Réunion publique à Mormant (77) : discours de Nicolas Bay
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On a vu d'abord les strates s'effondrer. »
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« Premièrement, combattre le Rassemblement National. Deuxièmement, combattre les méchants populistes. Troisièmement, combattre les vilains nationalistes. Et quatrièmement, donner le pouvoir aux gentils progressistes. »
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« Elle a même réussi à s'autoconvaincre que nous étions les sortants au Parlement européen, alors que nous sommes évidemment, ça n'aurait échappé à personne, l'opposition. »
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« Je pense que Mme Loiseau est ministre des Affaires européennes, qu'elle détient un certain nombre de leviers, de décisions. Elle n'a strictement rien obtenu. »
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« Ils n'obtiennent rien sur aucun sujet. »
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« quand elle a annoncé qu'elle allait faire entrer 1,5 million de migrants en Allemagne, elle a fini par le payer au prix fort sur le plan électoral et aujourd'hui, nos futurs alliés de l'AFD sont à 92 députés au Bundestag. »
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« La France a plus de 450 000 entrées par an. »
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« 265 000 titres de séjour accordés officiellement. 110 000 demandeurs d'asile, dont tout le monde sait que l'immense majorité d'entre eux ne sont absolument pas éligibles au droit d'asile. »
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« quelle est encore la légitimité de cette majorité de 300 députés en marche qui sont tels des godillots à lever la main dès qu'on leur demande de le faire pour voter des textes et on se demande même s'ils les comprennent. »
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« Baisser globalement les impôts dans un pays où le PIB est à 48% de fiscalité, c'est-à-dire 10 points de plus que la moyenne des pays de l'OCDE. »
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« Il faut en finir avec les pouvoirs exorbitants de la Commission européenne. Elle est composée de 34 000 fonctionnaires qui décident de tout. »
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« On nous vend ça comme une mesure sociale, comme une mesure qui permettrait d'améliorer le sort d'un certain nombre de gens dans certains pays. Mais la vérité, quand il parle d'harmonisation, c'est que ce ne sera évidemment pas une harmonisation sur nos standards à nous. »
- 18:34PrésentateurFait
« Quand le SMIC est à 280 euros en Roumanie, à 2000 euros au Luxembourg et à 1500 euros brut en France, eh bien évidemment, l'harmonisation en question, ce sera un effondrement du salaire moyen. »
Temps de parole
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Merci chers amis de votre accueil chaleureux ici en Seine-et-Marne dans ce magnifique département et dans ce magnifique lieu. Merci bien sûr à Emric Durox, votre déléguée départementale et à toute son équipe avec ceux des grandes manifestations qui ont organisé ce bel événement aujourd'hui. Mes chers amis, nous sommes aujourd'hui à moins de deux mois des élections européennes. Et on peut dire que le Rassemblement national, derrière notre présidente Marine Le Pen, derrière notre tête de liste Jordan Bardella, est en ordre de bataille depuis déjà bien longtemps. Mais enfin, ça y est, les macronistes sont entrés en campagne.
Cela faisait des semaines qu'on nous annonçait la guerre éclair, un projet solide, une équipe déterminée. Attention, on allait voir ce qu'on allait voir. Eh bien, on a vu. On a vu d'abord les strates s'effondrer. On nous avait dit qu'il y avait une équipe organisée au travail qui se connaissait, ils étaient prêts à se saisir des dossiers européens. On a surtout vu le directeur de campagne qui ne connaissait pas ces colistiers, qui ne connaissait pas leur nom, qui ne connaissait pas leur profession, qui ne connaissait même pas la région dont ils étaient originaires.
Et puis, on a vu Madame Loiseau nous offrir en direct, sur France 2, devant Marine Le Pen un peu ébahie, la déclaration de candidature la plus grotesque de l'histoire de la Ve République. La déclaration de candidature présidentielle de Jospin en 1995 par fax pourrait ressembler à un coup de génie. Mais on attendait, après la forme, on attendait le fond. On attendait évidemment le programme. Et pour ce qui est du programme, il a été, il faut bien le dire, spectaculaire. Premièrement, combattre le Rassemblement National. Deuxièmement, combattre les méchants populistes. Troisièmement, combattre les vilains nationalistes. Et quatrièmement, donner le pouvoir aux gentils progressistes.
Jamais on n'a vu le niveau politique dans notre pays, surtout venant d'un parti qui est le parti au pouvoir, être aussi bas et aussi médiocre. Ils auront, il faut bien le dire, beaucoup renaclé. Essayer de gagner du temps en faisant s'éterniser ce grand débat, qui a surtout été, tout le monde s'en est aperçu, un grand monologue d'Emmanuel Macron, pour essayer d'occuper, de saturer l'espace médiatique et, au passage, il faut bien le dire, d'échapper un peu au débat européen. Poussivement, laborieusement, ils ont fini par désigner Mme Loiseau comme tête de liste. Mme Loiseau qui aime beaucoup critiquer le bilan de ses adversaires.
Elle a même réussi à s'autoconvaincre que nous étions les sortants au Parlement européen, alors que nous sommes évidemment, ça n'aurait échappé à personne, l'opposition, mais qu'en revanche, ce sont ses amis qui constituent le bloc majoritaire. Mme Loiseau qui aime bien parler du bilan des autres, mais qui est beaucoup moins prolixe quand il s'agit de parler de son propre bilan, et pour cause, elle n'en a pas. Je pense que Mme Loiseau est ministre des Affaires européennes, qu'elle détient un certain nombre de leviers, de décisions.
Elle n'a strictement rien obtenu, mais surtout, jamais l'exécutif français, jamais la France et la voix de la France n'ont été aussi isolés sur la scène européenne. Ils n'obtiennent rien sur aucun sujet. Et on l'a vu d'ailleurs récemment, quand Emmanuel Macron fait sa lettre ouverte, publiée dans les 28 pays d'Europe, et bien elle est accueillie au mieux dans l'indifférence, au pire avec des sarcasmes. Et le couple franco-allemand s'était réfugié dans les bras de Mme Merkel en espérant qu'à eux deux, ils allaient sauver le modèle de l'Europe fédérale. Et bien même ça, c'est terminé.
Non seulement c'était très méprisant, il faut bien le dire, à l'égard des 26 autres pays d'Europe, mais de surcroît, Mme Merkel a fini par lui claquer la porte dans la figure, parce qu'elle en avait un peu marre de ses déclarations à l'emporte-pièce, de ses effets d'annonce qu'elle était évidemment incapable de suivre. Et puis elle est quand même bien placée pour savoir qu'il faut être un petit peu prudent, parce qu'il y a quelques années, quand elle a annoncé qu'elle allait faire entrer 1,5 million de migrants en Allemagne, elle a fini par le payer au prix fort sur le plan électoral et aujourd'hui, nos futurs alliés de l'AFD sont à 92 députés au Bundestag.
Le problème de Macron aujourd'hui, c'est qu'il défend en réalité un vieux modèle. Un vieux modèle obsolète dont plus personne ne veut. On le voit aujourd'hui, tous les pays du monde réhabilitent la notion même de protectionnisme économique. Et bien lui, il s'enferme dans ce vieux modèle du libre-échange débridé des années 90.
On voit les grands ensembles, les grandes puissances, les Etats-Unis et tout récemment d'ailleurs, de manière évidente, la Chine, utiliser l'Union européenne comme un terrain de jeu, totalement ouvert, où ils peuvent faire ce qu'ils veulent, où ils peuvent utiliser les outils de production, les salariés comme des variables d'ajustement, faire des investissements comme bon leur semble, obtenir très facilement de la part de la Commission européenne, toujours zélée, des tarifs douaniers extrêmement faibles, bref, avoir tous les avantages sans aucun des inconvénients.
Ils protègent leur économie, mais évidemment se réjouissent que nous soyons incapables d'en faire autant, aussi bien d'ailleurs à l'échelle française qu'à l'échelle européenne. De même en matière migratoire, tous les pays d'Europe aujourd'hui veulent protéger leurs frontières. Matteo Salvini en Italie, de manière spectaculaire, mais aussi Victor Orban et beaucoup d'autres pays, je pense notamment aux pays scandinaves, n'en peuvent plus de cette immigration et ont fait le choix de la fermeté. Et bien Macron, lui, il continue.
Il est tout seul avec ce pauvre Pedro Sanchez, qui n'a même pas de majorité en Espagne et qui sera sans doute balayé lors des élections du 28 avril, mais qui aujourd'hui sont tous les deux les seuls à défendre encore l'idée qu'il faut accueillir l'immigration et ensuite traiter les demandes d'asile sur le sol européen. Accueillir, accueillir, toujours plus, alors que la France a plus de 450 000 entrées par an. C'est ça le véritable chiffre. Non pas, comme on nous le dit, quelques dizaines de milliers qui auraient réussi à passer dans la Méditerranée ou dans la route des Balkans. Non. 265 000 titres de séjour accordés officiellement.
110 000 demandeurs d'asile, dont tout le monde sait que l'immense majorité d'entre eux ne sont absolument pas éligibles au droit d'asile, mais ne seront jamais expulsés une fois qu'ils n'auront pas obtenu le droit d'asile. Vous ajoutez à cela une cinquantaine de milliers de mineurs isolés, dont tout le monde sait aussi que beaucoup d'entre eux ne sont absolument pas mineurs, et vous ajoutez à cela enfin des dizaines et des dizaines de milliers de clandestins, aussi bien d'ailleurs en métropole qu'en Outre-mer. On a atteint et même dépassé le seuil de saturation.
Et évidemment, toute nouvelle immigration provoque des troubles, qu'ils soient identitaires et sécuritaires, ce n'est pas à démontrer, mais aussi économiques et sociales, dans un pays qui compte aujourd'hui toute catégorie, confondue 6 millions de chômeurs et 9 millions de pauvres. Enfin, beaucoup de voix en Europe aujourd'hui veulent cette Europe des coopérations que nous appelons de nos voeux.
Mais Macron, là encore, refuse de restaurer les souverainetés nationales, refuse d'appliquer le principe de subsidiarité qui fait qu'on essaye toujours de faire à l'échelon national ce qui est efficace à l'échelon national, sans chercher en permanence à ce que tout soit organisé à l'échelle européenne. Lui veut aller toujours plus loin, donner toujours plus de pouvoir à la Commission, organiser toujours plus de choses de manière intégrée par Bruxelles. Et d'ailleurs, dans sa lettre, diffusée dans tous les pays, il y avait encore des nouveaux exemples.
Une banque européenne de ceci, une agence européenne de cela, allaient toujours plus loin dans ce modèle qui ne marche pas et dont les peuples ne veulent plus. De notre côté, mes chers amis, nous avons abordé cette campagne européenne en essayant d'abord, par respect pour notre peuple, de répondre à leurs préoccupations, celles exprimées par les Gilets jaunes, mais celles soutenues par une majorité de Français. Une réponse d'abord à la fracture démocratique extrêmement profonde en France.
Quelle est, on peut se poser la question, quelle est encore la légitimité de cette majorité de 300 députés en marche qui sont tels des godillots à lever la main dès qu'on leur demande de le faire pour voter des textes et on se demande même s'ils les comprennent. Vous avez aimé la majorité macronienne à l'Assemblée ? Vous allez adorer cette liste aux Européennes dont le directeur de campagne lui-même ne connaît même pas les individualités. Ils seront évidemment incapables de défendre les Français, incapables de faire porter la voix de la France dans les institutions européennes.
Pour résoudre la fracture démocratique, il faut, comme Marine Le Pen l'a proposé, à la fois une vraie démocratie représentative, reposant sur la proportionnelle, de sorte que tous les Français, quelle que soit leur sensibilité politique, soit représentée dignement à l'Assemblée nationale. Et puis il faut, enfin, et la France a beaucoup de retard dans ce domaine, des vrais mécanismes de démocratie direct, le référendum d'initiative populaire ou d'initiative citoyenne qui permet aux Français, chaque fois que c'est nécessaire, d'adopter une loi que le gouvernement ne voudrait pas adopter ou d'abroger une loi que le gouvernement a adoptée et dont les Français ne veulent pas.
Et enfin, bien sûr, il faut une réponse sur la fiscalité. Parce que c'était ça le point de départ de cette mobilisation des gilets jaunes. Or, ces flagrants, ces dernières semaines, au gouvernement, ils étaient tous à avoir des idées sur le sujet. Tous pour créer des impôts supplémentaires. Alors on va frapper dès le premier euro pour l'impôt sur le revenu. On va réintroduire sous une forme un peu différente la taxe carbone. M. Darmanin, lui, voulait supprimer les niches fiscales pour frapper encore plus durement les classes moyennes. Ce que les Français vous ont demandé, c'est pas ça. C'est pas de complexifier encore davantage un code fiscal qui est déjà insoutenable.
Ce que les Français attendent, c'est de baisser les impôts. Tous les impôts. Non pas trouver des mécanismes pour faire payer un peu plus les uns, un peu moins les autres. Non. Baisser globalement les impôts dans un pays où le PIB est à 48% de fiscalité, c'est-à-dire 10 points de plus que la moyenne des pays de l'OCDE. Et au-delà de ça, notre modèle fiscal à nous, c'est exactement le contraire de celui de Macron. Macron, il a frappé durement ceux qui travaillent ou ceux qui ont travaillé, et je pense notamment à nos anciens, à la fois par la désindexation des retraites sur l'inflation, mais aussi, bien sûr, par la hausse très importante de la CSG.
Il a frappé aussi le capital, uniquement le capital immobilier, le capital durable, au bénéfice de ceux qui ont des objets de luxe ou des placements boursiers. Et puis, il a allégé la fiscalité, en revanche, sur les revenus du capital. Eh bien, notre modèle à nous, mes chers amis, c'est exactement le contraire. Et on touche là à des questions de philosophie politique.
Nous voulons une fiscalité la plus faible possible sur les revenus du travail, raisonnable sur le capital quand il est réinvesti en France, dans nos PME, raisonnable sur le capital lorsqu'il s'agit de biens immobiliers qui participent de notre patrimoine et de la richesse de notre patrimoine national et beaucoup plus fort, en effet, sur les mouvements de capitaux, c'est-à-dire sur la spéculation. Nous sommes maintenant en campagne européenne et la grande civilisation européenne qui a marqué l'histoire du monde, dont les nations ont rayonné partout sur la planète.
Elle ne peut pas, bien sûr, être confondue avec cette construction technocratique qu'est l'Union européenne et qui ne date seulement que de 60 ans. Il est désormais urgent de refonder l'organisation politique et institutionnelle de l'Europe et il faut, il faut bien le dire, tout changer, tout changer du sol au plafond, aussi bien d'ailleurs dans le fonctionnement que dans les orientations politiques, ces orientations politiques qui asservissent aujourd'hui les nations et qui méprisent les peuples. D'abord, mes chers amis, il faut en finir avec les pouvoirs exorbitants de la Commission européenne.
Elle est composée de 34 000 fonctionnaires qui décident de tout, qui ont des pouvoirs considérables. Ils ont l'initiative législative, d'abord. Ils ont ensuite le contrôle de la réglementation et des directives. Ils ont ensuite la vérification de l'application et de la transposition dans les États membres des textes édictés par Bruxelles. Et enfin, grâce au traité de Lisbonne, ils ont la possibilité aujourd'hui de faire de l'ingérence dans les États membres. Ils sont soi-disant garants des traités.
Ça leur permet d'aller harceler la Hongrie, la Pologne aujourd'hui, demain la Roumanie, sous prétexte qu'ils prennent démocratiquement des choix de politique intérieure qui ne plaisent pas aux technocrates de Bruxelles. Il faut en finir avec ces commissaires européens que personne ne connaît. Enfin, on connaît M. Juncker et sa démarche chaloupée. Mais on ne connaît pas ces gens qui n'ont pas de légitimité démocratique mais qui décident de tout avec une arrogance incroyable.
Le commissaire Oettinger, un Allemand de la CDU, un ami de Mme Merkel, qui avec une condescendance incroyable expliquait au lendemain des élections italiennes que les marchés financiers allaient aider à prendre aux Italiens à bien voter. Je crois que les Italiens, le peuple italien, est la légat au pouvoir et est en train d'apprendre au commissaire Oettinger ce que c'est que la démocratie. Il faut bien sûr en finir avec cette eurocratie punitive qui aujourd'hui sanctionne la Pologne, sanctionne la Hongrie sous des prétextes fallacieux de modification de leur organisation judiciaire.
La vraie raison étant, et ça n'a échappé à personne, le fait qu'ils refusent obstinément et avec fermeté d'avoir des migrants qui sont relocalisés sur leur sol. Et ils ont bien raison. Et ils montrent la voie. Car il faut en finir avec la submersion migratoire. Schengen a été vendu à l'époque, on s'en souvient. On va abaisser les frontières nationales et en échange, on va organiser les frontières extérieures. Ils ont abaissé les frontières nationales, ils ont mis beaucoup de zèle et par contre, ils n'ont jamais eu ni les moyens ni la volonté de protéger les frontières extérieures.
Et d'ailleurs, un commissaire européen, là encore, là encore, vous ne le connaissez pas, je suis désolé, personne ne les connaît, M. Avramopoulos, a théorisé ça en disant mais oui, on a besoin de l'immigration. Il l'assume, non seulement légale, mais sans doute illégale aussi. Et il disait que nous avons besoin de l'immigration pour des raisons morales, nous devons les accueillir, on ne voit pas bien quelles raisons morales, mais aussi pour compenser, disait-il, le déficit démocratique de notre continent vieillissant.
Mais ça ne leur vient pas à l'esprit qu'on pourrait, plutôt que de faire venir une immigration qui cause des troubles majeurs, encourager la natalité européenne, défendre et soutenir les familles, comme d'ailleurs les gouvernements, là encore, en Italie, en Autriche, en Hongrie, ont pris des mesures, des incitations fiscales en particulier, qui permettent justement d'augmenter la natalité européenne. Et puis, bien sûr, Jordan en a parlé, il faut en finir, avec le modèle de la concurrence déloyale, à l'intérieur de l'Union européenne, avec le travail détaché, à l'extérieur, en multipliant les traités de libre-échange qui ont tué hier notre industrie et qui tueront demain notre agriculture.
Et il faut bien sûr refuser la proposition de Macron d'un SMIC européen. On nous vend ça comme une mesure sociale, comme une mesure qui permettrait d'améliorer le sort d'un certain nombre de gens dans certains pays. Mais la vérité, quand il parle d'harmonisation, c'est que ce ne sera évidemment pas une harmonisation sur nos standards à nous. Quand le SMIC est à 280 euros en Roumanie, à 2000 euros au Luxembourg et à 1500 euros brut en France, eh bien évidemment, l'harmonisation en question, ce sera un effondrement du salaire moyen, c'est-à-dire un effondrement du pouvoir d'achat des Français en Europe de l'Ouest.
Mes chers amis, depuis 2017, on assiste à une vraie recomposition politique et une vraie clarification politique. Et sans doute, les élections du 26 mai seront l'amplification de ce phénomène. Il n'y a plus de place pour les ambiguïtés. Soit vous voulez le fédéralisme à marche forcée, vous voterez Macron, vous voterez l'oiseau. Soit vous voulez l'Europe des nations et des protections, l'Europe des coopérations et il faut voter pour le Rassemblement National et Jordan Bardella. J'entendais la tête de liste des Républicains, M. Bellamy, devenir la caricature du « en même temps » d'Emmanuel Macron. Et Laurent Wauquiez, il faut bien le dire, l'avait précédé dans cet exercice.
Ils disent, en toutes circonstances, exactement le contraire à Paris et a fortiori sur les estrades de meetings ou sur les plateaux en campagne électorale, que ce qu'ils font et ce qu'ils votent à Strasbourg et à Bruxelles. Laurent Wauquiez nous dit qu'il faut limiter l'immigration et ils votent les quotas de migrants répartis autoritairement partout en Europe. Ils disent qu'il faut protéger notre économie, ils votent les traités de libre-échange, ils disent qu'il faut respecter les nations, leur spécificité, ils votent les sanctions contre les pays de l'Est récalcitrants.
Et pas plus tard que jeudi dernier, c'est quand même pas vieux, jeudi dernier, ils ont voté pour un texte en faveur de la relocalisation des migrants, pour un texte qui veut amplifier encore le regroupement familial et le droit au regroupement familial. Et aujourd'hui, ils osent nous parler du pacte de Marrakech en nous disant qu'il va falloir renoncer, supprimer la signature de la France et dénoncer le pacte de Marrakech. Mais enfin, ils se moquent du monde. En avril dernier, il y a moins d'un an, ils ont voté au Parlement européen, tous les républicains, en faveur du texte qui était la première étape de rédaction du pacte de Marrakech.
En toutes circonstances, ils disent donc exactement le contraire de ce qu'il faut. Mes chers amis, nous sommes unis, rassemblés, mobilisés avec Jordan, derrière notre présidente Marine Le Pen pour porter ce grand projet d'une Europe des nations, d'une Europe des peuples libres, parce que partout en Europe, c'est cette volonté qui s'exprime. J'étais hier en Italie, comme Jordan, mais à Véronne, où nous avons rencontré plusieurs de nos alliés, de nos potentiels alliés, de nos futurs alliés, demain, au Parlement européen.
Et avant-hier, en Estonie, à Tallinn, j'ai eu l'occasion aussi de rencontrer un parti qui vient d'émerger de manière spectaculaire sur la scène politique estonienne et qui fera aussi son entrée le 26 mai au Parlement européen. On voit bien que cette dynamique, elle existe aujourd'hui à l'échelle continentale. Partout, ils enchaînent les progressions et les succès. Il nous appartient d'être à l'avant-garde, en première ligne, de ce grand succès ici, en France. Le danger, pour nous, l'ennemi, c'est le temps, comme le disait Jordan, c'est vrai, mais ce n'est pas l'oiseau sur sa branche. Le vrai danger, pour nous, c'est l'abstention.
Nous devons montrer à nos compatriotes, à ceux qui désespèrent de la politique, qu'ils doivent aller voter, qu'ils doivent se saisir de cette occasion pour dire ce qu'ils pensent de la politique de Macron, pour dire ce qu'ils pensent de cette Union européenne qui, sous sa forme actuelle, détestable, les fait souffrir terriblement. Il nous reste, mes chers amis, deux mois pour convaincre. Nous comptons sur vous, vous devez, nous devons être présents partout, ne faire l'impasse sur aucune ville ni aucun village, ne faire l'impasse sur aucune boîte aux lettres, ne faire l'impasse sur aucune gare ni aucun marché, être partout où les Français nous attendent pour porter notre projet.
Et le 26 mai, nous pourrons initier le printemps de la France et le printemps des nations européennes. – Sous-titrage Société Radio-Canada –