriser une caissière à vie parce que ça pour le coup elle la caissière c'est à vie. Le gamin c'est de jours elle c'est à vie.

Voilà qui va certainement perdre son boulot, qui va être en dépression et j'ai eu le cas plusieurs fois et derrière la réponse pénale, voilà euh on va lui faire un petit stage de citoyen on va lui expliquer que c'est pas bien certaines fois euh on le mettra en centre. Le vrai problème aussi et vous l'avez évoqué tout à l'heure et c'est très important de le rappeler, c'est que nous on est on a les moyens qu'on a et on fait ce qu'on peut avec. La justice c'est pareil, elle a ses difficultés aussi, mais par contre là une priorité qui est vraiment pas prise en compte, c'est l'éducation.

Et je suis très content que vous en azi parler parce que je pense que ça a une une importance majeure dans tout ce débat. On en reparlera et vous reviendrez. Jean-Michel Faverc, vous avez pas peur qu'un jour qu' il y a un rat de bol de la citoyenneté française et qu'on passe alors comme l'a dit Anis tout à l'heure, on commence à se protéger, il vair des milices ou alors qu'on appelle carrément à une autorité publique qui soit répressive, que la société n'en puisse plus.

Le ral le ralball il y est déjà Oui. Mais est-ce qu'il peut passer ? Est-ce qu'on peut brancher un seuil du ral qui aille plus loin ?

Moi, je crois qu'on est au moment où il faut il faut changer changer le système. Il faut renverser la table en terme de sécurité, d'immigration, de justice. Renverser le système et faire en sorte que avec tout ce qu'on a dit aujourd'hui, qui sont des choses qui moi qui me semblent évidentes et pas forcément qui vont sur les extrêmes d'arriver à à rétablir à rétablir les choses telles qu'elles se passent. par exemple, vous le citiziez et vous avez raison en Italie ou en Espagne.

Moi, je connais bien la partie Catalogne en Espagne. Alors à la fois du côté français et côté espagnol, il y a une vraie différence. C'estàdire quand quand vous êtes arrêté en Espagne par les Mossasquad ou le le la guard la guardia civile et cetera, euh et bien vous ne vous ne recommencez pas.

Pourquoi ? Parce que derrière il y a le juge le juge qui juge et qui donne des des pénalités qui donne des pénalités. C'est ce qui nous manque.

Alors, on parlait tout à l'heure de la justice des mineurs. Je vais vous dire une chose très importante. La justice des mineurs, on a voulu euh récemment les députés sénateurs ont voulu la réformer et c'était une proposition de monsieur Gabriel Atal quand il était premier ministre.

Ça a été repris par monsieur Berou premier ministre. Ils ont voté la la nouvelle loi pour pour être plus intransigent sur la justice qu'a fait le conseil constitution. Bien sûr, il il a complètement strafé.

Donc il y a un problème à résoudre avant. Euh c'est le c'est problématique ça. On arrive au terme de cette émission.

On a encore beaucoup de choses à dire. Vous reviendrez l'année et l'autre parce que ça reste un sujet de priorité des Français. Comme je sais que vous avez des suggestions ou des propositions, ça sera bien qu'en période de campagne électorale votre voix soit entendue et que le message remonte au sommet de détail à ceux qui vont décider demain pour nous.

An merci d'avoir été à mes côtés. On se sépare mais ben maintenant on se sépare et évidemment on se retrouve demain et puis on va surtout laisser la la place à Brigitte Lae avec un au programme le consentement. Ah le consentement.

Ah ben écoutez, il faut en parler longtemps. À demain sur Sud Radio. Bonne journée.