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interview28 minutes - ARTE· 15 août 2025 45 min

Interdiction de fumer, Coldplay, François Bayrou… : Best of Club 28 | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonsoir à toutes et tous. joie de vous retrouver pour une séance de rattrapage des meilleurs moments des clubs de 28 minutes. Au programme, ce soir, du débat nuancé et des invités toujours singulier, vous le savez, le tout dans la bonne humeur bien sûr, sans oublier vos rendez-vous habituels, Frédéric Pomier et son histoire de la semaine et Benoît Forgard et sa folle dérive des continents.

Et tout de suite, place à l'actualité avec cette question. L'interdiction de fumer à la plage est-elle une bouffée d'oxygène ou une liberté étouffée ? Fréxis, on vous écoute. [Musique] Il vous en coûtera 135 € si jamais vous aviez l'idée cet été de vous griller une petite cigarette à la plage ou bien dans les parcs ou bien à proximité des bibliothèques ou des écoles décision du gouvernement entré en vigueur qui a déjà évidemment suscité son lotre commentaire.

C'est encore un coup pour mettre des amendes aux gens pour récupérer de l'argent comme pour les les problèmes de sécurité routière. Moi franchement je trouve ça ridicule. Je trouve ça ridicule quoi.

On amène les cendriers, on on a plus le droit de fumer dans les parcs, dans sur les plages et tout. Tout ça ridicule. Voilà, une nouvelle étape en tout cas dans la lutte contre le tabagisme passif.

Presque 20 ans après l'interdiction de fumer à l'intérieur des bars et des restaurants. Vous vous en souvenez ? Alors cette fois, il ne s'agit plus d'espace confinés mais d'espace de plein air.

Isabelle Saporta, vous pensez que ces règles sont bienvenues ou bien qu'elles vont trop loin cette fois-ci ? Moi je pense qu'il y a une acceptabilité des idées à la noix comme celle pour les impôts. Voyez, il y a un moment il y a une petite dose à pas dépasser et je pense que là on l'a un peu dépassé.

Donc je vois bien que c'est pétrons sentiment, que c'est très bien pour la santé publique. Bon tout ça va très bien mais en fait il faut quand même laisser il faut pas contraindre les gens en permanence quoi. Il faut laisser des espaces de liberté, il faut laisser des espaces de rêve et le bon sens ne pas fumer à côté d'une école à côté de 25. pas un fumeur qui irit souffler sa fumée dans le nez des enfants.

Si vous vous faites partie des fumeurs qui soufflent la fumée dans le nez des enfants, reconnu en soit. C'est ça. Vous êtes comme ça vous mais c'est vous fumez que sur les plages des enfants spécifiquement.

Bon, je vais je vais pas avancer masqué. Non, je ne fume pas. Euh voilà, déjà d'où je parle, je parle d'un non fumeur.

Voilà. Mais cette extension de l'interdiction ne me choque absolument pas. Je vois pas en quoi c'est liberticide.

C'est la conciliation comme on le fait dans l'ensemble de notre droit et de nos libertés fondamentales, d'une liberté de fumer qui existe toujours et d'autres droits comme celui d'avoir d'être en bonne santé ou de bénéficier d'un d'un air d'un air sain. Non, je trouve qu'au contraire, c'est un bon moyen d'affirmer une liberté paradoxalement parce que on pourrait élargir toutes les libertés. Par exemple, la liberté de se droguer.

Moi, je suis très favorable à la légalisation de toutes les drogues, même les drogues dures, mais à condition que ce soit encadré et que on le fasse pas n'importe comment. Sauf que Yanis Roder dans cette loi, on a oublié par exemple les terrasses des restaurants ou des cafés où pour le coup on sent la cigarette très proche. Ça ça pour le coup c'est un oubli quoi qui s'explique comment.

Vous voulez pas contraindre contrarier les professionnels en alors j'ai j'ai je suis pas dans le secret hein de de ce qu'a dit la ministre et de ce que ce pourquoi elle a choisi de ne pas contraindre les terrasses de de des cafés mais le fait est que vous avez une proximité une promiscuité aux terrasses des cafés que vous n'avez pas nécessairement à la plage. Ça dépend des plages que vous fréquentez. en en l'occurrence vous soufflez et je pense à ce que j'ai vécu hier soir une terrasse de café avec ma fille où effectivement on me soufflait dessus.

C'était assez désagréable. Donc donc euh oui effectivement on peut se poser légitimement la question aussi un problème de santé publique quand mme on en parle pas un problème de santé publique comme d'ailleurs la légalisation des drogues prenez un problème de santé publique. Mais moi je voudrais dire une chose c'est que ce que je constate en tant que prof euh les jeunes mes élèves en tout cas ont un regard très négatif aujourd'hui sur la cigarette qui n'existait pas il y a 20 ou 30 ans.

Il fume beaucoup moins d'ailleurs que les générations précédent. Et même si vous êtes moi je suis pas fumeur mais si vous êtes pris à fumer vous les élèves vous regardent comme quelqu'un qui se conduit quasiment mal et d'ailleurs on a une baisse réelle du nombre du taux de de jeunes qui fument. Donc il y a quand même un message qui est passé.

Alors peut-être qu'il faut en arriver à l'interdiction aux plages et au jardin je ne sais pas. J'en suis pas totalement convaincu et oui alors après c'est une question c'est une question c'est une question économique les restaurateurs mais ça reste voilà ça reste c'est une vraie question de de santé publique mais on est en train petit à petit de gagner cette bataille je crois mais justement ce petit à petit est-ce que là on n'est pas on va bientôt enfin on n'est pas en train de râer alors qu'on va bientôt s'habituer parce qu'on voit qu'à l'international par exemple que ce soit en Australie au Japon au Mexique les règles elles sont beaucoup plus strictes et les gens se sont habitués ça se passe très bien. Bah ouais, mais c'est vrai qu'on est un peu des gauloirs réfractaires, on aime bien raller et par ailleurs, moi, j'ai pas tellement envie de vivre dans un monde assceptisé, même si je fume plus, je veux dire, il suffit de dire à quelqu'un qui est fumeur à côté de vous que vous voulez pas qu'il fume à côté de votre enfant, ça c'est pas un vrai drame.

Mais ce côté de monde asceptisé complètement ou enfin, moi je trouve ça d'une tristesse he comme sur mais bon, c'est peut-être mon côté romantique. En tout cas, on a compris que Isabelle et Antoine, vous n'irez pas à la plage ensemble. Je me remettra je me remettrai à fumer rien que pour l'embêter en fumer.

Enfin, on en parlera. Euh, merci un destin Louison. Écoutez, il faut penser à tous ceux à qui ça va donner une petite envie d'arrêter de fumer y compris à la plage les plus voilà les plus gros fumeurs du groupe.

Merci Louison. Frédéric, c'est l'heure de votre duel de la semaine. Cette semaine, ce duel oppose le président de la République carrément à l'un de ses ministres qui l'enterre déjà.

Absolument. Renault à ma gauche, Emmanuel Macron, 47 ans, le chef de l'État. À ma droite, Bruno Rotaillot, 64 ans, président du parti des Républicains et ministre de l'intérieur.

Alors, chaque semaine, les deux hommes se retrouvent quasiment en face-àface au conseil des ministres et le dernier en date n'a pas été des plus chaleureux. Pourquoi ? Et bien, à cause de cette du magazine d'extrême droite valeurs actuelles, en tête d'affiche, on le voit Bruno Retaillot et cette déclaration, je ne crois pas au en même temps en même temps la devise phare bien sûr d'Emmanuel Macron.

Voilà donc une prise de distance publique placardée sur tous les marchands de journaux du pays. Alors prononcer cette phrase quand on appartient à un gouvernement à majorité macroniste, c'est un peu comme se dirater au milieu d'une congrégation religieuse. Ça fait mauvais genre.

Et d'ailleurs, les apôtres du chef de l'État, ceux qui le suivent depuis le début, ont très peu goûté ces mots. Écoutez, par exemple l'un des marcheurs originels, Clément Bone, l'ancien ministre. Il y a quand même des principes qui devraient être assez simples.

Quand on est nommé par le pr de la République, on pas le pr de la République. Le pr de la République c'est une personne, c'est une institution. Il a été élu deux fois.

Donc expliquer que c'est un courant politique qui est éphémère, qui ne vaut rien, c'est quand même un manque de discernement et de respect qui est grave. Alors Emmanuel Macron, lui n'a pas réagi publiquement. C'est François Baou, le premier ministre, qui a été chargé du recadrage.

Les différences de sensibilité sont bienvenues, le pluralisme est bienvenu, mais il faut pas que ces sensibilités prennent euh la forme de divergence. Et le principal intéressé dans tout ça, me direz-vous, Bruno Rotaillot, et bien lui, il fit mine de ne pas comprendre du tout la polémique. Je respecte évidemment à la fois la personne et la fonction présidentielle parce que je suis gauliste.

Ça fait pas de moi un macroniste, chacun le sait depuis longtemps. Et c'est toute la difficulté de ce gouvernement de de circonstan. Ce n'est pas vraiment une coalition, ce n'est pas vraiment une cohabitation.

D'ailleurs, le Figaro tente un néologisme. Il parle de cohabitation et c'est vrai que ça n'est pas terminé sans doute. On pense au budget à l'automne.

Et puis cet accrochage illustre aussi l'inconfort de la double casquette évidemment de Bruno Retaillot, à la fois ministre donc tenu par la solidarité gouvernementale mais aussi président du parti LR et possible probable futur candidat en 2027 au moment où il devra donc se désolidariser du bilan macroniste pour apparaître comme l'alternance, pour apparaître comme le renouveau. si évident. Alors, est-il allé trop vite ?

Bruno Rotaillot tout à sa hâte d'enterrer le le macronisme un peu comme le croqu mort dans Luukiluc qui commence à prendre les mesures du vivant de son propre client. Bruno Rotaillot interroge en fait la pérennité à la fois de ce parti et de ce courant idéologique. Mère de suggérer que le macronisme n'est qu'une parenthèse et puis que une fois refermée cette parenthèse, la vie politique française reviendra à une bonne vieille alternance droite gauche.

Julie Graziani, vous êtes d'accord avec cette analyse sur le plan sémantique ? Il a raison. Un mouvement politique dérivé du nom du principal intéressé, c'est évidemment personnalisé.

Sur le plan politique, euh Bruno Rotaillot voit maintenant qu'il y a un espace pour la droite. D'abord parce qu'à titre personnel, c'est lui qui a été un élément de stabilisation des deux gouvernements successifs. Donc c'est c'est lui qui a permis en fait de d'arrimer un peu euh le peuple de droite malgré tout à ses gouvernements fragilisés. et il a son mais bien sûr, mais bien sûr.

Mais avec euh tout son discours, sa thématique sécuritaire autorité régalienne, euh il a certainement contribué à affaiblir aussi le Rassemblement national ces derniers temps. Et ce qui se rejoue là, c'est le cumul ministre de l'intérieur, chef de parti. Ça vous rappelle quelqu'un ?

Donc c'est évidemment la droite qui se sent à nouveau un boulevard après une très très longue traversée du désert pour reprendre des couleurs. Et alors vous parliez de Nicolas Sarkozi sous Jacques Chirac finissant qui ne pouvait pas se représenter autre point commun, c'était aussi un peu le cas sous sous François Mitteran Pierre Jacques Main il y avait eu le fameux droit d'inventaire dégainé par Lionel Jospin. Autrement dit ces présidents qui sont en fin de carrière de leurs deux mandats.

En tout cas on parle pas d'âge mais vraiment de capacité à se représenter. C'est leur destin implacable. Ils vont se faire marcher dessus jusqu'à la fin.

C'est le cas d'Emmanuel Macron. Bah, c'est vrai que Bruno Rota ne doit rien à Emmanuel Macron. Emmanuel Macron a perdu les élections législatives et que s'est mis en place un gouvernement qui n'est pas un gouvernement euh de de soutien Emmanuel Macron, ni même un gouvernement de cohabitation.

Ça a été dit par le le Figaro. La formule est plutôt est plutôt bienvenue. Il y a une tension et et la question c'est jusqu'à quand il va accepter cette humiliation permanente, c'est-à-dire que il va sur des terrains qui sont quand même pas les terrains qu'on connaît d'Emmanuel Macron et puis on lui demande de faire son boulot de premier de ministre de l'intérieur.

C'est ça qui va pas chez chez il est encore ministre ou il est déjà candidat en fait ? le forcé de constater qu'il est quand même pleinement candidat à l'élection présidentielle. Donc il est en train de s'inscrire comme étant le candidat le plus légitime de sa famille politique et en même temps il est aussi un produit du en même temps.

Donc il a beau nous expliquer qu'il est contre le en même temps, qu'il ne croit pas dans le en même temps et il est dans le en même temps. Il est en même temps contre Emmanuel Macron mais en même temps Macronist puisqu'il appartient à un gouvernement qui l'a fait nommé. En tout cas c'est encore une histoire de de couple un petit peu chaotique, n'est-ce pas Coco ?

Exactement. Pris sur le fait la kissam retaille au Macron. Laure semble consommée.

Merci Coco. Frédéric, autre actualité de la semaine, l'heure de la rigueur est annoncée. L'heure de la rigueur pour l'automne.

Oui, d'ailleurs, il n'a pas pris de gants. Vous l'avez entendu François Bairrou pour décrire la situation budgétaire. Dernière station avant la falaise.

C'est la phrase qu'il a utilisé avant de d'égrainer les mesures dont on vient de parler, suppression de deux jours fériers, mais aussi année blanche des retraites et des prestations sociales ou encore des remboursements de médicaments en plus. Alors, bien sûr, tous les partis d'opposition ont hurlé à la saignée budgétaire. Euh cela dit, est-ce qu'ils iront jusqu'à censurer le gouvernement à l'automne à le faire tomber euh ou bien l'esprit déjà tourné vers 2027, vers la présidentielle ?

Ces partis vont-ils laisser François Baou appurer les comptes de la nation, faire le sale boulot entre guillemets pour éviter au prochain chef de l'État de devoir commencer son mandat Pascal Blanchard par une cure d'austérité. Vaste question, ça dépend d'où on se place. Oui, je pense que les héritiers potentiels de la Macronie, de Berérou, de Macron euh n'ont pas forcément un immense intérêt de considérer d'être allez accusé d'avoir contribué à cette situation.

Donc pour eux, c'est pas forcément une bonne situation politique. On peut imaginer parler d'Édouard Philippe, de Gabriel Atal Exactement. Et quelques autres puis sont assez nombreux quand même sur la ligne de départ.

On peut imaginer que pour les autres, ce serait un avantage puisqu'il arrête pas de démontrer le RN comme les socialistes, qu'ils auraient ou toute la gauche qu'ils auraient d'autres solutions à apporter. On les attend d'ailleurs. Je remarquer que beaucoup beaucoup hurlou mais qu'on attend des propositions très concrètes pour arriver à 43,8 milliards.

On les a pas vu. Donc ça veut dire que ce n'est pas aussi simple que ça sur le moyen terme. À court terme oui mais dans 3 4 5 6 mois puisque le travail a quand même été fait je pense où les français ont pris conscience entre temps qu'il y avait quelque chose à faire sur le pourquoi on est d'accord 2 jours et tout le monde en a parlé au bistro et depuis 3 jours on ne parle que ça dans les bistrop sur les de jours fériers.

Vous avez beaucoup fréquenté les bistro. On a parlé tout à l'heure, c'est là qu'on les gens n'ont rien retenu. Si vous demandez aux gens d'expliquer comment les 43 milliards sont économisés, personne n'a compris.

Ça représente que 10 % environ du plan d'économie les deux. Ouais. 4,2 % pour comprendre parce que c'est quand même un enfer à suivre.

Par contre, ce que les Français ont compris, c'est qu'il y avait une situation àur et qu'il y avait des solutions à trouver. Et donc ça veut dire qu'ils vont être extrêmement mant moi je n'ai pas du tout compris la déclaration d'éloir Philippe à part de penser à son propre intérêt à lui de dire oh là là surtout pas les critiques elles sont faciles pour son propre héritage mais si vous n'amenez pas les solutions alors que les français sont sensibilisés à la question quelque part c'est vous qui allez être critiqu donc oui on attend qu'il nettoie les écuries de Jias oui on espère qu'il va le faire je pense pas qu'il va subir une si forte sanction que ça parce que ça arrange tout le monde pendant encore quelques mois qui gère la situation et je pense qu'au final personne n'a d'alternative à ce qu'il vient de proposer donc on risque de le voir encore pendant dans longtemps et peut-être même de le voir mettre en partie son programme en place. Géraline Vesner, vous avez l'air du mititative au début de la démonstration de Pascal.

Non, je suis absolument d'accord sur le fait que que la censure c'est pas du tout fait encore parce que il faut voir le calendrier, hein. On va débattre fin septembre, en octobre, on sera quand même très très près de de des municipales et ne pas avoir de budget en janvier, ils en seront comptables et ça ne règlera quand même pas le problème. Maintenant, là où je suis un petit peu inquiète pour le débat public, c'est quand j'entends parler de cure d'austérité.

Pardonnez-moi, il ne s'agit même pas d'économie. On ralenti la hausse des dépenses. Les dépenses augmenteront de 29 milliards d'euros.

Donc ça n'est c'est tout sauf de l'é raison en partie démographique notamment de ville démographique de mais il y a plein d'excellentes raisons si vous voulez mais on a même pas commencé à réduire les dépenses prenent la hausse les collectivités territorial et ce débat là en fait François Bairou a présenté des mesures qui sont finalement assez modestes parce qu'il n'a pas de majorité pour voter des mesures structurelles mais ça doit bien être le cœur du débat de la prochaine présidentielle et ça on y coupe. pas et pour l'instant on n pas encore vu ce débat arriver dans les partis d'opposition. François Bayerou n'a pas de majorité à l'Assemblée, vous le disiez mais il a des soutiens.

Oui. Ou des semi-soutiens. On peut le dire de Laurent Voquier par exemple le chef de fil des députés les républicains à l'Assemblée nationale.

Il a adopté un ton plutôt modéré. Ce que je constate depuis hier, c'est la somme des réactions irresponsables de tous ceux qui rejettent tout en bloc. Et la conviction de la droite républicaine, c'est que ça n'est pas comme ça qu'on sortira le pays de l'impasse et que la période actuelle suppose au contraire que l'on soit capable de travailler ensemble au-delà des différences politiques pour aller chercher des solutions d'économie sur notre dépense.

Nathan de vert, comment vous expliquez cette relative mensuétude ? C'est du fond. Après tout, la droite a toujours dit "Oui, il faut maintenant mettre un coup d'arrêt aux dépenses publiques ou bien c'est de la tactique politicienne C'est probablement un peu des deux et parce que je suis d'accord avec ce que vous disiez, ça arrange un peu tout le monde que ce soit François Baou qui fasse ce travail-là dans la configuration de l'Assemblée nationale où aucune majorité ne peut se dégager pour prendre des décisions vraiment déterminantes, des décisions clivantes, la seule solution, c'est d'oublier les intérêts particuliers, les intérêts partisans et d'essayer, en cherchant l'intérêt général, de trouver le plus petit dénominateur commun.

Et il est vrai que dans cette logique, je dis pas ça pour le défendre, mais François Bairou premièrement c'est ancien sa candidature à l'élection présidentielle. Il avait déjà un diagnostic sur la dette. Donc c'est pas quelqu'un qui est parachuté pour résoudre une crise sur laquelle il n'a aucune forme de légitimité.

Deuxièmement, c'est lui qui s'est quasiment autonommé à Matignon puisque il n'a pas été appelé par le on se souvient des circonstances dans lesquelles il est arrivé. Il savait qu' allant à Matignon, il n'y allait pas dans des circonstances favorables, mais qu'il y allait pour être confronté à cet Himalaya dont il avait parlé lors de son premier discours. Donc pour toutes ces raisons, je évidemment aucun parti ne peut dire aujourd'hui les décisions de François Bairou euh vont complètement dans notre sens.

Nous nous y reconnaissons. Tout le monde est d'accord pour dire euh c'est un plus petit les dominateurs commun. Mais est-ce qu'il y avait une autre solution ?

Je en tout cas pour l'instant aucun politique à part la France insoumise n'a fait de si vous voulez de contrepropositions euh vraiment convaincantes sur euh sur ce budget. Alors, pas d'autres solution, dites-vous. Ce serait donc euh menu unique, c'est ça, Thbo ?

Oui, menu unique à au restaurant préféré de Bau, c'est Hm. Budget King du pain sec et de l'eau pour 44 milliards d'euros parce que je n'allais quand même pas taxer les hamburgers des milliardaires. Merci Thibo.

On poursuit ensemble cette session de rattrapage des meilleurs moments des clubs de 28 minutes avec l'histoire de Frédéric Pomier et avec des invités passionnés et donc forcément passionnant. Mais avant cela, retrouvons le.com de Marjorie Adelson, le feuilleton le plus brûlant de l'été sur les réseaux sociaux.

Regardez Marjorie, c'est à vous maintenant et à votre pointcom de la semaine. Ce soir, c'est l'image d'un couple devenu historique bien malgré lui, hein. Oui, c'est l'un des adultères les plus commentés au monde.

Vous n'avez pas pu passer à côté de cette vidéo. Lors d'un concert de colplay, une caméra dans la foule surprend. Un couple tendrement enlacé.

Quand il réalise qu'ils sont filmés et diffusés sur grand écran, il se sépare immédiatement. suscitant les moqueries du chanteur. Écoutez [Musique] alors c'est effectivement un couple illégitime he comme on dit.

Chacun est marié de son côté mais ça n'est pas tout. lui est patron d'une start-up dans l'IA et elle est responsable RH dans la même entreprise impensable he dans la société américaine où l'irréprochabilité et la transparence s'applique aussi à la vie privée. Alors par exemple, sachez que si vous vous mettez en couple avec un autre salarié de votre entreprise aux États-Unis hein, vous êtes tenu de le signaler au RH justement.

Alors le PDG dans cette histoire, il a dû démissionner elle aussi selon la BBC et l'entreprise s'est même fendue d'un communiqué où elle explique en gros qu'une enquête voilà est en cours. Une enquête a été ouverte. Alors la vidéo de son côté elle est devenue virale.

En quelques jours, elle a dépassé 150 millions de vues. D'ailleurs, la spectatrice, je sais pas si vous avez vu, mais qui a partagé cette vidéo ne regrette rien. Voici ce qu'elle déclare au médias.

Une partie de moi se sent mal de bouleverser la vie de ces gens, mais on récolte ce que l'on s'aime. Bam ! Tolérance zéro, donc on ne compte plus les photos décournement du couple.

Certains internautes ont créé un montage. Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen. D'ailleurs, ces railleries, elles ne sont pas que sur les réseaux sociaux, hein.

L'équipe de baseball de Philadelphie par exemple, c'est aussi moqué du couple illégitime en vrai avec leur mascotte. Ils ont carrément rejoué la scène. Voilà, vous la voyez.

Hop ! surprise, on se cache. Un autre couple visé par la Kiscam a quant à lui prévu une pancarte.

C'est ma femme. Peut-on lire ? Voilà.

Hop. Voilà. Comme ça, tout le monde est prévenu.

Et ce n'est pas tout. Même les marques ont aussi décidé de surfer justement sur cette moquerie. En Colombie, par exemple, c'est KFC qui s'en est amusé.

Un homme apparaît avec des croquettes de poulet. "Ne laisse pas la fin te prendre au dépourvu. Reste plutôt avec l'original", nous dit la pub.

Alors, évidemment, ça fait rire, mais derrière cette rigolade, cette situation, elle crée quand même une réelle forme de malaise. Une internaute le rappelle, euh ses vidéos, c'est Kisscam, elles force quand même l'intime en public. Et le consentement, nous dit-elle, n'est pas un spectacle.

Peut-elle est-il et peut-être est-il temps d'éteindre la caméra ? Julie Gradiani, qu'est-ce qu'elle nous montre cette histoire ? Est-ce qu'il n'y a plus de distinction en fait entre la vie privée et la vie publique ?

En fait entre le pro et la vie privée com un mot enfin il y a il y a tellement d'histoires de relations sexuelles non consenties et d'abus sur l'île le travail là pour une fois qu'ils étaient vraiment amoureux avec des sentiments sincères j'ai envie de dire tant mieux pour eux en fait et surtout je je pense qu'effectivement il n'y a plus de distinction entre la vie privée et la vie publique. Quand on est un personnage public d'être reconnu donc vous devez faire attention en permanence on peut le regretter moi je regrette le bon temps de l'anonymat vous tranquille personne ne vous prenait en photo vous étiez et là simplement aujourd'hui c'est vrai que c'est dangereux et donc je dois dire que quelqu'un qui travaille en plus dans l'IA se faire prendre comme ça en photo. On veut pas en savoir plus que vous voulez que je fasse un On veut pas en savoir plus Jeanom juste je vous préviens par précaution vous êtes filmé là un dessin de coco. chaque main moi déjà euh voyons que sur les réseaux sociaux l'adultère quand même est puni par l'apidation virtuelle quand même et un deuxème co c'est un peu triste et Andy Byron Andy Byron qui retrouve du boule cette fois avec nos ping c'est l'heure maintenant d'accueillir notre invité de la semaine l'un des plasticiens français les plus connus au monde membre de l'académie des Bartards Jean-Michel Autoniel a réinventé la la bouche du métro Palais Royal à Paris le bassin d'eau contemporain du château de Versailles son œuvre monumentale rayonne sur tous continent et voici Jean-Michel Otoniel que votre univers merveilleux poétique investi deux sites incomparables.

La cité papale d'Avignon d'abord mais aussi d'ailleurs une autre exposition à Cann deux expositions événements avec plus de 300 œuvres la plupart inédites et toujours d'ailleurs au cœur de ces projets monumentaux un matériau bien particulier qui a fait votre gloire que vous aimez travailler de particulièrement qui est le vert. Pourquoi ? Pourquoi le vert ?

Qu'est-ce qu'il a de magique à vos yeux ce le vert ? C'est le matériau parfait des métamorphoses en fin de compte, ce passage du liquide au solide, cette arrivée de la couleur dans mon travail aussi, de la joie, la lumière, le reflet, ça donne toute une autre dimension justement à à à votre travail. Et puis donc, il y a cette exposition Cosmos à à Avignon, hein, une dizaine de sites 250 œuvres.

Voici d'ailleurs le livre dans lequel on retrouve les aquarelles, vos aquarelles euh qui représentent euh ces œuvres euh qui est donc ce livre qui est donc publié à l'occasion de cette exposition dans un site bien particulier. Frédéric, oui, le palais des papes. Alors, vous dites que c'est assez intimidant.

C'est vrai quand on arrive comme ça et vous avez réfléchi pour installer votre œuvre, pour développer votre concept. Vous avez pensé au au poète Florentin Péarc ? Euh oui, parce que en fin de compte cette ville, elle est très lourde.

C'est une ville, c'est la ville du politique, c'est la ville du religieux. Donc, mais il y a une autre figure qui est celle du poète et qui enlève tout, qui rend cette ville plus légère, qui rend cette envie de voyager, d'aller d'un lieu à l'autre. Comment vous a-t-il aidé ?

Vous avez pensé à ces poèmes ? C'est ça. J'ai pensé surtout à la forme poétique qu'il a créé qui sont ces sonnets qui ont aspiré des artistes aussi différents que Michelange jusqu'à Shakespeare Pasolini aussi.

Donc c'est un un poète qui a créé cette forme poétique et qui m'a permis de construire cette expression comme des sonnets. En fin de compte, on va d'un sonnet à l'autre où je raconte un peu comme lui toujours la même histoire mais de façon différente. D'ailleurs, il y a une dizaine de sites mais c'est la même exposition.

C'est une exposition, une grande exposition. C'est une grande exposition sur tous ces lieux et c'est la première fois en France qu'une ville permet à un artiste d'investir tous ses lieux iconique et tous ces musées surtout. Quand on parle dans vos œuvres, on a le sentiment que vous aimez ce qui brille quand même.

Est-ce que c'est le cas ? Et oui, pourquoi ? Alors, c'est pas tellement ce qui brille.

Moi ce que j'aime c'est ramener une image positive du monde, une image joyeuse, merveilleuse et j'aime que les gens s'échappent et qu'il s'échappe de la réalité qui est parfois très sombre et que ce durant ce temps de rêve de suspendu, qu'il se reconstruise, c'est ça le Il y a cette exposition Cosmos sous les fantômes de l'amour Avignon. Il y a une autre exposition à Cann où là vous jouez beaucoup sur à la fois le bleu, le doré. Euh, ce sont des deux deux expositions qui sont simultanées toutes les deux dans le sud de la France.

Elles se répondent en quelque sorte. Est-ce qu'il faut euh Oui, complémentaire. Elles sont complémentaires.

Celle de Cann est beaucoup plus intime. C'est un musée qui vient d'ouvrir donc qui est sur la Croisette. On a ouvert ça pendant le festival de Cann qui était assez amusant et ce qui m'a donné l'occasion de faire ce titre qui s'appelle Poussière d'étoil de faire un peu de jeu de mot avec les stars qui étaient autour de moi.

Et c'est oui deux façons de voir les œuvres. Autant à Cann, on est dans les œuvres, on est dessus, autant à Avignon, on est dans cette espèce de théâtralité constante et dans ce parcours, dans ce mouvement. Et puis cet univers merveilleux qui est le vôtre, c'est aussi le nôtre à nous Parisiens et pas seulement d'ailleurs aussi très largement au touristes, je pense évidemment à la bouge métropalais royal euh réinventé il y a presque presque 30 ans, un peu plus de 25 ans 99 25 ans 2000.

Euh est-ce que vous aviez l'idée à ce moment-là, c'est devenu un un des monuments les plus euh photographiés euh de Paris par tous les touristes. Est-ce que à l'époque lorsque vous avez euh réalisé cette œuvre, c'était une œuvre qui avait vocation à être justement euh pérenne ? Et euh alors pérenne, oui, euh à cet endroit non, c'est-àdire qu'on a l'endroit s'est imposé de lui-même avec la RAT puisque c'est une commande de la RATP et c'est devenu un petit monument dans Paris.

C'est le seul qui reste de l'an 2000 en fin de compte. Donc ça fait 25 ans comme les 25 ans d'Avignon aussi qui fêent ces 25 ans de ville culturelle européenne. Et donc donc c'est vraiment beaucoup d'anniversaire.

Oui, cette année depuis plus de 30 ans, la voix r poésie d'Arthur enfonte un chanteur singulier, mais c'est surtout un artiste aux multiples talents, auteur, compositeur, peintre, comédien et bien d'autres et à l'imagination sans limite. Bonsoir, bienvenue. Vous nous entraînez dans cet album dessiné par l'illustrateur Alfred dans votre univers bien à vous he c'est une balade jouissive dans un monde un peu un peu foutra.

On vole, on saute, on court, on folâtre quoi. Bien sûr, on chante aussi sur terre, sur mer, dans les airs. La solidité du rêve, c'est le titre de cet album dessiné paru chez chez Casterman.

Pourquoi la solidité du rêve Arthur ? Pour vous, les les rêves sont quasiment plus solides, sont plus solides que le réel que la réalité. Bah, tout autant parce que en tout cas la réalité est faite de rêve et d'imaginaire.

Je pense qu'on est des êtres très psychiques et que l'imagination et le rêve sont juste la façon qu'on a de communiquer avec le réel en général. Et votre inspiration artistique des fois vous la trouvez dans vous la puisez dans vos rêves paroles multi Ça arrive. Ouais, ça arrive des c'est assez rare mais ça m'est arrivé de composer des là pour le film ange dans lequel j'ai joué bah il y a un grand thème à la fin et je l'ai entendu en rêve.

Je me suis réveillé avec cette mélodie et je me suis précipité à mon piano. Je l'ai Tu as donné une chanson que vous avez composé ensuite ? Le thème final du film.

Ouais. Ouais, je l'ai vraiment entendu dans un rêve. C'est c'est assez troublant.

Alors, au fil de cette balade, donc on vous suit, on suit les personnages qui volent d'ailleurs souvent sont des personnages volatiles, hein, le rêve vol. Et et on voit d'ailleurs apparaître aussi la figure de votre père, Jacky Gelin, euh en astronaute, en cosmonaute. Euh ce qui avait d'ailleurs donné un titre, hein, cosmonaute périfie.

Je propose d'écouter un extrait tête est resté làhaut dans l'univers. [Musique] Papa est cosmonaute. Un très bel astronaut.

Papa est cosmonaute. Est-ce que votre père aujourd'hui il continue de de vous inspirer dans votre musique, dans votre processus créatif de manière générale ? Bah moi, j'ai une thorée là-dessus.

Je pense que les gens qui sont décédés, qui sont plus là, continuent de vivre en nous en fait. Ils ont leur propre vie qui est la plus psychique et tout ça. Donc mon père est est en moi.

Ouais. Ouais, bien sûr. Ouais.

Je le je le je le convoque parfois surtout sur scène comme c'était quelqu'un vraiment de la scène du du des fois je me dis tiens il il est là il est avec moi. Esprit est-tu là ? Esprit est là.

Pourquoi est-ce que tous ces personnages volent ? quasiment hein, le rêve est très volatile, les personnages sont très volatiles dans votre Allemagne. Le le rêve, c'est forcément s'envoler, planer, prendre de la hauteur.

Oui, c'est une image de liberté. C'est c'est vrai qu'il y a des rêves effectivement où on s'envole et et du coup, on ressent une espèce de sensation extraordinaire de légèreté et de liberté. Donc, c'est une espèce de parabole. et et on voit justement aussi ces mélodies qui s'envolent en quelque sorte et qui ces textes plutôt qui s'envolent pardon et qui attendent leur mélodie he ces vols de chanson sauvage.

C'est c'est qu'est-ce que c'est exactement ? Parce que ça aussi c'est une démarche c'est une idée de que je trouve très très belle ou ça part aussi d'une discussion qu'on avait eu sur une chanson de Léonard Cohen qui s'appelle Tower of Songs où il dit qu'il y a une chans une une espèce de tour comme ça où il y a des êtres invisibles qui fabriquent toutes les chansons du monde et que lui quand il écrit une chanson, il se connecte à cet espace et qui reçoit les chansons qui encore une fois une parabole mais qui une parabole qui a été décrite par beaucoup d'artistes quand même et de scientifiques aussi. Alfred nous décrit comme ça dans un paysage et tout d'un coup il y a des chansons qui tombent du ciel qu'on attrape au vol.

C'est une c'est c'est une image très poétique. C'est le sentiment que vous avez vous-même dans votre processus créatif quand vous vous avez l'impression parfois qu'une chanson ou qu'une mélodie vous arrive d'ailleurs du c'est vrai que c'est assez trop blanc, je dois dire. Parfois effectivement on est là, il suffit d'être dans le bon état de réceptivité, d'être prêt en fait d'avoir une certaine forme d'enthousiasme aussi de de joie.

ça aide beaucoup et tout d'un coup il y a quelque chose qui apparaît qui est de l'ordre d'une d'une révélation don je sais pas d'où ça vient ça vient du subconscient ça vient d'ailleurs, ça vient d'une émotion je sais pas il faut lire la solidité du rêve on mesure la la le caractère indispensable du rêve justement pour avancer pour respirer en quelque sorte en tout cas ça donne de l'énergie c'est un un livre très fantaisiste mais ce genre de fantaisie comme ça qui a un peu de sens ça donne du du cœur je trouve merci Arthur un dessin de notre ami Louison Alors Arthur, vous êtes le héros d'un grand dessinateur qui est Alfred. Voici un autre héros d'un grand dessinateur, un certain tintin qui veut bien échanger votre BD contre les bijoux la cass Guillaume L. Bonsoir.

Installez-vous. Bonsoir à vous. Vous avez vous payz ce magnifique album Resto Routier aux éditions Webbec.

C'est c'est plein phare he on le voit dès le dès le dès la première dès la couverture. Alors vous êtes allé à la rencontre de nos restaurants routiers de notre pays. Il y en a encore 700.

Aujourd'hui il y en avait 4000. Ça a beaucoup baissé. Vous en avez arpenté plus d'une centaine.

On vous avait reçu sur ce plateau pour les rades. Vous aviez fait un album, c'était il y a 2 ans. C'était formidable.

D'ailleurs, ça ça a connu un très grand succès he les rades. Donc tous ces tous ces cafés, ces bistro qui disparaissent aussi, qui n'ont plus la même patine aujourd'hui et donc vous aujourd'hui c'est dans les restos routiers que vous êtes rendu. Pourquoi ce choix des restos routiers ?

Pourquoi ce choix ? Tout simplement parce que pendant ce Tour de France des rades où j'ai pu étraîner ma voiture, elle à la rencontre des des rades des bistr le midi, le soir pour manger, je préférais m'arrêter dans les dans les relais routiers. Oui.

Euh pour pas être seul, pour vraiment bien manger et puis aussi pour pour prendre une douche. Et et j'y voyais des scènes de vie incroyables. J'entendais des histoires vraiment qui m'ont beaucoup touché.

Par exemple, donnez-nous un exemple de de d'une personnalité parce que c'est ça, il y a des personnalités hein. Il y a même et les gens, il faut les retrouver à la fin. tellement les mettre en valeur que vous avez mis les légendes à la fin du livre.

On a voulu faire une forme de balade en France avec Catherine Barlette, la graphiste et Marie Bonman éditrice pour vraiment se promener dans les relais routiers voir toute la vie autant que qui vous a marqué dites-nous qui vous a marqué. Je pensais envoyer Catherine la chef du de la cabane bambou petit village de la de la Somme à Breille Corneau qui une chef incroyable qui fait des petits plats avec que vraiment comme elle aime elle flambe tout au cognac. C'est c'est un peu sa sa petite manière de de déhausser un peu les plats et c'est une rencontre qui m'a vraiment marqué par exemple Fréqu.

Alors on croit tous savoir ce que c'est un un resto routier, ça semble tomber sous le sens mais il y a quand même des critères relativement précis. Lesquels les critères sont un grand parking déjà pour recevoir les les camions, les douches, en tout cas les coins hygiènes pour pouvoir effectivement se se doucher. Et puis bien sûr une cuisine authentique, généreuse, copieuse entre entre 16 et 20 € généralement.

Donc c'est vraiment imbattable entrée, plat, dessert, carte rouge et café. Donc c'est voilà plutôt plutôt généreux et et bon marché pour la qualité que l'on peut avoir là-bas. Et comment vous pardon Julien, allez-y.

Je je pensais à votre technique d'immersion en fait qui est un peu particulière he parce que vous cachez votre appareil photo notamment. C'est c'est comme ça. Vous vous cachez votre appareil photo et puis vous vous discutez comme ça avec les gens en comptoir.

C'est comme ça que vous essayez de gagner leur confiance. Exactement. Je peux pas arriver dans ces lieux avec mon appareil et consommer l'image et prendre des photos.

Le terme prendre, je l'aime pas trop notamment en photographie. L'idée c'est vraiment d'avoir un échange d'abord le plus humain possible au comptoir où je je passe un petit temps ou même en quand je mange à table avec les grandes tablé de de chauffeur et ensuite à un moment donné quand il faut que j'ai fini toutes mes questions posées de de curiosité bah il s'intéresse à moi un peu plus aussi et puis c'est là où je dis que je suis pas là uniquement pour manger une tête de veau mais aussi pour capturer en tout cas l'essence du lieu par des images euh des sons des textes en tout cas des témoignages que j'essaie de récout C'est comme ça vous capturez cette photo C'est Johnny qui était Johny couverture capturé par une magnifique photo Johny aussi. Alors pourquoi lui qu'est-ce que qu'est-ce qui vous a marqué chez lui ?

C'était une belle rencontre un un midi à Labati en Savoie au restaurant routier le tarrain. H il était de passage pour prendre le café et on a tout sympathisé au comptoir et il va il a voulu me montrer sa son camion, sa cabine et à un moment donné où il est monté, je lu dit "Johnny, bouge pas Il s'est retourné, j'avais l'image de de Johnny. Ils acceptent facilement, juste ils acceptent facilement de se prêter au jeu des photos. sont surpris que je m'intéresse à leur métier, à leur environnement par qu'ils sont quand même plutôt peu considéré aujourd'hui les loin oui le temps de Max Meier, on les retrouvait en primetime sur RTL dans la 70 donc d'avoir un un photographe qui s'intéresse qui les écoute, qui leur propose de bah de réaliser une image un peu souvenir.

Ils sont ils sont plutôt ravis. Ensuite, où est-ce que vous nous emmènerez ? Dans quel routier là ce soir si on devait Ah, je vous emmènerai bien à la table d'E dans l'aube mange superbe chourrot que j'ai photographié notamment qui donne le sourire.

Merci encore d'être venu sur ce plateau Guillaume Blow resto routier et c'est vraiment une sorte de roman graphique des routiers des restos routiers d'aujourd'hui. Peut voir ça comme ça. Voilà.

Beaucoup vous encourage à y aller. Merci. Allez hop, sortez le monoil, le parasol, la glacière.

Direction la plage 55 stations Balné près d'une centaine de portraits de Breddune à Saint-Tropé. Le photographe Stéphane Gladieux, bienvenue à vous, a fait un vrai un vrai Tour de France he pour essayer en fait de mieux cerner à quoi nous ressemblons nous autres Français. On allait au bord de la mer.

C'est cet ouvrage savoureux à déguster, publié chez chez Acte Sud, à déguster sans modération. Mais d'abord Stéphane Gadie, pourquoi est-ce que vous avez choisi justement cet endroit bien précis, la plage ? Comment les l'idée vous est venue à l'esprit ?

Est-ce que c'est parce que c'est un endroit où on se ressemble tous en quelque sorte. En quoi ça qualifie justement ça identifie le français la plage ? Je sais pas si on on se on s'y ressemble tous.

Non, je pense que c'est plus un espace comment sociologique qui est unique dans le sens où on trouve tout le monde, toutes les classes sociales, toutes les tranches d'âge, toutes les couleurs de peau, tous les types de sexualité, on trouve tout le monde dans un dans un espace qui est qui est particulier parce que on y est seul avec tout le monde. Est-ce qu'on pose exactement de la même façon selon les les endroits ? Par exemple, on va voir deux photos successives, l'une a prise à Marseille et puis l'autre à la Baule.

Est-ce que les gens que vous avez rencontrés posent de la même façon à Marseille là, je crois que c'est Oui, c'est Et là, on est à cette dame habillé en rose à la Baule. Est-ce qu'il y a pas déjà une différence simplement ? En fait, je pense que les gens moi je les laisse libre comment dans leur portrait, je suis là pour les laisser libres.

Effectivement de je ne les dirige pas. Je j'indique simplement un endroit une marque au sol. Je suis j'utilise toujours le même procédé, même distance, même éclairage.

Simplement je choisis en règle générale, je choisis toujours le l'arrière-plan pour jouer entre cet arrière-plan et le premier plan. Vous dites que vous les dirigez pas vraiment, mais ça veut dire que eux ils sont forces de proposition à ce moment-là quand ils acceptent de d'être pris en photo par vous, ils vous disent qu'ils ont envie de dégager d'eux-même. Comment ça se passe ?

En fait, en fait, je l'ai pas parce qu'elles sont très différentes ces photos, on le voit bien. Elles sont très différentes. Ce sont des gens qui sont tous effectivement comment très différents et que je croise comme ils sont.

Donc en fait, ils sont pas accessoirisés, ils sont pas stylisés. Euh je les croise comme ils sont et je leur demande s'ils acceptent d'être photographiés. Et le temps de m'installer, je prends volontairement un peu plus de temps pour les laisser effectivement se poser euh et s'installer dans leur portrait.

Sur la sur la plage, on est on est nu ou presque, enfin certains sont complètement nus, mais on va pas s'étendre sur la les vacances de Jean-Chromber. On est mais on est sur un faux pied d'égalité. C'est aussi ce que vous dites et c'est aussi d'ailleurs ce qu'on voit à travers les photos.

C'estàd qu'évidemment on n jamais totalement détaché son milieu social ou culturel selon les photos qu'on prend selon les régions. Si on va à à près d'une dans le nord par exemple ou si ou si on va au Cap Ferr on a pas exactement c'est naturel, c'est normal la même sociologie. On voit ça aussi à travers sûr bien sûr.

Et c'est ça qui est intéressant, c'est ce qu'écrit d'ailleurs Christophe Granger, le le le sociologue historien qui qui écrit "C'est une saison des apparences." Ouais. Euh effectivement, on va on va en vacances, on va choisir en fait euh une tenue h euh on va tenir une teinte, un style euh précis et c'est vrai que on a peut-être tous quelque part quelque chose d'archétypal et je trouve ça très form.

Oui, c'est formidable. C'est extrêmement touchant, vous l'avez dit, poétique, enrichissant aussi, on en apprend énormément sur ce que nous sommes et sur notre pays. Donc près d'une centaine de portraits, c'est chez acte sud, on allé au bord de la mer, il y a un portrait, un cliché que vous n'avez pas su saisir.

Stéphane Gadieu, heureusement Coco l'a pris. Ah ! Ah !

Les bords de mer. Bah, on a tous reconnu Jean. Frédéric, votre histoire de la semaine, elle le confirme, nous le savons tous, mais surtout Pascal Blanchard.

Le sport, sa conserve. C'est ce dont témoigne le parcours d'un homme qu'on présentait comme le plus vieux marathonien du monde. Un athlète britannique d'origine indienne.

Il s'appelait Foding. On le surnommait la tornade au turban, le turban parce qu'il était de religion sique. Et il est décédé lundi dans son village natal en Inde, mort accidentellement fauché par une voiture à l'âge de 114 ans.

La fin d'une existence dont tout le monde s'accorde à dire qu'elle aura été exceptionnelle. Il est né le 1er avril 1911 et c'est sur le tard, comme on dit vraiment sur le tard, à près de 85 ans qu'il s'est mise à la course à pied, chose qui lui a longtemps été impossible. Jusqu'à ses 5 ans, le petit Fodja était même incapable de marcher.

Il manquait de force dans les jambes et il était si malingre que dans son village, on se moquait de lui en le surnommant bâton. Jamais scolarisé, il devient par la suite fermier. Puis chef de famille, il aura cinq enfants dont une fille qui sucombera en accouchant trois des quatre autres émigrant suite au Canada et au Royaume-Uni tandis que Fodjassing reste en Inde et tape du Penjab avec sa femme et Couip leur dernier fils.

Il a 81 ans quand sa femme décède. Il pense alors qu'il va rapidement la rejoindre et pourtant la vie continue comme son quotidien de fermier. Les travaux dans les champs avec son Benjamin Couep.

Mais à jour de 1994, alors qu'ils sont en train de réparer un fossé d'irrigation, surgit une forte tempête de mousson. Les deux hommes n'ont pas le temps de se mettre à l'abri et non loin d'eux, le toit en tôle d'un bâtiment s'envole. Il s'abat sur Coued Deep et le décapite.

Suite à ce nouveau drame, Fujassing craint un temps de devenir fou. Il a perdu sa fille, sa femme, maintenant son fils. Et c'est à ce moment-là pour ne pas devenir fou qu'il prend la décision de partir s'installer chez son aîné. dans la banlieu de Londres où pour garder la forme, il se met alors à courir avec un groupe de la communauté SC et Fjassin court bien étonnamment bien pour son âge, il fait montre d'une endurance incroyable qui lui permet de faire son premier marathon à l'âge de 89 ans.

C'était celui de Londres et son entraîneur raconte que la tornade au turban pensait au départ que cette course de 26 miles était une course de 26 km, ce qui ne l'a pas empêché malgré tout d'en venir à bout et d'effectuer les 42 km en 6h52 minutes battant de près d'une heure le précédent record des plus de 85 ans. Il explose ensuite le record de l'homme le plus rapide à courir à marathon à plus de 90 ans. Puis à plus de 100 ans, le record de l'homme le plus âgé a terminé un marathon.

Il y en a jamais eu d'autres. Des hommes de plus de 100 ans à terminer un marathon. Des exploits toutefois non homologués par le fameux livre G Guiness des records.

Fa ne disposant pas de certificat de naissance permettant de prouver officiellement son âge, pour autant ses performances. marathon de New York, marathon de Toronto, marathon de Hong Kong lui valent une popularité mondiale. Popularité telle qu'il porte à deux reprises la flamme olympique et qu'en 2004, il devient l'image d'Adidas au côté de David Beckham et de Mohamed Ali quand la marque lance une campagne de pub autour de son slogan "Rien n'est impossible".

Rien n'est impossible. Le parcours de Fodjassing en a été l'illustration et c'est une pluie d'hommage qui a suivi l'annonce de sa mort lundi jusqu'au premier ministre indien salant une personnalité unique qui a inspiré la jeunesse de son pays sur un sujet très important la forme physique. Une forme que le centenaire disait tenir de son régime alimentaire rigoureux.

Jamais d'alcool, jamais de viande mais énormément de la caillah de thé au gingembre et de ladou. une petite pâtisserie indienne au sirop de sucre. Voilà donc pour les préconisations culinaires.

Mais cette histoire nous offre évidemment bien plus. Elle nous montre que le corps est un trésor qui, si on l'entretient, est en mesure de réaliser des merveilles. Elle nous montre qu'il n'y a pas d'âge pour progresser, pour se réinventer, pour reprendre en main son existence, pour se lancer de nouveaux défis.

Elle nous montre que 90 ans, ce n'est pas forcément la fin de tout, que ça peut même être un commencement et que la persévérance permet parfois de se relever du pire. Fa Jassing le disait lui-même. De mes tragédies sont né finalement beaucoup de succès et de bonheur.

C'est ce qu'on appelle la résilience, une sacrée leçon de vie. Quelle belle histoire. Merci pour cette belle histoire de la semaine.

Frédéric Pomier. Vous avez raison. Vous avez entendu Pascal Blanchard, 89 ans, c'est un début.

Merci Frédéric. Et comme le dit si bien Tho Soulsier, l'important c'est de participer. H h Comme tous les coureurs, le plus vieux marathonnin du monde avait une montre connectée qui lui a dit "Vous êtes arrivés". [Musique] Bonsoir Benjamin.

Aux États-Unis, un sénateur a récemment tenu un discours de 25h nouveau record du monde de la tartine. 25h 5 minutes de Jacquance continue. Tal est le tour de force réalisé par Cory Booker le 31 mars dernier devant ses pères et en direct sur TikTok, soit 1 heure de mieux que le précédent record de 1957.

Exploit d'autant plus étonnant que le sénateur ne cherchait ni à ralentir les débats ni à repousser un vote, mais simplement par son discours à se dresser tel un rempart devant la politique du gouvernement Trump. Un jour et une heure à tenir le crachoir, donc sans jamais ni quitter son pupitre ni s'asseoir puisque telles sont les règles de l'exercice. Forcément, ceux d'en face n'ont pas manqué de se gosser, ont traité book de Spartacus à 2 dollars, de Robin, des blablas.

À l'inverse, côté démocrate, on revit. Le marathon du sénateur a galvanisé les troupes. Le comble sa qu'aussitôt terminé son topo.

Cory Booker a dû, c'est normal, répondre à des interviews sans fin. Alors qu'il a évoqué dans son allocution des sujets souvent profonds de la coupe des budgets jusqu'à son propre parcours au sein d'une famille discriminée, les journalistes sont revenus sur une question, une seule, celle fondamentale que tout un chacun se pose. Pour tenir aussi longtemps sans ressentir le besoin d'une pause, le sénateur a-t-il utilisé oui ou non une sonde urinaire voire des couches ?

Et bien ni sonde ni couche, Cory Booker s'est simplement abstenu d'avaler quoi que ce soit dans les 24 heures précédents son speech. Évidemment sur la fin, les cramp l'ont rattrapé puis les douleurs musculaires et la migraine pourtant anticipé à coup d'bropè ce qu'il faut souffrir pour réveiller la démocratie. Et encore, je ne parle pas du supplice de la bouche sèche.

Autre problème de ceux qui choisissent de s'abstenir de bois pour monopoliser le micro. [Musique] Merci Benoît Forjar. Merci à vous de nous avoir suivi chers amis.

On se quitte en musique avec un clin d'œil aux plages de notre invité photographe sur la planche du groupe La femme. Vous l'entendez. Je vous retrouve demain à 20h05 pour le club international de 28 minutes.

Tchus. [Musique] dans le sable. [Musique]