Intervention Alexandre RASSAERT - Dispositif RSA - CD27 - 5 octobre 2015
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Invité politiqueFait
« une politique sociale, c'est avant tout l'accompagnement, avant tout l'insertion, avant que ce soit de donner un chèque à la fin du mois par principe. »
- 1:17Invité politiqueFait
« on considère que une politique sociale, c'est avant tout l'accompagnement, avant tout l'insertion, avant que ce soit de donner un chèque à la fin du mois par principe. Ça c'est une question de justice. »
- 2:44Invité politiqueFait
« Est-ce que c'est extrémiste de proposer ce qui est proposé aujourd'hui ? C'est le respect strict de la loi et de considérer qu'on doit faire plus d'efforts sur l'insertion parce qu'il y a pas assez de gens qui sont sérieusement suivis. »
- 3:24Invité politiqueFait
« on est dans un pays aujourd'hui à force de tenir ce genre de discours où toutes les personnes qui travaillent ont l'impression que le système est fait contre eux et favorise les gens qui fraude parce qu'il y a pas suffisamment qui est fait contre les fraudeurs. »
- 4:29Invité politiqueFait
« nous on doit faire notre boulot à notre niveau et notre compétence c'est le RSA entre autres et bien commençons par là ouais et ben on fait la justice au niveau du RSA et on aurait fait notre part du boulot »
- 5:04Invité politiqueFait
« La réalité, c'est qu'il faut prendre nos responsabilités et l'intervention de monsieur Masson, elle est bien sympathique mais elle est complètement hors sol. »
Temps de parole
- Alexandre RASSAËRT100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Je crois qu'il faut bien distinguer deux choses et d'ailleurs ça a été soulevé par monsieur Recours qui est qui est parti. Il y a la question financière pure et là il est évident que la question c'est principalement l'État et la question des compensations de l'État. Et puis l'autre question c'est celle en effet de la lutte contre les fraudeurs ou contre la fraude. Et là c'est pas une question forcément financière et je crois que c'est pas comme ça que ça a été présenté.
Et madame Léger, en effet, demander un bilan ou une étude sur qu'est-ce que ça coûterait, qu'est-ce que ça rapporteraita, c'est normal au titre de la transparence, mais c'est pas ce qui a motivé les propositions qui sont faites aujourd'hui. Ce qui a motivé les propositions qui sont faites aujourd'hui, c'est simplement une position politique, c'est vrai, et une vision des choses, une vision du monde, de la société où bah évidemment, oui, on considère que une politique sociale, c'est avant tout l'accompagnement, avant tout l'insertion, avant que ce soit de donner un chèque à la fin du mois par principe. Ça c'est une question de justice.
Donc c'est pas la question du coup est-ce que on verse le RSA comme il faut aux personnes qui ont vraiment droit et c'est ça qui motive les propositions d'aujourd'hui. La question financière, on n'est pas suffisamment naïf vu les évolutions qu'on voit et vu les millions d'euros en jeu et là je regarde Pascal Leondre pour considérer que la question financière se réglera avec ce plan de lutte contre les fraudes. Bien sûr que non mais simplement c'est une question de principe et je crois qu'il faut bien distinguer les deux le principe et la question financière beaucoup plus lourde.
Et je comptais pas forcément prendre la parole, mais monsieur Masson a pris la parole et là, j'avoue que je me suis senti obligé de réagir parce que je ne peux pas entendre quelque chose comme c'est une idée sagrenou saugrenue qu'il y ait des tricheurs. Ça monsieur Masson et j'en doute pas que vous soyez un élu local très impliqué mais soit vous vivez vous n'écoutez pas vos concitoyens désolé ou soit vous ne voulez pas entendre mais on a tous des exemples en tant qu'élu local des exemples et et ces exempl on les tire de qui ? On les tire d'où ?
Non non non non, attendez, c'est pas une idée grenue parce que c'est une réalité et ces exemples, on les tire pas de gens fortunés, de gens riches et cetera. On les tire la plupart du temps de travailleurs pauvres, d'accord ? qui travaille donc qui se lève à 7h à 6h à 5h tous les matins et qui bah qui voit sur le même palier que et c'est là où la violence elle est importante parce qu'elle est de proximité, elle est quotidienne sur le même palier que quelqu'un qui ne joue pas le jeu et qui parfois gagne plus que Attendez monsieur ça peut vous plaire de penser que c'est à la marge ? Ça dépend de la grandeur de la marge. Alors qu'est-ce que vous avez dit ?
Attendez, attendez qu'il a dit sur le terrain et ça existe monsieur le vitre, on n'acceptera pas d'être assimilé à quelque form d'extrémisme. Est-ce que c'est extrémiste de proposer ce qui est proposé aujourd'hui ? C'est le respect strict de la loi et de considérer qu'on doit faire plus d'efforts sur l'insertion parce qu'il y a pas assez de gens qui sont sérieusement suivis. C'est pas extrémiste. L'exemple que j'ai donné, il est pas extrémiste. Et c'est là le problème. Vous considérez comme extrémiste la réalité aujourd'hui. Ce qui prouve à quel point quand même il y a un écart entre votre vision du monde et la réalité actuelle. Le Front National dont vous parlez puisque vous en parlez.
Mais votre discours, c'est son terro aujourd'hui. Votre discours angéliste, votre discours angéliste qui nie complètement cette réalité et bien c'est son terro. Parce que on est dans un pays aujourd'hui à force de tenir ce genre de discours où toutes les personnes qui travaillent ont l'impression que le système est fait contre eux et favorise les gens qui fraude parce qu'il y a pas suffisamment qui est fait contre les fraudeurs. C'est ça la réalité.
Les gens viennent nous voir en disant "Mais le système il nous défend pas, il lutte pas assez et ça c'est une faillite morale de la classe politique dans son ensemble." Et là, je suis d'accord, mais c'est peut-être notre responsabilité aussi en tant qu'élu aujourd'hui de penser autrement, de proposer de proposer des choses différentes pour mettre fin à ce cycle-là. et penser et pour moi dire ce que vous dites aujourd'hui de toujours nier cette réalité bien pour moi ça devient coupable aujourd'hui. On ne peut plus tenir ce genre de discours.
C'est plus possible parce que c'est tellement déconnecté que bah il va y avoir en effet plus qu'un parti en France qui va dire bah moi je comprends ce que vous vivez et c'est le parti que vous dénoncez aujourd'hui. Et si en tant qu'élu on ne prend pas et on met pas les mains dans le camboui et on sort un petit peu, on enlève un petit peu nos œillères et qu'on règle ces problèmes là, c'est simplement des problèmes de justice. Et ben en effet, vous aurez Marine Le Pen président de la République sans problème. Justice pour tous, les paradis fiscaux et cetera.
Monsieur Monsieur le vitre on est une mauvaise monsieur le vitre c'est la pour entendu dans votre langage pardon je l'ai pas entendu dans votre langage j'ai encore rien dit monsieur je parle de tous les inter et bien moi je vais vous répondre monsieur Levitre on est au département la justice elle est à tous les étages et le département il gère pas les sociétés offshore ou la fraude fiscale nationale on est d'accord et bien nous on doit faire notre boulot à notre niveau et notre compétence c'est le RSA entre autres et bien commençons par là ouais et ben on fait la justice au niveau du RSA et on aurait fait notre part du boulot On est on n'est pas à l'Assemblée nationale, on n'est pas à Bruxelles.
Donc faites-vous député, monsieur le Vitre ? Faites-vous les députés, monsieur le Vitre ? Faites-vous les députés ? Ici, nous sommes des élus départementaux dans la responsabilité de compétences. Alors, je veux bien qu'on invoque toujours en permanence les compétences de l'État ou les compétences européennes. La réalité, c'est qu'il faut prendre nos responsabilités et l'intervention de monsieur Masson, elle est bien sympathique mais elle est complètement hors sol. Voilà. Donc, au bout d'un moment, moi je veux aussi des propositions concrètes. C'est comme les propositions sur l'état financier du département. J'attends encore les propositions de la gauche sur le sujet.
Voilà, vous entendez, c'est dommage pour vous. La seule différence, je vais pas me faireir député. Moi ce qui pense, c'est le peuple comment il réagira. Oui. Et ben le peuple la réalité c'est qu'il a placé il a placé la gauche de ce côté-ci en minorité et la droite et le centre ici en majorité. Monsieur Levitre, terminé. Monsieur Rasser, vous avez la parole et vous seul. Monsieur Rasser, vous avez la parole et vous seul. 40%. Moi, je suis juste, je terminerai là-dessus puisque on a été euh on on discute de ça.
J'ai en effet une vision totalement opposée à la vôtre, monsieur Levitre, et ce sera pas surprenant, mais je pense au contraire que c'est la négation des réalités qui nourrit le populisme que vous dénoncez et que c'est au contraire parce qu'on a trop laissé aux extrêmes le monopole sur ces questions qui sont simplement des questions de justice et du fait que oui, désolé, il faut assumer, quelqu'un qui travaille doit être valorisé. Chlo avec Morano. Non mais Oh non, je vois vraiment pas le rapport entre Nadine Morano et le débat sur le RSA. On attend des propositions de fond et vous montez dans les c'est pas la hauteur. Pas la hauteur.
Bon juste je c'est c'est un c'est une vraie différence de diagnostic. Voilà. Et donc nous, on pense que pour combattre toute forme de populisme et pour redonner du crédit à la classe politique, et bien il faut appliquer la justice partout et à tous les étages. Et c'est pas le discours que j'ai entendu chez vous et je le regrette.
Alexandre RASSAËRT