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interviewÉlysée· 28 avril 2026 8 min

Prise de parole du Coprince français Emmanuel Macron au Lycée Comte de Foix d'Andorre-la-Vieille.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Emmanuel Macron

M. le ministre de l'Education, M. le secrétaire d'Etat, Mme la rectrice, merci de nous avoir rejoints depuis Montpellier, M. l'ambassadeur, M. les directrices, directeurs du ministère de l'Education, M. les enseignants, agents administratifs, M. vos grades et qualités, et chers élèves, je vais essayer de parler à tout le monde, et donc je vais tourner le dos un peu à tout le monde aussi, vu la configuration de la salle. Écoutez, je suis très heureux, dans le cadre de cette visite, de pouvoir vous visiter, et c'est le choix qu'on a fait avec M.

le chef du gouvernement, c'est de pouvoir au fond être au contact de la jeunesse ici, et des parents, et des enseignants, et de vous dire l'importance que nous donnons à l'éducation. Je vois certains produits déjà éminents de systèmes éducatifs, puisqu'on s'est vus hier et qui, maintenant, vont poursuivre les études ailleurs, mais ça fait plus de 125 ans que la France s'investit avec fierté dans l'éducation de la jeunesse andorrane. Et en effet, c'est en 1900 que le premier professeur instituteur français a fait fouler le sol de la principauté. Et depuis, cette histoire s'est épanouie, et cet établissement est le plus beau symbole de cette relation.

Et avec une spécificité, je parle sous le contrôle de M. le délégué, qui est que vous êtes ici, en effet, dans un établissement français, dans le cadre de cette convention, mais qui fait aussi vivre la pluralité des modèles en Andorre, ce qui est une chance, une richesse. Et donc, je voulais, moi, vous dire à la fois la confiance que nous avons et la volonté de poursuivre. Ce lycée compte deux fois. Il a été le fruit de l'impulsion donnée par le coprince Valéry Giscard d'Estaing. Et ce que la France a bâti ici est sans équivalent.

C'est un enseignement public, laïc et gratuit, au-delà des frontières françaises, alors même que peu d'élèves français le fréquentent, et qui coexiste de manière harmonieuse avec les autres systèmes éducatifs publics au sein d'une structure commune, l'enseignement public en France. Nulle part ailleurs, un tel système n'existe. Nulle part ailleurs. Et cette spécificité, c'est aussi une chance pour les élèves qui sont là, pour les enseignants qui sont là, et une fierté, et je suis venu vous dire, parce que j'ai regardé les résultats, d'abord combien nous sommes fiers de ce qui est fait ici, et donc combien nous entendons le poursuivre. Et donc ce système va perdurer.

Et donc cet investissement en faveur de la justice, justement l'égalité des chances, et cet investissement en faveur de la jeunesse andorrane, nous allons le poursuivre dans l'avenir. Et la Convention franco-andorrane dans le domaine de l'enseignement vient d'être renouvelé et signé, ce qui est une bonne chose, et elle ouvre la voie, justement, à un investissement accru, notamment avec les travaux de rénovation, et je remercie la Principauté. C'est un investissement que je ne sous-estime pas et qui est extrêmement important. Je vois le ministre qui opine du chef, ce qui vaut confirmation à la fois de l'ambition, mais de la réalité de l'investissement.

Ce lycée, comme je le disais, c'est un excellent établissement à tous égards, et je veux vraiment remercier à la fois son proviseur, M. Salvant, l'accompagnement du délégué à l'enseignement, M. De Kerle, dont je salue le travail et les résultats, et l'ensemble de la communauté pédagogique qui est ici présente et qui porte ses résultats, enseignants, agents administratifs. Je veux ici vous dire toute ma gratitude, la reconnaissance du travail qui est le vôtre, et notre volonté de le continuer, de l'accompagner dans l'avenir.

Et puis à vous, les plus jeunes qui êtes là, les élèves ou les anciens élèves, je voudrais ici vous dire que vous avez fait le choix, malgré une offre diversifiée en principauté, de poursuivre vos études dans un environnement francophone, ce qui, je crois, est une chance, et je vais défendre cette francophonie. Cette francophonie, elle n'est jamais exclusive. Andorre en est le magnifique exemple. Je le redirai tout à l'heure. La langue officielle a été réaffirmée, le catalan, mais la place du français, en même temps, est préservée dans le système éducatif. Parce que la francophonie se pense toujours dans un multilinguisme.

Et que là où vous êtes nés, ou là où vos parents ont décidé de vivre, c'est-à-dire dans ce cœur des Pyrénées, vous êtes dans un espace où le multilinguisme est là. Et donc, apprendre le français, rejoindre le système éducatif français, c'est, je crois, une chance. Et c'est pour cela que, pour nous, cet établissement est une fierté, parce qu'il accueille des jeunes de toutes conditions et de plus de 40 nationalités différentes, à l'image d'une Andorre qui est le creuset de toutes les cultures, et qui est justement ce lieu aussi d'ouverture.

Et être à l'école de la République française n'enlève rien à l'identité, qui est la vôtre, n'enlève rien à l'apprentissage d'autres langues, mais le français a ici une place singulière. Elle n'est pas la langue officielle, mais c'est la langue d'un de vos coprince, et il est naturel que les Andorrans puissent s'adresser à lui dans sa propre langue. C'est aussi la langue de près de 400 millions de francophones, ce qui est une chance pour vous dans l'avenir, à la fois sur le continent européen, mais le continent africain, pacifique.

Et donc c'est, je crois, une langue qui, avec la maîtrise de l'espagnol, vous permet de multiplier les possibles et d'avoir accès à beaucoup d'opportunités pour l'avenir, et qui vous met, là aussi, au coeur de notre Europe. Voilà, je ne veux pas être plus long, mais je voulais ici, en commençant cette journée, pour cette visite. Je veux dire combien nous plaçons notre confiance, notre espoir dans la jeunesse andorrane. Elle est une source de fierté, d'inspiration et de confiance.

Et donc, en étant là devant vous aujourd'hui, je vais vous dire que nous allons continuer cet investissement, continuer d'accompagner l'ensemble des enseignants qui sont ici présents, de tous les jeunes, de leurs parents, pour que ce système unique, comme je le rappelais, puisse perdurer. Et qu'en effet, 52 ans après l'ouverture de ce lycée, plus de 125 ans après l'arrivée du premier instituteur sur le sol d'Andorre, on puisse avoir encore des décennies et même des siècles d'enseignement français en Andorre, parce que ce système public, laïc, à la française, apporte au modèle endorrant et est une chance pour tous. Merci à tous et vive notre jeunesse.

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