LA RÉALITÉ, C'EST QUE C'EST LE RN QUI EST ARRIVÉ EN TÊTE DES LÉGISLATIVES ! - M. ANDROUËT (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 2:07OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il incarne pour vous Robert Ménard, Michel Barnier ? Quels sont ses atouts, quels sont ses points faibles ?
- 3:09RelanceRéponse directe
Il y a quand même beaucoup de questions Robert, mais entre sa marge de manœuvre avec le président de la République, la censure qui pourrait venir également du RN, il y a une épée de Damoclès au-dessus de la tête ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous choquerait de revoir des visages déjà vus, déjà connus dans ce nouveau gouvernement Barnier ?
- 5:03OuverteRéponse directe
Est-ce que vous accepteriez, vous pouvez envisager d'entrer dans le gouvernement de Michel Barnier s'il vous le propose ?
- 7:17OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous choquerait de revoir des visages déjà vus, déjà connus dans ce nouveau gouvernement Barnier ?
- 8:35OuverteRéponse directe
Faites-vous confiance à M. Barnier en tant que Premier ministre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:43PrésentateurFait
« quelqu'un qui est condamné à 10 reprises avant de tuer un gendarme ne se voit remettre une carte de séjour »
- 8:45InvitéChiffre
« M. Barnier, 42% lui font confiance en tant que Premier ministre. »
- 10:45PrésentateurChiffre
« les quelques 11 millions de Français qui ont voté pour des députés du Rassemblement national »
- 12:44Invité politiqueFait
« Personne n'a gagné les élections législatives, je vous le concède, mais il y a quelqu'un qui les a perdues, c'est Emmanuel Macron. »
- 14:58Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron fait un choix politique qui n'est pas en conformité avec ce que les électeurs nous ont dit dans les urnes. »
- 21:55InvitéFait
« on va faire du neuf avec du vieux »
- 23:10InvitéFait
« il a pris quand même un Premier ministre sur le parti le plus cadavérique de ce pays, qui est les Républicains. »
- 23:41InvitéFait
« Ils sont la cinquième force à l'Assemblée. »
- 26:56PrésentateurFait
« Ça, c'est un tacle à la macronie. »
- 29:29Invité politiqueFait
« Michel Barnier ne devra son salut qu'au maintien du Rassemblement national. »
- 30:45PrésentateurFait
« Le RN a voté des textes que nous avions proposés, notamment sur la sécurité, la LOMI, entre autres. »
- 35:58InvitéFait
« Il proposait moratoire sur l'immigration, limitation du regroupement familial, la fin des régularisations, la fin de l'aide médicale d'État, les expulsions facilitées, la réforme du droit d'asile ou encore un référendum. »
- 36:35PrésentateurFait
« On ne fait pas de la politique contre un parti. »
- 36:45PrésentateurFait
« Il faut aussi qu'on sorte de cette espèce de confort intellectuel que prône une certaine gauche. »
- 36:56PrésentateurFait
« Il y aurait des bons électeurs, des mauvais électeurs, des bons français, des mauvais français. »
- 37:35PrésentateurFait
« Il n'a pas été élu, il a été battu. C'était déjà la preuve, la démonstration que vous n'aviez pas de majorité. »
- 38:11PrésentateurChiffre
« Les LR représentent moins de 10% des députés à l'Assemblée. »
- 38:35PrésentateurChiffre
« Lionel Jospin, la gauche plurielle, il avait 30 députés de plus que le seuil de la majorité absolue. »
- 38:40PrésentateurChiffre
« M. Balladur, 93, il avait 200 députés de plus que la majorité absolue. »
- 39:33PrésentateurFait
« L'article 20 ? Le gouvernement conduit, détermine et conduit la politique de la nation. »
- 39:43PrésentateurFait
« Aujourd'hui, le président de la République ne détermine plus la politique du pays. »
- 40:14InvitéFait
« C'est un gouvernement Macron-Le Pen pour lui, tout simplement. »
- 40:37Locuteur non identifiéFait
« Le deuxième tour de l'élection législative avait été tout entier concentré à faire échec à ce Rassemblement national. »
- 42:33Invité politiqueFait
« On ne peut pas avoir dit en 2022 que l'ex-majorité présidentielle avait largement perdu les élections législatives avec 250 députés et nous expliquait avec 193 que nous avions gagné seuls. »
Temps de parole
- Présentateur48 %
- Mathilde Androuët15 %
- Invité12 %
- Invité 211 %
- Invité 34 %
- Présentateur 24 %
- Locuteur non identifié3 %
- Invité 42 %
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Ils nous ont rejoints, Martin Garagnon, bonsoir, porte-parole d'ensemble pour la République, Mathilde Dandrouet, bonsoir, vous êtes eurodéputé RN, Baptiste Ménard, vous êtes adjoint au maire à Mont-Saint-Barreuil, membre du bureau national du PS, et vous n'avez rien à voir avec Robert Ménard, qui est toujours en ligne, toujours en ligne avec nous, Robert Ménard, donc, on reprend certaines questions qu'on se posait, et Georges Fennec, Ah ben salut Georges, pardon, bonsoir, vous avez un physique remarquable, Robert Ménard, donc le style, un mot peut-être du style qui est très différent, là on a fait un changement à 360 degrés, entre M. Attal et le nouveau Premier ministre.
Oui, c'est vrai que moi, le style du nouveau Premier ministre, il n'est pas le même, en même temps, je ne vais pas critiquer quelqu'un dont j'ai à peu près l'âge, donc je ne vais pas faire aujourd'hui la fine bouche en disant, oui, il est vieux, et tout ça, pas ça, mais au fond, on s'en fout un petit peu de ça, on s'en fout. Aujourd'hui, il faut juste répondre à quelques questions essentielles, je faisais allusion aux engagements qu'il avait pris quand il était candidat à la primaire des Républicains pour la présidentielle.
Sur le domaine économique, est-ce qu'on va avoir quelqu'un qui donne dans la démagogie et qui nous explique, et je ne crois pas qu'il va le faire, et c'est une bonne nouvelle qu'il ne le fasse pas, qui nous explique qu'il faut faire le SNIG à 1 600 euros, qu'on augmente de 10 % le fonctionnaire, je suis maire, je sais à quel point c'est impossible concrètement de le faire, que sur les questions de sécurité, est-ce qu'il va prendre les mesures qui vont nous éviter de ce qu'on a vécu il y a encore, vous vous rappelez, quelques jours, où quelqu'un qui est condamné à 10 reprises avant de tuer un gendarme ne se voit remettre une carte de séjour, c'est des choses comme ça dont on a besoin.
Est-ce que ces réponses-là, il les apportera ? Maintenant on va juger l'équipe qu'il y a autour de lui, est-ce que c'est une équipe qui sera bien ancrée à droite ? Je le souhaite, on va voir.
Qu'est-ce qu'il incarne pour vous Robert Ménard, Michel Barnier ? Quels sont ses atouts, quels sont ses points faibles ?
Son premier atout c'est qu'il a une vraie expérience de la politique, et aujourd'hui, moi je ne suis pas un passionné toujours de la politique politicienne, il vaut mieux en connaître un rayon avec la situation actuelle. La deuxième c'est qu'il est au parti, chez les républicains, mais enfin il n'incarne pas les républicains, il a une marge de manœuvre par rapport à son propre parti, et il y en a besoin. Le troisième point qu'il a, c'est qu'il incarne, je le disais tout à l'heure, une longue tradition de gens de droite qui n'ont pas trahi leurs idéaux, ce n'est pas tout à fait rien. Est-ce que par ailleurs, sa connaissance des mécanismes bruxellois sera peut-être un atout ?
En ce moment j'entends déjà des gens, y compris à droite mais aussi à gauche, qui disent « il va être vendu à Bruxelles ». D'abord je ne crois pas que ça se pose comme ça, et je crois qu'il a une vraie expérience avec le Brexit, des négociations à mener. Il a un certain nombre d'atouts.
Il y a quand même beaucoup de questions Robert, pardon, mais entre sa marge de manœuvre avec le président de la République, la censure qui pourrait venir également du RN, il y a une épée de Damoclès au-dessus de la tête, et encore une fois je me répète, une marge de manœuvre qui semble quand même assez limitée.
Et vous en connaissez quelqu'un qui aurait une marge de manœuvre plus importante que lui en ce moment ? On aurait bien été incapables, vous comme moi, de citer un certain nombre d'autres noms. Oui, mais en fait il n'ira pas cirer les pompes d'Emmanuel Macron, ce n'est pas le genre, il n'a plus l'âge, il n'a plus une carrière devant lui, où il se dira, je ne sais pas quoi, pour je ne sais pas quelle raison, il se plierait au désidérata du chef de l'État. Ce n'est pas tout à fait rien. Oui, il risque une motion de censure, mais en même temps il a quand même une espèce de...
Alors, j'allais dire d'une bénédiction, n'exagérons pas, mais au moins d'un début de blanc-seing de la part du Rassemblement National. On verra si ça dure après le discours politique général. Bon, juste une chose, une précision de Johan, on en parlait juste avant, mais c'est peut-être intéressant de vous entendre Robert. Il y aura sans doute des ministres qui sont dans l'actuel gouvernement, qui ont démissionné, qu'on va retrouver ici. On parlait tout à l'heure peut-être de Rachida Dati, peut-être d'autres noms sont là. C'est intéressant de savoir que la rupture, c'est aussi la continuité, ou le contraire.
Il est évident que la coalition telle qu'elle s'est dessinée, dans cette coalition, il y a 166 députés qui sont macronistes. Donc ils seront représentés au sein de ce gouvernement. Ils ne seront, à l'évidence, me semble-t-il, pas majoritaires, parce que les Français n'ont pas voté pour cela, mais ils seront représentés. Et parmi les ministres sortants, certains vont rester. On parle de Stéphane Sajournet au ministère des Affaires étrangères. On parle de Catherine Vautrin. On parle de Sébastien Lecornu au ministère des Armées. Et éventuellement, Rachida Dati, qui pourrait rester ministre. Mais je voulais poser une question précisément à M.
Ménard, puisque, Robert Ménard, vous aviez déjà laissé entendre que vous ne seriez pas contre le fait de servir la France avec des responsabilités, disons, nationales. Est-ce que vous accepteriez, vous pouvez envisager d'entrer dans le gouvernement de Michel Barnier s'il vous le propose ?
Écoutez, après ce qu'on vient d'assister, là, vous avez vu ce bal des prétendants. Je ne vais pas en rajouter maintenant dans la version bal des prétendants pour les ministres après le Premier ministre. Moi, je suis content de cette nomination parce que, surtout, je voulais qu'il n'y ait pas quelqu'un de gauche. C'est aussi simple que ça. Ensuite, j'ai le sentiment, j'ai le sentiment qu'on ne va pas traiter, il ne traitera pas le Rassemblement national comme des pestiférés. Et ce n'est pas tout à fait rien. Je suis content de voir que le Rassemblement national a un bon réflexe, c'est-à-dire en lui laissant une chance d'avancer.
Et je trouve, moi, qu'il y ait toujours plaidé pour l'union des droites. Je me dis, peut-être qu'il y a quelque chose qui pourrait se jouer. Et puis, tout à l'heure, vous disiez, il faudra bien renvoyer un peu l'ascenseur au macronisme. Enfin, les macronistes, il y a tout et n'importe quoi chez les macronistes. Les gens que vous citiez, il y a un certain nombre de gens. Je ne sais pas, Rachida Dati, enfin, elle était chez les Républicains, il y a encore peu de temps. Monsieur Darmanin, il n'est pas l'incarnation de la gauche. Il y a chez les macronistes tout un tas de gens avec qui, moi, je peux, moi, et comme toute une partie de la droite, on pourrait travailler.
Moi, la seule chose qui m'intéresse, c'est que maintenant, on entend le Premier ministre et les ministres qui vont l'entourer pour nous répondre qu'est-ce qu'ils vont faire sur les questions de sécurité, d'immigration, comment ils ne vont pas être dans une démagogie totale sur les questions sociales et économiques et comment ils vont être capables, il le disait à l'instant, le Premier ministre, comment ils vont être capables de dire qu'il y a des décisions difficiles à prendre, mais qu'il faut les prendre. Il faut les prendre. C'est ça, la politique. Merci, Robert. Est-ce que M.
Barnier est de cette étoffe-là, c'est-à-dire de ceux qui vont à contre-courant, je l'espère de tout cœur, pas pour moi, pas pour les Républicains, pas pour la droite, juste pour la France. Ça fait un peu nian-nian, mais ça existe, la France. Merci beaucoup, Robert Bernard, d'avoir été en direct dans 100% politique ce soir. Peut-être on peut commencer sur un tour de table. Je vous pose exactement la même question. Est-ce que ça vous choquerait de revoir des visages déjà vus, déjà connus dans ce nouveau gouvernement Barnier ? M. Garnion. – Écoutez, si vous me posez la question à moi, évidemment que non. – Oui, oui.
– J'ai une réponse qui était un peu évidente, mais pour aussi une raison simple d'ailleurs que vous avez évoquée, c'est simplement que… – Je ne dis pas qu'il faut garder le gouvernement, on a bien compris. – Non, mais on a balayé un peu vite, et ça a d'ailleurs déjà été le cas au moment des élections, mais le bloc central, ce bloc central, il existe, on lui prédisait une extinction rapide et massive au moment des élections. Il se trouve que les résultats et le choix des Français a confirmé que ce bloc-là avait un ancrage réel au sein des électeurs, et donc il est évident qu'à partir du moment…
– Ça n'est pas le principal message d'envoyer, vous êtes d'accord quand même ? – Je suis tout à fait d'accord, mais il faut aussi en tenir compte, c'est-à-dire qu'on nous a lancé quand même,
et l'ensemble des commentateurs, moi j'ai fait beaucoup de plateaux à ce moment-là, et souvent en tripartition avec des adversaires du nouveau Front populaire et du RN, et les discussions se faisaient essentiellement entre eux, considérant que finalement nous on était là, mais pour faire potiche, qu'on n'existait plus. Or il se trouve qu'on existe, on est bien là, on compte bien encore, et je pense que Gabriel Attate dans son discours, il a notamment aussi envoyé ce message-là…
– La question c'est que les Français veulent voir du neuf avec du vieux, ça c'est une autre question. – C'est une autre question, en revanche… – Que ça vous contente, on peut l'entendre très aisément, mais est-ce que c'est ce que les Français voulaient ? Georges Fenech, juste, ajoutons ce sondage soumis aux Français également ce soir, alors on lui donnera la valeur qu'on voudra, parce qu'il a trois heures de temps de vie en tant que Premier ministre, M. Barnier, 42% lui font confiance en tant que Premier ministre. Ce qui est intéressant, c'est de voir au même stade de la nomination, les précédents, et de voir que M.
Barnier, sur les trois précédents premiers ministres, c'est celui qui a la moins bonne cote de popularité au moment de prendre ses fonctions. On est dans une France globalement mécontente, frustrée par la situation politique, est-ce que selon vous M. Barnier, c'est l'homme de la situation justement ?
– C'est à moi que vous posez la question, Julien. – Oui, c'est à vous M. Fenech. – Permettez-moi, j'aurais voulu répondre aussi à la question que vous avez posée à notamment Martin, est-ce que ça vous choque s'il y a d'autres des anciens ministres de l'ancien gouvernement qui soient renouvelés ? Mais tous les ministres qu'a cité Johan, moi je les ai connus dans une autre vie. – Oui, à l'UMP. – Quand j'étais à l'UMP, j'ai connu Sébastien Lecornu, vous avez cité, Gérald Darmanin, Catherine Vautrin, Rachida Dati, j'ai même été rapporteur. Donc ils étaient déjà là et ils avaient l'habitude de travailler avec notre ami Michel Barnier.
Donc il n'y a rien qui me choquerait qu'effectivement dans son nouveau gouvernement, il conserve en tout cas ces ministres-là. – L'important, l'important, l'important, c'est de savoir quelle politique faire, c'est ça surtout. Quelle politique faire, voilà. – Quelle marge de manœuvre. – Quelle marge de manœuvre. – Monsieur Barnier est passé par l'UDR, le RPR, l'UMP et LR. – Un homme de droite, clairement, oui. – Et puis moi j'ai toujours pensé que depuis 2022 en réalité que la solution était là, que ce soit un LR qui fait qu'il prenne les rênes de... – C'était pas attendu, attendu.
– Moi j'ai pas été surpris, et d'ailleurs quand Nicolas Sarkozy l'a dit, je me suis dit cette fois c'est bon, je pense que ça va pas tomber dans les oreilles d'un sourd, voilà. Donc au fond c'est ça, maintenant la question c'est de savoir aussi, vous permettez, peut-être vous surprendre, M. Barnier a dit il faut écouter tout le monde, tout le monde. Quand il dit il faut écouter tout le monde, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut peut-être écouter aussi les quelques 11 millions de Français qui ont voté pour des députés du Rassemblement national, on est bien d'accord. – Bien sûr. – Donc qu'est-ce que ça veut dire écouter ?
Est-ce qu'on pourrait pas imaginer peut-être que sur des textes emblématiques qui pourraient être déposés et qui sont un petit peu l'ADN aussi du Rassemblement national, vous voyez je vais très loin, je pense par exemple à la sécurité, ou la justice ou l'immigration, de prendre ici ou là, après des discussions, un amendement par-ci, un amendement par-là, pour écouter précisément, faire sa religion et faire un texte qui soit acceptable au-delà de la majorité, vous voyez. Donc je pense que si on veut arrêter d'ostraciser, de diaboliser, de parler d'arc républicain, etc., la meilleure manière d'écouter, c'est d'associer au travail législatif.
– Juste un mot sur ce sondage, Baptiste Bédard, on a vu effectivement, qui est très chaud, une première cote, indication disons plutôt, de popularité. Faites-vous confiance à M. Barnier en tant que Premier ministre ? – Oui, 42%, non, 57%. En fait, Michel Barnier, il a traversé la vie politique, les gens ne le connaissent pas tant que ça, j'ai l'impression, j'ai le sentiment qu'il y a deux tiers des Français qui ne doivent pas le connaître ou connaissent son visage, mais pas son action.
– Écoutez, déjà nous vivons une situation ubuesque, nous avons eu des élections législatives anticipées, et nous aboutissons à une situation où on écoute votre éditorialiste politique et qui nous explique que finalement, nous n'allons pas changer le gouvernement, nous n'allons pas changer la politique qui est conduite. Nous avons un Premier ministre de droite, nous allons avoir un gouvernement de droite, nous allons observer des politiques de droite, et M. Fenec décrit bien ce qui est ma crainte, c'est-à-dire que ce gouvernement ne devra son salut qu'à la clémence de Marine Le Pen et du Rassemblement national.
– Ils ont 142 députés ?
– Et donc, oui, mais si vous voulez, le résultat des élections législatives aboutit à l'inverse de ce que les Français ont envoyé comme message. – Non. – Le message qui a été envoyé dans un premier temps, c'est quoi ? Mais si, le message qui a été envoyé dans un premier temps, c'est quoi ? C'est d'abord un désaveu de la politique d'Emmanuel Macron. Personne n'a gagné les élections législatives, je vous le concède, mais il y a quelqu'un qui les a perdues, c'est Emmanuel Macron. Et Emmanuel Macron nomme un Premier ministre qui lui permettra de poursuivre sa politique, de continuer de choisir les ministres, et de continuer de choisir l'ordre du jour de la Série nationale.
Vous savez, cette situation va créer une crise démocratique majeure dans notre pays. – Ils ont tout fait pour.
– Ils ont tout fait pour, on dit M. Garagnon.
– Ah bon ? – Vous avez tout fait pour. Vous acceptez à vos universités d'été de faire huer des élus de chez vous, Karim Bouhamran ou Bernard Cazeneuve, vous l'acceptez sans que votre premier fédéral le dise le moindre mot, ce qui en soit est une échéance. Vous annoncez qu'il y aura sûrement une censure de principe sur un gouvernement mené par Bernard Cazeneuve, et vous prétendez avoir gagné des élections tout en expliquant que vous ne ferez aucune concession, aucun compromis, aucune discussion avec personne. Vous avez tout fait pour fermer la porte de Matignon à quelqu'un de chez vous, un social-démocrate.
Maintenant, on vous entend sur les plateaux venir pleurer en disant « C'est honteux, les Français ne sont pas écoutés, on va avoir quelqu'un de droite » alors que la France a voté à gauche. Mais vous savez, je suis très à l'aise, je suis très à l'aise. C'est quand même accepter déjà de faire le ménage chez vous et de rompre les amarres avec Mélenchon qui tient ce front populaire comme il tenait de la NUPES et qui vous a mélanchonisé parce qu'au final, votre attitude, c'est le pompier pyromane.
C'est-à-dire que c'est vous qui rendez les conditions d'accession à Matignon de la gauche absolument impossibles et derrière, vous venez vous plaindre en disant « C'est honteux, on est en dictature, on n'écoute pas les... »
– Non, non, je n'ai pas dit ça.
– Soyez un peu raisonnable, vous êtes dans une logique partisane à un moment donné.
– Ne soyez pas vous-même dans une forme de caricature. Moi, je suis très à l'aise parce que je considère qu'effectivement, je respecte le fonctionnement démocratique de mon parti, mais j'ai fait partie de ceux qui ont dit que nous aurions dû dire explicitement que nous ne censurions pas un gouvernement qui serait conduit par Bernard Cazeneuve, qui est un social-démocrate, qui a été d'ailleurs un camarade socialiste pendant très longtemps, dont les qualités sont reconnues par chacun.
Et donc, je considère que nous avons offert la possibilité à Emmanuel Macron de nous faire porter la responsabilité de son choix, qui était pourtant, nous le savons bien, fait depuis bien longtemps, puisque d'ailleurs, j'ai lu avec beaucoup d'attention les papiers dans la presse qui expliquent que Michel Barnier a été consulté dès le mois de juillet. – On a beaucoup. – Donc, tout ça, si vous voulez, c'est de la blague. Donc, la réalité aujourd'hui, c'est qu'Emmanuel Macron fait un choix politique qui n'est pas en conformité avec ce que les électeurs nous ont dit dans les urnes. Je considère que cela va créer une crise démocratique majeure.
Et le sondage, finalement, que vous montrez, alors même si, évidemment, il est fait un peu rapidement, puisque la nomination date du début d'après-midi, mais traduit bien… – Non, mais c'est qu'elle est l'a priori des Français sur le nouveau Premier ministre. – Traduit bien cette insatisfaction qui se fait jour partout dans le pays.
– Vous ne pourrez jamais travailler avec ce gaulliste historique, c'est comme ça qu'il est.
– Mais la question n'est pas, est-ce que nous allons travailler avec lui ? M. Fenech a très bien expliqué comment les choses… – C'est un grand négociateur, vous pensez qu'il ne va pas arriver à trouver… – M. Barnier, je ne parle pas de la personne, mais M. Barnier est nommé dans les conditions pour, entre guillemets, faire plaisir à Mme Le Pen. C'est-à-dire que c'est Mme Le Pen qui a dit que dans le cas où M. Barnier serait en responsabilité, il n'y aurait pas de censure automatique. D'ailleurs, nous allons voir, je pense que le Rassemblement national va utiliser le crédit que finalement le président de la République lui donne pour pousser le point possible les politiques qui pourraient…
– Vous allez censurer Michel Barnier à gauche ? – Mais bien évidemment, nous censurerons Michel Barnier parce que la ligne politique qu'il va conduire est clairement déportée vers la droite. Robert Ménard le disait tout à l'heure, en fait, c'est l'union des droites. Et moi, j'interpelle aussi les macronistes de gauche qui nous ont dit pendant des années et des années qu'ils existaient, je leur demande de dire leur désapprobation par rapport au choix qui est mené actuellement. – Bien sûr.
– Les politiques n'ont pas tardé à commenter la désignation de ce 26e Premier ministre de la Ve République. Si la gauche fustige le choix d'Emmanuel Macron, on l'a bien compris, notamment à travers votre commentaire, la droite encense les qualités du nouveau chef du gouvernement quand le Rassemblement national, lui, veut lui laisser sa chance. On l'a bien compris. Écoutez ce qu'en disait Marine Le Pen tout à l'heure et on continue d'évoquer cette censure qu'il pourra éviter ou non. Vous nous répondrez, madame.
– Monsieur Michel Barnier semble répondre au moins aux premiers critères que nous avions réclamés, c'est-à-dire un homme qui soit respectueux des différentes forces politiques et capable de pouvoir s'adresser au Rassemblement national, qui est le premier groupe de l'Assemblée nationale, de la même façon qu'aux autres groupes. Et ce sera utile parce que des compromis vont devoir être retrouvés compte tenu de la situation budgétaire de notre pays. Le Rassemblement national ne participera pas à un gouvernement de quelque nature que ce soit. Monsieur Barnier n'est pas de nos idées.
et ils ont fait en sorte que le Rassemblement national ne puisse pas obtenir une majorité absolue avec toute une série de magouilles, de désistements. Aujourd'hui, ils sont dans la situation que nous avions annoncée. C'est une situation de chaos. Nous verrons bien si Monsieur Barnier arrive au moins à faire en sorte que ce budget puisse être équilibré.
– Mathilde Androué, je rappelle que vous êtes eurodéputé RN et vous avez entendu M. Ménard, il dit « bon, il est entre vos mains » en quelque sorte. Et ce nouveau Premier ministre, M. Barnier, il est entré à les mains du RN.
– Merci de reconnaître que nous sommes juste le premier parti de France, en fait, que nous avons quand même. Si le NFP est arrivé si loin, ce n'est que grâce à des arrangements politiques d'entre deux tours. Parce que la réalité, c'est qu'il y a 11 millions. – C'est la réalité de la politique aussi. – Oui, bien sûr, mais la réalité, c'est que ce pays est fracturé. L'Assemblée est tripartite. La vraie question est de savoir maintenant même le bloc central, où est-ce qu'ils veulent se départager. Parce qu'en effet, il y a des macronistes de gauche qui auraient peut-être apprécié un gouvernement Cazeneuve. D'autres apprécieront un gouvernement Barnier.
Je pense qu'en fait, la politique va devenir une affaire d'arithmétique. Et je pense que même vous, journaliste, il va falloir prendre votre calculatrice à chaque projet de loi.
– Nous, on a beaucoup de camemberts. Moi, j'adore les petits camemberts. Et je suis toujours à côté de la plaque dans les calculs. Mais tout le monde a été à côté de la plaque, en réalité. Parce que si je pose la même question à M. Ménard, il va me dire, mais non, arithmétiquement, c'est nous qui sommes arrivés en tête. – Non, factuellement, le bon parti de députés, c'est le RN. – En partie, c'est nous. – Parce que, en plus, M. Ménard, c'est ça qui est amusant dans votre démonstration, M. Ménard.
C'est que vous avez gagné ensemble, mais vous passez votre temps à vous désunir. C'est-à-dire que vous nous demandez de vous donner caution, de nommer quelqu'un chez vous, Premier ministre. Vous êtes déjà insulté pendant des jours et des jours pour savoir, pour enfin nous sortir du chapeau, Lucie Castette, que les Français découvert, quand ils ont découvert qu'elle s'occupait des finances de Paris, ils se sont tous inquiétés. Donc, à dire vrai, je vous trouve très fanfaron. C'était amusant cet été parce que vous viviez dans une espèce de monde parallèle où vous aviez une Première ministre putative qui faisait un peu le tour des plateaux et le tour de France de Premier ministre.
– Mme Castette. – En l'occurrence, voilà, vous avez découvert que le Père Noël n'existait pas, voilà, aujourd'hui encore. Mais oui, non, personne… – Ou alors que c'est une ordure, parce que la plupart des Français… – Il vous a un petit peu floué. – Bon, alors, merci quand même à Emmanuel Macron qui a aussi permis par des désistements, des arrangements, les uns et les autres. – C'est intéressant de voir que vous le remerciez. – Vous avez fait ce livre quand même le bloc central. Et vous-même, vous, vous avez pu aussi faire votre beurre sur ce genre de désistement mutuel. Mais en l'occurrence, ne nous donnez pas de leçons. Et M.
Barnier, non, on n'est pas de notre équipe, non, ça ne nous fait ni plaisir ni rien. C'est juste que maintenant, il va falloir trouver un gouvernement pour la France, parce que les Français en ont assez aussi d'avoir un président qui un jour propose un non, puis un jour propose un autre non. Enfin, c'est arrêter sur quelqu'un qui respecte au moins une des conditions que vous n'avez jamais respectées durant l'intégralité du monde du dernier mandat, à savoir respecter les autres qui ne sont pas de votre avis.
– Ne me dites pas vous, parce que moi, je ne soutenais pas le gouvernement.
– Je voudrais m'arrêter juste une seconde sur ce camembert.
– Bien sûr.
– Regardez bien, NFP et DVG d'hiver gauche totalisent 193 députés et nous disent, on a gagné, on est le premier, la première formation. – C'est une fable. – Non, non, mais regardez, 193, d'accord ? Maintenant, regardez le bloc central, c'est-à-dire l'yote, plus le bloc central, plus LR, DVD, faites la totalité 21, 166 et 47. – C'est plus de 200. – Ça fait 234. Donc imaginez que demain, Michel Barnier, on peut lui prêter ce crédit, il soit capable de présenter un budget ou des textes qui satisfassent les 234. C'est ce bloc-là qui devient majoritaire. Ça n'est plus NFP qui prétend avoir gagné. Ça n'est pas vrai. Il faudra attendre les premiers textes.
– Je pense quand même qu'il faut revenir à la jeunesse de ces législatives parce qu'on les oublie tout le temps. C'est-à-dire, que s'est-il passé ? Il y a eu les européennes, il y a eu l'expression d'un désir très fort de changement et de thèmes qui aujourd'hui sont à droite, la sécurité, la lutte contre l'immigration, etc. Et puis il s'est passé tout un lessivage. Et on arrive avec cette Assemblée nationale et on va faire du neuf avec du vieux. C'est quand même extrêmement dangereux. Moi, quand je vois le sondage sur Michel Barnier… – Je peux comprendre la frustration des Français, des électeurs de manière générale.
– Exactement, mais quand on voit les gens se méfier, quand j'entends dire « Ah, finalement, on va garder ceux qui étaient là avant. » Mais pourquoi pas Dupond-Moretti, tant qu'on y est, maintenant qu'il connaît bien le bureau. C'est quand même très inquiétant parce qu'il y a eu un désir de changement. Alors c'est vrai qu'aujourd'hui, on trouve que Michel Barnier, mais c'est Saint-Michel Barnier, bientôt il va guérir les écrouelles. Mais pourquoi ? Parce que par comparaison avec tous les épouvantails qui ont défilé, on se dit « Ouais, il est génial ». Mais néanmoins, ça reste quand même ce vieux monde qui a échoué.
Il s'est succédé dans des gouvernements qui ont conduit à la situation dans laquelle nous sommes. Il est européiste, il fait la différence entre européen et européiste. Il s'est quand même montré très européiste. Alors c'est vrai que sur l'immigration, aujourd'hui, il a eu en tout cas récemment un discours très différent. On va voir à quel Michel Barnier on a affaire. Mais néanmoins, le risque, c'est que les Français se disent « Tout ça pour ça ». Mais on s'est foutu de nous. Mais souvenez-vous que même en 2017, Emmanuel Macron voulait mettre fin à l'ancien monde, disait qu'il allait tuer la droite, en tout cas faisait comprendre qu'il allait tuer la droite.
Aujourd'hui, il nomme un Premier ministre LR. Il a pris quand même un Premier ministre sur le parti le plus cadavérique de ce pays, qui est les Républicains. Non, il est mort. Il était déjà mort en nez. Ils tiennent le Sénat. Ils sont majoritaires au Sénat.
– Elle est réforme, mais pas la droite, madame. – Elle est réforme, mais pas la droite. – Attendez, vous allez énerver Jean-Schfeneck. – Vous allez énerver Jean-Schfeneck. – Non, non, je ne suis pas énervé. Non, je ne m'énerve pas. Mais on ne peut pas dire que les R sont cadavériques. Ils sont majoritaires au Sénat. Ils ont les grandes villes, ils ont les régions, ils ont les départements.
– Ils sont la cinquième force à l'Assemblée. – La cinquième force à l'Assemblée. – C'est quand même un drôle de miracle, Georges, on en parlait tout à l'heure avec la cinquième force politique au Parlement et avoir le Premier ministre. C'est un miracle.
– Mais bien sûr, mais comme je vous le disais tout à l'heure, il y a beaucoup de ministres qui viennent des LR et beaucoup de députés, vous avez reçu tout à l'heure sur votre plateau juste lors d'avant, Constance Legrippe. Moi, je l'ai connu à l'UMP, elle était même conseillère de Nicolas Sarkozy. Donc ils sont là, ils ne sont pas loin, ils sont proches en réalité idéologiquement.
– C'est terrible ce que vous dites, en fait, rien ne va changer.
– Non, il y aura une autre politique que celle qui était maîtrise.
– Et quelle politique ? Quel cap, justement ? Qu'est-ce qu'on peut attendre de ce discours de politique générale de la part de Michel Barnier ?
– Il a donné quelques pistes. – Il a donné des pistes.
– C'était clair quand même.
– L'immigration, la sécurité, le budget, il l'a donné.
– Je parle à Valérie Ackner en régie, on va écouter justement Michel Barnier sur la rupture, elle me dira dès qu'il est prêt, je vous laisse terminer.
– Il a parlé de rupture, donc ça ne pourra pas être la même politique. Et je peux faire confiance, ou en tout cas je le connais un petit peu, Michel Barnier, ce n'est pas quelqu'un qui va se laisser enfermer dans une cohabitation douce avec un président qui continuera à imprimer sa politique. Ça n'est pas possible. On ne fera pas jouer l'article 20 de la Constitution.
– Michel Barnier prévoit changement et rupture. Écoutez-le donner les premières pistes de sa politique.
– Mesdames et Messieurs, il y aura aussi dans cette nouvelle page des changements et des ruptures. Il faudra enfin beaucoup d'écoute, beaucoup de respect. D'abord du respect entre le gouvernement et le Parlement, du respect à l'égard de toutes les forces politiques, je dis bien toutes les forces politiques qui y sont représentées. et je vais m'y atteler dès ce soir, du respect aussi vis-à-vis des partenaires sociaux, des partenaires économiques, et puis vis-à-vis des élus locaux qui font partie de ce tissu républicain qui est à notre honneur et à leur honneur sur le terrain.
Je n'oublie pas, mesdames et messieurs, je n'ai jamais oublié tout ce que j'ai appris sur le terrain dans mon département de la Savoie. À coup sûr, nous devons et nous allons davantage agir que parler. Retrouver partout les solutions qui marchent. Et le gouvernement n'aura pas la prétention de croire que la science infuse vient seulement de lui. J'ai appris dans ma longue vie publique que les bonnes idées venaient de partout, d'ailleurs. Souvent des gens les plus modestes ou les plus simples, quand on prend le soin de les écouter.
Et j'ai bien des exemples en tête de progrès, petits ou grands, qui ont été accomplis grâce à des idées, de bonnes idées, de bonnes solutions apportées par des gens d'en bas, qu'il faut respecter. Effectivement, ça, c'est un tacle à la macronie. Ça ne sera pas le même style, avec les fiches, le ton n'est pas le même que celui d'Atal, etc. On n'est pas dans les mêmes types de communication. Il n'y a rien à voir. On est en train de changer de style et on va changer de politique. Alors, ça passe ou ça casse. Ou il y aura effectivement une majorité relative qui permettra de faire voter les textes. Ou alors, je ne sais pas ce que...
Gabrielle Cluzel conteste beaucoup tout ça, mais je ne sais pas ce qu'elle voit derrière. Comment ?
Je vous trouve particulièrement enthousiaste sur le changement radical de la France dans les mois qui viennent.
Écoutez, moi, je suis soulagé de voir qu'on a un Premier ministre. Vous imaginez les...
Vous allez voir la moitié du gouvernement qui est déjà en place, un homme qui est dans la vie politique depuis 50 ans. Non, non, non, non, non. Je caricature à peine. Ah, si vous avez M. Lecornu, Mme Dati, qu'est-ce qu'on a d'autre ? Mais il ne sera pas tout seul. Mme Vautrin. Mme Vautrin, ça commence à faire beaucoup. Et puis, il n'est pas des ministères...
Mais attendez, le gouvernement n'est pas composé. Il vient d'être nommé Premier ministre. Attendez. Maintenant, il y aurait peut-être une logique effectivement à conserver certains ministres. C'est quoi la logique ? Ça serait quoi la logique ? La logique, c'est une logique politique.
La continuité pour les affaires étrangères ?
Moi, je trouve que, par exemple, Gérald Darmanin a très bien réussi et je pense que...
Demandez aux Français s'ils sont satisfaits du bilan sécuritaire dans ce pays. Je ne suis pas sûre. Mais c'est surtout que... Non, parce qu'il y a un moment...
Il y a d'autres problèmes. Il y a d'autres problèmes. À vous entendre, on se demande pourquoi le président de la République a procédé à une dissolution. Si c'est pour poursuivre la même politique, avec les mêmes... Et ça sera la même politique en pire, parce qu'encore une fois, je le redis. En pire pour vous ? Non, mais... Oui, bien sûr. Et pour les Français. Encore une fois, je le redis. Ce n'est pas ce que disent les Français, pardon.
Si, c'est ce qu'ils ont exprimé à l'occasion... Sur l'immigration et sur la sécurité, je sais que vous n'êtes pas d'accord sur ces points-là, mais ça n'est pas du tout ce qu'ils ont exprimé. C'est ce qu'ils ont exprimé à l'occasion... Ils veulent plus de sécurité et moins d'immigration.
Oui, oui. C'est ce qu'ils ont exprimé à l'occasion des élections législatives. Non, non, pas du tout. Ce que je disais... Ce que je disais... Il va falloir sortir de ce logiciel. Ce que vous dites est faux, pardon. Non, non, non. C'est ce que je disais. Vous avez vu... Non, non, la lecture de votre programme avec 16 000 détenus, je pense qu'ils n'ont pas signé pas. Non, mais attendez. Vous avez vu... Écoutez, chère madame, nous sommes dans un régime parlementaire rationalisé. Normalement, la logique institutionnelle aurait conduit à dire qu'effectivement, aucune coalition n'avait la majorité des 289, mais la première coalition, c'était celle du nouveau Front populaire. On peut en penser...
On peut en penser ce que l'on veut, c'était la situation telle qu'elle a été décrite. Et donc, maintenant, ce que l'on sait, c'est que, encore une fois, Michel Barnier ne devra son salut qu'au maintien du Rassemblement national. Le jour où Marine Le Pen appuie sur le bouton, le gouvernement tombe. Donc, nous savons déjà la politique qui va être conduite. Et M. Fenech l'a décrite. C'est même pas chiant. Non, mais arrêtez de caricaturer ce que j'ai dit. Mais non, mais...
Ça fait deux fois que vous caricaturez... Mais oui, parce que vous avez dit... Je ne peux pas... M. Fenech, j'ai beaucoup de respect pour vous. Je ne suis pas pour... Attendez. Attendez, attendez.
C'est vrai ou faux qu'il faudrait reprendre, sans doute, un amendement, d'autres amendements. Ça ne veut pas dire alliance.
Ça ne veut pas dire alliance. Mais ce que je veux dire, c'est... C'est à partir du moment où vous écoutez une formation qui a plus de 120 députés. Mais peut-être pas... Je veux dire, à partir du moment où ils déposent des amendements,
il faut les lire, il faut les écouter. Mais peut-être pas alliance. Il faut les discuter. C'est comment, pardon ? Dès lors qu'on adopterait...
Non, je veux dire, Gabriel, de gérer la séquence.
Non, mais excusez-moi. Dès lors qu'on adopterait des amendements qui sont issus du Rassemblement national... Il faut les récupérer à son compte. Cela démontre bien une droitisation de la politique. Mais vous l'avez...
Mais il peut y avoir une vision commune sur des problèmes d'immigration, d'ailleurs. Martin Garneau, parce que... M. Ménard, moi, je vous écoute, mais vous êtes quand même un peu dans une posture, excusez-moi, mais d'hypocrisie. Parce que vous considérez que les propos de M. Fenech laissent entendre que finalement, nous allons voter un certain nombre de lois ou d'amendements avec le RN. Mais, excusez-moi, mais vous reprenez un grand nombre de textes de la précédente législature. Le RN a voté des textes que nous avions proposés, notamment sur la sécurité, la LOMI, entre autres. Vous avez voté des textes avec le RN.
Donc, vous êtes dans cette espèce de position où vous vous adressez de manière illusoire aux Français en considérant que vous êtes un produit pur. Comme si jamais... Vous avez eu deux vices près des présidents de l'Assemblée qui ont été élus grâce aux voix des députés du RN. Donc, arrêtez de faire l'espèce de Sainte-Nitouche. Genre, nous, on ne tripatouille pas. Il n'y a pas de tripatouillage. Il y a juste une vie parlementaire. Arrêtez de faire de la morale, quoi.
Je vais vous faire un petit plaisir, M. Ménard. On va écouter François Hollande.
Il y a maintenant la quasi-certitude que s'il a pu être désigné après cette longue procédure, et alors même qu'il n'avait pas été donné à Mme Casté la possibilité de voir si elle pouvait elle-même être acceptée par l'Assemblée nationale, c'est parce que le RN, précisément l'extrême droite, a donné une forme de quittus. Et c'est quand même un paradoxe qu'ayant réalisé un front républicain qui a été douloureux pour beaucoup, mais nécessaire, même s'il ne faut pas écarter, bien sûr, les électrices et les électeurs du Front National. Mais il n'empêche, le front républicain, il a eu lieu pour écarter l'extrême droite. Et là, c'est l'extrême droite qui donne, d'une certaine façon, à M.
le président de la République, Macron, la possibilité de nommer un Premier ministre de son choix. Je pense qu'il aura, devant l'Assemblée, à s'en expliquer.
Il prend acte que le RN est au centre du jeu. Et je rappelle que François Hollande n'a pas exclu, hier, totalement,
un jour, peut-être, 2027. Il dit des choses avec beaucoup de clarté, vous me disiez, pendant qu'on l'entendait, Baptiste Ménard.
Le président Hollande dit les choses avec beaucoup de sagesse et beaucoup de clarté. C'est ce à quoi nous allons...
Il était un grand président, d'ailleurs.
C'est ce à quoi nous allons assister. Il n'est pas question de tripatouillage, je n'ai pas donné des leçons de pureté ou quoi que ce soit. C'est la logique parlementaire. Vous n'avez pas de majorité, donc comment vous faites pour arriver à 289 ? Aujourd'hui, le gouvernement... On n'en avait pas sur la législation avant, mais là, on était en relatif. Comment il fait pour arriver au 289 ? Il a besoin de la clémence ou du soutien du rassemblement. Il n'y a pas besoin de 289, M. Ménard.
Non, mais tout ça est quand même surréaliste parce qu'on attend des débats où on dit des dénis de démocratie, où on dit tripatouillage. Ils seront obligés de s'allier avec le RNBouh. C'est-à-dire que... Pardon, mais ce sont les Français qui ont choisi cette Assemblée. Tous ces députés, ils ont été élus. Ce sont les Français qui ont dessiné cette Assemblée nationale. S'ils ont souhaité envoyer 142 députés du RN... Ce sont les deux justement qui ont dessiné également l'Assemblée nationale. Non, mais les Français ont voté. Oui, oui, bien sûr. Ils avaient des bulletins. Ils avaient le choix entre différents bulletins. Ils ont voté pour cela.
S'ils ont décidé d'envoyer 142 députés du RN à l'Assemblée, il faut en tenir compte. On ne peut pas... Ça, vous refusez de le voir ?
Non, mais non, c'est pas du tout. Ils ont le droit, absolument. Les Français ont fait... Mais les Français ont choisi cette Assemblée nationale. Par contre, ils n'ont pas du tout choisi Michel Barnier et ils n'ont pas du tout choisi... Ils n'ont pas du tout choisi... Ils n'ont pas du tout choisi... Ils n'ont pas du tout choisi la coalition que nous voyons naître aujourd'hui. Mais c'est des lois arithmétiques de l'Assemblée nationale. Et donc, simplement, ce que je veux dire...
Oui, mais les 11 millions de Français n'ont pas choisi d'être mis au banc. Parce que, allez, avouez-le jusqu'au bout, vous voulez, par dogmatisme, nous faire taire, ne pas nous laisser exprimer la voix de 11 millions de Français, y compris à travers des amendements qui sont parfois juste de bon sens. Donc, vous en avez fait la démonstration ces dernières années. Vous persistez là-dedans, mais vous voulez être quand même ceux chez qui on trouve le Premier ministre de non-négociation. Parce que c'est ça.
Il s'est passé quelque chose... Vous les avez même exclus de la direction. Il s'est passé quelque chose d'incroyable. Emmanuel Macron, qui avait sorti le RN du champ républicain, a quand même dû négocier. Il les a fait rentrer à nouveau dans le jeu, a appelé Marine Le Pen, lui a demandé son avis pour finalement... C'est une drôle d'histoire. pour finalement nommer M. Barnier. Quelle ironie.
Oui, mais c'est... Vous savez, je trouve que Marine Le Pen, elle joue mieux Monte-Cristo que Pierre Ninet, finalement. C'est la revanche du compte de Monte-Cristo. Parce qu'elle s'est fait exclure par le barrage républicain et puis elle a elle-même exclu Xavier Bertrand en lui reprochant ses postures anti-RN. Et c'est vrai... Et c'est vrai que... Elle s'est retrouvée au centre du jeu. Mais encore une fois, elle ne peut faire cela que parce que les Français l'ont élue. C'est tout. Et du reste, ce n'est pas un soutien à Michel Barnier. C'est simplement qu'elle ne fait pas de ni l'obstacle. Elle dit « je ne m'y opposerai pas ». Mais ça ne veut pas dire
de soutien... Vous vous souvenez tous de l'arc républicain qui a été défini par Emmanuel Macron. Mais à peu près,
ça sera vraiment quelles sont les orientations et les politiques que veut mener Michel Barnier. Martin Garagnon. Justement. S'il va à contre-courant de tout, je ne sais pas. Bienvenue tout de suite, Martin Garagnon. Mais comme on évoque la politique que va mener Michel Barnier, on a entendu son discours et les prémices de son orientation à travers la passation de pouvoir. On peut aussi se baser sur ce qu'il disait notamment sur la question de l'immigration en 2021, fin 2021, au moment de la primaire pour la présidentielle de 2022. Il était assez clair et c'est assez... que lui a rappelé Marion Maréchal.
Et justement, vous me connaissez bien, Georges, puisqu'on va voir le tweet de Marion Maréchal juste après. Il proposait moratoire sur l'immigration, limitation du regroupement familial, la fin des régularisations, la fin de l'aide médicale d'État, les expulsions facilitées, la réforme du droit d'asile ou encore un référendum. Elle le prend en mots, Marion Maréchal. En effet, Georges Fenech, avec ce tweet tout à l'heure. Allez, Monsieur le Premier ministre, c'est le moment de tenir vos promesses en rappelant donc les différentes propositions qu'on vient d'évoquer. Vous y croyez ? Il est en capacité... Alors Martin Garagnon d'abord et Georges ensuite puisque vous m'aviez demandé la parole.
Il est en capacité de faire passer ce qu'il proposait en 2021 ?
Alors je vais vous répondre sur ce point, juste un point précédemment parce qu'on ne fait pas de la politique contre un parti. On ne fait pas de la politique avec de l'invective, de l'insulte ou en ostracisant 11 millions d'électeurs. Donc il faut aussi qu'on arrête cette posture...
Non mais je vous le dis avec beaucoup de sincérité, il faut aussi qu'on sorte de cette espèce de confort intellectuel que prône une certaine gauche, je ne dis pas nécessairement la vôtre, mais en tout cas une certaine gauche par facilité intellectuelle de considérer qu'il y aurait des bons électeurs, des mauvais électeurs, des bons français, des mauvais français, on fait de la politique avec une forme de bienveillance et dans un sens de l'intérêt général.
Donc ce qui consiste à vouloir effectivement mettre au banc une partie des députés, moi je considère que l'ensemble des députés, les 577 députés, y compris ceux contre lesquels je me bats au quotidien et avec lesquels je ne suis absolument pas d'accord, ont tous la même légitimité. Celle du suffrage universel et celle de la souveraineté populaire. Donc ça, il faut acter cela. Et donc le choix des députés dans le choix du gouvernement, il faut aussi le respecter. Il se trouve que vous, vous aviez eu un test grandeur nature pour voir si vous disposiez éventuellement d'une majorité ou d'être en capacité de trouver une majorité. C'était l'élection de la présence à l'Assemblée nationale.
Vous aviez un candidat. Il n'a pas été élu, il a été battu. C'était déjà la preuve, la démonstration que vous n'aviez pas de majorité. Vous auriez pu et dû à ce moment-là ouvrir un petit peu les portes, ouvrir un petit peu les feuillets de votre programme en considérant que finalement... On n'est pas mal restés sur cette question, Pierre Garnion,
sur la politique de M. Barnier et Georges reprendra.
Quand Marion Maréchal lui demande de tenir ses promesses, il faut quand même rappeler que le contexte est bien différent puisque là, il se présentait à une primaire d'un parti de droite où il défendait des options et aujourd'hui, il est à Matignon pour appliquer une politique qui va dépendre d'une coalition parlementaire puisque vous l'avez dit, aucun parti n'a de majorité. Les LR représentent moins de 10% des députés à l'Assemblée. Lui-même est issu des LR. Il n'est évidemment pas question que M. Barnier compose un gouvernement uniquement constitué de ministres LR pour une politique 100% LR. Ce n'est pas le message que les Français ont envoyé.
Une fois de plus, c'est une cohabitation d'un autre genre puisque il faut rappeler quand même les contextes historiques des dernières cohabitations. C'est quoi ? Si ce n'est pas une cohabitation ? Ce n'est pas une cohabitation puisqu'une cohabitation, on en a eu une, je vous prends l'exemple de 97, Lionel Jospin, la gauche plurielle. Il avait 30 députés de plus que le seuil de la majorité absolue. La précédente, M. Balladur, 93, il avait 200 députés de plus que la majorité absolue. Là, il y avait un message clair de la part des Français. C'est une cohabitation. C'est une coopération. On est dans quelque chose de nouveau dans l'exemple.
Je vous mets au défi de trouver dans la Constitution le terme cohabitation ou le terme qui est sorti de l'Élysée aujourd'hui, vraiment du chapeau, coexistence, exigeante. Alors ça, oui, ce n'est pas une cohabitation. Nous nous expliquons depuis l'Élysée, officiellement. Il faut parler...
L'Élysée dit également, rappelle que Michel Barnet est un opposant politique.
On nous demande à vous, journalistes, de parler de coexistence exigeante. Bon, d'accord, mais je n'ai pas trouvé ça dans la Constitution. Moi, ce que je lis dans la Constitution, c'est un article 20 qui est d'une clarté extrêmement... Appelez-le. L'article 20 ? Le gouvernement conduit, détermine et conduit la politique de la nation. Point barre. Aujourd'hui, le président de la République ne détermine plus la politique du pays. C'est le Premier ministre, M. Michel Barnier, qui va définir cette politique. Alors, et tu veux, quand on revient...
que dans les faits, c'est aussi simple que ça, Georges ?
Martin a raison. Là, c'était un programme dans le cadre des élections primaires. Le moratoire sur l'immigration. Vous imaginez bien qu'il ne peut pas proposer ça à une coalition qui n'est pas toute d'accord, évidemment, là-dessus. Donc, il va falloir trouver habilement des mesures qui fassent avancer le sujet, quand même. M. Mélenchon, qu'a-t-il dit ce soir, il n'était pas très content. C'est un gouvernement
Macron-Le Pen pour lui, tout simplement.
L'élection a donc été volée au peuple français. Le message a été nié. Et maintenant, nous découvrons un Premier ministre qui est nommé avec la permission et peut-être sur la suggestion du Rassemblement national, alors que le deuxième tour de l'élection législative avait été tout entier concentré à faire échec à ce Rassemblement national. C'est la personnalité la plus proche de ses positions qui est désignée. Quasiment un gouvernement de M. Macron et de Mme Le Pen. Aussi bien, le Président prétendant qu'il s'est assuré de la plus grande stabilité possible avec M. Barnier avoue-t-il qu'il a d'ores et déjà reçu des engagements dans ce domaine.
Nous ne croyons pas un instant qu'il se trouvera ensuite une majorité à l'Assemblée nationale pour accepter un tel déni de la démocratie. Et je ne veux pas croire que les Françaises et les Français acceptent d'être traitées de cette façon aux yeux du monde. Ils votent d'une manière et ont choisi d'une autre un Premier ministre qui n'a rien à voir avec le résultat des élections. C'est pourquoi il y va tout autant de la démocratie, du refus de la monarchie présidentielle que du respect de soi-même dans cette situation.
L'élection a été volée en français. Pardon de vous le dire comme ça, M. Ménard, mais le NFP est le cocu de l'histoire ?
Écoutez, le propos de Jean-Luc Mélenchon aurait trouvé plus d'écho ce soir s'il ne s'était pas empressé à 20h07 le soir du second tour des élections législatives d'expliquer que nous avions gagné seuls, ce qui n'était pas le cas. Il a contribué à nous placer dans cette situation. Vous en voulez
à Jean-Luc Mélenchon et à la France insoumise
ce soir ? Même si ça n'exonère pas le choix d'Emmanuel Macron d'écarter la coalition arrivée en tête.
Vous en voulez à Jean-Luc Mélenchon ?
Moi, j'aurais souhaité et je l'ai toujours dit que nous proposions une plateforme programmatique sur laquelle nous aurions pu élargir les choses. Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas avoir dit en 2022 que l'ex-majorité présidentielle avait largement perdu les élections législatives avec 250 députés et nous expliquait avec 193 que nous avions gagné seuls. Vous en voulez à Jean-Luc Mélenchon ? Moi, j'aurais souhaité qu'effectivement nous travaillions différemment et en travaillant différemment nous aurions peut-être pu bâtir une coalition différente et offrir au pays finalement ce qu'il avait exprimé dans l'Égypte. Je vais faire mon Georges Fenech.
Je vais faire mon Georges Fenech. C'est le président de la République qui décide en vertu de l'article 5 de la Constitution le nom du Premier ministre. Un point, c'est tout. Point barre, Georges Fenech. Point barre.
La Constitution, toute la Constitution. Rien que la Constitution.
Il fera ses choix et nous agirons en conséquence.
J'aimerais juste souligner le courage que vous avez de dire tout haut ce que beaucoup de gens de gauche pensent mais n'osent pas dire parce qu'il y a une espèce d'emprise morale psychologique de Mélenchon et je trouve que votre mérite d'être salué parce qu'il est trop rare de dénoncer effectivement la prise de parole de Mélenchon le soir du second tour et la faute tactique et politique mais faite à dessein parce que lui ne pense qu'à 2027. Il ne voulait surtout pas de Matignon mais c'est courageux mais maintenant aller au bout de la démarche romper les amarres avec ce parti nauséabond qui effectivement vous fait beaucoup de mal et de tort. Bon pour terminer donc les mots.
que vous avez contribué
à faire élire dans certaines circonstances pardon de vous le dire de cette façon mais le discours il est quand même très paradoxal vous saluez à juste titre le discours de monsieur Ménard et il y a 50 jours vous faisiez élire des députés la France Insoumise la faute originelle
c'est l'alliance contre nature signée sur un coin table en 48 heures au lendemain de la dissolution entre la gauche du gouvernement et LFI alors qu'ils avaient passé deux ans à la NUPES et que la gauche du gouvernement avait dit on ne nous y reprendra plus. puisqu'il reste deux minutes je voulais vous dire je voulais simplement vous dire ce qu'il est sorti ce soir de la rencontre dernière ultime rencontre entre Emmanuel Macron à l'Elysée et ses anciens ministres devant ses anciens ministres selon un participant le chef de l'Etat a dit ce n'est pas une majorité classique ce n'est pas une cohabitation ce qu'a dit Georges mais une coexistence une coopération voilà une coopération
ça fait rêver ça confirme donc mais je ne sais même pas ce que ça veut dire c'est le subjectif de la Macronie depuis bien longtemps Gabrielle je vous ai vu déliné négativement de la tête à la lecture d'Olivier non c'est simplement que je trouve que cette façon d'inventer des expressions comme si on renouvelait vous savez c'est comme dans un autre domaine à la rentrée au lieu de parler d'uniforme on parle de tenue unique on ne dit pas supprimer le téléphone on dit une pause numérique il faut toujours inventer je pense que c'est des communicants qui travaillent à ça ils doivent être payés très cher mais bon voilà le résultat est là c'est des habillages sémantiques vous avez infiniment raison qui riment pas à grand chose
le pouvoir est un matignon c'est ce qu'il faut se dire ce soir
c'est ce que j'allais dire c'est ce que vous croyez ah non non c'est certain
vous allez voir c'est déjà fait on le voit déjà vous nous assurez que ce sera le pouvoir des plus à l'Elysée le pouvoir on est certain que le pouvoir des plus à l'Elysée le président conserve ses attributions propres de l'article 5 il est le chef des armées pas que l'article 5 l'article 5 l'article 8 mais tout ce qui est politique intergouvernemental relèvera dorénavant de Michel Barnier
il n'est pas fou il enverra certainement des gens aller discuter
demain la suite on reprend évidemment la suite pas du tout alors demain demain les consultations c'est plus à l'Elysée que ça se passe ça m'a du bien d'être sorti de la dissolution c'est monsieur Barnier
enfin enclencher l'étape suivante
monsieur Barnier consulte à présent après les grandes consultations de monsieur Macron c'est les grandes consultations de monsieur Barnier 10h rendez-vous avec LR il y aura monsieur Wauquiez je crois il y aura d'autres réunions avec Taillot notamment c'est parti pour une semaine de réunion et on espère avoir
un gouvernement prochainement on va remercier toutes nos équipes Valérie Acknin évidemment Alexandra Boulin Chloé Tarka Maxime Ferre à la rédaction en chef merci à vous six qui avez participé à cette dernière heure une grosse édition spéciale donc on a souhaité vous proposer autour de cette nomination 100% politique revient demain on sera en France
à 21h ah oui demain c'est 22h minuit on sera là en tout cas
on va faire une heure comme l'heure d'hiver bonne nuit à tous et à demain pour 100% politique l'édition de la nuit est à suivre avec Simon Guylain bonne nuit bye bye
Mathilde Androuët