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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 18 juillet 2024 29 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & familleInstitutions & élections

Pourquoi s'allier avec Macron est une erreur ? Les vérités de Porcher sur les "discordes" PS vs LFI

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:22OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le programme du NFP a de l'avenir devant lui face à tant de blocages déjà de ses opposants et la menace d'être de suite censuré à l'Assemblée nationale ?

  • 8:44OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron voulait une période de clarification. C'est vrai que s'il y a des mesures de gauche qui sont proposées par le gouvernement, s'il y a un gouvernement NFP qui tient le programme à l'Assemblée nationale, ça permettra de voir ce que va dire l'ERN dessus.

  • 11:35RelanceÉludée

    Elle vous choque, la coalition du NFP, madame ?

  • 12:15OuverteRéponse directe

    C'est-à-dire quoi concrètement une coalition en termes de projet ?

  • 12:22OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut se mettre d'accord sur le fait qu'en matière de transition écologique, il faut aller plus loin ?

  • 12:43OuverteRéponse directe

    Thomas, est-ce que le programme du NFP et le Front Républicain sont compatibles ou incompatibles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:02Locuteur non identifiéFait
    « Le PS a un passif, et le plus gros passif c'est Hollande. »
  • 0:05Locuteur non identifiéFait
    « Hollande a fait des réformes sur le marché du travail que la droite n'a jamais osé faire. »
  • 0:12Locuteur non identifiéFait
    « Macron, quand il a eu une majorité relative, il ne s'est pas posé ces questions-là. »
  • 0:15Locuteur non identifiéFait
    « Il a balancé la réforme des retraites, il a balancé la réforme de l'assurance chômage, il a balancé les économies, il a tout passé en 49-3. »
  • 3:18InvitéFait
    « « Le point de départ d'une telle négociation sera bien sûr du côté du NFP, son programme, mais chacun et chacune d'entre nous sait et admet par avance que ce ne sera pas le point d'arrivée dans tous les domaines. » »
  • 5:30Locuteur non identifiéFait
    « Le PS a un passif. Et le plus gros passif, c'est Hollande. »
  • 5:33Locuteur non identifiéFait
    « Hollande a fait des réformes sur le marché du travail que la droite n'a jamais osé faire. »
  • 6:55Locuteur non identifiéFait
    « Macron, quand il a eu une majorité relative, il ne s'est pas posé ces questions-là. »
  • 6:59Locuteur non identifiéFait
    « Il a balancé la réforme des retraites, il a balancé la réforme de l'assurance chômage, il a balancé les économies, il a tout passé en 49-3. »
  • 8:32Locuteur non identifiéFait
    « Le SMIC à 1 600 euros, la Macronie va le refuser. »
  • 8:40Locuteur non identifiéFait
    « La taxation des traits au profit, la Macronie va le refuser. »
  • 16:50InvitéChiffre
    « « Si le SMIC passe à 1 600 euros net mensuel demain, c'est l'ensemble de la grille des salaires qui va être impactée. Et ça signifie 15% d'augmentation du salaire immédiatement. » »
  • 17:00InvitéChiffre
    « « Si on couple ça avec les 32 heures pour les métiers pénibles, ça signifie que c'est 25% d'augmentation du salaire pour certains salariés. Qui peut penser qu'une entreprise est en capacité d'absorber ça ? C'est impossible. » »
  • 23:25InvitéChiffre
    « Selon lui, la France doit économiser 25 milliards d'euros en 2024 pour redresser les finances publiques. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié61 %
  • Invité35 %
  • Locuteur non identifié 22 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

Le PS a un passif, et le plus gros passif c'est Hollande. Hollande a fait des réformes sur le marché du travail que la droite n'a jamais osé faire. Donc là, il ne faut pas augmenter le SMIC ? Il ne faut pas augmenter les salaires ? Macron, quand il a eu une majorité relative, il ne s'est pas posé ces questions-là. Il a balancé la réforme des retraites, il a balancé la réforme de l'assurance chômage, il a balancé les économies, il a tout passé en 49-3. Ceux qui n'arrivent pas à remplir leur assiette, ceux qui ne vont pas partir en vacances, qu'est-ce qu'on fait pour eux concrètement ? C'est ça le nerf de la guerre.

0:23
Invité

Bonjour tout le monde, ça y est, nous avons passé les auditions pour être diffusées sur la TNT. Vous le savez, nous avons déposé en mai dernier notre dossier auprès de l'Arcom pour diffuser sur l'un des 15 canaux TNT remis en jeu pour 2025. Et le média fait partie des 25 candidatures retenues qui ont été auditionnées, 25 candidatures pour 15 fréquences en jeu. Tout est possible, c'est historique, jamais un média indépendant et populaire qui n'est détenu ni par l'État ni par un riche actionnaire. On était aussi prêts d'arracher un canal aux milliardaires. Les canaux de C8, CNews, BFM ou encore LCI sont également remis en jeu.

Et nous sommes prêts, notre petite équipe n'attend plus que le feu vert de l'Arcom et votre soutien, celui de milliers de citoyens. Sans vous, nous ne pouvons pas imposer un rapport de force. Tout est entre vos mains pour faire un don défiscalisable et permettre aux médias de révolutionner le petit écran. Ça se passe sur tnt.lemediatv.fr. Donnez-nous les moyens de créer ensemble la télé libre et engagée du futur, sur la télé de ceux qui ne la regardent plus. Je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'Instant Porcher. À l'heure où l'on est assommé par les discours de toutes parts, il est bon de se poser, faire le tri et décrypter. Bonjour Thomas. Salut Léna.

Alors avec toi aujourd'hui au programme, les débats autour du non pour un Premier ministre proposé par le NFA et on va revenir sur quelques mesures économiques qui passent malgré tout dans ces débats. C'est parti. Depuis le début des législatives, la droite tente de casser le nouveau front populaire. La société civile de gauche, elle, martèle, ne nous trahissait pas aux politiques qui tiennent le NFP. NFP arrive en tête des élections, certes sans majorité absolue. Depuis, deux batailles font rage. La première, Macron contre le NFP. Les macronistes assurent que personne n'a gagné et demandent une majorité élargie sur leur droite et sur leur gauche.

La deuxième, c'est au sein du NFP, tout le monde, enfin surtout les journalistes, attendent un nom de proposition de Premier ministre puis de gouvernement à proposer à Emmanuel Macron. Et plus on attend, plus le président garde son gouvernement actuel en place. On a posé très souvent la question aux responsables politiques de gauche car on a traîné à l'Assemblée la semaine dernière. Le NFP va-t-il rester uni ? Le PS va-t-il trouver des alliances, si ce n'est des compromissions avec les macronistes ? Le programme du NFP va-t-il être défendu et appliqué ? À chaque fois, partout, on nous a assuré que oui, le NFP tiendra.

Mais depuis vendredi, les débats qui deviennent publics autour d'un nom pour un ou une Première ministre sont compliqués. Tout d'abord, PCF et LFI sont tombés d'accord sur le nom Duguette Bello, présidente de région de la Réunion. C'était niète pour le PS, elle s'est retirée. Depuis dimanche, le nom de Laurence Toubiana, diplomate et universitaire, cheville ouvrière de l'accord de Paris 2015 puis de la Convention citoyenne sur le climat, circule. Emmanuel Macron l'avait déjà approché pour ses gouvernements, propositions qu'elle avait toujours refusées. C'est maintenant LFI qui s'y oppose, dénonçant une candidature Macron compatible. Le parti a annoncé d'ailleurs l'arrêt des discussions.

Dans une tribune pour Le Monde, Laurence Toubiana exhorte le nouveau Front populaire à, sans tarder, tendre la main aux autres acteurs du Fonds républicain pour discuter d'un programme d'urgence républicaine et d'un gouvernement. Je cite toujours « Le point de départ d'une telle négociation sera bien sûr du côté du NFP, son programme, mais chacun et chacune d'entre nous sait et admet par avance que ce ne sera pas le point d'arrivée dans tous les domaines. » Depuis, ça fait les plateaux, ça tweet, bref, c'est reparti pour un tour. Des électeurs de gauche dénoncent une attitude irresponsable, surtout dans la forme du débat.

Thomas, on va parler d'économie bien sûr, mais tout d'abord, là, c'est quoi l'état du débat à gauche et ce qu'il nous donne à voir surtout ?

3:58
Locuteur non identifié

Alors, ce que l'on constate quand on a un petit peu de recul, c'est que quand il a fallu se mettre d'accord, alors bien sûr, il y avait un temps qui était limité, mais on peut aussi regarder l'élection de 2022. Quand il faut se mettre d'accord pour sauver en partie son poste avec des grands discours d'alliance, des grands discours d'application du programme, etc., ça prend trois jours. Quand il faut trouver quelqu'un gouverné, là, on se rend compte qu'il y a de plus en plus de divisions, qu'il y a une partie finalement de la gauche qui veut gouverner avec ce qui reste de la Macronie, qui n'a pas d'avenir dans la Macronie, puisque eux-mêmes ont fait campagne sans Macron.

Donc, ils essaient de faire une sorte de fusion d'un centre qui irait des déçus. Mais ils sont tous déçus du macronisme maintenant, puisqu'il n'y a pas d'avenir avec Macron. Donc, des déçus du macronisme, à part quelques-uns qui vont rester fidèles, peut-être les Attal, etc. Mais le reste va aller avec la gauche de PS. Et puis, ils appliquent un programme de petites mesurettes qui va refaire ce qu'on a vécu avec Hollande, c'est-à-dire un début avec quelques mesures de gauche très rapides.

Et puis, très rapidement, on retombera dans ce que demande la Macronie, c'est-à-dire les économies pour réduire les déficits, les problématiques inventées de dette, etc., qui vont limiter les investissements dans les services publics, le renoncement à tout un tas de mesures comme la hausse du SMIC. Et à la fin, on arrive à un Macron numéro 2. Et ce n'est pas acceptable. Je veux dire, rappelons-le toujours. Rappelons-le. Et le PS devrait se le rappeler tous les jours. Le PS a un passif. Et le plus gros passif, c'est Hollande. Hollande a fait des réformes sur le marché du travail que la droite n'a jamais osé faire. La droite n'a jamais osé faire.

Balladur, Chirac, ils se sont concentrés sur les privatisations. Ils n'ont jamais fait des réformes de travail de grande ampleur. C'est la gauche de Hollande qui l'a fait. C'est la gauche qui a mis Macron en orbite. C'est la gauche qui a fait aussi monter le RN. La gauche PS, je parle. Donc aujourd'hui, le PS devrait avoir ça en face de lui. Se dire, aujourd'hui, les renoncements ou la politique de la mesurette, ce n'est plus une politique de gauche. Ceux du PS qui sont restés là, ils doivent honorer leur promesse d'un programme, pas de gauche radicale, mais d'un programme de gauche, tout simplement.

Donc, ce n'est pas un programme qui est un programme calqué sur la Macronie avec quelques touches sur les côtés de pointe de politique sociale.

6:22
Invité

Est-ce que le programme du NFP a de l'avenir devant lui face à tant de blocages déjà de ses opposants et la menace d'être de suite censuré à l'Assemblée nationale ?

6:31
Locuteur non identifié

Non, mais déjà, on n'en est pas encore là. Parce que là, on agite avant même de pouvoir gouverner et de proposer, on agite des menaces. Des menaces de blocage, des menaces des marchés financiers, donc des menaces politiques et des menaces économiques, avant même d'avoir la tasque force gouvernementale qui serait prête à appliquer ces mesures. Et là, pour moi, ça veut tout simplement dire qu'on ne veut pas les faire. Parce que Macron, quand il a eu une majorité relative, il ne s'est pas posé ces questions-là. Il a balancé la réforme des retraites, il a balancé la réforme de l'assurance chômage, il a balancé les économies, il a tout passé en 49-3. Enfin, il ne s'est pas posé ces questions-là.

Il a gouverné, puis il a tâtonné ensuite. Mais au départ, il a dit « Voilà, moi, j'y vais ». Eh bien, c'est ça que devrait faire la gauche. La gauche, elle doit y aller aussi. Elle doit y aller et proposer ses mesures, et puis après, on verra. Mais agiter les menaces pour tout de suite ne rien faire et ne pas bouger, et puis tout de suite se coucher et dire « Finalement, on ne fera pas », ce n'est pas entendable. Ce n'est pas entendable pour les électeurs qui ont quand même voté en grande partie pour le NFP. Là, les gens ont quand même voté pour un programme radicalement différent qui a été débattu, énoncé, chiffré par des économistes sérieux.

Et d'ailleurs, là, il faudrait les entendre parce que je pense que je me mets à leur place, ça doit être assez difficile pour des gens qui ont mouillé la chemise comme Julia Cagé ou Thomas Piketty, qui ont dit « Voilà, ce programme est crédible », qui ont participé au chiffrage. Et aujourd'hui, entendre que, en l'espace même pas d'une dizaine de jours, il serait question d'abandonner une partie du programme et d'aller voir ce que l'on peut faire avec la Macronie qui est contre ce programme, qu'il a dénigré pendant toutes les élections, ce n'est pas entendable. Et ce que dit Toubiana, j'ai beaucoup de respect pour elle, c'est très très bien.

Elle fait partie pour moi de ces gens qui sont dans les appareils depuis toujours et qui ont des commissions. Alors, c'est très bien. Et moi, je l'ai trouvée très efficace à la COP21. Et là, elle pourrait être efficace dans une autre commission liée au climat, de planification écologique, etc. Mais dans l'interview qu'elle a dit, très clairement, elle dit « Voilà, elle offre un mariage à ce qui reste de la Macronie pour essayer de faire passer des mesures que la Macronie accepterait. » Le SMIC à 1 600 euros, la Macronie va le refuser. Il va le refuser. La taxation des traits au profit, la Macronie va le refuser. Donc, qu'est-ce qui va rester ? Non, mais qu'est-ce qui va rester, honnêtement ?

Pas grand-chose.

8:44
Invité

Emmanuel Macron voulait une période de clarification. C'est vrai que s'il y a des mesures de gauche qui sont proposées par le gouvernement, s'il y a un gouvernement NFP qui tient le programme à l'Assemblée nationale, ça permettra de voir ce que va dire l'ERN dessus. Alors, nous, on le sait, ce qu'ils vont dire dessus, mais ceux qui se disent de politique sociale, etc., donc la gauche de la Macronie ou encore l'ERN, on va pouvoir voir leur position claire sur des sujets concrets et précis.

9:08
Locuteur non identifié

Oui, tout à fait. Alors, ça me fait rire quand Macron dit qu'il veut une clarification parce qu'il a eu sa clarification, là. C'est-à-dire que son groupe a vraiment reculé. Il a perdu un certain nombre de députés, ce qui est quand même une forme de clarification.

9:20
Invité

Alors qu'il y a eu un front républicain derrière lui. Il y a beaucoup d'électeurs de gauche qui ont voté pour des députés macronistes. Tout à fait, plus que l'inverse.

9:26
Locuteur non identifié

Plus que l'inverse, d'ailleurs. C'est bien de le rappeler, tu as raison de le rappeler. Mais après, on voit bien, voilà, comme il essaie de renaître de ses cendres, en se disant, bon, ben, maintenant, on va aller chercher à droite, encore plus à droite, parce que vraiment, il a quand même récupéré une grosse partie de la droite. Bruno Le Maire, Édouard Philippe et Jean-Pas, c'est des meilleurs, Rachid Haddati, Darmanin, il a récupéré une grosse partie de la droite. Là, il y avait la dernière droite qui est quand même divisée entre aller s'allier avec le RN ou essayer de renaître de ses cendres, un petit peu comme le fait le PS, d'ailleurs.

Mais là, il est prêt à aller tracter ses derniers pour pouvoir appliquer son programme. Macron ne tient pas compte de la clarification, et c'est ça qui est un déni de démocratie. Et s'allier à la Macronie, je pense que celui qui va récolter ça, c'est le RN, il n'a rien à faire. On va voir ce spectacle. Imaginons qu'on fasse cette espèce d'alliance, qu'on passe deux, trois mesures. Mais ce qui seront des mesurettes, s'il y a l'alliance, il faut le dire, qui ne changeront pas la vie des Français. Et derrière, vous allez avoir le RN qui va tout récolter. Et là, cette fois-ci, ils vont vraiment gagner. Et la comédie du Front Républicain, ça va faire... Enfin, on nous l'agit dans tous les sens.

Tout le monde joue le jeu majoritairement. Mais là, ça sera difficile.

10:32
Invité

En plus, ça les sauverait, les macronistes. Parce que là, on ne va pas se mentir, ils sont en position de faiblesse. Parce qu'avant, ils n'ont jamais voulu discuter sur leur gauche. Et c'est quand ils sont minoritaires qu'ils veulent discuter sur leur gauche.

10:41
Locuteur non identifié

Dire que personne n'a gagné, c'est faux. Personne n'a la majorité absolue. Ça, c'est très clair. Mais il y a quand même un groupe qui est devant les autres. Et c'est le groupe du NFP. Alors, ça a surpris tout le monde. Et je veux dire, ça a surpris tout le monde. Tous les commentateurs des plateaux télé, ça les a surpris. Ça doit les faire chier au fond d'eux. C'est pour ça qu'ils ne peuvent pas s'empêcher de répéter cette musique. Il n'y a pas eu de gagnants. Il n'y a pas eu de gagnants. Il n'y a pas eu de gagnants. Macron la répète également. Mais si, il y a un groupe qui est arrivé premier. Donc, il y a une majorité relative. Il y a un groupe qui est arrivé premier.

Il faut en tenir compte.

11:12
Invité

Là, ceux qui agitent la menace de l'ascension, on ne les accuse pas de bordéliser l'Assemblée nationale. C'est quand même étrange. En tout cas, sur le front républicain, on avait interrogé les macronistes la semaine dernière sur ce que cela veut dire concrètement en termes de mesures ou de politiques économiques. Parce que de base, ils ne sont quand même pas trop d'accord. On va regarder les réponses. Sur le salaire, sur la retraite, sur le chômage, ça ressemble à quoi à une coalition élargie ?

11:35
Locuteur non identifié

Elle vous choque, la coalition du NFP, madame ? Moi, je ne vais pas vous poser des questions. Qu'est-ce qu'il y a de commun entre la posture des insoumis ? Un programme. Pour l'instant, il y a un programme. Des lignes sur le nucléaire, je n'en ai toujours pas vu. Des lignes sur le soutien à l'Ukraine, je n'ai toujours pas compris entre les insoumis et les socialistes. Des lignes convergentes sur le nucléaire entre les écologistes, les socialistes et le NPA de M. Poutou, je n'ai toujours pas vu non plus. Donc laissons un peu le temps aussi à la coalition de se bâtir. Ce que vous dites est intéressant sur une chose. Des coalitions, ce n'est pas que des femmes et des hommes.

Des coalitions, c'est des lignes politiques. Et donc la coalition, elle doit être aussi programmatique. Qu'est-ce qu'on souhaite maintenir ? Qu'est-ce qu'on est prêt à bouger éventuellement si d'autres sont d'accord pour avancer ensemble ?

12:15
Invité

C'est-à-dire quoi concrètement une coalition en termes de projet ? Parce qu'entre le programme du NFP et le vôtre, il y a quand même des grandes distinctions. Donc comment on peut trouver des coalitions là-dedans ?

12:22
Présentateur

Est-ce qu'on peut se mettre d'accord sur le fait qu'en matière de transition écologique, il faut aller plus loin ? Est-ce que sur les questions économiques, de réindustrialisation ? Et puis regarder dans les projets portés par les uns et par les autres, sur lesquels je sais que les parties sont attachées au Parti Socialiste, chez les LR, des sujets sur lesquels il souhaiterait que nous travaillions ensemble. Quitte à faire nous aussi des pas de côté.

12:43
Invité

Thomas, est-ce que le programme du NFP et le Front Républicain sont compatibles ou incompatibles ?

12:48
Locuteur non identifié

Mais absolument pas. Ils ne sont pas compatibles, on le sait. Je veux dire, si il y a cette alliance que tout le monde appelle de ses voeux, avec une figure plutôt classée à la gauche du centre, mais proche du centre, à la Toubiana, les mesures principales de gauche de rupture avec la Macronie, la hausse du SMIC, l'investissement dans les services publics, le retour de l'abrogation de la réforme des retraites, tout ça n'aura pas lieu.

Alors vous allez avoir après, oui, une aide supplémentaire pour rénover ces bâtiments, ce qui est très bien, ou oui, un crédit supplémentaire pour la transition, parce que là, tout le monde est d'accord, probablement ils vont se rejoindre sur des questions de politique internationale, ce qui est très intéressant aussi, ce qui est très bien. Mais après, sur le fond, l'intérieur, ce qui touche aux porte-monnaies de ceux qui s'en mettent plein les poches depuis à peu près une grandaine d'années, mais avec une forte accélération, une nette accélération depuis la deuxième partie du quinquennat Hollande et là où c'est le champagne depuis Macron, ceux-là, ils sont tranquilles.

Ils seront, ils vont rester tranquilles. Et les plus pauvres vont rester plus pauvres, qu'ils soient chômeurs ou qu'ils soient travailleurs, ils seront pauvres. Parce que c'est ça, la question aujourd'hui, c'est de faire en sorte que les gens soient plus chômeurs pour qu'ils deviennent travailleurs, mais chômeurs ou travailleurs, ils restent pauvres. Donc là, il n'y aura pas de... Donc la dilution d'une partie de la gauche dans le problème de la Macronie, c'est la pire des choses. Et politiquement, là, vous êtes sûr, mais on est sûr, on peut prendre les parts ici, que le RN gagnera.

Moi, j'avais déjà du mal à titre personnel d'intégrer, de voir l'intégration d'un certain nombre de personnes à l'époque qui avaient voté en 2017 les lois travail, qui avaient voté la baisse d'impôts sur les plus fortunés, la baisse d'impôts sur les sociétés, la flat tax, on s'en souvient, des matuts orphelins, qui sont par ailleurs, encore une fois, des gens très sympathiques, mais j'avais du mal à voir ces gens réintégrés dans un bloc de gauche et dire du jour au lendemain, nous, nous sommes de gauche, alors qu'ils ont passé ces lois en connaissance de cause.

14:44
Invité

Hollande est députée du NFP.

14:46
Locuteur non identifié

Oui, voilà.

14:47
Invité

Et ça a été accepté à l'époque par la gauche du NFP en disant Union.

14:51
Locuteur non identifié

Ce qu'il faut que les gens comprennent, je pense que les partis comprennent, c'est que les électeurs de gauche ne sont pas tous idiots. C'est-à-dire que les gens, ils ne votent pas juste pour voter et faire un selfie. Puis ils ont voté NFP. Voilà. Ceux qui votent NFP, ils ne votent pas parce qu'il y a juste une couverture de libération qui leur dit non, le péril, et parce qu'il faut se faire un selfie et poser avec, je ne sais pas moi, une star qui va voter et dire oui, on est de gauche pour être de gauche.

Il y a beaucoup de gens qui ont vu ce qui s'est passé, qui ont vu le CICE, qui ont vu la loi El Khomri, qui ont vu la loi travail, qui ont vu les jeunes se faire tabasser dans les manifestations des lois travail, qui ont vu la baisse de l'impôt sur les sociétés, qui ont vu les gilets jaunes, qui ont vu les coupes sur les services publics, qui ont vu les coupes sur l'hôpital. Et ces gens-là, quand ils voient le NFP se réunir et lever la main avec les mêmes gens qui ont voté ces lois, ils ont les boules mais ils ferment leur bouche. Ils ferment leur bouche. Vous voyez ? Et ils savent.

Et quand on voit qu'on réintègre des gens comme Rousseau qui ont voté la loi pour les retraites, il n'y a pas si longtemps en disant qu'ils ont de gauche et qu'on voit le point levé à côté d'Olivier Fort, ils ont les boules. Ils ne disent rien. Ils ne disent rien. D'accord ? Il ne faut pas sous-estimer ces électeurs-là parce que c'est eux qui font vivre les parties de gauche. C'est eux qui les alimentent. Et ces gens-là, là, ils sont vraiment très nerveux parce que rien ne se passe. Ils voient bien les scissions. Ils comprennent bien que chacun se rabat sur sa boutique. Vous voyez ? Pourquoi tout le monde n'a pas posé en photo ?

L'execolo pose en photo devant les assemblées, le PS, les insoumis. Il fallait faire un bloc, un bloc NFP dans le programme. Il faut y aller. C'est un programme, oui, c'est un programme de gauche. Ça ne va pas plaire à tout le monde et il ne faut pas trembler. Il faut l'appliquer. Macron, il n'a pas tremblé quand il a appliqué son programme. Il ne s'est pas dit comment faire les services publics pour vivre avec moins d'argent. Il s'en foutait. L'hôpital, il a dit qu'il n'y a pas d'argent magique. Là, il faut dire la même chose avec un programme de gauche. Il faut dire aux gens que c'est fini la fête. C'est fini la grosse fête.

Aujourd'hui, ça va être la place aux gens qui sont plus précaires, plus pauvres. Et c'est eux qu'on va gâter et pas vous.

16:40
Invité

Concernant justement le programme du NFP, t'en parles. La Confédération des petites et moyennes entreprises, alerte, son représentant sur BFM, s'est appuyée sur une enquête menée auprès de ses adhérents. Je cite « Si le SMIC passe à 1 600 euros net mensuel demain, c'est l'ensemble de la grille des salaires qui va être impactée. Et ça signifie 15% d'augmentation du salaire immédiatement. » Ils ont ajouté « Si on couple ça avec les 32 heures pour les métiers pénibles, ça signifie que c'est 25% d'augmentation du salaire pour certains salariés. Qui peut penser qu'une entreprise est en capacité d'absorber ça ? C'est impossible. » Sans parler ensuite du blocage des prix, etc.

Qu'est-ce que tu réponds aux petites et moyennes entreprises inquiètes, là, Thomas ?

17:17
Locuteur non identifié

Non, mais alors la première chose, c'est que... Oui, ça va peut-être être plus dur. Enfin, c'est pas sûr. Mais il faut qu'il y ait une politique à un moment aussi de gauche, quoi. Enfin, c'est pas parce qu'il y a une tribune d'entrepreneurs qui disent que ça va pas être possible que... Enfin, il y a eu combien de tribunes d'hospitaliers qui ont dit que ça allait pas être possible ? Qu'est-ce qu'on leur a dit ? Non, mais il y a eu combien de tribunes d'enseignants qui ont dit que ça allait pas être possible ? Qu'est-ce qu'on leur a dit ? Il y a eu combien de tribunes de gens qui disent qu'ils n'arrivaient pas à finir leur fin de mois ?

Il y a eu combien de manifestations de gens aux gilets jaunes qui disaient qu'ils n'arrivaient pas à boucler les fins de mois ? Combien ? Beaucoup. Qu'est-ce qui s'est passé ? Rien. Ben voilà, c'est tout. C'est la vie. C'est un programme de gauche. Les gens ont voté pour. Des entreprises moyennes et grandes entreprises.

18:05
Invité

C'est les premières visées par les mesures.

18:06
Locuteur non identifié

Voilà, celles-là, elles ont les moyens. Après, vous avez effectivement les autres 50% qui sont des petites entreprises. Mais les petites entreprises, elles vont aussi avoir plus de débouchés parce que leur marché, c'est un marché national. Les petites entreprises exportent très peu. Très, très, très, très peu. 90% des petites entreprises, des petites et moyennes entreprises et des très petites entreprises, moins de 10 salariés, leur marché, il est local même. Donc là, elles vont avoir, avec ce surcroît de salaire, beaucoup plus de consommation. Elles vont remplir leur carnet de commandes. Il faut aussi voir l'économie comme un circuit.

Alors bien sûr, si tu ne vois que la hausse des coûts, sans voir les débouchés, c'est un problème. Mais après, il y aura les débouchés puis il y a un certain nombre de mesures qui vont être mises en place, j'imagine, pour les protéger, pour leur permettre de baisser, notamment sur l'énergie, un certain nombre de leurs coûts. Mais oui, on l'a toujours dit ici, l'économie, c'est un rapport de force. C'est un rapport de force, l'économie. Quand vous faites une mesure d'économie, vous devez vous dire, on l'a souvent dit ici, à qui cela profite ?

Ces dix dernières années, ça a profité à une petite partie, notamment les entreprises qui en ont bien profité, les grandes entreprises, les gens très riches. Si ça profite aux gens plus pauvres, les gens très riches vont être un peu plus fâchés. Mais ça a été la fête pendant plus de cinq ans, là. Il faut le rappeler, ça a été la fête pendant plus de cinq ans. Donc, c'est un programme et il faut l'appliquer. Et ce n'est pas sûr qu'il y ait de la casse. Mais je veux dire, il y a eu beaucoup de casse aussi ailleurs ces dernières années. Si on commence à renoncer parce qu'il y a une tribune d'entrepreneurs, parce qu'on a peur que les mains... Alors, c'est fini.

Dans ce cas-là, on ne fait plus d'élections. Ce n'est plus la démocratie. C'est fini. Il n'y a qu'un seul programme. C'est le programme qui vise à faire des cadeaux aux entreprises, des cadeaux aux plus riches, de couper dans les dépenses publiques et de pratiquer l'austérité salariale. C'est ce qui se passe depuis les années 80. Donc moi, je ne pense pas. Et puis, il y a beaucoup de gens aussi, moi j'ai vu sur les plateaux télé qui vous expliquent oui, c'est horrible, c'est horrible, mais ils n'ont jamais vécu au SMIC. Vous les mettez au SMIC demain, vous allez voir ce qu'ils vont dire. Parce qu'on n'entend pas trop les gens qui vivent au SMIC.

Moi, je vous l'ai dit, on l'a souvent dit ici, le SMIC, ce n'est plus un salaire minimum parce que personne ne peut vivre avec ce SMIC. Pourquoi ? Parce que les dépenses contraintes augmentaient. Donc, il est temps de revoir le SMIC, un coup de pouce, une augmentation à 1600 euros. Ce n'est pas le Pérou. Les gens ne vont pas placer de l'argent en Suisse, ils ne vont pas partir, je ne sais où, en vacances. C'est juste leur permettre d'avoir une certaine respiration dans un contexte où il y a eu beaucoup d'inflation et où, les gens le disent, la vie au SMIC est très difficile.

20:34
Invité

Ce que j'entends aussi, c'est ceux qui gagnent actuellement 1600 euros, ils sont un tout petit peu au-dessus du SMIC. Souvent, c'est des gens qui viennent du SMIC, qui ont galéré, qui ont 15 ans de carrière et du coup, ils ont réussi un petit peu à augmenter à 1600. Ils se disent, si le SMIC est à 1600, je vais me redéclasser. Comment un peu rassurer ces classes petites moyennes ?

20:52
Locuteur non identifié

Si elles veulent être rassurées, il faut qu'elles éteignent la télé déjà. Parce que là, il faut arrêter. Quand vous commencez, si demain, dans tous les accords de branche, vous avez le SMIC qui est indiqué, toute la grille des salaires globales, et tu l'as dit avant, va augmenter. Le SMIC, c'est un bon indicateur en fait sur les autres salaires. Donc, vous ne pouvez pas avoir un poste qui est au-dessus du SMIC et délibérément le laisser. Donc, ça va augmenter tous les salaires. Ça va créer cet effet d'entraînement. Donc, je veux dire, à un moment, il faut tester d'autres choses qui ont déjà été testées d'ailleurs par le passé, parce que le SMIC a été inventé.

Il y a eu des coups de pouce en 68. Sur le SMIC, un coup de pouce majeur énorme. Ça n'a pas créé ce qu'on nous a dit. En Espagne, ils l'ont fait. Dans d'autres pays, ils l'ont fait. Donc, voilà, c'est une politique de gauche. Après, il y aura toujours des arguments. Et à un moment, il y aura toujours des gens qui vous diront mais non, mais moi, il y aura toujours l'exemple qu'on va tirer en disant oui, mais moi, tu sais, mais oui, mais comme les services publics ont eu des coupes majeures ces dernières années, ils s'en sont pleins beaucoup et tout le monde leur a dit il n'y a pas d'argent magique. Au revoir, circuler, il n'y a rien à voir.

La réforme des retraites et les gens manifestants leur ont dit circuler, il n'y a rien à voir. Et les gilets jaunes pendant un an sur la question du pouvoir d'achat, on leur a dit circuler, il n'y a rien à voir avec des coups de matraque. Donc là, oui, un programme de gauche, c'est un programme qui va changer les rapports de force et qui va changer la répartition des richesses. Donc, il va y avoir effectivement quelques perdants mais il va y avoir aussi beaucoup de gagnants et ces gagnants-là qu'il va y avoir si le programme est appliqué sont ceux qui ont beaucoup perdu ces dernières années.

22:26
Invité

Tu parlais de l'hôpital, il n'y a pas eu que des plaintes, il y a eu des conséquences concrètes, il y a eu des morts clairement en France en 2022, 2023, 2024. Donc, c'est des vraies conséquences.

22:35
Locuteur non identifié

Je veux dire, si demain, imaginons que la gauche lâche sur le SMIC à 1600 euros, c'est fini. Je veux dire, il n'y a plus de politique, c'est fini. Plus personne, ils pourront nous sortir n'importe quoi. La prochaine campagne, il ne faudra plus nous parler d'économie parce que ça veut dire qu'il n'y a plus de gauche. C'est tout, c'est fini. Donc, si on commence à renoncer sur une mesure phare de pouvoir d'achat d'un parti de gauche, ça veut dire qu'ils nous ont pipoté pendant toute la campagne et qu'ils n'ont fait que nous pipoter. Non, on ne peut pas renoncer. Là, le renoncement, et là, on touche sur le concret.

Effectivement, il va y avoir des contradictions, des gens qui ne voudront pas de ce programme-là, mais voilà, si un groupe sort en tête, il doit l'appliquer, c'est la règle.

23:15
Invité

Malgré tout, Emmanuel Macron a gardé son gouvernement en place. Bruno Le Maire est donc toujours ministre de l'économie et poursuit la préparation de la loi de finances et l'exécution du budget actuel. Selon lui, la France doit économiser 25 milliards d'euros en 2024 pour redresser les finances publiques. Un effort supplémentaire de réduction des dépenses de 5 milliards d'euros va être demandé au ministère par rapport à la loi de finances initiale qu'on avait bien déjà décryptée ici. Est-ce que c'est une nouvelle fois une manière de ne pas toucher au rentré d'argent, aux recettes ? On touche encore aux dépenses.

23:45
Locuteur non identifié

La Macronie ne touchera jamais aux recettes.

23:48
Invité

Si ce n'est pour les diminuer.

23:49
Locuteur non identifié

Si ce n'est, voilà, ils ne toucheront jamais aux recettes parce que pour toucher aux recettes, il faut augmenter les impôts et leur but c'est de ne pas augmenter les impôts c'est de baisser les impôts et de les baisser encore plus puisqu'il y avait des impôts de production qui devait aussi et la deuxième tranche d'impôts de production qui devait diminuer. Donc, quand il s'agit de subventionner les entreprises, il n'y a pas de soucis mais il ne faut surtout pas leur demander d'impôts supplémentaires parce que dans leur logiciel quand il s'agit de faire des coupes comme ça, là il n'y a pas de soucis. Alors, ce qui est assez marrant c'est que c'est un peu un gouvernement fantoche en ce moment.

C'est-à-dire que c'est un gouvernement qui est là Gabriel Attal ne voulait pas rester on lui a dit de rester il sait très bien que là il a peu de marge de manœuvre c'est un gouvernement de représentation pour les JO je pense que dans le gouvernement tout le monde s'interroge sur la suite c'est-à-dire comment tirer son épingle du jeu est-ce qu'il faut que Macron adoube un successeur mais on n'est pas sûr que ça paye électoralement parlant ou est-ce qu'il faut s'en démarquer en disant non non nous c'est fini Macron il a fait cette erreur et je pense que tout le monde Darmanin Attal tout le monde au sein du gouvernement se pose cette question-là ils attendent de voir là mais parce qu'ils ont il manque un peu de courage je pense mais s'ils avaient du courage là ils partiraient ils diraient hop c'est fini et ils prépareraient 2027 parce que là de fait la France on ne sait pas par qui les gouvernements on n'en sait rien on est dans une instabilité politique énorme

25:08
Invité

Pendant tous ces débats une info est sortie et elle est quand même importante donc on va en parler ici début 2023 13,6% de la population est en situation de privation matérielle et sociale c'est l'INSEE qui sort ça en France métropolitaine ce taux se stabilise à un niveau quand même relativement élevé un point au-dessus de la moyenne de la dernière décennie et dans un contexte donc on le sait de forte augmentation des prix notamment de l'énergie et de l'alimentation une personne sur dix vit dans un ménage n'ayant pas les moyens de financer de chauffer correctement son logement une personne sur dix n'a pas les moyens de manger un repas contenant des protéines tous les deux jours et ces privations sont devenues plus fréquentes que l'année précédente donc rapporte l'INSEE je l'ai dit les publics les plus exposés à ces risques de privation ce sont les familles monoparentales les familles nombreuses ou encore les ouvriers plus la situation financière de la famille était difficile dans l'adolescence plus le risque de privation matérielle et sociale à l'âge adulte est élevé c'est ce qu'ajoute l'INSEE comment Thomas comment c'est possible que dans un pays aussi riche que le nôtre on voit ces chiffres de pauvreté ou de privation aussi élevés

26:12
Locuteur non identifié

tu as rappelé ces chiffres et donc là il ne faut pas augmenter le SMIC il ne faut pas augmenter les salaires parce que là on les a ils sont plus pauvres que l'année dernière ils sont plus pauvres que la décennie précédente et qu'est-ce qu'on fait on n'augmente pas le SMIC parce qu'il y a une tribune de trois chefs d'entreprise qui ou je ne sais pas ou dix ou je ne sais quoi qui disent que oulala c'est très grave bah non on n'investit pas parce qu'on agite la peur des marchés financiers ou on ne propose pas un programme parce qu'on agite la menace politique de l'Assemblée et on cherche des consensus pour rien faire pour ces gens parce que c'est ces gens là ça ces gens là ils n'en parleront jamais alors ils disent oui on est d'accord sur la transition écologique d'accord c'est très bien nous on aime bien on est d'accord mais ces gens là là concrètement là ceux qui n'arrivent pas à remplir leur assiette ceux qui ne vont pas partir en vacances qu'est-ce qu'on fait pour eux concrètement on va être d'accord sur ce qu'on va donner à l'Ukraine comme fonds militaire ou comme soutien d'aide mais eux eux c'est quoi eux c'est le SMIC c'est les services publics c'est tout ça c'est ça qui compte pour eux c'est les salaires c'est la répartition des richesses c'est ça qui compte et c'est ça le nerf de la guerre de la gauche normalement c'est ça le nerf de la guerre c'est les petits gens les gens qui n'ont pas de voix et donc eux bah oui il va falloir avoir du courage et appliquer un programme qui va changer la répartition des richesses qui vont faire que eux vont avoir plus d'argent que ceux qui ont été gâtés ces dernières années voilà c'est tout

27:26
Invité

et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant porché j'attrape une dernière fois votre attention avant de se quitter j'ai l'habitude de le dire mais à chaque fois c'est vrai la situation politique est inédite historique de direct par jour du terrain du reportage mais aussi de l'enquête le média c'est 25 travailleurs qui produisent de l'information au quotidien nous avons offert une couverture sans précédent pour ces législatives dans le flot des médias mainstream et ça y est nous nous rapprochons de la TNT nous avons passé les auditions pour être diffusés sur la TNT vous le savez nous avons déposé en mai dernier notre dossier auprès de l'ARCOM pour diffuser sur l'un des 15 canaux TNT remis en jeu pour 2025 et le média fait partie des 25 candidatures retenues 25 candidatures pour 15 fréquences en jeu tout est possible c'est historique jamais un média indépendant et populaire qui n'est détenu ni par l'état ni par un riche actionnaire n'a été aussi prêt d'arracher un canal aux milliardaires les canaux de C8 CNews BFM encore LCI sont également remis en jeu nous sommes prêts notre petite équipe n'attend plus que le feu vert de l'ARCOM et votre soutien celui de milliers de citoyens sans vous nous ne pouvons pas imposer un rapport de force tout est entre vos mains pour faire un don défiscalisable et permettre aux médias de révolutionner le petit écran ça se passe sur tnt.lemédiatv.fr donnez-nous les moyens de créer ensemble la télé libre et engager du futur la télé de ceux qui ne la regardent plus nous sommes ravis de décrypter l'actualité avec Thomas chaque semaine merci pour tous vos pouces en l'air et commentaires qu'on lit sous les vidéos YouTube spectateurs abonnés donatrices et sociaux je vous dis à très vite à très vite