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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 4 septembre 2017 25 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Code du travail : "Ces ordonnances s'inspirent de ce que nous avons toujours prôné", affirme Nadine Morano

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Qu'en pensez-vous de la réforme du Code du travail ?

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette réforme va dans le bon sens ?

  • 1:12RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça va dans le bon sens ?

  • 1:35FerméeRéponse directe

    Donc la forme et le fond, ça vous va ?

  • 2:24OuverteRéponse directe

    La droite s'est divisée au Parlement, qu'en pensez-vous ?

  • 3:23RelanceRéponse directe

    Vous essayez de minimiser votre accord sur la réforme du Code du travail ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:23InvitéFait
    « ces ordonnances s'inspirent de ce que nous avons toujours prôné en termes de réformes du Code du Travail. »
  • 1:59InvitéFait
    « ce qui va permettre de booster un peu le marché du travail, c'est également tout ce qui concerne la formation professionnelle qui est importante. »
  • 4:56InvitéChiffre
    « 10 millions de voix pour Marine Le Pen, 3 millions de bulletins blancs, 13 millions de personnes qui sont abstenues. »
  • 5:29InvitéFait
    « le groupe Les Républicains est le groupe le plus important. »
  • 6:36InvitéFait
    « Donald Trump est sorti des accords sur le climat. »
  • 6:45InvitéFait
    « Il circule, il fait une tournée européenne sur la directive des travailleurs détachés. »
  • 6:50InvitéFait
    « Il critique la France lorsqu'il est en Roumanie, ce qui ne se fait absolument pas. »
  • 10:30InvitéFait
    « Il est inacceptable que notre parti soit dirigé par des gens ambigus sur un sujet aussi stratégique que cette élection présidentielle. »
  • 11:11InvitéFait
    « ce que disait Laurent Wauquiez à l'époque, c'était qu'il fallait faire battre Marine Le Pen. »
  • 11:57InvitéFait
    « le repli identitaire sont nos ennemis qu'ils pratiquent. »
  • 12:30InvitéFait
    « ceux qui sont contre les quotas d'immigration, qui étaient dans le programme de François Fillon, qui a été soutenu d'ailleurs par Valérie Pécresse, par tant d'autres, c'était dans le programme de François Fillon. »
  • 13:52InvitéFait
    « ce qui a fait le grand succès de Nicolas Sarkozy, c'est qu'il savait faire débattre en 2007. »
  • 19:26Invité politiqueFait
    « Est-ce qu'il ne vaut mieux pas couper le cordon ? »
  • 22:55InvitéFait
    « Moi, je suis totalement opposée aux primaires. »

Temps de parole

  • Invité60 %
  • Nadine Morano20 %
  • Invité 29 %
  • Présentateur6 %
  • Invité 32 %

10,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

L'interview politique de France Info en effet avec notre invitée Nadine Morano ce matin. Jean-Michel Apathy.

0:11
Nadine Morano

Bonjour Nadine Morano. Bonjour. Votre parti Les Républicains entre à nouveau en campagne électorale. Vous allez à nouveau choisir un président. Voilà, ça c'est l'avis démocratique de votre parti. On va en parler. Mais avant, nous voulions recueillir votre analyse des 100 premiers jours d'Emmanuel Macron. Partons de quelque chose de concret, la réforme du Code du Travail. Qu'en pensez-vous, vous en particulier chez Les Républicains en général ? Hier dans le journal du dimanche, l'ancien ministre du Travail de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, disait ceci. Je demande à mes amis parlementaires de la droite et du centre de reconnaître que cette réforme va dans le bon sens.

Il vous le demande Nadine Morano. Est-ce que cette réforme va dans le bon sens ?

0:49
Invité

Bon d'abord je voudrais souhaiter une très bonne rentrée à tous ceux qui nous écoutent et qui sont sur le chemin de l'école, aux enseignants, aux parents et aux enfants.

0:55
Nadine Morano

Ça c'est le talent du responsable politique qui n'oublie personne.

0:57
Invité

Non mais c'est vrai, c'est toujours un moment émouvant. Nous sommes parents, maintenant moi, grands-parents, grand-mères, avec cette rentrée scolaire qui nous touche tous, tous les citoyens. Donc maintenant pour répondre à votre...

1:12
Nadine Morano

Est-ce que ça va dans le bon sens ? Je demande à mes amis de le reconnaître.

1:15
Invité

Oui mais il n'y a pas besoin de nous demander de le reconnaître. On est capable de faire notre propre analyse, surtout qu'on voit bien que dans ces ordonnances, ces ordonnances s'inspirent de ce que nous avons toujours prôné en termes de réformes du Code du Travail. Ce que je trouve dommage, puisque moi j'ai toujours été favorable aux ordonnances.

1:35
Nadine Morano

Donc la forme et le fond, ça vous va ?

1:37
Invité

Sur les ordonnances, moi j'étais totalement favorable parce que je pense qu'il y a urgence à transformer notre pays. Ensuite, quitte à passer aux ordonnances, je pense qu'il aurait pu aller plus loin. Alors ça va dans la bonne direction. Si j'étais parlementaire, je les voterais, je le dis. Mais je pense que par exemple, s'agissant des seuils, nous aurions pu aller plus loin. Et puis on sait très bien que ce qui va permettre de booster un peu le marché du travail, c'est également tout ce qui concerne la formation professionnelle qui est importante. On sait très bien qu'on a un différentiel entre les besoins en main d'œuvre. Et pourtant, Pôle emploi fait des études chaque année.

On sait très bien quels sont les besoins en main d'œuvre dans toutes nos régions, dans tous nos territoires.

2:20
Nadine Morano

Une réforme de la formation professionnelle va être faite, annonce le gouvernement. Ce qui est intéressant, c'est que la droite s'est divisée au Parlement en deux groupes. Finalement, tout le monde est d'accord à droite pour dire que c'est bien ce qui se fait. C'est curieux quand même.

2:37
Invité

Mais vous savez, nous avons toujours pratiqué de cette façon. Lorsque François Hollande était président de la République, s'agissant des textes sur la sécurité, nous les avons votés. Donc je veux dire, quand vous êtes parlementaire, on n'est pas là pour faire une opposition qui serait une opposition qui ne prend pas en compte l'intérêt général du pays et vos propres convictions. Donc nous l'avons déjà fait. Tout comme quand nous étions nous-mêmes au pouvoir, je me rappelle des textes avec Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre d'Intérieur, nous acceptions aussi beaucoup d'amendements venus de l'opposition.

Ça fait partie, je dirais, de l'organisation parlementaire, de pouvoir travailler ensemble sur des textes sur lesquels on est en accord.

3:23
Nadine Morano

Vous essayez de minimiser votre accord sur la réforme du Code du Travail ? Non, pas du tout.

3:27
Invité

Non, mais quand on parlait de deux groupes, non, il y a ceux qui ont un pied dedans, un pied dehors, ceux qui ont bien avant les élections, choisi de soutenir les candidats de M. Macron, voulu partir chez M. Macron, mais pas tout à fait. Vous ne les avez pas beaucoup entendus d'ailleurs au cours de cet été, lorsque le bilan de l'action du président de la République, là vous me parlez des ordonnances, mais enfin il y a eu quand même quelques semaines et quelques mois d'action du président de la République, lorsqu'il y a eu la crise avec le général de Villiers, vous ne les avez pas entendus. Lorsqu'il y a eu cette annonce de la baisse des APL, vous ne les avez pas entendus.

Lorsqu'il y a eu des crises un peu diplomatiques, ou des prises de positions un peu hasardeuses du président de la République, vous ne les avez pas entendus non plus.

4:14
Nadine Morano

Il manque de courage ? Les constructifs, là ?

4:18
Invité

Je pense qu'ils devraient faire un choix clair et net. Ils l'ont fait, ils soutiennent Emmanuel Macron. Donc à partir dans le groupe En Marche.

4:28
Nadine Morano

Ils annoncent qu'ils quitteront sans doute votre parti.

4:30
Invité

C'est bien parce que de toute façon ils n'y sont plus.

4:31
Nadine Morano

Et sans jour d'Emmanuel Macron, ça vous a séduit quand même ? Vous trouvez qu'il se passe quelque chose ou pas ?

4:36
Invité

Non, ce qui m'a surtout... Vous savez, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec lui au Parlement européen lorsqu'il est venu à la cérémonie d'hommage à Helmut Kohl. Et je lui ai dit, vous targuez de faire une nouvelle politique. Mais la réalité, c'est que vous avez été élue dans un contexte très particulier, face à Marine Le Pen, avec un taux d'abstention record, un nombre de bulletins blancs record, 10 millions de voix pour Marine Le Pen, 3 millions de bulletins blancs, 13 millions de personnes qui sont abstenues.

Si vous aviez fait une nouvelle politique, vous auriez dû décider, après les élections législatives, de faire un contrat de gouvernement en discutant avec l'opposition sur la base de 4 réformes majeures.

5:14
Présentateur

Mais y a-t-il encore une opposition ? Oui, avec qui ? C'était qui l'opposition ? Avec qui ? Pardon, pardon.

5:19
Invité

Mais vous savez, on nous annonçait un raz-de-marée en marche, on nous annonçait un groupe Les Républicains totalement écrasé. Non, le groupe Les Républicains est le groupe le plus important. Il constitue cette opposition. Oui, on ne va pas refaire à cette histoire-là. Non, mais on ne va pas la refaire, mais sauf que qu'est-ce qu'il a fait ? Il a été débauché des gens, il a fait des réformes à petits pas, même les ordonnances, il aurait pu aller beaucoup plus loin, sur la scène diplomatique.

5:47
Présentateur

Est-ce qu'il fait déjà un gouvernement d'ouverture, pourrait-on dire ? Donc c'est une critique ?

5:52
Invité

Non, mais ce n'est pas un gouvernement d'ouverture. C'est la vieille recette. Le Premier ministre appartient à quel parti ? Il vient de quel parti ? C'est la vieille recette. Mais vous savez que son origine, c'est qu'au départ, il était au Parti Socialiste, Edouard Philippe, ses origines... Ah ! Bon, tant qu'il était tout petit ! Oui, mais ses origines, ce n'est quand même pas les origines de droite. Bon, voilà. Donc il est retourné à ses premiers amours. Non, mais pour parler un peu de la présence d'Emmanuel Macron, sur la scène internationale, bon, quels sont ses succès diplomatiques ? On nous dit, voilà, ça donne une meilleure image à la France.

Alors c'est vrai, d'un point de vue esthétique, ça donne une meilleure image à la France. Mais après, à part de la diplomatie d'apparence, quels sont ses résultats ? Donald Trump est sorti des accords sur le climat. Il circule, il fait une tournée européenne sur la directive des travailleurs détachés. Il critique la France lorsqu'il est en Roumanie, ce qui ne se fait absolument pas. Donc il a une maladresse vis-à-vis de la Pologne qui est quand même assez détestable. Je veux dire, ce n'est pas comme ça qu'on fait de la diplomatie. Donc il faut qu'il fasse attention à ce problème un peu d'arrogance.

7:00
Présentateur

Nadine Morano, vous restez avec nous. Il est 8h40, voici l'Essentiel de l'Info avec Lorrain Sénéchal.

7:04
Invité

L'enquête sur la disparition de Maëlys relancée par la police scientifique. Après la découverte de l'ADN de l'enfant sur l'un des scellés, un suspect est mis en examen et écroué. C'est un homme de 34 ans qui avait déjà été placé en garde à vue puis relâché. La petite fille de 9 ans a disparu lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin en Isère il y a plus d'une semaine. Emmanuel Macron assiste à la rentrée des classes. Ce matin en Moselle, le président se déplace dans une école de Forbach. Près de 13 millions d'élèves font leur rentrée à partir d'aujourd'hui. Et plusieurs syndicats d'enseignants appellent à des grèves ciblées dans certains départements.

Les Etats-Unis prêts à se défendre, y compris en utilisant l'arme nucléaire après l'essai nord-coréen. La présidence américaine l'affirme dans un communiqué. Pyongyang a testé hier la bombe la plus puissante de son histoire, estimée à 50 kilotonnes, plus de 3 fois Hiroshima par Séoul. 0 à 0 contre le Luxembourg. Mauvais résultat des Bleus du football hier soir à Toulouse. L'équipe de France est menacée par la Suède, revenue à un point seulement dans la qualification pour le Mondial 2018.

8:12
Présentateur

Jean-Michel Apathy.

8:13
Nadine Morano

Donc votre parti Les Républicains. Nadine Morano va élire un nouveau président. Le scrutin se déroulera le 10 et le 17 septembre prochain. Décembre.

8:22
Invité

Décembre, décembre.

8:23
Nadine Morano

J'ai dit septembre, décembre. Vous avez raison, parmi cinq candidats aujourd'hui connus, parmi eux un favori évidemment, Laurent Wauquiez qui était hier, je ne me souviens plus du nom de la montagne qu'il gravit. Au Mont Mézingue. Au Mont Mézingue, voilà. Et nous écoutons Laurent Wauquiez.

8:38
Invité

Je ne me renierai pas, je ne trahirai pas vos valeurs, parce que j'en ai assez que la droite marche à l'ombre, je suis de droite et je ne vois aucune raison que nous nous exclusions de nos valeurs.

8:54
Nadine Morano

J'en ai assez que la droite marche à l'ombre, avec Nicolas Sarkozy, il ne marchait pas à l'ombre la droite. Ah non, il y avait une belle dynamique.

9:03
Invité

Non, mais c'est vrai que nous avons traversé...

9:05
Nadine Morano

Vous le soutenez, pour être clair.

9:06
Invité

Oui, oui, je soutiendrai Laurent Wauquiez. Moi, je partage sa ligne politique. On est en face sur beaucoup de sujets. Non, mais il faut le dire, on a traversé des périodes difficiles. La preuve, c'est que nous avons perdu une élection imperdable. Nous avons, après, perdu les élections législatives. Nous avons connu une guerre des chefs destructrices. Et aujourd'hui, il faut reconstruire, rebâtir. Et je pense que ce ne sont pas ni nos idées, ni nos valeurs qui ont perdu, mais cette campagne désastreuse qui a été menée. Voilà.

9:40
Nadine Morano

C'est la vote de François Fillon, ça on l'a beaucoup dit.

9:42
Invité

Je l'ai dit, même ici, chez vous. J'avais appelé à son départ. Bon, ça n'a pas été le cas. Et d'ailleurs, ceux qui l'ont incité à rester portent aussi une lourde responsabilité dans la défaite qu'on a eu à subir. Et je pense que ce ne sont pas nos idées qui ont perdu, mais bien le candidat que nous avons soutenu.

9:58
Nadine Morano

Donc, il faut rassembler, dites-vous, et Laurent Wauquiez vous paraît être celui qui est le mieux à même de rassembler. Laurent Wauquiez est un personnage ou une personnalité contestée à l'intérieur même des Républicains. Alors, il y a différents procès faits à Laurent Wauquiez. Mais celui qui revient là avec insistance a été formulé dès le mois de mai par Jean-Pierre Raffarin dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle. On écoute l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

10:21
Invité

Il est inacceptable que notre parti soit dirigé par des gens ambigus sur un sujet aussi stratégique que cette élection présidentielle. Quelqu'un qui a proposé, alors qu'il pourrait être candidat à un amie à politique, le vote blanc, pour moi, il ne peut pas être notre leader. Et donc, deux choses d'une, on trouvera une autre solution, on ne sera pas dans le même parti.

10:41
Nadine Morano

Il parle de Laurent Wauquiez qui n'avait pas voulu dire, je vais voter Emmanuel Macron contre Marine Le Pen, le vote blanc me va très bien. C'était une faute politique à l'époque qu'a faite Laurent Wauquiez ?

10:49
Invité

Non, moi, j'étais totalement d'accord avec cette position. Vous avez voté blanc ? Non, moi, j'ai voté pour Emmanuel Macron.

10:55
Nadine Morano

Pas lui.

10:56
Invité

Et c'est son choix.

10:57
Nadine Morano

Il est d'accord avec sa position, mais il n'avait pas fait comme lui.

10:59
Invité

C'est curieux. Bien sûr, parce qu'en fait, quand nous en avons débattu, la position était évidemment que ceux qui souhaitaient voter pour Emmanuel Macron puissent le faire, que ceux qui souhaitent voter blanc puissent le faire. Et ce que disait Laurent Wauquiez à l'époque, c'était qu'il fallait faire battre Marine Le Pen. Donc, voilà, il n'y a pas du tout d'ambiguïté. Et puis moi, je ne crois pas aux consignes de vote.

11:21
Nadine Morano

Non, ce n'est pas les consignes, c'est des positions personnelles.

11:23
Invité

Oui, mais d'accord, mais je ne crois pas aux consignes de vote. On dit pas aux Français, voilà ce que vous devez faire et voilà comment vous devez agir. Chacun fait ce qu'il veut. Moi, je n'ai pas appelé, je n'ai pas donné de consigne de vote. Et chacun fait ce qu'il veut en son âme et conscient.

11:33
Nadine Morano

Mais du coup, on reproche aujourd'hui à Laurent Wauquiez une espèce de possible proximité avec le Front National.

11:39
Invité

Oui, cette espèce d'obsession. Certaines dirigeantes du Front National. Cette espèce d'obsession de quelques personnalités chez nous du Front National, du parti politique, je pense que ça devient un peu exaspérant. Et quand j'entends par exemple certaines personnes parler de repli identitaire, mais pardon, mais le repli identitaire sont nos ennemis qu'ils pratiquent. C'est les islamistes qui pratiquent le repli identitaire. Je n'ai jamais entendu parler de repli identitaire au sein de ma famille politique. Ma famille politique, c'est la liberté, mais c'est aussi l'autorité, c'est le respect de la France. C'est ces valeurs-là que nous défendons.

Et je n'ai jamais entendu quelqu'un chez Les Républicains dire autre chose. Mais que ceux qui sont contre les quotas d'immigration, qui étaient dans le programme de François Fillon, qui a été soutenu d'ailleurs par Valérie Pécresse, par tant d'autres, c'était dans le programme de François Fillon. Qui ne veut pas lutter contre les islamistes ? Je veux dire, c'est ce que nous prenons chez nous.

12:40
Présentateur

Il y a un autre procès qu'on fait régulièrement à Laurent Wauquiez, c'est le côté girouette. C'est-à-dire qu'il change souvent d'avis. Alors, vous soutenez quel Laurent Wauquiez ? Celui qui a fait ses classes avec Jacques Barraud ? Pro-européen, humaniste, centriste ? Ou celui qui dénonce l'assistanat et qui est quand même classé à droite de la droite ?

12:58
Invité

Je ne sais pas ce que c'est que d'être classé à droite de la droite. Moi, je me sens de droite. Ce n'est pas tout à fait ma question. Oui, mais c'est ma réponse.

13:03
Présentateur

Vous avez renvoyé Édouard Philippe à son passé très, très ancien de socialiste.

13:07
Invité

Non, mais moi, je vous dis, c'est cette droite, cette droite... Laurent Wauquiez, il a été longtemps centriste. Vous savez, moi, sur certains sujets, j'ai des positions qui sont un peu plus à gauche sur les questions de société dans ma famille politique.

13:19
Présentateur

Vous changez moins d'avis que lui, quand même.

13:22
Invité

Non, mais je ne sais pas si je change moins d'avis que lui. Je pense que, d'abord, le débat fait évoluer aussi. Et puis, je dois le voir prochainement. On va discuter aussi de cette... Vous devez voir Laurent Wauquiez. Oui, de cette ligne politique. Il y a des choses qui ne vous plaisent pas dans cette ligne politique ? Non, il n'y a pas des choses qui ne me plaisent pas. Par exemple, moi, je ne suis pas pour revenir sur la loi Taubira sur le mariage pour tous, par exemple. Il faut arrêter de prendre ce point politique comme un point de fixation. Donc, moi, je ne suis pas favorable à ça. Et voilà, nous avons à discuter tous ensemble.

Vous savez, ce qui a fait le grand succès de Nicolas Sarkozy, c'est qu'il savait faire débattre en 2007, enfin, la préparation même, 2006-2007, il savait faire débattre ensemble des personnalités de sensibilité différentes. Les gaullistes, les centristes, les libéraux. On a travaillé tous les jeudis matins en commission du projet, de 9h du matin à 13h. Et on a vraiment travaillé ensemble en trouvant toujours des points de convergence. C'est ça qui nous a permis de gagner. Mais vous savez, moi, je me rappelle de Nicolas Sarkozy en 2004, lorsqu'il a souhaité prendre la présidence de l'UMP.

Et lorsqu'il était présidentiable, on va dire, les critiques que j'ai entendues sur lui à cette époque-là, et nous qui le soutenions, parce que moi, j'avais pris position très tôt pour Nicolas Sarkozy, il fallait voir ce qu'on prenait à l'époque de ceux qui appartenaient plutôt au camp des Chirakiens. Donc ça, ça a toujours existé.

14:44
Nadine Morano

Il y a un risque d'éclatement de votre parti, aujourd'hui ?

14:47
Invité

Je ne sais pas. On verra. Chacun prendra ses responsabilités. Moi, je pense que notre famille politique a un avenir, qu'elle doit se relever de ses difficultés, et que c'est tous ensemble. Et chacun doit faire des efforts. Vous savez, on n'est pas là pour partir en vacances ensemble. On est là pour travailler au destin de la France. Alors, on n'est pas là pour réfléchir à la personnalité même d'un candidat.

15:06
Présentateur

Et vous dites, au constructif, vous leur dites, revenez, on va refaire ensemble une grande famille politique ? Ou vous leur dites, restez avec Emmanuel Macron ?

15:15
Invité

Mais eux, ils ont fait leur choix.

15:18
Présentateur

Ce sont plusieurs dizaines de députés, quand même.

15:19
Invité

Non, mais ils ne sont pas nombreux, mais ils ont fait leur choix. D'ailleurs, ils ne savent pas trop. Plusieurs dizaines de députés. Non, mais ils ne savent pas trop. Ça existe, vous ne pouvez pas dire. Ça existe. Non, mais ils ne sont pas deux. Non, mais je parle des nôtres. Je ne parle pas de ceux qui viennent de l'UDI. Je parle des Républicains, de notre famille politique. Et bon, ils ont fait un choix. Ceux qui regrettent, en voyant la politique qui a été menée par M. Macron au cours de cet été, et qui voudraient venir rejoindre notre famille politique, sont les bienvenus, évidemment.

15:47
Nadine Morano

Vous les avez qualifiés de traîtres, je crois. Les gens qui ont... Vous avez eu l'occasion de les qualifier de traîtres, une fois.

15:52
Invité

Oui, au Thierry Solaire.

15:53
Nadine Morano

Ce n'est pas un mot tendre, traître. Non, mais moi, je... C'est un peu violent, quoi.

15:57
Invité

Oui, mais c'est quand même une réalité. Quand vous choisissez les candidats aux élections législatives, parce que quand vous êtes membre de la Commission nationale d'investiture, et qu'ensuite, vous allez faire campagne pour des candidats en marche, contre nos candidats aux élections législatives, je pense à Gérald Darmanin, par exemple. Moi, je trouve ça profondément choquant. Quelques jours avant, il était encore à la Commission nationale d'investiture. Donc, on ne change pas de camp comme ça.

16:25
Nadine Morano

D'accord. Bon. Un mot. On a été surpris de voir la première adjointe d'Alain Juppé avec Laurent Wauquiez hier. Virginie Calmel, ça vous a surpris, vous aussi ? Vous avez beaucoup de choses en commun avec elle ou pas trop ?

16:36
Invité

Je crois que Virginie était assez opposée à la ligne d'Alain Juppé sur l'identité heureuse. Je crois qu'elle n'était pas heureuse de cette prise de position.

16:46
Nadine Morano

Certains la trouvent opportuniste en étant à côté de Laurent Wauquiez, là, dans cette séquence hier.

16:50
Invité

Écoutez, on verra, on verra. Il vaut mieux des ralliements. Quand il n'y a pas de ralliements, on dit qu'on est seul. Dès qu'il y a des ralliements, on les critique. Moi, je pense que c'est bien quand elle fait un choix. Elle fait un choix qui est quand même une ligne politique qui n'est pas celle d'Alain Juppé. Il faut être clair. Donc, elle s'est affichée très clairement. Et j'espère qu'elle restera sur cette ligne.

17:11
Présentateur

On poursuit notre discussion dans un instant avec Nadine Morano. 8h50, l'essentiel de l'info tout de suite avec Laurent Sénéchal.

17:18
Invité

Pyongyang préparerait un autre essai balistique d'après la Corée du Sud. Le régime de Kim Jong-un a testé la bombe la plus puissante de son histoire. Hier, trois fois celle qui a détruit Hiroshima, selon Séoul. Et cette charge peut armer un missile, promet la Corée du Nord. En réaction, la Maison-Blanche n'écarte pas la menace nucléaire. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir cet après-midi. Maëlys, toujours introuvable, mais un suspect a été mis en examen et écroué. C'est un homme de 34 ans qui avait déjà été placé en garde à vue, puis relâché. L'enquête a été relancée par la découverte de l'ADN de Maëlys sur un des éléments placés sous scellés.

La fillette de 9 ans a disparu il y a plus d'une semaine lors d'un mariage sur la commune de Pont de Beauvoisin en Isère. Les élèves de la France entière retrouvent ou découvrent parfois les bancs de l'école. C'est la rentrée pour près de 13 millions d'enfants et d'adolescents. Le premier syndicat enseignant du secondaire, le SNES-FSU, s'inquiète notamment de la suppression de contrats aidés et appelle à une journée d'action nationale sur France Info. Ce sera pour octobre. Le Mondial 2018 de football, les Bleus n'y sont pas encore. Match nul hier, 0 à 0 contre le Luxembourg. Et voilà la Suède qui revient à seulement un point de l'équipe de France au classement du groupe A.

18:33
Présentateur

France Info. Nadine Morano est notre invité ce matin, Jean-Michel Appétit.

18:37
Nadine Morano

Les retraités sont actifs chez les Républicains puisqu'on a appris que Nicolas Sarkozy s'est veillé de près. Ce qui se passe dans son ancien parti, il a reçu à peu près tous les prétendants. Et notamment, elle était notre invitée mercredi matin, dernier, donc il y a quelques jours. Florence Portelli, une ancienne fionniste qui est candidate à la présidence. Mercredi matin, dernier, on lui a dit, qu'est-ce que vous allez faire dans la journée ? Écoutez la réponse. Vous allez voir, vous, Nicolas Sarkozy ?

18:57
Invité

Oui, cet après-midi, moi-même.

18:59
Nadine Morano

Très bien, c'est une information. Et qu'est-ce que vous allez lui dire ?

19:02
Invité

Écoutez, je vais lui dire pourquoi j'y vais, pourquoi je compte gagner. Et puis, prendre conseil auprès de lui. Et puis, j'y vais aussi parce que c'était le fondateur de l'UMP. Et j'y vais, il a été président des Républicains, président de la République. Donc, j'y vais aussi à titre de respect et non pas à titre d'allégeance.

19:21
Nadine Morano

Est-ce que c'est bon pour vous que Nicolas Sarkozy soit toujours très actif dans ce débat politique des Républicains ? Est-ce qu'il ne vaut mieux pas couper le cordon ?

19:28
Invité

Ah non, non, parce qu'il a été président de la République. Il a exercé beaucoup de fonctions électives, sauf sénateur ou président de la région, de mémoire. Et il s'intéresse toujours à la vie politique. Et vous savez, c'est surtout, il y a beaucoup de monde qui demande à le voir. C'est surtout comme ça que ça se fait. Ce n'est pas lui qui appelle les gens pour leur dire, est-ce que vous voulez venir prendre un café ? Non, pas du tout. Il a beaucoup de demandes. Il ne reçoit pas tout le monde, d'ailleurs.

19:55
Nadine Morano

Il pourrait dire, voilà, moi, je me suis un peu retiré. Faites votre tambouille et puis je verrai après. Mais non, il est là, quoi.

20:00
Invité

Oui, il est là.

20:01
Nadine Morano

Mais est-ce que ça vous aide dans les débats ou pas ?

20:03
Invité

Oui, oui. Moi, je trouve que quand on va le voir après, je trouve que ça fait beaucoup de bien, la discussion avec Nicolas Sarkozy. Pardon ?

20:09
Présentateur

C'est votre cas récemment ? Vous avez pu le rencontrer ?

20:11
Invité

Moi, je le vois régulièrement. Je le vois régulièrement et j'aime bien aller discuter avec lui, aller échanger avec lui. J'ai été au gouvernement pendant près de cinq ans avec lui. J'en ai gardé un souvenir important. Et je l'ai vu agir. Moi, j'ai eu cette chance de le voir agir lorsqu'il était président de la République. Donc, oui, pour nous, ça reste la référence.

20:33
Présentateur

Et vous pensez qu'au fond de lui, il pense éventuellement pouvoir être un jour un recours ? C'est quelque chose qui est dans son esprit ?

20:41
Invité

Vous savez, rien n'est impossible dans la vie. On ne sait jamais. Mais bon... C'est un souhait pour vous ? Non, parce que c'est son choix personnel. Je n'ai pas à dire que c'est un choix à lui proposer.

20:51
Nadine Morano

Mais il n'a pas abandonné l'idée de refaire de la politique de manière active, d'après vous ?

20:56
Invité

Si, là, je crois qu'il n'est plus dans cette perspective-là. Il faudrait vraiment qu'il se passe quelque chose.

21:01
Nadine Morano

Un événement ?

21:02
Invité

Un événement grave en France pour qu'il revienne. Il est dans une autre vie. Mais il reste près de nous et avec nous.

21:10
Nadine Morano

Vous avez bien raison de le dire. On s'en est rendu compte hier. Parce que Laurent Wauquiez en a même fait un lapsus. On l'écoute.

21:16
Invité

Souvenez-vous ! De Nicolas Sarkozy, qui à l'époque était si critiqué, mais qui n'a jamais cédé, et qui a su réveiller la pensée de la droite face aux politiquement corrects, pour nous amener une de nos plus belles victoires, celle de 2017.

21:35
Nadine Morano

Voilà, c'est amusant. Mais en même temps, les lapsus, ils ont toujours quelque chose de plus... 2007, vous voulez-tu dire, évidemment. Oui, il voulait dire 2007. Mais il dit 2017, en fait, il dit Nicolas est toujours là, quoi.

21:45
Invité

Oui, mais parce qu'il l'a soutenu.

21:47
Nadine Morano

Est-ce que c'est bon signe ? Est-ce qu'il ne faut pas s'émanciper ? Est-ce qu'il ne faut pas tourner les pages ?

21:50
Invité

Mais on n'est pas les otages de Nicolas Sarkozy. Mais voilà, je veux dire, il y a des liens d'affection, il y a des liens politiques. Il y a cette complicité d'analyse. C'est toujours intéressant. En plus, il voyage beaucoup. Donc, ça nous permet aussi d'avoir son analyse lorsqu'il revient des pays étrangers, de la perception de la France. Donc, il continue vraiment à s'intéresser.

22:16
Nadine Morano

Et au total, ça n'a pas été une réussite. Battu après un premier quinquennat seulement, candidat à l'investiture pour les primaires battu. Au fond, le bilan n'est quand même pas extraordinaire. On peut le dire comme ça ?

22:29
Invité

Moi, je pense que ça a été un très bon président. Heureusement qu'on l'a eu pendant la crise économique et financière, d'ailleurs. Je pense qu'il n'a pas été aidé non plus par tous ceux qui l'ont entouré. On n'est jamais si bien servi que par ses propres amis. Et moi, je n'étais pas favorable à l'ouverture. D'ailleurs, on voit très bien que ceux qui n'étaient pas de notre famille politique, après, ne sont pas gênés pour aller appeler à voter pour François Hollande alors qu'ils avaient été au gouvernement.

22:53
Nadine Morano

Et battu aux primaires. C'est fini les primaires, d'après vous ?

22:55
Invité

Moi, je suis totalement opposée aux primaires. Et je pense que si on n'avait pas eu de primaire, on ne serait pas dans cet état. Donc moi, je suis hostile aux primaires. Je n'en veux plus. Je le dis très clairement. Et si on doit désigner notre candidat à l'élection présidentielle, il faut que ça se fasse par une procédure interne. Voilà. Alors, j'entends bien que chez certains de mes amis... Procédure interne. Des apparatchiks, vous le dire ? Pardon ?

23:16
Nadine Morano

Des apparatchiks qui se réunissent...

23:18
Invité

Ah non, non, non. Par un vote des militants. Par un vote des militants, des adhérents, des adhérents.

23:23
Nadine Morano

Donc une primaire, mais réservée aux adhérents.

23:25
Invité

Voilà. Mais s'il y a plusieurs candidats... Voilà. Parce que j'entends un peu une angoisse de la part de certains de nos amis, qui est de dire « Ah, mais si Laurent Wauquiez prend le parti, ça va être lui le candidat à la prochaine élection présidentielle. » En fait, c'est ça leur obsession. C'est de l'empêcher, surtout parce qu'ils se disent « Bon, si jamais il est président du parti, ce sera le candidat naturel à l'élection présidentielle. » Je pense qu'il devrait y avoir plusieurs candidats, mais c'est aux adhérents à trancher cette question.

23:53
Nadine Morano

Voilà. Et pendant que nous parlons de ces questions qui sont importantes pour l'avis politique nationale, il se passe ailleurs des choses évidemment qui sont aussi déterminantes. La Corée du Sud annonce ce qu'elle détecte là, maintenant. C'est une information qui vient de tomber. Les signes de préparatifs en Corée du Nord pour le tir d'un nouveau missile. Donc il y a là-bas des tensions qui menacent la paix du monde aujourd'hui.

24:14
Invité

Ah oui, la paix du monde aujourd'hui. Et le Conseil de sécurité des Nations Unies doit se réunir aujourd'hui.

24:23
Nadine Morano

Mais on ne sait pas trop quoi faire contre le dictateur. Nord-Coréen. On ne sait pas trop comment gérer la situation.

24:28
Invité

Oui, mais il y aura une discussion. Et je crois que là, il faut vraiment... Mais en plus, il est très isolé.

24:33
Nadine Morano

Il faut vraiment quoi ? Mener une action militaire ? Non, c'est difficile à imaginer.

24:37
Invité

On verra, on verra. Il faut discuter, mais il ne faut pas le laisser agir. On ne sait pas ce qu'il est capable de faire. Je veux dire, donc, c'est vrai que la réunion au Conseil de sécurité avec l'ensemble des pays membres de ce Conseil de sécurité est importante.

24:49
Présentateur

Merci beaucoup Nadine Morano. Merci d'avoir été notre invitée ce matin sur France Info.